Vue normale

Reçu — 16 mars 2026 Next - Articles gratuits

☕️ [MàJ] Les boîtes emails MX Plan d’OVHcloud sont de retour

17 mars 2026 à 07:00


Mise à jour du 17 mars à 8h00. OVHcloud a mis à jour son ticket de support cette nuit pour indiquer que l’incident « a été résolu ». La cause profonde a été causée par « un problème logiciel », sans plus de détails.

Mise à jour du 16 mars à 18h25. OVHcloud précise que cette panne fait suite à la procédure de migration en cours des boîtes Outlook Web Access vers Zimbra (de décembre 2025 à mai 2026). L’hébergeur assure que « les emails envoyés ou reçus seront stockés et livrés une fois l’opération terminée ». OVHcloud précise que cela ne concerne que les MX Plan.

Brief original du 16 mars à 17h21. Via un message publié sur sa page de statut, OVHcloud explique à ses clients qu’il rencontre actuellement un incident : « L’accès aux boîtes aux lettres et au webmail est indisponible ». « Nous avons déterminé l’origine du problème affectant notre offre de solutions collaboratives », ajoute l’hébergeur, mais sans donner plus de précisions.

« Les clients ne peuvent actuellement pas accéder à leurs boîtes aux lettres, ce qui signifie qu’ils ne peuvent ni lire, ni envoyer ni gérer leurs e-mails », détaille l’entreprise roubaisienne. Cela concerne aussi bien les clients Plan MX.

Via le chat, nous demandons au service client si les emails reçus pendant cette période seront quand même dans la boite de réception après l’incident. Réponse de l’agent (humain) : « Je ne peux pas répondre pour le moment car nous n’avons pas l’information ». OVHcloud ne donne aucune prévision quant au délai de retour à la normale.

☕️ L’AfriNIC accuse un broker d’adresses IP de continuer à vouloir le paralyser

16 mars 2026 à 16:15


La guerre des IPv4 en Afrique n’est pas finie. En septembre dernier, l’AfriNIC pensait avoir fait un pas important pour se remettre en selle en élisant son nouveau bureau.

Mais le registre régional d’adresses IP (RIR) desservant l’Afrique continue de subir les attaques de Cloud Innovation, un broker d’adresses IP qui avait réussi à déstabiliser sérieusement l’organisation (dont il est lui-même membre, puisqu’il gère des adresses IP allouées par l’AfriNIC).

Dans une communication sur son site publiée ce jeudi 12 mars, l’AfriNIC alerte sur l’ « intention de perturber et/ou de paralyser le seul registre Internet régional d’Afrique » de la part de Cloud Innovation.

Illustration : Flock

« Nous sommes actuellement confrontés à un enchevêtrement de litiges et d’obstacles procéduraux provoqués par CIL [Cloud Innovation limited], Larus Ltd et les campagnes de sensibilisation qui y sont associées », explique le registre.

L’AfriNIC liste : une contestation de l’élection, une demande de la prolongation de la mise sous tutelle qu’avait décidée la justice mauricienne avant le renouvellement du bureau, l’obstruction à de récentes attributions d’adresses IP, l’injonction toujours en cours de ne pas attribuer d’IP, des campagnes de désinformations et la tentative de faire échouer les réformes de la gouvernance.

L’AfriNIC demande à ses membres de rester vigilants et de continuer à participer activement à la vie du registre.

☕️ Apple lance le casque audio AirPods Max 2 à 579 euros

16 mars 2026 à 14:39


Près de six ans après l’introduction de son premier casque audio, Apple dégaine son successeur, l’AirPods Max 2. Annoncé lundi 16 mars, celui-ci conserve les fondamentaux et le design de la première génération, mais promet des performances en hausse pour tout ce qui a trait à la qualité du son, à l’isolation de la voix, ou à la réduction du bruit ambiant, grâce à des composants électroniques plus modernes. Le casque s’articule autour de la puce Apple H2 (déjà utilisée depuis 2022 au sein de la gamme AirPods).

Jamais avare en superlatifs, Apple promet une réduction active du bruit « jusqu’à 1,5x plus performante que la géné­ration précédente », grâce à de nouveaux algorithmes de traitement. Les modes d’écoute adaptatifs (qui permettent de demander au casque de laisser passer une partie de l’environnement sonore) se dotent d’une fonction de réduction automatique des bruits forts.

Le casque AirPods Max 2 est décliné en cinq coloris. Comptez 579 euros – crédit Apple

Les fonctions d’égalisation spatiale et d’audio spatial sont également censées gagner en efficacité, tout comme la scène sonore dans son ensemble grâce au nouvel amplificateur à gamme dyna­mique élevée. Une fois connecté en USB-C, le casque gagne également l’accès à l’audio lossless ainsi qu’à un mode à très faible latence.

Sur le plan des communications, le casque s’ouvre à la traduction en direct (via Apple Intelligence, sous réserve de disposer d’un iPhone compatible), comme les AirPods 4 / AirPods Pro 2. « Il vous suffit d’appuyer de façon prolon­gée sur le bouton Mode d’écoute pour que les AirPods Max 2 traduisent dans votre langue préférée la langue que parle la personne qui s’exprime ».

Apple promet enfin 20 heures d’autonomie (avec réduction active du bruit et spatialisation) pour ce casque livré dans un étui dédié (smart case), décliné en cinq coloris et affiché à 579 euros, avec une disponibilité fixée au 25 mars prochain.

Rappelons qu’Apple a procédé début mars à une vague de renouvellement, avec l’annonce et le lancement de l’iPhone 17e, le passage de l’iPad Air à la puce M4, la migration des MacBook Air et Pro vers la nouvelle puce M5 et enfin la présentation du MacBook Neo, premier ordinateur portable de la marque animé par une puce héritée de l’iPhone.

Russie : depuis 2 semaines, le Kremlin impose des coupures de l’Internet mobile à Moscou

16 mars 2026 à 14:29
Comment traduit-on Minitel en russe ?
Russie : depuis 2 semaines, le Kremlin impose des coupures de l’Internet mobile à Moscou

Depuis plus d’une semaine, les Moscovites subissent des coupures d’internet mobile décidées par le Kremlin et le FSB. La vie dans la capitale russe se voit chamboulée avec parfois l’impossibilité d’utiliser les applications de localisation, de faire fonctionner les TPE ou d’envoyer des messages via mobile avec retour obligatoire au SMS, aux pagers et aux talkies-walkies.

Un pas de plus vers un contrôle drastique de l’Internet en Russie. Mais cette fois-ci, les gestes du quotidien que permet l’Internet mobile depuis son arrivée sont aussi touchés. En effet, depuis le 5 mars, le réseau Internet mobile dans certains quartiers de la capitale russe subit des coupures. Le média russe Novaïa Gazeta explique qu’au moins 23 quartiers de la ville ont subi ce genre de problème. Les services des systèmes de positionnement par satellites semblent aussi parfois brouillés.

« Je roulais sur le périphérique de Sadovoye [qui encercle Moscou], et d’un coup, plus de réseau, plus de GPS [abus de langage pour parler des GNSS, ndlr] », explique au Financial Times, Sergey, un chef de projet.

Le pouvoir russe ne nie pas les coupures et le Roskomnadzor, l’autorité russe de régulation de l’Internet, annonce une baisse de 20 % du trafic mobile comparé au mois précédent. Il y a tout juste un mois la Douma d’État, chambre basse du Parlement russe, avait voté une loi autorisant le service de renseignement du pays, le FSB, à couper l’accès à Internet et la téléphonie mobile.

La vie quotidienne basée sur l’Internet mobile s’est arrêtée

Ainsi, dans certaines rues de Moscou, impossible d’utiliser certains services mobiles pour envoyer des messages, se diriger avec certaines applications de navigation ou payer avec les terminaux de paiement branchés sur le réseau mobile.

Comme l’explique El País, les Moscovites se sont tournés vers des alternatives : le SMS retrouvent de nouveaux aficionados, les hotspots Wi-Fi redeviennent très recherchés. Et même les plateformes de vente en ligne locales Wildberries et Russ annoncent avoir observé une explosion de 170 % des demandes de cartes routières papier, de 73 % des pagers et de 27 % des talkies-walkies.

