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OpenAI lance ChatGPT Go à 8 euros par mois et confirme l’arrivée de la publicité

16 janvier 2026 à 19:53
Go Go Go !
OpenAI lance ChatGPT Go à 8 euros par mois et confirme l’arrivée de la publicité

OpenAI a annoncé vendredi le lancement d’une formule ChatGPT Go à 8 euros (ou 8 dollars) par mois, qui s’accompagne d’une nouvelle mécanique de monétisation : l’introduction de publicités dans l’interface du modèle. L’entreprise promet que la publicité, d’abord testée aux États-Unis, sera gérée de façon responsable.

C’était le serpent de mer, l’éléphant dans la pièce : quand OpenAI, qui revendique 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires, allait donc se décider à franchir le Rubicon de la publicité pour monétiser son audience colossale ? En gestation depuis de longs mois, la réflexion a finalement abouti sur une double décision rendue publique vendredi 16 janvier : l’annonce de l’arrivée prochaine de publicités au sein de ChatGPT et l’introduction d’un nouvel abonnement premier prix… précisément enrichi de publicités.

ChatGPT Go à 8 euros par mois

Jusqu’ici, il fallait choisir (si l’on voulait s’adonner à l’IA générative selon OpenAI) entre la formule gratuite et le premier niveau d’abonnement, ChatGPT Plus, facturé 23 euros par mois. L’entreprise dirigée par Sam Altman introduit un niveau intermédiaire baptisé ChatGPT Go et facturé 8 euros ou 8 dollars par mois.

D’après OpenAI, cette formule d’entrée de gamme confère dix fois plus de capacité que l’utilisation gratuite de ChatGPT, qu’il s’agisse de messages, d’envoi de fichiers ou de création d’images, avec un accès au récent modèle GPT‑5.2 Instant. La fenêtre de contexte et la mémoire de l’agent conversationnel (c’est-à-dire sa capacité à tenir une conversation au long cours, sans en perdre le fil) seraient également augmentées dans des proportions non précisées.

OpenAI prend bien soin de rappeler que ces capacités n’égalent pas celles des abonnements ChatGPT Plus (23 euros par mois) ou ChatGPT Pro (229 euros par mois), et souligne que ces formules resteront dépourvues de publicités, avec en plus l’accès à l’Agent Codex et au générateur de vidéos Sora.

Car c’est bien là le nerf de la guerre pour l’offre Go. « Nous prévoyons de commencer prochainement à tester la publicité dans la version gratuite et sur ChatGPT Go aux États-Unis. La publicité nous permet de maintenir notre engagement à rendre l’IA accessible à tous en nous aidant à proposer ChatGPT gratuitement ou à des prix abordables », révèle ainsi OpenAI.

Si l’utilisateur veut cuisiner, pourquoi ne pas lui vendre des condiments ? – crédit OpenAI

OpenAI promet une pub responsable

Le sujet de la publicité, délicat à bien des égards, fait l’objet d’une annonce dédiée, signée par Fidji Simo, la franco-américaine qui murmure depuis le printemps 2025 à l’oreille de Sam Altman pour les sujets liés à la monétisation.

OpenAI y revendique quelques grands principes, parmi lesquels la stricte indépendance des réponses générées par ChatGPT vis-à-vis des annonceurs ou la confidentialité des conversations menées avec le chatbot. Ce qui ne signifie évidemment pas que la publicité ignorera le contexte desdites conversations. « Vous contrôlez l’utilisation de vos données. Vous pouvez désactiver la personnalisation et supprimer à tout moment les données utilisées pour les publicités. Nous proposerons toujours une option pour ne pas voir de publicités sur ChatGPT, notamment un abonnement payant sans publicité », promet l’entreprise.

