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☕️ Ingérences numériques étrangères : VIGINUM doté de « moyens renforcés »

12 février 2026 à 13:51

VIGINUM annonce pouvoir collecter les données issues des petites plateformes où sont souvent pensées les opérations de manipulations contre la France, relève l’AFP.

Un décret, présenté hier en Conseil des ministres et publié ce 12 février au Journal officiel, dote en effet le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères de « moyens renforcés ».

Il supprime le « seuil minimal de 5 millions de visiteurs uniques par mois » qui fixait le « périmètre des plateformes sur lesquelles Viginum (pouvait) collecter des données à caractère personnel ».

Il élargit également le champ de cette collecte, « en particulier en l’étendant aux interfaces en ligne au sens du DSA », et allonge par ailleurs les durées de conservation des données et de renouvellement des collectes. Cette extension permet de conserver des « archives » pour faire face aux acteurs dits « persistants », explique une source sécuritaire à l’AFP.

Après quelques années en service, les autorités se sont aperçues qu’« un certain nombre d’opérations d’ingérence numérique étrangère se préparaient sur des petites plateformes pour que cela soit moins visible des outils de modération », poursuit cette source, citant notamment l’exemple de Discord.

Le décret octroie par ailleurs au service de nouvelles missions en matière de documentation des modes opératoires, de recherche et d’information du public, ainsi qu’aux actions d’éducation aux médias, et précise le cadre d’action de certaines missions déjà exercées, en particulier en matière électorale.

Infographie de la galaxie Viginum
Viginum

Dans sa délibération associée, la CNIL « prend acte des justifications » présentées par le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), et « considère que le projet de décret comporte des garanties propres à assurer le respect du principe de minimisation des données lors de la collecte des données qui est rendue possible dès la phase de veille/détection ».

Elle relève par ailleurs que sa « nouvelle mission de recherche et développement implique la réutilisation des données collectées par Viginum pour une nouvelle finalité, de conception, d’entraînement et de développement d’outils utilisant l’IA en appui aux missions du service. »

Challenges rappelle de son côté que VIGINUM a publié en décembre dernier un guide de sensibilisation à la protection du débat public numérique en contexte électoral, en prévision des municipales les 15 et 26 mars prochains.

Une « stratégie nationale de lutte contre les manipulations de l’information », annoncée par Emmanuel Macron début février, vient par ailleurs d’être rendue publique (nous y reviendrons), précise Challenges :

« D’ores et déjà, tous les cadres dirigeants des partis politiques ont été reçus ces dernières semaines par Nicolas Roche, le patron du SGDSN (Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale), pour un brief sur les risques d’ingérences étrangères à l’occasion des municipales. »

De l’enthousiasme au burnout, l’IA ne réduit pas la charge de travail, mais l’intensifie

12 février 2026 à 13:14
Le revers du mode IA
De l’enthousiasme au burnout, l’IA ne réduit pas la charge de travail, mais l’intensifie

Une étude de chercheuses de la Business School de Berkeley montre que le recours volontaire à l’IA augmente certes la productivité des employés, mais au prix d’un « nouveau rythme » de travail multitâche et d’un « cercle vicieux » générant workslop, burnout et turnover. Elle appelle les managers et employés à prendre la mesure du phénomène avant qu’il ne soit trop tard.

Dimanche dernier, un billet de blog intitulé « La fatigue liée à l’IA est bien réelle, mais personne n’en parle » faisait le buzz sur les réseaux sociaux. Le développeur Siddhant Khare y déplorait que « quand chaque tâche prend moins de temps, on ne fait pas moins de tâches, on en fait plus. Nos possibilités semblent s’étendre, donc le travail s’étend en fonction ».

Il y soulignait également que le passage d’une gestion lente mais concentrée sur un seul problème à celle de cinq ou six sujets différents en une journée l’empêche de retrouver le même état de « concentration profonde » qu’il connaissait auparavant, s’inquiétant d’une potentielle « atrophie de la pensée ».

Lundi, une étude publiée dans la Harvard Business Review est venue confirmer ses dires. « L’IA ne réduit pas la charge de travail, elle l’intensifie », y écrivent Aruna Ranganathan et Xingqi Maggie Yew, chercheuses à la Business School de l’université de Berkeley.

Elles ont étudié pendant huit mois, d’avril à décembre 2025, la manière dont l’IA générative avait modifié les habitudes de travail dans une entreprise technologique américaine comptant environ 200 employés. Elles y sont allées deux fois par semaine afin d’observer comment y travaillaient les employés, suivant également leurs canaux de communication internes, et procédant à plus de 40 entretiens approfondis :

« Nous avons constaté que les employés travaillaient à un rythme plus soutenu, assumaient un éventail de tâches plus large et prolongeaient leur journée de travail, souvent sans qu’on leur demande de le faire. De leur propre initiative, les employés en faisaient plus parce que l’IA leur donnait le sentiment que « faire plus » était possible, accessible et, dans de nombreux cas, intrinsèquement gratifiant. »

Les chercheuses soulignent que l’entreprise en question ne leur imposait aucunement de recourir à l’IA, se bornant à leur proposer des abonnements d’entreprise à des IA disponibles dans le commerce. « Si cela peut sembler être un rêve devenu réalité pour les dirigeants, les changements induits par l’adoption enthousiaste de l’IA peuvent s’avérer insoutenables et causer des problèmes à long terme », alertent cela dit les autrices :