S’il y avait déjà eu des coupures mobiles dans d’autres régions du pays, c’est la première fois que Moscou est directement touchée. Selon Novaïa Gazeta, les fournisseurs d’accès russes se sont excusés pour les coupures tout en affirmant qu’ils n’en avaient pas le contrôle.

Le Kremlin ne cherche pas à cacher ces coupures. Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a affirmé qu’elles dureraient « tant que des mesures supplémentaires seront nécessaires pour garantir la sécurité de nos citoyens », lors d’une conférence de presse donnée mercredi 11 mars, selon le média russe. Il aurait invoqué des actions hostiles de l’Ukraine pour les justifier : « les méthodes d’attaque de plus en plus sophistiquées de Kiev exigent des contre-mesures technologiquement plus avancées ».

Après une semaine de coupures complètes, l’accès à certains sites aurait été réactivé. Ainsi les sites des principaux services publics, des banques, des plateformes de vente en ligne ou de certains médias proches du Kremlin seraient sur une liste blanche. Interrogé par le Financial Times, le créateur de l’entreprise de VPN Amnezia, Mazay Banzaev, imagine que cette liste blanche puisse être étendue : « L’Internet mobile sert manifestement de terrain d’essai pour renforcer encore davantage le contrôle sur l’ensemble du secteur de l’Internet en Russie ».

Jusqu’à récemment, la Russie misait sur un contrôle plus diffus d’Internet que la Chine et l’Iran. Mais la coupure pure et simple de l’Internet mobile dans certains endroits pourrait être le signe d’un changement de politique.

Des rumeurs de coups d’État, la crainte d’attaques de drones ?

Pour certains, la décision de couper l’internet mobile serait le signe de la crainte de Vladimir Poutine d’un coup d’État de la part de Sergueï Choïgou, ministre russe de la Défense de 2012 à 2024. Mais selon plusieurs experts interrogés par le Kyiv Independent, ça ne serait que le vœu pieux de certains opposants. « C’est n’importe quoi. Si les élites russes avaient voulu se débarrasser de Poutine, cela se serait produit en 2022 », affirme Anton Barbashin, fondateur du média Riddle Russia qui travaille pour le think tank ECFR. « Le manque de transparence contribue certes au caractère spéculatif des commentaires sur le changement de régime, mais dans ce cas précis, il se peut qu’il y ait une part de « vœu pieux » », confirme la chercheuse de la London School of Ecomonics, Tomila Lankina.

Interrogé par Novaïa Gazeta, l’avocat Sarkis Darbinyan, cofondateur de l’ONG russe Roskomsvoboda, pense que ces coupures sont probablement dues à une « crainte panique d’une répétition de l’opération toile d’araignée », au cours de laquelle l’armée ukrainienne avait réussi à mettre en place des frappes coordonnées de drones dans le territoire russe.

Joybuy : le géant chinois du e-commerce JD.com lance son offensive en France

16 mars 2026 à 12:48
Une faim de dragon
Joybuy : le géant chinois du e-commerce JD.com lance son offensive en France

Le géant chinois du e-commerce JD.com a donné le coup d’envoi officiel de ses activités en France et dans cinq autres pays d’Europe, avec l’ouverture et la médiatisation de sa vitrine généraliste, Joybuy. À la différence de Shein ou de Temu, le groupe mise sur sa logistique intégrée et sur un catalogue de marques pour se positionner comme une alternative au leader Amazon.

Ouvert fin août 2025, le site joybuy.fr apparaissait comme une bêta mal dégauchie des activités internationales de JD.com, l’un des géants chinois du e-commerce. Depuis lundi 16 mars, il se présente comme une plateforme marchande complète, dotée d’un catalogue mêlant produits tech, électroménager et articles de consommation courante. Le groupe basé à Pékin vient en effet de donner officiellement le coup d’envoi de ses activités en France et dans cinq autres pays d’Europe : Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Belgique et Luxembourg.

Un concurrent de Cdiscount et d’Amazon

« Nous pensons que vous ne devriez pas avoir à choisir entre un prix avantageux, un produit de haute qualité et une livraison rapide. Que ce soit un nouveau casque audio, vos produits de soin préférés ou un cadeau de dernière minute, Joybuy est là pour rendre votre expérience d’achat facile, rapide et agréable ! », clame le site, qui assure que son offre le positionne comme un one stop shop – littéralement, un guichet unique, c’est-à-dire un magasin où l’on peut trouver tout ce dont l’on a besoin.

Sur sa page d’accueil, Joybuy multiplie les offres promotionnelles pour célébrer son ouverture (ou plutôt sa sortie de phase bêta). Derrière cette logique de coupons de réduction omniprésents, on retrouve la dynamique marketing déjà mise en œuvre par les « greniers chinois » (Aliexpress, Temu, Shein) et reprise par Amazon Haul, mais avec une promesse différente en matière de catalogue.

Si Joybuy promet des prix agressifs, la plateforme affiche dès sa page d’accueil sa collaboration avec des marques grand public connues ou reconnues, dont Kellog’s, les produits nettoyants Cif, ou les robots aspirateurs Realme. Dans le lot de ses ventes flash et autres offres de bienvenue, on croise côte à côte des bouteilles de Pepsi, des écouteurs Apple AirPods ou des consoles Nintendo Switch 2.

Comme ses compatriotes, Joybuy référence également des petits accessoires ou produits jetables à quelques euros, mais ces derniers ne sont que l’un des composants d’une offre nettement plus large, ce qui positionne plutôt la plateforme en face de grands généralistes comme Amazon ou Cdiscount.

JD et Joybuy se distinguent également des poids lourds chinois Shein et Temu par leur logistique. Là où les places de marché jouent un simple rôle de hub entre fabricants et acheteurs, Joybuy promet en effet une logistique intégrée : le site dispose de ses propres entrepôts, de ses équipes de livraison, etc.

Logistique intégrée

La communication corporate du groupe donne une idée des ressources mises en œuvre à l’échelle mondiale. Au 30 septembre 2025, JD.com revendiquait ainsi 1 600 entrepôts opérés en propre, auxquels s’ajoutent 2 000 entrepôts gérés par des tiers, sur 24 marchés différents, et pour une surface totale de 34 millions de mètres carrés. « À l’échelle mondiale, Jingdon Logistics exploite plus de 130 entrepôts sous douane, de distribution directe internationale et à l’étranger », indique encore l’entreprise.

Comme chez Amazon, l’optimisation de la logistique figure au cœur du modèle économique : ce sont l’automatisation et l’effet d’échelle qui sont censés permettre au groupe de dégager des marges sur une activité aussi concurrentielle. Sur ce volet, JD évoque dans ses derniers résultats financiers la clé de voûte de son modèle : un système logistique entièrement automatisé, baptisé LangzuTech.

La logistique de JD repose sur un système d’entreposage automatisé baptisé Zhilang – crédit Jingdong Logistics

Grâce à ce dernier, elle affirme être capable de multiplier par quatre la densité de ses entrepôts (en éliminant notamment les surfaces dédiées aux opérateurs), et réduire de 50 % le coût de manutention d’un colis. D’abord testé en Chine, sur certaines verticales comme les produits de parapharmacie, le système commence à être déployé sur des entrepôts plus généralistes. L’un d’entre eux a justement ouvert au Royaume-Uni sur le dernier trimestre 2025, pour préparer le lancement de Joybuy en Europe.

Livraison le jour-même en région parisienne

Fort de ce modèle intégré, Joybuy relance la bataille de la livraison expresse, avec une promesse baptisée « double 11 » (référence au 11 novembre, la journée des célibataires en Chine, devenue une fête commerciale) : sur le Grand Paris (soit une zone équivalente à l’Île-de-France), Joybuy promet que toute commande passée avant 11 heures le matin sera livrée avant 11 heures le soir (23 heures) avec livraison offerte dès 29 euros d’achats. Le groupe affirme que le service est opéré par ses soins (alors que les livraisons dans le reste du pays sont susceptibles d’être sous-traitées, notamment à la Poste). En région parisienne, il s’appuie sur un entrepôt de 63 000 m² installé à Tournan-sur-Brie :

« Joybuy gère son service de livraison Double 11 du clic jusqu’à la porte d’entrée. À travers l’Europe, l’entreprise exploite plus de 60 entrepôts et dépôts, soutenus par des milliers d’employés dans les domaines de la logistique et des opérations. Cela inclut JoyExpress, son service dédié à la livraison express du dernier kilomètre. Les clients peuvent également choisir de retirer leurs colis via le service Joybuy Pick-up dans plus de 17 000 points de retrait à travers la France. »

Comme Amazon, Joybuy associe enfin la livraison gratuite illimitée (sans montant minimum) à un abonnement payant, facturé 3,99 euros par mois (2,99 euros par mois pour les étudiants) ou 19,99 euros par an sur cette période de lancement. L’abonnement se limite cependant à la livraison (et à l’accès à des promotions exclusives), là où son concurrent états-unien ajoute toute une panoplie de services, dont Prime Video.

