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☕️ Gemini 3 a désormais sa variante Flash

18 décembre 2025 à 15:50

Quand Google a lancé sa nouvelle famille de modèles Gemini 3, seule la variante Pro a été présentée. C’est le modèle « à tout faire » de la nouvelle génération de LLM chez Google, avec un mode rapide et un autre pour le raisonnement, selon les besoins. Mais comme souvent, beaucoup attendaient une ou plusieurs versions réduites, beaucoup moins chères et plus adaptées à certains usages.

Google complète donc son offre avec une version Flash, positionnée comme un modèle à faible latence, optimisé pour l’inférence en temps réel, tout en préservant ses capacités multimodales et un mode de raisonnement. Gemini 3 Flash accepte ainsi en entrée le texte, les photos, vidéos et tout ce qui touche à la vision, pour interroger par exemple un flux vidéo en temps réel.

Le prix est bien sûr moins élevé que le modèle Pro. Via l’API, la facture s’élève ainsi à 0,30 dollar par million de jetons en entrée et 2 dollars en sortie. Google met également sur le devant de la scène des performances élevées, avec notamment 90,4 % au test GPQA Diamond, 78 % à SWE-bench Verified ou encore 33,7 % sur Humanity Last Exam, battant du même coup plusieurs modèles plus larges.

Le nouveau LLM est disponible dans Google AI Studio, Google Antigravity, Gemini CLI, Android Studio et Vertex AI, depuis l’API.

[Offert] Notes de la communauté : un rempart efficace mais très imparfait contre la désinformation

18 décembre 2025 à 13:00
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[Offert] Notes de la communauté : un rempart efficace mais très imparfait contre la désinformation

L’éditeur de Facebook et Instagram a démarré hier une phase de test pour ses notes de la communauté. Largement calquées sur celles de X, elles permettent d’épingler nombre de contenus erronés, voire mensongers. De quoi résoudre tous les problèmes ? Non, selon Bloomberg, qui a publié une vaste étude sur le sujet.

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Les notes de la communauté sont un mécanisme simple : à la lecture d’une publication, on peut décider d’ajouter un contexte, en général un commentaire suivi d’un ou plusieurs liens. Le système avait été initié sur Twitter, avec son rachat par Elon Musk et sa transformation en X, en complément des entreprises et médias effectuant une vérification professionnelle.

Depuis quelques mois, les projecteurs sont braqués sur ces notes. Elon Musk s’est débarrassé de tous les vérificateurs professionnels, louant les mérites d’un système alimenté par les internautes. Dans l’esprit du milliardaire, le réseau social s’équilibre de lui-même. Une idée séduisante, d’autant plus que le mécanisme a l’immense avantage d’être parfaitement gratuit pour celui qui, après avoir dépensé des dizaines de milliards de dollars pour racheter Twitter, lie actuellement ses entreprises à la Maison-Blanche.

Les notes de la communauté ont plusieurs mérites

Bloomberg Opinion s’est lancé dans un vaste travail : analyser 1,1 million de notes de la communauté, publiées entre début 2023 et février 2025. Une montagne de données, qui permet d’en tirer nombre de conclusion ou, en tout cas, de faisceaux et corrélations. Les éléments mis en lumière pointent leur dualité, entre un système fréquemment encensé par Elon Musk et ses attaques contre les médias classiques.

Premier constat, sans doute l’un des plus importants : les notes de la communauté ne sont pas une arnaque. Qu’il s’agisse de constats par Bloomberg ou d’autres études pointées par nos confrères, le système fonctionne. Les messages épinglés par la communauté reçoivent ainsi moins d’engagement du reste des internautes, en likes comme en retweets. Ils sont également plus susceptibles d’être supprimés. De manière générale, le processus est considéré comme plus fiable et transparent que la vérification par des professionnels. Bloomberg relève également une limitation de la viralité de certains canulars pendant les grands incendies de Los Angeles.

Le fonctionnement de ces notes est assez simple. Si vous voyez passer un message qui vous parait faux, vous pouvez passer par le menu « … » pour demander à en ajouter une. Il faut fournir un message explicatif ainsi qu’un ou plusieurs liens pour appuyer le propos. Elle n’est pas automatiquement publiée : elle doit rassembler suffisamment de voix. Les autres personnes contribuant aux notes sont en effet invitées à voter. Quand un nombre suffisant de personnes donnent leur aval, la note apparait chez tout le monde.

