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GTA VI plante un clou dans le cercueil du jeu physique

25 juin 2026 à 14:54
Une boîte, zéro disque
GTA VI plante un clou dans le cercueil du jeu physique

Les joueurs savent maintenant à quelle sauce ils vont être mangés. Le studio Rockstar et son éditeur Take-Two ont dévoilé les prix de GTA VI, et lancé les précommandes de ce qui s’annonce comme l’événement jeu vidéo – et culturel – de l’année. Mais à Vice City, il fallait s’attendre à une entourloupe…

La grosse machine est lancée : après des années d’attente, il est finalement possible de précommander GTA VI, qui sortira sur PS5 et Xbox Series S/X le 19 novembre. Rockstar décline son jeu-phénomène en deux versions : une standard à 79,99 euros, une « édition ultime » à 99,99 euros. Elle contient des cosmétiques pour les deux héros, Lucia et Jason (vêtements, coupes de cheveux, tatouages), ainsi que des objets comme des armes et des véhicules.

Le dématérialisé dans une boîte

Les joueurs ayant précommandé auront droit à un petit bonus, un pack « Vintage Vice City » avec des cosmétiques supplémentaires, ainsi qu’à un mois sans frais à GTA+, le service en ligne de Rockstar. Ils pourront aussi télécharger le jeu sur leur console dès le 12 novembre, afin qu’ils puissent profiter de cette nouvelle aventure le jour dit, sans attendre.

Image : Rockstar

L’annonce des prix a fait pousser un ouf de soulagement à tous les joueurs au budget serré. Beaucoup craignaient en effet que Rockstar allait profiter de l’attente autour de GTA VI pour ajouter 10 ou 20 euros au prix de l’édition standard. Il n’en est rien : le jeu est vendu au même prix que les autres AAA pour consoles. La mauvaise surprise est l’absence d’une « vraie » version physique du jeu.

Certes, il existe bien une jaquette en plastique pour GTA VI que l’on peut précommander au même prix que la version dématérialisée. Mais elle ne contient qu’un bête code, à saisir dans la boutique de sa console pour pouvoir télécharger le jeu.

En dehors du gâchis environnemental d’une telle proposition, ce « code in a box » est aussi un signal pour toute la filière. Si GTA VI le fait, pourquoi pas les autres ? Même si le titre n’est pas le premier : cela fait quelques années maintenant que de nombreux jeux sont distribués sous cette forme, en particulier pour la Switch de Nintendo. Mais cette décision risque d’accélérer le mouvement.

Ni le studio, ni son éditeur n’ont voulu expliquer les raisons pour lesquelles ils ont choisi ce format, plutôt qu’un bon vieux Blu-ray (Red Dead Redemption 2, le précédent jeu de Rockstar, est vendu avec deux Blu-ray pour les consoles).

Rockstar a peut-être voulu s’éviter les spoilers venant d’une fuite inopinée d’une version physique. C’est aussi un moyen simple de mettre un coup de frein radical au marché de la seconde main sur lequel le studio ne touche rien.

Rockstar gagne, tout le monde perd

Dans l’affaire, les joueurs ont la mauvaise main. Il est en effet impossible de revendre un code dans une boîte, et encore moins un jeu dématérialisé. En février 2025, l’UFC-Que Choisir, qui a fait de la revente des jeux démat’ une de ses croisades, saisissait la Commission européenne sur cette question.

« Cette décision mécontentera naturellement certains joueurs, et pourrait toucher les consommateurs les moins à l’aise avec le numérique », explique Chris Dring, observateur avisé du milieu, auprès de VGC. « Mais en réalité, pour la majorité des gens, cela ne changera pas grand-chose. »

Les jeux dématérialisés représentent en effet la part du lion chez les constructeurs de consoles : les téléchargements ont pesé pour 78 % des ventes de jeux sur PS4 et PS5 sur le dernier exercice fiscal de Sony, clos le 31 mars [PDF]. Sur le marché PC, cela fait belle lurette que les lecteurs de disques ont disparu et que Steam s’est imposé comme un passage obligé pour acheter des jeux.

Chez Nintendo, où le ratio physique/dématérialisé est plus équilibré (45/55), une solution alternative a été trouvée. Certes, le constructeur vend toujours des cartouches en bonne et due forme, mais il propose aussi aux éditeurs tiers un format intermédiaire (et meilleur marché) : la carte clé de jeu. Il s’agit d’une cartouche… qui ne contient rien, si ce n’est une clé virtuelle pour télécharger le jeu depuis l’eShop.

Pour les amateurs de jeux physiques, cela reste un crève-cœur : que se passera-t-il le jour où Nintendo fermera les serveurs de sa boutique ? Mais au moins, la carte clé de jeu conserve une valeur en seconde main. Et puis il est toujours possible de la prêter à un ami ! Impossible de faire ça avec un code dans une boîte.

Parmi les grands perdants : les détaillants, même s’il n’y en a plus beaucoup, comme le rappelle Chris Dring. Il leur reste quelque chose à vendre aux clients de passage, mais cela demeure une boîte pleine de vide. Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs affirmé qu’ils ne proposeront pas GTA VI : les échoppes Video Game Plus et Lost Box Gaming ont ainsi annoncé que le jeu ne sera pas dans leurs rayons, en raison de leur engagement envers la préservation des jeux vidéo.

Quoi qu’il en soit, les enseignes françaises profitent de l’occasion pour attirer les joueurs vers leurs boutiques. GTA VI peut d’ores et déjà se trouver à 60 euros chez de nombreux revendeurs. Quel meilleur produit d’appel que le prochain blockbuster de Rockstar ?

Apple applique des hausses vertigineuses de prix sur les Mac et iPad

25 juin 2026 à 13:56
COMBIEN ??
Apple applique des hausses vertigineuses de prix sur les Mac et iPad

Apple n’a pas attendu pour augmenter les prix de ses appareils, comme annoncé par Tim Cook la semaine dernière. Les Mac et les iPad sont les premiers touchés, avec des hausses très importantes sur certains modèles.

Les prix de la majorité des produits Apple ont flambé, dans la foulée de la crise de la mémoire qui enchérit les coûts des composants de mémoire et de stockage. Apple n’a pris personne en traître : Tim Cook avait pris une balle pour l’équipe le 17 juin dernier, en prévenant de la mauvaise nouvelle. Beaucoup espéraient tout de même que le constructeur attendrait la rentrée et la présentation de la gamme d’iPhone 18 pour pousser les potards tarifaires. Finalement, c’est dès aujourd’hui que les prix grimpent, et les hausses sont substantielles.

Difficile de recenser l’intégralité des changements de prix, mais parmi les appareils les plus emblématiques, relevons :

  • MacBook Neo (256 Go) : 799 euros (+ 100 euros)
  • MacBook Air (13 pouces, 16 Go de RAM, 512 Go de stockage): 1 399 euros (+ 200 euros)
  • MacBook Pro (14 pouces, 16 Go/1 To): 2 199 euros (+ 300 euros)
  • iMac (16 Go/256 Go): 1 799 euros (+ 300 euros)
  • Mac Studio (M4 Max, 36 Go/512 Go): 2 999 euros (+ 700 euros)
  • Mac Studio (M3 Ultra, 96 Go/1 To) : 6 299 euros (+ 1 500 euros)
  • Mac mini (M4 Pro, 24 Go/512 Go) : 1 899 euros (+ 200 euros)
  • iPad (A16, 128 Go) : 509 euros (+ 120 euros)
  • iPad Air (11 pouces, M4, 128 Go) : 819 euros (+ 150 euros)
  • iPad Pro (11 pouces, M5, 256 Go) : 1 319 euros (+ 200 euros)
  • Vision Pro (M5, 256 Go) : 3 999 euros (+ 300 euros)
  • Apple TV 4K (64 Go) : 229 euros (+ 60 euros)
  • Apple TV 4K Ethernet (128 Go) : 299 euros (+ 110 euros)
  • HomePod mini : 139 euros (+ 20 euros)

Les hausses sont plus ou moins prononcées selon les produits, avec des modèles qui prennent plus chers en fonction de leur dotation en RAM et en SSD. Tous ceux qui avaient l’intention de s’offrir un Mac Studio M3 Ultra en seront quitte pour demander une rallonge à leur banquier…

Les prix des iPhone et des Apple Watch sont épargnés, mais il y a tout lieu de croire qu’Apple va ajuster les tarifs de sa future gamme durant l’événement iPhone 18 cet automne. Apple a envoyé cette explication de texte à la presse US :

« Le secteur de l’électronique grand public fait face à une situation sans précédent. L’expansion rapide des centres de données dédiés à l’IA a provoqué une hausse extraordinaire de la demande en mémoire et en stockage. Nous n’avons jamais vu une augmentation du prix des composants aussi forte, aussi rapidement. Jusqu’à présent, nous avons protégé nos clients de ces hausses, mais nous sommes arrivés à un point où nous devons commencer à augmenter les prix de plusieurs produits, notamment avec les hausses annoncées aujourd’hui pour l’iPad et le Mac. Nous savons que cette nouvelle n’est pas bienvenue, et nous travaillons sans relâche pour trouver des solutions. »

Tim Cook avait de son côté assuré les consommateurs qu’Apple faisait tout son possible pour « atténuer les fortes augmentations de coûts qui nous sont répercutées », mais la situation est devenue « intenable ». En cause bien sûr, l’appétit gargantuesque des acteurs de l’IA, qui dévorent à belles dents la production mondiale de mémoire. Il ne reste que des miettes au reste de l’industrie.