« Une fois l’enthousiasme des premiers essais retombé, les employés peuvent se rendre compte que leur charge de travail a augmenté discrètement et se sentir dépassés par toutes les tâches qui leur incombent soudainement. Cette augmentation insidieuse de la charge de travail peut à son tour entraîner une fatigue cognitive, un épuisement professionnel et une prise de décision affaiblie. La hausse de productivité observée au début peut laisser place à une baisse de la qualité du travail, à un turnover élevé et d’autres problèmes. »

Un pharmakon : à la fois remède, poison, et bouc émissaire

Les chercheuses ont identifié trois formes principales d’intensification : l’élargissement du périmètre des tâches effectuées, le flou qui s’instaure entre travail et vie privée, la banalisation du multitâches.

L’IA pouvant assister ses utilisateurs dans des domaines où ils n’ont pas de compétences particulières, « les employés ont progressivement assumé des responsabilités qui incombaient auparavant à d’autres », relèvent les chercheuses. Les chefs de produit ont commencé à écrire du code, les chercheurs se sont attelés à des tâches d’ingénierie quand d’autres « se sont essayés à des tâches qu’ils auraient auparavant externalisées, reportées ou évitées ».

L’IA générative a en effet rendu envisageable d’effectuer des tâches qui, jusque-là, paraissaient a priori infaisables, faute de compétences dédiées. Les chercheuses ont constaté que les employés ont commencé à prendre en charge des tâches qui auraient préalablement nécessité une aide ou du personnel supplémentaires. Non content de réduire la dépendance vis-à-vis des autres, ce recours à l’IA offre en outre « une amélioration cognitive stimulante » aux personnes ainsi « augmentées ».

Sauf que, à la manière des prises de risque que peuvent générer de faux sentiments de sécurité, cette émancipation est aussi un pharmakon, et donc à la fois un remède, un poison, et un bouc émissaire, qui n’est pas sans rappeler la potentielle émergence d’une « bêtise artificielle » contre laquelle alerte la philosophe Anne Alombert.

Les chercheuses évoquent par exemple le temps passés par des ingénieurs à devoir réviser et corriger les mémos générés par IA de personnes ne disposant pas de compétences appropriées, ou encore le temps perdu à finaliser des pull requests et à remettre au propre du code développé en mode « vibe-coding » par des dev’ ne maitrisant pas le langage de programmation en question.

Un temps perdu que nous avions déjà chroniqué dans un article consacré au « workslop », terme désignant précisément les travaux de piètre qualité obligeant employés et managers à « refaire le job » que des gens moins qualifiés ont effectué grâce à l’IA dans des domaines qu’ils ne maitrisent pas, ou pas assez.

La frontière entre travail et temps libre devient poreuse

Les chercheuses ont également constaté que le fait de pouvoir expérimenter des tâches jusqu’alors inenvisageables contribue également à alimenter un flou entre ce qui relève du travail et de la vie privée. Des employés ont ainsi commencé à expérimenter de nouvelles compétences professionnelles sur leurs temps de pause déjeuner, le soir ou le week-end.

Le fait de pouvoir avoir des « conversations » avec les chatbots, et que ces tâches s’apparentent à la fois à des défis, énigmes, missions et nouveaux apprentissages, accroît également la propension à pouvoir s’y atteler, ou y retourner, en-dehors de ses horaires de travail.

« La frontière entre le travail et le temps libre n’avait pas disparu, mais elle était devenue plus facile à franchir », résument les chercheuses, à qui des employés ont déclaré avoir réalisé, souvent après coup, qu’à mesure que le fait de travailler pendant les pauses devenait une habitude, les temps morts ne leur procuraient plus le même sentiment de récupération.

Un « nouveau rythme » de travail multitâche

Le fait de pouvoir être assisté par un « partenaire » ou « assistant  » dédié, susceptible de les aider en matière de productivité dans leur charge de travail, a aussi poussé certains employés à vouloir en faire plus qu’avant, dans le même temps. L’IA a ainsi introduit un « nouveau rythme » de travail permettant à des employés de gérer plusieurs tâches actives à la fois.

Si ce mode « multitâches » peut donner l’impression d’être « boosté » voire « dopé », il requiert aussi de devoir fréquemment changer de sujet d’attention, pour vérifier et relancer les propositions de l’IA, et de faire face à un nombre croissant de tâches à la fois. De quoi générer une charge mentale cognitive supplémentaire, facilitant de surcroit les problèmes de concentration.

Cette façon de courir sur plusieurs fronts entraîne elle-même une fatigue accrue. De nombreux travailleurs ont ainsi remarqué qu’ils faisaient plus de choses à la fois et ressentaient plus de pression qu’avant d’utiliser l’IA, « même si le gain de temps résultant de l’automatisation était censé réduire cette pression », soulignent les chercheuses.