Ce système, souligne Bloomberg, fonctionne généralement bien, et même mieux qu’avant. En janvier 2023, le temps médian nécessaire pour ajouter une note et la faire valider était d’environ 30 heures. Le mois dernier, ce temps était de 14 heures. On comprend donc pourquoi le système intéresse doublement Meta : non seulement il ne coute rien (en dehors de la mise en place du système et de sa maintenance), mais il est plus rapide que le travail des vérificateurs professionnels, qui peuvent prendre jusqu’à une semaine pour répondre.

Un outil parmi d’autres

Si les notes de la communauté donnent de bons résultats, elles ne représentent pas pour autant l’alpha et l’oméga de la modération et de la vérification des faits. Avoir divisé par deux le temps d’apparition d’une note montre un plus fort engagement des internautes et un processus mieux intégré dans les habitudes, mais l’efficacité du mécanisme est soumise au consensus. Qui prend du temps.

C’est la première limite du système selon Bloomberg : les 14 heures ont beau représenter une forte amélioration, les notes arrivent le plus souvent bien après la bataille de la viralité, le mal étant déjà fait.

Surtout, les données analysées par Bloomberg montreraient qu’après un pic, le système pourrait perdre en efficacité. Cette dernière dépend étroitement du consensus. Or, sur les sujets les plus clivants, il a du mal à être atteint. Selon les informations recueillies, moins de 10 % des notes de la communauté seraient réellement publiées, faute d’un accord. Parmi celles publiées, 26 % sont même supprimées, suite à un désaccord. Ce n’est qu’une moyenne, car plus le sujet divise, plus le score augmente. Sur un échantillon de 2 674 notes portant sur la Russie et l’Ukraine l’année dernière, plus de 40 % des notes ont ainsi été supprimées.

De plus, ce système de quorum peut être manipulé. « Il n’est pas rare de voir des instances de voix pro-russes rassemblant leurs partisans pour qu’ils votent collectivement contre une note proposée ou publiée », indique ainsi Bloomberg.

Même chose pour Elon Musk : sur les 167 notes accolées à ses tweets, seules 88 étaient encore en ligne au moment de la publication de l’article. Pour nos confrères, le milliardaire n’a besoin de rien faire : « ses partisans s’en chargent souvent à sa place ». En outre, il y a un mois, le patron de X s’est tout à coup mis en colère. Affirmant que Volodymyr Zelensky était malaimé de ses concitoyens ukrainiens, une note est venue le contredire. Plus récemment, The Economist a mis à jour ces chiffres, montrant une forte cote de popularité.

Sources fiables : la grande ambivalence

Bloomberg pointe également l’ambivalence d’Elon Musk au sujet des médias traditionnels, qu’il accuse régulièrement d’avoir leur propre agenda politique et de répandre le « virus woke ». À cet ancien monde, il oppose justement les notes de la communauté, système qu’il présente comme l’aboutissement d’une démocratie libre, où chacun peut donner son avis, le tout s’équilibrant de lui-même.

Pour autant, ce système de notes repose sur la fiabilité des sources pour fonctionner. De quoi parle-t-on ? Des médias traditionnels, qui représentent « la principale source d’information ». Plus précisément, 31 % des liens cités, suivis par 20 % de liens vers des réseaux sociaux (qui peuvent renvoyer eux-mêmes vers des médias) et 11 % vers des sites éducatifs. Parmi les sources les plus fréquemment citées, on trouve Reuters (« l’organisation d’information la plus trompeuse au monde », selon Elon Musk), la BBC (« British Pravda ») et NPR (« gérée par la Stasi wok»).

Même problème avec Wikipédia, source la plus souvent citée dans les notes de la communauté. Elon Musk ne cache pas sa détestation profonde de l’encyclopédie collaborative. Il a appelé par exemple en décembre dernier à couper les dons à la fondation Wikimedia.

Sur ce point, Bloomberg note « une curieuse bizarrerie de la nature humaine » : « Les utilisateurs semblent croire plus facilement un inconnu sur internet qui renvoie à un article du New York Times, par exemple, qu’ils ne croient le New York Times lui-même lorsqu’il propose directement une vérification des faits ». Pour nos confrères, c’est l’équivalent « d’un ami qui sort Wikipédia pour trancher un débat dans un bar ».

Avec Meta, les notes vont changer d’échelle

Bloomberg a fait coïncider les résultats de son enquête avec le début des tests pour les notes de communauté sur les services de Meta. Comme nous l’indiquions la semaine dernière, Meta s’est lancée le 18 mars dans une phase d’essai aux États-Unis. Et tout portait à croire que le système allait rapidement trouver son public, avec plus de 200 000 inscriptions.

