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Apple renouvelle ses MacBook Pro et Air, puces M5 Pro et Max avec des « super-cœurs » CPU

3 mars 2026 à 16:26
Fusiiiionnnnnn !
Apple renouvelle ses MacBook Pro et Air, puces M5 Pro et Max avec des « super-cœurs » CPU

Deux nouvelles puces arrivent chez Apple : les M5 Pro et Max, avec des « super cœurs » pour la partie CPU. On les retrouve dans les nouveaux MacBook Pro de 14 et 16 pouces. Apple met aussi à jour son MacBook Air qui passe à la puce M5 pour l’occasion.

MacBook Air 13 et 15 pouces en M5, à partir de 1 199 euros

Après les iPhone 17e et l’iPad Air avec une puce M4, Apple continue sur sa lancée avec deux nouvelles annonces ce jour. Commençons par le MacBook Air avec une puce M5, dont les caractéristiques techniques peuvent changer suivant la taille de la diagonale de l’écran.

« Tous les modèles 15 pouces sont équipés de la puce M5 avec CPU 10 cœurs et GPU 10 cœurs », explique Apple. De son côté, le modèle de 13 pouces intègre 8 ou 10 cœurs GPU suivant les configurations, mais 10 cœurs CPU dans tous les cas. 16, 24 ou 32 Go de mémoire unifiée (partagés entre CPU et GPU) sont de la partie.

« Le MacBook Air dispose désormais d’un stockage de base deux fois plus important, porté à 512 Go, et d’une technologie SSD plus rapide », affirme Apple. Côté connectivité, c’est la puce maison N1 qui est aux commandes pour le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 6. La connectique comprend deux ports Thunderbolt 4 (connecteur USB).

Niveau performances, Apple annonce que le MacBook Air M5 offre des performances « jusqu’à 4 fois plus rapides pour les tâches d’IA que son prédécesseur équipé de la puce M4, et jusqu’à 9,5 fois plus rapides que le MacBook Air avec puce M1 ».

Le MacBook Air 13 pouces M5 est proposé à partir de 1 199 euros avec 16 Go de mémoire et 512 Go de stockage (ajoutez 125 euros pour avec 10 cœurs GPU à la place de 8). De son côté, le MacBook Air 15 pouces M5 est vendu à partir de de 1 499 euros. Augmenter la mémoire vive vous coûtera 250 euros pour 8 Go de plus (24 Go au total) et 500 euros passer de 16 à 32 Go. 32 Go est toujours le maximum.

Les MacBook Pro de 14 et 16 pouces passent aux M5 Pro et Max

Passons aux MacBook Pro, avec de nouvelles puces M5 Pro et Max. Apple, comme toujours, n’est pas avare en superlatifs concernant ces deux nouveaux SoC : « nouveau CPU avec le cœur de CPU le plus rapide au monde, GPU nouvelle génération avec Neural Accelerator dans chaque cœur et bande passante mémoire unifiée plus élevée ». Elle passe de 153 Go/s sur la puce M5 à 307 Go/s sur la Pro et 614 Go/s sur la Max avec 40 cœurs GPU, mais « seulement » 460 Go/s pour le M5 Max avec 32 cœurs GPU.

Comme sur le MacBook Air, Apple vante le SSD des nouveaux MacBook Pro qui est « jusqu’à deux fois plus performant », avec 14,5 Go/s au maximum. Le stockage de base passe à 1 To pour le MacBook Pro en M5 ou M5 Pro et à 2 To pour le modèle M5 Max, au lieu de 512 Go sur le modèle d’octobre dernier en M5.

Pour la connectivité, la puce N1 est de nouveau présente, tandis que les ports USB Type-C prennent désormais en charge Thunderbolt 5. Un MacBook Pro avec une puce M5 Pro prend en charge deux écrans externes, contre quatre pour la version M5 Max.

Côté tarif, le MacBook Pro M5 avec 1 To débute à 1 899 euros (1 799 euros avec 512 Go auparavant), tandis que l’addition passe à 2 499 euros minimum pour un SoC M5 Pro… et encore ajoutez 200 euros de plus pour la version « complète » du SoC avec 18 cœurs CPU et 20 cœurs GPU (au lieu de 15 et 16 respectivement).

Pour le MacBook Pro M5 Max, le tarif débute à 4 199 euros avec 18 cœurs CPU et 32 cœurs GPU, puis il faut ajouter 375 euros pour avoir les 40 cœurs GPU. Ce sont les tarifs pour la version de 14 pouces, en 16 pouces comptez 2 999 euros en M5 Pro (il n’est pas disponible en M5) et 4 499 euros pour pour la puce M5 Max.

Du M1 au M5 Max, toutes les caractéristiques des puces Apple Silicon

Revenons aux deux nouvelles puces M5 Pro et Max, avec la mise a jour de notre grand tableau comparatif pour commencer :

Comme avec la M5 de « base », chaque cœur GPU dispose d’un « accélérateur neuronal ». Apple affirme que « les puces M5 Pro et M5 Max assurent un traitement des prompts LLM jusqu’à quatre fois plus rapide que les M4 Pro et M4 Max, et une génération d’images par IA jusqu’à huit fois plus rapide que les M1 Pro et M1 Max ».

Les précommandes des nouveaux MacBook Air et Pro ouvriront le 4 mars, les livraisons sont prévues à partir du 11 mars.

Des puces « pensées de A à Z pour l’IA » avec des 5 ou 6 « super-cœurs »

Les M5 Pro et M5 Max « intègrent un nouveau CPU de 18 cœurs, dont 6 super-cœurs, le cœur de CPU le plus rapide au monde, et 12 tout nouveaux cœurs de performance, optimisés pour des performances multithreads économes en énergie ». Pour la version 15 cœurs CPU du M5 Pro, il y a 5 super-cœurs et donc 10 efficaces. Apple ne parle pas de cœurs efficaces, mais « performance ». Les puces M5 Pro et Max ont donc un mélange de « super cœurs » et de « cœurs de performance ».

Auparavant, les puces M4 Pro et Max avaient entre 8 et 12 cœurs « performances », avec 4 cœurs « haute efficacité énergétique » (efficaces). Même chose sur la puce M5, les « super cœurs » n’existaient pas encore et les cœurs efficaces étaient toujours présents. À voir maintenant les résultats dans les tests.

Apple affirme que « la nouvelle architecture du processeur du M5 Pro améliore considérablement les performances multithread jusqu’à 30 % pour les charges de travail professionnelles ». Mais cette comparaison est faite entre des MacBook Pro M4 Pro avec 14 cœurs et M5 Pro avec 18 cœurs, soit… 30 % de cœurs en plus. La répartition entre les cœurs n’est pas non plus la même pour rappel.

Le fabricant ne s’en cache pas : il mise tout sur l’IA : « Les puces M5 Pro et M5 Max reposent sur la nouvelle architecture Fusion signée Apple et sont pensées de A à Z pour l’IA. Cette conception innovante combine deux puces en un seul système pour un gain de performances considérable ».

La version Max du M5 intègre deux encodeurs vidéo et deux encodeurs/décodeurs ProRes. Un comparatif de MacBook Pro 14 avec des puces M5, M5 Pro et M5 Max est disponible par ici.

Hackerbot-claw : un bot exploite GitHub Actions et vide le dépôt de Trivy

3 mars 2026 à 13:47
L’attaque des bots
Hackerbot-claw : un bot exploite GitHub Actions et vide le dépôt de Trivy

Un bot alimenté a utilisé les GitHub Actions pour compromettre des dépôts GitHub. Ironie du sort, il a piraté un scanner de sécurité (vulnérabilité, mauvaises configurations…), publié une extension VS Code malveillante et renommé le dépôt (en privé).

Il y a maintenant plus de sept ans que GitHub propose ses « Actions » pour automatiser des tâches, dont la mise en production automatique de code. On parle souvent de CI/CD avec CI pour Continuous Integration (intégration continue) et CD pour Continuous Deployment (déploiement continu).

La semaine dernière, un bot baptisé hackerbot-claw a utilisé l’intelligence artificielle générative (Claude Opus 4.5 selon sa propre présentation) pour exploiter activement la fonctionnalité GitHub Actions afin de faire des dégâts dans des dépôts GitHub.

Du code exécuté à distance sur au moins quatre cibles

StepSecurity (entreprise spécialisée dans la sécurité de l’automatisation de la livraison de code) a publié une analyse détaillée. De même pour Stéphane Robert, ingénieur DevOps et architecte cloud chez 3DS Outscale, sur son blog en se concentrant davantage sur une des attaques, contre le scanner de vulnérabilités open source Trivy. Il dresse un portrait au vitriol : « Un bot IA autonome qui compromet un scanner de sécurité, publie une extension VS Code malveillante, et renomme le dépôt en privé — le tout en quelques heures. On est clairement entrés dans une nouvelle ère ».