Un cercle vicieux : on ne travaille pas moins mais autant, voire plus

Alors que l’IA faisait miroiter des gains de productivité, ces derniers pourraient dès lors et dans le même temps entraîner des risques de burnout et de turnover, et donc de baisse de la productivité. Les chercheuses en concluent que ces combinaisons de travaux et (multi)tâches « augmentés » ont « créé un cercle vicieux », et que « cela place les dirigeants dans une situation délicate », voire au risque de « ne pas se rendre compte du coût de ces gains avant qu’il ne soit trop tard » :

« L’IA a accéléré certaines tâches, ce qui a accru les attentes en matière de rapidité ; cette rapidité accrue a rendu les travailleurs plus dépendants de l’IA. Cette dépendance accrue a élargi le champ d’action des travailleurs, ce qui a encore augmenté la quantité et la densité du travail. Plusieurs participants ont fait remarquer que, même s’ils se sentaient plus productifs, ils ne se sentaient pas moins occupés, et dans certains cas, ils se sentaient même plus occupés qu’auparavant. »

Comme l’a résumé un ingénieur : « On pensait que, peut-être, grâce à l’IA, on serait plus productif, on gagnerait du temps et on travaillerait moins. Mais en réalité, on ne travaille pas moins. On travaille autant, voire plus. »

Or, ce type de surmenage peut altérer le jugement, augmenter le risque d’erreurs, la fatigue voire l’épuisement professionnel, et un sentiment croissant qu’il est plus difficile de se détacher du travail, résument les chercheuses.

Contrer les effets épuisants et individualisants de l’IA

Cherchant à anticiper ce que les managers pourraient faire pour aider leurs employés à sortir de ce « cercle vicieux », elles écartent d’emblée le fait de leur demander de s’autoréguler. Elles estiment que les entreprises devraient élaborer un ensemble de normes et standards destinés à recadrer l’utilisation de l’IA, plutôt que de la laisser dévorer le temps de cerveau disponible des employés.

Elles incitent les managers à mettre en place des « pauses intentionnelles » afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux, voire reconsidérer les hypothèses de base avant de continuer plus avant. Des propositions qui font écho à celles de Siddhant Khare, qui recommande de passer à autre chose si 30 minutes de conversation avec un chatbot ne s’avèrent pas satisfaisantes.

Les chercheuses proposent aussi de séquencer le temps de travail, avec des plages horaires protégeant les employés de toute interruption, et le regroupement des notifications non urgentes :

« Plutôt que de réagir à chaque résultat généré par l’IA au fur et à mesure qu’il apparaît, le séquençage encourage le travail à progresser par phases cohérentes. Lorsque la coordination est rythmée de cette manière, les travailleurs subissent moins de fragmentation et moins de changements de contexte coûteux, tandis que les équipes maintiennent leur rendement global. En régulant l’ordre et le calendrier du travail, plutôt qu’en exigeant une réactivité continue, le séquençage peut aider les organisations à préserver l’attention, à réduire la surcharge cognitive et à favoriser une prise de décision plus réfléchie. »

Les chercheuses invitent également les entreprises à organiser des temps de dialogue et de débriefing permettant aux employés d’échanger sur leurs pratiques respectives et ce que l’IA a pu changer. L’objectif serait tout autant d’ « interrompre l’utilisation continue et isolée de l’IA » que d’aider à « retrouver une certaine perspective », réancrer le travail dans un contexte social et « contrer les effets épuisants et individualisants d’un travail rapide et médiatisé par l’IA ».

« L’IA facilite l’accomplissement de tâches supplémentaires, mais rend plus difficile de s’arrêter », concluent les chercheuses, qui appellent à « préserver des moments de récupération et de réflexion, même lorsque le rythme de travail s’accélère » :

« La question qui se pose aux organisations n’est pas de savoir si l’IA va changer le travail, mais si elles vont activement façonner ce changement ou le laisser les façonner discrètement. »

Fonctions érotiques, publicité : OpenAI sous le feu des critiques, y compris internes

12 février 2026 à 12:16
MissionlessAI
Fonctions érotiques, publicité : OpenAI sous le feu des critiques, y compris internes

Critiqué pour son déploiement de publicité dans ChatGPT et son projet de donner accès à des fonctionnalités de contenu érotique, OpenAI voit plusieurs membres quitter ses effectifs au moment même où l’entreprise supprime son équipe dédiée à l’énoncé clair de sa mission.

Que se passe-t-il au sein d’OpenAI ? Sous la pression d’un « code rouge » déclaré début décembre pour tenter de rattraper le retard perçu sur la concurrence, les relations se sont visiblement tendues, au sein de l’entreprise créatrice de ChatGPT.

En janvier, la société se défaisait de l’une de ses cadres en charge de la sécurité des utilisateurs, Ryan Beiermeister. Cette dernière s’était exprimée publiquement pour critiquer le déploiement de contenu érotique généré par IA sur les produits liés à ChatGPT. Elle est licenciée au motif qu’elle aurait commis une discrimination de genre à l’encontre de l’un de ses collègues masculins.

En ce début février, la chercheuse Zoë Hitzig a de son côté publié dans le New-York Times une prise de parole dans laquelle elle décrit OpenAI « en train de faire les erreurs de Facebook ». Sa démission s’est faite le jour où son entreprise a commencé à tester la diffusion de publicité au sein de ChatGPT.

Ce 11 février, OpenAI indiquait par ailleurs mettre fin à son équipe dédiée à « l’alignement de la mission ». Fondée en 2024, celle-ci devait expliciter la mission de l’entreprise aussi bien au public qu’aux propres équipes d’OpenAI. Le chef de cette équipe, Josh Achiam, est désormais nommé « futurologue en chef », tandis que les six ou sept personnes sous sa responsabilité ont été réaffectées. Initialement, le projet public d’OpenAI était de s’assurer que l’intelligence artificielle « générale » profite à toute l’humanité.