Conscient qu’il sera particulièrement attendu sur le volet de la relation commerciale et notamment du service après-vente, Joybuy promet « un service client accessible 24 h/24 et 7j/7 par téléphone (personne réelle), par chat et par email, partout en Europe ».

En 2025, JD.com a réalisé un chiffre d’affaires mondial de 1 309 milliards de yuans (environ 163 milliards d’euros), en croissance de 13 % sur un an.

☕️ La Fondation des Femmes met Meta en demeure de diffuser sa campagne « Inarrêtables »

16 mars 2026 à 11:33


Après la décision « unilatérale » de Meta d’interdire toute publicité « politique, électorale et sur les sujets sociaux », la Fondation des Femmes en vient cette fois-ci au recours juridique.

Autour de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, l’ONG prévoyait de diffuser sur ses différents canaux de communication, dont les réseaux sociaux de Meta, une vidéo liée à sa campagne « Inarrêtables ».

En application de son interprétation du règlement européen sur la transparence et le ciblage de la publicité à caractère politique (TTPA), plus extensive que celle adoptée par les autres réseaux sociaux, Meta a refusé la diffusion de la vidéo (dont diverses versions sont visibles sur le site de l’ONG ou son compte TikTok). 


Ce 12 mars, la Fondation des Femmes indiquait donc mettre Meta en demeure de publier le clip en question, qui vise principalement à rappeler les activités que finance la fondation (défense du droit à l’avortement, écoute spécialisée et hébergement pour les femmes victimes de violences) et d’appeler aux dons.

L’épisode n’est qu’un nouveau symptôme d’une dynamique relevée par plusieurs ONG dès le mois de novembre et décembre 2025. Alors que le TTPA venait d’entrer en vigueur, l’Unicef relevait un taux inhabituellement élevé de rejet de ses publicités, de même que SOS Méditerranée.

Sur les questions relatives aux droits reproductifs et aux droits des femmes, la Fondation des Femmes décrivait une nouvelle étape dans une logique d’invisibilisation de long terme – auprès de Next, sa directrice de l’engagement Lise Gallard expliquait notamment que les indicateurs des pages Instagram (181 000 abonnés) et Facebook (84 000 abonnés) de l’ONG traduisaient une sous-performance chronique par rapport à d’autres profils aux audiences similaires.

La lecture que Meta a adoptée du TTPA s’inscrit dans un double contexte de lobbying pour une réduction des régulations imposées par l’Union européenne aux plateformes numériques et de modification des règles de modération des services de l’entreprise depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.

☕️ The Washington Post utilise les données de ses lecteurs pour adapter ses prix

16 mars 2026 à 10:47


Un journal qui adapte ses prix aux pratiques de ses lecteurs, comme le commerce en ligne le plus classique ?

C’est le positionnement qu’est en train de tester The Washington Post, propriété de Jeff Bezos, en nette perte de vitesse depuis la fin de la pandémie.

Dans leur dernière facture, plusieurs abonnés ont reçu par mail une annonce de future augmentation des prix. Spécificité de cette inflation du coût de l’abonnement : en pied d’e-mail, le journal les informait que le nouveau prix annoncé avait été « fixé par un algorithme recourant à vos données personnelles ».

L’évolution est cohérente avec les récentes et multiples expérimentations du journal de 150 ans d’âge sur l’intelligence artificielle, déployée dans les podcasts comme dans le moteur de recherche interne.

Auprès du Washingtonian, le chercheur Luca Cian rappelle que ces systèmes de personnalisation des prix s’appuient généralement sur les données géographiques et de localisation des internautes pour estimer combien ils seraient prêts à payer pour un service.

des journaux
Crédit AbsolutVision pour Unsplash

Amazon lui-même a été critiqué en 2025 lorsqu’il est devenu évident que ses systèmes de fixation dynamique des prix imposaient des tarifs très variables à différents groupes scolaires pour les mêmes produits, parfois avec des évolutions au fil d’une même journée. 


Luca Cian s’étonne par ailleurs de voir que le Washington Post a rendu l’information d’une fixation dynamique de ses prix d’abonnement publique, dans la mesure où ses travaux tendent à démontrer que l’audience réagit relativement mal à l’annonce du recours à des technologies d’intelligence artificielle. Dans ses travaux, ce dernier a en effet constaté un paradoxe : interrogés, les gens déclarent vouloir connaître le fonctionnement des stratégies de fixation des prix. Mais lorsqu’ils obtiennent l’information, « leur réaction est pire que s’ils ne savaient pas ».

☕️ Adobe et ses « procédures alambiquées » : un accord avec le DOJ à 150 millions de dollars

16 mars 2026 à 08:32


En 2024, le Département de la Justice des États-Unis (DOJ) attaquait Adobe en justice sur ses pratiques en matière de résiliation d’abonnements (dont la suite Creative Cloud). Aujourd’hui, Adobe transige : « Bien que nous contestions les affirmations du gouvernement et niions toute malversation, nous sommes heureux de régler cette affaire ».

L’éditeur annonce deux choses. Tout d’abord, « fournir gratuitement des services d’une valeur de 75 millions de dollars aux clients admissibles ». Une fois l’accord entériné par le tribunal (ce n’est pas encore fait), Adobe contactera de manière proactive les clients concernés. De plus, Adobe a « accepté de verser 75 millions de dollars au ministère de la Justice ».

Dans sa plainte, le DOJ n’était pas tendre avec les pratiques d’Adobe : « Lors de l’inscription, Adobe dissimule des conditions importantes de son plan APM [Annual, Paid Monthly, ndlr] en petits caractères, derrière des encadrés et des liens hypertextes optionnels, fournissant des informations conçues pour passer inaperçues et que la plupart des consommateurs ne consultent jamais ».

De plus, « Adobe dissuade ensuite les résiliations en employant une procédure de résiliation lourde et complexe ». Vous en voulez encore ? « Dans le cadre de cette procédure alambiquée, Adobe tend un guet-apens à ses abonnés avec des frais de résiliation anticipée (ETF), auparavant masqués, lorsqu’ils tentent de résilier ». Pour le Département de la Justice, « Adobe a enfreint les lois fédérales destinées à protéger les consommateurs ».

Adobe n’est évidemment pas du même avis et affirme être « transparent sur les termes et les conditions des contrats d’abonnement et disposer d’un processus d’annulation simple ». L’entreprise ajoute néanmoins « Ces dernières années, nous avons rendu nos processus d’inscription et d’annulation encore plus fluides et transparents ».

Adobe creative Cloud

Dans un communiqué, le DoJ en rajoute une couche : « Adobe avait contrecarré les tentatives d’annulation des abonnés, les soumettant à des processus d’annulation complexes et inefficaces, remplis d’étapes inutiles, de retards, d’offres non sollicitées et d’avertissements ». Il ajoute que « Adobe devra clairement préciser tout frais de résiliation anticipée et la manière dont le paiement est effectué avant la souscription des clients aux abonnements ».

Cette annonce arrive quelques heures seulement après celle du départ de Shantanu Narayen, qui est CEO d’Adobe depuis 18 ans. Le communiqué est très poli en remerciant chaleureusement le futur ex-patron, mais selon Bloomberg, il démissionnerait suite à des « préoccupations des investisseurs concernant l’IA ».

