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☕️ Sony est prêt à transférer ses TV Bravia à une coentreprise contrôlée par TCL

21 janvier 2026 à 09:46

L’annonce revêt une portée symbolique certaine : Sony, pionnier du téléviseur et référence emblématique du secteur, a annoncé le 20 janvier son projet de transférer les activités associées à ses gammes d’écrans Bravia au sein d’une coentreprise opérée en partenariat avec le fabricant chinois TCL.

Selon les termes préliminaires de ce protocole d’entente (memorandum of understanding), c’est TCL qui aurait le contrôle de cette nouvelle entité, avec 51 % des parts (et donc des droits de vote), contre 49 % pour Sony.

La coentreprise aurait vocation à intervenir sur l’ensemble de la chaine, « du développement et de la conception de produits à la fabrication, aux ventes, à la logistique et au service client pour des produits tels que les téléviseurs et les équipements audio domestiques », indique le géant japonais.

Les produits Sony Bravia devraient être produits par la nouvelle coentreprise à partir d’avril 2027 – crédit Sony

Sony et TCL viseraient un accord ratifié aux alentours de mars 2026. Une fois ce dernier validé par les différentes autorités compétentes, la coentreprise ainsi constituée débuterait ses activités à partir d’avril 2027.

Les deux partenaires présentent la démarche comme la combinaison du savoir-faire historique de Sony et de la puissance de sa marque aux capacités industrielles de TCL, notamment en matière de production de dalles haut de gamme, d’économies d’échelle et d’efficacité industrielle globale.

Les produits TV et audio de la future coentreprise (dont le nom n’a pas été révélé) porteront les marques Sony et Bravia. Le groupe japonais, qui confirme donc son virage engagé vers les contenus, n’a pas précisé quelles conséquences cet accord aurait sur ses propres ressources industrielles, notamment en matière d’emploi.

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Stockage S3 Next : nouveaux accès ouverts en bêta !

20 janvier 2026 à 19:35
Cherry on the cake
Stockage S3 Next : nouveaux accès ouverts en bêta !

300 nouveaux accès viennent d’être ouverts pour tester la bêta du service de stockage S3 désormais offert par Next dans le cadre de votre abonnement premium, avec 1 To garanti et 100 Go supplémentaires par année d’ancienneté. Rendez-vous fin janvier pour la disponibilité générale.

Les lecteurs de Next allaient-ils être au rendez-vous d’une mise en prod effectuée un 24 décembre, à quelques heures du réveillon ? Vous avez été si rapides à demander les 100 premiers accès ouverts à notre nouvelle infrastructure de stockage que nous avons, dès le lendemain, étendu la première vague de notre bêta à 200 comptes supplémentaires. Et là, aussi, il n’a pas fallu longtemps pour que les accès ouverts soient distribués… et que les sauvegardes commencent à se remplir !

300 nouveaux accès en bêta et nouvelle page d’abonnement

Quatre semaines plus tard, il parait que l’infra se tourne un peu les pouces, ce serait lui faire affront que ne pas ouvrir les vannes. Dans le même temps, il nous restait quand même de nombreux petits détails à peaufiner, et ça a pas mal avancé !

Outre nos développements sur la partie stockage, qui vous permet désormais de réinitialiser votre espace, nous avons profité de ce joli mois de janvier pour retravailler plusieurs de nos pages et services dédiés à l’abonnement, à la facturation ou à la gestion des comptes Entreprises. Les comptes perso profitent par exemple d’une génération de facture à la demande !

Il faudrait la faconde fastueuse et foisonnante d’un Poing Dev pour relater dans le détail tous ces changements, mais en attendant son éventuel verbe vibrionnant, disons juste qu’ils sont plus importants qu’il n’y parait.

Pour fêter leur mise en prod, nous venons d’ouvrir 300 accès supplémentaires à notre brique de stockage, sur la base du premier arrivé, premier servi. L’activation se fait depuis l’onglet Stockage S3 de votre profil.

De quoi, nous l’espérons, répondre aux attentes des plus impatients d’entre vous, tout en nous laissant le temps de poursuivre le rodage de nos disques durs et le fignolage des derniers détails. Cette deuxième phase de bêta devrait gentiment nous emmener jusqu’à la disponibilité générale du service, prévue fin janvier ou tout début février.

D’ici là, n’hésitez pas à nous partager vos retours dans les commentaires. Et faites résonner dans vos contrées un grand tonnerre d’applaudissements en direction d’Hasnaine qui a planché d’arrache-pied sur toutes ces récentes évolutions !

1 To et plus de stockage S3 dans votre abonnement premium

Au fait, de quoi cause-t-on ? Si vous n’étiez pas sur Next le jour de Noël (comment se fait-ce ?), petite piqûre de rappel : en synergie avec l’opérateur moji, qui garantit la pérennité financière de notre média, nous avons développé une offre de stockage désormais incluse dans votre abonnement Next.

Celle-ci vous permet de disposer, pendant toute la durée de votre abonnement premium (hors abonnement à tarif réduit), d’un bucket S3 hébergé en France, sur une infrastructure opérée en propre par moji, avec une capacité de départ fixée à 1 To, à laquelle s’ajoutent 100 Go supplémentaires par année d’ancienneté de votre compte Next.

Nos lecteurs les plus anciens peuvent donc revendiquer jusqu’à 3,2 To, et certains ne se sont pas fait prier pour les remplir !

On profite de l’occasion pour rappeler les fondamentaux de cette offre : il s’agit d’un service de stockage à usage personnel qui fonctionne en mode best-effort (un seul site géographique). Il est fourni sans garantie (respectez toujours les principes 3,2,1), et son utilisation suppose que vous chiffriez vos données avant de nous les envoyer !

Si ces notions vous sont un peu étrangères, pas de panique : en attendant d’autres articles développant des aspects plus techniques, on vous a mitonné un tutoriel très simple qui devrait vous permettre de chiffrer et créer votre première sauvegarde sur cet espace en quelques minutes, depuis l’ordinateur ou le NAS de votre choix :

Notez que dans le cadre de la bêta, l’accès au stockage n’est pas activé pour les abonnements souscrits par l’intermédiaire de l’offre Entreprise, mais cette lacune sera corrigée à la disponibilité générale.

☕️ Capgemini envisage jusqu’à 2 400 suppressions de postes en France

20 janvier 2026 à 13:15

Capgemini, première entreprise de services numériques (ESN) en France en volume d’affaires, a annoncé mardi 20 janvier envisager « jusqu’à 2 400 suppressions de postes » via des reclassements ou des départs volontaires, dans un communiqué transmis à l’AFP et relayé par France Info.

« Dans un environnement économique marqué par une croissance modérée et des défis majeurs pour certaines industries (…) Capgemini en France doit se transformer pour répondre aux challenges et opportunités créés par l’accélération des mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle », écrit le groupe, qui compte 35 000 collaborateurs dans l’Hexagone, et environ 355 000 dans le monde.

Ce plan doit encore faire l’objet d’une présentation et de négociations avec les instances représentatives du personnel, indique Capgemini, qui réduirait donc de près de 7 % ses effectifs en France.

Aucune indication n’a été donnée quant à la localisation géographique ou à la nature des métiers concernés, le groupe se contentant simplement d’indiquer que les suppressions interviendraient dans les « filières fortement impactées par l’évolution de la demande client et les mutations technologiques ».

Capgemini, dont le cours a perdu près de 3 % mardi en début d’après-midi à la Bourse de Paris dans un contexte globalement baissier, doit présenter le 13 février prochain les résultats financiers de son exercice 2025. Pour son troisième trimestre 2025, il faisait état d’un chiffre d’affaires en légère croissance, et soulignait « la pertinence de [son] positionnement de partenaire commercial et technologique basé sur l’IA ».

Sans lien annoncé avec cette décision, Capgemini est présent cette semaine à Davos avec un discours axé sur les possibilités offertes par l’IA et la nécessité d’accompagner les dirigeants dans les évolutions à venir en matière de « gouvernance, de compétences, de responsabilité et d’”alchimie Homme-IA” »

En juillet dernier, Capgemini a lancé le processus d’acquisition de son homologue et concurrent indien WNS, notamment pour nourrir ses offres en matière d’IA agentique.

☕️ Nouvelle fuite de données à l’Urssaf, 12 millions de victimes potentielles

20 janvier 2026 à 07:09

L’Urssaf a publié lundi 19 janvier au soir une alerte relative à « un accès non autorisé à l’API (interface d’échanges) contenant certaines données de la déclaration préalable à l’embauche, réservée à ses partenaires institutionnels ».