Durant plusieurs jours, une campagne d’attaques automatisées (avec cinq techniques différentes) a donc été lancée via GitHub Actions, « réussissant à exécuter du code à distance dans au moins 4 cibles sur 7 » selon le billet de blog de StepSecurity. Les cibles étaient prestigieuses : microsoft/ai-discovery-agent‍, DataDog/datadog-iac-scanner‍, avelino/awesome-go, ambient-code/platform, project-akri/akri, aquasecurity/trivy et RustPython/RustPython.

Dans un des cas, le bot a pu « exfiltrer un jeton GitHub d’un dépôt populaire, avec des autorisations d’écriture ». Pour d’autres, le bot a aussi mis en place une injection de script en ajoutant une charge malveillante dans un fichier version.sh, a modifié des noms de branches pour y ajouter du code, caché des commandes shell (en Base64) dans les noms de fichiers, injecté des prompts IA, etc.

Le dépôt hackerbot-claw a été fermé dans la journée d’hier. Il précisait auparavant être « un agent autonome qui analyse les dépôts publics à la recherche de workflows CI/CD mal configurés. Je les trouve. Je les vérifie. Je laisse un mot. Je n’exfiltre pas, je ne détruis pas, je ne persiste pas », affirmait la présentation, qui voulait donc le présenter comme un chevalier blanc.

Trivy, le scanner de vulnérabilités, se fait détrousser

L’attaque la plus médiatisée est celle contre Trivy, dont le dépôt officiel (24 000 étoiles) a été vidé. « Trivy est l’un des scanners de vulnérabilités open source les plus utilisés dans l’écosystème cloud native. Il scanne les images de conteneurs, les fichiers IaC (Terraform, Kubernetes), les dépôts de code, les SBOM… C’est un outil incontournable dans toute chaîne DevSecOps sérieuse », explique Stéphane Robert sur son blog.

Hormis le dépôt vide, le site officiel est toujours en place, comme la documentation de la version 0.69 et « la page d’installation référence même la version 0.69.1 dans ses exemples ». Le problème ne concerne que GitHub a priori, mais aussi par ricochet toutes les applications s’appuyant sur ce dépôt.

L’éditeur de Trivy, Aqua Security, explique de son côté que « le dépôt a été rendu privé et renommé (en private-trivy). Un dépôt vide a été poussé à la place du dépôt public. Les versions GitHub entre 0.27.0 et 0.69.1 ont été supprimées, y compris les discussions et ressources GitHub associées pour ces versions ».

Autre problème et pas des moindres : « Un artefact malveillant a été créé pour l’extension VScode de Trivy, puis poussé vers la marketplace Open VSX (une alternative à la marketplace officielle de VSCode). Nous avons supprimé cet artefact et révoqué le jeton utilisé pour le publier ». L’équipe n’a pas trouvé d’autres « impacts » suite à cette attaque et se concentre sur un retour à la normale de l’ensemble des services.

Depuis, une nouvelle version 0.69.2 a été mise en ligne, la seule « considérée comme propre » par Stéphane Robert. « Si vous avez installé Trivy entre le 21 et le 28 février – vérifiez l’intégrité de votre binaire. En cas de doute, supprimez et réinstallez la v0.69.2 », ajoute-t-il.

Attaques CI/CD : « Vous ne pourrez plus dire “je ne savais pas” »

Pour StepSecurity, cette attaque de « Hackerbot-Claw démontre que les attaques CI/CD ne sont plus simplement théoriques. Des bots autonomes recherchent et exploitent activement les erreurs de configuration des flux de travail en production ».

Stéphane Robert lance lui aussi un avertissement sur LinkedIn : « Alors messieurs les RSSI, mesdames les responsables sécurité : l’attaque sur Trivy n’est pas un cas isolé. C’est un rappel. Vos pipelines sont une surface d’attaque. Ils ont des permissions d’écriture sur vos repos, accèdent à des secrets, et s’exécutent à chaque push. Vous ne pourrez plus dire “je ne savais pas” ».

Motorola s’associe à GrapheneOS pour renforcer la sécurité de ses (futurs) smartphones

3 mars 2026 à 09:07
Les Pixels toujours dans la course
Motorola s’associe à GrapheneOS pour renforcer la sécurité de ses (futurs) smartphones

Motorola est allé chercher GrapheneOS pour améliorer la sécurité de ses smartphones, mais aussi (et surtout) pour proposer officiellement ce système d’exploitation sécurisé avec certains de ses smartphones. Inutile de courir, aucun modèle n’est actuellement compatible, il faudra attendre 2027.

Pour le MWC de Barcelone, Motorola est « on fire » avec une dizaine de communiqués de presse sur la seule journée d’hier. Il y a évidemment des smartphones avec les Razr Fold et Edge 70 Fusion, des écouteurs sans fil Buds 2, mais surtout un « partenariat à long terme avec GrapheneOS », une alternative à Android de Google.

Motorola et GrapheneOS main dans la main

GrapheneOS mise sur la sécurité et n’était historiquement disponible que sur les smartphones Pixel de Google. La raison ? Ce sont les seuls terminaux laissant l’utilisateur reverrouiller complètement le bootloader avec des clés de chiffrement personnalisées. Depuis plusieurs mois, la rumeur courait d’un partenariat avec un fabricant de smartphones pour intégrer GrapheneOS, c’est donc Motorola.

Pour le moment ce sont seulement des annonces, avec rien de concret à se mettre sous la dent :

« Motorola inaugure une nouvelle ère de la sécurité des smartphones grâce à un partenariat à long terme avec la GrapheneOS Foundation, la principale organisation à but non lucratif spécialisée en sécurité mobile qui développe un système d’exploitation renforcé basé sur le projet Android Open Source. Ensemble, Motorola et GrapheneOS Foundation travailleront à renforcer la sécurité des smartphones et à collaborer sur de futurs appareils conçus avec la compatibilité GrapheneOS ».

De son côté, GrapheneOS se dit ravi de s’associer à Motorola afin de proposer son système d’exploitation « sur leur smartphone de nouvelle génération ». Les développeurs présentent ce partenariat comme une étape importante pour élargir la portée de GrapheneOS. Ils précisent que c’est Motorola qui les a contactés, afin de mettre en place ce partenariat et d’améliorer la sécurité de leurs smartphones.

« Ils vont fournir une prise en charge officielle de GrapheneOS et nous aider activement à assurer le support de leurs téléphones », ajoute le système d’exploitation. GrapheneOS en profite pour faire un appel du pied : « Les autres constructeurs devraient suivre leur exemple ». Les développeurs rappellent que « GrapheneOS étant un logiciel libre, ils n’avaient pas besoin de partenariat pour utiliser notre code ».

Les premiers smartphones Motorola avec GrapheneOS en 2027

Sur les réseaux sociaux, GrapheneOS donne un peu plus de détails sur les terminaux compatibles : « Il s’agira initialement des appareils phares de Motorola, mais cette technologie pourrait s’étendre à d’autres modèles par la suite. Prenons l’exemple des Motorola Signature (2026) et Motorola Razr Fold (2026), qui, pour la génération actuelle, ne répondent pas encore pleinement à nos besoins. Ce seront leurs successeurs ».

De manière générale, les smartphones « actuels, y compris ceux lancés cette année, ne répondent pas aux exigences. Seule la prochaine génération d’appareils est conçue pour répondre à tous nos besoins », affirme GrapheneOS. Un partenariat qui n’a donc pour le moment aucun fruit, il faudra attendre 2027.

GrapheneOS revient sur les différences entre son système d’exploitation et l’Android maison qui sera toujours proposé par Motorola : « Ce sera le même GrapheneOS que sur les Pixel. Il ne contiendra aucun bloatware. C’est un système d’exploitation totalement indépendant de leur propre système. Ils intégreront également certaines fonctionnalités et concepts de GrapheneOS à leur système d’exploitation principal, mais cela restera distinct de GrapheneOS ».

Android sur les Motorola devrait donc se renforcer au niveau sécurité, mais sans plus de précision. Attention, le cœur de l’annonce concerne l’amélioration des smartphones pour « assurer une prise en charge officielle de GrapheneOS ». Les améliorations de la version maison d’Android pour les Motorola font « l’objet d’un projet distinct », explique GrapheneOS sur Bluesky.