☕️ Meta met fin aux messages chiffrés de bout en bout sur Instagram

16 mars 2026 à 07:57


Les échanges privés ne sont sans doute pas la vocation première d’Instagram, mais les adeptes du réseau social regretteront peut-être la décision prise par Meta : la maison-mère du réseau social informe, via l’une de ses pages support, de la fin prochaine du chiffrement bout en bout pour ces conversations d’internaute à internaute.

« Les messages chiffrés de bout en bout sur Instagram ne seront plus pris en charge à compter du 8 mai 2026 », décrit Meta, qui indique par ailleurs offrir une porte de sortie aux utilisateurs qui voudraient récupérer le contenu, notamment multimédia, de leurs échanges chiffrés.

« Si ce changement impacte certaines de vos conversations, des instructions dans la discussion vous indiqueront comment télécharger tous les contenus multimédias ou messages que vous pourriez vouloir garder. »

Pourquoi déprécier le chiffrement de bout en bout ? D’après une porte-parole de Meta citée par The Verge, la fonctionnalité serait insuffisamment utilisée.

Logo Meta illustré par Flock

En la supprimant, Instagram s’affranchit du débat et des risques réglementaires soulevés, dans plusieurs régions du globe, par les textes qui cherchent à garantir aux autorités une porte dérobée dans les conversations interpersonnelles chiffrées de bout en bout, à l’image du projet Chat Control en Europe.

Pour Alex Karp (Palantir), il ne faut pas laisser les femmes démocrates enrayer la course à l’IA

16 mars 2026 à 07:47
So sprach Zarathustra nicht
Pour Alex Karp (Palantir), il ne faut pas laisser les femmes démocrates enrayer la course à l’IA

Interrogé sur l’utilisation des technologies Palantir dans la guerre en Iran, Alex Karp, CEO de l’entreprise, a livré une vision belliqueuse de la façon dont les États-Unis doivent prendre la tête des développements en cours autour de l’IA, quitte à ce que les ruptures qui en découlent déplaisent aux électeurs diplômés, majoritairement démocrates et « souvent des femmes ».

Les technologies prédictives de Palantir, mises en œuvre dans le fameux système Maven, ont-elles joué un rôle dans la frappe de missile sur une école iranienne qui a fait plus de 170 morts, dont une majorité d’enfants, le 28 février dernier ? Alex Karp n’a pas été interrogé à ce sujet, mais il aurait certainement botté en touche. Pour le CEO et cofondateur de Palantir, la valeur de son entreprise dans le domaine militaire découle en effet de sa capacité à sous-tendre des opérations de combat à une échelle inégalée :

« Nous sommes rémunérés en fonction de la valeur créée. Et cette valeur ajoutée se gagne en améliorant les infrastructures à grande échelle d’une manière unique. Sur le champ de bataille, il s’agit d’infrastructures meurtrières. Dans le contexte civil, il s’agit d’infrastructures moins meurtrières. »

L’IA en renfort de l’armée

Alex Karp s’exprimait jeudi 12 mars au micro de CNBC (voir le .mp4), en duplex depuis le lieu de sa conférence AIPCon, pendant laquelle Palantir a notamment annoncé la signature d’un nouvel accord avec GE Aerospace (pour améliorer la disponibilité des avions militaires) et présenté ses premiers travaux avec l’US Navy, suite à un accord à 450 millions de dollars passé en décembre dernier.

À défaut d’aborder le bombardement de l’école primaire Shajarah Tayyebeh, l’entretien s’est bien sûr ouvert sur la place qu’occupent les solutions de Palantir au sein du système Maven utilisé dans les attaques coordonnées par Israël et les États-Unis contre Téhéran. Sur ce point, Karp déclare que Maven (utilisé par le Pentagone, la Défense américaine, l’armée israélienne et depuis peu par l’Otan) sert bien de « colonne vertébrale centrale » aux opérations, mais refuse de confirmer une implication directe de Palantir dans le déclenchement de la frappe ayant conduit à la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Alex Karp au micro de CNBC – capture d’écran

Il salue en revanche sans ambages la supériorité tactique que confère, selon lui, l’intégration des technologies décisionnelles au cœur du commandement opérationnel. Et réaffirme l’idée, très compatible avec les visées souverainistes de Donald Trump, selon laquelle c’est la capacité à investir massivement dans des technologies souveraines qui confère aux États-Unis sa supériorité sur le terrain.

« Ce qui rend l’Amérique si particulière aujourd’hui, ce sont ses capacités de guerre létales, son aptitude à mener des opérations militaires. Cette aptitude tient à vingt ans d’expérience, à la méritocratie qui règne dans nos forces armées, à un financement unique en son genre et au fait que la révolution de l’IA est spécifiquement américaine », lance-t-il, saluant le caractère ontologique de l’économie états-unienne, qui saurait aussi bien construire les modèles que les puces chargées de les faire tourner.

Quid d’Anthropic, dont le bras de fer avec Peter Hegseth a valu à l’éditeur de Claude d’être placé sur liste noire pour tous les contractants du Pentagone et de l’armée ? Alex Karp confirme que Claude est toujours utilisé dans le cadre des opérations au Moyen-Orient, mais minimise l’incident. « Nos produits sont intégrés à Anthropic et, à l’avenir, ils seront probablement intégrés à d’autres grands modèles de langage en raison de ce différend », balaie-t-il.

Des technologies si puissantes qu’elles pourraient anéantir des droits constitutionnels

Sans commenter directement la position de Dario Amodei, il réaffirme l’engagement total de Palantir pour l’armée états-unienne, qui mériterait simplement la meilleure technologie possible, quel qu’en soit le fournisseur. Il reconnait en revanche une certaine légitimité aux inquiétudes en matière d’usages domestiques (Anthropic affirme pour mémoire refuser deux utilisations de ses IA : le contrôle d’armes totalement autonomes et la surveillance de masse de la population des États-Unis).

« Je vois de nombreuses raisons de restreindre ces technologies dans le cadre de l’application de la loi et dans d’autres cas d’utilisation, car elles sont si puissantes qu’elles pourraient, même indirectement, anéantir les droits qui nous ont été conférés par une autorité supérieure dans le cadre des Premier, deuxième, Quatrième et Cinquième amendements. »

Pas question toutefois de s’arrêter à ces craintes pour arrêter le développement de l’IA, maintient Karp, selon qui « personne n’y croit, mais Palantir est le plus important défenseur du Quatrième amendement » (dans la constitution des États-Unis, c’est pour rappel l’amendement qui consacre le droit à la vie privée).

Depuis le studio de CNBC, l’animateur Jim Cramer relance Alex Karp :

« Vous avez décrit Google, Amazon et Facebook comme ayant déplacé leur attention de la collaboration avec l’État vers le marché grand public. Pensez-vous que dans cet épisode de guerre particulier que nous traversons en ce moment, il y a eu une forme d’unité, et que ces entreprises aident le président à tenter de remporter cette guerre ? »

Restructuration du système de classes

Alex Karp répond en rappelant que Palantir a eu du mal à se financer à ses débuts précisément parce que l’entreprise ciblait le secteur militaire. Il embraie sur une lecture critique de ce que serait selon lui l’opinion dominante dans le monde de la tech, vaguement positive quant à l’idée de soutenir les militaires, mais surtout inconsciente du « pouvoir de rupture de ces technologies », et donc de ce fait incapable de s’adresser à la bonne cible.

« Si vous comptez ébranler de manière significative le pouvoir économique – et, par conséquent, politique – d’un système à parti unique, en ciblant les électeurs hautement qualifiés, souvent des femmes, qui votent majoritairement démocrate, ainsi que les militaires et les travailleurs qui ne se sentent pas soutenus, et que vous pensez que cela va fonctionner sur le plan politique, vous êtes fou à lier. »

« Cette technologie bouleverse la vie des électeurs formés aux sciences humaines, majoritairement démocrates, affaiblit leur pouvoir économique et renforce celui des électeurs issus de la formation professionnelle, de la classe ouvrière, souvent des hommes. Ces bouleversements vont donc chambouler tous les aspects de notre société. »

Pour Karp, il n’est pas envisageable de freiner ces bouleversements, et c’est précisément parce que les technologies d’IA présentent un danger social qu’il est impossible selon lui de ne pas foncer, mais aussi de découpler leur développement des enjeux militaires.

Impératif sociétal… ou discours bien calibré ?