Cette intrusion aurait permis la consultation ou l’extraction de données relatives à des salariés « ayant fait l’objet d’une nouvelle embauche depuis moins de 3 ans ». Les informations concernées sont « nom, prénom, date de naissance, Siret de l’employeur, date d’embauche », indique l’organisme.

L’accès aurait été réalisé via un compte partenaire, grâce à des identifiants dérobés lors d’une attaque survenue plus tôt et ayant visé ce partenaire. Les systèmes d’information de l’Urssaf n’auraient pas été compromis, et la continuité de service est assurée pour la déclaration préalable à l’embauche.

« Les employeurs peuvent continuer à utiliser le service de déclaration préalable à l’embauche comme habituellement », promet l’Urssaf, qui indique avoir immédiatement pris les mesures nécessaires, mis fin aux accès du compte compromis et augmenté la « sécurisation des habilitations des partenaires pour limiter les risques ».

L’Urssaf ne précise pas nommément qui sont les victimes potentielles mais chiffre à 12 millions de salariés le périmètre de salariés concernés.

L’organisme en charge des cotisation sociales avait déjà été victime d’un incident de cybersécurité en novembre dernier. Il concernait alors le service Pajemploi (formalités entre parents employeurs et gardes d’enfants), et avait exposé « jusqu’à 1,2 million de salariés de particuliers employeurs ».

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☕️ Microsoft corrige les problèmes provoqués par le patch tuesday de janvier

19 janvier 2026 à 07:55

Microsoft a diffusé samedi 17 janvier une mise à jour out-of-band (OOB) pour Windows 11. Publiée en dehors du cycle habituel, elle intervient en urgence pour résoudre plusieurs dysfonctionnements engendrés par la livraison mensuelle de correctifs de sécurité, le fameux patch tuesday, du 13 janvier dernier.

Deux problèmes principaux ont été identifiés. D’abord, une impossibilité de se connecter à distance via le panneau Windows App sur les machines équipées de l’OS, mais aussi sur Azure Virtual Desktop et Windows 365. Le phénomène a été détecté sur les différentes versions de Windows 11 (dont la 25H2, dernière mouture en date), mais aussi sur Windows 10 et les éditions 2019, 2022 et 2025 de Windows Server.

Le correctif du correctif

Microsoft a ensuite détecté et corrigé un problème susceptible d’empêcher les machines sous Windows 11 version 23H2 avec Secure Launch activé de correctement s’éteindre ou de passer en veille.

« Si vous n’avez pas encore déployé la mise à jour de sécurité Windows de janvier 2026 et que votre environnement informatique comprend les applications et fonctionnalités concernées, nous vous recommandons d’appliquer plutôt cette mise à jour OOB », conseille l’éditeur.

Aux utilisateurs affectés par le bug de connexion n’ayant pas encore pu appliquer la mise à jour corrective, Microsoft préconise de passer soit par le client Remote Desktop, soit d’utiliser la version Web de Windows App (windows.cloud.microsoft).

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OpenAI lance ChatGPT Go à 8 euros par mois et confirme l’arrivée de la publicité

16 janvier 2026 à 19:53
Go Go Go !
OpenAI lance ChatGPT Go à 8 euros par mois et confirme l’arrivée de la publicité

OpenAI a annoncé vendredi le lancement d’une formule ChatGPT Go à 8 euros (ou 8 dollars) par mois, qui s’accompagne d’une nouvelle mécanique de monétisation : l’introduction de publicités dans l’interface du modèle. L’entreprise promet que la publicité, d’abord testée aux États-Unis, sera gérée de façon responsable.

C’était le serpent de mer, l’éléphant dans la pièce : quand OpenAI, qui revendique 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires, allait donc se décider à franchir le Rubicon de la publicité pour monétiser son audience colossale ? En gestation depuis de longs mois, la réflexion a finalement abouti sur une double décision rendue publique vendredi 16 janvier : l’annonce de l’arrivée prochaine de publicités au sein de ChatGPT et l’introduction d’un nouvel abonnement premier prix… précisément enrichi de publicités.

ChatGPT Go à 8 euros par mois

Jusqu’ici, il fallait choisir (si l’on voulait s’adonner à l’IA générative selon OpenAI) entre la formule gratuite et le premier niveau d’abonnement, ChatGPT Plus, facturé 23 euros par mois. L’entreprise dirigée par Sam Altman introduit un niveau intermédiaire baptisé ChatGPT Go et facturé 8 euros ou 8 dollars par mois.

D’après OpenAI, cette formule d’entrée de gamme confère dix fois plus de capacité que l’utilisation gratuite de ChatGPT, qu’il s’agisse de messages, d’envoi de fichiers ou de création d’images, avec un accès au récent modèle GPT‑5.2 Instant. La fenêtre de contexte et la mémoire de l’agent conversationnel (c’est-à-dire sa capacité à tenir une conversation au long cours, sans en perdre le fil) seraient également augmentées dans des proportions non précisées.

OpenAI prend bien soin de rappeler que ces capacités n’égalent pas celles des abonnements ChatGPT Plus (23 euros par mois) ou ChatGPT Pro (229 euros par mois), et souligne que ces formules resteront dépourvues de publicités, avec en plus l’accès à l’Agent Codex et au générateur de vidéos Sora.

Car c’est bien là le nerf de la guerre pour l’offre Go. « Nous prévoyons de commencer prochainement à tester la publicité dans la version gratuite et sur ChatGPT Go aux États-Unis. La publicité nous permet de maintenir notre engagement à rendre l’IA accessible à tous en nous aidant à proposer ChatGPT gratuitement ou à des prix abordables », révèle ainsi OpenAI.

Si l’utilisateur veut cuisiner, pourquoi ne pas lui vendre des condiments ? – crédit OpenAI

OpenAI promet une pub responsable

Le sujet de la publicité, délicat à bien des égards, fait l’objet d’une annonce dédiée, signée par Fidji Simo, la franco-américaine qui murmure depuis le printemps 2025 à l’oreille de Sam Altman pour les sujets liés à la monétisation.

OpenAI y revendique quelques grands principes, parmi lesquels la stricte indépendance des réponses générées par ChatGPT vis-à-vis des annonceurs ou la confidentialité des conversations menées avec le chatbot. Ce qui ne signifie évidemment pas que la publicité ignorera le contexte desdites conversations. « Vous contrôlez l’utilisation de vos données. Vous pouvez désactiver la personnalisation et supprimer à tout moment les données utilisées pour les publicités. Nous proposerons toujours une option pour ne pas voir de publicités sur ChatGPT, notamment un abonnement payant sans publicité », promet l’entreprise.

Ses engagements portent également sur l’affichage des publicités qui, selon cette annonce et captures d’écran à l’appui, seront explicitement isolées du flux de la conversation entre l’utilisateur et le chatbot, mais sauront se montrer attractives : « Grâce aux capacités de l’IA, nous sommes impatients de développer au fil du temps de nouvelles expériences que les utilisateurs jugeront plus utiles et pertinentes que toutes les autres publicités ».

Wi-Fi dans les avions : Lufthansa signe avec Starlink, le patron de Ryanair n’en veut pas

16 janvier 2026 à 11:15
et traite Elon Musk d'idiot
Wi-Fi dans les avions : Lufthansa signe avec Starlink, le patron de Ryanair n’en veut pas

Lufthansa a annoncé cette semaine avoir signé avec Starlink pour équiper les 850 avions de sa flotte d’ici 2029 d’une connectivité sans fil, avec la promesse d’un Wi-Fi gratuit à bord pour ses passagers. Le patron de Ryanair se refuse quant à lui à envisager un tel déploiement en raison du surcoût engendré par l’augmentation de carburant consommé. Et traite au passage Elon Musk d’idiot, après que le patron de SpaceX le déclare mal informé sur le sujet.

À son tour, Lufthansa cède aux sirènes de Starlink, qui s’impose de ce fait comme le premier fournisseur de connectivité à bord auprès des grandes compagnies européennes. Dans son annonce, datée du 13 janvier, le groupe indique qu’il débutera le déploiement de Starlink dans le courant du deuxième semestre 2026, avec l’ambition d’avoir équipé l’intégralité de sa flotte d’ici 2029.

Le projet concerne l’ensemble des compagnies détenues par la compagnie aérienne nationale allemande, à savoir Lufthansa, Swiss, Austrian Airlines et Brussels Airlines, pour un total d’environ 850 avions.

Wi-Fi gratuit à bord sur enregistrement

Lufthansa fait du Wi-Fi haut débit promis par Starlink un produit d’appel pour ses outils de connaissance client. Le groupe indique en effet que l’accès à Internet sera gratuit à bord pour les clients qui disposent soit d’un « statut » (c’est-à-dire une inscription au programme de fidélité Miles and More), soit d’un identifiant Travel ID, le compte Internet unique par lequel ses différentes compagnies proposent de centraliser les interactions avec leurs services en ligne.

