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☕️ L’Arduino Uno Q est maintenant disponible avec 4 Go de mémoire et 32 Go eMMC, dès 53 €

21 janvier 2026 à 09:23

En octobre, Arduino annonçait deux grosses nouveautés. La première, son rachat par Qualcomm, un séisme dans le monde des microcontrôleurs, soulevant des inquiétudes malgré des promesses de laisser à Arduino « sa marque, ses outils et sa mission indépendants ».

La deuxième annonce était l’Arduino Uno Q et un SoC Qualcomm Dragonwing (d’où le Q dans le nom), avec une conception hybride. Ce produit peut se brancher à un ordinateur ou bien fonctionner de manière autonome grâce à un SoC et Linux.

Seule la version avec 2 Go de mémoire et 16 Go de stockage était disponible, celle avec respectivement 4 et 32 Go devait arriver plus tard. Elle était prévue pour novembre, mais vient seulement d’arriver, comme annoncé par Arduino. Pas de changement au niveau du cœur de la machine : SoC Qualcomm Dragonwing QRB2210 et microcontrôleur STM32U58.

Arduino annonçait à l’époque un tarif de 59 euros, alors que la carte est vendue 64,66 euros aujourd’hui, sur la boutique officielle d’Arduino. Elle est vendue 64 euros chez RS, 64 euros aussi chez Kubii, 61 euros chez Farnell, mais seulement 53 euros chez Amazon.

☕️ Après 14 ans à s’occuper des GPU Adreno de Qualcomm, Eric Demers passe chez Intel

21 janvier 2026 à 07:24

C’est via un message sur LinkedIn que le principal intéressé confirme son changement de crémerie. Le monde des GPU, il connait puisque cela fait plus de 25 ans qu’il baigne dedans.

Au début des années 2000, il est chez ATI, puis il passe chez AMD après le rachat. Il part ensuite pour un voyage de 14 ans chez Qualcomm pour finir vice-président senior de l’ingénierie, en charge du développement des GPU de Qualcomm, la gamme de produits Adreno.

Chez Intel, il occupe le poste de vice-président senior (des vice-présidents, il y en a à la pelle) en charge de l’architecture GPU. Il précise à CRN que, dans ses missions, il y a un « focus sur l’IA ». Intel a, pour rappel, annoncé récemment une nouvelle série de CPU pour le mobile : les Core Ultra Series 3, notamment avec la gamme « X » équipée d’un GPU Arc B390. Rendez-vous le 27 janvier pour les premiers tests indépendants.

Dans un message sur LinkedIn, il explique que cette décision vient d’une discussion avec sa femme sur l’avenir et de rencontres avec Lip-Bu Tan (le patron d’Intel) : « Il m’a impressionné. Charmant, intelligent et clairement stratégique dans ses opinions sur Intel ». Pas un mot par contre sur Qualcomm, son ancien employeur.

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Bouygues Télécom réinvente la roue avec Extra Bbox et lance une nouvelle Bbox 5G Wi-Fi 7

20 janvier 2026 à 16:47
Heu, ok… mais pourquoi faire ?
Bouygues Télécom réinvente la roue avec Extra Bbox et lance une nouvelle Bbox 5G Wi-Fi 7

Bouygues Telecom vient d’annoncer deux nouveaux produits utilisant son réseau mobile 5G : du « WiFi de secours 5G et la Bbox 5G WiFi 7 avec répéteur et TV ». La première joue sur la peur de la coupure, la seconde vise les oubliés de la fibre optique.

Avec son Extra Bbox, Bouygues Telecom cible les clients qui ont peur de subir une coupure sur leur connexion fixe à la maison.

Bouygues Telecom réinvente en quelque sorte les dongle et autres Hot Spot Wi-Fi avec de la 4G/5G permettant de partager une connexion mobile en Wi-Fi. C’est, pour rappel, aussi faisable avec son smartphone depuis de très nombreuses années, aussi bien sur Android qu’iOS.

Extra Bbox : 12,99 euros par mois, pour 100 Go de data

Pour mettre en avant son offre, Bouygues Telecom « joue » clairement sur la peur de la coupure, avec une statistique maison : « en 2025, 56% des Français déclarent avoir observé une coupure ou un ralentissement de leur connexion fibre ». Ce chiffre vient en effet d’une étude de… « Bouygues Telecom menée par Ipsos-BVA, 2025 ».

Les débits maximums théoriques sont de 1,1 Gb/s en téléchargement et de 58 Mb/s en upload. L’offre sera disponible dès le 26 janvier, pour 12,99 euros par mois avec 100 Go de data (bloqué au-delà). Il faut également ajouter 29 euros de frais de mise en service et autant de résiliation.

Bouygues Telecom propose aussi un forfait avec 120 Go de 5G pour 11,99 euros par mois, soit un euro de moins… Si vous avez déjà un Hot Spot 4G/5G qui traine à la maison ou un smartphone, cela vous coutera donc moins cher, avec plus de data.

Backup Freebox, prêt d’Airbox chez Orange, Internet Garanti SFR

Free propose, pour rappel, une option Backup Freebox qui « permet de conserver un accès à internet et aux services TV en cas de coupure ou perte de connexion à votre domicile ». Cette option est mise « à disposition sur demande et après diagnostic » pour 4,99 euros par mois, selon la fiche d’information standardisée. Il était pendant un temps question de la rendre disponible en standalone pour les Freebox Delta et Pop, mais il n’en est rien actuellement. Seuls les abonnés Freebox Ultra semblent pouvoir le commander, selon cette page de l’assistance. Pour les autres, il faut attendre la panne avant d’en faire la demande.

Sosh propose de son côté un service de continuité de connexion, avec « 200 Go internet mobile par mois, pendant 2 mois sur votre forfait forfait Sosh mobile ou Orange mobile ou offre Let’s Go ». Attention, seulement sur une ligne mobile Sosh ou Orange !

Orange aussi propose ce genre d’option à ses clients (200 Go en plus sur un maximum de cinq forfaits), mais vous pouvez aussi avoir un prêt d’Airbox, un routeur Wi-Fi 4G, avec 200 Go de data. Il est possible de le retirer en boutique pour l’avoir plus rapidement. Cette offre n’est pas disponible de manière préventive, il faut avoir une coupure pour en faire la demande.

Chez SFR, une option Internet Garanti est proposée à l’ensemble des clients, pour 5 euros par mois (incluse dans Box SFR Premium). Vous pouvez y souscrire avant d’avoir une panne. Cette offre permet d’avoir une box de poche 4G avec 30 Go par mois en temps normal. En cas de panne, et après avoir contacté SFR, vous bénéficiez « de data illimité via votre box de poche ».

Et une Bbox 5G à 44,99 euros par mois, avec Wi-Fi 7

La seconde offre du jour concerne une « Bbox 5G et son répéteur certifiés WiFi 7, avec une clé TV pour une expérience TV inédite ». L’opérateur annonce « des débits jusqu’à 1,1 Gb/s en descendant et 175 Mb/s en débit montant, un design vertical intégrant 4 antennes par bande de fréquence ».

Le répéteur Wi-Fi 7, bi-bandes lui aussi, est disponible sur commande. Là encore, il faudra attendre le 26 janvier pour en profiter, pour 44,99 euros par mois. De nouveau, des frais de mise en service de 29 euros et de résiliation de 29 euros également sont de la partie. L’accès se fait « sous réserve de couverture 5G (3,5 GHz) » et d’éligibilité de votre adresse de souscription. L’ensemble des opérateurs imposent des conditions pour souscrire à une telle offre.

Free propose lui aussi une Box 5G avec du Wi-Fi 7, mais sans la certification par la Wi-Fi Alliance (cela n’empêche évidemment pas le box de fonctionner en Wi-Fi 7 avec d’autres appareils), ce qui provoque quelques tensions avec Bouygues Telecom. Elle est proposée à 39,99 euros par mois (après un an à 29,99 euros par mois), avec « accès à la télévision avec l’application Free TV ». Les débits sont de 1,5 Gb/s en téléchargement et 130 Mb/s dans l’autre sens.