Une fonctionnalité érotique critiquée 


Ryan Beiermeister a donc été remerciée au retour d’un congé, en amont du lancement d’un produit prévu pour le courant 2026, avec lequel les utilisateurs de ChatGPT pourraient créer des contenus érotiques générés par IA et tenir des conversations à caractère sexuel.

En janvier, cette ancienne de Palantir et Meta se serait vu licenciée pour avoir discriminé un collègue masculin en fonction de son genre, d’après des sources du Washington Post. Auprès du média, l’ancienne vice-présidente en charge des politiques d’utilisation de l’entreprise déclare que « l’allégation selon laquelle j’aurais discriminé quiconque est totalement fausse ». OpenAI indique de son côté que Ryan Beiermeister « a fourni des contributions de valeur pendant son passage chez OpenAI », et que son départ n’est « pas lié au moindre problème qu’elle aurait soulevé alors qu’elle travaillait pour l’entreprise ».

Les fonctionnalités érotiques contre lesquelles elle s’était élevée ont été critiquées par divers acteurs. Celles-ci seraient en effet déployées dans un contexte de diffusion à grande échelle de deepfakes pornographiques générés avec Grok, ce qui vaut plusieurs enquêtes à son propriétaire Elon Musk, et contre le réseau social X sur lequel l’essentiel de ces contenus sont diffusés. Par ailleurs, des chercheurs soulignent que les relations parfois très fortes que certains internautes lient avec les robots conversationnels ne sont pas encore assez étudiées ni comprises. Dans certains cas, elles ont mené jusqu’à des suicides – dans l’affaire médiatisée du décès de l’adolescent Adam Raine, OpenAI a d’ailleurs rejeté en novembre la responsabilité sur la victime.

Plusieurs employés d’OpenAI ont exprimé des inquiétudes au sujet de ce nouveau mode. Le patron de l’entreprise Sam Altman en défend le déploiement comme une manière de « traiter les adultes comme des adultes ».

Un lancement publicitaire publiquement décrié

En parallèle de ces questions, l’entreprise vient par ailleurs de lancer le test de fonctionnalités publicitaires dans ChatGPT. Une évolution présentée comme un « test afin d’apprendre, de recueillir des commentaires et de nous assurer que l’expérience est satisfaisante ». Pour l’économiste et poète Zoë Hitzig, en poste depuis deux ans au sein de l’entreprise, cette stratégie n’est qu’une reproduction des erreurs commises par Facebook il y a quinze ans.

« J’ai cru un jour pouvoir aider les développeurs d’IA à anticiper les problèmes que celle-ci allait poser, écrit-elle dans le quotidien. Cette semaine m’a confirmé ce que je commençais lentement à comprendre : OpenAI semble avoir cessé de se poser les questions auxquelles je devais aider à répondre. » Pour elle, la nature des données traitées par les machines de l’entreprise rend la publicité particulièrement dangereuse. Les internautes partagent en effet des éléments comme leurs inquiétudes médicales, leurs problèmes relationnels ou encore les croyances religieuses avec le chatbot conversationnel.

Et de souligner que, comme Facebook aux débuts de ses expérimentations publicitaires, OpenAI promet qu’elle suivra des principes d’étiquetage clair et veillera à ce que ses activités publicitaires n’influent pas sur les réponses. Si Zoë Hitzig « croit que les premières itérations » rempliront ces critères, elle craint que les suivantes, comme chez Meta, voient ces promesses s’éroder.

« Beaucoup de gens considèrent le problème du financement de l’IA comme un choix entre deux maux : restreindre l’accès à une technologie transformatrice à un petit groupe de personnes suffisamment riches pour se le permettre, ou accepter les publicités, même si cela implique d’exploiter les peurs et les désirs les plus profonds des utilisateurs », écrit encore la chercheuse.

Pour elle, cette vision binaire est un faux choix : les sociétés technologiques sont en capacité de créer des options permettant de rendre des outils largement accessibles sans créer d’incitation à « surveiller, utiliser le profilage et manipuler ses utilisateurs ».

La dissolution de l’équipe dédiée à réfléchir et rendre explicite la mission que se fixe OpenAI laisse néanmoins supposer que la recherche de ce type d’options ne fait pas ou plus partie des priorités de l’entreprise.

En Russie, même les pro-Kremlin ont du mal à comprendre le blocage de WhatsApp et Telegram

12 février 2026 à 10:55
Seuls les morts ont vu la fin de la guerre
En Russie, même les pro-Kremlin ont du mal à comprendre le blocage de WhatsApp et Telegram

Roskomnadzor, l’agence russe des télécommunications, a annoncé la mise en place de nouvelles restrictions d’accès aux messageries WhatsApp et surtout Telegram. Fait rare, ces nouvelles velléités de blocage entrainent des protestations publiques d’une partie de la classe politique, au nom des soldats engagés sur le front ukrainien.

Moscou serre la vis sur les messageries qui échappent à son contrôle direct. Roskomnadzor, l’agence nationale en charge des télécoms, a annoncé mardi que le pays allait progressivement limiter l’accès à la célèbre messagerie Telegram. « La loi russe continue de ne pas être appliquée (…), aucune mesure réelle n’est appliquée pour lutter contre l’escroquerie et l’utilisation de la messagerie à des fins criminelles et terroristes », a justifié le régulateur dans un message transmis aux agences de presse russes, relayé et traduit par l’AFP.