Les Pixel toujours supportés, GrapheneOS arrive sur le Pixel 10a

Sur X, le compte officiel de GrapheneOS précise que la prise en charge des terminaux Pixel de Google ne s’arrête pas avec ce partenariat : « Les Pixel répondent à nos exigences de sécurité et continueront d’être pris en charge. La compatibilité avec le Pixel 10a sera ajoutée prochainement ».

Ce n’est pas parce que les Pixels sont supportés que les applications Google sont présentes : « GrapheneOS n’inclura jamais ni les services Google Play ni une autre implémentation de services Google comme microG. Il est possible d’installer les services Play sous forme d’applications en mode bac à sable sans privilèges spéciaux via notre couche de compatibilité Google Play ».

Il y a quelques semaines, un article du Parisien avait, pour rappel, mis le feu aux poudres, accusant le système d’exploitation d’être une « botte secrète » pour les narcotrafiquants. GrapheneOS avait vivement réagi et retirait dans la foulée toutes ses ressources de France.

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☕️ Le CPU Intel Xeon 6+ (Clearwater Forest) avec 288 E-cores Darkmont arrivera ce semestre

2 mars 2026 à 15:52

Cela fait maintenant des mois qu’Intel parle de son futur Xeon 6 + avec 288 E-Cores. Il s’agit de cœurs CPU « efficaces » dans le sens efficacité énergétique, et donc moins performants que les P–Cores avec un P comme Performance. Les Xeon 6 actuels (Sierra Forest) ne dépassent pas les 144 cœurs (des E-Cores Crestmont). Une version avec 288 cœurs (une puce, deux dies) était annoncée, mais n’est jamais arrivée.

Quoi qu’il en soit, la relève est dans les starting-blocks avec les processeurs Xeon 6 + Clearwater Forest, qui monteront jusqu’à 288 E-Core Darkmont (et donc toujours autant de threads). Comme le rapporte Videocardz, Intel donne de plus amples détails à l’occasion du MWC de Barcelone.

Si cette annonce est faite durant le salon de Barcelone, c’est parce qu’Intel s’est trouvé un partenaire de choix – Ericsson, comme l’indique Computer Base – et en profite pour mettre en avant ses Xeon 6(+) pour les opérateurs de télécoms : « Basé sur le procédé Intel 18A et conçu pour une efficacité exceptionnelle, le Xeon 6 + offre aux opérateurs une plateforme qui fait évoluer les charges de travail de manière agressive, réduit la consommation d’énergie et permet des services réseau plus intelligents ».

Ils seront gravés avec la technologie maison 18A, celle utilisée pour la première fois sur les processeurs Core Ultra Series 3 (Panther Lake). Le TDP sera de 300 à 500 watts. Le processeur pourra être en configuration 1P ou 2P (un ou deux sockets sur la carte mère, soit jusqu’à 576 cœurs CPU), il prendra en charge 12 canaux de DDR5 à 8 000 MHz, 64 lignes CXL, 96 lignes PCIe, etc.

Au niveau de la conception, le processeur sera composé de douze tuiles, chacune avec six modules et quatre cœurs Darkmont par module, soit 288 cœurs : 4 (cœurs) x 6 (modules) x 12 (tuiles)= 288, le compte est bon.

Chaque module dispose de 4 Mo de mémoire cache L2, soit un total de 288 Mo de cache L2 sur la version 288 E-Cores, auxquels il faut ajouter 576 Mo de cache de dernier niveau (L3 ?). D’autres tuiles sont de la partie : trois de « Base » en Intel 3 (contrôleurs mémoire notamment) et deux autres « I/O » en Intel 7.

Les nouveaux Xeon 6 + sont attendus pour la première moitié de l’année 2026.

Les Ryzen 400 AI d’AMD débarquent sur socket AM5, avec un NPU de 50 TOPS

2 mars 2026 à 15:26
Y’a-t-il un Copilot dans ton PC ?
Les Ryzen 400 AI d’AMD débarquent sur socket AM5, avec un NPU de 50 TOPS

AMD vient d’annoncer trois processeurs, déclinés en douze références, pour les ordinateurs de bureau, avec les Ryzen AI 400 en AM5. Les CPU disposent d’un NPU de 50 TOPS leur permettant de prétendre à la certification Copilot+ PC de Microsoft. Ils seront disponibles à partir du deuxième trimestre 2026.

Au CES de Las Vegas en début d’année, AMD présentait ses « nouveautés », qui ressemblaient davantage à du réchauffé. Il y avait tout d’abord les Ryzen AI 400 pour les ordinateurs portables, mais qui n’étaient finalement que des Ryzen AI 300 avec parfois 100 MHz de plus en boost ou une partie graphique un peu améliorée.

Au MWC, des processeurs pour les ordinateurs de bureau

AMD profite du MWC de Barcelone (avec un M comme Mobile) pour annoncer de nouveaux Ryzen AI 400 pour… les ordinateurs de bureau. Trois processeurs sont disponibles, chacun décliné en quatre versions, soit douze références au total.

Nous avons les Ryzen AI 5 435G, AI 5 440G et AI 7 450G, avec un TDP de 64 watts. Viennent ensuite des versions « GE » avec un TDP de 35 watts. Nous sommes donc à six références. Doublez la mise avec des versions Pro de chaque processeur, nous sommes bien à 12. Comme leur nom l’indique, les déclinaisons « Pro » ont « des fonctions de sécurité et de gestion de niveau professionnel », mais exactement les mêmes caractéristiques techniques pour le reste.

Des cœurs Zen 5 exclusivement, contrairement au Ryzen AI 400 mobile

On pourrait penser que le Ryzen AI 5 435 (version mobile) et le Ryzen AI 5 435G ou 435GE sont très proches avec 6 cœurs et 12 threads dans les deux cas, mais ce n’est pas le cas. Il y a une différence fondamentale dans l’architecture des cœurs.

Le Ryzen AI 5 435 dispose de deux cœurs Zen 5 et de quatre cœurs Zen 5c allégés, tandis que les Ryzen AI 5 435G(E) ont six cœurs Zen 5. C’est la même chose sur le reste de la gamme, les nouveaux Ryzen AI 400 en AM5 proposent exclusivement des cœurs Zen 5. Pour rappel, sur mobile, AMD propose aussi des processeurs exclusivement en Zen 5 avec sa gamme Ryzen AI Max+.

NPU de 50 TOPS, mais iGPU 860M maximum

Quoi qu’il en soit, les nouveaux processeurs Ryzen AI 400 pour les ordinateurs de bureau disposent d’un NPU (architecture XDNA 2) de 50 TOPS, supérieur au seuil de 40 TOPS imposé par Microsoft pour obtenir la certification Copilot+ PC. Sur mobile, la puissance du NPU varie entre 50 et 60 TOPS.

Côté GPU intégré au processeur (iGPU), l’architecture RDNA 3.5 est dans tous les cas aux commandes. AMD assure par contre le service minimum avec une puce Radeon 860M pour le plus haut de gamme des processeurs et une Radeon 840M pour les deux autres. Sur les versions mobiles, AMD monte jusqu’à la Radeon 890M avec 16 cœurs GPU contre 8 pour la Radeon 860M.

AMD en garde certainement sous le pied pour de prochaines références à venir, avec douze cœurs PU par exemple. Selon l’entreprise, les premiers ordinateurs équipés des nouveaux processeurs arriveront au second trimestre de 2026.

☕️ Aux États-Unis, feu vert pour la fusion à 34,5 milliards de dollars entre Charter et Cox

2 mars 2026 à 12:16

En mai 2025, Charter Communications (qui propose des offres sous la marque Spectrum) et Cox Communications annonçaient « un accord définitif de fusion ». Comme le rappelle Reuters, il s’agit de regrouper « deux des plus grands opérateurs américains de câble et du haut débit dans leur bataille contre les sociétés de streaming et les opérateurs mobiles ».

Montant de la transaction : 34,5 milliards de dollars environ, pour reprendre Cox mais aussi ses 12,6 milliards de dollars de dette. « Le nouvel ensemble revendiquera ainsi la place de numéro un de l’Internet fixe au pays de l’oncle Sam », expliquait alors Les Échos. Reuters ajoute que cette nouvelle entité devrait regrouper « 38 millions d’abonnés, dépassant le leader du marché Comcast ».

La FCC (régulateur américain des télécoms) vient de donner son accord et son président, Brendan Carr, s’en félicite : « En approuvant cet accord, la FCC garantit des avantages considérables aux Américains. Cet accord signifie le retour aux États-Unis d’emplois délocalisés. Il signifie également le déploiement de réseaux modernes à haut débit dans davantage de zones rurales. Enfin, il permettra aux consommateurs d’accéder à des forfaits moins chers. De plus, l’accord consacre des protections contre la discrimination fondée sur la diversité, l’équité et l’inclusion. ».

