Vue normale

☕️ Apple tente de colmater les fuites autour de l’iPhone 18 Pro

30 juin 2026 à 15:48


Le vol de données subi par Tata Electronics se transforme en cauchemar pour Apple. Les documents confidentiels concernant les appareils du constructeur, tout particulièrement l’iPhone 18 Pro, ont dépassé les frontières du « dark web » pour se retrouver un peu partout sur internet. Au grand dam d’Apple.

L’entreprise californienne ferait ainsi la chasse très active aux fuites de Tata. Le sous-traitant indien, victime d’une cyberattaque il y a quelques semaines, s’est fait dérober de nombreux documents et fichiers confidentiels appartenant à ses clients, dont Tesla et Apple.

Le groupe de pirates qui serait à l’origine du vol de données, World Leaks, aurait mis en ligne plus de 200 000 fichiers sur le dark web. Dont des listes de composants et des photos de l’iPhone 18 Pro qui se sont retrouvées en accès libre ici et là sur Internet, comme le révèle Reuters. Des clips partagés sur X montrent une vidéo de ce qui est présenté comme l’iPhone 18 Pro soumis à un test de chute.

Les publications ont depuis été supprimés, sans qu’on sache si la demande venait d’Apple ou de Tata. Un fuiteur bien connu du milieu, Ice Universe, assure que le constructeur aurait « interdit les fuites sur Twitter ». Un de ses messages republiant les images a justement été retiré de X. L’internet n’oubliant jamais, ces documents sont visibles ailleurs, et il ne faut pas fouiller très longtemps : une simple recherche sur Reddit devrait étancher la soif des plus curieux.

Les images en question, qui remontent au début d’année, semblent indiquer que l’iPhone 18 Pro ressemblera beaucoup à son prédécesseur. Le smartphone, de couleur grise, en reprend le design industriel en plus uniforme (un seul ton de couleur), ainsi que le fameux plateau à l’arrière intégrant les trois capteurs photo. On trouve également des images de la carte mère, de la batterie, des capteurs photo, et de ce qui devrait être la puce A20 Pro (fabriquée par TSMC et a priori gravée avec le procédé 2 nm).

Pour Apple, ces documents en (quasi) libre-service sur internet sont susceptibles de ruiner le lancement de la nouvelle gamme d’iPhone 18 Pro cet automne. Une mauvaise nouvelle, après l’annonce de la hausse vertigineuse des prix de ses appareils la semaine dernière.

La France abandonne sa taxe sur les petits colis, l’Union européenne prend le relais

30 juin 2026 à 13:40
3 € par colis, et plus si affinités
La France abandonne sa taxe sur les petits colis, l’Union européenne prend le relais

À partir du mercredi 1ᵉʳ juillet, les « petits colis » provenant de Chine ou d’ailleurs vont coûter plus cher. Une taxe de 3 euros va en effet s’appliquer sur les colis d’un montant d’une valeur inférieure à 150 euros entrant dans l’Union européenne. Il s’agit d’une mesure temporaire, qui prendra fin dans deux ans.

L’exemption dite « de minimis », un dispositif qui exonère les envois de faible valeur de certains droits et taxes, va temporairement disparaitre pour les colis entrants dans l’Union européenne à partir du 1ᵉʳ juillet. Ce droit de douane sera de 3 euros sur les fameux petits colis (d’une valeur de moins de 150 euros) commandés auprès de fournisseurs situés en dehors de l’UE.

La mesure européenne va remplacer la taxe française de 2 euros mise en place début mars et qui s’est révélée être un fiasco sur toute la ligne. Pour échapper à cette dîme, les plateformes acheminent leurs marchandises non plus vers la France, mais en Belgique ou aux Pays-Bas où une telle taxe nationale n’existe pas…

« Comme nous sommes dans un marché unique, que nous travaillons avec nos partenaires européens, il ne se justifie plus de garder uniquement notre taxe petits colis », a expliqué le cabinet de Serge Papin, ministre du Commerce, à France Info. Ne restera donc, à partir de demain, que la taxe européenne.