Ses engagements portent également sur l’affichage des publicités qui, selon cette annonce et captures d’écran à l’appui, seront explicitement isolées du flux de la conversation entre l’utilisateur et le chatbot, mais sauront se montrer attractives : « Grâce aux capacités de l’IA, nous sommes impatients de développer au fil du temps de nouvelles expériences que les utilisateurs jugeront plus utiles et pertinentes que toutes les autres publicités ».

Relais Colis piraté : accès frauduleux, liste de 10 000 mails envoyée par mail aux clients

16 janvier 2026 à 16:22
Quand le WTF rencontre le JPP
Relais Colis piraté : accès frauduleux, liste de 10 000 mails envoyée par mail aux clients

Que se passe-t-il chez Relais Colis ? La question mérite vraiment d’être posée, vu l’email reçu par certains clients. Il contient pas moins de… 10 000 adresses email d’autres personnes. Pendant ce temps, un pirate mettrait en vente un fichier avec 10 millions de données de Relais Colis.

Emailception : un email de Relais Colis, avec 10 000 adresses emails

VivaSentenza, lecteur de Next a reçu hier un email pour le moins étrange et inquiétant. Il fait en effet partie des destinataires à avoir reçu, dans le corps d’un email, une liste de 10 000 emails d’autres personnes (le contenu représente 10 000 @ et 240 315 caractères).

Le lecteur a ensuite reçu un second courrier quelques heures plus tard l’informant d’un « incident de sécurité informatique ». Il nous a fait suivre les deux emails au complet (exportation au format .eml) pour que nous les analysions.

Contacté, le service presse de Relais Colis nous confirme « avoir été alerté d’un accès frauduleux cette semaine à certaines données clients ».

Voici ce que nous apprennent les informations dans les métadonnées. L’email a été créé le 15 janvier à 12h02 (en UTC) et son sujet est « Information relative à la sécurité de vos données personnelles ». Il passe entre les mains du service de messagerie SimpleLogin (qui appartient à Proton) puis enfin dans la boite email du destinataire (Proton Mail).

Sur les réseaux sociaux, d’autres personnes ont visiblement reçu le même email (SaxX par exemple). Le destinataire n’est pas le même (l’heure diffère aussi un peu), mais la liste des emails dans le contenu du message semble être identique à chaque fois.

DKIM, DMARC et SPF : tout est ok !

Toutes les signatures DKIM, DMARC et SPF sont au vert. Les champs signés sont notamment From, Subject, To et Date.

Arc-Authentication-Results: i=1; mail.protonmail.ch;
dmarc=pass (p=quarantine dis=none) header.from=relaiscolis.com;
spf=pass smtp.mailfrom=eu-central-1.amazonses.com;
dkim=pass (1024-bit key) header.d=amazonses.com header.i=@amazonses.com […];
dkim=pass (1024-bit key) header.d=relaiscolis.com header.i=@relaiscolis.com […];

Nous vérifions au passage les serveurs autorisés à envoyer des emails au nom du domaine relaiscolis.com (via le DNS). Allons directement à la partie importante : « include:amazonses.com ». Amazonses.com est bien autorisé à envoyer des emails pour le compte de Relaiscolis.com. Dans l’email reçu par le lecteur, DKIM confirme que relaiscolis.com a bien signé l’email.

Il est donc légitime, mais nous ne savons pas comment cela a pu se produire. Piratage du compte de gestion des envois d’emails de Relais Colis ? Fausse manip’ du stagiaire ? Bug technique ? Impossible à dire pour le moment.

Relais Colis informe d’un « incident de sécurité »

Quelques heures plus tard, à 20h18, le lecteur reçoit donc un autre email de Relais Colis, intitulé « Information – Incident de sécurité affectant certaines données de contact ». L’email qui reçoit le message est utilisé uniquement pour Le Bon Coin nous précise le lecteur, alors que la communication vient de Relais Colis, mais les deux sont partenaires pour l’expédition des colis.