Il ajoute que Charter prévoit d’investir des « milliards de dollars » pour améliorer son réseau après cette opération. « Cela signifie que les Américains bénéficieront d’un accès internet plus rapide et de prix plus bas », peut-on lire dans le document de la FCC.

Engadget tempère l’enthousiasme de la FCC : « Bien que la FCC de Carr dresse un tableau très favorable de l’acquisition de Charter, l’histoire a fourni de nombreux exemples de fusions ayant eu l’effet inverse sur les emplois et les prix. Par exemple, les redondances lors de la fusion de T-Mobile avec Sprint en 2020 ont entraîné une vague de licenciements chez l’opérateur ».

Nos confrères rappellent que, en 2018, « peu de temps après l’approbation de la fusion de Charter avec Time Warner Cable par la FCC, la société a augmenté les prix de son service Spectrum de plus de 91 dollars par an ».

☕️ La console Orange Pi Neo « suspendue » à cause des hausses sur la mémoire et les SSD

2 mars 2026 à 08:10

Le développement de l’intelligence artificielle générative et des grands modèles de langage demande toujours plus de puissance de calcul et de mémoire pour les entraînements et l’inférence. Si NVIDIA est sur un petit nuage (ou gros matelas rempli de billets) financier, la pénurie des puces entraîne une hausse des prix des SSD et de la mémoire, avec dans leur sillage le reste du monde du numérique.

HP par exemple, prévoit que la mémoire et le stockage vont représenter 35 % du prix de vente d’un ordinateur, contre 15 à 18 % il y a quelques mois. C’est désormais au tour du projet de console Orange Pi Neo d’en faire les frais. Elle est développée conjointement par la société chinoise Orange Pi (qui propose des micro-ordinateurs type Raspberry Pi) et la distribution Linux Manjaro.

Annoncée il y a deux ans, elle devait arriver cette année, durant le premier semestre. Deux versions étaient attendues, à 450 ou 550 dollars suivant la configuration (Ryzen 7840U avec 16 Go ou Ryzen 8840U avec 32 Go). Sur le forum officiel de Manjaro, le couperet est tombé : « En raison des prix élevés de la mémoire DDR5 et des SSD, le projet est actuellement en pause ».

L’équipe en profite pour indiquer que « les certifications CE et FCC sont désormais complètes. De plus, beaucoup d’améliorations ont été apportées à la Manjaro Gaming Edition. Nous attendons maintenant le bon moment pour lancer le produit… ». Reste que les prévisions sont assez pessimistes pour 2026, voire 2027. Octave Klaba, PDG d’OVHcloud, estime par exemple que « les prix resteront importants jusqu’à au moins 2028, le temps que de nouvelles capacités de production de mémoire voient le jour ».

☕️ Laser UltraAir : l’ESA connecte un avion à un satellite géostationnaire à 2,6 Gb/s

2 mars 2026 à 07:26

L’Agence spatiale européenne explique avoir réalisé une première mondiale fin février : « Lors d’essais en vol à Nîmes, en France, le système laser UltraAir d’Airbus a maintenu une connexion sans erreur tout en transmettant des données à un débit de 2,6 gigabits par seconde pendant plusieurs minutes ».

L’avion était connecté au satellite géostationnaire Alphasat TDP-1 (Tesat), qui se trouvait donc à 36 000 km d’altitude. Le satellite est composé de quatre charges utiles pour des démonstrations, et TDP-1 est un module de communications optiques. « Il combine un terminal laser et une liaison descendante à haute vitesse pour acheminer des flux de données des satellites en orbite basse vers les stations terrestres via son satellite hôte », et maintenant aussi vers des avions en vol.

L’ESA en profite pour rappeler les avantages des lasers par rapport aux communications radio dont les fréquences sont de plus en plus rares : « ils offrent des liaisons plus sécurisées et peuvent transporter beaucoup plus d’informations ». Par contre, les « faisceaux laser se propagent beaucoup moins loin que les ondes radio ».

Le projet n’est pas nouveau, il avait été présenté par l’ESA en 2021. Il était alors question d’une « tête optique et plusieurs petits racks électroniques contenant principalement des équipements ». La tête est « isolée mécaniquement des vibrations » de l’avion. Le matériel est prévu pour être installé dans la cabine d’un petit jet, dont une des fenêtres est remplacée pour accueillir le matériel de réception du laser.

Le projet est en retard sur le calendrier qui prévoyait qu’une « fois la phase de démonstration menée à bien, la phase de prototypage débuterait début 2023 ». Quoi qu’il en soit, « ces avancées laissent entrevoir un avenir où les voyageurs pourront profiter d’une connexion Internet fiable et haut débit pendant leurs vols, et où les personnes à bord de navires ou de véhicules traversant des régions reculées pourront rester connectées sans interruption », explique l’Agence spatiale.

Il y a 18 mois, l’armée française signait une autre « première mondiale » avec une liaison laser stable entre un nano-satellite en orbite basse et une station sol optique. Le général Stéphane Mille, chef d’état-major de l’Armée de l’air et de l’Espace, ajoutait que les lasers n’étaient pas utiles que pour les communications, c’est aussi une arme qu’il est possible d’utiliser depuis le sol ou l’espace, pour attaquer d’autres satellites par exemple.

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AirSnitch : quand l’isolement des utilisateurs sur les points d’accès Wi-Fi vole en éclats

27 février 2026 à 11:00
Je vais passer au Wi-Fi filaire, ça sera plus simple !
AirSnitch : quand l’isolement des utilisateurs sur les points d’accès Wi-Fi vole en éclats

Les points d’accès Wi-Fi proposent souvent la possibilité de créer plusieurs réseaux pour séparer les utilisateurs et gérer les accès. Problème, des chercheurs montrent que cette isolation peut facilement voler en éclats, via trois méthodes. Ils ont testé 11 routeurs, 11 étaient vulnérables. Certains auraient corrigé le tir, d’autres ne le pourraient pas.

Lors du Network and Distributed System Security (NDSS) Symposium qui se tient du 23 au 27 février à San Diego, des chercheurs de l’université de Californie à Riverside et de la Katholieke Universiteit de Louvain (Belgique) ont présenté leurs travaux baptisés « AirSnitch : démystifier et briser l’isolement des clients dans les réseaux Wi-Fi ». Un papier technique a aussi été mis en ligne (.pdf).

Attention, on parle bien ici de l’isolation des utilisateurs sur un même point d’accès, pas de casser le chiffrement du Wi-Fi. Si le WEP est depuis longtemps obsolète, WPA2 AES (pas en version TKIP, cassé avec KRACK) et WPA3 tiennent encore. Rien ne change avec AirSnitch, les chercheurs ne s’attaquent absolument pas au chiffrement des données, qui reste intact.

Wi-Fi invité : faites comme chez vous… heu wait !!

Pour être mises en œuvre, les attaques décrites dans leur papier nécessitent que l’utilisateur puisse se connecter à la borne Wi-Fi, que ce soit sur le même SSID ou un autre, du moment que le point d’accès est le même. Mais c’est aussi plus large, suivant les configurations.

Les chercheurs ajoutent en effet que des attaques sont également possibles entre plusieurs points d’accès, « mais aussi réalisables dans les réseaux d’entreprise et de campus où plusieurs points d’accès sont connectés sur un même réseau filaire ». Une solution pour limiter les dégâts est de mettre en place des VLAN, à condition de bien le faire évidemment.

Pour le grand public et certaines petites entreprises, les risques peuvent donc être importants si vous avez, par exemple, un réseau « invité » largement accessible.

Des protections sont en théorie en place depuis longtemps : « Pour empêcher les clients Wi-Fi malveillants d’attaquer d’autres clients sur le même réseau, les fournisseurs ont introduit l’isolation des clients, une combinaison de mécanismes bloquant la communication directe entre les clients. Cependant, l’isolation des clients n’est pas une fonctionnalité standardisée, ce qui rend ses garanties de sécurité incertaines », expliquent les chercheurs en guise d’introduction.

AirSnitch : trois vecteurs d’attaques

Ils ont identifié trois principaux vecteurs permettant de casser l’isolation. La première vient « des clés Wi-Fi protégeant les trames de diffusion qui sont mal gérées et peuvent être détournées ». Il s’agit des clés GTK (Group Temporal Key) qui sont les mêmes pour tous les clients sur un même réseau.

Autre faiblesse : « l’isolation est souvent appliquée uniquement au niveau MAC ou IP, mais rarement aux deux ». Enfin, la dernière est la conséquence d’une « faible synchronisation de l’identité d’un client à travers toute la pile réseau », permettant d’usurper son identité sur la partie la plus faible du réseau pour ensuite la garder et capter le trafic.