Les plateformes de commerce en ligne et les consommateurs ne sont pas au bout de leurs peines. Car d’ici le mois de novembre, des frais de traitement européen doivent également s’appliquer, ce qui occasionnera un surcoût de 2 euros par colis. Dans les situations les plus simples, la taxe et les frais représenteront donc 5 euros.

La France voulait aller plus vite que la musique et s’est finalement brûlée les ailes. L’Hexagone espérait récolter 500 millions d’euros, or le rendement serait de 2,3 millions d’euros par mois selon le directeur général des Douanes cité par l’AFP. Il ajoute que la perte en volume serait de « l’ordre de 90 % depuis le 1ᵉʳ mars », avec 50 000 colis par jour au lieu de 500 000. Enfin, rien ne dit que les transferts repasseront par la France maintenant que ce droit de douane s’applique partout dans l’UE.

De minimis ad patres

Une nuance importante à garder en tête : le montant forfaitaire de 3 euros s’applique par catégorie de produit présente dans le colis, et non en fonction du nombre d’articles. Par exemple, un colis contenant 5 t-shirts sera taxé à hauteur de 3 euros. Mais si le colis contient 1 t-shirt et 1 montre, le montant est de 6 euros puisqu’il s’applique sur deux classifications douanières différentes (« vêtement » et « montre »).

Image : FedEx

L’UE explique qu’il ne s’agit pas d’une taxe sur les consommateurs : « [le dispositif] remplace une exonération douanière devenue obsolète et qui accorde, dans les faits, un avantage concurrentiel à certains modèles économiques. » En ligne de mire : Shein et Temu qui inondent les aéroports européens de leurs produits (pas toujours aux normes).

La facture refilée aux consommateurs

Quant à affirmer que ces 3 euros (ou plus) ne représentent pas une « taxe à la consommation », cela reste à voir. En principe, le droit de douane est acquitté par le vendeur ou l’importateur, et non par l’acheteur. Le consommateur ne peut être amené à le payer directement que dans de rares situations, lorsque son pays propose un système gratuit de déclaration douanière en ligne pour les particuliers.

Néanmoins, FedEx explique dans un document destiné à ses clients [PDF] qu’elle avancera le montant dû aux autorités au moment de l’importation, « puis en obtient le remboursement auprès du client ». Dans les faits, le coût risque donc fort d’être répercuté sur le consommateur final.

Quant aux accusations de protectionnisme en faveur des commerçants européens, l’UE balaie l’argument du revers de la main. L’objectif est de « rétablir des conditions de concurrence équitables », car les importations en lien avec le commerce en ligne ont « explosé ces dernières années » : près de 5,9 milliards d’articles en 2025.

Cette taxe 1 euro plus élevée que celle française risque également de réduire les volumes distribués par La Poste, et donc son activité globale. En octobre 2025, elle annonçait un accord avec Temu pour encadrer la collaboration commerciale entre les deux entreprises.

À cette occasion, comme le rappelle l’avocat Alexandre Archambault, La Poste chiffrait l’importance de la distribution de colis : 20 % proviennent d’Amazon, 20 % des plateformes chinoises. Et 80 % de la croissance sur ce marché est portée par les plateformes comme Alibaba, Shein, Temu et les autres. « Capter ces flux est donc une question de survie », plaidait la société. « Ils contribuent à la pérennité du groupe La Poste dans un contexte de chute des volumes de courrier, et participent au maintien de l’activité des facteurs ».

En octobre 2024 déjà, La Poste soulevait la question de la « montée des plateformes chinoises Temu et Shein, qui représentent 22 % des colis en Europe. C’était moins de 5 % il y a cinq ans ». À titre de comparaison, Amazon était à 21 % à l’époque.

Ce droit de douane s’appliquera jusqu’au 1ᵉʳ juillet 2028. Ensuite, les colis aujourd’hui concernés par l’exemption de minimis seront soumis aux droits de douane ordinaires, calculés selon la nature du produit importé.

Microsoft vole au secours du Data Privacy Framework entre l’UE et les États-Unis

30 juin 2026 à 06:53
Microsoft tient à son pont de données
Microsoft vole au secours du Data Privacy Framework entre l’UE et les États-Unis

Microsoft veut avoir son mot à dire sur le Data Privacy Framework, autrement dit le cadre transatlantique qui permet aux entreprises américaines certifiées de recevoir des données personnelles transférées depuis l’Union européenne.

