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[MàJ] Cyberattaque : les services de La Poste toujours indisponibles

23 décembre 2025 à 09:08
Un 22 décembre ?
[MàJ] Cyberattaque : les services de La Poste toujours indisponibles

La Poste, La Banque postale, Colissimo, Digiposte : la plupart des services en ligne du groupe sont toujours indisponibles ce matin. On ne sait pas encore quand la situation reviendra à la normale.

Mise à jour du 23 décembre à 10h02 : Au micro de BFM, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a indiqué que la cyberattaque (DDoS) contre les services du groupe La Poste était toujours en cours. Elle aurait cependant « baissé en intensité ».

« Si vous avez demandé un colis pour Noël, vous n’avez pas aujourd’hui les moyens d’aller voir sur le site où il en est, mais le colis, lui, est en train d’arriver. La priorité des priorités, c’est de faire en sorte que les colis arrivent à temps pour Noël », a affirmé le ministre.


Article original du 22 décembre :

« Depuis tôt ce matin, un incident affecte l’accès à votre banque en ligne et à l’app mobile. Il est actuellement en cours de résolution, nos équipes mettent tout en œuvre pour rétablir le service rapidement », indiquait La Banque postale à 8h14 sur X. L’entreprise précisait que les paiements en ligne restaient disponibles via une authentification par SMS, l’application bancaire ne pouvant plus être utilisée. Les paiements par carte en magasin et les virements par Wero continuaient de fonctionner.

Des clients dans le flou

Tous les services en ligne du groupe La Poste semblent touchés, comme le site principal, Colissimo ou Digiposte. Le symptôme est toujours le même : le site « mouline » puis affiche un message d’erreur : « Nos équipes mettent tout en œuvre afin de rétablir la situation au plus vite. Nous vous présentons nos excuses pour la gêne occasionnée ».

À 13h25, nouveau tweet : « Un incident perturbe actuellement l’accessibilité d’une partie de nos systèmes d’information ». Là encore, le groupe indique que tout est fait pour rétablir la situation au plus vite, sans plus de détails. Il ajoute cependant que les « services essentiels de la banque ne sont pas impactés » : les paiements, les échanges interbancaires et le traitement des flux.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, les services impactés depuis ce matin ne sont toujours pas de retour. Sur le compte X, les réponses les plus récentes indiquent aux usagers qu’aucun horaire ne peut encore être communiqué.

Attaque par déni de service

Sur X, malgré les demandes, le compte officiel ne communique pas sur l’origine de « l’incident ». Selon plusieurs médias cependant, dont Le Monde Informatique et Clubic, le groupe est victime d’une attaque par déni de service (DDoS) qui immobiliserait ses services. La Poste a fini par confirmer l’hypothèse au Monde.

Selon Clubic d’ailleurs, la panne qui a affecté les services du groupe le samedi 20 décembre était déjà liée à une attaque DDoS.

Le calendrier ne doit dans tous les cas rien au hasard, à deux jours du réveillon de Noël. Le groupe a d’ailleurs assuré à franceinfo que la livraison des colis continuait, mais qu’elle était perturbée.

Microsoft va apporter l’accélération matérielle à son chiffrement BitLocker, mais…

22 décembre 2025 à 11:19
Disponible, mais pas vraiment
Microsoft va apporter l’accélération matérielle à son chiffrement BitLocker, mais…

BitLocker, la technologie de chiffrement intégral du disque chez Microsoft, recevra en 2026 une évolution majeure : le support de l’accélération matérielle. Les gains attendus sont significatifs, mais ce support sera très restreint dans un premier temps. En outre, des questions restent en suspens sur l’implémentation.

BitLocker est une technologie de Microsoft permettant de chiffrer intégralement le disque. Elle existe depuis longtemps, mais a surtout pris son envol avec Windows 10. Elle est présente dans Windows 11 et est même censée être active par défaut sur les installations neuves du système, à condition qu’elles se fassent avec la version 24H2. Un test récent sur un ordinateur portable, depuis une image ISO de Windows 11 25H2 (récupérable sur le site de Microsoft), nous a cependant montré que cette activation n’était toujours pas systématique.

Le chiffrement utilisé aujourd’hui est entièrement logiciel. Le gros avantage de cette approche est qu’elle rend BitLocker compatible avec toutes les configurations. Elle a pourtant deux inconvénients : le coût en performances et le niveau de sécurité.

Pour remédier à ces problèmes, Microsoft a annoncé ce 19 décembre l’arrivée de l’accélération matérielle. Malheureusement, aucune configuration n’a ce qu’il faut actuellement, et il faudra peut-être attendre fin 2026 pour en profiter, sur un nombre très limité de configurations.