Dans un billet, la société disait s’attendre « à ce que les notes de communauté soient moins biaisées que le programme tiers de vérification des faits qu’elles remplacent, car elles permettent à davantage de personnes ayant plus de perspectives d’ajouter du contexte aux publications ». Un axe de communication reprenant le discours de Mark Zuckerberg en janvier, dans lequel il déclarait que « les fact-checkers sont devenus trop biaisés politiquement, et ils ont détruit plus de confiance qu’ils n’en ont créée, particulièrement aux États-Unis ».

Or, avec l’arrivée des notes chez Meta, le changement d’échelle est manifeste : d’environ 220 millions d’utilisateurs sur X à environ 3,3 milliards sur les plateformes Facebook, Instagram et Threads cumulées. L’efficacité des notes sur une si large population reste à démontrer, mais il est probable qu’elles aient un certain impact, comme sur X.

En revanche, pour Bloomberg, elles ne sauraient être la défense ultime contre la propagation des fake news ou simplement des erreurs. Dans une approche « prévenir plutôt que guérir », le média indique que le fonctionnement même de X aujourd’hui alimente en bonne partie le problème : la course à la viralité. Elon Musk a modifié la manière dont les détenteurs d’un compte Premium peuvent gagner de l’argent sur sa plateforme, en misant sur l’engagement, incitant à faire réagir autant que possible.

En même temps que Facebook a annoncé cette grande bascule, plusieurs autres changements importants ont été présentés. Par exemple, les notes de la communauté n’auront aucun impact sur la visibilité des publications, contrairement au système actuel. En outre, l’incitation financière pour les créateurs de contenus sera plus importante, là encore un encouragement à la viralité.

En somme, les notes de la communauté fonctionnent dans une certaine mesure, mais perdent nettement en efficacité dès que les sujets deviennent plus clivants. Mais selon nos confrères, la conclusion la plus évidente est que si les plateformes de réseaux sociaux voulaient vraiment lutter contre la désinformation, elles commenceraient par ne plus inciter à la viralité.

Piratage du ministère de l’Intérieur : un suspect interpelé

18 décembre 2025 à 12:05
Des données oui, mais...
Piratage du ministère de l’Intérieur : un suspect interpelé

Le parquet de Paris a annoncé qu’un suspect avait été arrêté dans le cadre du piratage du ministère de l’Intérieur. Parallèlement, les pirates ont diffusé des informations en lien avec la Caisse d’allocations familiales, mais il n’y a rien de neuf sur les fichiers TAJ et FPR.

« Une personne a été interpelée le 17 décembre dans le cadre de l’enquête ouverte par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, des chefs notamment d’atteinte à un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État en bande organisée, à la suite de la cyberattaque au préjudice du ministère de l’Intérieur », a indiqué le parquet dans un communiqué, retransmis sur X et signé Laure Beccuau, procureur de la République.

Le communiqué donne d’autres informations, notamment que le suspect est né en 2003 et qu’il était déjà « connu des services de justice pour avoir été condamné pour des faits similaires en 2025 ». Le parquet rappelle que ce délit fait encourir une peine de 10 ans d’emprisonnement. On apprend également que les « investigations diligentées par l’OFAC [Office anti-cybercriminalité, ndlr] se poursuivent » et qu’une « nouvelle communication interviendra à l’issue de la garde à vue, qui peut durer jusqu’à 48 heures ».

Fuite d’informations provenant de la CAF

Indra, qui se présente comme un des pirates derrière l’attaque du ministère de l’Intérieur, a publié de nouveau un message BreachForums hier soir, à nouveau ressuscité l’espace d’un instant. « Bonjour la communauté BreachForums, Je vous annonce aujourd’hui un cadeau de Noël pour la France. Dites merci à « SaxX », c’est vraiment un bon menteur : la compromission d’une base de données de la CAF », a écrit Indra, en référence à celui qui se décrit comme « Gentil hacker », pour avoir minimisé l’ampleur de la fuite dans un tweet hier soir. Il y évoquait un « gros bluff » et traitait le groupe de pirates de « bande de clowns ».

« Voilà l’envers du décor ! Des jeunes cybercriminels français avec une émulation néfaste qui jouent à qui aura la plus grosse et défoncent néanmoins nos systèmes d’information en France. On est bien loin de l’ingérence étrangère comme j’ai pu l’évoquer depuis quelques jours », clamait ainsi SaxX hier soir vers 21 h.