Les chercheurs détaillent les risques qu’ils ont identifiés. Un attaquant pourrait accéder aux paquets IP, ce qui pourrait faciliter certaines attaques car « aujourd’hui encore, 6 % et 20 % des pages chargées sous Windows et Linux, respectivement, n’utilisent pas HTTPS […] Nos attaques permettent également l’interception de sites web ou de services intranet locaux, plus susceptibles d’utiliser des connexions en clair ». Et même si HTTPS est utilisé (les données ne sont pas déchiffrées via les attaques), « les adresses IP utilisées sont toujours révélées, ce qui est souvent suffisant pour savoir quel site web est visité ».

Comme un « attaquant peut intercepter et exploiter tout trafic en clair de la victime […], il peut intercepter le trafic DNS et empoisonner le cache DNS du système d’exploitation de la victime. Il peut également modifier l’enregistrement DHCP et changer l’adresse de la passerelle et le serveur DNS utilisés par la victime. Ces attaques peuvent avoir un impact durable sur la victime, même après que l’attaquant a cessé d’être un intermédiaire ».

Netgear, D-Link, TP-Link, Ubiquiti… plus d’une dizaine de routeurs vulnérables

Onze routeurs ont été testés et tous ont été vulnérables à au moins une des attaques : Netgear Nighthawk X6 R8000, Tenda RX2 Pro, D-Link DIR-3040, TP-Link Archer AXE75, ASUS RT-AX57, DD-WRT v3.0-r44715, OpenWrt 24.10, Ubiquiti AmpliFi Alien Router, Ubiquiti AmpliFi Router HD, LANCOM LX-6500 et Cisco Catalyst 9130. Pour ceux qui voudraient tenter eux-mêmes l’expérience (et qui ont du matériel compatible), du code est disponible dans ce dépôt GitHub.

Les chercheurs détaillent une attaque de bout en bout sur un routeur Netgear R8000. Il est configuré avec quatre SSID, deux invités et deux de « confiance », chacun sur les 2,4 et 5 GHz. Le routeur est connecté à Internet via un câble réseau.

L’attaquant est sur le réseau invité et veut lancer une attaque de type « homme du milieu » (MitM), afin d’intercepter tout le trafic montant et descendant d’une victime sur le réseau de « confiance ». « L’attaquant commence donc par se connecter au SSID invité avec l’adresse MAC de la victime, mais sur une fréquence différente afin d’éviter toute déconnexion ». On vous épargne la partie technique (page 10 de ce document .pdf) pour arriver à la conclusion.

Les techniques mises en place « amènent le point d’accès à rediriger le trafic descendant de la victime vers le SSID invité. L’attaquant renvoie ensuite le trafic intercepté à la victime grâce à la technique de rebond de passerelle. De même, il intercepte le trafic montant en usurpant l’adresse MAC du point d’accès (c’est-à-dire le routeur passerelle) et le renvoie au serveur de la victime. L’attaque complète dure environ deux secondes. Pendant toute la durée de l’attaque, la victime regarde une vidéo YouTube en streaming sans subir de latence significative ».

Ars Technica s’est entretenu avec le premier chercheur de la publication, Xin’an Zhou. Nos confrères ont glané quelques informations sur les réactions des constructeurs de bornes et points d’accès : « Zhou a indiqué que certains fabricants de routeurs avaient déjà publié des mises à jour atténuant certaines attaques, et que d’autres étaient attendues. Il a toutefois précisé que certains fabricants lui avaient confié que certaines failles systémiques ne pouvaient être corrigées qu’en modifiant les puces sous-jacentes qu’ils achètent auprès des fabricants de semi-conducteurs ». Nos confrères n’entrent pas davantage dans les détails.

À la fin de leur publication, les chercheurs affirment avoir « signalé les vulnérabilités aux fournisseurs concernés, ainsi qu’à la Wi-Fi Alliance. La Wi-Fi Alliance a pris acte de leurs conclusions et ils attendent sa décision ».

Prudence sur les Wi-Fi publics et invités… comme toujours

Côté utilisateur, pas grand-chose à faire si ce n’est faire preuve de prudence. Il faut déjà se méfier des points d’accès publics, mais donc aussi de ceux plus confidentiels. Éviter aussi de donner accès à un Wi-Fi invité à n’importe qui (on espère que vous n‘avez pas attendu cette actualité…).

Une autre solution, les VPN : « Une partie de la menace peut être atténuée en utilisant des VPN, mais cette solution présente tous les inconvénients habituels. D’une part, les VPN sont réputés pour la fuite de métadonnées, des requêtes DNS et d’autres trafics utiles aux attaquants, ce qui limite la protection. Et d’autre part, trouver un fournisseur VPN réputé et digne de confiance s’est avéré historiquement difficile, même si la situation s’est améliorée récemment. En fin de compte, un VPN ne devrait pas être considéré comme plus qu’un simple pansement », explique Ars Technica.

Il n’est pas forcément nécessaire de passer par un tiers, si vous avez une Freebox avec Freebox OS, elle peut faire office de serveur VPN Wireguard, vous permettant ainsi d’utiliser votre connexion Internet en déplacement, de manière sécurisée. Vous pouvez également utiliser un VPS pour y installer un serveur VPN, nous aurons prochainement l’occasion d’en reparler. Surtout, soyez prudent face aux petits et gros mensonges des vendeurs de VPN.

☕️ NVIDIA retire en urgence ses pilotes 595.59 WHQL

27 février 2026 à 09:00

Comme le rapporte Videocardz, suite à la mise en ligne des pilotes 595.59 WHQL par NVIDIA, plusieurs utilisateurs remontent des soucis au niveau de la gestion des ventilateurs, principalement sur les cartes GeForce RTX 50 : « Les utilisateurs affirment que certains ventilateurs cessent de répondre, que les courbes personnalisées des ventilateurs sont ignorées, ou qu’un seul capteur apparaît dans des outils comme HWiNFO, GPU-Z et les utilitaires des fabricants », expliquent nos confrères.

Ce n’est pas tout. D’autres utilisateurs pointent du doigt « une baisse du boost après la mise à jour. Les utilisateurs rapportent des fréquences de pointe plus faibles et suggèrent que le pilote limite la tension GPU à environ 0,95 V », avec pour conséquence de limiter la fréquence sur certaines cartes. Les retours sont nombreux sur les forums de NVIDIA.

Dans la foulée de la mise en ligne, NVIDIA a retiré les pilotes et demande à ses utilisateurs qui rencontrent des soucis d’effectuer un retour en arrière sur la précédente version, comme indiqué dans une mise à jour des notes de version : « Nous avons découvert un bug dans les pilotes WHQL Game Ready et Studio 595.59 et avons temporairement supprimé les téléchargements pendant que notre équipe enquête. Pour les utilisateurs qui ont déjà installé ce pilote et rencontrent des problèmes de contrôle des ventilateurs, veuillez revenir à 591,86 WHQL ».

Les notes de version des 595.59 renvoient désormais vers une page vide.

☕️ Android 17 débarque en beta 2, avec des bulles, un EyeDropper, de la Proximity Detection…

27 février 2026 à 07:40

Deux semaines après la mise en ligne de la première version bêta d’Android 17, Google remet le couvert. Plusieurs nouveautés sont mises en avant. Pour la partie interface et expérience utilisateurs, les « bulles » arrivent. Cette fonctionnalité, distincte de l’API des bulles de messagerie (arrivée avec Android 11), permet de passer une application en mode fenêtre.

« Les utilisateurs peuvent créer une bulle d’application sur leur téléphone, leur appareil pliable ou leur tablette en maintenant longuement enfoncée une icône d’application dans le lanceur ». Un exemple ci-dessous avec l’Agenda.

Le billet de blog associé propose plusieurs animations présentant le fonctionnement des nouvelles fonctionnalités. Pour les développeurs d’applications, de la documentation est disponible ici.

Passons ensuite à EyeDropper. C’est une API au niveau du système qui « permet à votre application de demander la couleur de n’importe quel pixel de l’écran sans nécessiter d’autorisations sensibles pour capturer l’écran ».

Plusieurs autres petits changements sont apportés sous le capot, notamment pour le sélecteur de contacts qui permet d’accorder des autorisations temporaires (au niveau de la session) en lecture aux seuls champs de données demandés par l’utilisateur, une meilleure prise en charge des pavés tactiles, etc.

Pour la connectivité inter-appareils, Google annonce « une nouvelle API Handoff permettant de spécifier l’état de l’application à reprendre sur un autre appareil, comme une tablette Android ». Sur la partie Ultra Wide Band, « UWB DL-TDOA qui permet aux applications d’utiliser UWB pour la navigation intérieure ».