« La seule justification possible serait que, si nous ne le faisons pas, nos adversaires le feront et nous serons soumis à leur loi, déclare le CEO à Jim Cramer, avant de conclure sur le sujet par une boucle logique aux accents de prophétie autoréalisatrice. Par conséquent, si l’on dissocie cette action du soutien militaire, il sera extrêmement difficile d’expliquer au peuple américain pourquoi nous prenons le risque de bouleverser le tissu même de notre société, y compris ses composantes les plus puissantes, si ce n’est pour préserver notre identité américaine à court et à long terme. »

Comment comprendre ce discours ? Dans la bouche de Karp, les bouleversements liés à l’IA sont présentés comme un phénomène presque mécanique : en substance, les personnes ayant une formation en sciences humaines, plutôt démocrates, souvent des femmes, vont subir une perte de pouvoir économique importante, alors même qu’elles constituent aujourd’hui une base électorale importante. A l’inverse, une partie de cette valeur perdue irait aux cols bleus, les personnes à formation professionnelle, technique ou militaire, souvent masculines. Les entreprises de la Silicon Valley qui promeuvent l’IA sans prendre en compte ce phénomène seraient donc folles à lier puisqu’elles sapent la base qui leur est la plus favorable.

D’où cette nécessité d’ancrer la révolution de l’IA dans le domaine militaire, qui fait bien les affaires de Palantir. C’est en tout cas l’analyse qu’en fait Malcolm Ferguson du média (de gauche) The New Republic :

« Cela ressemble fort à un pitch direct et à long terme adressé au Parti républicain par un PDG dont la société technologique détient déjà de nombreux contrats gouvernementaux et un profond ancrage au Pentagone. Le message de Karp est on ne peut plus clair : ma technologie va priver de capital politique l’un de vos plus grands ennemis – les femmes libérales diplômées – et donner à l’un de vos groupes démographiques préférés à flatter – les hommes de la classe ouvrière – davantage de pouvoir politique à vous transférer. »

Sur un plan plus idéologique, les propos de Karp font aussi écho aux envolées mystiques et fascisantes de Peter Thiel, autre cofondateur de Palantir, renouvelées lors de sa récente venue à Paris, (racontée par Télérama), et à cette idée selon laquelle la technologie peut et doit conduire à un nouvel ordre mondial.

☕️ DirectStorage 1.4 avec compression zstd et Game Asset Conditioning Library

16 mars 2026 à 07:27


DirectStorage est une fonctionnalité permettant aux GPU de discuter directement avec les périphériques de stockage de l’ordinateur, en évitant donc un passage par le processeur central. L’API vient de passer en version 1.4, avec comme principale nouveauté la prise en charge du codec zstd (ou ZStandard).

Cet algorithme est largement répandu ; nous avions d’ailleurs passé au crible ses performances en les comparant avec celles de plus d’une dizaine d’autres codecs. Microsoft a mis en ligne du code sur GitHub pour son utilisation avec les GPU.

Pour Microsoft, zstd a plusieurs avantages dans ce cas d’usage : il « se distingue par ses taux de compression et ses performances de décompression, sa large disponibilité sur le matériel et les logiciels à travers les systèmes d’exploitation, et son adoption généralisée dans les systèmes d’exploitation, le cloud et le web ».

GeForce RTX 40 Super

L’entreprise annonce dans le même temps sa Game Asset Conditioning Library (GACL), elle aussi sur GitHub. Elle propose « plusieurs composants pour améliorer la compression des assets du jeu ». Les textures sont la priorité de cette bêta car elles représentent la plus grosse taille des packages dans la plupart des jeux, explique Microsoft.

GACL « prépare » le contenu qui va être envoyé à zstd pour que les algorithmes de compression soient les plus efficaces possible. La Game Asset Conditioning Library « est conçue pour fonctionner avec le contenu existant, offrant jusqu’à 50 % d’amélioration des taux de compression Zstd pour vos assets, tout en maintenant un coût de décompression à l’exécution bas lorsqu’il est utilisé avec DirectStorage », affirme l’éditeur. Tous les détails se trouvent par ici.

Reçu — 14 mars 2026 Next - Articles gratuits

#Flock : entre folie et vrai divan de psy

Par : Flock
14 mars 2026 à 12:37
A Freud in the dark
#Flock : entre folie et vrai divan de psy

Parfois on a l’impression que sa tête explose, mais ce n’est pas forcément votre faute. Ça peut être plein de choses : Les sociétés qui fouillent les intentions cachées sous vos cheveux pour vous vendre comme de vulgaires shampoings. Ça pourrait être à cause d’un décérébré désinhibé qui vous a en ligne de mire juste pour se jouer de vous… Mais ça peut aussi être une ia qui ne comprend rien au réel et qui vous veut du bien (ou pas), ou même la dépression d’une vacuité créative lorsqu’on est siphonné de tout son être par des suceurs d’âme. Avec tout ça, difficile de garder la tête sur les épaules, mais pas de panique, Copilot Health est là entre autres pour bichonner votre santé mentale… Une seule chose à faire de votre weekend : fuyez, pauvres fous.

Reçu — 13 mars 2026 Next - Articles gratuits

Call of Duty, Wii, GTA, Lego… la guerre en Iran entre propagande et gamification

13 mars 2026 à 16:56
Irréalité virtuelle
Call of Duty, Wii, GTA, Lego… la guerre en Iran entre propagande et gamification

Depuis le début de sa guerre contre l’Iran, sur les réseaux sociaux et notamment sur X, la Maison Blanche partage des vidéos mélangeant frappes militaires et images de jeux vidéo comme GTA, Call of Duty ou des jeux de la console Wii. Sur le terrain, ce sont de vrais morts, un vrai hôpital, de vraies écoles et un vrai site classé au patrimoine mondial de l’Unesco qui sont touchés.

Du côté américain, les images de propagande sur les guerres du Golfe des années 90 et 2000 ont laissé en mémoire les images de frappes qualifiées de « chirurgicales ». Depuis son entrée en guerre contre l’Iran avec son opération « Epic Fury », la Maison Blanche abreuve les réseaux sociaux d’une iconographie qui mêle ce genre d’images à celles de jeux vidéo.

Promotion de la guerre par les memes de jeux vidéo

« La Maison Blanche traite, d’une certaine manière du moins, la guerre comme un jeu, en diffusant à la légère ce que l’on pourrait, pour être indulgent, qualifier de vidéos promotionnelles sur leur guerre », commentait le week-end dernier le présentateur de CNN, Jack Tapper.

Effectivement, de Call of Duty (dont la Maison Blanche a finalement retiré sa vidéo), à GTA, la Maison Blanche emprunte à l’univers du jeu vidéo. Les vidéos sont généralement un mélange d’extraits de ces jeux déjà réutilisés en mèmes avec des vidéos embarquées de bombardements.

À certaines critiques, Steven Cheung, le responsable communication de la Maison Blanche, lance un « W’s in the chat, boys! », expression reprise du milieu de Twitch et des streamers pour appeler à célébrer la victoire dans une discussion.

L’administration Trump n’utilise pas que l’imagerie des jeux vidéo. Ainsi, le compte Instagram de la Maison Blanche a diffusé, par exemple, une vidéo accompagnée d’une reprise modifiée de la chanson « Boom Boom » de John Lee Hooker.

La réalité des conséquences n’arrête pas la Maison Blanche

Cette communication sur les réseaux sociaux se voulait la démonstration d’une efficacité de l’armée américaine pour frapper le régime iranien et son programme nucléaire. Alors que les sondages montrent qu’une majorité d’Américains ne comprend pas le but de cette guerre contre l’Iran, « le gouvernement américain ne se contente pas de vouloir que les Américains soutiennent la guerre qu’il a déclenchée avec Israël contre l’Iran ; il veut galvaniser la population », estime l’analyste de CNN Zachary B. Wolf.

Mais, moins de 15 jours après le déclenchement de cette guerre, la communication de la Maison Blanche se heurte à la réalité du conflit racontée par les médias.