Lufthansa rejoint donc ici la logique déjà adoptée par Air France, qui prévoit de boucler le déploiement de Starlink d’ici fin 2026, et mise sur la fourniture d’un service gratuit pour les passagers. Starlink peut de son côté se targuer d’avoir convaincu les plus grandes compagnies aériennes européennes avec ce nouvel accord. Outre Air France et maintenant Lufthansa, le réseau satellitaire de SpaceX a en effet signé (PDF) en novembre 2025 avec IAG, qui réunit Aer Lingus, British Airways, Iberia, LEVEL et Vueling et opère environ 500 avions.

Incompatible avec la grille tarifaire des « low costs » ?

Starlink risque en revanche d’avoir du mal à convaincre Ryanair. Interrogé par Reuters en réaction à l’annonce formulée par Lufthansa, Michael O’Leary, PDG de la compagnie irlandaise, a en effet estimé que la fourniture d’un accès Internet à bord était incompatible avec la logique économique de Ryanair, qui opère principalement des vols courts et moyens courriers. « Nous ne pensons pas que nos passagers soient prêts à payer pour le Wi-Fi pendant un vol d’une heure en moyenne », a-t-il déclaré.

Michael O’Leary a dans le même temps commenté l’impact potentiel de l’intégration de Starlink au niveau de la consommation de carburant : « Il faut installer une antenne sur le fuselage, cela entraîne une surconsommation de carburant de 2 % en raison du poids et de la traînée ».

L’allégation est arrivée aux oreilles d’Elon Musk qui a réagi, le même jour sur X. « Il est mal informé. Je doute même qu’ils puissent mesurer précisément la différence de consommation de carburant, surtout pour un vol d’une heure, où la traînée supplémentaire est quasiment nulle pendant la phase de montée grâce à l’angle d’attaque élevé. Et comparé à la plupart des autres solutions de connectivité, il y aurait en réalité des gains d’efficacité. », a estimé le patron de SpaceX, étayant son propos d’un extrait de texte généré par Grok.

Michael Nicolls, vice-président en charge de SpaceX chez Starlink, a abondé dans son sens, en publiant deux photos illustrant l’antenne Starlink et celle d’un système satellite géostationnaire sur la carlingue d’un avion, pour souligner la faible protubérance occasionnée par le système maison. « Notre analyse montre que l’augmentation de la consommation de carburant pour un 737 - 800 avec notre conception actuelle est d’environ 0,3 % », affirme ce dernier.

La réponse du berger à la bergère

Interrogé vendredi par la radio irlandaise Newstalk, le patron de Ryanair a maintenu son chiffre. « Boeing nous a déjà confirmé la nécessité d’installer une antenne sur le toit de l’appareil ; cela entraînera une augmentation de la consommation de carburant d’environ 2 % », déclare-t-il. L’impact financier se monterait donc selon lui à 200 ou 250 millions de dollars par an, sur la base d’une facture annuelle de carburant de l’ordre de 5 milliards de dollars.

« Autrement dit, cela représente environ un dollar supplémentaire par passager, et nous ne pouvons tout simplement pas supporter ces coûts. Les passagers ne sont pas prêts à payer pour la gratuité d’Internet ; s’il est gratuit, ils l’utiliseront, mais ils ne débourseront pas un euro chacun pour s’y connecter ».

Habitué des sorties sarcastiques (et des négociations musclées allant jusqu’au chantage, notamment avec les aéroports français), Michael O’Leary a profité de l’occasion pour dire tout le bien qu’il pensait d’Elon Musk. « Je n’accorderais aucune attention à Elon Musk. C’est un idiot – très riche, certes, mais un idiot quand même ».

« Le PDG de Ryanair est un imbécile fini. Qu’on le vire ! », a à son tour répondu Musk sur X, peu après la publication de cette actu.

Le « gratuit » chez Ryanair, ça fait longtemps que l’entreprise a tiré un trait dessus.

☕️ L’alpha de GNOME 50 tire (à nouveau) un trait sur X11

16 janvier 2026 à 08:15

L’équipe en charge de GNOME a signalé vendredi la publication de la première alpha (version de test instable) de la future version 50 de son environnement. Cette alpha 1 de GNOME 50 permet de constater, en pratique et à nouveau, les conséquences de l’abandon programmé de X11 au profit de Wayland.

Pourquoi « à nouveau » ? Ce changement avait déjà été mis en oeuvre au niveau de l’alpha 1 de GNOME 49 en juillet dernier, avant que l’équipe ne décide de faire marche arrière avant la sortie de la version finale, en septembre.

« Nous avons trouvé difficile de séparer proprement la capacité de GDM à lancer des sessions X11 modernes (que nous avions l’intention de garder activées dans GNOME 49) du reste de l’intégration X11 de GDM (que nous avions l’intention de désactiver mais de laisser intacte pour GNOME 49) », expliquait alors l’équipe.

Gnome 50 alpha 1

Cette fois sera-t-elle la bonne ? L’alpha 1 de GNOME 50 retente l’aventure. « La prise en charge de X11 a été entièrement supprimée, à l’exception de la possibilité de lancer des sessions X11 d’autres environnements de bureau avec un serveur X par utilisateur. Cela signifie que des fonctionnalités telles que XDCMP et Xserver ont disparu, et que les sessions GDM s’exécuteront toujours sous Wayland », confirment les notes de version, qui signalent par ailleurs l’impossibilité nouvelle de compiler GDM (GNOME Display Manager) sans Wayland.

Outre l’adaptation de nombreux composants à la disparition du backend X11, GNOME 50 alpha introduit de nombreuses petites nouveautés, listées par exemple par Phoronix.

La version finale de GNOME 50 est pour l’instant programmée au le 18 mars prochain.

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Opera One R3 nourrit les groupes d’onglets à l’IA et renforce l’intégration de Google

15 janvier 2026 à 13:19
Par contre il ne dégooglise pas Internet
Opera One R3 nourrit les groupes d’onglets à l’IA et renforce l’intégration de Google

Disponible au téléchargement gratuit, Opera One R3 prolonge les logiques de groupes d’onglets et de vues partagées inaugurée par la précédente version. Cette nouvelle mouture promet également des fonctionnalités IA plus rapide et un accès facilité aux canaux de bêta test. Elle est aussi l’occasion de renforcer l’intégration avec les services de Google.

L’éditeur d’origine norvégienne Opera a publié jeudi la nouvelle version majeure de son navigateur gratuit. Opera One R3 ne révolutionne pas l’expérience, mais elle prolonge les travaux déjà engagés au travers des moutures précédentes de l’édition One, notamment pour tout ce qui touche à la gestion des onglets.

Au niveau de l’interface, Opera One R3 améliore la logique de vues partagées (split screen) déjà à l’oeuvre avec la R2, mais en autorisant cette fois jusqu’à quatre onglets affichés simultanément à l’écran.

Opera One R3 autorise jusqu’à quatre onglets en vue partagée – crédit Opera

« Tab Islands » et réponses IA contextuelles

Inaugurée avec la version R1 sortie au printemps 2023, le regroupement automatique des pages Web ouvertes en « îlots d’onglets » (Tab Islands en anglais) constitue toujours l’un des éléments cœur de la promesse d’Opera. Dans cette version R3, l’outil gagne de nouvelles options de personnalisation. On peut ainsi choisir une couleur et nommer chaque groupe pour faciliter la navigation.

L’autre grande nouveauté sur laquelle Opera met l’accent tient à l’intégration de l’IA au sein de son navigateur. L’éditeur, qui commercialise en parallèle un navigateur agentique baptisé Neon (sur abonnement), indique avoir retravaillé son module pour délivrer des réponses 20 % plus rapides. Cette IA reste accessible sans compte Opera, mais l’enregistrement, chaudement encouragé, est nécessaire pour disposer d’un historique, et d’une prise en compte maximale du contexte.

Les groupes d’onglets sont personnalisables

Désormais accessible au travers d’un bouton IA situé en haut à droite de la page, l’IA d’Opera se veut en effet capable de traiter les requêtes de l’utilisateur en fonction de la page Web active (pour un résumé par exemple), mais le périmètre peut être étendu à un groupe d’onglets :

« L’IA du navigateur Opera peut utiliser le contexte de votre onglet ouvert (ou îlot d’onglets) pour vous fournir des réponses pertinentes. Ainsi, elle ne mélange pas les contextes dans ses réponses. Grâce aux nouvelles options de personnalisation des onglets, vous pouvez tirer pleinement parti de cette fonctionnalité pour organiser vos recherches, votre travail, votre planification, ou même comparer le contenu de différents onglets et îlots d’onglets. »

L’IA peut être activée ou désactivée totalement depuis les paramètres. L’utilisateur peut également choisir de désactiver le raccourci dédié dans l’interface. Enfin, il dispose d’une option permettant d’activer, ou non, la suggestion de requêtes lorsque du texte est sélectionné sur une page Web.