Approche logicielle : un coût croissant en performances

Dans son billet, Microsoft indique que le coût en performances de BitLocker aurait dû continuer à s’exprimer via un pourcentage à un seul chiffre. Ce n’est plus possible aujourd’hui, à cause du niveau élevé de performances offert par les SSD NVMe.

Le constat peut paraitre contre-intuitif, mais l’explication est simple : certains disques sont si rapides que le processus galope pour suivre l’explosion du nombre d’opérations entrée/sortie (I/O) et répercuter les opérations de chiffrement attenantes.

« À mesure que les disques NVMe continuent d’évoluer, leur capacité à délivrer des débits de transfert de données extrêmement rapides a créé de nouvelles attentes en matière de réactivité système et de performance des applications. Bien que cela représente un avantage majeur pour les utilisateurs, cela signifie aussi que tout traitement supplémentaire — comme le chiffrement et le déchiffrement en temps réel par BitLocker — peut devenir un goulot d’étranglement s’il n’est pas correctement optimisé », explique Microsoft.

Le problème n’est pas nouveau : Tom’s Hardware en parlait par exemple en octobre 2023. Nos confrères avaient mesuré l’impact de BitLocker via plusieurs tests, qui avaient montré une chute de performances sur SSD pouvant atteindre 45 %. Dans sa communication, Microsoft ne donne pas de chiffres, mais évoque des baisses sensibles de performances dans des cas courants comme les chargements de gros fichiers vidéo, de grandes bases de code ou même dans certains jeux, où une latence peut se faire sentir. Et plus les SSD progressent, plus le problème est manifeste.

Décharger le CPU

L’arrivée de l’accélération matérielle pour BitLocker a été annoncée initialement durant la conférence Ignite, qui s’est tenue du 18 au 21 novembre. Microsoft est même déjà prête pour ce changement, puisque les bases en ont été posées dans la mise à jour de septembre pour Windows 11.

Comme toujours avec l’accélération matérielle, l’objectif est de décharger le processeur central (CPU) de certaines opérations, pour en finir avec les goulots d’étranglement. Dans le nouveau fonctionnement, tout sera ainsi traité par une nouvelle partie dédiée dans des processeurs à venir, de la même manière que le NPU (Neural Process Unit) prend en charge les opérations liées à l’IA dans certaines puces.

L’accélération matérielle se servira de l’algorithme XTS-AES-256 pour ses opérations, qui comprendront le chiffrement intégral, l’activation manuelle, l’activation pilotée par des politiques d’entreprise ainsi que celle basée sur des scripts. Microsoft ne donne pas de détails sur son protocole de test, mais dit avoir observé des performances équivalentes entre un disque NVMe avec chiffrement matériel et un autre sans chiffrement « sur les charges de travail courantes ». Des améliorations ont également été constatées sur les « écritures et lectures séquentielles et aléatoires ». L’entreprise dit aussi avoir constaté une baisse de 70 % des cycles CPU requis pour les opérations de chiffrement en moyenne.

Cette hausse des performances permettrait aussi une meilleure autonomie des ordinateurs portables concernés, puisque les opérations consomment moins d’énergie.

Le chiffrement matériel est en outre présenté comme bénéfique pour la sécurité, car les clés utilisées pour le chiffrement de masse sont soustraites du périmètre logiciel pour être encapsulées matériellement, « ce qui aide à accroître la sécurité en réduisant leur exposition aux vulnérabilités CPU et mémoire ». Ce fonctionnement vient alors compléter celui de la puce TPM, qui s’occupe des clés intermédiaires de chiffrement.

Problèmes à l’horizon

La publication de Microsoft soulève un certain nombre de questions et de problèmes. Plusieurs cas ne seront par exemple pas pris en charge : si un algorithme ou une taille de clé non pris en charge a été spécifié manuellement, si la politique d’entreprise impose un algorithme incompatible, ou encore si la politique FIPS 140 est active dans l’organisation.

Microsoft indique que des solutions vont être apportées pour aider les entreprises à transiter vers le chiffrement matériel pour BitLocker. Au printemps, Windows 11 va ainsi être mis à jour pour procéder automatiquement à une augmentation de la taille de la clé quand c’est possible, mais le système ne pourra changer l’algorithme lui-même. En clair, il passera automatiquement de AES-XTS-128 à AES-XTS-256 quand le contexte s’y prêtera.