L’éditeur de Windows a obtenu de la Cour de justice de l’Union européenne l’autorisation d’intervenir officiellement dans l’affaire concernant le Data Privacy Framework. Il s’agit du mécanisme qui permet à des entreprises certifiées aux États-Unis de recevoir des données personnelles venues de l’UE.

Microsoft au chevet du robinet des données européennes

Le successeur du Privacy Shield, invalidé en 2020 dans l’arrêt Shrems II, a été adopté trois ans plus tard. Ce nouveau dispositif autorise de nouveau le transfert des données transatlantiques, après que les États-Unis se sont engagés sur des garanties supplémentaires.

Philippe Latombe avait attaqué le Data Privacy Framework devant le Tribunal de l’UE ; le jugement, rendu en septembre 2025, a validé la décision de la Commission européenne. Le député MoDem de Vendée avait alors saisi la Cour de justice de l’UE. Le pourvoi est toujours en discussion, mais la CJUE permet à Microsoft d’intervenir dans le dossier.

La Cour n’a pas dit que le cadre transatlantique de transfert des données était valide, ou invalide. Elle a simplement reconnu à l’éditeur états-unien un intérêt direct et actuel dans l’issue du dossier. Microsoft peut désormais déposer des observations écrites devant la Cour, soutenir juridiquement la position de la Commission européenne, participer à l’audience orale ou encore expliquer pourquoi le Data Privacy Framework est important pour ses activités et celles de ses clients.

« Ce pont juridique essentiel favorise la stabilité, des relations transatlantiques bénéfiques, la croissance économique et la prospérité, tout en maintenant de solides garanties en matière de vie privée. L’affaire Latombe vise à le démanteler », expliquent Jon Palmer, directeur juridique de Microsoft, et Cari Benn, directrice de la protection de la vie privée.

Sauver le soldat Data Privacy Framework

L’enjeu est de taille pour Microsoft. Le mastodonte américain vend en Europe des logiciels et des services infonuagiques (Azure) à des entreprises, administrations et organisations qui doivent transférer ou traiter des données de part et d’autre de l’Atlantique. Une remise en cause du Data Privacy Framework ne fermerait pas le robinet à données du jour au lendemain ; en revanche, cela créerait une incertitude juridique pour les clients européens et les fournisseurs américains.

Philippe Latombe fonde son action sur les risques qui pèsent sur l’indépendance et l’impartialité de la Data Protection Review Court mise en place aux États-Unis. Les Européens doivent pouvoir déposer plainte devant cette Cour d’examen de la protection des données. Plusieurs exemples récents ont montré que l’administration Trump et le président américain lui-même n’hésitent pas à exercer de fortes pressions sur les agences fédérales, les institutions indépendantes et certains contre-pouvoirs.

Max Schrems, de l’association noyb, a déjà fait tomber Safe Harbor (2015) et donc, le Privacy Shield. À l’époque de la décision du Tribunal de l’UE, le juriste avait estimé que le recours Latombe était très étroit, sans doute trop pour remporter l’adhésion de la justice européenne. Un autre recours plus large pourrait porter davantage contre le nouveau cadre entre l’UE et les États-Unis.

En mai 2025, Microsoft assurait l’Union européenne de son soutien, « inébranlable », selon le mot de Brad Smith, président du groupe, pour matérialiser et renforcer « l’interdépendance économique » entre les États-Unis et le vieux continent. Cela se concrétise par exemple par la promesse d’agir devant les tribunaux pour protéger la confidentialité des données européennes face aux demandes du gouvernement américain.

☕️ Tidal coupe le robinet des royalties pour la musique 100 % IA

30 juin 2026 à 06:29


Après d’autres services de streaming musical, Tidal a dévoilé sa politique relative à l’IA générative, qui prévoit la démonétisation des morceaux 100 % IA, et dans certains cas une suppression pure et simple. Mais la plateforme reste ouverte à cette technologie.