Héritée des travaux liés à Neon, cette IA est pour mémoire motorisée depuis décembre dernier par les modèles Gemini de Google.

Les services Google épinglés dans la barre latérale

En parlant de Google… Opera One R3 inaugure également une intégration renforcée de Google Agenda et de Gmail qui sont désormais proposés sous forme de raccourcis dans la barre latérale du navigateur.

« Après avoir examiné attentivement vos commentaires concernant les services à ajouter à côté de la barre latérale, nous avons décidé d’y intégrer les services Google. En effet, les avoir toujours à portée de main représente un gain de productivité indéniable qui vous évitera de nombreux changements d’onglets. », justifie l’éditeur qui, comme Mozilla par exemple, tire une part significative de ses revenus des accords commerciaux passés avec Google.

Un mode Early Bird pour les fonctionnalités à venir

Opera One R3 propose également un nouveau mode dit Early Bird, inspiré de ce qui a déjà été fait dans Opera GX et consacré à la prise en main des futures nouveautés du navigateur en avant-première. En pratique, il suffit de se rendre dans le menu dédié, de sélectionner les fonctionnalités que l’on souhaite tester et de relancer le navigateur pour les activer. Cette décision, qui vise logiquement à augmenter la population des bêta-testeurs, s’accompagne de la fin annoncée du canal Opera Beta. Le canal Opera Developer reste quant à lui opérationnel. L’éditeur avait précisé sa stratégie mi-décembre dans un billet de blog.

Le canal Beta est remplacé par un mode Early Bird embarqué

L’avertissement que nous formulions en octobre 2024 à l’occasion de la sortie de la version R2 vaut toujours pour cette R3 : l’utilisateur a tout intérêt à ne pas valider trop vite les différents écrans du parcours d’installation s’il tient à protéger sa vie privée. Le programme valide en effet par défaut l’envoi d’un large volume d’informations relatives à la navigation ou à la position géographique de l’utilisateur.

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RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

14 janvier 2026 à 15:24
Dealer de barrettes
RAM : Micron dit ne pas abandonner le grand public et prédit des tensions jusqu’en 2028

Exercice de communication délicat pour Micron : le groupe états-unien est revenu sur l’annonce de l’abandon de la marque et des produits Crucial, en expliquant qu’il ne fallait pas voir dans cette décision un abandon du grand public. Il admet dans le même temps que les tensions à l’œuvre sur le marché de la mémoire vive sont parties pour durer au moins jusqu’en 2028.

Vaut-il mieux adapter discrètement sa production et mettre le marché devant le fait accompli, ou rassurer ses actionnaires et assumer sa position, quitte à enterrer une marque populaire auprès du grand public ? Début décembre, le géant de la mémoire Micron, basé aux États-Unis, a choisi la deuxième solution en annonçant la fin programmée des gammes de produits Crucial (mémoire vive et stockage à mémoire flash), et son recentrement sur les produits entreprise (comprendre, les composants destinés aux datacenters, IA en tête).

Du grand public, oui, mais en OEM

Quelques semaines plus tard, un porte-parole de Micron s’est livré à un jeu d’équilibriste pas évident en tentant de justifier ce choix aux yeux du grand public. Christopher Moore, présenté comme vice-président de Micron en charge du marketing, s’est en effet exprimé auprès du site spécialisé dans le hardware Wccftech. Il y a défendu l’idée selon laquelle la stratégie du groupe n’avait pas été comprise correctement.

« Tout d’abord, je voudrais préciser que cette perception n’est peut-être pas tout à fait exacte, du moins de notre point de vue », avance-t-il prudemment, avant de souligner que Micron conserve « une activité importante sur les marchés des ordinateurs et des appareils mobiles ».

D’après lui, Micron conserve bien une activité destinée au grand public, mais celle-ci s’incarne au travers des activités OEM, qui consistent à fournir des modules de mémoire vive ou des cellules de mémoire flash à des constructeurs tiers qui les intègreront ensuite à leurs produits. Selon Christopher Moore, Micron resterait un partenaire de premier plan du marché informatique, en équipant par exemple les Dell, Asus et consorts en puces de LPDDR5 pour leurs ordinateurs portables.

Dans le même temps, le vice-président admet que Micron ne peut ignorer la demande qui émane du monde des centres de données et des acteurs de l’IA, dans la mesure où le marché total adressable que représente le secteur ne cesse de grandir.

« Ce n’est pas un problème propre à Micron, c’est un problème qui touche tout le secteur. Nous, nos concurrents et nous-mêmes nous efforçons tous de répondre au mieux à la demande, mais l’offre est insuffisante. C’est une situation vraiment regrettable », fait-il valoir, tout en assurant qu’en dépit de cette demande, Micron continue à approvisionner le marché grand public.

Allocation de ressources

Reste à savoir dans quelles proportions ? Comme nous le détaillions fin décembre, les puces mémoire destinées au segment de l’IA sont nettement plus génératrices de marge que le marché grand public au détail, auquel s’adressait principalement Crucial.

Micron et ses concurrents Samsung et SK hynix, qui constituent pour mémoire les trois principaux fabricants de mémoire vive au monde, ont logiquement accéléré leurs investissements dans de nouvelles lignes de production, mais les chantiers prennent du temps, tout comme l’approvisionnement en machines spécialisées. Les projets de création d’usine se concentrent par ailleurs sur les mémoires les plus en pointe (GDDR7, HBM), ce qui laisse craindre aux analystes des tensions durables sur le marché de l’informatique traditionnelle.

Sur ce volet, Christopher Moore annonce que Micron travaille à l’augmentation de ses capacités, mais n’est pas en mesure de formuler de promesses de court terme. Il prend ainsi l’exemple de l’usine ID1, dont la création a été soutenue financièrement par le Chips Act sous l’administration Biden. Sa construction a débuté en 2023, et les premières puces ne sont pas attendues sur le marché avant 2028.

De la difficulté d’investir sur un marché cyclique

« Les fabricants de mémoire s’efforcent de construire de nouvelles lignes de production, mais les contraintes du processus les obligent finalement à repousser les délais de plusieurs trimestres, ce qui signifie que pour le consommateur moyen, les pénuries de DRAM pourraient persister pendant un certain temps, ou du moins jusqu’à ce que la demande en IA commence à s’estomper », conclut-il.

Micron se garde bien en revanche d’évoquer un autre facteur, qui rentre pourtant en ligne de compte : la mémoire vive fait partie de ce que l’on considère comme les marchés cycliques. Elle alterne en effet des périodes d’abondance, pendant lesquelles l’offre répond largement à la demande, et les périodes de tension, à l’image de la pénurie actuelle.

Compte tenu des investissements colossaux que suppose la création de nouvelles usines, les géants des semiconducteurs s’efforcent de lisser au maximum l’effet de ces cycles, quitte à accepter que les périodes de pénurie se prolongent. Et comme le fait remarquer un analyste de Bernstein, bien que tous annoncent d’importants projets de construction d’usine, leurs perspectives d’investissement suivent une trajectoire de croissance dont les proportions ne sont pas comparables à celles des dépenses envisagées par les géants du cloud et de l’IA dans leurs infrastructures.

☕️ Instagram teste une fonction permettant d’influencer (un peu) son algo de recommandation

14 janvier 2026 à 08:56

Vous en avez assez de voir votre flux Instagram envahi de publications liées à une recherche ponctuelle que vous avez eu le malheur de faire deux semaines plus tôt ? Le réseau social semble avoir entendu les récriminations de certains de ses utilisateurs. Il vient en effet d’annoncer le déploiement progressif d’une nouvelle option baptisée Your Algorithm (votre algorithme), qui permet à l’internaute d’inclure ou d’exclure les centres d’intérêt de son choix des recommandations formulées par la plateforme.

L’option n’est pour l’instant disponible qu’au travers de l’interface dédiée aux Réels, et uniquement sur les applications paramétrées en langue anglaise. Si vous faites partie du premier contingent de testeurs, vous devriez voir apparaître, lors de la consultation d’un Réel, un bouton combinant deux réglettes et deux cœurs, en haut à droite de l’interface. Celui-ci ouvre un menu dédié, par lequel vous pourrez ajouter, ou retrancher, des centres d’intérêt.