Côté Wi-Fi, la fonctionnalité Proximity Detection de la Wi-Fi Alliance est prise en charge. « Cette technologie offre une fiabilité et une précision accrues par rapport aux spécifications de portée existantes basées sur le Wi-Fi Aware », qui permet aux appareils compatibles de communiquer directement entre eux.

Google continue de viser un rythme annuel pour la sortie majeure de son SDK (chaque deuxième trimestre), accompagné d’une mise à jour au quatrième trimestre. L’entreprise est confiante dans le calendrier : « Nous allons rapidement passer de cette bêta à notre jalon Platform Stability prévu pour mars », c’est le moment où les API seront figées pour permettre aux développeurs de s’adapter.

La compatibilité des smartphones est la même que précédemment : les Pixel de Google à partir des versions 6. Tous les détails se trouvent sur ce site dédié à Android 17.

Reçu — 26 février 2026 Next - Articles gratuits

Samsung Galaxy S26 : SoC Qualcomm modifié, Privacy Display… et IA à tous les étages

26 février 2026 à 12:56
25+1 = 26, le compte est bon !
Samsung Galaxy S26 : SoC Qualcomm modifié, Privacy Display… et IA à tous les étages

Samsung vient de dévoiler sa nouvelle série de smartphones, les (roulements de tambour) Galaxy S26. Ils sont au nombre de trois : le Galaxy S26 de base, le S26+ et enfin le S26 Ultra, avec un « nouveau » SoC Qualcomm aux commandes. Les principales nouveautés sont réservées au S26 Ultra, proposé à partir de 1469 euros.

Galaxy S26, S26+ et S26 Ultra en quelques lignes (et un tableau)

Nous n’allons pas nous étendre des heures sur les caractéristiques techniques. Nous avons regroupé les principales dans le tableau ci-dessous. Comme toujours, la version Ultra a un écran plus grand, plus de mémoire vive sur la version avec 1 To de stockage (16 Go à la place de 12 Go), des capteurs optiques de meilleure qualité, une batterie plus grosse, etc. Un comparatif est aussi disponible sur cette page.

Les trois smartphones sont certifiés IP68, mais à la sauce Samsung. Le fabricant prend en effet le soin d’apporter des précisions : « Testé en laboratoire pour une immersion jusqu’à 1,5 mètre de profondeur dans l’eau douce pendant 30 minutes maximum. Aucune infiltration de poussière ; protection totale contre les contacts (étanche à la poussière). L’étanchéité à l’eau et à la poussière n’est pas permanente et peut diminuer avec le temps en raison de l’usure normale ».

De l’IA, encore de l’IA

Côté logiciel, Samsung annonce que « les améliorations apportées au traitement IA de l’image s’étendent désormais au capteur frontal, capable de reproduire des tons de peau plus naturels et des détails plus fins ». Toujours sur l’IA, le fabricant met en avant son Assistant Photo avec lequel « les utilisateurs peuvent simplement décrire ce qu’ils souhaitent modifier avec leurs propres mots ». Attention, ce n’est pas que du local : « peut nécessiter une connexion réseau et la connexion à un compte Samsung ».

Il y a également Creative Studio, qui « nécessite une connexion réseau et la connexion à un compte Samsung » et regroupe « création et retouche dans un seul espace ». Même chose pour Now Nudge qui propose des « suggestions pertinentes », Now Brief qui « envoie de façon pertinente, en fonction du contexte personnel de l’utilisateur, des notifications portant sur les événements importants, comme une modification apportée à une réservation ou un voyage ».

Des explications et vidéos de présentation sont disponibles par ici.

Privacy Display : une nouveauté intéressante !

Avec le Galaxy S26 Ultra (uniquement), Samsung annonce « le premier Privacy Display intégré de l’industrie mobile ». Ce n’est pas une surprise puisque Samsung avait déjà annoncé son Privacy Display en janvier 2026.

Voici son fonctionnement :

« En contrôlant comment les photodiodes dispersent la lumière, l’écran conserve un contenu clair et lumineux tout en limitant ce que les autres peuvent voir. Contrairement aux protections adhésives traditionnelles, Privacy Display préserve la qualité d’affichage dans toutes les directions lorsqu’il est désactivé, et limite la visibilité depuis des angles de vue latéraux lorsqu’il est activé – même en passant du mode portrait au mode paysage ».

Une vidéo a été publiée par le compte officiel Samsung et le résultat semble intéressant. Le Privacy Display peut s’activer en permanence ou lors de certaines opérations seulement, comme la saisie d’un mot de passe ou d’un code PIN. À confirmer en conditions réelles lorsque le Galaxy S26 Ultra sera disponible : à partir du 11 mars 2026.

Encore un nouveau SoC Qualcomm, le « Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy »

Niveau processeur, Samsung annonce un SoC « Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy », ou bien un Exynos 2600 pour les S26 et S26+ seulement, dans certains pays. En France, c’est la version avec un Exynos 2600 qui est annoncée sur la boutique en ligne de Samsung.

Pour rappel, le « Snapdragon 8 Gen 5 » a été annoncé en novembre dernier. C’est tellement facile de suivre les noms de produits que Qualcomm s’était fendu, en amont, d’un billet explicatif. Qu’est-ce donc alors que cette version « for Galaxy » ? Qualcomm a publié un billet de blog affirmant que c’était le « SoC mobile le plus rapide au monde ». Mais encore ? C’est une version optimisée de la puce pour « bénéficier des dernières expériences Galaxy IA ».

Il y a ensuite une segmentation : avec le FastConnect 7900 de Qualcomm, « les Galaxy S26 Ultra et S26+ renforcent encore cette expérience grâce à l’intégration de l’Ultra Wideband (UWB) ». Il y a également l’APV Codec (Advanced Professional Video, développé par Samsung), mais uniquement pour le S26 Ultra.

Pour les caractéristiques techniques détaillées, on repassera. Qualcomm annonce 19 % de hausse des performances en CPU, 24 % en GPU et 39 % en NPU, mais cette comparaison est faite avec le SoC Snadpragon 8 Elite (que l’on pourrait tout aussi bien appeler Snapdragon 8 Elite Gen 4) des Galaxy S25.

Bref, c’est toujours autant le bazar chez Qualcomm qui multiplie les références, les modifie en cours de route, personnalise des SoC pour ses partenaires, etc.

S26 Ultra : « sept ans de mises à jour »… quid des autres ?

Samsung annonce « sept ans de mises à jour de sécurité et système d’exploitation et 3 ans de garantie commerciale [pour] les Galaxy S26 Ultra et Galaxy S26 Entreprise Edition ». « La fréquence (mensuelle, trimestrielle) des mises à jour de sécurité et de maintenance peut varier selon le modèle de l’appareil », ajoute le fabricant. Rien n’est précisé pour les Galaxy S26+ et S26, dommage.

Les tarifs débutent à 1 469 euros pour le S26 Ultra, 1 269 euros pour le Galaxy S26+ et 999 euros pour le Galaxy S26. Samsung a aussi annoncé des écouteurs sans fils Galaxy Buds 4 avec, selon le constructeur, « des performances audio exceptionnelles et des capacités d’intelligence artificielle avancées ». Ils sont vendus à partir de 179 euros.

☕️ L’Europe envisage d’étendre le « roaming comme à la maison » à six pays des Balkans

26 février 2026 à 08:36

Après des années de travaux et de discussions, la fin des frais d’itinérance est entrée en vigueur le 15 juin 2017 en Europe. En 2021, les accords ont été prolongés de dix ans, avec de nouvelles règles pour mieux informer les clients et surtout proposer le « même niveau de qualité » en roaming qu’à la maison.

Sur X, Marta Kos, la commissaire européenne à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage, explique avoir « proposé d’entamer des discussions pour étendre cette initiative aux « Western Balkans«  ». Cela concerne en théorie la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo.

Ces pays ont officiellement « obtenu le statut de pays candidat et sont en train de réformer leur législation nationale afin de l’aligner sur les règles, réglementations et normes de l’UE », à l’exception du Kosovo qui a déposé sa candidature d’adhésion en 2022.

L’Arcep rappelle que, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la zone géographique du « Roam like at home » (RLAH de son petit surnom) comprend l’Ukraine et la Moldavie, en plus des pays de l’espace économique européen, c’est-à-dire les 27 États membres de l’UE (dont ne fait plus partie le Royaume-Uni), l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.

Marta Kos explique que « les frais d’itinérance constituent un problème dans les Balkans occidentaux, notamment pour les travailleurs frontaliers et les familles qui appellent leurs proches à l’étranger. Les factures surprises en voyage sont quelque chose que nous n’acceptons plus dans l’UE ».