« Nous souhaitions vous informer qu’un incident de sécurité informatique a récemment été porté à notre connaissance et a affecté l’un de nos prestataires techniques intervenant dans le cadre de nos activités. Bien que cet incident soit désormais contenu et résolu, il a pu entraîner une atteinte limitée à la confidentialité de certaines données à caractère personnel vous concernant ».

Dans le lot, nom, prénom, adresse e-mail et numéro de téléphone. « Aucune donnée bancaire, aucun mot de passe, ni aucune information de paiement ou donnée sensible ne sont concernés par cet incident », ajoute Relais Colis. La CNIL a été notifiée, comme la loi l’y oblige.

Pas un mot par contre sur le précédent email.

Relais Colis nous confirme « un accès frauduleux cette semaine »

Nous avons contacté le transporteur en leur expliquant la situation et notamment les 10 000 emails dans le message et la signature de l’email par relaiscolis.com. Son agence de presse nous répond que, « à l’issue des premières vérifications, Relais Colis confirme avoir été alerté d’un accès frauduleux cette semaine à certaines données clients ».

La suite de la réponse est du même acabit que le second email envoyé aux clients : « Les données concernées sont des données téléphoniques et postales. Aucune donnée bancaire, aucun mot de passe ni aucune information sensible liée à la sécurité n’ont été compromis ».

« Dès l’identification de l’incident, Relais Colis a engagé les actions nécessaires et a entamé les démarches réglementaires en cours, notamment auprès de la CNIL, conformément aux obligations en vigueur. Cet incident est bien entendu regrettable et fait l’objet d’un suivi attentif visant à renforcer les dispositifs de sécurité », ajoute le service presse.

Nous avons redemandé comment un email avec 10 000 adresses emails a été envoyé à des clients, sans réponse pour l’instant.

Une base de données « relaiscolis » en vente sur Breachforum

Cette semaine, un nouveau message sur Breachforum annonçait « la vente de la base de données “relaiscolis” » avec les nom, prénom, nom de l’entreprise, adresse, téléphone et email. Le fichier contiendrait près de 10 millions de données.

Une vingtaine de comptes sont donnés en exemples avec la publication. Nous avons comparé les e-mails aux 10 000 dans l’email envoyé au lecteur : aucun ne correspond, mais cela ne permet pas d’en conclure grand-chose pour le moment.

Wikimedia signe avec les majors de l’IA générative pour son programme Enterprise

16 janvier 2026 à 13:49
À table avec une longue cuillère ?
Wikimedia signe avec les majors de l’IA générative pour son programme Enterprise

Alors que Wikipédia fête ses 25 ans, la fondation Wikimedia en profite pour mettre en avant son programme « Enterprise » et les accords qu’elle vient de signer avec des entreprises majeures de l’IA générative telles qu’Amazon, Meta, Microsoft, Mistral AI ou Perplexity. Des accords qui lui permettent de canaliser le nombre énorme de requêtes effectuées par les bots crawlers d’IA générative sur ses infrastructures.

Hier, Wikipédia fêtait ses 25 ans. « Avec des milliards de visites mensuelles et un nombre toujours croissant d’organisations qui s’appuient sur les connaissances gratuites et vérifiées de Wikipédia, cette plateforme est devenue partie intégrante de l’architecture de l’ensemble de l’Internet », déclarait à cette occasion Maryana Iskander, directrice générale de la Fondation Wikimédia.

Le lendemain de cet anniversaire, cette même fondation annonce avoir conclu des accords avec les entreprises d’IA générative Amazon, Meta, Microsoft, Mistral AI et Perplexity pour son programme « Wikimedia Enterprise ».

Une saturation des infrastructures de Wikimédia qui demande un changement d’utilisation

Depuis le début des modèles de langage, le contenu de Wikipédia est crucial pour leur entrainement. L’encyclopédie participative permet à toutes ces entreprises de s’appuyer sur d’importantes masses de données créées par des humains. Elle est à la fois une source énorme d’exemples d’écriture et d’informations mises à jour régulièrement couvrant un spectre encyclopédique.