La semaine dernière, la BBC identifiait sur images satellitaires que les frappes avaient touché des écoles, l’hôpital Ghandi de Téhéran ou encore le palais du Golestan, site classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Ce mercredi 11 mars, le New York Times confirmait les doutes sur les frappes qui ont touché dès le premier jour de la guerre une école de filles dans la ville iranienne de Minab. Selon le journal, une enquête militaire a déterminé que l’armée américaine a utilisé des données obsolètes et a bien bombardé cette école, faisant au moins 175 morts, dont la plupart étaient des enfants.

Mais le lendemain, la Maison Blanche a continué à poster ses vidéos sur X, l’une jouant sur le mot « strike » au bowling et l’autre mêlant les images de frappes avec celles de plusieurs jeux de Wii.

« La culture du gaming ne mène pas à la jouissance de la guerre », affirme Louis Lapeyrie dans le Grand Continent, « c’est la sphère politique — inspirée de la mouvance néoréactionnaire et d’autres — qui en invoque les codes pour entraîner un large public occidental dans son œuvre finaliste ».

Et l’Iran s’est mis, le même jour, à riposter sur ce terrain de la propagande des réseaux sociaux toutefois sans y aller directement en reprenant les codes des jeux vidéo. Une vidéo met en scène le story telling du régime avec des LEGO, évoquant justement le bombardement de l’école de Minab mais aussi Donald Trump et Benyamin Nétanyahou pactisant avec le diable ou encore Israël en flammes. Une autre, présentée comme « le retour de Khamenei », met en scène la riposte iranienne face à un Donald Trump apeuré.

Peine de mort, énergie, OGM : l’autocomplétion générée par IA influence nos réponses

13 mars 2026 à 13:29
Moi, influençable ?
Peine de mort, énergie, OGM : l’autocomplétion générée par IA influence nos réponses

Les outils d’autocomplétion boostés à l’IA générative ont été intégrés dans bon nombre de logiciels, du webmails à l’outil d’édition en passant par les messageries. Mais outre la façon dont on s’exprime, ils peuvent modifier les idées qu’on partage, montre une étude scientifique.

Au départ, on les a vus apparaitre comme des « réponses rapides » chez Gmail ou d’autres messageries. Maintenant, les propositions de textes d’autocomplétion boostées par l’IA générative sont dans énormément d’outils numériques, de Microsoft Word aux applis de rencontre.

Mais ces réponses ne changent pas seulement notre style d’écriture, elles influencent aussi le fond. Et ceci même si on réécrit entièrement le texte. Comme dans un mouvement de foule où l’humain suit ses congénères, quand un texte nous est pré-édité, nous avons tendance à le suivre.

C’est ce que montre l’étude du chercheur Mor Naaman et de ses collègues publiée ce mercredi dans la revue Science Advances. Ces chercheuses et chercheurs ont fait deux expériences réunissant en tout 2 582 participants américains (1 485 pour la première et 1 097 pour la deuxième). Et ils leur ont demandé de répondre à des questions sur des sujets politiques et sociaux importants.

À une partie des participants, ils proposaient d’utiliser un assistant IA qui fournissait des suggestions de saisie automatique. Mais, au préalable, ils ont fait en sorte que ces suggestions soient biaisées dans un certain sens. Les autres utilisaient la même interface débarrassée de toutes les fonctionnalités autour des suggestions IA.

Des questions pourtant très politisées et débattues

Par exemple, l’une des questions était sur la peine de mort. L’IA était biaisée dans le sens de leur suggérer un texte qui argumente pour son interdiction :

Mais ils ont aussi testé le dispositif sur des suggestions sur le droit de vote des prisonniers, les OGM, la fracturation hydraulique (notamment utilisée pour récupérer le gaz de schiste) ou l’utilisation de tests standardisés dans le système éducatif américain.

Une influence significative

De fait, ce dernier sujet était celui utilisé dans leur première expérience et l’IA était biaisée pour suggérer des réponses en faveur de l’utilisation de ces tests. Dans cette expérience, un troisième groupe recevait en suggestion une liste statique d’arguments aussi en faveur

Les autres sujets étaient présentés dans une deuxième expérience. Dans celle-ci, les chercheurs ont essayé de voir si des messages soulignant les biais pouvaient atténuer l’influence des suggestions, avant avec un message d’avertissement (warning) ou après avec un message de « debrief ». Dans cette expérience, les chercheurs ont aussi comparé les réponses des participants à leurs positions quelques semaines avant l’expérience (pretask).

Résultats ? Les suggestions proposées par l’IA influencent de façon significative les réponses des participants. « Nos résultats apportent des preuves solides que les suggestions de saisie semi-automatique biaisées générées par l’IA peuvent influencer les opinions des gens », affirment les chercheurs.

Et les messages d’avertissement (avant ou après utilisation) n’ont aucune conséquence de modération de cet effet. « Des études antérieures sur la désinformation ont montré que le fait d’avertir les gens avant qu’ils ne soient exposés à la désinformation, ou de leur expliquer la situation après coup, peut leur conférer une sorte d’ »immunité » contre le risque de la croire », explique dans un communiqué Sterling Williams-Ceci, doctorant en sciences de l’information à l’université de Cornell Sterling qui a participé à l’étude. « Nous avons donc été surpris, car aucune de ces interventions n’a réellement atténué l’ampleur du changement d’attitude des gens en faveur du parti pris de l’IA dans ce contexte ».

Persuadés de ne pas être influencés par l’IA

Après les deux expériences, les chercheurs ont demandé aux participants si, de leur point de vue, les suggestions étaient « raisonnables et équilibrées » et si l’assistant les avait inspirés ou avait fait changer leur façon d’aborder la question posée.

La plupart d’entre eux n’ont pas remarqué que l’IA qu’on leur proposait était biaisée et l’ont jugée équilibrée. De même, une majorité était persuadée de ne pas avoir été influencée par l’assistant :

« De nombreuses études ont montré que les grands modèles linguistiques et les applications d’IA ne se contentent pas de produire des informations neutres, mais qu’ils peuvent en réalité générer des informations très biaisées, selon la manière dont ils ont été entraînés et mis en œuvre », explique Sterling Williams-Ceci.

« Ce faisant, ces systèmes risquent, par inadvertance ou délibérément, d’inciter les gens à exprimer des points de vue biaisés, ce qui, comme l’ont démontré des décennies de recherche en psychologie, peut à son tour modifier les attitudes des individus ».

#ChatControl : les eurodéputés mettent fin à la surveillance de masse indiscriminée

13 mars 2026 à 10:51
Les pirates ont gagné
#ChatControl : les eurodéputés mettent fin à la surveillance de masse indiscriminée

Dans un vote qualifié d’« historique » par le principal opposant du texte « ChatControl », les eurodéputés ont exclu de la détection volontaire de contenus pédopornographiques les communications reposant sur le chiffrement de bout en bout, mais également restreint la possibilité d’une surveillance aux seuls utilisateurs ou groupes d’utilisateurs spécifiques « identifiés par une autorité judiciaire raisonnablement soupçonnés d’être liés à ces abus ».

Le Parlement européen a prolongé jusqu’en août 2027 les « règles temporaires » autorisant, par dérogation à la directive « ePrivacy » sur la vie privée et les communications électroniques, la détection volontaire de contenus pédopornographiques (CSAM, pour Child sexual abuse material).

Adoptées en 2021, elles avaient déjà été prolongées en 2024, et devaient expirer le 3 avril 2026. Le texte a été adopté par 458 voix pour, 103 voix contre et 63 abstentions, précise le communiqué du Parlement.

Il souligne par ailleurs que, « bien qu’ils soutiennent la prolongation de la dérogation, les députés estiment que les mesures volontaires doivent rester proportionnelles et ciblées et ne doivent pas s’appliquer aux communications chiffrées de bout en bout ».

Trois amendements encadrent et limitent la surveillance

Un amendement à la proposition de règlement a en effet rajouté le fait que le traitement « ne concerne pas les communications interpersonnelles auxquelles le chiffrement de bout en bout est, a été ou sera appliqué ».

La proposition initiale prévoyait par ailleurs que la dérogation « s’applique jusqu’au 3 avril 2028 », délai finalement rapporté « jusqu’au 3 août 2027 ».

De plus, la technologie utilisée « ne devrait s’appliquer qu’aux contenus déjà identifiés comme tels ou signalés comme potentiellement pédopornographiques par un utilisateur, un signalant de confiance ou une organisation », bloquant les velléités de recours à des IA censées identifier de nouveaux contenus CSAM.