Rappelons également que BitLocker a bénéficié un temps d’un chiffrement matériel avec les disques auto-chiffrés eDrive. Le support avait été supprimé après la découverte de plusieurs vulnérabilités, qui avaient notamment affecté Dell. Un chiffrement logiciel avait l’avantage pour Microsoft de permettre la maitrise de toute la chaine. Le retour de l’accélération matérielle réintroduit une dépendance sur les implémentations matérielles, qui peuvent comporter des vulnérabilités (BitLocker lui-même n’est pas une protection absolue). On ne sait rien du processus qui conduira à d’éventuelles certifications.

Surtout, la question du support matériel est intrigante. Pour l’instant, seuls les processeurs Core Ultra Series 3 d’Intel (Panther Lake) sont présentés comme compatibles. Et encore, Microsoft ne parle que d’un « support initial ». Or, ces puces sont attendues pour le second semestre 2026, sans plus de précisions. Aucune mention d’AMD et des puces Arm (qui équipent l’immense majorité des PC Copilot+ via les Snapdragon X Elite de Qualcomm), Microsoft n’évoquant qu’un support prévu « pour d’autres fabricants et plateformes », sans plus de détails.

☕️ Microsoft diffuse en urgence un patch pour MSMQ sur Windows 10

22 décembre 2025 à 09:28

Windows 10 n’a officiellement plus de support technique depuis le 14 octobre dernier. Dans l’ensemble des marchés, il est d’ordinaire possible de payer pour obtenir une année de support supplémentaire. Ce programme, nommé Extended Security Updates (ESU), est cependant gratuit en Europe. Il est limité à la première année et prendra fin (en théorie) en octobre 2026.

Dans le cadre de cette extension, des correctifs sont publiés pour les failles importantes ou critiques. Or, le dernier « Patch Tuesday » comportait une mise à jour spécifique, KB5071546, qui a entrainé de sérieux problèmes pour la fonction Message Queuing (MSMQ). Son installation a ainsi entrainé un arrêt de la fonction sur les machines Windows 10, Windows Server 2019 et Windows Server 2016.

Microsoft a rapidement publié une fiche technique pour résumer les symptômes : les files d’attente MSMQ deviennent inactives, les sites IIS ne fonctionnent plus et affichent des erreurs « Ressources insuffisantes pour effectuer l’opération », les applications ne peuvent plus écrire dans les files d’attente, des journaux (logs) affichent de faux messages « Il n’y a pas assez d’espace disque ou de mémoire », etc.

L’éditeur en profitait pour indiquer la source du souci : « Ce problème est causé par les récents changements introduits dans le modèle de sécurité MSMQ et les permissions NTFS sur le dossier C:\Windows\System32\MSMQ\storage. Les utilisateurs MSMQ doivent désormais accéder en écriture à ce dossier, qui est normalement réservé aux administrateurs. En conséquence, les tentatives d’envoi de messages via les API MSMQ peuvent échouer avec des erreurs de ressources. »

Dans la nuit du 18 au 19 décembre, Microsoft a donc publié en urgence un patch pour rétablir la fonction. L’entreprise ajoute d’ailleurs que ce problème peut aussi affecter un « environnement MSMQ clusterisé sous charge ». Les administrateurs sont invités à diffuser la mise à jour dans les parcs concernés.

☕️ Steam est désormais 64 bits sur Windows, les versions 32 bits abandonnées le 1er janvier

22 décembre 2025 à 07:23

Le mois dernier, nous évoquions l’arrivée du 64 bits dans la version Windows de Steam via une bêta. Dans la mise à jour stable du 19 décembre, Steam est officiellement 64 bits sur l’ensemble des machines Windows fonctionnant sur ce type d’architecture (soit la quasi-totalité des ordinateurs aujourd’hui).

Dans les notes de version, Valve confirme que les versions 32 bits de Steam ne recevront des mises à jour que jusqu’au 1ᵉʳ janvier, ne laissant plus que quelques jours. Le client continuera de fonctionner pendant un temps, mais les bugs ne seront plus corrigés.

Les mêmes notes contiennent d’autres apports, comme la possibilité de déclarer directement un message comme suspect ou de type harcèlement depuis un clic droit sur le pseudo dans une conversation de groupe. La même fenêtre permet de bloquer l’utilisateur ciblé.

On remarque aussi que cette mise à jour ajoute le support des contrôleurs Switch 2 par l’USB sur Windows, et celui des adaptateurs GameCube en mode Wii-U avec vibration sous Windows. Plusieurs bugs ont été corrigés, notamment en lien avec les gyroscopes de plusieurs manettes.

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