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AirSnitch : quand l’isolement des utilisateurs sur les points d’accès Wi-Fi vole en éclats

27 février 2026 à 11:00
Je vais passer au Wi-Fi filaire, ça sera plus simple !
AirSnitch : quand l’isolement des utilisateurs sur les points d’accès Wi-Fi vole en éclats

Les points d’accès Wi-Fi proposent souvent la possibilité de créer plusieurs réseaux pour séparer les utilisateurs et gérer les accès. Problème, des chercheurs montrent que cette isolation peut facilement voler en éclats, via trois méthodes. Ils ont testé 11 routeurs, 11 étaient vulnérables. Certains auraient corrigé le tir, d’autres ne le pourraient pas.

Lors du Network and Distributed System Security (NDSS) Symposium qui se tient du 23 au 27 février à San Diego, des chercheurs de l’université de Californie à Riverside et de la Katholieke Universiteit de Louvain (Belgique) ont présenté leurs travaux baptisés « AirSnitch : démystifier et briser l’isolement des clients dans les réseaux Wi-Fi ». Un papier technique a aussi été mis en ligne (.pdf).

Attention, on parle bien ici de l’isolation des utilisateurs sur un même point d’accès, pas de casser le chiffrement du Wi-Fi. Si le WEP est depuis longtemps obsolète, WPA2 AES (pas en version TKIP, cassé avec KRACK) et WPA3 tiennent encore. Rien ne change avec AirSnitch, les chercheurs ne s’attaquent absolument pas au chiffrement des données, qui reste intact.

Wi-Fi invité : faites comme chez vous… heu wait !!

Pour être mises en œuvre, les attaques décrites dans leur papier nécessitent que l’utilisateur puisse se connecter à la borne Wi-Fi, que ce soit sur le même SSID ou un autre, du moment que le point d’accès est le même. Mais c’est aussi plus large, suivant les configurations.

Les chercheurs ajoutent en effet que des attaques sont également possibles entre plusieurs points d’accès, « mais aussi réalisables dans les réseaux d’entreprise et de campus où plusieurs points d’accès sont connectés sur un même réseau filaire ». Une solution pour limiter les dégâts est de mettre en place des VLAN, à condition de bien le faire évidemment.

Pour le grand public et certaines petites entreprises, les risques peuvent donc être importants si vous avez, par exemple, un réseau « invité » largement accessible.

Des protections sont en théorie en place depuis longtemps : « Pour empêcher les clients Wi-Fi malveillants d’attaquer d’autres clients sur le même réseau, les fournisseurs ont introduit l’isolation des clients, une combinaison de mécanismes bloquant la communication directe entre les clients. Cependant, l’isolation des clients n’est pas une fonctionnalité standardisée, ce qui rend ses garanties de sécurité incertaines », expliquent les chercheurs en guise d’introduction.

AirSnitch : trois vecteurs d’attaques

Ils ont identifié trois principaux vecteurs permettant de casser l’isolation. La première vient « des clés Wi-Fi protégeant les trames de diffusion qui sont mal gérées et peuvent être détournées ». Il s’agit des clés GTK (Group Temporal Key) qui sont les mêmes pour tous les clients sur un même réseau.

Autre faiblesse : « l’isolation est souvent appliquée uniquement au niveau MAC ou IP, mais rarement aux deux ». Enfin, la dernière est la conséquence d’une « faible synchronisation de l’identité d’un client à travers toute la pile réseau », permettant d’usurper son identité sur la partie la plus faible du réseau pour ensuite la garder et capter le trafic.

Les chercheurs détaillent les risques qu’ils ont identifiés. Un attaquant pourrait accéder aux paquets IP, ce qui pourrait faciliter certaines attaques car « aujourd’hui encore, 6 % et 20 % des pages chargées sous Windows et Linux, respectivement, n’utilisent pas HTTPS […] Nos attaques permettent également l’interception de sites web ou de services intranet locaux, plus susceptibles d’utiliser des connexions en clair ». Et même si HTTPS est utilisé (les données ne sont pas déchiffrées via les attaques), « les adresses IP utilisées sont toujours révélées, ce qui est souvent suffisant pour savoir quel site web est visité ».

Comme un « attaquant peut intercepter et exploiter tout trafic en clair de la victime […], il peut intercepter le trafic DNS et empoisonner le cache DNS du système d’exploitation de la victime. Il peut également modifier l’enregistrement DHCP et changer l’adresse de la passerelle et le serveur DNS utilisés par la victime. Ces attaques peuvent avoir un impact durable sur la victime, même après que l’attaquant a cessé d’être un intermédiaire ».

Netgear, D-Link, TP-Link, Ubiquiti… plus d’une dizaine de routeurs vulnérables

Onze routeurs ont été testés et tous ont été vulnérables à au moins une des attaques : Netgear Nighthawk X6 R8000, Tenda RX2 Pro, D-Link DIR-3040, TP-Link Archer AXE75, ASUS RT-AX57, DD-WRT v3.0-r44715, OpenWrt 24.10, Ubiquiti AmpliFi Alien Router, Ubiquiti AmpliFi Router HD, LANCOM LX-6500 et Cisco Catalyst 9130. Pour ceux qui voudraient tenter eux-mêmes l’expérience (et qui ont du matériel compatible), du code est disponible dans ce dépôt GitHub.

Les chercheurs détaillent une attaque de bout en bout sur un routeur Netgear R8000. Il est configuré avec quatre SSID, deux invités et deux de « confiance », chacun sur les 2,4 et 5 GHz. Le routeur est connecté à Internet via un câble réseau.

L’attaquant est sur le réseau invité et veut lancer une attaque de type « homme du milieu » (MitM), afin d’intercepter tout le trafic montant et descendant d’une victime sur le réseau de « confiance ». « L’attaquant commence donc par se connecter au SSID invité avec l’adresse MAC de la victime, mais sur une fréquence différente afin d’éviter toute déconnexion ». On vous épargne la partie technique (page 10 de ce document .pdf) pour arriver à la conclusion.

Les techniques mises en place « amènent le point d’accès à rediriger le trafic descendant de la victime vers le SSID invité. L’attaquant renvoie ensuite le trafic intercepté à la victime grâce à la technique de rebond de passerelle. De même, il intercepte le trafic montant en usurpant l’adresse MAC du point d’accès (c’est-à-dire le routeur passerelle) et le renvoie au serveur de la victime. L’attaque complète dure environ deux secondes. Pendant toute la durée de l’attaque, la victime regarde une vidéo YouTube en streaming sans subir de latence significative ».

Ars Technica s’est entretenu avec le premier chercheur de la publication, Xin’an Zhou. Nos confrères ont glané quelques informations sur les réactions des constructeurs de bornes et points d’accès : « Zhou a indiqué que certains fabricants de routeurs avaient déjà publié des mises à jour atténuant certaines attaques, et que d’autres étaient attendues. Il a toutefois précisé que certains fabricants lui avaient confié que certaines failles systémiques ne pouvaient être corrigées qu’en modifiant les puces sous-jacentes qu’ils achètent auprès des fabricants de semi-conducteurs ». Nos confrères n’entrent pas davantage dans les détails.