L’adoption par Wikipédia de la licence Creative Commons by-sa en 2009 rend les choses encore plus simples pour la réutilisation de ses contenus (la question de la citation des auteurs dans les outils d’IA générative se pose néanmoins). Ainsi, en 2020, GPT-3 d’OpenAI s’appuyait déjà sur trois milliards de tokens venant de la version anglophone de l’encyclopédie.

Mais depuis, les modèles de langage sont sortis des laboratoires et les entreprises en mettent de nouveaux sur le marché toutes les semaines. De plus, l’utilisation généralisée du RAG (ou génération à enrichissement contextuel en français), technique qui permet d’optimiser leur réponse sans relancer un processus d’entrainement, augmente considérablement le nombre de requêtes envoyées aux sites qui peuvent rafraichir les informations contenues dans le modèle. Ces requêtes envoyées par les robots crawlers des entreprises d’IA saturent régulièrement les infrastructures de certains sites. Et Wikipédia en fait évidemment partie.

En avril 2025, la fondation Wikimedia tirait un signal d’alarme : « Notre infrastructure est conçue pour supporter des pics soudains de trafic d’origine humaine lors d’événements très intéressants, mais le volume de trafic généré par les robots scrapeurs est sans précédent et présente des risques et des coûts croissants », expliquait-elle. Surtout que certaines entreprises d’IA générative ne respectent pas les fichiers robots.txt qui sont censés permettre de donner des instructions aux robots crawlers comme leur interdire l’accès.

Plusieurs API et une volonté d’utiliser le programme pour mieux gérer les citations

Le programme Enterprise permet à la fondation de rediriger les entreprises d’IA vers des API qui gèrent mieux leurs accès au contenu. Elle en propose plusieurs : l’API On-demand renvoie la version la plus récente pour une demande d’article spécifique, l’API Snapshot fournit Wikipédia sous forme de fichier téléchargeable pour chaque langue, mis à jour toutes les heures, et l’API Realtime diffuse les mises à jour dès qu’elles se produisent.

En octobre dernier, la fondation expliquait que l’encyclopédie perdait 8 % de pages vues par les humains en un an et mettait ça sur le compte de l’IA. À cette occasion, elle s’émeuvait d’un risque d’une baisse de la participation au projet. Car si les internautes ne savent pas que les contenus générés par IA sont tirés en grande partie de Wikipédia et qu’ils ne la consultent plus, il est possible qu’ils ne voient plus l’intérêt d’y participer. La fondation expliquait à ce moment-là que son programme « Enterprise » devait pousser aussi les entreprises d’IA à attribuer correctement les contenus.

« Wikipédia est un élément essentiel du travail de ces entreprises technologiques, qui doivent trouver comment le soutenir financièrement », explique Lane Becker, président de Wikimedia Enterprise à Reuters. « Il nous a fallu un certain temps pour comprendre quelles étaient les fonctionnalités et les caractéristiques à proposer si nous voulions faire passer ces entreprises de notre plateforme gratuite à une plateforme commerciale… mais tous nos grands partenaires technologiques comprennent vraiment la nécessité de s’engager à soutenir le travail de Wikipédia », ajoute-t-il.

La fondation précise que ce ne sont pas les premiers accords dans ce sens avec d’importantes entreprises du monde de l’IA générative. Ainsi, Google, Ecosia, Nomic, Pleias, ProRata et Reef Media étaient déjà entrées dans son programme Enterprise.

Mais avec les cinq nouveaux accords, la fondation Wikimédia se lie économiquement de plus en plus avec ce milieu. Si leurs montants prennent une place significative dans son budget, des dents pourraient grincer au sein de la communauté Wikipédia. Rappelons que l’IA est un sujet sensible qui s’est un peu enflammé quand la fondation a voulu utiliser l’IA générative pour créer des résumés automatiques d’articles de l’encyclopédie.