C’est loin d’être fait puisqu’il n’est pour le moment question que d’ouvrir les discussions.

☕️ Chez HP, la mémoire (RAM, stockage) va représenter plus d’un tiers du prix d’un PC

26 février 2026 à 08:09

HP a publié cette semaine son premier bilan de 2026 (clôturé le 31 janvier). Les revenus sont en hausse de 6,9 % sur un an, avec 14,4 milliards de dollars, contre 13,5 milliards il y a douze mois. Les produits représentent toujours la quasi-totalité des ventes, avec 13,6 milliards de dollars. Les bénéfices nets sont de 545 millions de dollars, en baisse par rapport à 2025 (565 millions).

« Nous sommes heureux d’annoncer un premier trimestre solide, marqué par une forte croissance des systèmes personnels, notamment grâce à la dynamique continue des PC dotés d’IA », explique Bruce Broussard, CEO par interim de l’entreprise. Les AI PC sont des portables avec une puce dédiée au traitement des fonctions d’IA, comme un NPU. Lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats, HP précise que les AI PC représentent plus de 35 % des livraisons.

Ordinateur portable écrire texte

La directrice financière Karen Parkhill revient sur l’explosion des coûts de la mémoire : « Nous avons indiqué le trimestre dernier que les coûts de mémoire et de stockage représentaient environ 15 % à 18 % de la facture des matériaux des PC, et nous estimons actuellement cela à environ 35 % pour cette année ». C’est donc deux fois plus en l’espace de quelques mois. Toujours lors de la conférence de presse, HP a expliqué que les coûts de la mémoire ont augmenté d’environ 100 % entre le premier et le deuxième trimestre… et d’autres hausses sont attendues.

Les tensions sur les puces de mémoire très prisées par les fabricants de GPU pour l’intelligence artificielle ont déjà fait exploser les prix sur les kits mémoire, ainsi que sur les SSD. Comme nous l’avons déjà expliqué, des hausses sont également de la partie sur les HDD.

Cette situation tendue a également des effets de bord sur du matériel déjà en place, notamment chez les hébergeurs. OVHcloud et Hetzner ont annoncé des hausses sur leurs nouveaux serveurs… mais aussi du matériel bien plus ancien, qui a parfois plus de 10 ans.

☕️ Firefox 149 bêta est disponible, avec Split View pour les onglets

26 février 2026 à 07:01

Alors que Firefox 148 vient d’arriver avec son kill switch pour les fonctions liées à l’intelligence artificielle, Mozilla vient de mettre en ligne la bêta de la version 149.

Elle propose par défaut une nouvelle fonctionnalité Split View pour les onglets, permettant, au sein d’une même fenêtre de Firefox, de séparer l’affichage en deux. Cette fonctionnalité était présente depuis quelques semaines dans les nigthlies.

Il suffit de faire un clic droit sur un onglet et de cliquer sur « Add Split View » pour ne l’afficher que sur la moitié de la fenêtre, avec un nouvel onglet sur la seconde moitié. Vous pouvez également sélectionner deux onglets, faire un clic droit et choisir « Open in Split View » pour les assembler. Il est évidemment possible de les séparer par la suite.

Comme moi, bon nombre de personnes utilisaient déjà deux fenêtres de leur navigateur pour les afficher l’une à côté de l’autre, mais cette séparation au sein d’une même fenêtre de Firefox permettra certainement plus de flexibilité. Une fonctionnalité équivalente a récemment fait son apparition dans le canal stable de Chrome.

Pour télécharger Firefox 149 bêta c’est par là. La version finale est attendue pour le 24 mars 2026.

Reçu — 25 février 2026 Next - Articles gratuits

☕️ Amazon perd le responsable de son AI Lab, qui part en quête de l’IA générale (AGI)

25 février 2026 à 16:30

C’est via un message sur LinkedIn que David Luan annonce son départ d’Amazon, une entreprise qu’il avait rejointe il y a un peu moins de deux ans suite au rachat de sa start-up Adept AI Lab. Il avait auparavant passé un an chez Google et un peu moins de trois ans dans les équipes d’OpenAI chez qui il a eu « la chance de participer à l’incubation des premiers GPT ».

« Il y a un travail incroyable à accomplir chez Amazon et des opportunités pour moi de m’investir dans de nouveaux domaines. Mais avec l’intelligence artificielle générale (IAG) si proche, j’ai décidé de consacrer 100 % de mon temps à enseigner aux systèmes d’IA de toutes nouvelles capacités ».

Amazon serait-elle en retard pour qu’il quitte ainsi l’entreprise ? Selon The Verge, la réponse est clairement oui : « La perte d’un développeur d’IA de premier plan chez Amazon intervient alors que l’entreprise peine à suivre le rythme de la course à l’IA ; même ses propres employés qualifieraient ses produits d’IA internes de « Amazon Basics » ».

Il quittera son poste à la fin de la semaine, Peter Desantis prendra la relève. Cela fait plus de 27 ans qu’il est en place chez Amazon.

☕️ OnlyOffice 9.3 simplifie la signature et l’édition de PDF

25 février 2026 à 13:44

En décembre, OnlyOffice 9.2 officialisait son agent IA pour le travail bureautique. Une nouvelle mise à jour 9.3 vient d’être mise en ligne. Elle permet « de signer des formulaires par saisie de texte, dessin directement sur l’écran ou téléchargement d’une image ». Pour les pros, « une nouvelle fonctionnalité de sécurité permet de télécharger un certificat de signature via le panneau d’administration afin d’apposer des signatures numériques fiables sur les formulaires PDF ».

L’éditeur de PDF a été amélioré afin de prendre en charge « la modification des fichiers protégés par mot de passe, la gestion des hyperliens, le suivi de l’historique des versions et la possibilité de masquer du texte à partir du panneau d’outils contextuel ». Il supporte aussi les macros.

D’autres changements sont de la partie sur la partie collaborative, avec par exemple des commentaires améliorés avec des couleurs sur les documents textes et un rendu accéléré sur les feuilles de calcul volumineuses, notamment celles de plus de 3 Mo.

Impossible de passer à côté : l’IA est toujours plus présente avec des assistants personnalisés : « Cette
fonctionnalité permet de créer et d’enregistrer des invites IA spécifiques pour les opérations textuelles dans l’éditeur de documents
 ».

Les notes de version détaillées se trouvent par ici. Pour télécharger OnlyOffice, c’est par là. Une vidéo de présentation a aussi été mise en ligne.

☕️ Gestionnaire de mots de passe : 1Password augmente ses prix de près de 40 %

25 février 2026 à 07:45

C’est via un email que l’entreprise annonce la mauvaise nouvelle à ses clients. À partir du 27 mars 2026, le tarif individuel passera de 38,16 à 52,56 euros, soit près de 38 % de hausse, explique MacG. Le tarif famille passera à 82,8 euros par an.

Les tarifs mensuels ne semblent pas concernés (pour le moment ?), mais ils sont déjà bien plus chers que les prix annuels. L’abonnement individuel est à 5,27 euros par mois, soit 63,22 euros par an, tandis que le familial est à 8,39 par mois, soit 100,66 euros sur un an.

Pour rappel, les tarifs affichés sur le site de 1Password sont hors taxes. La société explique qu’elle calcule et récupère « les taxes en fonction de votre adresse, quelle que soit la devise de paiement. Les prix affichés sur 1Password.com n’incluent pas la TVA, car chaque pays et région applique un taux de taxe différent ». En France, elle est de 20 %.

À titre de comparaison, LastPass est actuellement à 29,23 euros par an pour le compte Premium individuel et à 39,31 euros pour la famille. Dashlane est à 57,6 euros par an en Premium basique, contre 87,12 euros pour la formule Friends & Family. Chez Proton, le Pass Plus est à 35,88 euros par an.

Pour rappel, une étude récente a pointé des faiblesses dans Bitwarden, LastPass et Dashlane. Nous expliquions alors que les trois services « pourraient, dans des conditions exceptionnelles, permettre la divulgation du mot de passe principal de leurs utilisateurs, en dépit de leur promesse relative au chiffrement « Zero Knowledge » ». Des correctifs sont déjà en place.

Bitwarden, nous en parlions récemment avec un tuto pour installer Vaultwarden (une version légère) sur un VPS à moins de cinq euros par mois, soit une soixante d’euros par an. Vous pouvez ainsi auto-héberger votre gestionnaire de mot de passe et même utiliser le VPS pour d’autres usages (des tutos arrivent).