Comptez 42,99 euros chez Orange pour une box 5G+ Home avec elle aussi du Wi-Fi 7. Chez Orange, les débits sont plus élevés : « jusqu’à 1,5 Gb/s en téléchargement et 250 Mb/s en envoi ». L’application TV d’Orange permet d’accéder à « 200 chaînes incluses sur PC, mobile, tablette ».

Chez SFR, la Box 5G est à 39,99 euros par mois, sans engagement mais avec du Wi-Fi 6 « seulement ». Les débits sont de 1,1 Gb/s et 150 Mb/s respectivement, avec 200 chaines de télévision via l’application SFR.

Free, Orange et Bouygues Telecom proposent l’accès aux chaînes de télévision via une application, comme Bouygues Telecom avec BTV+. Mais l’opérateur propose aussi sa clé HDMI b.tv avec sa Bbox 5G WiFi 7… à condition de l’acheter pour 20 euros. Elle prend en charge « les derniers standards audio et vidéo (dont Dolby Atmos), l’assistant vocal Google et la fonction Cast ».

☕️ Licences VMware : au tour de la CNAM de faire plier Broadcom

20 janvier 2026 à 10:39

Après avoir racheté VMware pour 61 milliards de dollars en 2022, Broadcom s’est rapidement mis en tête de rentabiliser au maximum son emplette avec des modifications brutales des conditions de ventes, y compris sur d’anciens contrats.

Le ton est rapidement monté avec des attaques en justice de géants comme AT&T, Orange et Thales. Chez AT&T par exemple, il était question d’une hausse de… 1050 % sur la facture.

Comme le rapporte Silicon, un autre acteur est passé par la case justice pour faire valoir ses droits : la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Nos confrères expliquent que « la CNAM a obtenu de Broadcom la possibilité de convertir des jetons en licences perpétuelles. Une affaire passée par le juge des référés ».

Nos confrères ajoutent que « Broadcom a fini par accéder à la demande », la CNAM s’est ensuite désistée de sa requête le 23 décembre.

À CIO, l’avocat François-Pierre Lani explique que « le précédent Thales a tout de même fragilisé la position de Broadcom ». Durant l‘été 2024, un jugement avait en effet contraint VMware à laisser en place des contrats de licence. « Autrement dit, pour la justice, l’éditeur ne peut pas tirer un trait sur les droits acquis pendant l’exécution des contrats existants », ajoutaient nos confrères. L’avocat précise qu’il « faut mettre à chaque fois Broadcom au pied du mur » pour obtenir gain de cause.

☕️ GenAI : Daniel Stenberg (cURL) en a ras le bol des rapports de vulnérabilité bidons

20 janvier 2026 à 08:33

Dans un message sur une liste de diffusion, Daniel Stenberg (ancien de Mozilla et créateur de cURL), a fait part de son agacement contre les signalements de failles générés par IA qui prennent de plus en plus de temps pour pas grand-chose :

« Nous avons commencé la semaine en recevant sept signalements sur HackerOne en seize heures. Certains n’étaient que des bugs et s’en occuper a pris un certain temps. Finalement, nous avons conclu qu’aucun d’eux n’avait identifié de vulnérabilité et nous comptons déjà vingt soumissions effectuées en 2026 ».

cURL est donc en train de sortir de tout programme du genre Hackerone pour essayer de limiter les « rapports de piètre qualité et mal documentés. Générés par IA ou non. Le flot actuel de soumissions met à rude épreuve la sécurité de cURL », ajoute-t-il.

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Daniel Stenberg garde espoir de continuer « à recevoir des signalements de failles de sécurité réelles, même sans compensation financière. L’avenir nous le dira ». Dans tous les cas, la suppression de « toute mention d’une prime et de HackerOne » devrait être une réalité dans cURL d’ici la fin du mois de janvier.

Dans son message, il revient aussi sur sa réaction sur les réseaux sociaux où il a « publiquement ridiculisé » (ce sont ses propres mots) une des personnes ayant soumis un rapport « absurde généré par IA ». Le pirate en herbe affirme que ce message aurait « ruiné sa carrière », tandis que Daniel Stenberg rappelle que tout ce qu’il a sur cette personne est « un pseudonyme de hacker utilisé une fois dans un rapport ».

« Il faut trouver un juste milieu, bien sûr, mais je reste convaincu que dénoncer, discuter et ridiculiser ceux qui nous font perdre notre temps est l’un des meilleurs moyens de faire passer le message : il ne faut JAMAIS signaler un bug ou une vulnérabilité sans le comprendre parfaitement ni le reproduire. Si vous le faites malgré tout, je pense avoir le droit de me moquer de la personne concernée et d’être en colère contre elle. Bien sûr, il faut aussi savoir se modérer », indique-t-il pour finir sur ce sujet.

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Semiconducteurs : les États-Unis et Taïwan main dans la main, la Chine agacée

19 janvier 2026 à 16:30
L’ennemi de mon ennemi est…
Semiconducteurs : les États-Unis et Taïwan main dans la main, la Chine agacée

Dans la guerre des semiconducteurs, les États-Unis et Taïwan annoncent la signature d’un vaste accord portant sur des investissements de plusieurs centaines de milliards de dollars pour produire des puces aux États-Unis. La Chine rappelle qu’elle est « toujours opposée fermement » à ce genre d’accord. Ambiance…

Le 15 janvier 2026, le département du Commerce des États-Unis a publié une fiche d’information sur un accord avec Taïwan visant à « restaurer le leadership américain dans la fabrication de semi-conducteurs grâce à un accord sur le commerce et l’investissement ».

L’enjeu est important, comme le rappelle l’AFP : « L’île fabrique plus de la moitié des puces à l’échelle mondiale, et presque la totalité des plus perfectionnées » Certains parlent d’un « bouclier de silicium » pour Taïwan face à la Chine, qui considère que Taïwan fait partie de son territoire et menace régulièrement depuis de très nombreuses années d’un blocus ou carrément d’une invasion. À l’opposé par contre, ce bouclier « inciterait les États-Unis à la défendre ».

500 milliards de dollars pour faire des États-Unis « le centre mondial »

C’est pour rappel à Taïwan que se trouve le géant TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company). C’est le principal fondeur de semiconducteurs dans le monde. Parmi ses clients, on retrouve AMD, Intel, NVIDIA, Qualcomm… excusez du peu ! Cela fait des années que les États-Unis font les yeux doux à TSMC, cet accord est une forme de concrétisation.

L’accord prévoit que « les entreprises taïwanaises de semiconducteurs et de technologie réaliseront de nouveaux investissements directs totalisant au moins 250 milliards de dollars » aux États-Unis, afin de développer la production locale de puces. Il est aussi question de « garanties de crédit d’au moins 250 milliards de dollars supplémentaires ».

Enfin, les deux nouveaux meilleurs amis « établiront des parcs industriels de classe mondiale afin de renforcer les infrastructures industrielles américaines et positionner les États-Unis comme le centre mondial » de ce secteur.

Des transferts d’argent sont aussi prévus dans l’autre sens, avec « des investissements américains dans les industries taïwanaises des semi-conducteurs, de l’IA, des technologies de défense, des télécommunications et de la biotechnologie ».

À CNBC, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, chiffre ses ambitions : « Notre objectif est d’amener 40 % de la chaîne d’approvisionnement taïwanaise en semi-conducteurs ici, aux Etats-Unis ». Pour rappel, la nouvelle plateforme Core Intel Series 3 est la première « du processus Intel 18A conçue et fabriquée aux États-Unis ».