À la fin de leur publication, les chercheurs affirment avoir « signalé les vulnérabilités aux fournisseurs concernés, ainsi qu’à la Wi-Fi Alliance. La Wi-Fi Alliance a pris acte de leurs conclusions et ils attendent sa décision ».

Prudence sur les Wi-Fi publics et invités… comme toujours

Côté utilisateur, pas grand-chose à faire si ce n’est faire preuve de prudence. Il faut déjà se méfier des points d’accès publics, mais donc aussi de ceux plus confidentiels. Éviter aussi de donner accès à un Wi-Fi invité à n’importe qui (on espère que vous n‘avez pas attendu cette actualité…).

Une autre solution, les VPN : « Une partie de la menace peut être atténuée en utilisant des VPN, mais cette solution présente tous les inconvénients habituels. D’une part, les VPN sont réputés pour la fuite de métadonnées, des requêtes DNS et d’autres trafics utiles aux attaquants, ce qui limite la protection. Et d’autre part, trouver un fournisseur VPN réputé et digne de confiance s’est avéré historiquement difficile, même si la situation s’est améliorée récemment. En fin de compte, un VPN ne devrait pas être considéré comme plus qu’un simple pansement », explique Ars Technica.

Il n’est pas forcément nécessaire de passer par un tiers, si vous avez une Freebox avec Freebox OS, elle peut faire office de serveur VPN Wireguard, vous permettant ainsi d’utiliser votre connexion Internet en déplacement, de manière sécurisée. Vous pouvez également utiliser un VPS pour y installer un serveur VPN, nous aurons prochainement l’occasion d’en reparler. Surtout, soyez prudent face aux petits et gros mensonges des vendeurs de VPN.

☕️ NVIDIA retire en urgence ses pilotes 595.59 WHQL

27 février 2026 à 09:00

Comme le rapporte Videocardz, suite à la mise en ligne des pilotes 595.59 WHQL par NVIDIA, plusieurs utilisateurs remontent des soucis au niveau de la gestion des ventilateurs, principalement sur les cartes GeForce RTX 50 : « Les utilisateurs affirment que certains ventilateurs cessent de répondre, que les courbes personnalisées des ventilateurs sont ignorées, ou qu’un seul capteur apparaît dans des outils comme HWiNFO, GPU-Z et les utilitaires des fabricants », expliquent nos confrères.

Ce n’est pas tout. D’autres utilisateurs pointent du doigt « une baisse du boost après la mise à jour. Les utilisateurs rapportent des fréquences de pointe plus faibles et suggèrent que le pilote limite la tension GPU à environ 0,95 V », avec pour conséquence de limiter la fréquence sur certaines cartes. Les retours sont nombreux sur les forums de NVIDIA.

Dans la foulée de la mise en ligne, NVIDIA a retiré les pilotes et demande à ses utilisateurs qui rencontrent des soucis d’effectuer un retour en arrière sur la précédente version, comme indiqué dans une mise à jour des notes de version : « Nous avons découvert un bug dans les pilotes WHQL Game Ready et Studio 595.59 et avons temporairement supprimé les téléchargements pendant que notre équipe enquête. Pour les utilisateurs qui ont déjà installé ce pilote et rencontrent des problèmes de contrôle des ventilateurs, veuillez revenir à 591,86 WHQL ».

Les notes de version des 595.59 renvoient désormais vers une page vide.

☕️ Android 17 débarque en beta 2, avec des bulles, un EyeDropper, de la Proximity Detection…

27 février 2026 à 07:40

Deux semaines après la mise en ligne de la première version bêta d’Android 17, Google remet le couvert. Plusieurs nouveautés sont mises en avant. Pour la partie interface et expérience utilisateurs, les « bulles » arrivent. Cette fonctionnalité, distincte de l’API des bulles de messagerie (arrivée avec Android 11), permet de passer une application en mode fenêtre.

« Les utilisateurs peuvent créer une bulle d’application sur leur téléphone, leur appareil pliable ou leur tablette en maintenant longuement enfoncée une icône d’application dans le lanceur ». Un exemple ci-dessous avec l’Agenda.

Le billet de blog associé propose plusieurs animations présentant le fonctionnement des nouvelles fonctionnalités. Pour les développeurs d’applications, de la documentation est disponible ici.

Passons ensuite à EyeDropper. C’est une API au niveau du système qui « permet à votre application de demander la couleur de n’importe quel pixel de l’écran sans nécessiter d’autorisations sensibles pour capturer l’écran ».

Plusieurs autres petits changements sont apportés sous le capot, notamment pour le sélecteur de contacts qui permet d’accorder des autorisations temporaires (au niveau de la session) en lecture aux seuls champs de données demandés par l’utilisateur, une meilleure prise en charge des pavés tactiles, etc.

Pour la connectivité inter-appareils, Google annonce « une nouvelle API Handoff permettant de spécifier l’état de l’application à reprendre sur un autre appareil, comme une tablette Android ». Sur la partie Ultra Wide Band, « UWB DL-TDOA qui permet aux applications d’utiliser UWB pour la navigation intérieure ».

Côté Wi-Fi, la fonctionnalité Proximity Detection de la Wi-Fi Alliance est prise en charge. « Cette technologie offre une fiabilité et une précision accrues par rapport aux spécifications de portée existantes basées sur le Wi-Fi Aware », qui permet aux appareils compatibles de communiquer directement entre eux.

Google continue de viser un rythme annuel pour la sortie majeure de son SDK (chaque deuxième trimestre), accompagné d’une mise à jour au quatrième trimestre. L’entreprise est confiante dans le calendrier : « Nous allons rapidement passer de cette bêta à notre jalon Platform Stability prévu pour mars », c’est le moment où les API seront figées pour permettre aux développeurs de s’adapter.

La compatibilité des smartphones est la même que précédemment : les Pixel de Google à partir des versions 6. Tous les détails se trouvent sur ce site dédié à Android 17.

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Samsung Galaxy S26 : SoC Qualcomm modifié, Privacy Display… et IA à tous les étages

26 février 2026 à 12:56
25+1 = 26, le compte est bon !
Samsung Galaxy S26 : SoC Qualcomm modifié, Privacy Display… et IA à tous les étages

Samsung vient de dévoiler sa nouvelle série de smartphones, les (roulements de tambour) Galaxy S26. Ils sont au nombre de trois : le Galaxy S26 de base, le S26+ et enfin le S26 Ultra, avec un « nouveau » SoC Qualcomm aux commandes. Les principales nouveautés sont réservées au S26 Ultra, proposé à partir de 1469 euros.

Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra en quelques lignes (et un tableau)

Nous n’allons pas nous étendre des heures sur les caractéristiques techniques. Nous avons regroupé les principales dans le tableau ci-dessous. Comme toujours, la version Ultra a un écran plus grand, plus de mémoire vive sur la version avec 1 To de stockage (16 Go à la place de 12 Go), des capteurs optiques de meilleure qualité, une batterie plus grosse, etc. Un comparatif est aussi disponible sur cette page.