Roskomnadzor n’en est pas à son coup d’essai en la matière. L’agence russe a déjà à de nombreuses reprises volontairement ralenti ou dégradé l’accès à des services ou applications édités par des entreprises étrangères, invoquant à chaque fois des ingérences dans l’application souveraine de la politique nationale sur Internet.

« Nous sommes tout à fait disposés à collaborer avec toutes les ressources Internet, nationales et étrangères. Mais à une condition très simple : le respect de la Russie et de ses citoyens, ainsi que la conformité aux lois de la Fédération de Russie », indique encore l’agence, reprenant des arguments déjà employés par le passé à l’encontre de Google, de X ou de WhatsApp.

Un tour de vis supplémentaire sur Telegram, puis WhatsApp

En août dernier, Roskomnadzor avait déjà annoncé des restrictions visant Telegram et WhatsApp, fondées sur les mêmes accusations de permissivité vis-à-vis des activités criminelles.

À l’époque, la mesure avait été interprétée comme la réponse à deux objectifs. D’abord, réduire l’influence des entreprises de la tech occidentale sur la population russe, à plus forte raison dans le contexte de la guerre avec l’Ukraine. Ensuite, limiter les alternatives disponibles à Max, la nouvelle plateforme de messagerie opérée sous contrôle de l’administration russe.

Roskomnadzor a, dans les mois qui suivent, régulièrement perturbé le fonctionnement de WhatsApp, ce qui a conduit Meta à réagir publiquement, mais sans aller jusqu’au blocage complet. La question d’une interdiction pure et simple semblait encore écartée lors des discussions à la Douma (le parlement russe) en janvier, rapporte le média privé RBC.

La donne semble cependant avoir changé cette semaine. Les nouvelles restrictions visant Telegram ont commencé à se faire sentir à partir du 9 février, soit la veille de l’annonce faite par Roskomnadzor, ce que confirme le relevé des signalements sur la version russophone de Downdetector.

Mercredi après-midi, c’est l’accès à WhatsApp qui aurait soudainement été coupé pour des millions d’utilisateurs d’après les déclarations faites par un porte-parole de Meta :

« Aujourd’hui, le gouvernement russe a tenté de bloquer totalement WhatsApp afin d’inciter les utilisateurs à se tourner vers une application de surveillance d’État. Tenter d’isoler plus de 100 millions de personnes de toute communication privée et sécurisée constitue un recul et ne peut qu’accroître l’insécurité des citoyens russes. »

WhatsApp a relayé son message en anglais et en russe via son compte X – capture d’écran Next

Pavel Durov réagit publiquement

Pavel Durov, fondateur et CEO de Telegram, avait déjà réagi à ces restrictions. « La Russie restreint l’accès à Telegram pour contraindre ses citoyens à utiliser une application d’État conçue pour la surveillance et la censure politique. Cette mesure autoritaire ne nous fera pas changer d’avis. Telegram défend la liberté et la vie privée, quelles que soient les pressions. », a publié l’intéressé mardi, toujours sur X. Avant de rappeler que l’Iran avait déjà essayé, sans succès, d’imposer ses vues sur le fonctionnement des messageries mobiles.

« Il y a huit ans, l’Iran a tenté la même stratégie, sans succès. Sous de faux prétextes, le pays a interdit Telegram, cherchant à imposer une alternative d’État. Malgré cette interdiction, la plupart des Iraniens continuent d’utiliser Telegram (contournant ainsi la censure) et le préfèrent aux applications surveillées. La liberté triomphe. »

Durov a multiplié ces derniers mois les sorties publiques à l’encontre des velléités de contrôle étatiques. Particulièrement échaudé contre la France suite à son arrestation très médiatisée à l’aéroport du Bourget en août 2024, suivie d’une interdiction de voyager finalement levée en novembre dernier, il s’en est pris le 4 février dernier au Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, dont le gouvernement venait d’annoncer son intention d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans.

YouTube également limité, un blocage DNS en cause ?

Sur les réseaux sociaux circulent des captures d’écran qui laissent supposer un blocage réalisé à l’échelle des DNS nationaux russes, administrés par Roskomnadzor. Une hypothèse également accréditée par certains médias russes, selon qui les domaines whatsapp.com et web.whatsapp.com auraient été retirés du registre national.

Le blocage DNS concernerait YouTube et WhatsApp – crédit Habr

Bien que le blocage DNS de services occidentaux ne soit pas précisément une première en Russie, cette mesure constitue une inflexion dans la stratégie de Roskomnadzor, remarque un contributeur du site russe Habr. Lors de ses différentes offensives contre les services étrangers, l’agence russe cherche en effet généralement à perturber l’accès, c’est-à-dire à en dégrader la qualité de service sans totalement l’interrompre, de façon peut-être à installer l’idée que WhatsApp, Telegram ou Signal ne fonctionne plus bien, et qu’il est donc temps de se tourner vers une autre messagerie.