L’occasion est toute trouvée pour rappeler l’offre de financement à 0 % proposé par l’Apple Store. Par ailleurs, les revendeurs n’ont pas encore procédé à la hausse de leurs prix sur les Mac : en furetant un peu, il y a certainement moyen de faire une bonne affaire.

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☕️ MesVaccins.net touché par un vol de données, tous les utilisateurs potentiellement concernés

24 juin 2026 à 08:21


Le site MesVaccins.net est la dernière victime en date d’un vol de données. La plateforme, qui centralise les données de vaccination et propose un carnet de vaccination numérique, a prévenu ses utilisateurs et donné quelques détails.

Un tiers non autorisé a accédé à certaines données personnelles traitées par MesVaccins.net, et en a obtenu une copie. D’après l’enquête toujours en cours, la cyberattaque a compromis des informations d’identification et de contact comme les adresses email et les numéros de téléphone, ainsi que les données d’état civil (dont le numéro de sécurité sociale s’il a été renseigné).

Illustration : Flock

Les mots de passe des comptes étant chiffrés, ils ne sont pas concernés – prudence étant mère de sûreté, le site recommande tout de même de changer de mot de passe. En ce qui concerne les données vaccinales, les informations du profil santé (là encore, s’il a été renseigné) ne sont pas stockées en clair mais « sous forme codée ». Une formulation plutôt vague qui peut inquiéter. MesVaccins.net indique n’avoir identifié aucune exposition directe des informations médicales en clair.

La plateforme n’est pas en mesure d’identifier avec certitude les personnes touchées par ce vol de données. Mais elle considère que l’ensemble des titulaires d’un carnet de vaccination numérique est susceptible d’être concerné par l’incident. Les responsables de MesVaccins.net ont mis en œuvre des mesures de sécurité renforcée pour contenir la fuite, notifié la CNIL (c’est obligatoire) et déposé plainte.

Ces données peuvent être utilisées dans des attaques de phishing. Le site conseille de faire preuve d’une vigilance particulière à la réception d’emails, de SMS ou d’appels téléphoniques inhabituels réclamant des informations personnelles. Vérifiez systématiquement l’identité de l’interlocuteur et ne communiquez aucune information sensible : un conseil qui doit faire office d’hygiène de vie numérique pour tout le monde. Le site du gouvernement sur la cybermalveillance peut aussi être une adresse utile.

Les services de MesVaccins.net, dont le Carnet, sont toujours accessibles et peuvent être utilisés normalement. L’entreprise affirme avoir isolé les systèmes touchés, reconstruit son infrastructure de production, sécurisé davantage l’accès au code source et lancé des audits de sécurité supplémentaires, tout en revoyant ses procédures internes de gestion des accès. Le site est intégré à la plateforme officielle Santé publique France, qui utilise son moteur pour fournir des recommandations vaccinales personnalisées.

2 000 vieux smartphones Pixel vont devenir un mini datacenter

24 juin 2026 à 07:54
Retraite active pour les bazous
2 000 vieux smartphones Pixel vont devenir un mini datacenter

En cette période de disette de composants informatiques, pourquoi ne pas recycler d’anciens appareils pour construire des serveurs ? L’idée n’est pas neuve, mais le projet de l’université de Californie entend passer à la vitesse supérieure avec un centre de calcul composé de 2 000 smartphones Pixel recyclés.

En moyenne, un utilisateur d’iPhone ou de smartphone Android en change tous les 4 ans, a récemment calculé l’assureur Assurant. Passées ces quatre années, que se passe-t-il pour le vieux modèle ? Il meurt souvent tranquillement au fond d’un tiroir, mais il est possible (et important !) de lui donner une seconde vie : le revendre ou le céder à un proche, ou encore recycler ses composants.

Une seconde carrière pour d’anciens smartphones

Des chercheurs de l’université de Californie à San Diego (UCSD) considèrent qu’un smartphone avec un peu de bouteille reste un ordinateur tout à fait capable. Certes, le châssis peut avoir souffert, et la puissance de batterie n’est plus qu’un lointain souvenir de ce qu’elle était auparavant. Leur idée a été de récupérer la carte mère du téléphone, le processeur, la mémoire et le stockage, pour les intégrer dans un serveur.

Le projet, soutenu par Google, utilise des smartphones Pixel Fold, et l’objectif ne manque pas d’ambition puisque ce sont 2 000 unités qui seront connectées entre elles dans un centre de calcul. L’université espère ainsi disposer d’une puissance de calcul équivalente à une cinquantaine de serveurs conventionnels.

Les appareils ne fonctionneront pas sous Android ; le système d’exploitation sera une distribution Linux pour que les téléphones puissent exécuter des applications serveur. Pour répartir les tâches automatiquement entre les différents appareils, les chercheurs utilisent Kubernetes.

Ryan Kastner, professeur associé en informatique à l’UCSD, a expliqué à The Register que les premiers essais ont été réalisés avec des smartphones non modifiés. Une solution pas idéale : lors des premières réunions avec Google, « leurs ingénieurs nous ont expliqué que, si nous voulions déployer ces appareils dans un centre de données, il était impensable de conserver les batteries — comme d’ailleurs beaucoup d’autres composants — car ils constituent un risque d’incendie ».

les cœurs les plus puissants du Pixel Fold affichent, sur la plupart des tests du benchmark SPEC, de meilleures performances individuelles que ceux d’un serveur de centre de données de référence.

Le processeur Google Tensor G2 du Pixel Fold abrite deux cœurs Cortex-X1 (2,85 GHz), deux cœurs Cortex-A78 (2,35 GHz) et quatre Cortex-A55 (1,8 GHz), un GPU Mali-G710 et 12 Go de mémoire. Prise seule, cette puce est loin des monstres qui motorisent les serveurs avec leurs centaines de Go de RAM, des dizaines de cœurs et des capacités réseau sans commune mesure. Mais combinez-en 25 à 50 smartphones, et vous obtiendrez un serveur conventionnel convenable pour certains types de tâches.

D’autant qu’en performances par cœur, les processeurs des smartphones modernes peuvent rivaliser avec certains serveurs de centre de données. Ce sont surtout la quantité de mémoire et le nombre de cœurs disponibles qui distinguent encore les deux catégories.

Les serveurs sont-ils solubles dans les smartphones ?

L’idée n’est toutefois pas de remplacer les serveurs IA ou les infrastructures de Google. Mais pour des travaux pratiques d’informatique, certains calculs parallèles, la correction automatique de devoirs, de petites applications web ou pour héberger des notebooks Jupyter (des espaces de travail interactifs utilisés pour programmer et analyser des données), ces serveurs bricolos sont aptes à la tâche.

L’équipe explique d’ailleurs que beaucoup de services universitaires tournent déjà sur de très petites machines virtuelles dans le nuage ; un smartphone pourrait assumer ce genre de charge. Les premières expérimentations montrent qu’un cluster de 20 unités peut gérer les pics de travaux soumis par une promotion de plus de 75 étudiants, avec des temps de correction plus rapides que le backend AWS utilisé habituellement (des instances t3.micro équipées de deux vCPU et d’un seul Go de mémoire vive).

Le centre de calcul au complet, avec ses 2 000 smartphones, devrait entrer en service dès cet automne. Il pourrait faire fonctionner une centaine de cours similaires en parallèle. L’installation servira de test grandeur nature, et permettra également de mesurer la fiabilité de matériel grand public utilisé en continu comme infrastructure infonuagique.

Les chercheurs rappellent aussi que la fabrication des appareils informatiques représente une part importante de son empreinte carbone. Or, la carte mère, qui est conservée dans le projet, concentrerait à elle seule près de la moitié des émissions liées à la production d’un smartphone.

En cas de réussite de l’expérience, la vie utile de nombreux smartphones pourrait gagner quelques années – même s’il faut garder en tête que seule une partie des composants est exploitée. Le recyclage reste indispensable pour valoriser le reste de l’appareil.

☕️ Apple et Tesla rattrapées par une fuite de données chez leur fournisseur Tata Electronics

24 juin 2026 à 06:16


Tata Electronics, un important fournisseur indien d’Apple et de Tesla, a été ciblé par une cyberattaque. Le groupe de pirates à l’origine de l’effraction a posté sur le dark web des centaines de milliers de documents confidentiels sur les produits des deux constructeurs.

Il y a quelques semaines, Tata Electronics a identifié un « incident de cybersécurité » dans son infrastructure. Les protocoles de sécurité ont été déployés immédiatement, et l’incident n’a eu « aucun impact sur les opérations » de l’entreprise. Néanmoins, les pirates de World Leaks ont tout de même pu subtiliser une belle quantité de documents, pour laquelle ils réclament une rançon.

Tata a informé certains employés de son activité d’assemblage d’iPhone de cette fuite de données la semaine dernière, selon Reuters. Apple, un des principaux clients de l’entreprise, procèderait à une « analyse complète » de l’attaque.