Les trois smartphones sont certifiés IP68, mais à la sauce Samsung. Le fabricant prend en effet le soin d’apporter des précisions : « Testé en laboratoire pour une immersion jusqu’à 1,5 mètre de profondeur dans l’eau douce pendant 30 minutes maximum. Aucune infiltration de poussière ; protection totale contre les contacts (étanche à la poussière). L’étanchéité à l’eau et à la poussière n’est pas permanente et peut diminuer avec le temps en raison de l’usure normale ».

De l’IA, encore de l’IA

Côté logiciel, Samsung annonce que « les améliorations apportées au traitement IA de l’image s’étendent désormais au capteur frontal, capable de reproduire des tons de peau plus naturels et des détails plus fins ». Toujours sur l’IA, le fabricant met en avant son Assistant Photo avec lequel « les utilisateurs peuvent simplement décrire ce qu’ils souhaitent modifier avec leurs propres mots ». Attention, ce n’est pas que du local : « peut nécessiter une connexion réseau et la connexion à un compte Samsung ».

Il y a également Creative Studio, qui « nécessite une connexion réseau et la connexion à un compte Samsung » et regroupe « création et retouche dans un seul espace ». Même chose pour Now Nudge qui propose des « suggestions pertinentes », Now Brief qui « envoie de façon pertinente, en fonction du contexte personnel de l’utilisateur, des notifications portant sur les événements importants, comme une modification apportée à une réservation ou un voyage ».

Des explications et vidéos de présentation sont disponibles par ici.

Privacy Display : une nouveauté intéressante !

Avec le Galaxy S26 Ultra (uniquement), Samsung annonce « le premier Privacy Display intégré de l’industrie mobile ». Ce n’est pas une surprise puisque Samsung avait déjà annoncé son Privacy Display en janvier 2026.

Voici son fonctionnement :

« En contrôlant comment les photodiodes dispersent la lumière, l’écran conserve un contenu clair et lumineux tout en limitant ce que les autres peuvent voir. Contrairement aux protections adhésives traditionnelles, Privacy Display préserve la qualité d’affichage dans toutes les directions lorsqu’il est désactivé, et limite la visibilité depuis des angles de vue latéraux lorsqu’il est activé – même en passant du mode portrait au mode paysage ».

Une vidéo a été publiée par le compte officiel Samsung et le résultat semble intéressant. Le Privacy Display peut s’activer en permanence ou lors de certaines opérations seulement, comme la saisie d’un mot de passe ou d’un code PIN. À confirmer en conditions réelles lorsque le Galaxy S26 Ultra sera disponible : à partir du 11 mars 2026.

Encore un nouveau SoC Qualcomm, le « Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy »

Niveau processeur, Samsung annonce un SoC « Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy », ou bien un Exynos 2600 pour les S26 et S26+ seulement, dans certains pays. En France, c’est la version avec un Exynos 2600 qui est annoncée sur la boutique en ligne de Samsung.

Pour rappel, le « Snapdragon 8 Gen 5 » a été annoncé en novembre dernier. C’est tellement facile de suivre les noms de produits que Qualcomm s’était fendu, en amont, d’un billet explicatif. Qu’est-ce donc alors que cette version « for Galaxy » ? Qualcomm a publié un billet de blog affirmant que c’était le « SoC mobile le plus rapide au monde ». Mais encore ? C’est une version optimisée de la puce pour « bénéficier des dernières expériences Galaxy IA ».

Il y a ensuite une segmentation : avec le FastConnect 7900 de Qualcomm, « les Galaxy S26 Ultra et S26+ renforcent encore cette expérience grâce à l’intégration de l’Ultra Wideband (UWB) ». Il y a également l’APV Codec (Advanced Professional Video, développé par Samsung), mais uniquement pour le S26 Ultra.

Pour les caractéristiques techniques détaillées, on repassera. Qualcomm annonce 19 % de hausse des performances en CPU, 24 % en GPU et 39 % en NPU, mais cette comparaison est faite avec le SoC Snadpragon 8 Elite (que l’on pourrait tout aussi bien appeler Snapdragon 8 Elite Gen 4) des Galaxy S25.

Bref, c’est toujours autant le bazar chez Qualcomm qui multiplie les références, les modifie en cours de route, personnalise des SoC pour ses partenaires, etc.

S26 Ultra : « sept ans de mises à jour »… quid des autres ?

Samsung annonce « sept ans de mises à jour de sécurité et système d’exploitation et 3 ans de garantie commerciale [pour] les Galaxy S26 Ultra et Galaxy S26 Entreprise Edition ». « La fréquence (mensuelle, trimestrielle) des mises à jour de sécurité et de maintenance peut varier selon le modèle de l’appareil », ajoute le fabricant. Rien n’est précisé pour les Galaxy S26+ et S26, dommage.

Les tarifs débutent à 1 469 euros pour le S26 Ultra, 1 269 euros pour le Galaxy S26+ et 999 euros pour le Galaxy S26. Samsung a aussi annoncé des écouteurs sans fils Galaxy Buds 4 avec, selon le constructeur, « des performances audio exceptionnelles et des capacités d’intelligence artificielle avancées ». Ils sont vendus à partir de 179 euros.

☕️ L’Europe envisage d’étendre le « roaming comme à la maison » à six pays des Balkans

26 février 2026 à 08:36

Après des années de travaux et de discussions, la fin des frais d’itinérance est entrée en vigueur le 15 juin 2017 en Europe. En 2021, les accords ont été prolongés de dix ans, avec de nouvelles règles pour mieux informer les clients et surtout proposer le « même niveau de qualité » en roaming qu’à la maison.

Sur X, Marta Kos, la commissaire européenne à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage, explique avoir « proposé d’entamer des discussions pour étendre cette initiative aux « Western Balkans«  ». Cela concerne en théorie la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.

Ces pays ont officiellement « obtenu le statut de pays candidat et sont en train de réformer leur législation nationale afin de l’aligner sur les règles, réglementations et normes de l’UE », à l’exception du Kosovo qui a déposé sa candidature d’adhésion en 2022.

L’Arcep rappelle que, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la zone géographique du « Roam like at home » (RLAH de son petit surnom) comprend l’Ukraine et la Moldavie, en plus des pays de l’espace économique européen, c’est-à-dire les 27 États membres de l’UE (dont ne fait plus partie le Royaume-Uni), l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.

Marta Kos explique que « les frais d’itinérance constituent un problème dans les Balkans occidentaux, notamment pour les travailleurs frontaliers et les familles qui appellent leurs proches à l’étranger. Les factures surprises en voyage sont quelque chose que nous n’acceptons plus dans l’UE ».

C’est loin d’être fait puisqu’il n’est pour le moment question que d’ouvrir les discussions.