Instagram inaugure une option de personnalisation de l’algorithme, mais ne propose pas d’affichage chronologique des vidéos

Reste à voir quelle sera la portée exacte de cet outil, dans la mesure où la recommandation automatique de contenus constitue désormais l’épine dorsale du fonctionnement d’Instagram (et de ses concurrents), qu’il s’agisse de stimuler l’engagement, de doper le temps passé à consulter des contenus ou, bien sûr, d’optimiser l’efficacité des publicités.

Adam Mosseri, patron d’Instagram chez Meta, avait évoqué l’introduction de cette option de personnalisation de l’algorithme en septembre dernier. « Nous allons bientôt tester une fonctionnalité vous permettant de personnaliser votre algorithme en ajoutant et en supprimant des sujets selon vos centres d’intérêt, en commençant par les vidéos. Nous espérons que ce sera une nouvelle façon pertinente de façonner ce que vous voyez », promettait-il.

Meta a récemment été condamné par la justice néerlandaise en vertu du DSA, pour n’avoir pas proposé un flux chronologique au sein d’Instagram. Depuis fin 2024, le réseau social centré sur l’image dispose d’une fonction de réinitialisation de l’algorithme, pour permettre à l’utilisateur de repartir d’une page blanche en matière de recommandations.

Apple réunit ses logiciels vedettes dans un Creator Studio à 12,99€ par mois

14 janvier 2026 à 07:05
Une pierre dans le jardin d'Adobe
Apple réunit ses logiciels vedettes dans un Creator Studio à 12,99€ par mois

Apple embrasse à son tour la logique de l’abonnement, avec le lancement prochain d’une offre baptisée Creator Studio. Elle réunit Final Cut Pro, Pixelmator Pro et Logic Pro ainsi que les outils de la suite iWork que sont Keynote, Pages et Numbers, pour 12,99 euros par mois ou 129 euros par an, avec une tarification encore plus agressive pour les étudiants et enseignants.

Apple cède à son tour aux sirènes de l’abonnement pour ses applications professionnelles, avec le lancement d’une offre dont le tarif se veut particulièrement compétitif. Sur iPad comme sur Mac, Apple propose en effet d’accéder à ses applications vedette en matière de montage vidéo (Final Cut Pro), de travail de l’image (Pixelmator Pro), de création sonore (Logic Pro) et de bureautique (Keynote, Pages, Numbers, Freeform) pour un forfait unique, fixé à 12,99 euros par mois ou 129 euros par an (avec un mois d’essai gratuit).

Apple y ajoute les logiciels satellites de ses outils de création (Motion, Compressor et MainStage sont compris dans l’offre sur Mac) et promet l’arrivée de « fonctionnalités intelligentes » et de « contenus premium » pour Keynote, Pages, Numbers et Freeform (dans leurs versions iOS, iPadOS ou Mac), qui restent par ailleurs accessibles gratuitement. « Un abonne­ment à Apple Creator Studio donne accès à des modèles premium, à une biblio­thèque de photos et d’illustrations libres de droits de haute qualité et à des fonction­nalités intelligentes et puissantes », précise à ce niveau l’entreprise.

Apple embrasse la logique de l’abonnement

Bien que présentée comme un bouquet dédié aux créateurs dans leur activité professionnelle, la formule Apple Creator Studio est compatible avec le Partage familial d’Apple, ce qui signifie que l’abonnement « peut être partagé avec jusqu’à cinq autres membres de la famille ».

Comme sur le matériel, la firme de Cupertino prévoit dans le même temps une politique tarifaire dédiée au monde de l’éducation, avec un rabais plus que conséquent pour les étudiants et les membres du corps enseignant éligibles. Pour eux, l’abonnement passe à 2,99 euros par mois ou 29 euros par an. À ce prix, les fonctions de partage de compte sont cependant exclues.

Quid des licences perpétuelles ? Sur ce point, Apple ménage la chèvre et le chou. L’entreprise maintient la possibilité d’acheter Final Cut Pro, Logic Pro, Pixelmator Pro, MainStage, Motion ou Compressor, mais uniquement sur Mac. Autrement dit, sur iPad, point de salut hors de l’abonnement. Les versions existantes de ces différentes applications obtenues hors abonnement restent (heureusement) fonctionnelles.

Une offre agressive vis-à-vis d’Adobe

De nombreuses dents ont grincé quand Adobe a pris le parti, en 2013, d’imposer la logique d’abonnement avec le lancement de son offre Creative Cloud, qui inclut (entre autres) Photoshop, Premiere, Illustrator, Adobe Express et Acrobat Pro.

Hors promotion, la formule complète, qui réunit plus de vingt applications et offre des fonctions d’IA et l’hébergement de projets dans le cloud d’Adobe, est affichée début 2026 à 78,65 euros par mois. Elle se décline également sous forme d’abonnements à des applications individuelles telles que Photoshop ou Illustrator, dont les offres unitaires se révèlent supérieures, en prix, au Creator Studio annoncé par Apple.

Reste à voir si et comment Adobe, dont le cours en bourse a accusé un recul de 5 % à Wall Street lundi, choisira de répondre à Apple.

L’offre Creator Studio sera disponible à partir du 28 janvier.

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Tennis, spéléologie : nouvelles fuites de données chez les fédérations sportives

13 janvier 2026 à 16:48
J'fais des trous, des p'tits trous encore des p'tits trous
Tennis, spéléologie : nouvelles fuites de données chez les fédérations sportives

L’hémorragie de données personnelles se poursuit au niveau des fédérations sportives françaises avec deux nouveaux incidents qui touchent respectivement les adeptes du tennis et de la spéléologie. L’auteur présumé de l’intrusion au sein des systèmes de la fédération française de tir a quant à lui été interpellé.

La Fédération française de tennis a alerté, lundi par mail, certains de ses adhérents au sujet d’un « acte de cyber-malveillance ayant affecté une plateforme utilisée par les clubs ». Reprise dans un communiqué publié sur son site, cette intrusion a conduit à l’exposition de certaines informations personnelles des licenciés.

1,2 million de licenciés à la FFT

Dans le lot figurent « notamment le nom, le prénom, les coordonnées (adresse e-mail, adresse postale, numéro de téléphone) ainsi que, le cas échéant, des informations relatives à la licence », indique la FFT.

Elle prend soin de préciser qu’aucune donnée bancaire ni aucun mot de passe n’ont été compromis, un message rassurant qui ne doit cependant pas occulter les risques d’usurpation d’identité ou les tentatives de phishing rendus possibles par la combinaison des informations personnelles divulguées.

« Dès la détection de cet incident, la FFT a immédiatement mis en œuvre les mesures nécessaires afin de sécuriser la plateforme, notamment par le blocage des accès concernés et le lancement d’investigations techniques approfondies », promet la fédération, qui prodigue dans la foulée les habituels conseils de vigilance en cas de prise de contact suspecte, que ce soit par mail, par SMS ou par téléphone…

La FFT, qui se félicitait en juillet dernier d’avoir franchi la barre des 1,2 million de licenciés, ne précise pas combien de comptes individuels ont pu être exposés. Elle s’abstient également de communiquer le nom du « portail » incriminé dans la fuite ou la raison sociale de son éditeur.

Nouvelle vague d’intrusions et de fuites

Le phénomène n’épargne pas les disciplines plus confidentielles. La Fédération française de spéléologie (environ 7 500 licenciés en 2020 d’après Wikipédia) a par exemple subi coup sur coup deux attaques. La première, signalée le 31 décembre dernier, a entraîné la coupure, pendant quelques jours, du portail utilisé pour la souscription d’assurances dédiées aux initiations. Les données exposées comprenaient identité, coordonnées, informations fédérales et métier renseigné par l’utilisateur.

Quelques jours plus tard, nouvel incident, enregistré cette fois au niveau du portail dédié à la gestion des adhésions en ligne de la fédération. « Cette attaque a entraîné un accès non autorisé à une partie de vos données personnelles associées à votre compte : nom, prénom, date de naissance, métier, nationalité, adresse e-mail, numéro de téléphone, adresse postale, numéro de licence et abonnement aux revues de la Fédération. Aucun de vos mots de passe n’est concerné », a informé par mail daté du 10 janvier le président de la FFSpéléo.

Le mois de décembre avait déjà été marqué par plusieurs attaques ou fuites de données reconnues au niveau d’autres organisations sportives de premier plan. Le 10 décembre, c’est par exemple la Fédération française de cyclisme qui alertait ses licenciés d’une « intrusion non autorisée sur son système d’information » survenue dans la nuit. Les informations d’identité et les coordonnées ont pu être exposées, mais « la base documentaire et les pièces d’identité stockées sur l’Espace FFC ne sont pas concernées », rassurait la fédération.