Un butin colossal dérobé chez Tata Electronics

World Leaks affirme avoir publié plus de 200 000 fichiers tirés du vol, ce qui représente 630 Go de données. Plusieurs dossiers portent des noms équivoques (« com.apple.factorydata »), tandis que certains sont liés à des spécifications de matériaux. Un document de 52 pages porte des mentions de propriété intellectuelle d’Apple, qui décrivent des procédures de contrôle qualité pour des composants électroniques d’iPhone.

Image : Tata Electronics

Des informations liées à la production des smartphones d’Apple en Inde semblent aussi concernées. Les données comprendraient ainsi 33 fichiers et dossiers associés au terme « Hosur », qui correspond au principal site d’assemblage d’iPhone de Tata dans l’État du Tamil Nadu. Selon le chercheur en cybersécurité Rajshekhar Rajaharia, une recherche du terme « Apple » dans les données divulguées renvoie 181 fichiers et dossiers.

Apple n’est pas la seule entreprise touchée ; c’est le cas aussi de Tesla, même si les documents volés semblent moins fournis. Les fichiers visibles en ligne font état d’informations sur des composants, ainsi que sur un contrôleur de port de recharge destiné à une mise à jour de la Model Y. On trouverait aussi des documents en lien avec le projet « Highland » du constructeur automobile, dans un dossier « TOP SECRET » daté de 2023. Il contiendrait des dessins techniques connectés à la refonte de la Model 3.

Cette fuite tombe à un moment critique pour Apple : Tata Electronics est devenue en quelques années un des piliers de sa stratégie de diversification industrielle. Le constructeur fait assembler en Inde une part de plus en plus importante de ses iPhone destinés au marché mondial. Tata assurerait environ un tiers de la production d’iPhone en Inde, le reste étant confié aux sites indiens opérés par Foxconn. L’entreprise est ainsi devenue l’un des partenaires industriels les plus importants d’Apple en dehors de la Chine.

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Des informations clients de LastPass compromises après un incident chez Klue

23 juin 2026 à 16:42
Ouf, les coffres-forts ont tenu bon
Des informations clients de LastPass compromises après un incident chez Klue

LastPass est de nouveau touché par une fuite de données. Le gestionnaire de mots de passe a prévenu ses utilisateurs que des informations personnelles ont été volées non pas sur ses serveurs, mais chez un partenaire. Le résultat est le même : des données clients se sont retrouvées entre les mains d’attaquants.

Le 12 juin, LastPass a été informé d’un incident de sécurité chez Klue, une plateforme tierce utilisée par les équipes commerciales du gestionnaire de mots de passe. Des attaquants ont réussi à obtenir des jetons d’authentification OAuth que Klue conservait pour plusieurs clients, dont LastPass. Ces identifiants ont ensuite été utilisés pour accéder à des données clients de LastPass stockées dans son environnement Salesforce.

Une fuite par procuration

L’incident, qui se limite aux systèmes connectés à Klue, n’a pas affecté les produits, services et infrastructures de LastPass. Les coffres-forts des utilisateurs sont restés en sécurité. L’entreprise a coupé l’accès de ses employés à Klue, renouvelé les jetons d’accès API compromis et lancé une enquête avec Klue et Salesforce. L’affaire a été signalée aux autorités.

Les données compromises concernent des informations CRM et commerciales : nom des clients, numéros de téléphone, adresses email et postales, données des tickets de support, informations commerciales et de vente. LastPass affirme qu’aucun mot de passe maître n’a été compromis. Les informations dérobées pourraient toutefois servir à alimenter des campagnes de hameçonnage ciblé.

LastPass recommande à ses clients de faire preuve d’une vigilance renouvelée sur les courriels, les appels téléphoniques et les demandes d’informations non sollicitées. Elle ne réclamera jamais un mot de passe maître à un utilisateur.

L’entreprise, qui compte plus de 33 millions d’utilisateurs, dont 1,6 million de clients payants (chiffres de 2024), a déjà été touchée par une importante fuite de données en 2022, qui aurait notamment servi à escroquer des détenteurs de portefeuilles de cryptomonnaies.

L’incident de sécurité chez Klue a également touché d’autres sociétés, dont Titanium, Jamf, Gong, HackerOne ou encore Sprout Social.

Affaire Lyhanna : Gérald Darmanin promet un « choc numérique » à la Justice, et de l’IA

23 juin 2026 à 13:17
Technosolutionnisme magique
Affaire Lyhanna : Gérald Darmanin promet un « choc numérique » à la Justice, et de l’IA

Les esprits s’échauffent à la Chancellerie, et ce n’est pas uniquement à cause de la canicule. Au lendemain de la publication du pré-rapport de la mission d’inspection chargée de faire la lumière sur l’affaire Lyhanna, Gérald Darmanin a annoncé « un choc numérique » au ministère de la Justice.

« Zéro papier d’ici six mois » : l’annonce de Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a de quoi étonner. Le ministère de la Justice n’est donc pas complètement numérisé et connecté ? Le traitement de la plainte pour viols sur mineure visant Jérôme Barella, principal suspect dans la mort de Lyhanna, a mis en lumière plusieurs défaillances de la justice, comme l’a pointé le pré-rapport [PDF] de la mission d’inspection (la version définitive est attendue le 5 septembre, avec une étape intermédiaire le 10 juillet).

Courrier mal trié

Est notamment mise en cause la communication entre le parquet de Toulouse, qui s’était dessaisi du dossier au profit de celui d’Auch : la procédure a été transmise par courrier postal avec un scellé, sans envoi en parallèle d’une version dématérialisée. Alors que c’est tout à fait possible, et cela aurait permis d’accélérer la prise en compte rapide de la procédure.

Ce d’autant qu’une fois à Auch, cette procédure a été mal triée et n’a pas été enregistrée comme urgente. « La procédure prioritaire qui aurait dû être enregistrée le jour de son entrée au [Bureau d’ordre pénal] a été classée dans le stock des affaires à enregistrer sans caractère d’urgence, en raison d’une erreur de tri, par un service affecté d’un retard important d’enregistrements de procédures papier », explique le rapport. Le parquet de Toulouse n’a pas insisté sur le caractère prioritaire du dossier – pas de coup de fil ou de courriel.

Interrogé par France Info, Gérald Darmanin promet « un choc numérique au ministère de la Justice ». Un « choc » qui a commencé « depuis un an » affirme-t-il, avant d’expliquer que les deux juridictions possèdent bien des boîtes email, et que les parquets de Toulouse et d’Auch ont internet, « je tiens à vous rassurer ». Seuls deux tribunaux sur 160 étaient numérisés à son arrivée au ministère en 2024, indique-t-il aussi, contre la quasi-totalité aujourd’hui.

Un des problèmes qui se pose à la Justice, c’est le manque de moyens, et le garde des Sceaux ne le cache pas : « ce n’est pas si facile que ça avec les moyens que m’a donnés le président de la République ». Une manière polie de pousser l’Élysée à prendre ses responsabilités… « On a encore entre 20 et 30 % de papier dans les juridictions », déplore-t-il encore.

L’IA à tout faire

Une autre solution : faire appel à l’IA. « On va tout scanner [avec] l’intelligence artificielle dans toutes les juridictions. C’est une réponse structurelle à des difficultés qui existent partout ». L’IA peut-elle raisonnablement être la réponse aux difficultés du ministère ? Il est permis d’en douter, ne serait-ce que pour les problèmes de sécurité des données que cette technologie pose.

Gérald Darmanin en convient d’ailleurs, en notant aussi que les données de la Justice sont « très sensibles » et qu’il n’est pas question de les stocker ailleurs qu’en France. Mais il n’en démord pas : « Il faut des outils informatiques modernes qui répondent à la façon dont l’IA est utilisée par les avocats ou les notaires ou les citoyens ».

Sébastien Lecornu a présenté mi-juin la feuille de route de l’État pour intégrer l’IA dans les rouages de l’administration. Le ministère de la Justice va pouvoir accéder aux technologies « les plus avancées » développées par le ministère des Armées.

« Tôt ou tard », les 700 000 livreurs de JD.com seront remplacés par des robots

23 juin 2026 à 08:25
Un petit boulot pour les robots
« Tôt ou tard », les 700 000 livreurs de JD.com seront remplacés par des robots

Le géant chinois du commerce en ligne JD.com veut remplacer ses centaines de milliers de livreurs par des robots. Richard Liu, fondateur et président du groupe, ne veut cependant laisser personne « sans manger ni travail ».

« Tôt ou tard », les livreurs de JD.com seront remplacés par des robots, a prévenu Richard Liu, le président de l’entreprise, un des plus importants acteurs du commerce en ligne en Chine. « À l’avenir, lorsque les robots livreront les colis, tôt ou tard viendra un jour où les livreurs ne seront pratiquement plus nécessaires », a-t-il expliqué durant le forum des PDG de l’APEC (Coopération économique pour l’Asie-Pacifique) à Shenzhen.

Plusieurs projets pilotes ont déjà démarré en Chine : livraison de repas à l’aéroport de Shenzhen, directement jusqu’aux portes d’embarquement ; d’autres réapprovisionnent les supérettes en empruntant les trains de banlieue.