☕️ Chez HP, la mémoire (RAM, stockage) va représenter plus d’un tiers du prix d’un PC

26 février 2026 à 08:09

HP a publié cette semaine son premier bilan de 2026 (clôturé le 31 janvier). Les revenus sont en hausse de 6,9 % sur un an, avec 14,4 milliards de dollars, contre 13,5 milliards il y a douze mois. Les produits représentent toujours la quasi-totalité des ventes, avec 13,6 milliards de dollars. Les bénéfices nets sont de 545 millions de dollars, en baisse par rapport à 2025 (565 millions).

« Nous sommes heureux d’annoncer un premier trimestre solide, marqué par une forte croissance des systèmes personnels, notamment grâce à la dynamique continue des PC dotés d’IA », explique Bruce Broussard, CEO par interim de l’entreprise. Les AI PC sont des portables avec une puce dédiée au traitement des fonctions d’IA, comme un NPU. Lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats, HP précise que les AI PC représentent plus de 35 % des livraisons.

Ordinateur portable écrire texte

La directrice financière Karen Parkhill revient sur l’explosion des coûts de la mémoire : « Nous avons indiqué le trimestre dernier que les coûts de mémoire et de stockage représentaient environ 15 % à 18 % de la facture des matériaux des PC, et nous estimons actuellement cela à environ 35 % pour cette année ». C’est donc deux fois plus en l’espace de quelques mois. Toujours lors de la conférence de presse, HP a expliqué que les coûts de la mémoire ont augmenté d’environ 100 % entre le premier et le deuxième trimestre… et d’autres hausses sont attendues.

Les tensions sur les puces de mémoire très prisées par les fabricants de GPU pour l’intelligence artificielle ont déjà fait exploser les prix sur les kits mémoire, ainsi que sur les SSD. Comme nous l’avons déjà expliqué, des hausses sont également de la partie sur les HDD.

Cette situation tendue a également des effets de bord sur du matériel déjà en place, notamment chez les hébergeurs. OVHcloud et Hetzner ont annoncé des hausses sur leurs nouveaux serveurs… mais aussi du matériel bien plus ancien, qui a parfois plus de 10 ans.

☕️ Firefox 149 bêta est disponible, avec Split View pour les onglets

26 février 2026 à 07:01

Alors que Firefox 148 vient d’arriver avec son kill switch pour les fonctions liées à l’intelligence artificielle, Mozilla vient de mettre en ligne la bêta de la version 149.

Elle propose par défaut une nouvelle fonctionnalité Split View pour les onglets, permettant, au sein d’une même fenêtre de Firefox, de séparer l’affichage en deux. Cette fonctionnalité était présente depuis quelques semaines dans les nigthlies.

Il suffit de faire un clic droit sur un onglet et de cliquer sur « Add Split View » pour ne l’afficher que sur la moitié de la fenêtre, avec un nouvel onglet sur la seconde moitié. Vous pouvez également sélectionner deux onglets, faire un clic droit et choisir « Open in Split View » pour les assembler. Il est évidemment possible de les séparer par la suite.

Comme moi, bon nombre de personnes utilisaient déjà deux fenêtres de leur navigateur pour les afficher l’une à côté de l’autre, mais cette séparation au sein d’une même fenêtre de Firefox permettra certainement plus de flexibilité. Une fonctionnalité équivalente a récemment fait son apparition dans le canal stable de Chrome.

Pour télécharger Firefox 149 bêta c’est par là. La version finale est attendue pour le 24 mars 2026.

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☕️ Amazon perd le responsable de son AI Lab, qui part en quête de l’IA générale (AGI)

25 février 2026 à 16:30

C’est via un message sur LinkedIn que David Luan annonce son départ d’Amazon, une entreprise qu’il avait rejointe il y a un peu moins de deux ans suite au rachat de sa start-up Adept AI Lab. Il avait auparavant passé un an chez Google et un peu moins de trois ans dans les équipes d’OpenAI chez qui il a eu « la chance de participer à l’incubation des premiers GPT ».

« Il y a un travail incroyable à accomplir chez Amazon et des opportunités pour moi de m’investir dans de nouveaux domaines. Mais avec l’intelligence artificielle générale (IAG) si proche, j’ai décidé de consacrer 100 % de mon temps à enseigner aux systèmes d’IA de toutes nouvelles capacités ».

Amazon serait-elle en retard pour qu’il quitte ainsi l’entreprise ? Selon The Verge, la réponse est clairement oui : « La perte d’un développeur d’IA de premier plan chez Amazon intervient alors que l’entreprise peine à suivre le rythme de la course à l’IA ; même ses propres employés qualifieraient ses produits d’IA internes de « Amazon Basics » ».

Il quittera son poste à la fin de la semaine, Peter Desantis prendra la relève. Cela fait plus de 27 ans qu’il est en place chez Amazon.

☕️ OnlyOffice 9.3 simplifie la signature et l’édition de PDF

25 février 2026 à 13:44

En décembre, OnlyOffice 9.2 officialisait son agent IA pour le travail bureautique. Une nouvelle mise à jour 9.3 vient d’être mise en ligne. Elle permet « de signer des formulaires par saisie de texte, dessin directement sur l’écran ou téléchargement d’une image ». Pour les pros, « une nouvelle fonctionnalité de sécurité permet de télécharger un certificat de signature via le panneau d’administration afin d’apposer des signatures numériques fiables sur les formulaires PDF ».

L’éditeur de PDF a été amélioré afin de prendre en charge « la modification des fichiers protégés par mot de passe, la gestion des hyperliens, le suivi de l’historique des versions et la possibilité de masquer du texte à partir du panneau d’outils contextuel ». Il supporte aussi les macros.

D’autres changements sont de la partie sur la partie collaborative, avec par exemple des commentaires améliorés avec des couleurs sur les documents textes et un rendu accéléré sur les feuilles de calcul volumineuses, notamment celles de plus de 3 Mo.

Impossible de passer à côté : l’IA est toujours plus présente avec des assistants personnalisés : « Cette
fonctionnalité permet de créer et d’enregistrer des invites IA spécifiques pour les opérations textuelles dans l’éditeur de documents
 ».

Les notes de version détaillées se trouvent par ici. Pour télécharger OnlyOffice, c’est par là. Une vidéo de présentation a aussi été mise en ligne.

☕️ Gestionnaire de mots de passe : 1Password augmente ses prix de près de 40 %

25 février 2026 à 07:45

C’est via un email que l’entreprise annonce la mauvaise nouvelle à ses clients. À partir du 27 mars 2026, le tarif individuel passera de 38,16 à 52,56 euros, soit près de 38 % de hausse, explique MacG. Le tarif famille passera à 82,8 euros par an.

Les tarifs mensuels ne semblent pas concernés (pour le moment ?), mais ils sont déjà bien plus chers que les prix annuels. L’abonnement individuel est à 5,27 euros par mois, soit 63,22 euros par an, tandis que le familial est à 8,39 par mois, soit 100,66 euros sur un an.

Pour rappel, les tarifs affichés sur le site de 1Password sont hors taxes. La société explique qu’elle calcule et récupère « les taxes en fonction de votre adresse, quelle que soit la devise de paiement. Les prix affichés sur 1Password.com n’incluent pas la TVA, car chaque pays et région applique un taux de taxe différent ». En France, elle est de 20 %.