Le gouvernement de Donald Trump est monté cet été au capital d’Intel et le président américain a annoncé une entrée au capital d’Apple, sans que l’on sache si c’est une erreur ou une annonce qui n’a pas encore été officialisée. Avec Donald Trump, les deux sont possibles…

Droits de douane réciproques de 15 % maximum

Le Département américain ajoute que cet accord prévoit que les « tarifs réciproques appliqués aux États-Unis aux produits taïwanais ne dépasseront pas 15 % », contre 20 % jusqu’à présent. Ces frais sont une arme dont Donald Trump n’hésite pas à se servir à tout bout de champ lors de négociations ou tentatives de passages en force.

Le site Taiwan Info, publié par le ministère des Affaires étrangères de Taïwan, rappelle que ce « taux dit “réciproque” de 15 % est identique à celui appliqué aux produits provenant des principaux partenaires commerciaux des États-Unis, tels que le Japon, la Corée du Sud et l’Union européenne ». De plus, les entreprises taïwanaises qui participeront à cet accord pourront importer davantage de produits dans des conditions avantageuses.

Taiwan Info remarque que « les États-Unis ont également accepté de fournir les ressources nécessaires, telles que des infrastructures, des terrains, des crédits d’impôt, les services publics et une aide aux demandes de visa ». Cette déclaration s’appuie sur des annonces du Yuan exécutif, la branche exécutive du gouvernement de Taïwan, rappelle Wikipédia. La version finale de cet accord doit prochainement être transmise au Parlement (Yuan législatif) pour examen.

La vice-première ministre taïwanaise Cheng Li-chiun (3e à droite) et le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick (3e à gauche)

La Chine fait part de son agacement

Cet accord, qui doit donc encore être validé, est présenté par le premier ministre taïwanais Cho Jung-tai comme un « coup de maître » et « durement gagné », comme le rapporte Les Échos. Du côté de l’opposition pro-chinoise à Taïwan, ce n’est évidemment pas la même chanson. Cheng Li-wun, présidente du parti Kuomintang, affirme que cet accord pourrait « vider » l’économie de l’île, ajoutent nos confrères.

En Chine, qui revendique Taïwan comme une partie de son territoire, cet accord ne passe pas : « La Chine s’est toujours opposée fermement à la négociation et à la signature de tout accord à connotation souveraine et à caractère officiel entre la région chinoise de Taïwan et les pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine. Les États-Unis doivent respecter scrupuleusement le principe d’une seule Chine et les trois communiqués conjoints sino-américains », explique le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Guo Jiakun.

Depuis cette annonce, le cours de la bourse de TSMC s’est envolé de près de 5 %. Ce n’est pas forcément le seul facteur. Dans le même temps, l’entreprise a en effet publié ses résultats pour le quatrième trimestre 2025, avec une hausse annuelle sur tous ses principaux indicateurs :+ 20 % sur le chiffre d’affaires et + 35 % sur les bénéfices nets. En trois mois, c’est respectivement 5,7 et 11,8 % de mieux.

Raspberry Pi AI HAT+ 2 : 40 TOPS* et 8 Go de mémoire pour le Raspberry Pi 5

19 janvier 2026 à 15:20
pas TOPS
Raspberry Pi AI HAT+ 2 : 40 TOPS* et 8 Go de mémoire pour le Raspberry Pi 5

Cela fait maintenant plus d’un an et demi que la fondation Raspberry Pi a lancé son premier module d’intelligence artificielle pour le micro-ordinateur éponyme. Il s’agit dans les faits d’un NPU externe, à brancher au Raspberry Pi 5. Quelques mois plus tard, des modules AI HAT+ débarquaient.

Après les Hailo-8(L), la Hailo-10H

La semaine dernière, le Raspberry Pi HAT+ 2 était annoncé. La puissance de calcul est plus importante avec 40 TOPS sur des entiers de 4 bits (INT4)… mais attention aux effets d’annonce. Selon la fondation, c’est « son premier produit d’IA » pensé pour l’intelligence artificielle générative.

Pas de changement de crémerie pour le Pi HAT+ 2 : c’est encore une puce Hailo qui est aux commandes, la version 10H cette fois-ci (au lieu des Hailo-8 et Hailo-8L précédemment). Elle est disponible au format M.2 ou avec une puce à souder, la fondation a choisi la seconde option.

Le tout premier AI Kit était pour rappel composé d’un M.2 HAT+ avec une carte M.2, mais ce format a été laissé de côté avec les versions AI HAT pour un module unique avec la puce soudée.

2,5 watts et 40 TOPS… en INT4, 20 TOPS en INT8

La fiche technique indique une puissance de 2,5 watts, exactement comme la Hailo-8 (1,5 watts pour la version Light à 13 TOPS). La puissance annoncée par Hailo est évidemment la même : 40 TOPS en INT4 et 20 TOPS en INT8. C’est mieux que les Hailo-8 ? Non, pas sur la puissance de calcul en tout cas.

En effet, les 13 et 26 TOPS des Hailo-8 et 8L sont en INT8, là où le Hailo-10H n’est « qu’à 20 TOPS », il se place donc entre les deux. Il prend par contre en charge une précision moins importante en INT4 avec 40 TOPS, ce qui n’est a priori pas le cas des deux autres.

Nouveauté : 8 Go de mémoire intégré

Mais le principal atout du Hailo-10H se cache ailleurs : il dispose de 8 Go de mémoire intégrées, alors que les précédents AI HAT+ utilisaient exclusivement la mémoire du Raspberry Pi. Selon la fondation, cela permet « d’exécuter des LLM jusqu’à environ 6 milliards de paramètres ». Les VLM (Vision-Language Model) sont aussi supportés.

Au lancement, les modèles suivants sont supportés : DeepSeek-R1-Distill, Llama3.2, Qwen2.5-Coder, Qwen2.5-Instruct et Qwen2, avec 1 à 1,5 milliard de paramètres. D’autres suivront, promet le billet de blog.

Niveau performances, ce n’est pas une révolution comme le reconnait Raspberry Pi : « Les performances de vision par ordinateur de l’AI HAT+ 2 sont globalement équivalentes à celles de son prédécesseur de 26 TOPS, grâce à sa mémoire RAM embarquée ». La fondation ajoute ainsi que « la transition vers AI HAT+ 2 se fait de manière transparente et sans heurt ». Une autre manière de le dire serait presque… « sans intérêt » ?

En France, le kit Pi HAT+ 2 est vendu 138,55 euros chez Reichelt et 145,20 euros chez Kubii. Le tarif officiel est de 130 dollars.

« Ce n’est pas aussi impressionnant que ça en a l’air »

Pour de plus amples détails sur les performances de ce nouveau module, vous pouvez consulter le long test de Jeff Geerling. Il a également publié une vidéo.

Conclusion rapide : « En pratique, ce n’est pas aussi impressionnant que ça en a l’air ». En effet, ces tests mettent en face un module Pi AI HAT+ 2 face au SoC du Raspberry Pi avec 8 Go de mémoire pour une configuration « équivalente ». Le SoC dépasse le NPU, mais au prix d’une consommation bien plus importante.

Pour le youtubeur, le principal intérêt du AI HAT+ 2 « est la capacité de fonctionner en mode “mixte”, où il peut traiter de la vision artificielle (images d’une caméra ou d’un flux vidéo), tout en faisant de l’inférence (LLM ou synthèse vocale) ». Problème : des bugs ont été rencontrés, à voir s’ils seront rapidement corrigés.

Terminons par la conclusion version longue : « 8 Go de RAM sont utiles, mais ce n’est pas suffisant pour donner un avantage à ce HAT par rapport au fait de payer simplement pour le plus gros Pi de 16 Go avec plus de RAM, qui sera plus flexible et fera tourner les modèles plus rapidement ». Seule exception : si la consommation électrique est un véritable enjeu pour vous.

☕️ ASUS jette l’éponge sur les smartphones et fait un all-in sur l’IA

19 janvier 2026 à 14:22

L’annonce a été faite par Jonney Shih, le président d’ASUS comme le rapporte VideoCardz : « ASUS n’ajoutera pas de nouveaux modèles de téléphones mobiles à l’avenir ».