Le casse-tête social des robots livreurs

Richard Liu n’est cependant pas allé jusqu’à prédire quand les robots prendront la place de ses livreurs. Néanmoins, il l’a martelé : « Ce seront assurément des robots qui livreront les colis », a-t-il indiqué dans une déclaration reprise par le Financial Times. Mais il assure aussi qu’il ne laissera personne sur le bord du chemin : « Je ne veux vraiment pas que nos 700 000 collègues se retrouvent sans revenus, sans emploi. » Comment résoudre cette quadrature du cercle ?

Pour lui, les métiers liés à la maintenance des robots devraient se multiplier, « parce que les robots sont des machines (…) et qu’ils finiront toujours, à un moment ou à un autre, par tomber en panne ». La technologie doit « améliorer la vie des êtres humains » et rendre le travail « plus intéressant », indique Liu qui ne veut pas « priver les personnes de leur droit au travail ».

En attendant, JD.com va faire bûcher 120 établissements de formation pour lancer le processus de reconversion des livreurs vers ces nouveaux métiers.

Il n’y a bien sûr pas qu’en Chine que les entreprises de commerce en ligne s’intéressent aux robots de livraison. Amazon travaille ce dossier depuis des années : en 2019 par exemple, le mastodonte américain avait lancé une expérimentation de robots autonomes Scout pour livrer des colis sur le dernier kilomètre dans un quartier au nord de Seattle.

En mars dernier, Amazon s’offrait les services de Rivr, une start-up suisse issue du laboratoire de robotique de l’ETH de Zurich. La jeune pousse conçoit des robots de livraison, là aussi pour parcourir les derniers mètres entre le camion et le client.

Au-delà des livreurs, une enquête du New York Times en octobre dernier indiquait que l’avènement de la robotique allait éviter à Amazon 600 000 nouvelles embauches d’ici 2033. L’entreprise aurait comme objectif d’automatiser 75 % des opérations réalisées dans ses entrepôts.

Aux États-Unis comme en Chine et ailleurs, l’avènement des robots livreurs risque de mettre à mal une grande partie de la « gig economy », autrement dit les travailleurs indépendants à la tâche. En Chine, cette économie des petits boulots occupe 320 millions de travailleurs, d’après le centre de recherche chinois sur les nouvelles formes de travail. Ces derniers représenteraient environ 40 % de l’emploi urbain du pays.

Image : JD.com

JD.com opère la plateforme d’e-commerce Joybuy dans plusieurs pays européens, dont la France. Le service possède sa propre logistique entre entrepôts et livreurs regroupés sous la bannière JoyExpress, qui compte une centaine de salariés dans l’Hexagone. Il n’est pas question de les remplacer (pour l’instant) par des robots.

☕️ Le patron de la fintech Cred prend les commandes de WhatsApp

23 juin 2026 à 06:31


Meta s’est offert le nouveau patron de WhatsApp, assez littéralement. En signant un chèque de 900 millions de dollars, le géant des réseaux a non seulement acheté un gros morceau de la fintech Cred, mais aussi Kunal Shah, fondateur de cette entreprise indienne. Il va donc devenir le directeur de la messagerie, à la place de Will Cathcart en poste depuis sept ans.

« WhatsApp n’a jamais été dans une position aussi solide, et cela m’a semblé être le bon moment pour passer la main », écrit-il sur les réseaux sociaux. Il se dit « fier » d’avoir proposé une messagerie chiffrée de bout en bout à trois milliards d’utilisateurs : « Nous l’avons étendue aux discussions de groupe, aux appareils compagnons et à de nouvelles interfaces, tout en défendant le droit de chacun à des conversations privées partout dans le monde. »

Crédit Greg Bulla (@gregbulla)

Will Cathcart reste chez Meta, où il va occuper un « nouveau poste », annonce Mark Zuckerberg. Il travaillera à « la création de nouveaux produits à partir de zéro », ajoute-t-il. Mais la vedette du jour est Kunal Shah, le fondateur de Cred, qui va apporter « un esprit de bâtisseur et une vision internationale qui lui seront précieux pour prendre les commandes de la plus grande application de messagerie au monde. »

Meta s’offre un dirigeant à coups de milliards

Cred est une fintech indienne créée en 2018, elle se présente comme une plateforme de paiements qui récompense ses clients en réglant leurs dettes en temps et en heure. Elle compte 17 millions de clients en Inde, où son catalogue de services s’étend jusqu’aux prêts, aux assurances, au commerce et à la gestion de patrimoine. Le chiffre d’affaires annuel s’élève à environ 325 millions de dollars. L’entreprise a enregistré son premier trimestre dans le vert cette année.

Meta fait désormais partie des actionnaires minoritaires de la start-up (à hauteur de 20 %), par l’entremise d’un investissement de 900 millions de dollars qui valorise Cred à hauteur de 4,5 milliards. La société a connu des jours meilleurs : à son pic en 2022, sa valorisation avait grimpé à 6,4 milliards, rappelle TNW.

L’opération ressemble beaucoup à celle réalisée l’an dernier avec Scale AI : Meta a dépensé 14 milliards de dollars pour acquérir 49 % de la jeune pousse… et surtout son directeur général, Alexandr Wang. Il dirige désormais le « Meta Superintelligence Lab » chargé de développer les grands modèles de langage de l’entreprise.

Kunal Shah prend la tête d’une plateforme de messagerie en bonne santé, mais que Meta aimerait rentabiliser davantage. La dernière initiative en date a été le lancement d’un abonnement payant pour des options cosmétiques et une poignée de fonctionnalités supplémentaires. Le groupe américain espère aussi imposer la solution de paiement de WhatsApp en Inde, un pays où la messagerie est très populaire. WhatsApp Pay n’a cependant jamais vraiment percé derrière les mastodontes Google Pay et le régional de l’étape, PhonePe.

La Steam Machine démarre à plus de 1 000 euros

23 juin 2026 à 06:04
Ça pique
La Steam Machine démarre à plus de 1 000 euros

On attendait le coup de bambou, et comme redouté, il est arrivé ! Valve a finalement dévoilé les prix de la Steam Machine, sa nouvelle console de salon. Ils sont salés, crise de la mémoire oblige.

La Steam Machine est (presque) là ! Enfin, si vous avez le budget pour. Et si vous avez la chance d’être tiré au sort par Valve… La console de salon, présentée en novembre dernier, commençait à se faire attendre, mais le constructeur n’a pas pu faire autrement que de se dépatouiller de la crise actuelle qui frappe la mémoire vive et le stockage.

Un prix d’entrée de gamme qui n’en est pas un

Les prix de ces composants sont tellement élevés – et ce n’est pas terminé – que les constructeurs n’ont pas d’autre choix : leurs appareils doivent suivre la marche forcée. Tim Cook a ainsi prévenu d’une hausse à venir pour les produits d’Apple. C’est le cas aussi chez Valve, qui n’imaginait pas devoir proposer la Steam Machine d’entrée de gamme à 1 039 euros. Il s’agit du modèle de 512 Go, livré sans manette.

Le bundle complet, avec un Steam Controller et deux façades, revient à 1 428 euros. Image : Valve

Selon une indiscrétion d’IGN, la console de base devait coûter à l’origine autour de 750 dollars, soit une cinquantaine de dollars de plus qu’une Xbox Series X ou une PS5. Un tarif mine de rien plutôt avantageux, sachant que la Steam Machine est aussi un PC Linux de bureau, pour peu qu’on y branche un moniteur, un clavier et une souris. Mais évidemment, au-delà du seuil des mille dollars, c’est une autre histoire.

La version 2 To est commercialisée à 1 359 euros, toujours sans manette. Valve propose des bundles avec le Steam Controller, il faut alors ajouter à la facture 69 euros, ce qui représente une petite économie de 30 euros par rapport au prix de la manette seule.

Dans un billet de blog, Valve explique le raisonnement derrière la grille tarifaire de la Machine. « Nous pensions avoir une vision solide de l’évolution de ces couts au fil du temps lorsque nous avons commencé nos approvisionnements pour la Steam Machine en 2023 », écrit l’entreprise. Mais la vision de prix qui ont « principalement tendance à baisser avec le temps à mesure que de nouvelles technologies émergent » est tombée à côté de la plaque cette fois.

« L’année écoulée a marqué une rupture rapide et importante, spécialement en ce qui concerne les composants de mémoire vive et de stockage. Les raisons en sont multiples, mais toutes affectent directement le matériel informatique, et ce, absolument partout. Il en résulte globalement que notre objectif initial pour le prix de la Steam Machine n’est plus viable. Les prix que nous annonçons aujourd’hui reflètent donc les conditions mondiales actuelles de fabrication. Ou, plus précisément, le coût des composants tels que nous les avons négociés au cours des six derniers mois. »

Pour Valve, il n’est pas question de subventionner la Steam Machine. Dans sa FAQ, le constructeur considère en effet l’appareil non pas comme une console, mais comme « une extension du jeu sur PC ». Pas question donc d’adhérer au modèle économique traditionnel des fabricants du secteur (comme Sony, Microsoft ou Nintendo) « qui consiste à vendre le matériel à perte, puis à compenser ces pertes grâce aux services par abonnement ou à la vente de jeux réservés à la plateforme ».

À court terme, cela peut avoir du sens, mais « les écosystèmes ouverts [comme le PC] sont plus avantageux pour la clientèle sur le long terme ». Pour Valve, « l’histoire du jeu sur PC le démontre : depuis des décennies, l’ouverture de l’écosystème PC est le principal moteur de l’innovation matérielle et logicielle. » La Steam Machine s’inscrit dans cette philosophie : « la liberté de choisir à la fois ses jeux et son matériel ». Est-ce que tout cela vaut les 1 000 euros et plus demandés pour la Steam Machine ?