Tidal va démonétiser complètement la musique entièrement générée par IA. La priorité de la plateforme de streaming est de verser les redevances aux œuvres originales « directement produites, écrites et interprétées par des êtres humains ». Ce changement intervient alors que la filière débat toujours pour savoir si certaines musiques générées par IA doivent donner lieu à des royalties – par exemple, celles reposant sur des licences appropriées et équitables.

La musique générée par IA devra montrer patte blanche

Le service va continuer à accepter et héberger de la musique générée par IA. « Les artistes doivent être libres de créer à l’aide d’outils d’IA et les auditeurs doivent avoir la liberté de choisir le type de contenu qu’ils consomment », écrit l’entreprise. En revanche, au vu de l’afflux de ces contenus, Tidal serre la vis avec des normes plus strictes en matière d’intégrité.

Illustration : Flock

Par conséquent, les morceaux 100 % générés par IA seront signalés par des icônes et ce, à partir de la mi-juillet. Cet étiquetage s’étendra au fur et à mesure que les méthodes de détection de l’IA « gagneront en fiabilité ». Les distributeurs seront mis à contribution : ils vont en effet devoir identifier les contenus IA avant qu’ils n’arrivent sur la plateforme.

En plus de la démonétisation, Tidal affirme ne plus tolérer de musique IA exploitant la musique, le nom ou l’image d’une personne ou d’un groupe, « qui trompe les auditeurs ou nuit à la qualité de notre service ». Ces « activités frauduleuses », qui impliquent également des téléversements massifs ou une activité inhabituelle, seront bloquées ou supprimées là aussi à partir de la mi-juillet.

Tidal ne fait que suivre la vague ici. Spotify a lancé fin avril un badge « Verified » pour les artistes et les chansons qui ne sont pas générés par IA. Deezer est très actif sur le sujet : le service estime que 44 % des morceaux téléversés sur ses serveurs sont générés par IA… Néanmoins, très peu sont écoutés et quand c’est le cas, c’est souvent en lien avec des cas de fraude.

☕️ Des noms de profil dans WhatsApp, pour éviter de donner son numéro de téléphone

30 juin 2026 à 05:31


WhatsApp est devenu un outil indispensable de communication pour une bonne partie de la planète, mais certains aspects de la messagerie de Meta restent encore rudimentaires. C’est le cas pour se connecter avec un autre utilisateur : il faut partager son numéro de téléphone, une information qui revêt parfois un caractère très privé.

Tout finit par arriver : l’application va finalement proposer de se connecter avec un nom de profil, comme le fait Signal depuis 2024. Un utilisateur n’aura qu’à le donner à un correspondant pour qu’ils puissent communiquer. Le hic, c’est que WhatsApp est un monstre d’application, avec ses 3 milliards d’utilisateurs. Et évidemment, beaucoup de noms font doublon (et plus).

Image : WhatsApp

C’est pourquoi la plateforme ouvre, à partir de cette semaine, un guichet pour réserver un nom de profil, qui sera activé plus tard dans l’année. Le déploiement de cette fonction sera progressif « au cours des prochains mois », et WhatsApp ne précise pas quels pays seront les premiers servis. L’app enverra simplement une notification pour prévenir que la fonction est disponible pour votre appareil.

WhatsApp fait une fleur aux créateurs Facebook et Instagram, ainsi qu’aux petites entreprises et aux organisations. La messagerie réserve à ces utilisateurs la possibilité de demander le même nom de profil que sur les deux autres réseaux sociaux, dans un souci de continuité.

La sélection du nom de profil devra se faire dans les paramètres de l’app (Compte > Nom de profil). Un générateur sera proposé, pour ceux qui sèchent ou dont le nom a déjà été réservé par un autre. Le nom de profil doit en effet être unique.

Pas question de créer un annuaire : il ne sera pas possible de consulter les noms des utilisateurs. Dans le même ordre d’idée, l’application ne proposera aucune suggestion de contact. Et pour ceux qui veulent un surcroît de confidentialité, une clé facultative pourra être saisie en plus du nom de profil pour pouvoir vous joindre.

Réserver un nom de profil est optionnel, il restera possible de donner son numéro de téléphone comme depuis toujours.

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