D’après les ONG et observateurs internationaux, l’agence russe exploite une technologie baptisée Technical Means of Counteracting Threats (TPSU) pour contrôler les échanges à l’échelle du pays. Basée sur l’inspection de paquets (via analyse des entêtes par exemple), c’est elle qui permettrait de brouiller une partie des flux sans totalement interrompre le service visé. Problème : son déploiement à l’échelle de la population russe sur plusieurs services aussi populaires représenterait une charge, technique ou financière, difficile à assumer, et c’est ce qui pourrait avoir poussé Roskomnadzor à basculer vers un blocage DNS, plus radical mais également plus facile à contourner (au moyen d’un VPN par exemple).

Les restrictions font des mécontents

Quelle que soit la méthode mise en œuvre, la décision ne fait pas l’unanimité dans le pays, où plusieurs voix s’élèvent pour souligner que Telegram et WhatsApp sont les outils du quotidien de nombreux Russes.

Le Guardian remarque que la grogne se manifeste notamment dans les boucles de discussion consacrées au suivi de la guerre en Ukraine, dont les participants sont pourtant plutôt favorables à l’offensive décidée par Moscou. Plusieurs engagés interpellent directement le gouvernement, en faisant remarquer que Telegram est parfois l’unique canal reliant le front aux autorités militaires, mais aussi aux proches.

« Telegram demeure quasiment le seul moyen de communication au sein des unités de combat actives et contribue à la coordination des groupes de tir mobiles inter-agences », illustre par exemple un post de la chaîne Dva Maïora (Два майора), au milieu de messages d’apaisement soulignant que tout de même, Telegram devrait respecter la loi.

L’une des charges les plus virulentes est à mettre au crédit de Sergei Mironov, député russe du parti Russie juste (considéré comme faisant partie de l’opposition systémique). Mercredi, il s’est insurgé, lors d’une allocution à la Douma.

« Qui ralentit Telegram ? Allez voir sur le front, c’est la seule façon pour les gens de communiquer avec leurs proches. Qu’est-ce que vous faites, bande d’idiots ? Je dis les choses comme elles sont. Crétins ! Que chacun choisisse le moyen qui lui convient de communiquer. »

Le journaliste Vladimir Solovyov, considéré comme l’une des voix officieuses du Kremlin, semble lui aussi regretter cette décision, du moins si l’on en croit la traduction de son émission réalisée par le compte Russian Media Monitor sur YouTube.

S’il se dit partisan et respectueux de la messagerie nationale Max, il déplore les limites de cette dernière, pointant par exemple du doigt l’absence de conversation vidéo. Il affirme par ailleurs que Max compterait quelque 410 000 utilisateurs enregistrés, là où Telegram compterait 60 millions d’adeptes, et WhatsApp aux alentours de 100 millions… sans parler bien sûr de l’audience réalisée en dehors des frontières russes.

« Le système d’information russe se replie de plus en plus sur lui-même et il est peu probable qu’il ait un quelconque impact à l’étranger », font remarquer les auteurs de Dva Maïora. C’est peut-être ce dernier point qui conduira le Kremlin à réviser ses positions : comme l’ont démontré les jeux d’influence d’un Pavel Durov ou les sordides desseins d’un Terrorgram, les chaînes Telegram peuvent jouer un rôle significatif dans la guerre informationnelle engagée par la Russie à l’égard de nombreux pays, dont la France.

☕️ Affaire Guthrie : Google peut accéder aux vidéos des utilisateurs d’une caméra Nest

12 février 2026 à 10:10

Pour les utilisateurs des caméras de sécurité Nest de Google dont les flux sont conservés dans le cloud, impossible d’obtenir un stockage de long terme sans payer un tarif mensuel. Google garde néanmoins les données sur ses serveurs. Ainsi, lorsque Nancy Guthrie, la mère d’une présentatrice star aux États-Unis, Savannah Guthrie, disparaît, l’entreprise a pu les récupérer et les fournir aux autorités.

Âgée de 84 ans, Nancy Guthrie a été enlevée de chez elle le 1ᵉʳ février. Sur le coup, les forces de police ont déclaré qu’aucune vidéo de ce kidnapping n’était disponible : Nancy Guthrie ne payait pas d’abonnement pour sa Google Nest Cam, situation dans laquelle l’entreprise technologique ne donne habituellement accès qu’aux dernières heures d’enregistrement. 


Pour accéder à l’enregistrement des 30 derniers jours de vidéos « limité aux événements », il faut normalement payer 10 dollars (ou 10 euros) par mois, et 20 dollars (ou 18 euros) pour pouvoir revenir sur les 60 derniers jours, toujours limités aux événements (mais avec aussi 10 jours d’historique en continu 24 h/24).

Le 10 février, le FBI publiait finalement deux vidéos prises par le dispositif, dans lequel on observe distinctement un homme cagoulé et armé chercher dans le jardin de quoi obstruer l’objectif. D’après les enquêteurs, les deux extraits ont été « récupérés de data résiduelles restées dans les systèmes backend ». Google aurait eu besoin de plusieurs jours pour remettre la main dessus.

Sur le perron de la maison de Nancy Gutrhie, un homme cagoulé utilise des plantes pour obstruer l’objectif d’une caméra Google Nest / Vidéo publiée par le FBI, capture Next

L’épisode rappelle néanmoins qu’en cas de stockage de données dans un cloud – c’est-à-dire, concrètement, sur les serveurs de quelqu’un d’autre, en l’occurrence d’un géant numérique –, ce n’est pas parce que l’internaute a supprimé ou perdu l’accès à ses données que celles-ci ont entièrement disparu. Dans le cas des caméras Google Nest, même avec un abonnement gratuit, les flux vidéos sont envoyés sur les serveurs, et donc accessibles à Google.