Malgré des prix difficiles à avaler, Valve ne prend aucun risque avec les scalpers et a mis en place un système de tirage aléatoire. Il faut s’y inscrire avant le 25 juin, et croiser les doigts très fort pour être sélectionné dans la liste des réservations. Dès lors, une Steam Machine a été réservée au nom de l’heureux élu. À mesure que les unités seront prêtes à être expédiées, les personnes sur cette liste recevront un courriel contenant l’option d’achat. Le premier lot d’unités sera envoyé dès le 29 juin.

Image : Valve

Avec quoi repart-on ? Avec une console au design presque cubique, équipée d’une puce AMD Zen « partiellement sur-mesure » équipée de 6 cœurs/12 threads, d’un GPU d’AMD lui aussi « custom » avec 28 CU (Compute Units) RDNA3, 16 Go de mémoire DDR5, 8 Go de mémoire vidéo GDDR6, un SSD NVMe de 512 Go ou 2 To, un slot pour carte microSD, le support du Wi-Fi 6E, du Bluetooth 5.3 et du Gigabit Ethernet.

Une barre lumineuse en façade fait office d’indicateur d’état (pour la progression des téléchargements par exemple), à personnaliser selon les envies. Tout comme la façade : on peut la retirer pour la remplacer par une plus à son goût, bon ou mauvais. La console fonctionne évidemment sur SteamOS, et on peut la basculer sur un mode bureau (environnement KDE Plasma) avec une interface proche de celle d’un PC classique.

C’est d’ailleurs là que Valve tente de justifier son positionnement tarifaire. Contrairement à une console classique, la Steam Machine peut aussi servir d’ordinateur traditionnel, capable d’exécuter des applications Linux classiques. Il est même possible d’installer Windows pour ceux qui le souhaitent.

Une console de salon qui fait aussi PC

Durant la présentation de la Steam Machine l’an dernier, Valve a promis une expérience de jeu 4K à 60 FPS. Dans les faits, il faudra compter sur l’upscale FSR pour y parvenir. Les premiers tests montrent que la promesse n’est pas totalement hors de portée. IGN a obtenu entre 50 et 60 images par seconde dans la plupart des jeux testés en 4K avec FSR, à condition d’accepter des réglages graphiques moyens. Cyberpunk 2077 atteint ainsi 64 FPS après quelques ajustements, tandis que Forza Horizon 6 frôle les 60 FPS dans les mêmes conditions.

The Verge dresse un constat similaire. Le site estime que la machine est davantage à l’aise en 1440p qu’en 4K native, mais souligne la stabilité de ses performances, notamment sur les téléviseurs compatibles VRR. Des titres exigeants comme Indiana Jones et le Cercle ancien, Returnal ou encore Cyberpunk 2077 restent parfaitement jouables depuis un canapé grâce à l’upscaling.

En réalité, les deux testeurs considèrent que la machine se situe globalement au niveau d’une PS5 ou d’une Xbox Series X. The Verge constate toutefois que certains jeux affichent une image plus nette sur la console de Sony, malgré un tarif près de deux fois inférieur. Ces premiers retours saluent en revanche le système de refroidissement mis au point par Valve. Malgré son format compact, la Steam Machine se montre particulièrement discrète, y compris en charge. Personne ne veut d’un gros ventilateur qui hurle à la mort à côté de la télé.

En revanche, les joueurs devront souvent mettre les mains dans les réglages graphiques pour trouver le bon équilibre entre qualité d’image et fluidité, là où une PlayStation ou une Xbox masque généralement cette complexité aux utilisateurs. Valve compte ici sur la bonne volonté des développeurs pour faciliter la vie des clients de la Steam Machine, en proposant des réglages « clés en main ».

Reçu — 22 juin 2026 Next - Articles gratuits

☕️ Cybersécurité : les Five Eyes sonnent l’alerte sur les modèles IA les plus avancés

22 juin 2026 à 15:37


Les agences de cybersécurité des Five Eyes n’ont pas l’habitude de communiquer publiquement, mais elles ont fait une exception. Nous ne serions qu’à quelques mois d’un modèle IA de frontière capable de démultiplier les capacités des attaquants comme des défenseurs.

L’alliance Five Eyes, composée des agences de renseignement des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, préfère travailler dans la discrétion. Mais exceptionnellement, elle a publié un communiqué sur les dangers que font peser les modèles IA de frontière.

Illustration : Flock

« Les modèles d’IA les plus avancés devraient dépasser les attentes actuelles du secteur et transformer en profondeur les capacités offensives comme défensives dans le cyberespace », écrivent-elles dans une déclaration reprise par The Guardian. « L’horizon n’est pas de plusieurs années, mais de quelques mois. » Et ces modèles posent des risques qui « ne peuvent plus être considérés comme une question purement technique », préviennent-elles.

Ces modèles constituent désormais « un risque stratégique pour les entreprises et une responsabilité directe des dirigeants. Une mobilisation de l’ensemble des organisations et de la société est nécessaire ». En résumé, selon les Five Eyes, les avancées de l’IA vont faciliter l’accès à des capacités offensives pour les acteurs malveillants, tout en rendant les cyberattaques plus rapides et plus sophistiquées.

L’avertissement ne tombe pas au hasard : mi-juin, le gouvernement américain interdisait à Anthropic de donner accès à ses modèles les plus performants – Fable 5 et Mythos 5 – à « tout ressortissant étranger, qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis ». L’entreprise a préféré couper le robinet à l’ensemble de ses clients.

Le communiqué n’est pas sans rappeler le discours d’Anthropic qui, depuis la présentation de Mythos, multiplie les déclarations catastrophistes sur les possibilités de ces modèles très performants. Une manière pour le labo IA de faire sa promo, mais au vu des premiers résultats obtenus via le projet Glasswing (chez Firefox, par exemple), les capacités de détection des failles de sécurité de Mythos ne sont pas à prendre à la légère.

Reste à voir maintenant de quelle manière cet appel des Five Eyes va être entendu par le reste du monde. Les États-Unis semblent jusqu’à présent vouloir faire à leur façon, sans prendre en compte les intérêts de leurs alliés. Cette déclaration commune pourrait tout de même indiquer une certaine inflexion de l’isolationnisme états-unien en la matière.

☕️ ChatGPT va illustrer ses réponses avec les photos de Getty Images

22 juin 2026 à 13:47


Les résultats d’une recherche web sur ChatGPT pourront désormais s’enrichir d’images provenant du catalogue Getty. L’agence photo états-unienne a annoncé un accord avec OpenAI qui permet au chatbot d’utiliser des contenus de la banque d’images dans ses réponses.

« Des contenus visuels de haute qualité et sous licence rendent la recherche et la découverte alimentées par l’IA plus utiles et plus fiables », explique Craig Peters, directeur général de Getty Images. « Ce partenariat avec OpenAI reflète cette conviction commune, et ensemble nous offrirons des expériences visuelles plus riches aux utilisateurs de ChatGPT. »

C’est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de ChatGPT qui s’en servent comme moteur de recherche. Ils pourront bénéficier d’une iconographie plus riche, qui ne fera pas appel à des images générées par IA. Pour OpenAI, c’est également tout bénéfice : générer des images photoréalistes coûte cher en ressources, et les résultats ne sont évidemment jamais à la hauteur des photos originales (elles peuvent aussi alimenter la désinformation).

Mais c’est surtout pour Getty que l’accord est intéressant, en particulier pour son cours de Bourse : l’action de l’entreprise a en effet dévissé de 55 % depuis le début de l’année. Les investisseurs craignent que les images générées par ChatGPT et les autres IA ne finissent par remplacer purement et simplement les agences photo.

L’annonce de l’accord avec OpenAI a permis à l’action de rebondir de plus de 100 % en pre-market. On ignore les conditions financières du deal, qui ne précise pas si le labo IA pourra entraîner ses modèles avec la bibliothèque de Getty. L’agence a déjà eu maille à partir avec un labo IA, en l’occurrence Stability AI, créateur de Stable Diffusion. Une plainte avait été déposée en 2023 à Londres.

La même année, Getty lançait un nouvel outil de génération d’images entraîné à partir de son énorme fonds photos (hors photos d’actualités). En octobre 2025, Getty accordait ses violons avec Perplexity afin que le moteur IA de réponses puisse exploiter la banque de photos.

☕️ Claude Guillemot, cofondateur d’Ubisoft, meurt dans un accident d’avion

22 juin 2026 à 13:05


Ubisoft a perdu un de ses cofondateurs. Claude Guillemot, 69 ans, a trouvé la mort dans un accident d’avion de tourisme vendredi 19 juin, non loin de La Baule (Loire-Atlantique). Avec ses quatre autres frères, il a cofondé l’éditeur français de jeux vidéo (à l’origine sous le nom Ubi Soft) il y a quarante ans, en mars 1986. Le groupe est toujours dirigé par Yves Guillemot, mais les frères de la famille possèdent des parts égales dans l’entreprise ; ils siègent d’ailleurs tous au conseil d’administration.