Le communiqué souligne en outre que « les mesures devraient cibler les utilisateurs ou les groupes d’utilisateurs spécifiques identifiés par une autorité judiciaire raisonnablement soupçonnés d’être liés à ces abus », et non l’ensemble de la population.

Un second amendement, porté par l’eurodéputée tchèque du Parti pirate Markéta Gregorová, a en effet introduit le fait que le traitement sera « ciblé, spécifié et limité à des utilisateurs individuels, à un groupe spécifique d’utilisateurs, en tant que tels ou en tant qu’abonnés à un canal de communication spécifique, pour lesquels il existe des motifs raisonnables de soupçonner un lien, même indirect, avec du matériel relatif à des abus sexuels commis contre des enfants, et qui ont été identifiés par l’autorité judiciaire compétente ».

Un troisième amendement précise que « cette utilisation soit limitée aux cas où le fournisseur a reçu un rapport ou un signalement précis de la part d’un utilisateur, d’un signaleur de confiance ou d’un organisme agissant dans l’intérêt public contre les abus sexuels commis contre des enfants au sujet d’une communication, d’un compte ou d’une interaction spécifique, qui constitue un motif raisonnable de soupçonner un cas d’abus sexuel commis contre des enfants en ligne, et que la détection soit strictement limitée à ce qui est nécessaire vis-à-vis du cas signalé ».

« Jusqu’à présent, ce système constituait une intrusion totalement disproportionnée dans notre vie privée. Les plateformes scannaient des millions de messages privés de citoyens innocents sans aucun soupçon raisonnable », relève l’eurodéputée belge Saskia Bricmont (Verts/ALE) dans Le Soir :

« Grâce à cet amendement, la position du Parlement s’oriente désormais clairement vers une approche ciblée. La surveillance ne devrait s’appliquer qu’aux communications des personnes suspectées et uniquement avec une autorisation judiciaire. »

Le nombre de signalements a diminué de 50 % par rapport à 2022

Sur la base du mandat actuel, les négociations en trilogue entre le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil de l’UE devraient débuter dès demain, se félicite l’ex-eurodéputé pirate Patrick Breyer, en pointe dans la lutte contre ce #ChatControl depuis des années.

Il qualifie même ce vote d’« historique » à mesure qu’il « met fin au scan massif et non ciblé des discussions privées ». Et ce, d’autant que « la Commission européenne et la grande majorité du Conseil de l’UE, à l’exception de l’Italie, ont jusqu’à présent catégoriquement rejeté toute restriction sur le scan de masse non ciblé ».

Le fait de permettre aux messageries et plateformes en ligne de détecter des contenus pédocriminels à des fins de protection des mineurs relevait toutefois jusque-là « d’une possibilité, et non d’une obligation », tempère 01net.

Patrick Breyer rappelle que 99 % des rapports émanent d’une seule entreprise états-unienne : Meta, et qu’un rapport de la police allemande, basé sur 300 000 conversations, avait conclu que 48 % d’entre elles relevaient de « faux positifs » sans intérêt d’un point de vue pénal, faisant perdre du temps aux forces de l’ordre.

En outre, 40 % des enquêtes menées en Allemagne visaient des mineurs « qui partagent des images sans réfléchir (par exemple, des sextos consensuels), plutôt que des prédateurs organisés ».

Breyer note également que le nombre de signalements a diminué de 50 % par rapport à 2022, probablement du fait de la généralisation des messageries chiffrées, qu’il n’est pas possible de surveiller du fait du chiffrement de bout en bout.

☕️ CEO depuis 18 ans d’Adobe, Shantanu Narayen va démissionner… à cause de l’IA ?

13 mars 2026 à 10:00


Dans un communiqué, Adobe explique que Shantanu Narayen démissionnera de son poste de CEO une fois que son successeur sera trouvé. Il restera par contre président du conseil d’administration pour assurer la transition. C’est Frank Calderoni, administrateur indépendant d’Adobe, qui dirige un comité spécial en charge d’examiner les candidatures, aussi bien internes qu’externes.

Il en profite pour jeter des fleurs au futur ex-CEO, qu’il présente comme « architecte de la transformation d’Adobe au cours des 18 dernières années, et pour avoir positionné avec succès Adobe dans une ère pilotée par l’IA ». Shantanu Narayen a publié un mémo pour ses équipes. Il évoque lui aussi l’intelligence artificielle : « La prochaine ère de la créativité est en train de s’écrire – façonnée par l’IA, par de nouveaux flux de travail et par des formes d’expression entièrement nouvelles. Adobe n’a jamais attendu l’arrivée du futur. Nous l’avions anticipé. Nous l’avons construit ».

Bloomberg n’est pas vraiment du même avis : « Le CEO d’Adobe va démissionner face aux préoccupations des investisseurs concernant l’IA », titrent nos confrères. Adobe « fait partie d’un groupe d’entreprises de logiciels applicatifs, dont Salesforce Inc et Atlassian Corp, perçues comme ayant du mal à conquérir de nouveaux clients face aux nouveaux arrivants de l’IA », affirment-ils.

Toujours selon Bloomberg, les investisseurs étaient de plus en plus nombreux à remettre en question les choix et l’orientation de Shantanu Narayen pour Adobe. « L’IA générative a facilité la création de médias visuels sans les produits coûteux d’Adobe. Beaucoup des nouveaux outils créatifs d’IA les plus populaires, comme les modèles d’IA Veo 3 de Google, sont développés par des concurrents ». L’IA est pourtant au cœur des annonces des conférences MAX depuis quelque temps maintenant, mais ce n’est a priori pas suffisant.

En bourse, le cours de l’action d’Adobe est en baisse depuis maintenant près de deux ans. Après une année 2021 au plus haut, la chute a été brutale en 2022, avant une remontée en 2023 et 2024. Actuellement, l’action est à 270 dollars, en dessous des 275 dollars de septembre 2022 quand Adobe était dans le creux de la vague.

☕️ Copilot Health : Microsoft lance son concurrent à ChatGPT Santé

13 mars 2026 à 08:21


Deux mois après OpenAI, Microsoft lance son chatbot spécifiquement dédié aux questions de santé.

L’entreprise a annoncé la sortie de Copilot Health ce jeudi dans un billet de blog. Comme ChatGPT Santé, le nouveau chatbot de Microsoft encourage les utilisateurs à lui donner accès à leur dossier médical pour qu’il leur génère des conseils personnalisés. Ils peuvent aussi fournir les données de leurs appareils de Fitness et de santé comme ceux d’Apple, Oura ou Fitbit.

Et de la même façon que son concurrent, l’entreprise de Redmond précise que « Copilot Health ne remplace pas votre médecin ». Mais dans sa communication, Microsoft s’appuie sur les défaillances du système de santé pour mettre en avant son outil : « Les longues attentes, la pénurie de cliniciens et l’accès inégal aux soins médicaux poussent de nombreuses personnes à se tourner vers des sources en ligne pour obtenir de l’aide ».

Illustration : Flock

Dans cette version de Copilot, elle assure avoir « amélioré la qualité et la fiabilité des réponses » concernant la santé par rapport à la version classique de son chatbot en s’appuyant sur des informations d’ « organismes de santé crédibles dans 50 pays » listés par l’académie de Médecine états-unienne.

Comme ChatGPT Santé, Copilot Health bénéficie de la récente baisse de surveillance par la Food and Drug Administration (FDA), l’agence états-unienne responsable de la régulation concernant les médicaments et les produits alimentaires, des dispositifs de santé portables ou s’appuyant sur l’IA.

Copilot Health n’est pour l’instant pas disponible à tous les utilisateurs : Microsoft a pour l’instant prévu une liste d’attente.

Les autorités démantèlent Socksescort et son réseau proxy de modems infectés

13 mars 2026 à 07:51
Sucksescort
Les autorités démantèlent Socksescort et son réseau proxy de modems infectés

Basé sur plus d’un million de modems infectés par le malware AVRecon, le réseau de proxy Socksescort a été démantelé mercredi à l’issue d’une opération conjointe des autorités, en Europe comme aux États-Unis. Socksescort, qui proposait à la location des adresses IP résidentielles, aurait permis de générer plus de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires, blanchis au travers du processeur de paiement crypto Bitsidy, lui aussi saisi.