À titre de comparaison, LastPass est actuellement à 29,23 euros par an pour le compte Premium individuel et à 39,31 euros pour la famille. Dashlane est à 57,6 euros par an en Premium basique, contre 87,12 euros pour la formule Friends & Family. Chez Proton, le Pass Plus est à 35,88 euros par an.

Pour rappel, une étude récente a pointé des faiblesses dans Bitwarden, LastPass et Dashlane. Nous expliquions alors que les trois services « pourraient, dans des conditions exceptionnelles, permettre la divulgation du mot de passe principal de leurs utilisateurs, en dépit de leur promesse relative au chiffrement « Zero Knowledge » ». Des correctifs sont déjà en place.

Bitwarden, nous en parlions récemment avec un tuto pour installer Vaultwarden (une version légère) sur un VPS à moins de cinq euros par mois, soit une soixante d’euros par an. Vous pouvez ainsi auto-héberger votre gestionnaire de mot de passe et même utiliser le VPS pour d’autres usages (des tutos arrivent).

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☕️ AMD va fournir 6 GW de GPU à Meta, qui va pouvoir racheter jusqu’à 10 % de ses actions

24 février 2026 à 15:03

En septembre et octobre 2025, OpenAI multipliait les partenariats avec NVIDIA et AMD. Dans les deux cas, les accords parlaient de « GW de puissance de calculs », sans aucun détail sur le type de puces utilisées. Comme déjà longuement expliqué dans un édito, c’est une pratique regrettable qui ne veut pas dire grand chose…

Quoi qu’il en soit, OpenAI s’engageait à déployer « au moins 10 GW de systèmes NVIDIA » (NVIDIA investit dans OpenAI), tandis qu’AMD s’engageait à fournir l’équivalent de 6 GW de GPU au père de ChatGPT.

Un nouvel accord vient d’être signé entre AMD et Meta cette fois-ci avec « un partenariat stratégique élargi pour déployer 6 GW de GPU AMD ». Pour les détails on repassera puisqu’il s’agit d’équiper les infrastructures de Meta avec « plusieurs générations de GPU AMD Instinct ». Tout juste savons nous que la première tranche, « à l’échelle du GW », devrait débuter durant la seconde moitié de 2026, avec des GPU « personnalisés AMD Instinct MI450 » et des processeurs EPYC de 6ᵉ génération. La suite n’est pas encore précisée.

Dans son communiqué, AMD rappelle que Meta est un partenaire qui a déjà déployé « des millions de processeurs AMD EPYC et d’importantes quantités de GPU Instinct MI300 et MI350 dans son infrastructure mondiale ».

Dans le cadre de ce partenariat, AMD propose aussi à Meta le droit d’acheter jusqu’à 160 millions de ses actions à un prix fixé à l’avance (warrants), en fonction de la réalisation d’objectifs sur les livraisons de GPU. Meta pourrait ainsi récupérer jusqu’à 10 % des actions AMD. L’annonce fait pour le moment bondir l’action d’AMD de 7 % lors de l’ouverture de la bourse.

La semaine dernière, Meta avait déjà annoncé un accord avec NVIDIA. Il porte sur une large gamme de produits, avec le « déploiement à grande échelle de CPU NVIDIA, de millions de GPU Blackwell et Rubin, ainsi que l’intégration des switchs Ethernet Spectrum-X pour la plateforme Facebook Open Switching System de Meta ».

Le point intéressant ici est la mise en avant d’une utilisation massive de CPU NVIDIA (avec des cœurs ARM). Ils seront utilisés pour des « applications dans les data centers de Meta et permettront d’obtenir des améliorations significatives en termes de performances par watt ».

NVIDIA ne cache pas cette joie, en forme de pied de nez à AMD et Intel : « Cette collaboration représente le premier déploiement à grande échelle exclusivement basé sur Grace », le CPU de NVIDIA. La suite se prépare avec le CPU Vera annoncé au CES de Las Vegas au début d’année.

Hetzner aussi augmente fortement le prix de ses VPS et serveurs dédiés

24 février 2026 à 13:20
Under pressure
Hetzner aussi augmente fortement le prix de ses VPS et serveurs dédiés

30 % d’augmentation sur les VPS et les Load Balancers, 15 % de plus sur les dédiés… Hetzner ajuste ses prix aussi bien pour les nouveaux que pour les anciens clients. En cause, encore une fois : les coûts d’exploitation et d’achat des composants qui ont « tous deux augmenté de façon spectaculaire ».

OVHcloud n’est pas le seul à augmenter les tarifs de ses VPS, Hetzner aussi va appliquer une nouvelle grille à partir du 1ᵉʳ avril. Là encore l’hébergeur n’y va pas avec le dos de la cuillère avec 30 à 39 % (32 % en moyenne) de hausse sur les serveurs en Allemagne ou en Finlande.

30 % de plus en moyenne sur les VPS Hetzner

La gamme de VPS d’entrée de gamme (Cost-Optimized) de Hetzner se compose de deux séries : les CX avec des processeurs Intel ou AMD en x86, ainsi que les CAX avec un processeur Ampere exploitant l’architecture Arm. Sur les autres gammes CPX (Regular Performance) et CCX (General Purpose) c’est de l’AMD aux commandes à chaque fois.

Nous avons déjà comparé le VPS CX23 (2 vCore, 4 Go de mémoire et 40 Go de stockage) de Hetzner aux VPS d’OVHcloud et YorkHost. Nous aurons très prochainement l’occasion de revenir plus en détail sur ce VPS dans un article dédié, pour continuer notre série de tests des VPS après Ionos et son CPU AMD EPYC, LWS avec sa virtualisation LXC et ses bridages, et OVHcloud en mode force tranquille.

Sur les modèles d’entrée de gamme comme le CX23, le tarif mensuel passera de 3,59 à 4,79 euros, soit 33,4 % de hausse (même augmentation sur les prix à l’heure). Sur le CAX11 (CPU Ampere, vous suivez ?) le prix augmentera de 36 % pour arriver à 5,39 euros au lieu des 3,95 euros actuels. On ne parle ici que des tarifs en IPv4 seulement, il faut ajouter 0,60 euro par mois pour avoir une adresse IPv6. Les VPS aux États-Unis et à Singapour sont également concernés par ces hausses.

15 % de plus en moyenne sur les dédiés

Les serveurs dédiés ne sont pas épargnés, avec entre 3 et 20 % environ de hausse, pour une moyenne aux alentours de 15 % environ. Les tarifs des dédiés augmentent donc en moyenne deux fois moins que ceux des VPS.

Tous les nouveaux tarifs sont détaillés sur cette page, avec les anciens et les nouveaux tarifs sur une même ligne (pratique pour comparer).

Toujours sur les dédiés, « tous les serveurs mis aux enchères subissent une augmentation de prix générale de 3 % ». La société propose en effet des enchères sur « des serveurs standardisés comme ceux de son portefeuille de produits, mais aussi sur des machines personnalisées adaptées aux besoins des clients par le passé ».