Aîné de la famille, il cofonde deux ans plus tôt Guillemot Corporation, dont il prend la tête. Cette entreprise est spécialisée dans les périphériques de jeux vidéo, on connait mieux les deux principales marques sous sa bannière : Hercules et Thrustmaster.

Selon Ouest-France, le Cessna 421 de Claude Guillemot est parti vendredi 19 juin en fin d’après midi de Rennes pour participer à un rassemblement programmé le week-end dernier. Le bimoteur s’est écrasé quelques minutes plus tard, non loin de l’aérodrome de La Baule. Outre l’homme d’affaires, on déplore un autre décès, celui du pilote d’avion instructeur. Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire pour éclaircir les circonstances du crash.

Le groupe a confirmé la terrible nouvelle dans une déclaration envoyée à la presse : « Ubisoft a appris avec une profonde tristesse le décès de Claude Guillemot, cofondateur du groupe et président de Guillemot Corporation, dans un accident. Nos pensées vont à sa famille et à ses proches dans cette épreuve ». Anne Le Hénanff, ministre déléguée en charge du Numérique, a salué la mémoire du « grand entrepreneur breton » sur les réseaux sociaux :

nne Le Hénanff
@ALehenanff

Le monde du jeu vidéo français perd aujourd'hui l'un de ses pionniers.

C'est avec tristesse que j'apprends le décès de Claude Guillemot, cofondateur d'Ubisoft et grand entrepreneur breton.

Avec ses frères, il a bâti depuis la Bretagne l’un des studios les plus influents au monde, à l’origine de licences devenues cultes : Assassin’s Creed, Far Cry, Rainbow Six, Rayman, Just Dance… Autant d’univers qui rassemblent des centaines de millions de joueurs et ont hissé la France au sommet de l’industrie mondiale du jeu vidéo.

J'adresse mes plus sincères condoléances à sa famille, ses proches et l'ensemble de ses collaborateurs.
2:29 PM · Jun 20, 2026
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☕️ Retour en 2023 : lourde peine pour un vendeur de CD de musique piratée

22 juin 2026 à 06:53


À l’heure du streaming tous azimuts et du pillage généralisé des œuvres de l’esprit par les labos IA, il est presque réconfortant de voir que certains gravent toujours de la musique piratée sur des CD pour les commercialiser, comme au bon vieux temps des années 2000.

Un résident anglais, Marc Kearns, 47 ans, a été condamné à une peine de prison avec sursis pour avoir enfreint le droit d’auteur, rapporte la BBC. Son crime ? Avoir remixé et vendu des CD contenant des morceaux d’artistes célèbres. La sentence laisse songeur : 26 mois de prison avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve de 18 mois, et il devra effectuer 250 heures de travaux d’intérêt général.

La campagne de pub « Rip. Mix. Burn » d’Apple, en 2001. Une autre époque.

Le fieffé pirate a plaidé coupable de plusieurs chefs d’accusation devant la cour de justice de Hull, à environ 250 km au nord de Londres. « Cette activité lui a permis d’exploiter commercialement du contenu protégé et de générer des revenus au détriment des artistes et des entreprises légitimes de l’industrie musicale », explique un porte-parole du conseil local, dans une déclaration qui fleure bon (ou mauvais) les envolées ayant entouré la création d’Hadopi.

L’histoire ne dit pas combien cette activité illicite a rapporté au coupable, ni si ses clients étaient des inconnus passant commande, ou simplement des amis. Quoi qu’il en soit, le petit business a pris fin.

La justice locale n’a d’ailleurs pas mégoté pour ferrer ce dangereux criminel : l’enquête a en effet débuté en 2019, ce qui a débouché sur un mandat de perquisition exécuté trois ans plus tard. « Nous n’hésiterons pas à prendre des mesures fermes lorsque des infractions seront constatées. Cette condamnation envoie un message clair : ce type d’activité ne sera pas toléré », affirme, martial, un membre de l’exécutif local. On ne plaisante pas avec les dealers de MP3.

La Norvège va interdire les chatbots IA aux écoliers

22 juin 2026 à 06:26
Bonnet d'âne pour ChatGPT
La Norvège va interdire les chatbots IA aux écoliers

Après les smartphones, les chatbots. La Norvège va limiter fortement l’accès à ces outils d’IA générative à l’école. Pour le gouvernement, les enfants doivent d’abord apprendre à lire, écrire et compter, avant de déléguer leurs devoirs à ChatGPT.

Les enfants norvégiens seront privés de chatbots IA à partir de la prochaine rentrée à l’école. Jonas Gahr Støre, le Premier ministre du pays, a annoncé une interdiction de l’usage de ces outils d’IA générative aux jeunes écoliers (de 6 à 13 ans). Les collégiens et lycéens âgés de 14 à 16 ans pourront les utiliser sous la supervision des professeurs. Enfin, les étudiants entre 17 et 19 ans devront apprendre à s’en servir de manière responsable.

« Nous devons donner la priorité à l’essentiel : les élèves doivent apprendre à lire, à écrire et à compter avant de se familiariser avec l’IA », a affirmé le Premier ministre dans une déclaration reprise par Reuters. L’utilisation de chatbots IA par les jeunes enfants accroît le risque qu’ils sautent des étapes importantes de leur apprentissage, a-t-il ajouté durant une conférence de presse.

Le grand retour des livres

La Norvège est pourtant un pays pionnier quand il s’agit d’adopter les nouvelles technologies. Les ordinateurs ont fait leur apparition en classe dans les années 90, puis les tablettes à partir de 2010. Cette numérisation croissante de l’enseignement est peut-être allée trop loin : le gouvernement a ainsi annoncé vendredi dernier son intention de financer l’achat de plus de livres. Une manière de revenir en partie sur trente ans de numérisation à l’école à marche forcée.

Suivant en cela l’exemple de plusieurs autres pays, la Norvège va également bloquer les réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Confrontées à un recul des performances scolaires, les autorités ont également interdit les smartphones dans les établissements dès 2024.

Une étude, mise en ligne en 2024 par Sara Abrahamsson de l’institut norvégien de la santé publique et publiée récemment dans la revue The Journal of Human Resources, relevait d’ailleurs les effets positifs de l’interdiction des téléphones dans plusieurs collèges du pays entre 2010 et 2018. Les filles en particulier consultent moins souvent pour des problèmes psychologiques, elles signalent moins de situations de harcèlement, les notes progressent et elles sont davantage susceptibles de choisir une filière générale au lycée.

En revanche, l’autrice n’a relevé aucun effet significatif chez les garçons, bien que les signalements de harcèlement aient diminué chez les filles comme chez les garçons. L’étude ne mesure que l’effet d’une interdiction à l’école, pendant les heures de cours. Les élèves continuaient à utiliser leur téléphone le soir, les week-ends et pendant les vacances.

Les écrans deviennent suspects

Pour Oslo, les deux sujets – smartphones et chatbots – relèvent d’une même préoccupation : éviter que les outils numériques ne se substituent à certains apprentissages fondamentaux. Nul doute à ce titre que l’interdiction des bots IA pour les écoliers sera elle aussi scrutée de près par les scientifiques.

La Norvège est en tout cas aux avant-postes sur cette question. En France, on essaie davantage de ménager la chèvre et le chou : un cadre d’usage de l’IA en éducation, publié en mai 2025 par le ministère de l’Éducation nationale, autorise l’usage de cette technologie mais pas avant la quatrième. Les élèves plus jeunes peuvent être sensibilisés, mais ils ne peuvent pas accéder aux outils en classe.

Dans les faits, les professeurs doivent surtout bricoler dans leur coin, avec le blanc-seing du ministère pour tester toutes sortes de choses. En novembre dernier, Amélie Hart, secrétaire nationale du syndicat SNES-FSU et enseignante en lycée en Histoire-Géographie, expliquait à Next que « l’institution pousse, à l’heure actuelle, à expérimenter tous azimuts. Il y a des initiatives partout de plein de rectorats qui font des expérimentations IA ».

Elle ajoutait : « Il y a une volonté de la hiérarchie de l’Éducation nationale à aller à fond sur les IA, y compris en étant hyper mal formés sur les enjeux de la protection des données (qui n’a pas commencé avec l’IA) ». La Norvège servira en tout cas de laboratoire à ciel ouvert. Si les résultats scolaires progressent et que les enseignants constatent moins de difficultés d’apprentissage, d’autres pays pourraient être tentés d’emprunter le même chemin.

Reçu — 19 juin 2026 Next - Articles gratuits

☕️ Apple explique pourquoi l’Apple Watch Ultra de 2022 n’est pas compatible avec watchOS 27

19 juin 2026 à 15:42


La nouvelle version du système d’exploitation pour l’Apple Watch, watchOS 27, ne s’installera que sur les versions les plus récentes des montres connectées. Une nécessité pour Siri AI, a expliqué Apple.

Les utilisateurs de la première génération d’Apple Watch Ultra seront privés de watchOS 27. Le modèle n’est pourtant pas si vieux, puisqu’il a été lancé en 2022. Malgré tout, cette version devra se contenter de 3 ans de nouveautés : à l’avenir, elle ne recevra que des mises à jour de sécurité.

watchOS 27 fait aussi l’impasse sur les Apple Watch Series 6, 7, 8 ainsi que sur la SE 2. Pour pouvoir profiter des nouveautés logicielles annoncées durant la conférence mondiale des développeurs d’Apple, il faut donc posséder une Series 9, une Ultra 2 ou une SE3 au minimum, autrement dit des modèles sortis à partir de 2023.