L’entreprise propose pour rappel des Zenfone et des ROG Phone pour les amateurs de jeux sur smartphone. Le premier modèle remonte à 2018. ASUS s’engage par contre à maintenir la prise en charge des smartphones, mais sans indiquer pendant combien de temps.

À la place, la société annonce plonger les deux pieds devant dans l’IA « physique », c’est-à-dire les serveurs pour l’intelligence artificielle, les ordinateurs (portables ou fixes) avec IA intégrée, les robots, les lunettes connectées, etc.

Une annonce dans la lignée de son mot d’ordre au CES de Las Vegas :

Fournisseur alternatif d’électricité : black-out pour JPME, une « décision exceptionnelle »

19 janvier 2026 à 08:15
Je Paye Maintenant chez EDF
Fournisseur alternatif d’électricité : black-out pour JPME, une « décision exceptionnelle »

Le 22 janvier, le fournisseur alternatif Je produis mon électricité (JPME) n’aura plus d’autorisation « d’achat d’électricité pour revente aux clients finals » ; une « décision exceptionnelle » selon le gouvernement. L’entreprise est accusée de pratiques commerciales trompeuses et d’avoir des capacités économiques insuffisantes. Elle conteste vigoureusement et annonce déposer un référé.

En fin de semaine dernière, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, a annoncé « retirer l’autorisation du fournisseur d’électricité Actelios Solutions ». Il propose des offres sous la marque JPME pour Je produis mon électricité. Un arrêté a été publié au Journal Officiel du 13 janvier 2026. Le gouvernement parle d’une « décision exceptionnelle, ferme, qui protège les consommateurs ». Elle prendra effet à compter du 22 janvier 2026.

Situation délicate depuis plus d’un an, des centaines de plaintes en 2025

JPME propose encore aujourd’hui une offre e-fourniture avec des tarifs heures pleines et creuses à respectivement 21,5 et 18,5 centimes par kWh, mais aussi une « e-batterie […], une solution de stockage virtuel qui met de côté vos kWh produits ». Pour profiter de cette offre, « il faut avoir des panneaux solaires, disposer d’un compteur Linky et être en fourniture d’énergie chez JPME », peut-on lire sur le site.

Si vous faites installer des panneaux solaires par un professionnel certifié RGE vous pouvez prétendre à l’offre l’Obligation d’Achat (OA) d’EDF, mais pour des kits d’autoconsommation ou une installation autre, ce n’est pas le cas. Certains fournisseurs comme JPME proposent des offres à ces clients.

En juin dernier, UFC-Que Choisir tirait déjà la sonnette d’alarme contre JPME : « De nombreux consommateurs reprochent à l’opérateur JPME d’avoir rarement honoré sa part du contrat. Résultat : des litiges à la pelle, des procédures judiciaires et même un carton rouge du médiateur de l’énergie ».

Le médiateur de l’énergie rappelle qu’il a alerté les pouvoirs publics dès septembre 2024 et saisi le procureur de la République de Montpellier en août 2025 sur les « mauvaises pratiques de JPME ». Le bilan était lourd : « alors qu’aucune saisine le concernant n’avait été enregistrée en 2023 à ce sujet, le médiateur a enregistré 188 saisines contre JPME en 2024 et 383 depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 ».

Nos confrères expliquaient que JPME proposait « une offre très alléchante sur le papier », malgré des droits d’entrée relativement élevés : « Cela m’a coûté 690 euros mais ce tarif englobait toutes les démarches pour faire passer le consuel et obtenir l’autorisation d’injecter son électricité dans le réseau », expliquait un client.

Joël Mercy, président du Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque (GPPEP), affirmait à nos confrères que JPME faisait état d’un « amateurisme pur ». L’entreprise n’aurait par exemple pas anticipé l’afflux de production d’énergie solaire entrainant une baisse des prix et se serait retrouvée « à acheter très cher le surplus de production de ses clients qui ne valait plus rien sur les marchés ». De plus, « ils n’avaient même pas de logiciel de facturation, les factures étaient faites sur fichier Excel ». Cela fait maintenant des mois que JPME ne prend plus de nouveaux clients pour le rachat d’électricité, ne proposant que son e-batterie.

Dans son communiqué, le gouvernement explique avoir été alerté « par le Médiateur national de l’énergie et par plusieurs clients des agissements et de la situation du fournisseur ». Pêle-mêle, on retrouve des griefs concernant des pratiques commerciales trompeuses, des affichages de tarifs mensongers, des retards de paiement pour les clients producteurs. Le ministre est arrivé à la conclusion que « les capacités économiques et financières de JPME sont insuffisantes au regard des exigences prévues par la Loi », avec comme conséquence le retrait de son autorisation.

Les clients transférés chez EDF pour la fourniture d’électricité

Les clients de JPME pour la fourniture d’électricité seront automatiquement transférés chez EDF, sans aucune coupure, affirme le ministère. Ils peuvent évidemment changer pour le fournisseur de leur choix, toutes les offres des fournisseurs (EDF comme alternatifs) sont pour rappel sans engagement.

Afin d’éviter des difficultés, « le médiateur national de l’énergie conseille d’attendre la bascule effective du contrat avant de souscrire un nouveau contrat de fourniture d’électricité ». Next vous propose pour rappel un outil dédié permettant de comparer votre facture à celles d’autres fournisseurs, en fonction de votre consommation réelle.

Pour les clients justement, le médiateur ajoute que « le rachat de l’injection, y compris pour les clients en batterie virtuelle, continue à être assuré par JPME, tant que les contrats ne sont pas résiliés », que ce soit à l’initiative de JPME ou celle du client.

Le médiateur en profite pour renvoyer vers Enedis, sur le site regroupant les acheteurs d’électricité.

JPME « conteste une décision disproportionnée et dépose un référé »

De son côté, JPME « conteste une décision disproportionnée et dépose un référé ». L’entreprise affirme que, « depuis le 31 décembre 2025, Actélios Solutions a apuré l’intégralité des dettes connues ». Le lendemain, le 16 janvier, nouveau communiqué pour de nouveau contester cette décision « prise sans aucune concertation avec l’entreprise, engendre une crise économique et sociale évitable ». JPME ajoute que l’entreprise « a été recapitalisée à hauteur de 1 million d’euros au 31 décembre 2025 ».

JPME déclare au passage que « 4 760 producteurs d’électricité décentralisée [seront] laissés sans solution : la direction de JPME demande à être reçue en urgence par Bercy ». Elle ajoute que cela « revient à une mise à mort pure et simple d’une entreprise aujourd’hui rentable, employant près de 50 personnes, directement ou indirectement ».

JPME réaffirme dans son deuxième communiqué avoir « soldé 100 % de ses dettes connues au 31 décembre 2025, y compris celles dues aux producteurs particuliers ». Sophie Bressol, dirigeante de JPME, ne cache pas sa colère : « Nous parlons d’une décision annoncée le 15 janvier, applicable le 22. Sept jours pour des milliers de producteurs et des dizaines de salariés. Cette brutalité est incompréhensible. Plus grave encore : nous l’avons apprise par voie de presse, sans échange préalable, alors même que l’entreprise s’était mise en conformité avec les exigences de l’État ».

À l’UFC-Que Choisir, Sophie Bressol (directrice générale depuis décembre 2024) reconnaissait mi-2025 des « erreurs et manquements de l’ancienne direction de l’entreprise révoquée en mai 2023 » et affirmait alors s’employer « à réparer les dégâts », selon nos confrères. JPME était aussi en train de pivoter vers la fourniture d’électricité pour les professionnels, « activité pour laquelle nous sommes rentables » affirmait la directrice générale.