☕️ Trois plaidoiries « hallucinées » par IA ont été identifiées en France en décembre

16 janvier 2026 à 13:08

En juillet, lorsque nous l’avions interviewé, Damien Charlotin n’avait identifié que 160 plaidoiries contenant des « hallucinations » générées par IA, majoritairement états-uniennes. En ce début janvier, sa base de données en dénombre 806, dont 548 aux USA, 56 au Canada, 55 en Australie, 38 en Israël, 32 en Grande-Bretagne, 9 au Brésil, 7 en Allemagne, 5 en Argentine, Inde et aux Pays-Bas, et 3 en France, toutes trois identifiées en décembre dernier.

Nicolas Hervieu, professeur affilié à l’école de droit de Sciences Po, a ainsi constaté que le tribunal administratif de Grenoble avait eu à traiter « une requête et des mémoires générés avec un outil dit d’intelligence artificielle, dont le contenu est tout sauf “juridiquement cadré”, contrairement à ce que prétend l’outil utilisé, dans un échange avec le requérant que M. A… n’a même pas pris la peine d’enlever du document adressé au tribunal ».

Fin décembre, il remarquait que le tribunal administratif d’Orléans avait quant à lui été confronté à 15 jurisprudences hallucinées, et qu’ « il y a donc lieu d’inviter le conseil du requérant à vérifier à l’avenir que les références trouvées par quelque moyen que ce soit ne constituent pas une “hallucination” ou une “confabulation” ».

« Chez les magistrats civilistes, on a tous eu dans des écritures au moins une jurisprudence qui n’existe pas », confirme Cyril Jeanningros, juge au tribunal judiciaire de Paris, au journaliste spécialiste des affaires judiciaires Gabriel Thierry, sur Dalloz Actualité. Un problème chronophage : « L’affaire qui nécessitait douze pages il y a 25 ans en comporte désormais trente, mais c’est plus le fait du copier-coller que de l’IA ».

« Avant, on voyait ceux qui copiaient des jurisclasseurs dans leurs écritures, on se moquait mais au moins c’était juste. Avec l’IA générative, nous devons identifier les propos hallucinés, cela nous complique la tâche », déplore Caroline Lantero auprès de Gabriel Thierry. Avocate au barreau de Clermont-Ferrand, elle a récemment reçu « cinq pages d’un argumentaire complètement faux », et dû faire un important travail de vérification à la place de la partie adverse, « un temps que je supporte assez mal de perdre ».

Wi-Fi dans les avions : Lufthansa signe avec Starlink, le patron de Ryanair n’en veut pas

16 janvier 2026 à 11:15
et traite Elon Musk d'idiot
Wi-Fi dans les avions : Lufthansa signe avec Starlink, le patron de Ryanair n’en veut pas

Lufthansa a annoncé cette semaine avoir signé avec Starlink pour équiper les 850 avions de sa flotte d’ici 2029 d’une connectivité sans fil, avec la promesse d’un Wi-Fi gratuit à bord pour ses passagers. Le patron de Ryanair se refuse quant à lui à envisager un tel déploiement en raison du surcoût engendré par l’augmentation de carburant consommé. Et traite au passage Elon Musk d’idiot, après que le patron de SpaceX le déclare mal informé sur le sujet.

À son tour, Lufthansa cède aux sirènes de Starlink, qui s’impose de ce fait comme le premier fournisseur de connectivité à bord auprès des grandes compagnies européennes. Dans son annonce, datée du 13 janvier, le groupe indique qu’il débutera le déploiement de Starlink dans le courant du deuxième semestre 2026, avec l’ambition d’avoir équipé l’intégralité de sa flotte d’ici 2029.

Le projet concerne l’ensemble des compagnies détenues par la compagnie aérienne nationale allemande, à savoir Lufthansa, Swiss, Austrian Airlines et Brussels Airlines, pour un total d’environ 850 avions.