La fuite d’informations de la CAF a bien été identifiée comme telle par plusieurs personnes, dont Christophe Boutry (anciennement de la DGSI). Il indique dans un tweet que la base n’est pas « classique », dans le sens où il « agrège des bénéficiaires CAF, MSA (agricole) et CNOUS (étudiants) ». Selon lui, le seul dispositif croisant ces trois bases est le Pass’Sport. En outre, il pointe un chiffre « trompeur », car les 22 millions annoncés se réduisent à 3,5 millions de foyers uniques « après dédoublonnage intégral ».

La situation serait particulièrement sensible pour les jeunes adultes : « Le fichier permet de suivre l’évolution précise du bénéficiaire. De simple ayant-droit associé au mail de ses parents, il devient une cible directe à sa majorité, avec l’apparition de ses propres coordonnées (téléphone, email personnel) et de sa situation sociale », indique Christophe Boutry. La fuite reste grave dans tous les cas, d’autant que les informations y sont fraiches, les dernières datant de novembre. « Encore une faille majeure dans la chaîne de sous-traitance de l’État », ajoute Christophe Boutry.

Le ou les pirates ont annoncé il y a quelques heures détenir également 2,1 millions de dossiers patients provenant de l’AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris).

☕️ La distribution Emmabuntüs revient dans une version Debian Edition 6

18 décembre 2025 à 11:05

Emmabuntüs, une distribution spécialisée dans le matériel reconditionné pour lui redonner une seconde vie, a reçu une évolution majeure. Cette Debian Edition 6 est basée sur la version 13.2 de Debian (Trixie) et reçoit en tant que telle toutes les évolutions importantes de cette dernière. La version 5 était basée sur Debian 12.1 à sa sortie.

Sans surprise, la nouvelle édition reste axée sur la légèreté. La session par défaut utilise Xfce 4.20. Pas question de GNOME ou KDE ici, à moins de l’installer spécifiquement. Pour le matériel plus ancien, LXQt 2.1 est également présent, avec une consommation de ressources encore plus réduite. Précisons quand même qu’avec une base Debian 13.2, la nouvelle Emmabuntüs ne peut plus être installée que sur des machines 64 bits. La version 5 reste disponible.

Screenshot

La Debian Edition 6 se concentre largement sur les questions d’accessibilité. De nombreuses options ont été ajoutées, disponibles dans une interface dédiée. On y trouve ainsi le support des synthétiseurs vocaux MBROLA et Piper, la synthèse vocale pendant la navigation, la prise en charge de trois profils Orca, un bip sonore pour l’insertion des clés USB, l’arrivée de LIOS (Linux-Intelligent-OCR-Solution). On trouve aussi de multiples scripts, notamment pour installer Index Braille et Wine, afficher le niveau de batterie de l’ordinateur ou encore pour simplifier les mises à jour du système.

L’ensemble des nouveautés peut être consulté depuis le site officiel. Comme toujours, la nouvelle version est fournie sous forme d’image ISO.

☕️ OpenAI dégaine son GPT Image 1.5 pour concurrencer Nano Banana Pro

18 décembre 2025 à 08:03

Le père de ChatGPT vient de lancer la version 1.5 de son générateur d’images, sobrement nommé GPT Image. La version 1.0 avait été lancée en mars dernier, avant que les capacités soient mises à disposition un mois plus tard à travers l’API gpt-image-1.

Entre temps, Google lui a largement volé la vedette. Le lancement de Nano Banana en septembre a montré qu’OpenAI n’était pas le seul acteur à faire de la génération d’images plus convaincantes. Mais l’arrivée de Gemini 3 Pro s’est accompagnée de Nano Banana Pro. Ce modèle a rapidement fait le tour de la planète pour ses capacités de génération d’images, au point que beaucoup ne voyaient plus la différence avec des photos réelles.

OpenAI a donc répliqué avec GPT Image 1.5, qui se présente avec des capacités équivalentes à Nano Banana Pro, mais avec une tarification 20 % moins chère via l’API que l’ancien modèle. Par rapport à ce dernier, OpenAI affirme que la génération peut également prendre jusqu’à quatre fois moins de temps. Dans ChatGPT (web ou application mobile), un nouveau hub (dans la barre latérale) permet de se lancer plus rapidement avec des invites (prompts) prêtes à l’emploi et des filtres.

Nos confrères de MacG ont pris en main le nouveau générateur et l’ont comparé à Nano Banana Pro via quelques tests. Leurs conclusions sont simples : les deux modèles se valent globalement, l’un ou l’autre remportant la manche selon les demandes.

Le nouveau modèle d’OpenAI est en tout cas disponible pour l’ensemble des utilisateurs, aux mêmes conditions que l’ancien modèle.

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