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Relais Colis piraté : accès frauduleux, liste de 10 000 mails envoyée par mail aux clients

16 janvier 2026 à 16:22
Quand le WTF rencontre le JPP
Relais Colis piraté : accès frauduleux, liste de 10 000 mails envoyée par mail aux clients

Que se passe-t-il chez Relais Colis ? La question mérite vraiment d’être posée, vu l’email reçu par certains clients. Il contient pas moins de… 10 000 adresses email d’autres personnes. Pendant ce temps, un pirate mettrait en vente un fichier avec 10 millions de données de Relais Colis.

Emailception : un email de Relais Colis, avec 10 000 adresses emails

VivaSentenza, lecteur de Next a reçu hier un email pour le moins étrange et inquiétant. Il fait en effet partie des destinataires à avoir reçu, dans le corps d’un email, une liste de 10 000 emails d’autres personnes (le contenu représente 10 000 @ et 240 315 caractères).

Le lecteur a ensuite reçu un second courrier quelques heures plus tard l’informant d’un « incident de sécurité informatique ». Il nous a fait suivre les deux emails au complet (exportation au format .eml) pour que nous les analysions.

Contacté, le service presse de Relais Colis nous confirme « avoir été alerté d’un accès frauduleux cette semaine à certaines données clients ».

Voici ce que nous apprennent les informations dans les métadonnées. L’email a été créé le 15 janvier à 12h02 (en UTC) et son sujet est « Information relative à la sécurité de vos données personnelles ». Il passe entre les mains du service de messagerie SimpleLogin (qui appartient à Proton) puis enfin dans la boite email du destinataire (Proton Mail).

Sur les réseaux sociaux, d’autres personnes ont visiblement reçu le même email (SaxX par exemple). Le destinataire n’est pas le même (l’heure diffère aussi un peu), mais la liste des emails dans le contenu du message semble être identique à chaque fois.

DKIM, DMARC et SPF : tout est ok !

Toutes les signatures DKIM, DMARC et SPF sont au vert. Les champs signés sont notamment From, Subject, To et Date.

Arc-Authentication-Results: i=1; mail.protonmail.ch;
dmarc=pass (p=quarantine dis=none) header.from=relaiscolis.com;
spf=pass smtp.mailfrom=eu-central-1.amazonses.com;
dkim=pass (1024-bit key) header.d=amazonses.com header.i=@amazonses.com […];
dkim=pass (1024-bit key) header.d=relaiscolis.com header.i=@relaiscolis.com […];

Nous vérifions au passage les serveurs autorisés à envoyer des emails au nom du domaine relaiscolis.com (via le DNS). Allons directement à la partie importante : « include:amazonses.com ». Amazonses.com est bien autorisé à envoyer des emails pour le compte de Relaiscolis.com. Dans l’email reçu par le lecteur, DKIM confirme que relaiscolis.com a bien signé l’email.

Il est donc légitime, mais nous ne savons pas comment cela a pu se produire. Piratage du compte de gestion des envois d’emails de Relais Colis ? Fausse manip’ du stagiaire ? Bug technique ? Impossible à dire pour le moment.

Relais Colis informe d’un « incident de sécurité »

Quelques heures plus tard, à 20h18, le lecteur reçoit donc un autre email de Relais Colis, intitulé « Information – Incident de sécurité affectant certaines données de contact ». L’email qui reçoit le message est utilisé uniquement pour Le Bon Coin nous précise le lecteur, alors que la communication vient de Relais Colis, mais les deux sont partenaires pour l’expédition des colis.

« Nous souhaitions vous informer qu’un incident de sécurité informatique a récemment été porté à notre connaissance et a affecté l’un de nos prestataires techniques intervenant dans le cadre de nos activités. Bien que cet incident soit désormais contenu et résolu, il a pu entraîner une atteinte limitée à la confidentialité de certaines données à caractère personnel vous concernant ».

Dans le lot, nom, prénom, adresse e-mail et numéro de téléphone. « Aucune donnée bancaire, aucun mot de passe, ni aucune information de paiement ou donnée sensible ne sont concernés par cet incident », ajoute Relais Colis. La CNIL a été notifiée, comme la loi l’y oblige.

Pas un mot par contre sur le précédent email.

Relais Colis nous confirme « un accès frauduleux cette semaine »

Nous avons contacté le transporteur en leur expliquant la situation et notamment les 10 000 emails dans le message et la signature de l’email par relaiscolis.com. Son agence de presse nous répond que, « à l’issue des premières vérifications, Relais Colis confirme avoir été alerté d’un accès frauduleux cette semaine à certaines données clients ».

La suite de la réponse est du même acabit que le second email envoyé aux clients : « Les données concernées sont des données téléphoniques et postales. Aucune donnée bancaire, aucun mot de passe ni aucune information sensible liée à la sécurité n’ont été compromis ».

« Dès l’identification de l’incident, Relais Colis a engagé les actions nécessaires et a entamé les démarches réglementaires en cours, notamment auprès de la CNIL, conformément aux obligations en vigueur. Cet incident est bien entendu regrettable et fait l’objet d’un suivi attentif visant à renforcer les dispositifs de sécurité », ajoute le service presse.

Nous avons redemandé comment un email avec 10 000 adresses emails a été envoyé à des clients, sans réponse pour l’instant.

Une base de données « relaiscolis » en vente sur Breachforum

Cette semaine, un nouveau message sur Breachforum annonçait « la vente de la base de données “relaiscolis” » avec les nom, prénom, nom de l’entreprise, adresse, téléphone et email. Le fichier contiendrait près de 10 millions de données.

Une vingtaine de comptes sont donnés en exemples avec la publication. Nous avons comparé les e-mails aux 10 000 dans l’email envoyé au lecteur : aucun ne correspond, mais cela ne permet pas d’en conclure grand-chose pour le moment.

Reçu — 15 janvier 2026 Next - Articles gratuits

☕️ Zorin OS 18 : 2 millions de téléchargements, les trois quarts « d’utilisateurs sous Windows »

15 janvier 2026 à 09:02

Zorin OS dans sa dernière version, la 18, ne cache pas sa volonté d’être une alternative à Windows. Nous l’avions prise en main lors de la mise en ligne de la bêta. Plus axée vers les joueurs, nous avons également testé une autre distribution Linux, GLF OS.

La distribution reprend d’ailleurs une présentation proche et, selon l’équipe, « les améliorations apportées à Zorin OS 18 rendent la transition depuis Windows plus facile que jamais, offrant une expérience familière et intuitive aux utilisateurs de Windows tout en libérant tout le potentiel de votre ordinateur existant ».

La date de fin du support de Windows 10 était pour rappel le 14 octobre 2025, sauf pour l’Europe qui a droit à une année supplémentaire. Le 14 octobre était aussi le jour de sortie de Zorin OS 18. Et le message semble être passé puisque, sur X, l’équipe en charge du projet annonçait ce 11 janvier pas moins de 2 millions de téléchargements.

Zorin ajoute que « plus des trois quarts de ces téléchargements provenaient d’utilisateurs sous Windows, contribuant ainsi à accroître la base d’utilisateurs Linux ».

☕️ M6+ débarque dans Prime Video, avec les chaines M6, W9, 6ter, Gulli…

15 janvier 2026 à 07:18

L’annonce est tombée hier soir : « L’intégralité des programmes de M6+ sont disponibles dès aujourd’hui sur Prime Video en France ». Amazon promet « 30 000 heures de contenus » avec ce nouveau partenariat.

Prime Video est l’offre de streaming d’Amazon pour ses clients (payants) Prime, concurrent de Netflix, disponible en France depuis près de 10 ans. La plateforme propose depuis longtemps des chaines « TV en direct » en plus des contenus d’autres plateformes et de la SVOD.

Chez Amazon, ce partenariat est présenté comme « une étape importante dans notre objectif de devenir la première destination de divertissement ». De son côté, le Groupe M6 veut « bâtir un écosystème streaming adapté aux nouveaux usages dans un contexte de consommation fragmenté », mais y voit aussi un autre avantage : « Ce partenariat consolide également la couverture de notre offre publicitaire, commercialisée par M6 Unlimited ».