Pourquoi donc abandonner des modèles d’Apple Watch toujours très capables ? « À chaque mise à jour de nos plateformes, notre priorité est de vous offrir la meilleure expérience possible. C’est pourquoi nous accordons une attention particulière aux performances et à l’autonomie de nos appareils », explique Cait Dooley, le directeur produit Apple Watch à TechRadar. Il poursuit :

« Les nouvelles fonctionnalités de watchOS, notamment les capacités d’IA de Siri et le nouveau geste de pincement, tirent le meilleur parti de la puissance de calcul disponible sur l’Apple Watch Series 9 et les modèles ultérieurs, l’Ultra 2 et les versions suivantes, ainsi que la SE 3. »

La messe est dite : les nouveautés logicielles de watchOS 27, à commencer par le support de Siri AI, nécessitent donc une puissance que seules les montres équipées d’une puce S9 ou S10 peuvent offrir. Bien sûr, les modèles plus anciens continueront de fonctionner normalement, jumelés à un iPhone. Mais ils sont maintenant considérés comme des citoyens de seconde zone. C’est d’autant plus dommage qu’iOS 27 est compatible avec tous les iPhone prenant en charge iOS 26.

☕️ Amazon, partenaire d’OpenAI, ne veut plus du film Artificial sur Sam Altman

19 juin 2026 à 14:15


Pas touche aux icônes de l’IA. Amazon, en sa qualité de studio de production (MGM), a décidé de ne pas distribuer le film Artificial, centré autour de Sam Altman. Il se trouve qu’Amazon, en sa qualité de géant du web (AWS), est un partenaire important d’OpenAI. Hasard ou coïncidence ?

Artificial, le dernier long métrage de Luca Guadagnino, va devoir se trouver une nouvelle maison. Amazon MGM a en effet décidé de s’en débarrasser alors qu’il est quasiment terminé. Le réalisateur d’After the Hunt, de Challengers, ou encore du remake 2018 de Suspiria, a mis en boîte une biographie de Sam Altman, fondateur et patron d’OpenAI, incarné par nul autre qu’Andrew Garfield.

Sam Altman (CC BY 2.0) et Andrew Garfield (CC BY-ND 2.0)

« Nous avons le plus grand respect et la plus grande admiration pour Luca Guadagnino en tant que réalisateur primésans parler de la relation de longue date que nous entretenons avec lui et que nous espérons poursuivre », affirme sans rire un porte-parole d’Amazon à Variety. « Nous pensons qu’Artificial sera mieux servi s’il est distribué par un autre studio, et nous travaillons en étroite collaboration avec l’équipe du film afin de lui trouver un nouveau foyer. »

Le film va donc être vendu à un autre studio pour y être distribué. Sous quelle forme, au cinéma, en streaming ? À ce stade, il est impossible de le dire. Amazon MGM n’a avancé aucune explication pour justifier l’abandon d’Artificial, mais tous les regards se tournent vers le partenariat entre AWS et OpenAI annoncé en novembre dernier, et renforcé au mois de février. Un engagement qui porte le total des investissements à 100 milliards de dollars sur huit ans.

Artificial avait fait l’objet de plusieurs projections tests ayant suscité des réactions très positives, selon Variety. Les personnages inspirés de Sam Altman et d’Elon Musk (incarné par Ike Barinholtz) apparaitraient parmi les moins sympathiques aux yeux du public de ces projections… Cet abandon en rase campagne est d’autant plus étonnant qu’Amazon aurait eu accès aux premières versions du script avant que Luca Guadagnino ne s’empare du projet.

☕️ Netflix ajoute les programmes et le direct de TF1+

19 juin 2026 à 12:51


Depuis ce vendredi 19 juin, les abonnés Netflix peuvent accéder aux programmes et aux chaines en direct du groupe TF1. Une première mondiale qui pourrait transformer la plateforme de streaming américaine en véritable agrégateur de contenus.

Netflix

D’un coup d’un seul, Netflix vient d’ajouter 35 000 heures de programmes supplémentaires à son catalogue : ceux du groupe TF1. Zodiaque, Koh-Lanta, Demain nous appartient, le JT de 20 heures… Non seulement les abonnés au service de streaming peuvent profiter de ce contenu à la demande, mais ils pourront aussi accéder aux programmes en direct des chaînes TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI. Et cela inclut également les compétitions sportives en live (dans un premier temps, le direct n’est proposé que sur les téléviseurs connectés).

C’est en fait tout TF1+ qui se retrouve [PDF] dans Netflix. Avec en sus les fonctions spécifiques de Netflix : les émissions et films de TF1 sont intégrés dans « Ma liste », le top 10 ou encore la poursuite de lecture, au même titre que les autres contenus de la plateforme. Une section dédiée TF1+ est aussi accessible depuis la page d’accueil de Netflix. Le tapis rouge, en quelque sorte.

« Nous créons ainsi la destination de divertissement ultime pour nos abonnés français », se réjouit Greg Peters, le co-PDG de Netflix. Une formule qui laisse songeur : la plateforme a-t-elle des ambitions d’agrégateur de contenus, à la manière de Canal+ ? Il y a un an, jour pour jour, l’annonce de ce partenariat inédit avait soulevé la question – mais en dehors de TF1, aucun autre groupe audiovisuel traditionnel n’est venu frapper à la porte du géant américain pour y proposer ses programmes.

Cela finira peut-être par arriver, si d’aventure cette nouvelle proposition remporte le succès. TF1+, présenté par le groupe TF1 comme une véritable plateforme de streaming et un concurrent des services comme Netflix, n’est pas en danger. Rodolphe Belmer, le PDG de l’entreprise, expliquait l’an dernier ne pas craindre de cannibalisation des audiences de TF1+, bien au contraire : « [l’opération] sera nettement positive pour nous en termes d’audience ».

Sur un plan plus pragmatique, l’arrivée des contenus de TF1 sur Netflix signifie aussi que ces programmes sont truffés de publicité… y compris, comme le souligne Univers Freebox, pour les titulaires d’un abonnement Netflix sans pub. Il est possible, dans les réglages de son compte Netflix, de désactiver l’affichage du catalogue de TF1+.

Avec l’Unreal Engine 6, Epic veut connecter tous les jeux

19 juin 2026 à 12:26
Fortnite avale Unreal Engine
Avec l’Unreal Engine 6, Epic veut connecter tous les jeux

Avec Unreal Engine 6, Epic ne prépare pas seulement le successeur d’UE5. L’éditeur veut réunir Fortnite et son moteur dans une plateforme unique pour faire circuler des objets entre les jeux, simplifier la création de mondes persistants et, bien sûr, intégrer les outils d’IA générative.

Epic avait profité d’un événement Rocket League pour préparer les esprits à la nouvelle version de son moteur, l’Unreal Engine 6, colonne vertébrale d’une bonne partie de l’industrie du jeu vidéo. À l’occasion de l’Unreal Fest 26, l’éditeur lève le voile sur les principales nouveautés de son environnement de développement et donne des dates : l’accès anticipé est programmé pour la fin de l’année prochaine, avec une version finale prévue dans les 12 à 18 mois qui suivront – probablement dans la foulée des consoles de dixième génération, du moins si la crise de la mémoire le permet.

Fortnite s’invite dans l’Unreal Engine

Comme le résume Epic, UE6 est la combinaison d’Unreal Engine et de l’Unreal Editor for Fortnite (UEFN). Un moteur « unique et unifié pour la prochaine génération du jeu vidéo », qui remplira les mêmes fonctions qu’UE5, mais en mieux : « Le rendu continuera de s’améliorer. Les temps de calcul diminueront. Les cycles d’itération deviendront plus courts. Les appareils mobiles gagneront encore en capacités. »

UE6 se distinguera de son prédécesseur par l’intégration d’UEFN, une version du moteur destinée à Fortnite. Elle permet aux créateurs, aux studios et aux développeurs de concevoir leurs propres jeux et expériences directement dans l’univers de Fortnite, qui n’est plus depuis longtemps un simple battle royale, mais une véritable plateforme de jeux en tout genre. UEFN permet ensuite de distribuer ces expériences à plus de 500 millions de comptes.

Les personnages et les lieux emblématiques de la série Les Simpsons seront bientôt disponibles pour les développeurs dans l’UEFN. Image : Epic

UEFN est en quelque sorte le laboratoire d’Epic, qui permet à l’éditeur de tester ses technologies majeures, avant de les intégrer dans l’Unreal Engine tout court. C’est le cas du nouveau langage de programmation Verse, qui constitue la base technique d’UE6. La 6e génération du moteur va fusionner ces deux branches en un seul outil. Pour Epic, il s’agit moins d’une évolution d’UE5 que d’un changement d’architecture.

Unreal Engine 6 va donc exploiter Verse, qui va remplacer progressivement le modèle actuel basé sur C++ et Blueprint. Le moteur a été imaginé pour faciliter la création de mondes persistants à grande échelle, tout en automatisant une partie de la complexité liée au multijoueur, à la synchronisation des données et à la répartition des calculs sur plusieurs serveurs.