Dans le cas présent, Google a indiqué à Ars Technica ne pas utiliser les vidéos enregistrées pour d’autres services internes (par exemple : pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle). L’entreprise s’intéresse néanmoins à la manière dont les internautes interagissent avec tous ses services pour améliorer la manière dont elle les construit.

Cette affaire rappelle une réalité que les géants du Net évitent de mettre en avant : toutes les données envoyées sur leurs serveurs leur sont accessibles. Avec des lois étasuniennes telles que le Cloud Act et FISA, les autorités peuvent tout à fait demander à récupérer des données stockées par des sociétés locales, quelle que soit la localisation géographique des serveurs. L’occasion de rappeler l’importance de chiffrer ses données avant de les envoyer dans le cloud.

Que l’on utilise Google Nest Cam ou Amazon Ring, pour ne citer que ces deux exemples, ce n’est pas parce que les vidéos ne sont plus visibles pour l’utilisateur qu’elles n’existent plus dans les serveurs des fournisseurs de services de stockage.

☕️ Elon Musk repousse son narratif de la conquête de Mars

12 février 2026 à 08:36

Une semaine après avoir annoncé la fusion de ses deux entreprises SpaceX et xAI, Elon Musk a repoussé ses plans messianiques de conquête de Mars.

Dans un message envoyé sur X dimanche, le milliardaire semble s’être rendu compte, au bout de près de 25 ans, qu’ « il n’est possible de se rendre sur Mars que lorsque les planètes s’alignent tous les 26 mois (durée du voyage : six mois), alors que nous pouvons nous rendre sur la Lune tous les 10 jours (durée du voyage : 2 jours) ». Il confirme donc ce que le Wall Street Journal annonçait deux jours plus tôt.

Elon Musk affirme que son entreprise « s’est déjà tournée vers la construction d’une ville autonome sur la Lune, car nous pouvons potentiellement y parvenir en moins de 10 ans, alors que Mars prendrait plus de 20 ans ».

Et il ajoute, comme une évidence : « cela signifie que nous pouvons itérer beaucoup plus rapidement pour achever une ville lunaire qu’une ville martienne ».

Pourtant, l’année dernière, il affirmait encore : « Non, nous allons directement sur Mars. La Lune est une distraction ».

Comme l’explique ArsTechnica, « À court terme, cela ne change pas grand-chose. […] SpaceX n’était pas en mesure d’envoyer un vaisseau spatial vers Mars en 2026, et l’échéance de 2028 semblait également peu probable. Mars a toujours été un objectif lointain, et cela restera le cas ».

Mais ça replace SpaceX dans les traces du projet Artemis étatsunien d’établir des missions habitées vers la Lune. L’entreprise participe déjà au projet mais Elon Musk était, en décembre 2024, très critique sur la manière dont il était géré.

C’est en tout cas une nouvelle promesse du milliardaire dont la date est repoussée. En 2024, il lançait sur son réseau social que « les premiers Starship à destination de Mars seront lancés dans deux ans, lorsque la prochaine fenêtre de transfert Terre-Mars s’ouvrira ».

SFR se montre sous son meilleur jour et lance un « pack ado protégé »

12 février 2026 à 08:14
Regardez comme elle est belle, ma marque !
SFR se montre sous son meilleur jour et lance un « pack ado protégé »

SFR montre son plus beau sourire et affirme que « les résultats sont là », sur tous les plans (financier, satisfaction clients…). Le calendrier n’est pas anodin puisque l’opérateur est en train d’être scruté à la loupe par ses concurrents en vue d’un rachat à la découpe. SFR en profite pour lancer une nouvelle offre destinée aux adolescents avec un smartphone « sans réseaux sociaux ni navigateur internet ».

En pleine négociations pour son rachat, SFR affirme être « revenu à l’équilibre commercial courant 2025 avec une baisse historique de ses taux de churn (jusqu’à – 6 points) », dans un communiqué publié ce 11 février. On parle aussi de « taux d’attrition », qui correspond à la perte d’abonnés sur une période donnée. La fin de l’hémorragie ?

L’opérateur évoque un « marché très concurrentiel où les prix attractifs restent la norme »… alors que ce n’est pas le dernier à jouer des promotions avec sa marque low cost RED by SFR. Mais la marque au carré rouge préfère mettre en avant un autre aspect : son forfait SFR Fibre Premium à 45 euros par mois avec sa Box10+ lancée en juillet 2025, qui « représente désormais 25 % des ventes ».

SFR affirme aussi que, suite aux différents changements mis en place ces dernières années, « les résultats sont là ». L’entreprise met notamment en avant le NPS (Net Promoter Score), un « indicateur mesurant le score de recommandation des clients » : il a progressé de 14 points en un an, selon le communiqué.

L’opérateur évoque aussi des améliorations sur deux de ses points noirs : « les appels au service client et le taux de SAV ont été divisés par deux », tandis que « les incidents réseaux ont diminué de 20 % ». En 2026, « l’entreprise amplifiera ce mouvement de reconquête ». Affaire à suivre.

Regardez comme elle est belle ma marque SFR !