L’Ufolep incrimine l’un de ses prestataires

L’Ufolep (fédération multisports) a elle aussi informé d’une intrusion certains de ses licenciés aux alentours du 9 décembre. Cette fois, l’Union cible nommément le prestataire par lequel la fuite serait intervenue : « nous avons le regret de vous informer qu’un incident de sécurité a récemment affecté notre plateforme de gestion de formation et de compétition, opérée par notre prestataire Exalto », indique son message.

Le nom d’Exalto et sa plateforme e-licence s’étaient déjà invités dans l’actualité début 2025, à l’occasion d’une précédente vague d’attaques ciblant les clubs et fédérations sportifs. Next avait alors remonté la trace du prestataire dont les outils faisaient office de dénominateur commun entre toutes les organisations touchées.

La nouvelle vague d’attaques survenue entre décembre et janvier semble plus hétérogène pour ce qui est du mode opératoire. Elle montre toutefois que le secteur du sport amateur reste à la fois vulnérable et attractif aux yeux des pirates.

Fédération française de tir (FFTir) : un suspect interpellé

Hasard du calendrier, cette recrudescence d’attaques intervient alors que l’enquête relative au vol de données réalisé sur l’intranet de la Fédération française de tir, le 20 octobre dernier, a débouché ce 9 janvier sur la mise en examen d’un suspect. Interpellé trois jours plus tôt, ce jeune homme de 18 ans originaire d’Aubervilliers est accusé d’avoir participé à la fuite et à la vente d’informations personnelles associées aux licenciés de la FFTir.

Outre les habituels risques d’usurpation d’identité ou de communication frauduleuse, ces données semblent avoir été exploitées dans le cadre de vols par effraction chez certains détenteurs d’armes à feu, survenus après le vol des données concernées. En novembre dernier, le service central des armes et explosifs avait d’ailleurs reconnu (PDF) que des manœuvres frauduleuses avaient été rapportées par des adhérents. « En particulier, certains licenciés ont été appelés par des individus se présentant comme policier ou gendarme et les questionnant sur les armes éventuellement détenues ».

☕️ BXIA : Bordeaux se prépare à accueillir un datacenter IA à plusieurs milliards d’euros

13 janvier 2026 à 07:49

Un consortium d’acteurs privés travaille à la création d’un datacenter IA de grande envergure qui prendrait place à proximité immédiate de la ville centre, sur le parking de l’actuel Parc des expositions. Le projet serait dimensionné pour un raccordement électrique de l’ordre de 380 MW, et viserait l’équivalent de 250 MW de puissance de calcul utile.

C’est Pierre Hurmic, maire écologiste de Bordeaux, qui a vendu la mèche le 7 janvier dernier, lors de la présentation de ses vœux au monde économique, par l’entremise du Medef Gironde. « On parle de milliards d’euros », a souligné l’édile, cité par Placéco. À ce stade, l’identité des porteurs de projet est encore confidentielle.

De premières précisions émergent le 10 janvier, dans les colonnes de Rue89 Bordeaux : le média révèle que le projet est porté par NFU (Nouvelles Fonctions Urbaines), un promoteur immobilier basé à Bordeaux, et cofondé en 2022 par Vincent Feltesse, ancien président de Bordeaux Métropole, avec le soutien financier d’Osae Partners, un fonds lui aussi spécialisé dans l’immobilier.

NFU a notamment piloté le volet immobilier de BX1, le datacenter bordelais (plus exactement situé à Bruges, dans la métropole) d’Equinix, où aboutit le câble transatlantique Amitié, mis en service en 2023.

NFU était par ailleurs engagé avec Equinix autour d’un deuxième datacenter girondin, BX2. Ce dernier avait vocation à prendre place à proximité du Parc des expositions de Bordeaux, et sa construction devait intervenir en parallèle de celle d’un centre nautique porté par la commune de Bruges, qui aurait servi de débouché à la chaleur fatale émise par les équipements informatiques. Le projet de centre nautique a cependant été abandonné pour des raisons budgétaires par la ville de Bruges…

Le Parc des expositions de Bordeaux s’étend le long du lac – Beam33000, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

… et BX2 semble avoir été sorti du viseur, au profit d’une infrastructure de calcul nettement plus ambitieuse, baptisée BXIA. Mardi matin, les porteurs de projet sont sortis officiellement du bois, en révélant à Sud Ouest les grandes lignes de leur montage : trois milliards d’euros d’investissements sur dix ans, un an de travaux préparatoires en coulisse, et un modèle de type colocation, qui permettrait donc d’accueillir tous les acteurs intéressés par cette puissance de calcul d’une envergure sans précédent sur la façade Atlantique.

À Sud Ouest, le duo NFU Osaé déclare disposer de « deux ans de fonds propres » pour acheter le foncier nécessaire à Bordeaux Métropole et lancer les premières phases de construction, avec un objectif de mise en service de la première tranche à horizon 2028. Quid de la suite ? Les porteurs affirment qu’ils croient en « un supercalculateur souverain » mais devront trouver des fonds extérieurs.

À l’échelle locale, la ville de Bordeaux, où Pierre Hurmic vient d’annoncer qu’il était candidat à sa réélection, aurait déjà donné son accord, et les élus de Bordeaux Métropole sont censés étudier le 30 janvier prochain la cession du foncier. D’après Placéco, la demande de raccordement à RTE aurait déjà été faite.

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☕️ Défense : Harmattan AI lève 200 millions de dollars, Dassault Aviation au capital

12 janvier 2026 à 15:31

Fondée en avril 2024 et spécialisée dans le développement de systèmes de défense autonomes, la startup française Harmattan AI annonce lundi avoir bouclé une levée de fonds de 200 millions dollars, sur la base d’une valorisation fixée à 1,4 milliards de dollars.

L’entreprise peut donc désormais s’enorgueillir du statut de licorne (nom donné aux startups dont la capitalisation dépasse le milliard de dollars), mais aussi d’un soutien industriel de premier plan.

Cette deuxième levée de fonds (série B) est en effet emmenée par Dassault Aviation (avions d’affaires Falcon et chasseurs Rafale), qui se positionne à la fois comme investisseur et comme partenaire, avec la perspective de débouchés commerciaux au sein de la « prochaine génération de systèmes de combat aérien » conçus par l’avionneur.

Dassault Aviation mène ce tour de table auquel participent aussi les fonds Motier Ventures ou Sisyphus

Dassault n’évoque pas le programme européen SCAF (système de combat aérien du futur), objet de discordes entre les différents états membres impliqués, mais mentionne explicitement le Rafale F5, prochain standard de son avion de combat attendu à horizon 2035, et le système de drone de combat UCAS qui doit l’accompagner. « Cette collaboration s’inscrit dans une stratégie globale visant à intégrer une IA souveraine, contrôlée et supervisée aux systèmes de combat de Dassault Aviation », affirme le groupe.

Harmattan AI, qui revendique déjà « plusieurs milliers de systèmes livrés chaque mois », devrait mettre à profit les fonds réunis pour muscler ses effectifs, comme en témoigne la longue liste de postes ouverts. Les recrutements s’opèrent entre Paris (son siège social), Wissous (à côté d’Orly, où l’entreprise assemble ses appareils) mais aussi Londres et Lausanne, où la startup cofondée par Mouad M’ghari et Martin de Gourcuff (ancien de Parrot, puis de Withings) dispose de bureaux.

Bien que très jeune, Harmattan AI dispose déjà de solides références. Le 30 juin dernier, elle a remporté l’appel d’offres européen lancé par la DGA française portant sur l’acquisition de 1 000 drones destinés à l’armée de terre. En septembre 2025, elle a annoncé un contrat similaire avec le ministère de la Défense britannique, portant cette fois sur 3 000 appareils.

☕️ Mail de récupération mot de passe : Instagram récuse tout piratage

12 janvier 2026 à 10:14

Si vous disposez d’un compte Instagram, peut-être avez-vous reçu, ces derniers jours, un mail non sollicité de récupération de votre mot de passe. Malwarebytes, éditeur de l’antivirus éponyme, a affirmé dans sa newsletter que le phénomène découlait d’une intrusion dans les systèmes d’Instagram.

« Cette semaine, Malwarebytes a découvert que des pirates informatiques avaient dérobé les informations sensibles de 17,5 millions de comptes Instagram. Ces données, comprenant noms d’utilisateur, adresses postales, numéros de téléphone, adresses électroniques et autres, peuvent être exploitées par des cybercriminels pour usurper l’identité de marques de confiance, tromper les utilisateurs et voler leurs mots de passe », affirmait l’éditeur.