Il y a plusieurs centaines d’enchères en cours avec des tarifs allant de quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros par mois. Attention, sur ces machines « les installateurs automatiques d’images, les images logicielles spéciales, le vKVM ou d’autres systèmes logiciels ne sont pas possibles », seul le rescue system est proposé.

C’est encore la faute de la RAM et des SSD

Dans un communiqué, Hetzner explique que « des hausses drastiques des prix ont récemment été observées dans divers secteurs du secteur informatique. C’est pourquoi, malheureusement, nous devons aussi augmenter les prix de nos produits ». Un argument déjà utilisé par OVHcloud. Les raisons sont connues : une pénurie causée par la forte demande de GPU pour l’intelligence artificielle, qui a toujours besoin de plus de mémoire pour ses grands modèles de langage.

Hetzner ajoute que « les coûts d’exploitation de [son] infrastructure et d’achat de nouveaux équipements ont tous deux augmenté de façon spectaculaire. Par conséquent, nos variations de prix affecteront à la fois les produits existants et les nouvelles commandes et entreront en vigueur à partir du 1ᵉʳ avril 2026 ».

L’hébergeur affirme avoir retardé au maximum ces hausses, mais il ne peut aujourd’hui « plus compenser la pression que cela exerce sur [ses] opérations ».

Déjà des hausses début février

Déjà début février, lors de l’annonce d’une hausse des frais d’installation, l’hébergeur expliquait que « les prix d’achat actuellement exceptionnellement élevés des composants matériels perturbent considérablement » son modèle économique. Il ajoutait que « cette augmentation ne couvrait pas les coûts supplémentaires réels supportés, et de loin ».

Hetzner ne cachait pas son agacement sur la gestion de la crise par les fabricants de mémoire et de périphériques de stockage :

« Le marché de la RAM est actuellement dominé par très peu de fabricants. À notre avis, leur politique tarifaire est difficilement compréhensible et a fait grimper les coûts de façon massive en peu de temps. La situation est similaire pour les SSD NVMe.

De plus, il est évident que même les quotas et engagements de prix promis par les fournisseurs ne sont actuellement fiables que dans une certaine mesure ».

Début février, Hetzner parlait d’une « première étape nécessaire » et ajoutait que ce n’était « probablement pas la seule » car il n’y avait alors « aucun signe que les conditions du marché vont s’apaiser ». Selon le PDG d’OVHcloud, l’augmentation des prix « va encore se poursuivre pour trouver un nouveau point d’équilibre entre l’offre et la demande probablement vers fin 2026 ».

Il faudra certainement encore attendre plusieurs mois avant un retour à la normale : « les prix resteront importants jusqu’à au moins 2028, le temps que de nouvelles capacités de production de mémoire voient le jour ». Selon Hetzner, « la pression sur les prix devrait se poursuivre au cours de l’année en cours ».

☕️ IBEX Q1 d’AQT : Scaleway s’équipe lui aussi d’un ordinateur quantique

24 février 2026 à 11:57

Scaleway, la filiale cloud d’iliad (maison mère de Free) a annoncé la semaine dernière une collaboration avec la société autrichienne Alpine Quantum Technologies (AQT, basée à Innsbruck) afin d’intégrer un ordinateur quantique IBEX Q1 à ions piégés. Pour rappel, nous avons publié un article de présentation de l’informatique quantique.

La machine « sera disponible via la plateforme Quantum as a Service (QaaS) de Scaleway » qui permet à tout un chacun ou presque « d’accéder à des unités de traitement quantique (QPU) via son infrastructure cloud souveraine ». Le côté souverain et européen est mis en avant à plusieurs reprises, avec un acteur français du cloud et autrichien du quantique.

« L’ordinateur quantique d’AQT est accessible et programmable sans réservation […] les mardis et mercredis de 10 h à 17 h CET ». Scaleway prend en charge les SDK open-source standard comme Qiskit d’IBM, Cirq de Google et Pennylane. Selon la fiche produit du IBEX Q1, la machine dispose de 12 qubits.

Scaleway propose une facturation « par shot, à l’heure (émulation), ou via une réservation dédiée ». Sur cette page, l’entreprise présente l’IBEX Q1 d’AQT comme ayant bien 12 ions piégés, avec une fiabilité de 99,97 % sur une porte et de 98,7 % sur deux. Comme nous l’expliquons dans cette actualité, les portes quantiques sont tout aussi importantes que les qubits.

« L’appareil est montable en rack standard, fonctionne à température ambiante et consomme moins de 2 kilowatts, idéal pour les simulations nécessitant une précision critique (par exemple, la dynamique des fluides) », ajoute l’entreprise.

Il y a quasiment deux ans, OVHcloud inaugurait « le premier ordinateur quantique installé au cœur d’un fournisseur de services cloud européen ». Il est installé dans locaux de la société à Croix, dans les Haut de France. Il s’agit d’un MosaiQ de la start-up française Quandela, une machine avec deux qubits photoniques.

☕️ Au Grand collisionneur de hadrons, des tests grandeur nature pour la haute luminosité

24 février 2026 à 11:12

Dans un communiqué, le CERN ne cache pas sa joie et annonce avoir « franchi une étape importante dans la progression du projet Grand collisionneur de hadrons à haute luminosité (HiLumi LHC), avec le début du refroidissement cryogénique à 1,9 K (‑271,3 °C) d’un banc d’essai de 95 m de longueur », une opération qui devrait prendre plusieurs semaines. Il s’agit d’une réplique grandeur nature de l’installation qui se trouve sur le Grand collisionneur de hadrons.

Si tout se passe bien, la mise en place est prévue pour l’été prochain avec « le lancement de quatre années de travaux de grande envergure au cours du troisième long arrêt (LS3) ». Le LS3 était prévu pour 2025 à 2027, avant d’être repoussé et rallongé à partir de mi-2026.

Le retour des opérations est donc prévu pour 2030. L’accélérateur sera de nouveau mis à l’arrêt et amélioré en 2034 et 2035, avant de passer au Run 5.

Dans le cas présent, la luminosité correspond au nombre de collisions de particules. Avec la haute luminosité, elle « sera multiplié par dix, ce qui augmentera très fortement le volume de données de physique disponibles pour la recherche ». « Ce bond en avant permettra d’étudier avec une précision inédite le comportement du boson de Higgs et d’autres particules élémentaires, voire éventuellement de découvrir de nouveaux phénomènes rares », explique le CERN.

Mark Thomson, directeur général du CERN, tient à mettre les points sur les i : « On ne soulignera jamais assez l’importance et l’intérêt du LHC à haute luminosité. C’est le plus grand projet entrepris par le CERN depuis 20 ans […] Il permettra d’étudier pour la première fois comment le boson de Higgs interagit avec lui-même : cette mesure clé pourrait nous aider à faire la lumière sur les premiers instants de l’Univers et son évolution ».