Qu’il s’agisse de contourner un blocage géographique, gruger les systèmes antispam des sites de recommandation ou envoyer des emails en masse, le réseau Socksescort promettait l’accès par proxy SOCKS5 à un vaste réseau d’adresses IP résidentielles.

« Toutes nos adresses IP sont statiques et durables », affirmait le site, qui revendiquait un stock permanent de plusieurs dizaines de milliers de points de terminaison, répartis dans le monde entier.

Un réseau de modems infectés, les box épargnées

Le service était bien sûr proposé contre espèces sonnantes et trébuchantes : à partir de 15 dollars par mois pour 30 proxies, avec des tarifs dégressifs pour les utilisations en volume ou les engagements de durée, et un paiement possible dans les cryptomonnaies les plus courantes.

Actif depuis 2021 sous sa forme actuelle, Socksescort affiche depuis le 11 mars un bandeau d’information aux couleurs d’Europol, du FBI et des forces de police de plusieurs pays européens, dont la France. Le site a en effet l’objet d’une « action coordonnée » qui a mené à la saisie de 23 serveurs dans sept pays, et à sa mise hors ligne.

Socksescort et Bitsidy affichent un bandeau annonçant la saisie des serveurs et l’opération de police associée

L’enquête préalable avait quant à elle permis de mettre au jour le fonctionnement de Socksescort, qui « s’adossait en réalité sur 1 million de modems dans le monde infectés par le malware AVRecon », selon un communiqué (PDF) signé par Laure Beccuau, procureure de Paris.

« Ce malware, qui sévissait depuis 2019, infectait les modems appartenant à des particuliers ou des organisations et les plaçaient sous le contrôle de Socksescort.com. Les machines infectées devenaient ainsi à l’insu de leur légitime propriétaires des relais de trafic pour les clients de Socksescort.com », décrit encore le Parquet.

L’affaire éveillera peut-être chez certains des échos du malware Mirai, qui avait défrayé la chronique en 2016 en infectant plusieurs centaines de milliers de modems routeurs fournis par Deutsche Telekom à ses clients.

D’après le FBI (PDF), AVRecon ciblait environ 1 200 modèles de modems et routeurs fournis par des acteurs tels que « Cisco, D-Link, Hikvision, MikroTik, Netgear, TP-Link, et Zyxel ».

Publiée par le FBI, cette liste représente les 20 modèles les plus fréquemment touchés par le malware AVrecon

Une infrastructure partiellement basée en France

La France n’était que faiblement représentée dans l’architecture du réseau Socksescort, probablement en raison de la très forte représentation des « box » opérateurs : « Le 4 mars 2026, la société affichait sur son site web qu’elle disposait de 35 915 proxys dans 102 pays, dont 454 en France, 14 720 aux USA, 5 317 au Royaume-Unis, 695 en Italie ».

Une partie de l’infrastructure identifiée lors de l’enquête se situait toutefois en France, ce qui explique que le parquet de Paris ait ouvert une enquête préliminaire, confiée à l’Office français anti cybercriminalité (OFAC) dès 2024.

C’est a priori des États-Unis qu’est partie l’enquête, en raison de suspicions de fraudes et d’arnaques réalisées au travers du service.

« Des cybercriminels ont utilisé l’accès acheté sur Socksescort pour dissimuler leurs véritables adresses IP et localisations, facilitant ainsi des fraudes telles que le piratage de comptes bancaires et de cryptomonnaies américains et des demandes d’allocations chômage frauduleuses », décrivent les autorités états-uniennes, qui ont par ailleurs saisi l’équivalent de 3,5 millions de dollars en cryptomonnaies lors du coup de filet.

Blanchiment en crypto

Les autorités ont dans le même temps saisi et mis hors ligne la plateforme de paiement en cryptomonnaies Bitsidy, administrée par la même équipe selon le parquet de Paris :

« L’enquête a également établi que la plateforme de paiement Bitsidy.com était administrée par les mêmes personnes que le service de proxy et que cette plateforme a perçu plus de 5 millions d’euros des clients de socksescort.com. »

Relativement confidentiel, Bitsidy se positionnait comme un processeur de paiement destiné aux e-commerçants désireux d’autoriser le paiement en cryptomonnaies sur leur site marchand.

☕️ Une nouvelle version de TrueNAS arrive : Connect, avec des fonctions payantes

13 mars 2026 à 07:40


iXsystems, qui s’occupe du développement de TrueNAS, affirme que ses utilisateurs demandaient depuis longtemps un « moyen d’accéder aux fonctionnalités de TrueNAS Enterprise sur leur propre matériel ».

Comme l’expliquent les développeurs, il y a actuellement deux îlots distincts de TrueNAS : Community Edition (CE) en open source et Enterprise disponible seulement avec des NAS vendus par l’entreprise. TrueNAS Connect vient faire le pont entre les deux, avec des fonctions supplémentaires par rapport à CE, mais pas toutes celles de TrueNAS Enterprise non plus.

iXsystems présente Connect comme un panneau de contrôle en ligne pour simplifier la gestion de TruNAS : « depuis une seule interface, vous pouvez gérer plusieurs systèmes, surveiller l’état du système, configurer des alertes, visualiser le matériel et effectuer des installations web. TrueNAS Connect fonctionne sur votre réseau en utilisant des web sockets sécurisés, une authentification OAuth simple, et aucun matériel supplémentaire ».

Cette nouvelle version sera disponible avec un premier palier gratuit « Foundation », avec deux systèmes TrueNAS maximum et un suivi en temps réel, mais aussi des publicités dans les emails et l’interface en ligne. L’offre « Plus » est annoncée à 60 dollars par an (actuellement en promotion à 30 dollars) avec des fonctionnalités supplémentaires, puis arrivera plus tard « Business » pour ceux qui ont besoin de gérer davantage de machines.

iXsystems affirme enfin que « TrueNAS Community Edition restera toujours une solution de stockage sans frais. Aucune fonctionnalité existante ne sera payante, et de nouvelles seront ajoutées comme toujours. TrueNAS Connect est totalement optionnel ».

La première bêta de TrueNAS 26 (avec la nouvelle numérotation des versions) est toujours prévue pour avril, avec la version finale attendue pour le troisième trimestre.

☕️ Chrome sera bientôt disponible pour Linux sur Arm

13 mars 2026 à 07:08


Google vient (enfin) d’annoncer la disponibilité prochaine de Chrome sur les machines Linux équipées d’un processeur Arm. La date exacte n’a pas été communiquée mais les binaires correspondants sont attendus pour le courant du deuxième trimestre, ce qui laisse augurer une publication dans les prochaines semaines.

Le moteur de recherche complète ainsi sa couverture du marché des ordinateurs à processeur Arm, après la publication d’une version compatible pour macOS en 2020, puis de sa déclinaison Windows début 2024.

« Cette initiative répond à la demande croissante d’une expérience de navigation qui combine les avantages du projet open-source Chromium avec l’écosystème d’applications et de fonctionnalités de Google », commente l’entreprise, qui promet un accès complet à l’éventail d’outils et de services associés à son navigateur.

Logo de Google Chrome
Logo Chrome

Google profite de l’occasion pour annoncer un partenariat avec NVIDIA autour du DGX Spark, son calculateur en forme de mini PC dédié à l’IA. La machine, annoncée en 2025, devrait ainsi offrir une option pour « faciliter l’installation » de Chrome.

« Ce lancement marque une étape majeure dans notre engagement envers la communauté Linux et l’écosystème Arm. Nous avons hâte de voir comment les développeurs et les utilisateurs avancés exploiteront Chrome sur cette nouvelle génération d’appareils hautes performances », conclut Google.

Faut-il voir dans cet appel final un signe précurseur des annonces attendues la semaine prochaine à l’occasion de la NVIDIA GTC (GPU Technology Conference) ? Courant février, les dernières fuites laissaient entendre que la firme au caméléon prévoyait d’y présenter les puces N1 et N1X, des puces tout-en-un associant cœurs ARM et GPU de classe Blackwell visant précisément à pénétrer le marché des PC.

❌