L’hypothèse de cette intrusion a largement circulé sur les réseaux sociaux entre samedi et dimanche, bien aidée, dans la sphère francophone, par le relais de Clément Domingo (alias SaxX sur les réseaux sociaux), récemment épinglé pour ses révélations discutables d’un point de vue éthique.

Instagram a fini par réagir dimanche, non pas sur les canaux de Meta, mais par l’intermédiaire d’un message posté sur X. Via son compte officiel, le réseau social indique :

« Nous avons corrigé un problème qui permettait à un tiers de demander l’envoi d’e-mails de réinitialisation de mot de passe pour certains utilisateurs. Nos systèmes n’ont subi aucune intrusion et vos comptes Instagram sont sécurisés. Vous pouvez ignorer ces e-mails. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. »

Instagram a communiqué dimanche sur X

Le message constitue une dénégation catégorique, mais il ne donne aucune explication concrète sur la nature du « problème » en question.

D’où viennent dans ce cas les 17,5 millions de comptes compromis évoqués par Malwarebytes ? D’après Troy Hunt de Have I Been Pwned, le déclencheur serait le « repost » d’une publication de 2024 annonçant la mise en vente d’un jeu de 17 millions d’enregistrements issus des bases de données d’Instagram. Dans le lot, environ 6 millions de lignes seraient associées à une adresse email. Un volume qui correspond à celui de la fuite surnommée Doxagram, survenue en 2017.

Troy Hunt n’établit aucun lien formel, mais renvoie vers la déclaration d’Instagram en remarquant que «  les données extraites ne semblent pas être liées aux demandes de réinitialisation de mot de passe effectuées sur la plateforme, malgré la concordance temporelle. Rien ne prouve que des mots de passe ou d’autres données sensibles aient été compromis. »

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☕️ Internet est coupé à grande échelle en Iran, alerte l’ONG Netblocks

8 janvier 2026 à 19:39

Alors que les protestations contre le régime en place s’intensifient depuis douze jours en Iran, l’ONG Netblocks a alerté jeudi, en fin d’après-midi, sur la coupure progressive des principaux réseaux de télécommunications à l’échelle du pays. Ce n’est pas la première fois que l’Iran se ferme ainsi.

« Les données en direct du réseau montrent que Téhéran et d’autres régions d’Iran sont désormais plongées dans un black-out numérique, la connexion internet étant interrompue chez plusieurs fournisseurs. Ce nouvel incident fait suite à des coupures régionales et risque de limiter fortement la couverture des événements sur le terrain, alors que les manifestations s’étendent », s’inquiète Netblocks sur ses réseaux sociaux.

Partagée par Netblocks sur ses réseaux sociaux, cette capture d’écran illustre le trafic mesuré au niveau de l’AS58224 opéré par Iran Telecommunication Company PJS

« Cet incident fait suite à une série de mesures de censure numérique croissantes visant les manifestations à travers le pays et entrave le droit du public à communiquer à un moment critique », ajoute encore l’ONG, selon qui ces coupures sont donc à mettre au crédit du régime de Téhéran.

Cloudflare confirme la situation via son Radar, avec un trafic quasi nul en Iran depuis la fin d’après-midi. En début d’après-midi, « le nombre d’adresses IPv6 annoncées en Iran a chuté d’environ 98,5 % », ajoute Cloudflare. D’après nos constatations, plusieurs sites officiels de l’administration iranienne étaient inaccessibles jeudi vers 20h30 (heure de Paris).

L’ONG Iran Human Rights s’est elle aussi inquiétée jeudi du durcissement de la réponse apportée par le pouvoir aux manifestations. Surgies du bazar de Téhéran le 28 décembre dernier et motivées, au départ, par une inflation galopante doublée d’une monnaie complètement dévaluée, elles concernent maintenant tout le pays.

Iran Human Rights affirme que les forces de l’ordre ont procédé à des tirs à balle réelle, et estime qu’au moins 45 personnes, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début du mouvement, dont 13 sur la seule journée du 7 janvier.

L’Iran s’était déjà massivement coupé d’Internet en juin dernier, en raison d’« inquiétudes » de cyberattaques. Le blackout avait été mis en place pendant plus de 60 heures. L’ONG Miaan rappelait alors les conséquences d’une telle coupure : communications internationales coupées, messageries (WhatsApp, Signal…) non disponibles, accès aux informations limité, etc.

Et si vous vous demandez comment l’Iran (ou d’autres pays) peuvent aussi facilement et rapidement se couper d’Internet, nous avons publié un dossier sur le sujet.

☕️ Aux États-Unis, l’Apple Card va passer de Goldman Sachs à JPMorgan Chase

8 janvier 2026 à 12:45

Opérés depuis Goldman Sachs depuis leur lancement, la carte de paiement Apple Card et les services de crédit et de cashback associés vont passer entre les mains d’une autre banque, JP Morgan Chase. Cette transition, annoncée le 7 janvier, doit s’échelonner sur environ deux ans.

Elle est censée se dérouler sans heurts et surtout sans interruption de service pour les souscripteurs de ces services financiers, lancés par Apple aux États-Unis à partir de 2019. « Les utilisateurs d’Apple Card peuvent continuer à utiliser leur carte comme d’habitude pendant la transition. Des informations supplémentaires seront communiquées à l’approche de la date de transition », indique Apple dans une FAQ dédiée.

S’il est présenté comme indolore pour le client final, ce changement de partenaire financier se révèle cependant le fruit de longues négociations. Il aurait ainsi fallu plus d’un an à Apple pour identifier un successeur à Goldman Sachs, et parvenir à la négociation d’un accord susceptible de convenir aux trois parties prenantes.

La clientèle de l’Apple Card représente environ 20 milliards de dollars d’encours de prêts, d’après le Wall Street Journal. JPMorgan Chase aurait obtenu une décote de plus d’un milliard de dollars sur cet encours, révèle le quotidien économique, ce qui signifie que Goldman Sachs souhaitait s’en débarrasser.

Associée en priorité à l’iPhone et Apple Pay, l’offre Apple Card s’accompagne d’une carte physique, blanche, en titane – crédit Apple

Dans sa propre communication, Goldman Sachs affirme poliment que cette transaction participe de sa volonté de resserrer son offre de services financiers à destination du grand public. Son CEO, David Solomon, n’avait cependant pas fait mystère de sa volonté de se désengager de l’accord passé avec Apple.

Alors que les deux entreprises devaient initialement collaborer jusqu’en 2030, Solomon avait publiquement évoqué une rupture anticipée de contrat en janvier 2025, expliquant que l’Apple Card avait contribué à faire baisser le rendement des capitaux propres de Goldman Sachs de 75 à 100 points de base en 2024.

Goldman Sachs n’a pas communiqué précisément les pertes associées à l’Apple Card, mais la banque déclarait, sur son exercice 2024, 859 millions de dollars de déficit pour sa division Platform Solutions, dédiée notamment à ses partenariats en matière de paiement.

Reste à voir dans quelle mesure JPMorgan Chase et Apple décideront (ou non) de faire évoluer l’offre Apple Card pour améliorer sa rentabilité. La carte de paiement aux couleurs d’Apple (blanche, en titane et gravée au laser) promet notamment 3 % de rétrocessions (cashback) sur les achats réalisés chez Apple et une série de partenaires, une épargne rémunérée et un accès simplifié à des offres de crédit à la consommation qui constituent le nerf de la guerre du modèle.

Le lancement de l’Apple Card, en 2019, avait été entaché d’une polémique liée aux algorithmes en charge du calcul des autorisations de crédit, accusés de biais sexistes. Dans certains cas, ces derniers accordaient des autorisations de crédit supérieures à des hommes qu’à des femmes, pourtant en couple au sein d’un même foyer. Steve Wozniak, cofondateur d’Apple, avait lui-même été victime du phénomène. L’enquête diligentée par le département des services financiers de l’état de New York s’était finalement conclue par un non lieu (PDF) en 2021.

Début 2024, Apple et Goldman Sachs ont en revanche écopé d’une amende de 89 millions de dollars prononcée par le Consumer Financial Protection Bureau (CFPB) pour n’avoir pas géré de façon correcte des transactions litigieuses signalées par les utilisateurs de la carte, et pour défaut d’information sur certains pans de l’offre de crédit.

☕️ Bose arrête le support des enceintes SoundTouch mais ouvre leur API à la communauté

8 janvier 2026 à 07:57

Voilà une idée qui mériterait sans doute de faire des émules : Bose, qui avait annoncé en octobre dernier la fin du support technique et des services connectés associés aux enceintes de la gamme SoundTouch, vient d’offrir une alternative aux consommateurs concernés.