Wi-Fi gratuit à bord sur enregistrement

Lufthansa fait du Wi-Fi haut débit promis par Starlink un produit d’appel pour ses outils de connaissance client. Le groupe indique en effet que l’accès à Internet sera gratuit à bord pour les clients qui disposent soit d’un « statut » (c’est-à-dire une inscription au programme de fidélité Miles and More), soit d’un identifiant Travel ID, le compte Internet unique par lequel ses différentes compagnies proposent de centraliser les interactions avec leurs services en ligne.

Lufthansa rejoint donc ici la logique déjà adoptée par Air France, qui prévoit de boucler le déploiement de Starlink d’ici fin 2026, et mise sur la fourniture d’un service gratuit pour les passagers. Starlink peut de son côté se targuer d’avoir convaincu les plus grandes compagnies aériennes européennes avec ce nouvel accord. Outre Air France et maintenant Lufthansa, le réseau satellitaire de SpaceX a en effet signé (PDF) en novembre 2025 avec IAG, qui réunit Aer Lingus, British Airways, Iberia, LEVEL et Vueling et opère environ 500 avions.

Incompatible avec la grille tarifaire des « low costs » ?

Starlink risque en revanche d’avoir du mal à convaincre Ryanair. Interrogé par Reuters en réaction à l’annonce formulée par Lufthansa, Michael O’Leary, PDG de la compagnie irlandaise, a en effet estimé que la fourniture d’un accès Internet à bord était incompatible avec la logique économique de Ryanair, qui opère principalement des vols courts et moyens courriers. « Nous ne pensons pas que nos passagers soient prêts à payer pour le Wi-Fi pendant un vol d’une heure en moyenne », a-t-il déclaré.

Michael O’Leary a dans le même temps commenté l’impact potentiel de l’intégration de Starlink au niveau de la consommation de carburant : « Il faut installer une antenne sur le fuselage, cela entraîne une surconsommation de carburant de 2 % en raison du poids et de la traînée ».

L’allégation est arrivée aux oreilles d’Elon Musk qui a réagi, le même jour sur X. « Il est mal informé. Je doute même qu’ils puissent mesurer précisément la différence de consommation de carburant, surtout pour un vol d’une heure, où la traînée supplémentaire est quasiment nulle pendant la phase de montée grâce à l’angle d’attaque élevé. Et comparé à la plupart des autres solutions de connectivité, il y aurait en réalité des gains d’efficacité. », a estimé le patron de SpaceX, étayant son propos d’un extrait de texte généré par Grok.

Michael Nicolls, vice-président en charge de SpaceX chez Starlink, a abondé dans son sens, en publiant deux photos illustrant l’antenne Starlink et celle d’un système satellite géostationnaire sur la carlingue d’un avion, pour souligner la faible protubérance occasionnée par le système maison. « Notre analyse montre que l’augmentation de la consommation de carburant pour un 737 - 800 avec notre conception actuelle est d’environ 0,3 % », affirme ce dernier.

La réponse du berger à la bergère

Interrogé vendredi par la radio irlandaise Newstalk, le patron de Ryanair a maintenu son chiffre. « Boeing nous a déjà confirmé la nécessité d’installer une antenne sur le toit de l’appareil ; cela entraînera une augmentation de la consommation de carburant d’environ 2 % », déclare-t-il. L’impact financier se monterait donc selon lui à 200 ou 250 millions de dollars par an, sur la base d’une facture annuelle de carburant de l’ordre de 5 milliards de dollars.

« Autrement dit, cela représente environ un dollar supplémentaire par passager, et nous ne pouvons tout simplement pas supporter ces coûts. Les passagers ne sont pas prêts à payer pour la gratuité d’Internet ; s’il est gratuit, ils l’utiliseront, mais ils ne débourseront pas un euro chacun pour s’y connecter ».