Il ajoute que « le LHC à haute luminosité servira également à explorer de nouveaux horizons, et pourrait conduire à des découvertes inattendues. C’est tout l’intérêt de sonder l’inconnu : on ne sait pas ce qui s’y trouve ». Il faudra être patient. Les mesures ne débuteront pas avant 2030, et il faudra ensuite les analyser.

Shein s’installe dans cinq BHV en province, des corners de 400 à 1 000 m²

24 février 2026 à 09:40
Chein
Shein s’installe dans cinq BHV en province, des corners de 400 à 1 000 m²

Angers, Dijon, Limoges, Grenoble et Reims : cinq BHV vont accueillir à partir de demain un corner Shein, de 400 à 1 000 m². Après l’expérimentation à Paris, l’ambiance est toujours électrique, mais le patron du BHV (Frédéric Merlin) se veut rassurant.

En octobre, Shein et le BHV du Marais à Paris défrayaient la chronique avec l’ouverture d’un « corner » du spécialiste de la mode ultra éphémère (ultra-fast fashion). Au cœur de cet accord, la Société des grands magasins (SGM) qui possède le BHV, sept magasins Galeries Lafayette et onze centres commerciaux.

Pour rappel, « en mai 2022, SGM acquiert sept magasins Galeries Lafayette en province. En novembre 2023, le groupe devient propriétaire de la marque BHV, intégrant les magasins BHV Marais et Parly 2 à son portefeuille », relate le groupe SGM.

BHV et Shein : nouvelle tempête après le calme après la tempête ?

Quelques jours avant l’ouverture du corner Shein au BHV à Paris, la marketplace chinoise était sous le feu des projecteurs pour avoir vendu des « poupées sexuelles à caractère pédopornographique ». Les jours et semaines suivantes ont été agités : la plateforme a fermé sa marketplace en France, des contrôles massifs ont été effectués aux douanes, le gouvernement a engagé une procédure de suspension (rejetée par le tribunal judiciaire de Paris), etc.

Alors que le calme était plus ou moins revenu, la SGM vient d’envoyer un communiqué de presse pour annoncer que, « à compter du 25 février, les BHV de Limoges, Angers, Dijon, Grenoble et Reims ouvrent au public leurs corners Shein ». L’ouverture à Paris du corner Shein avait été l’occasion de nombreuses levées de boucliers chez les marques, les commerçants, les clients et les élus. À voir ce qu’il en sera en province.

« Ces espaces s’inscrivent dans le cadre du partenariat expérimental en cours entre le groupe SGM et Shein visant à intégrer une marque digital-first dans l’écosystème d’un magasin physique, afin de répondre aux nouveaux usages des consommateurs », explique la Société des grands magasins fondée par Frédéric et Maryline Merlin.

« L’ouverture se fera de manière progressive », avec des surfaces comprises entre 400 et 1 000 m² selon les magasins. Pour commencer, il sera principalement question d’une « sélection hivernale » d’articles. Ensuite, à partir d’avril, « l’offre évoluera pour intégrer une sélection plus large de références saisonnières » et de produits « en phase avec les préférences observées localement ». Pour la SGM, cela permet « d’ajuster la sélection et le parcours client en fonction des retours clients ».

Frédéric Merlin (SGM) : « Il ne faut pas avoir raison trop tôt »

Il y a quelques jours à peine, Frédéric Merlin répondait à une interview du Figaro. Il reconnaissait des erreurs, notamment l’immense affiche avec le patron de Shein placardé sur son magasin, mais ajoutait qu’il s’était : « rendu compte qu’il ne faut pas avoir raison trop tôt ». Une manière de s’affirmer comme précurseur.

« Si cela ne marche pas dans un an, on arrêtera », ajoutait néanmoins l’entrepreneur à nos confrères. Il revenait aussi sur la qualité des produits et affirmait que, dans les jours qui ont suivi l’ouverture, « nous avons tout eu, le contrôle des douanes, celui de la DGCCRF. Ils n’ont rien trouvé ».

Il précise avoir revu sa stratégie (articles moins chers, plus de choix de taille…) avec succès : six clients sur dix achèteraient désormais des produits Shein. Autre revirement de situation : « Nous allons changer de modèle d’exploitation pour les espaces Shein du BHV. Ce sont toujours nos vendeurs qui continueront à opérer. Mais, à partir d’avril, Shein sera responsable du choix des assortiments et nous percevrons une commission à la vente ».

Divorce largement consommé entre Galeries Lafayette et BHV

Il n’en reste pas moins des séquelles visibles de l’arrivée de Shein au BHV : « Le groupe Galeries Lafayette a rompu son contrat avec la SGM concernant sept magasins de province, rebaptisés BHV. Une centaine de marques (Guerlain, Dior, Sandro, etc.) ont quitté le grand magasin parisien, protestant contre Shein ou des retards de paiements », explique Sud Ouest.

Lors d’une audition au Sénat en janvier, Frédéric Merlin reconnaissait « une vraie baisse de chiffre d’affaires sur cette fin d’année avec le départ de marques ». Il affirmait déjà qu’un nouveau système de paiement était mis en place, promesse de nouveau faite dans l’interview au Figaro. Libération relate une partie de l’audition durant laquelle Frédéric Merlin a été « jusqu’à se présenter comme « un chef d’entreprise éthique ». Rires dans l’assemblée ».

Le BHV était également empêtré dans la vente de l’immeuble qu’il occupe à Paris. C’est finalement en janvier que les Galeries Lafayette ont officialisé la vente au canadien Brookfield, pour 300 millions d’euros. La SGM devait initialement racheter les murs, mais avec l’affaire Shein la Banque des Territoires s’était retirée.

☕️ Retour des humains sur la Lune : Artemis II rentre au garage, le lancement repoussé

24 février 2026 à 08:07

Ce week-end, Jared Isaacman, administrateur de la NASA, laissait peu d’espoir quant au lancement de la mission Artemis II en mars. Les ingénieurs ont en effet détecté une « interruption du flux d’hélium dans l’étage de propulsion cryogénique intérimaire du SLS » ou Space Launch System, le lanceur lourd de la NASA.

Il ajoutait que « les équipes procèdent au dépannage et se préparent à un probable retour d’Artemis II au VAB » ou Vehicle Assembly Building, le hangar à fusée de l’Agence spatiale américaine. Rapidement, la mauvaise nouvelle a été confirmée : « Quelle que soit la panne potentielle, l’accès et la résolution de ces problèmes ne peuvent être effectués que dans le VAB ».

À cause des conditions météo, le retour au hangar n’est pas prévu avant le 25 février. La fusée mettra environ 12 heures pour faire les 6,4 km qui séparent le dock de lancement du VAB.

Il y a un mois, la fusée s’était installée à la verticale sur son pas de tir. Artemis II embarquera quatre astronautes à bord qui iront faire le tour de la Lune (une première depuis 50 ans), mais sans se poser. Fouler le sol de notre satellite naturel sera l’objectif d’Artemis III.