Reçu — 24 février 2026 Next - Articles gratuits

☕️ AMD va fournir 6 GW de GPU à Meta, qui va pouvoir racheter jusqu’à 10 % de ses actions

24 février 2026 à 15:03

En septembre et octobre 2025, OpenAI multipliait les partenariats avec NVIDIA et AMD. Dans les deux cas, les accords parlaient de « GW de puissance de calculs », sans aucun détail sur le type de puces utilisées. Comme déjà longuement expliqué dans un édito, c’est une pratique regrettable qui ne veut pas dire grand chose…

Quoi qu’il en soit, OpenAI s’engageait à déployer « au moins 10 GW de systèmes NVIDIA » (NVIDIA investit dans OpenAI), tandis qu’AMD s’engageait à fournir l’équivalent de 6 GW de GPU au père de ChatGPT.

Un nouvel accord vient d’être signé entre AMD et Meta cette fois-ci avec « un partenariat stratégique élargi pour déployer 6 GW de GPU AMD ». Pour les détails on repassera puisqu’il s’agit d’équiper les infrastructures de Meta avec « plusieurs générations de GPU AMD Instinct ». Tout juste savons nous que la première tranche, « à l’échelle du GW », devrait débuter durant la seconde moitié de 2026, avec des GPU « personnalisés AMD Instinct MI450 » et des processeurs EPYC de 6ᵉ génération. La suite n’est pas encore précisée.

Dans son communiqué, AMD rappelle que Meta est un partenaire qui a déjà déployé « des millions de processeurs AMD EPYC et d’importantes quantités de GPU Instinct MI300 et MI350 dans son infrastructure mondiale ».

Dans le cadre de ce partenariat, AMD propose aussi à Meta le droit d’acheter jusqu’à 160 millions de ses actions à un prix fixé à l’avance (warrants), en fonction de la réalisation d’objectifs sur les livraisons de GPU. Meta pourrait ainsi récupérer jusqu’à 10 % des actions AMD. L’annonce fait pour le moment bondir l’action d’AMD de 7 % lors de l’ouverture de la bourse.

La semaine dernière, Meta avait déjà annoncé un accord avec NVIDIA. Il porte sur une large gamme de produits, avec le « déploiement à grande échelle de CPU NVIDIA, de millions de GPU Blackwell et Rubin, ainsi que l’intégration des switchs Ethernet Spectrum-X pour la plateforme Facebook Open Switching System de Meta ».

Le point intéressant ici est la mise en avant d’une utilisation massive de CPU NVIDIA (avec des cœurs ARM). Ils seront utilisés pour des « applications dans les data centers de Meta et permettront d’obtenir des améliorations significatives en termes de performances par watt ».

NVIDIA ne cache pas cette joie, en forme de pied de nez à AMD et Intel : « Cette collaboration représente le premier déploiement à grande échelle exclusivement basé sur Grace », le CPU de NVIDIA. La suite se prépare avec le CPU Vera annoncé au CES de Las Vegas au début d’année.

Hetzner aussi augmente fortement le prix de ses VPS et serveurs dédiés

24 février 2026 à 13:20
Under pressure
Hetzner aussi augmente fortement le prix de ses VPS et serveurs dédiés

30 % d’augmentation sur les VPS et les Load Balancers, 15 % de plus sur les dédiés… Hetzner ajuste ses prix aussi bien pour les nouveaux que pour les anciens clients. En cause, encore une fois : les coûts d’exploitation et d’achat des composants qui ont « tous deux augmenté de façon spectaculaire ».

OVHcloud n’est pas le seul à augmenter les tarifs de ses VPS, Hetzner aussi va appliquer une nouvelle grille à partir du 1ᵉʳ avril. Là encore l’hébergeur n’y va pas avec le dos de la cuillère avec 30 à 39 % (32 % en moyenne) de hausse sur les serveurs en Allemagne ou en Finlande.

30 % de plus en moyenne sur les VPS Hetzner

La gamme de VPS d’entrée de gamme (Cost-Optimized) de Hetzner se compose de deux séries : les CX avec des processeurs Intel ou AMD en x86, ainsi que les CAX avec un processeur Ampere exploitant l’architecture Arm. Sur les autres gammes CPX (Regular Performance) et CCX (General Purpose) c’est de l’AMD aux commandes à chaque fois.

Nous avons déjà comparé le VPS CX23 (2 vCore, 4 Go de mémoire et 40 Go de stockage) de Hetzner aux VPS d’OVHcloud et YorkHost. Nous aurons très prochainement l’occasion de revenir plus en détail sur ce VPS dans un article dédié, pour continuer notre série de tests des VPS après Ionos et son CPU AMD EPYC, LWS avec sa virtualisation LXC et ses bridages, et OVHcloud en mode force tranquille.

Sur les modèles d’entrée de gamme comme le CX23, le tarif mensuel passera de 3,59 à 4,79 euros, soit 33,4 % de hausse (même augmentation sur les prix à l’heure). Sur le CAX11 (CPU Ampere, vous suivez ?) le prix augmentera de 36 % pour arriver à 5,39 euros au lieu des 3,95 euros actuels. On ne parle ici que des tarifs en IPv4 seulement, il faut ajouter 0,60 euro par mois pour avoir une adresse IPv6. Les VPS aux États-Unis et à Singapour sont également concernés par ces hausses.

15 % de plus en moyenne sur les dédiés

Les serveurs dédiés ne sont pas épargnés, avec entre 3 et 20 % environ de hausse, pour une moyenne aux alentours de 15 % environ. Les tarifs des dédiés augmentent donc en moyenne deux fois moins que ceux des VPS.

Tous les nouveaux tarifs sont détaillés sur cette page, avec les anciens et les nouveaux tarifs sur une même ligne (pratique pour comparer).

Toujours sur les dédiés, « tous les serveurs mis aux enchères subissent une augmentation de prix générale de 3 % ». La société propose en effet des enchères sur « des serveurs standardisés comme ceux de son portefeuille de produits, mais aussi sur des machines personnalisées adaptées aux besoins des clients par le passé ».

Il y a plusieurs centaines d’enchères en cours avec des tarifs allant de quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros par mois. Attention, sur ces machines « les installateurs automatiques d’images, les images logicielles spéciales, le vKVM ou d’autres systèmes logiciels ne sont pas possibles », seul le rescue system est proposé.

C’est encore la faute de la RAM et des SSD

Dans un communiqué, Hetzner explique que « des hausses drastiques des prix ont récemment été observées dans divers secteurs du secteur informatique. C’est pourquoi, malheureusement, nous devons aussi augmenter les prix de nos produits ». Un argument déjà utilisé par OVHcloud. Les raisons sont connues : une pénurie causée par la forte demande de GPU pour l’intelligence artificielle, qui a toujours besoin de plus de mémoire pour ses grands modèles de langage.

Hetzner ajoute que « les coûts d’exploitation de [son] infrastructure et d’achat de nouveaux équipements ont tous deux augmenté de façon spectaculaire. Par conséquent, nos variations de prix affecteront à la fois les produits existants et les nouvelles commandes et entreront en vigueur à partir du 1ᵉʳ avril 2026 ».

L’hébergeur affirme avoir retardé au maximum ces hausses, mais il ne peut aujourd’hui « plus compenser la pression que cela exerce sur [ses] opérations ».

Déjà des hausses début février

Déjà début février, lors de l’annonce d’une hausse des frais d’installation, l’hébergeur expliquait que « les prix d’achat actuellement exceptionnellement élevés des composants matériels perturbent considérablement » son modèle économique. Il ajoutait que « cette augmentation ne couvrait pas les coûts supplémentaires réels supportés, et de loin ».

Hetzner ne cachait pas son agacement sur la gestion de la crise par les fabricants de mémoire et de périphériques de stockage :

« Le marché de la RAM est actuellement dominé par très peu de fabricants. À notre avis, leur politique tarifaire est difficilement compréhensible et a fait grimper les coûts de façon massive en peu de temps. La situation est similaire pour les SSD NVMe.

De plus, il est évident que même les quotas et engagements de prix promis par les fournisseurs ne sont actuellement fiables que dans une certaine mesure ».

Début février, Hetzner parlait d’une « première étape nécessaire » et ajoutait que ce n’était « probablement pas la seule » car il n’y avait alors « aucun signe que les conditions du marché vont s’apaiser ». Selon le PDG d’OVHcloud, l’augmentation des prix « va encore se poursuivre pour trouver un nouveau point d’équilibre entre l’offre et la demande probablement vers fin 2026 ».

Il faudra certainement encore attendre plusieurs mois avant un retour à la normale : « les prix resteront importants jusqu’à au moins 2028, le temps que de nouvelles capacités de production de mémoire voient le jour ». Selon Hetzner, « la pression sur les prix devrait se poursuivre au cours de l’année en cours ».

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