Une telle communication n’est pas anodine : il s’agit pour la maison mère Altice d’« habiller la mariée », en l’occurrence SFR. L’opérateur est en effet au cœur des discussions de Bouygues Telecom, Free et Orange qui ont déjà déposé officiellement une offre de rachat en octobre dernier, offre refusée dans la foulée, car jugée trop basse.

C’était la première manche d’une partie qui devrait encore durer encore des mois. Certains aimeraient que l’opération soit bouclée avant les présidentielles. Il y a quelques semaines, les trois comparses indiquaient officiellement que les discussions continuaient avec « des travaux de due diligence ont été engagés depuis début janvier 2026 ».

Dessin de presse de Flock titré

Selon La Lettre, cette procédure « a été menée en cinq semaines seulement » et le « consortium composé d’Orange, de Free et de Bouygues Telecom devrait présenter une offre ferme d’ici à la fin avril », ajoutent nos confrères. De 17 milliards, certaines rumeurs font état d’une proposition à venir aux alentours des 20 milliards d’euros.

Pack ado protégé avec un smartphone sans réseau social ni navigateur

L’entreprise annonce aussi son « pack ado protégé » composé d’un smartphone Neow Safe Plus « pensé pour accompagner les adolescents » et d’un forfait mobile sans engagement. Le terminal mobile est fabriqué « par une marque française » et le pack a été initialement lancé à la Réunion.

Ce smartphone est vendu 149,90 euros par le fabricant sur son site Internet, tandis que SFR le propose à 129 euros avec un forfait sans engagement (6 euros par mois pour 2 h et 1 Go, 16 euros pour 60 Go, 20 euros pour 200 Go ou 27 euros pour 250 Go).

Il est pensé pour les jeunes à partir de 14 ans, avec un SoC huit cœurs Unisoc Tiger T606, 4 Go de mémoire, 128 Go de stockage, des capteurs de 13 et 8 Mpixel, de la 4G, une batterie de 5 150 mAh… La fiche technique est disponible par ici. Rien d’exceptionnel pour un smartphone dans cette gamme de prix.

Côté logiciel, le fabricant explique que vous pouvez gérer les applications dans le Store, géolocaliser le smartphone, « bloquer l’accès à Internet et aux moteurs de recherche », qu’il n’y a « aucun accès aux réseaux sociaux », voir les applications installées, gérer le temps d’écran, couper à distance des fonctionnalités (appels, Wi-Fi, etc.), passer par une validation obligatoire pour installer une nouvelle application, etc.

L’offre de SFR est un pack smartphone avec forfait, mais rien ne vous empêche évidemment de prendre le smartphone dans une autre boutique en ligne et d’y ajouter le forfait de n’importe quel opérateur. Selon les propres mots de SFR, ce pack a pour but de renforcer « les services de SFR relancés l’année dernière ».

☕️ Apple publie iOS 26.3, qui facilite la migration vers Android

12 février 2026 à 07:04

Apple a mis en ligne lundi soir iOS 26.3, qui prend la forme d’une mouture intermédiaire de son système d’exploitation (OS) mobile, avant le nouveau Siri attendu dans quelques semaines au sein d’iOS 26.4. Cette version iOS 26.3 ne fait pas l’objet de notes de version détaillées, mais elle introduit tout de même quelques nouveautés.

Elle inaugure par exemple une nouvelle option de transfert simplifié des données (contacts, messages, notes, photos etc.) en direction d’un smartphone Android. L’arrivée de cette fonctionnalité était pressentie depuis l’automne dernier, date de la publication, par Apple, d’un framework dédié baptisé AppMigrationKit, qui permet aux développeurs d’application de gérer la migration des données utilisateur. Cette possibilité de transfert s’étend également aux cartes e-SIM.

DMA oblige, Apple cède par ailleurs avec iOS 26.3 sur l’une des exigences formulées par la Commission européenne : l’ouverture des notifications aux montres ou bracelets connectés autres que l’Apple Watch, via une option baptisée Transfert des notifications. La fonction de détection automatique, qui permet d’appairer simplement une Apple Watch ou des écouteurs AirPods en les approchant de l’iPhone, s’ouvre elle aussi aux fabricants tiers. Ces deux nouveautés ne concernent en revanche que les utilisateurs européens.

iOS 26.3 simplifie le transfert des données vers Android – capture d’écran Next

Outre de nouveaux fonds d’écran météo, et la traditionnelle panoplie (non détaillée) de correctifs de sécurité, iOS 26.3 introduit une option supplémentaire en matière de protection de la vie privée : la limitation de la précision avec laquelle le smartphone peut être géolocalisé au travers de sa connexion aux réseaux mobiles.

Cette fonctionnalité, qui fait l’objet d’une notice dédiée, exige un iPhone ou un iPad Pro cellulaire équipé d’un modem Apple C1 (iPhone Air, iPhone 16e ou iPad Pro M5) et n’est prise en charge que chez quelques opérateurs : Deutsche Telekom en Allemagne, EE et BT au Royaume-Uni, Boost Mobile aux États-Unis et AIS ou True en Thaïlande.

iOS 26.3 est accessible aux iPhone 11 et modèles ultérieurs. Apple a par ailleurs publié lundi la mise à jour 26.3 de ses autres systèmes d’exploitation, dont macOS 26.3.

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