Selon la NASA, 16 fenêtres de tir étaient possibles entre les 6 février et 30 avril. On peut déjà exclure février et mars, avril semble très court comme délai puisqu’il faut inspecter la fusée, trouver le souci, le régler, effectuer des tests, la replacer sur son pas de tir, etc.

Artemis II : fusée et astronautes dans les starting-blocks pour aller autour de la Lune

Reçu — 23 février 2026 Next - Articles gratuits

OVHcloud augmente fortement le prix de ses VPS 2026 et IPv4

23 février 2026 à 08:03
Moins j’augmente plus vite, plus j’augmente moins vite
OVHcloud augmente fortement le prix de ses VPS 2026 et IPv4

À partir du 1ᵉʳ avril, OVHcloud va fortement augmenter le prix de ses VPS 2026. En cause, l’explosion du prix de la mémoire et du stockage… mais pourquoi cela concerne-t-il du matériel qui a déjà de nombreuses années ? OVHcloud veut « équilibrer » ses tarifs en limitant les hausses des nouveaux produits à venir et en augmentant ceux des anciennes gammes pour « compenser ».

En août dernier, OVHcloud lançait de nouveaux VPS avec un tarif agressif (lire notre test), à partir de 4,58 euros par mois pour 4 vCore, 8 Go de mémoire et 75 Go de stockage, mais seulement 400 Mb/s de bande passante.

Plus de 40 % sur les VPS 2026 d’entrée de gamme,+ 20 % sur les IPv4

Dans un message publié sur X vendredi, Octave Klaba (qui a repris les rênes de l’entreprise fin 2025) annonçait des hausses à venir : « On prévoit d’impacter légèrement les prix du Cloud déployé entre 2021 et 2025, en moyenne de + 2 % à+ 6 %, en fonction de l’ancienneté du hardware, et de faire évoluer légèrement les prix des IPv4 ». Des chiffres optimistes puisque la réalité est bien différente.

Des emails ont en effet été envoyés aux clients concernés, expliquant que la « gamme VPS 2026, de VPS 1 à VPS 6 et les VPS en Local Zones », ainsi que « les adresses Additional IPv4 » sont concernées par les hausses de prix. OVHcloud n‘y va pas avec le dos de la cuillère. La société est en effet bien loin des « + 2 % à+ 6 % » mis en avant par son PDG, puisque le VPS 1 passe de 5,39 à 7,79 euros (hors remise liée à un engagement de 6 ou 12 mois), soit environ 45 % de hausse !

Selon les retours sur X, c’est plus ou moins la même chose sur les autres offres de la gamme. Le VPS 2 passe ainsi de 8,39 à 11,99 euros par mois (hors remise), soit 43 % de hausse, explique #Kero. Si vous êtes touchés par les hausses, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire avec les anciens et nouveaux tarifs des services concernés. OVHcloud n’a pour le moment pas communiqué officiellement sur l’ensemble des nouveaux tarifs à venir.

Une hausse (VPS) peut en cacher une autre (IP) : l’adresse IPv4 supplémentaire est actuellement facturée 2,39 euros par mois, mais elle passera prochainement à 2,87 euros, soit 20 % de hausse. Là encore, nous sommes loin de la « moyenne de + 2 % à+ 6 % » annoncée par Octave Klaba, sans parler de « faire évoluer légèrement le prix des IP v4 ».

Ces changements interviendront « à compter du mercredi 1 avril 2026 », selon l’email envoyé aux clients. Octave Klaba prévoyait de son côté « l’application des nouveaux tarifs au 1ᵉʳ avril 2026 ou au 1ᵉʳ mai 2026 ». D’ici là, il est possible de souscrire aux tarifs actuels ou de prolonger un abonnement existant, y compris sur des formules avec un engagement de six ou douze mois (il n’y a pas d’engagement de 24 mois sur les VPS 2026). Lors du renouvellement après le 1ᵉʳ avril par contre, les nouveaux tarifs seront appliqués.

« Cette évolution tarifaire ne s’applique pas aux gammes de serveurs Kimsufi et So you Start. Les performances des services concernés, leur disponibilité ainsi que les niveaux de support restent inchangés », explique l’hébergeur dans son email.

Réduire les augmentations en augmentant les tarifs

Comme nous l’avons expliqué dans notre test du VPS d’OVHcloud, l’hébergeur utilise des CPU d’anciennes générations pour au moins une partie de ses VPS. Dans notre cas (un VPS 1 avec 4 vCores), c’est la génération Haswell lancée il y a plus de 10 ans par Intel. Comme nous l’avons vu avec le test du VPS d’Ionos, un CPU récent change complètement la donne sur les performances.

L’amortissement du matériel est donc théoriquement déjà fait depuis longtemps. Pourquoi donc cette hausse, justifiée notamment par le fait que « le coût de composants matériels [mémoire et stockage, ndlr] a augmenté » ?

Octave Klaba y va de son explication sur les réseaux sociaux :

« Chez OVHcloud, nous voulons réduire l’impact de ces augmentations de composants pour éviter que notre Cloud (Public Cloud, Private Cloud, Bare Metal) ne devienne trop coûteux. C’est pourquoi, pour le Cloud que nous allons déployer en 2026 - 2028, nous avons décidé d’augmenter les prix de manière moins importante que les coûts réels de la RAM et des disques. Le prix de notre Cloud en 2026 - 2028 va ainsi évoluer, en moyenne, de + 9 % à+ 11 % seulement. Pour compenser, on prévoit d’impacter légèrement les prix du Cloud déployé entre 2021 et 2025 ».

OVHcloud veut « rendre acceptable le prix des gammes 2021 - 2028 »

L’hébergeur augmente donc le prix de ses anciennes offres pour limiter la hausse sur le prix des nouvelles. On attend maintenant de voir ce que les «+ 9 % à+ 11 % » donneront vraiment dans la pratique. L’idée est donc de « rendre acceptable le prix des gammes 2021 - 2028, avec une prévision de retour à la normale en 2029 ».

Pour le PDG d’OVHcloud, l’augmentation du prix de la RAM et des disques « va encore se poursuivre pour trouver un nouveau point d’équilibre entre l’offre et la demande probablement vers fin 2026 », mais « les prix resteront importants jusqu’à au moins 2028, le temps que de nouvelles capacités de production de mémoire voient le jour ».

Le prix n’est pour OVHcloud pas le seul problème, il y a également la question de la disponibilité : « même avec une telle augmentation de prix, la RAM et les disques ne sont pas disponibles si facilement sur le marché. Pour avoir la certitude d’être livré, il est nécessaire de passer les commandes 12 mois à l’avance, sans connaître le prix d’achat ! Les prix sont en effet communiqués 1 à 2 mois après livraison, en fonction de l’offre et de la demande dans le trimestre ».

Cette hausse de prix et cette pénurie de composants font au moins quelques heureux. Lors du salon IT Partners qui se tenait début février à La Défense Arena, nous avons discuté avec plusieurs entreprises spécialisées dans le reconditionnement et la revente de matériel informatique. Ils étaient unanimes : leur activité est en forte croissance durant cette période compliquée pour la disponibilité et le prix des composants.

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