Le fabricant a en effet mis à jour, mercredi 7 janvier, la note d’information dédiée, pour signaler la mise à disposition de la documentation relative à l’API SoundTouch. « Nous rendons nos spécifications techniques disponibles afin que les développeurs indépendants puissent créer leurs propres outils et fonctionnalités compatibles avec SoundTouch ».

Les conditions d’utilisation de l’API en question (documentation en PDF) ont elles aussi été mises à jour en date du 7 janvier, pour refléter cette nouvelle permissivité.

Bose a commercialisé l’enceinte sans fil SoundTouch 20 de 2014 à 2023. A l’époque, la marque avait passé un accord avec Deezer – crédit Bose

Bose annonce par ailleurs que la date de fin programmée des services cloud opérés par ses soins sur les produits SoundTouch, initialement fixée au 18 février 2026, était désormais reportée au 6 mai 2026.

Après le 6 mai, les enceintes concernées ne recevront donc plus aucune mise à jour (notamment de sécurité). Ces dernières resteront cependant fonctionnelles sur un réseau local, lorsqu’elles sont alimentées par une application ou un service de musique exécuté depuis un autre appareil. En revanche, le pilotage centralisé des services musicaux depuis l’application Bose ne sera plus possible… à moins donc que de nouveaux clients non officiels prennent le relais, en vertu de l’API rendue disponible.

« Les systèmes SoundTouch par Bose ont été lancés en 2013. Depuis, la technologie a évolué et nous ne sommes plus en mesure de continuer le développement et l’assistance de l’infrastructure du cloud qui supporte cette ancienne génération de produits. Nous nous engageons toujours vers la création de nouvelles expériences sonores pour nos clients en nous appuyant sur des technologies modernes », justifie le constructeur.

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xAI d’Elon Musk lève 20 milliards de dollars, en dépit des polémiques liées à Grok

7 janvier 2026 à 09:38
Billion dollar baby
xAI d’Elon Musk lève 20 milliards de dollars, en dépit des polémiques liées à Grok

xAI vient de réaliser un nouveau tour de table qui permet à l’entreprise spécialisée dans l’IA d’Elon Musk de disposer de 20 milliards de dollars supplémentaires pour financer ses développements. Une partie de cette manne devrait servir les pharaoniques projets d’infrastructure de l’entreprise, qui vient par exemple de signer l’acquisition de turbines à gaz destinées à leur fournir près de 2 GW d’énergie supplémentaires.

Grok a beau dérailler à pleins tubes, entre saillies négationnistes et deepfakes douteux, l’entreprise d’IA générative pilotée par Elon Musk semble n’avoir pas perdu la confiance des investisseurs. Elle vient en effet d’annoncer la conclusion de sa série E, soit son cinquième tour de financement après l’amorçage, sur une note positive : xAI affirme en effet avoir réuni 20 milliards de dollars, alors que son objectif initial se situait plutôt à 15 milliards de dollars.

Une valorisation supérieure à 200 milliards de dollars ?

La plupart des investisseurs historiques de xAI remettent au pot. Le tour de table associe ainsi plusieurs fonds états-uniens (Valor Equity Partners, Stepstone Group, Fidelity Management & Research Company), mais aussi des industriels du secteur (dont NVIDIA et Cisco) et des financeurs venus du Moyen-Orient, Qatar Investment Authority et le fonds émirati MGX, par ailleurs premier financeur du projet Campus IA en Île-de-France (voir notre reportage).

Ce nouvel apport d’argent frais intervient sept mois après la série D, réalisée en juin 2025 sur un montant d’environ 5 milliards de dollars. Précédemment, xAI avait levé 6 milliards de dollars en décembre 2024 et, déjà, 6 milliards en mai de la même année. Chaque opération de ce type est en principe l’occasion pour l’entreprise de renégocier à la hausse sa valeur, mais xAI ne précise pas la capitalisation retenue pour ce nouveau tour de table.

Le Financial Times affirmait pour sa part en novembre dernier que xAI raisonnait sur une valeur de l’ordre de 230 milliards de dollars au moment où l’entreprise cherchait à lever 15 milliards de dollars.

Notons qu’outre ces levées de fonds, réalisées en capital, xAI recourt également dans des proportions importantes à la dette bancaire : la série D bouclée en juin 2025 a par exemple été accompagnée d’un emprunt de 5 milliards de dollars, destiné notamment à la poursuite du financement de Colossus, le gigantesque datacenter de xAI installé à Memphis (Tennessee).

Accélérer le développement des infrastructures

Le renforcement continu des infrastructures de calcul fait partie des principaux objectifs annoncés par l’entreprise, qui se félicite d’avoir accru, à fin 2025, son « avantage décisif en matière de calcul grâce aux plus grands supercalculateurs d’IA au monde, Colossus I et II ». Elle revendique à cette date un parc installé de plus d’un million de GPU H100 (NVIDIA) ou équivalents.

« Ce financement accélérera le développement de notre infrastructure de pointe », affirme xAI dans son communiqué du 6 janvier. Le même jour, Elon Musk a confirmé, sur son réseau social, l’information selon laquelle l’entreprise venait de boucler l’acquisition de cinq gigantesques turbines dédiées à l’alimentation au gaz naturel de ses centres de données.

« xAI a acheté cinq turbines à gaz naturel de 380 MW supplémentaires à Doosan Enerbility de Corée du Sud. Les deux premières unités sont programmées pour une livraison fin 2026. Elles alimenteront un cluster additionnel équivalent à plus de 600 000 GB200 NVL72 », a affirmé le compte X SemiAnalysis, auquel Musk a sobrement répondu « True » (vrai), soulignant à quel point l’approvisionnement en énergie devient un enjeu crucial pour les grands noms de l’IA, dont les besoins dépassent souvent l’offre disponible en local.

Grok 5 en phase d’entraînement

Dans son communiqué, xAI salue les progrès continus effectués par ses modèles Grok. Après la version 4 sortie en juillet 2025 (non sans quelques heurts médiatiques), l’entreprise révèle que la prochaine génération en est au stade de l’entraînement, ce qui laisse supposer que le lancement de Grok 5 est imminent.

xAI affirme à ce niveau se concentrer « sur le lancement de nouveaux produits innovants destinés aux consommateurs et aux entreprises qui exploitent la puissance de Grok, Colossus et X pour transformer notre façon de vivre, de travailler et de jouer ».

Le réseau social X (racheté par xAI à Elon Musk en mars 2025) constitue en effet aujourd’hui la principale vitrine commerciale de Grok et donc de xAI. Les modèles maison y sont implémentés sous forme de chatbot, avec un onglet dédié, et une mise en œuvre immédiate des dernières fonctionnalités, à l’image de Grok Imagine, famille de modèles de génération d’images et de vidéos ultra-rapides qui « offrent des capacités de pointe en matière de compréhension, d’édition et de génération multimodales » selon l’entreprise.

Le handicap des polémiques

L’approche volontairement permissive de xAI en matière de modération participe grandement à la popularité de Grok sur X. La vague récente de demandes relatives à des photos de femmes dénudées ou à des détournements de photos illustrant des personnalités permet de confirmer la qualité des traitements opérés par Grok Imagine, mais les scandales récurrents, l’élargissement de l’enquête en France ou les critiques récentes de la ministre britannique Liz Kendall n’entravent-elles pas le succès commercial de xAI et donc le retour sur investissement attendu par les fonds qui financent l’entreprise ?

La question se pose d’autant plus que xAI ne communique aucun élément relatif à son chiffre d’affaires. L’entreprise dispose d’importants débouchés au travers des autres entreprises gérées par Elon Musk (au premier rang desquelles Tesla et SpaceX), mais elle aurait du mal à signer d’autres grands clients dans le monde professionnel, remarquait The Information le 15 décembre dernier. En dépit de quelques références prestigieuses telles que Morgan Stanley ou Palantir, les contrats se limiteraient souvent à des projets pilotes, là où OpenAI, Google, Microsoft ou Anthropic parviennent à boucler des déploiements à grande échelle.

Fin décembre, xAI a tout de même remporté un contrat à forte valeur symbolique auprès du Pentagone et des installations militaires états-uniennes.

En attendant, xAI revendique 600 millions d’utilisateurs actifs mensuels au travers des applications X et Grok. L’entreprise est encore loin des statistiques affichées par OpenAI, qui parle de son côté de 800 millions d’utilisateurs actifs par semaine, mais sa valorisation atteint déjà près de la moitié de celle de son principal concurrent (500 milliards de dollars estimés pour OpenAI avant une possible entrée en bourse).

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