En juillet dernier, un accord du même genre était annoncé avec France TV. Il était question de « l’intégralité de l’offre france.tv […] avec les directs des chaînes (France 2, France 3, France 4, France 5 et France Info), les programmes en preview et en replay ainsi que les contenus exclusifs ».

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☕️ Albert : l’IA souveraine de la Dinum ne sera pas généralisée « dans sa forme actuelle »

14 janvier 2026 à 13:52

Le projet « Albert » de la DINUM (direction interministérielle du numérique) avait été sélectionné par la CNIL en 2023 comme un des projets d’IA « visant à améliorer les services publics ». Il s’adresse aux agents de la fonction publique et devait les assister. L’IA avait été présenté en avril 2024 par le Premier ministre (de l’époque) Gabriel Attal à la maison France Services de Sceaux (Hauts-de-Seine).

Comme le rapporte l’AFP, Albert était déjà testé dans 48 maisons France Services, mais il ne sera pas généralisé « dans sa forme actuelle », indique la Direction interministérielle du numérique (Dinum). Cette dernière affirme que ce n’est pas la fin d’Albert : « La majorité des projets expérimentaux regroupés sous la marque Albert sont désormais pérennisés et pleinement opérationnels ».

Albert est aussi une API sur laquelle viennent se brancher des modèles d’IA, notamment ceux de Mistral. Des changements sont d’ailleurs en cours sur l’API. Il y a notamment de « nouveaux alias openweight-* », une mise à jour de plusieurs modèles et la suppression de « la fonctionnalité de recherche web ».

« Nous abandonnons les alias albert-, qui manquent de clarté, au profit d’alias du type openweight-  », explique la Dinum. Elle précise que, « jusqu’au 15 février 2026, les anciens modèles/alias cohabitent avec les nouveaux ».

☕️ Wine 11 disponible : WoW64 et NTSync au menu

14 janvier 2026 à 07:38

Un an après la version 10, Wine – qui n’est pas un émulateur au sens strict, son nom est d’ailleurs l’acronyme récursif de « Wine is not an emulator » – vient de passer en version 11.

Ce logiciel permet pour rappel de lancer des applications conçues pour Windows sur d’autres systèmes, comme Linux et macOS. De la documentation est disponible ici pour découvrir l’application si besoin.

Les notes de version annoncent pas moins de 6 300 changements (contre 6 000 pour Wine 10). Il y a notamment la finalisation de WoW64 permettant d’exécuter des applications 32 bits et même 16 bits dans un environnement 64 bits et l’ajout du module NTSync pour le noyau Linux (pour améliorer les performances des émulateurs Windows NT). Ce sont les « principaux points forts », affirme l’équipe en charge du projet.

Il y a également diverses améliorations sur la partie graphique, la prise en charge de l’API Vulkan 1.4.335, le support de X11 Window Manager, la prise en charge de nouvelles manettes, etc.

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L’Iran se coupe d’Internet et brouille les communications Starlink

12 janvier 2026 à 14:05
Reste le morse en éclipse solaire, mais c’est lent…
L’Iran se coupe d’Internet et brouille les communications Starlink

L’Iran s’est encore fermé du monde extérieur en coupant Internet, aussi bien sur les réseaux fixes et mobiles (comme cela a déjà été fait), mais aussi en brouillant les communications Starlink à grande échelle.

Nous en parlions jeudi : l’Iran s’est brutalement coupé d’Internet. Ce n’est pas la première fois que les autorités mettent en place ce genre de black-out, la précédente n’a que quelques mois, en juin 2025. Comme à l’époque, Elon Musk en profite pour mettre en avant Starlink et propose des connexions aux utilisateurs en Iran, mais le système de connexion par satellite subit des brouillages.

4 jours que l’Iran est coupé d’Internet

Sur X, l’ONG Netblocks faisait les comptes ce matin : « Alors que l’Iran se réveille pour commencer une nouvelle journée, les mesures indiquent que la coupure nationale d’internet a dépassé les 84 heures ». Même constat chez Cloudflare dont le Radar ne détecte aucune reprise.

Elle ajoute que « des années de recherche sur la censure numérique mettent en évidence ces solutions de contournement ». Elle en liste quatre : les radios ondes courtes/amateurs, les antennes-relais placées aux frontières, les communications direct to cell avec les satellites et enfin les terminaux Starlink.

Cette fois, la censure semble encore plus forte : « L’Iran semble avoir renforcé sa capacité à maîtriser ces techniques de restriction de l’accès à internet », explique Valère Ndior (spécialiste du numérique) à RFI. Selon nos confrères, « même le Réseau national d’information (NIN) est hors service […] Le régime accepte donc de paralyser ses propres infrastructures, pour couper tous les canaux de communication ».

L’Internet par satellite d’Elon Musk est aussi coupé, plus ou moins suivant les zones. Il est pour rappel interdit depuis longtemps d’utiliser ou ne serait-ce que de posséder un système Starlink en Iran. La sanction du régime peut être « une exécution et prétendre que [la personne] travaille pour Israël ou les États-Unis », rappelait à Associated Press Azam Jangravi, expert en cybersécurité à Toronto qui s’oppose au gouvernement iranien.

Starlink a joué un « rôle clé » par le passé pour diffuser des images et des informations au-delà des frontières iraniennes (dans un sens, comme dans l’autre), expliquait également à Associated Press le militant pour la liberté d’Internet Mehdi Yahyanejad. Cette fois encore c’est le cas : « Elon Musk, l’improbable allié des journalistes pour collecter les images des violences en Iran », titre RTL qui se fait l’écho de témoignages locaux.

Starlink : l’Iran « va au-delà du brouillage GPS »

Déjà en juin dernier, l’Iran perturbait les signaux GPS, certainement dans le but de limiter l’efficacité des drones qui ont besoin du GPS pour se positionner. Mais c’est aussi le cas des récepteurs Starlink qui ont besoin d’un signal GPS pour se connecter à un des satellites de la constellation en orbite basse.

De nouveau, selon Associated Press qui se base sur des déclarations d’Amir Rashidi (expert sur l’Iran pour l’ONG Miaan de défense des droits humains et des droits numériques), les connexions via Starlink feraient face à une perte de 30 % des paquets. « Dans certaines régions d’Iran, Rashidi a indiqué qu’on avait constaté une perte de paquets de 80 % », ajoutent nos confrères. Selon IranWire (toujours sur des déclarations d’Amir Rashidi), le passage de 30 à 80 % dans certaines zones s’est fait dans la même journée.

Selon des estimations récentes, on pourrait compter entre 20 000 et 50 000 utilisateurs de Starlink en Iran, contre une centaine de terminaux actifs fin 2022 (selon Elon Musk à l’époque). Début 2025, un institut annonçait 30 000 Iraniens connectés via Starlink. L’ordre de grandeur reste à peu près le même.

« Je crois que le gouvernement iranien fait quelque chose qui va au-delà du brouillage GPS, comme en Ukraine où la Russie a tenté de brouiller Starlink », ajoute Amir Rashidi. Selon lui, l’Iran pourrait utiliser un brouilleur mobile. Une solution serait de surcharger la zone d’ondes dans les mêmes fréquences que celles utilisées par Starlink pour brouiller les signaux, que ce soit en émission ou en réception.

La Russie ou la Chine en embuscade ?

Selon IranWire et les déclarations de l’expert sur l’Iran, ce type d’interférence « n’avait jamais été observé en 20 ans de recherche […] la technologie impliquée est très sophistiquée et de qualité militaire, et a probablement été fournie au gouvernement par la Russie ou la Chine, si elle n’a pas été développée au niveau national ».

En avril dernier, un rapport du think tank Secure World Foundation expliquait comment la Russie et la Chine intensifiaient leurs recherches « pour contrer la domination des constellations de satellites commerciaux, en particulier Starlink de SpaceX », indiquait Spacenews.com.