Habitué des sorties sarcastiques (et des négociations musclées allant jusqu’au chantage, notamment avec les aéroports français), Michael O’Leary a profité de l’occasion pour dire tout le bien qu’il pensait d’Elon Musk. « Je n’accorderais aucune attention à Elon Musk. C’est un idiot – très riche, certes, mais un idiot quand même ».

« Le PDG de Ryanair est un imbécile fini. Qu’on le vire ! », a à son tour répondu Musk sur X, peu après la publication de cette actu.

Le « gratuit » chez Ryanair, ça fait longtemps que l’entreprise a tiré un trait dessus.

☕️ L’alpha de GNOME 50 tire (à nouveau) un trait sur X11

16 janvier 2026 à 08:15

L’équipe en charge de GNOME a signalé vendredi la publication de la première alpha (version de test instable) de la future version 50 de son environnement. Cette alpha 1 de GNOME 50 permet de constater, en pratique et à nouveau, les conséquences de l’abandon programmé de X11 au profit de Wayland.

Pourquoi « à nouveau » ? Ce changement avait déjà été mis en oeuvre au niveau de l’alpha 1 de GNOME 49 en juillet dernier, avant que l’équipe ne décide de faire marche arrière avant la sortie de la version finale, en septembre.

« Nous avons trouvé difficile de séparer proprement la capacité de GDM à lancer des sessions X11 modernes (que nous avions l’intention de garder activées dans GNOME 49) du reste de l’intégration X11 de GDM (que nous avions l’intention de désactiver mais de laisser intacte pour GNOME 49) », expliquait alors l’équipe.

Gnome 50 alpha 1

Cette fois sera-t-elle la bonne ? L’alpha 1 de GNOME 50 retente l’aventure. « La prise en charge de X11 a été entièrement supprimée, à l’exception de la possibilité de lancer des sessions X11 d’autres environnements de bureau avec un serveur X par utilisateur. Cela signifie que des fonctionnalités telles que XDCMP et Xserver ont disparu, et que les sessions GDM s’exécuteront toujours sous Wayland », confirment les notes de version, qui signalent par ailleurs l’impossibilité nouvelle de compiler GDM (GNOME Display Manager) sans Wayland.

Outre l’adaptation de nombreux composants à la disparition du backend X11, GNOME 50 alpha introduit de nombreuses petites nouveautés, listées par exemple par Phoronix.

La version finale de GNOME 50 est pour l’instant programmée au le 18 mars prochain.

☕️ La distribution Tails 7.4 permet maintenant de garder les réglages de langues

16 janvier 2026 à 07:57

La distribution Linux Tails, spécialisée dans la sécurité, a été mise à jour jeudi. Arrivant un mois après la 7.3.1, cette nouvelle version contient des évolutions de paquets telles que le passage de Tor Browser à la version 15.0.4, Thunderbird en version 140.6.0 ou le noyau Linux dans sa version 6.12.63.

Une des nouveautés les plus visibles pour l’utilisateur, c’est la possibilité de garder ses réglages de langues, de disposition de clavier et de format d’affichage des dates et heures entre deux utilisations de la distribution live.

En effet, l’équipe de Tails explique avoir mis en place une option pour enregistrer ces options si l’utilisateur l’active. Ainsi, on peut plus facilement saisir le mot de passe de notre stockage persistant, si on le veut. Attention, le billet annonçant la nouvelle version précise que ces options sont stockées de manière non chiffrée.

L’équipe de Tails précise aussi qu’ « avec la transition en cours de BitTorrent v1 vers v2, les fichiers BitTorrent v1 que nous avons fournis jusqu’à présent peuvent devenir un problème de sécurité ». Elle a donc choisi de ne plus utiliser le protocole BitTorrent pour distribuer sa distribution : « Nous ne pensons pas que la mise à jour vers BitTorrent v2 justifie les coûts supplémentaires liés à la migration et à la maintenance ».

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