Actuellement, les développeurs doivent constamment gérer les conflits entre plusieurs joueurs ou serveurs qui modifient simultanément le même objet ou les mêmes données. L’approche adoptée par Verse, inspirée par les bases de données, permet à chaque opération d’être annulée ou rejouée si un conflit ou un déplacement de données survient.

UE6 doit se charger de la redistribution des données, de la relance des transactions et du maintien d’un état cohérent à travers plusieurs serveurs. « L’astuce, c’est que le code de votre jeu peut être écrit comme s’il s’exécutait sur une seule machine, sans avoir à disséminer partout du code réseau spécifique pour coordonner les différents serveurs », décrypte Epic.

Des standards ouverts pour tout partager

Le second pilier du nouveau moteur concerne la portabilité du contenu et du code entre les jeux, les écosystèmes et les moteurs. Un asset Unreal (un personnage, un objet…) est généralement lié à un jeu, à une version donnée du moteur ou à des systèmes internes spécifiques à un projet. Avec UE6, Epic veut faire sauter ces limites, en s’appuyant sur des formats ouverts comme glTF ou USD ; s’ils ne sont pas suffisants ou s’il n’existe pas de standard, l’éditeur s’engage à ouvrir ses propres systèmes sous forme de spécifications publiques.

Epic veut permettre à certains assets de circuler entre plusieurs jeux, voire entre différents moteurs compatibles avec ses spécifications ouvertes. Le groupe va montrer la voie avec un module ouvert pour les cosmétiques de Fortnite : « vous pourrez, si vous le souhaitez, utiliser dans vos propres jeux les tenues Fortnite possédées par un joueur ». Il s’agit de valider un concept qui rappelle certaines promesses formulées autour des NFT, mais avec une approche très différente.

Au lieu de s’appuyer sur la blockchain pour transporter la seule propriété d’un objet, l’éditeur cherche à standardiser la représentation et le comportement de l’objet pour qu’il puisse être utilisé dans d’autres jeux. Vu l’audience de la plateforme Fortnite et le poids d’Unreal Engine dans l’industrie, Epic est probablement l’un des rares acteurs capables d’imposer une telle solution.

« Au fond, il ne s’agit pas vraiment d’une histoire liée à Fortnite », écrit l’entreprise. « Il s’agit de démontrer qu’un système aussi mature et complexe peut fonctionner à grande échelle, et que chaque jeu qui adoptera ces mécanismes pourra immédiatement en tirer parti. » On verra si les studios accepteront de construire leurs jeux autour de standards définis par Epic.

Les LLM aux manettes

Le dernier volet mis en avant par Epic est peut-être le plus attendu et pourtant, le moins original puisqu’il s’agit d’adosser l’IA générative à UE6. Les grands modèles de langage sont désormais considérés comme une composante normale du processus de développement, comme on l’a d’ailleurs vu tout récemment avec le nombre impressionnant de démos du Steam Next Fest utilisant cette technologie.

Dans UE6, Claude, Gemini ou un autre modèle pourra automatiser des tâches répétitives et fastidieuses (ajustement de l’éclairage, analyse des plantages, génération de tests…). Il ne s’agit pas pour autant de remplacer les artistes, mais de leur donner « plus de temps pour l’exploration créative » et « augmenter le nombre d’itérations qu’une équipe peut réaliser pour peaufiner son travail », assure Epic. Pas question non plus que ChatGPT développe un jeu de A à Z dans UE6 à partir d’une requête.

L’intégration de l’IA dans Unreal Engine n’attendra pas la version 6 du moteur. La mise à jour 5.8 propose en effet le support expérimental du plugin Model Context Protocol (MCP), un protocole open source développé à l’origine par Anthropic. C’est devenu un standard de fait pour permettre à un modèle de se connecter à des sources de données et à des outils externes – comme le moteur Unreal, désormais.

Dans une démonstration, Epic a montré comment Claude Code pouvait se brancher à l’Unreal Engine, puis récupérer des objets dans une bibliothèque pour les placer dans un salon virtuel ou dans une ville. Les développeurs gardent heureusement la possibilité de déplacer ces objets à la main, dans l’éditeur d’UE. En plus des bibliothèques d’objets, Claude peut également accéder aux principaux systèmes du moteur (ressources, niveaux, matériaux…).

Epic veut aussi rassurer tous ceux qui craignent une « Fortnitisation » de leurs jeux : les studios pourront continuer à publier des projets « exactement comme aujourd’hui », les proposer directement dans Fortnite ou au sein de leur propre écosystème. « Le passage de l’un à l’autre se fera naturellement », affirme l’entreprise. Pour les curieux, le code source d’UE6 va être mis à disposition sur GitHub.

La vérification obligatoire des développeurs Android arrive en 2027

19 juin 2026 à 07:30
Pas de papiers, pas d'application
La vérification obligatoire des développeurs Android arrive en 2027

Google va bel et bien lancer l’année prochaine son système de vérification pour les développeurs d’applications Android, qu’elles soient distribuées sur le Play Store ou dans des boutiques alternatives. Pour le géant du web, c’est un pas de plus vers une amélioration de la sécurité de l’écosystème Android ; pour certaines échoppes en revanche, ce processus est une menace existentielle.

La vérification pour les développeurs Android sera exigée partout dans le monde à partir de 2027, a rappelé Matthew Forsythe, directeur produit chargé de la sécurité des applications Android. Plusieurs pays feront office de cobayes dès le mois de septembre : Brésil, Indonésie, Singapour et Thaïlande. La mesure, présentée en août 2025, oblige les développeurs à enregistrer leurs applications auprès de Google et à vérifier leur identité, avant de pouvoir les distribuer sur les appareils Android certifiés.

Image : Google

Une carte d’identité pour chaque développeur

Les apps proposées sur le Play Store sont concernées bien sûr (elles sont généralement enregistrées automatiquement), mais aussi celles des boutiques alternatives. Pour la première fournée automnale, Google liste ainsi les magasins d’Honor, OPlus, Samsung, Transsion, Vivo et Xiaomi. Depuis le mois de mars et l’ouverture de la validation à tous les développeurs, ce sont « des millions d’apps qui ont été enregistrées », affirme le dirigeant. Ces applications couvrent « la quasi-totalité des installations effectuées via Google Play ainsi qu’une large majorité de celles réalisées en dehors de la boutique de Google ».

Le processus comprend deux étapes : la vérification du développeur à proprement parler, et l’enregistrement de ses applications. Le développeur doit créer un compte dans l’Android Developer Console et fournir des informations pour vérifier son identité (nom réel ou nom de l’entreprise, adresse, un contact, une pièce d’identité officielle…). Google veut être en mesure d’associer chaque développeur à une identité vérifiée.

Ouvrir un compte développeur pour le Play Store coûte 25 dollars. Les développeurs qui ne distribuent pas leurs apps sur la boutique officielle et qui veulent malgré tout les enregistrer auprès de Google (ce n’est pas comme s’ils avaient vraiment le choix…) doivent s’acquitter de la même somme.

Chaque application doit ensuite être enregistrée auprès de Google à l’aide de son nom de paquet, qui fait office d’identifiant unique du logiciel sur Android. Plusieurs boutiques alternatives se sont opposées au système, en particulier F-Droid qui a lancé la contre-offensive : elle estime en effet que cette vérification donne à Google un trop grand pouvoir de contrôle sur toutes les apps Android, y compris celles distribuées en dehors du Play Store.

La boutique a publié le 24 février une lettre ouverte plaidant pour une révision profonde du système de vérification et pour préserver un moyen de distribuer des applications sans devoir obtenir l’approbation de Google. La lettre compte parmi les signataires l’Electronic Frontier Foundation, Proton, la Quadrature du Net, ou encore AdGuard.

Le sideloading survivra, mais ce sera compliqué

Matthew Forsythe précise dans son billet que les apps non enregistrées peuvent toujours être installées en sideloading, via Android Debug Bridge ou « parcours d’installation avancé ». Ce processus a le mérite d’exister, mais il est particulièrement lourd. L’utilisateur devra confirmer qu’il n’est pas forcé d’installer l’application, de redémarrer son appareil, et… d’attendre 24 heures. Au bout du délai, l’installation sera finalement possible.

Image : Google

Google a aussi mis au point des comptes de distribution limités permettant aux étudiants et aux amateurs de partager des apps sur un maximum de 20 appareils, sans avoir à fournir de pièce d’identité ni payer de frais d’inscription.

L’entreprise annonce également de nouvelles API pour vérifier si un nom de paquet est déjà enregistré, et une autre pour enregistrer et gérer des apps directement depuis des outils tiers. Un mécanisme de délégation OAuth est aussi disponible pour effectuer des opérations pour le compte de développeurs sur des boutiques alternatives. Autrement dit, Google ne veut pas forcer les développeurs à passer par la console du Play Store.

Les oppositions à ce nouveau système ne devraient toutefois pas s’éteindre. À compter de ce mois de juin, Google va en effet déployer un nouveau service qui va s’installer automatiquement sur la plupart des terminaux Android. Ce dernier va s’assurer qu’une application est enregistrée auprès d’un développeur vérifié. Ce qui placera Google dans une position d’autorité : l’entreprise pourra ainsi décider quelles apps possèdent une identité reconnue sur Android, même si elles sont distribuées en dehors du Play Store.

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