Deux systèmes russes étaient notamment mis en avant : Tobol et Kalinka. Selon le rapport, Kalinka pourrait « même détecter les terminaux connectés à Starshield, la version militaire de Starlink censée offrir une sécurité renforcée ».

Donald Trump en appelle à Elon Musk pour rétablir Internet en Iran

Donald Trump a récemment déclaré aux journalistes qu’il comptait s’entretenir avec Elon Musk « au sujet du rétablissement de l’internet en Iran », sans plus de précision. « Il est très doué pour ce genre de choses, il a une très bonne entreprise », ajoutait le président américain.

Après une idylle, le divorce s’est déroulé en juin dernier, sur la place publique. Depuis, les deux tentent de petits rapprochements en se caressant dans le sens du poil à tour de rôle.

☕️ Mageia 10 : les ISO de la version alpha sont disponibles, en 32 et 64 bits

12 janvier 2026 à 10:04

L’annonce a été faite ce matin : « Nous sommes ravis d’annoncer que le Conseil d’Administration de Mageia a officiellement validé la publication de la première image ISO Alpha pour Mageia 10 ». Attention, nous sommes encore loin d’une version stable, il s’agit ici de commencer « des tests à grande échelle par la communauté » pour collecter des retours.

Les images ISO de cette mouture sont disponibles pour des « installations traditionnelles sur les systèmes 32 bits (i686) et 64 bits », ce qui est de plus en plus rare en mode 32 bits (le CPU doit supporter le jeu d’instructions SSE2 pour Mageia 10). Ubuntu par exemple a arrêté il y a plusieurs années.

Mageia 10 est livrée avec le noyau Linux 6.6, X.Org 21.1.13 et XWayland 24.1.0. Il y a également des « images Live Desktop présentant des bureaux populaires tels que Plasma, GNOME et Xfce ». Les notes de version détaillées se trouvent par ici. Pour signaler des bugs, c’est par là que ça se passe.

La suite du calendrier a été annoncée en décembre : « une première version bêta prévue pour la première moitié de janvier 2026, suivie d’une deuxième version bêta un mois plus tard. La version release candidate est prévue deux semaines après la deuxième version bêta, tandis que la version finale est attendue en avril 2026 ». Cette date d’avril 2026 est confirmée dans le billet de blog du jour.

☕️ Fin de la 3G chez Free Mobile : près de 15 000 sites en moins dans les 900 MHz

12 janvier 2026 à 08:01

En octobre, quelques jours après la validation par l’Arcep d’une nouvelle prolongation de l’itinérance 2G et 3G de Free sur le réseau d’Orange, Free Mobile annonçait la fin de sa 3G. Désormais, la fiche d’information standardisée indique : « Service accessible en itinérance 2G/3G sur le réseau de l’opérateur historique partenaire ».

Au 1ᵉʳ décembre 2025 (relevé sur le mois de novembre), Free disposait encore de 21 137 sites en service dans les 900 MHz, ainsi que 181 sites dans les 2100 MHz. Au 1ᵉʳ janvier 2026, la situation a bien changé : 6 303 sites 3G en service dans les 900 MHz, 0 dans les 2 100 MHz.

Free a donc perdu près de 15 000 sites en service dans les 900 MHz en 3G… mais en gagne dans le même temps plus de 11 000 en 4G, toujours dans les 900 MHz. La 3G dans les 900 MHz chez les trois autres opérateurs ne change que peu avec ± une centaine de sites maximum.

C’est le seul opérateur sur le mois de décembre à annoncer des changements sur cette bande de fréquence pour la 4G. Les trois autres ne laisseront pour rappel la 3G de côté qu’à partir de 2028, ils continuent donc d’assurer un service à leurs clients d’ici là.

En janvier, Free est d’ailleurs toujours le seul opérateur avec des sites 4G en service dans les 900 MHz, avec désormais près de 24 000 sites (pour un peu plus de 26 000 autorisations). Orange a quatre autorisations, mais aucune mise en service.

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☕️ Noms, emails, adresses IP… le nouveau site de Sarah Knafo était une véritable passoire

9 janvier 2026 à 17:24

Ce midi, Clément Domingo (alias SaxX sur les réseaux sociaux) explique, capture d’écran à l’appui, que « le site internet de l’euro-députée Sara Knafo expose toutes les données personnelles des parisiens qui expriment leurs souhaits pour un futur Paris ! ».

🚨🔴 Élections Municipales – Le site internet de l'euro-députée Sara Knafo expose toutes les données personnelles des parisiens qui expriment leurs souhaits pour un futur Paris ! 😬

Attention aux sites internet "vibecodé"… qui exposent/exposeront les données personnelles des… pic.twitter.com/S6pojT781V

— SaxX ¯\_(ツ)_/¯ (@_SaxX_) January 9, 2026

1h30 plus tard, CheckNews confirme. En quelques clics, nos confrères ont « pu constater que ces données privées étaient effectivement accessibles ce vendredi midi. Parmi les 607 contributions enregistrées, nous avons pu distinguer 458 mails uniques, 437 adresses IP, et 187 numéros de téléphone renseignés ».

Lorsque SaxX a publié son message sur X, la faille était donc toujours présente, permettant ainsi à n’importe qui de récupérer les données. D’ailleurs, sur Breachforum, on retrouve déjà des publications à ce sujet. Un des membres « s’amuse » d’ailleurs de la situation : « Ce n’est pas une divulgation responsable, tu es un pirate informatique, SaxX ! Bienvenue du côté obscur ».

La coupe est pleine ? Peut être pas… selon Seblatombe, toujours sur X : « Pire encore, les cartes et photos d’identités apparaissent en clairs dans le code. Les photos ne sont pas demandées par le site. Elles sont publiées de manière volontaire par certaines personnes ayant rédigé un commentaire. Certains commentaires n’en contiennent aucune, tandis que d’autres en affichent », explique-t-il.

D’après nos constatations, il y a une petite vingtaine de photos, dont une seule avec une pièce d’identité tronquée. Pour le reste, ce sont des photos de la ville de Paris, de personnes… Il y a aussi un chien et des poubelles.

Pire encore, les cartes et photos d'identités apparaissent en clairs dans le code.. https://t.co/LQyKbJ8TaG pic.twitter.com/3HdagY1vBM

— Seb (@seblatombe) January 9, 2026

CheckNews a aussi repéré un même email « utilisé jusqu’à 20 fois, avec des pseudonymes différents ». Des propositions étaient aussi associées à un email de Sarah Knafo, mais cette dernière affirme à nos confrères qu’elle n’est pas à l’origine des messages. Dans ce genre de formulaire, il est possible d’indiquer n’importe quel email pour rappel.

La principale intéressée, qui s’est déclarée le 7 janvier dernier candidate à la mairie de Paris, affirme à nos confrères avoir « corrigé » l’erreur. Le site participatif Paris à cœur ouvert de la candidate du parti d’extrême droite Reconquête fondé par son compagnon Eric Zemmour affiche désormais une « information importante » : « L’ultra gauche n’aime pas la démocratie et tente de pirater le site ». Rappelons qu’il n’y a a priori pas de piratage ici puisque les données étaient lisibles directement depuis la console des navigateurs.

La première ligne de la politique de confidentialité du site affirme que « Sarah Knafo pour Paris (ci-après, « Nous »), s’engage, en tant que responsable du traitement de vos Données Personnelles, à protéger votre vie privée ».

Dans la même journée, ce site de Sarah Knafo faisait l’objet d’un signalement à la procureure de la République par le sénateur Ian Brossat : « À peine en ligne, le site participatif de Mme Knafo est déjà un déferlement de propos racistes, y compris d’appels au meurtre. Le racisme n’est pas une opinion. C’est un délit », indique-t-il sur X, avec une copie de son signalement.

Check News parlait de 607 contributions à 13h30, il y en a 634 à l’heure actuelle. Mais, pour le moment, la page des contributions n’affiche plus que l’« information importante ».

IA : l’Autorité de la concurrence s’autosaisit sur les chatbots et l’e-commerce agentique

9 janvier 2026 à 11:46
Toujours pas d’agent Smith ?
IA : l’Autorité de la concurrence s’autosaisit sur les chatbots et l’e-commerce agentique

Cette année, l’Autorité de la concurrence va rendre un avis sur les agents conversationnels, et notamment les conséquences pour l’e-commerce via des IA. Une révolution à venir qui nécessite des adaptations aussi bien côté revendeurs que fournisseurs de services et des solutions de paiement.

Après le cloud et l’IA générative, l’Autorité de la concurrence s’autosaisit d’un nouveau dossier, dans le prolongement des précédents : les agents conversationnels. Pour le dire plus simplement, on parle des « chatbots » tels que ChatGPT d’OpenAI, Claude d’Anthropic ou encore Le Chat de Mistral, pour ne citer que ces trois-là.

Ne pas confondre chatbot et agents conversationnels

Attention, précise l’Autorité, à ne pas amalgamer tous les chatbots. Son avis du jour ne concerne que les « agents conversationnels de type ChatGPT », pas l’ensemble des chatbots. En effet, ceux « qui gèrent les interactions avec des clients à l’aide d’un arbre de décision ne faisant pas nécessairement appel à l’intelligence artificielle » sont laissés de côté. De même que les « assistants virtuels fondés sur l’IA générative, comme Siri d’Apple, Alexa d’Amazon ».

L’Autorité de la concurrence dresse le portrait du secteur, qui s’organise autour de quelques grands acteurs : « ChatGPT d’OpenAI, serait le premier outil conversationnel avec 21,6 millions de visiteurs uniques au mois de septembre 2025. Derrière lui se trouverait Google Gemini (2,8 millions), Le « Chat » de Mistral AI (1,5 million), Perplexity (1,3 million), Microsoft Copilot (1 million) ».

On parle ici d’agents conversationnels « capables de comprendre le langage naturel, de répondre à des questions, de générer du texte, d’expliquer du code ou encore de créer des contenus visuels ». C’est un secteur « en pleine effervescence », selon l’Autorité.

Les acteurs cherchent à diversifier les possibilités et à monétiser

Dans le précédent dossier sur l’IA générative, l’Autorité s’est déjà penchée sur la base des agents conversationnels – les fameux modèles de fondation ; ce n’est donc pas l’objet de l’autosaisie du jour. Les entreprises derrière ces agents conversationnels « cherchent à diversifier les possibilités d’utilisation »… et s’intéressent surtout aux possibilités de monétisation « afin que ces services deviennent rentables ». Actuellement, les entreprises d’IA dépensent des milliards de dollars comme des petits pains.

Dans son enquête, l’Autorité va donc s’intéresser à plusieurs thématiques : l’intégration de la publicité (modalités d’affichage et conséquence sur le modèle économique), l’intégration des agents dans les services existants (effets de levier et autoréférence), car ces agents sont « mis en œuvre par des acteurs dominants », les partenariats et enfin la transformation des agents conversationnels en plateformes.

Les agents ne sont pas simplement des interfaces de questions et réponses, ils « tendent à devenir de véritables plateformes, permettant aux utilisateurs d’accéder directement à des services tiers sans quitter la fenêtre de conversation ». Une fonction qui tend à se développer avec les agents d’IA, c’est-à-dire des IA capables « d’agir en votre nom », pour reprendre une citation de Sundar Pichai (patron de Google) et d’interagir entre elles.

Des agents toujours plus présents et avec davantage « d’autonomie »

Une norme ouverte est en train de se développer à ce sujet : MCP pour Model Context Protocol. OpenAI saute les deux pieds dedans et propose même aux développeurs d’intégrer leurs applications directement dans ChatGPT. Pour prendre le contrôle sur le web, les sociétés développent leurs propres navigateurs (OpenAI et Perplexity) ou bien proposent des extensions qui peuvent prendre le contrôle du navigateur (c‘est le cas d’Anthropic).

L’Autorité consacre d’ailleurs une partie de son communiqué à la question du (e-)commerce agentique. Non seulement les « éditeurs déploient des efforts importants pour développer des agents accompagnant les utilisateurs dans leur parcours d’achat », mais de manière plus générale « c’est tout l’écosystème de la vente en ligne qui pourrait devoir s’adapter à l’irruption et au développement du commerce agentique ».

Contrairement au sujet du cloud où l’Autorité avait bien pris son temps avant de s’autosaisir, elle est cette fois-ci bien plus réactive. Des agents d’IA et notamment pour de l’e-commerce, sont certes déjà une réalité, mais nous sommes encore au début de cette technologie.

L’Autorité va par contre laisser de côté tout un pan du sujet : « la relation entre les agents conversationnels et les moteurs de recherche ne fait pas partie du champ de l’avis ». Pourtant, ces agents sont de plus en plus utilisés comme moteur de recherche, avec des enjeux importants sur la diversité des sources. En plus du bien connu SEO (Search Engine Optimization), le GEO (Generative Engine Optimization) a largement le vent en poupe. Dommage, le sujet mériterait pourtant de s’y attarder.

Comme toujours en pareille situation, l’Autorité de la concurrence lancera prochainement une consultation publique, avant de rendre son avis dans le courant de l’année. « Les observations des parties prenantes viendront nourrir les travaux de l’Autorité ».

☕️ ownCloud, Nextcloud… : les vols de données se multiplient, activez la double authentification

9 janvier 2026 à 09:24

Dans un rapport pour Infostealers, la société spécialisée en cybersécurité Hudson Rock explique qu’un pirate est « en train de mettre aux enchères des données exfiltrées des portails de partage de fichiers d’environ 50 grandes entreprises mondiales ». Le pirate est entré dans des applications comme ShareFile, OwnCloud et Nextcloud qui permettent de stocker et partager des fichiers. Il n’avait plus qu’à se servir.

Le rapport explique que « ces défaillances catastrophiques de sécurité n’étaient pas le résultat d’exploitation de faille zero-day dans l’architecture de la plateforme, mais plutôt des suites d’infections malveillantes sur les appareils des employés, combiné à manque cruel de mise en place de l’authentification multi-facteurs (MFA) ».

Une des plateformes concernées, ownCloud, s’est fendue d’un billet de blog pour alerter ses utilisateurs. Elle rappelle qu’il ne s’agit pas d’une faille ni d’un piratage. Elle enjoint ses utilisateurs à activer la double authentification (ou authentification multi-facteurs) au plus vite si ce n’est pas déjà fait : « Des acteurs malveillants ont obtenu des identifiants utilisateurs via des logiciels malveillants de type infostealer installés sur les appareils des employés ». Sans double authentification, le pirate peut accéder au compte.

Ce rapport n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des manquements liés à la cybersécurité, mais il illustre bien les risques causés par un problème sur un compte. Si la double authentification n’est pas une protection absolue contre le piratage, c’est déjà une barrière de sécurité robuste et facile à mettre en œuvre, du moins si le service la propose.

La CNIL recommande évidemment d’utiliser l’authentification multifacteurs et va même plus loin. « En raison du grand nombre de violations intervenues l’an dernier [il était question de 2024, mais 2025 n’était pas mieux, ndlr] sur des bases de clients/prospects et usagers, la CNIL estime qu’un effort spécifique de sécurisation est nécessaire », expliquait-elle en avril dernier.

Ainsi, elle « renforcera dès 2026 sa politique de contrôle pour s’assurer de la mise en place de l’authentification multifacteur pour ces grandes bases de données. L’absence de cette mesure pourra justifier que soit initiée une procédure de sanction ».

Enfin, la Commission rappelle « que la mise en place d’une authentification multifacteur était déjà jugée en principe nécessaire au titre du RGPD pour des bases de données comprenant des données sensibles ou des données dont la violation exposerait les personnes à des risques importants (données bancaires et numéro de sécurité sociale notamment) ».

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