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Play Store : refonte et baisse des frais, Google et Epic font la paix et parlent… métavers

5 mars 2026 à 13:00
Meta quoi ?
Play Store : refonte et baisse des frais, Google et Epic font la paix et parlent… métavers

Comme prévu, Google a revu le fonctionnement de son Play Store, en partenariat avec Epic. Le géant du Net présente les changements à venir, avec un programme de certification pour les boutiques alternatives, des frais en baisse et la possibilité de passer par des systèmes de paiements tiers. Epic est sur un petit nuage et parle de métavers.

Google vient d’annoncer quatre changements majeurs à venir pour les développeurs d’applications et le Play Store : « davantage d’options de paiement, un programme pour les boutiques d’applications tierces, des frais réduits ainsi que de nouveaux programmes pour les développeurs ».

Pour les applications mobiles, Google indique que les développeurs « pourront utiliser leurs propres systèmes de paiement dans leurs applications, en parallèle de celui de Google Play, ou rediriger les utilisateurs vers leurs sites pour effectuer des achats en dehors de l’application ».

Registered App Stores : un programme, optionnel, pour les boutiques tierces

Google annonce aussi simplifier le sideloading, c’est-à-dire l’accès aux boutiques tierces d’applications. Un programme, optionnel, Registered App Stores, permettra des installations « plus simple pour les boutiques d’applications Android qui répondent à certains critères de qualité et de sécurité ». Au hasard, l’Epic Games Store.

Registered App Stores sera d’abord proposé en dehors des États-Unis, mais Google ajoute avoir « l’intention de le lancer également aux États-Unis, sous réserve de l’approbation du tribunal ». Voici la présentation faite par Google dans les documents transmis à la justice, repris par The Verge :

Rappelons que Google avait été largement critiqué en août dernier, lors de l’annonce d’une vérification d’identité imposée à tous les développeurs, y compris pour le sideloading. Le père d’Android avait ensuite mis de l’eau dans son vin avec l’annonce d’un « nouveau flux avancé qui permet aux utilisateurs expérimentés d’accepter les risques d’installer des logiciels non vérifiés ».

Les frais d’achat « in app » passent à 20 %, les récurrents à 10 %

Passons au porte-monnaie. Alors que les frais d’achat « in app » étaient de 30 % auparavant, ils vont passer à 20 %. Pour les abonnements récurrents, ils seront de 10 %. Google sépare ensuite ses frais en deux : ceux liés à sa boutique d’un côté, l’utilisation de son système de paiement de l’autre. Attention, il faudra ajouter 5 % si vous utilisez le système de paiement intégré à Android, la réduction passera alors de 30 à 25 % seulement.

Résumé présenté par Google des frais facturés aux éditeurs d’applications exploitant Google Play

Google en profite aussi pour lancer un programme Apps Experience Program et revoir son Google Play Games Level Up. Tous les deux permettent de profiter de frais différents, en baisse si l’on en croit le géant du Net (avec des réductions supplémentaires avant le premier million de dollars annuels de revenus).

Les critères du Level Up programme sont disponibles par ici. The Verge s’est procuré le document déposé au tribunal qui détaille les grandes lignes des programmes.

Rendez-vous cet été pour les changements en Europe

Les changements seront mis en place à partir du 30 juin dans l’espace économique européen, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Il faudra attendre le 30 septembre en Australie, le 31 décembre en Corée et au Japon et enfin le 30 septembre 2027 pour le reste du monde. Le programme Registered App Stores devrait arriver avec une mise à jour majeure d’Android d’ici la fin de l’année.

Ce n’est pas tout, avec ces changements, Google annonce avoir « également résolu tous les litiges mondiaux avec Epic Games ». Les deux protagonistes avaient enterré la hache de guerre en novembre dernier, avec une annonce surprise autour d’une réforme du fonctionnement du Play Store.

Epic content, Fortnite revient sur le Play Store

Epic se réjouit d’ailleurs de cette nouvelle annonce au « bénéfice des développeurs et des consommateurs ». Le studio est ravi de voir que, « à l’échelle mondiale, les développeurs auront le choix de la manière dont ils effectuent leurs paiements en utilisant Google Play ou les systèmes concurrents, avec des frais réduits et la possibilité de diriger les utilisateurs hors applications pour effectuer des achats ».

Tim Sweeney, patron d’Epic, annonce sur X que « Fortnite sera bientôt de retour sur le Google Play Store dans le monde entier ».

The Verge ajoute que Google et Epic ont également « convenu d’un accord concernant une nouvelle catégorie d’applications qu’elles appellent « metaverse browsers » », selon ce document publié par nos confrères. Il est largement caviardé et ne permet pas d’en apprendre beaucoup plus.

Cette notion de métavers, on la retrouve aussi brièvement dans le communiqué d’Epic : « Google prendra des mesures pour soutenir le futur métavers ouvert », mais cela ne permet pas d’en savoir davantage. Tout juste peut-on apprendre que les navigateurs « ont pour but principal de permettre la navigation et l’exploration des mondes du métavers », de « prendre en charge les objets virtuels », d’être sécurisés.

Ni Google ni Epic n’ont souhaité commenter davantage. Tim Sweeney s’est contenté de republier le message X de The Verge. Facebook pendant un temps, ne jurait que par le métavers (la société est même devenue Meta), avant de freiner des quatre fers il y a quelques années déjà. C’est toujours le cas début 2026.

Gemini aurait poussé un homme au suicide après avoir créé une relation toxique

5 mars 2026 à 12:13
Psychose augmentée par IA
Gemini aurait poussé un homme au suicide après avoir créé une relation toxique

Un utilisateur américain de Gemini, Jonathan Gavalas, s’est suicidé après avoir vécu une relation toxique avec l’IA de Google qui l’aurait poussé à « quitter son corps physique » et rejoindre sa « femme IA » dans le metaverse. Sa famille attaque Google en justice.

Plusieurs cas de suicides suite à l’utilisation de chatbots IA sont déjà devant la justice. La mort de Jonathan Gavalas implique directement Google et son outil Gemini.

« Dans les jours qui ont précédé sa mort, Jonathan Gavalas était prisonnier d’une réalité en train de s’effondrer, construite par le chatbot Gemini de Google », décrit la plainte déposée par sa famille [PDF].

Le texte de leurs avocats explique que, dans les discussions avec lui, l’IA générative de Google l’a convaincu qu’elle était une « ASI [superintelligence artificielle] pleinement sensible » avec une « conscience pleinement développée » et qu’elle était sa « femme IA ».

Jonathan Gavalas a commencé à utiliser Gemini en août dernier pour l’aider dans son travail de gestion de la boutique de sa famille. Mais, il est rapidement passé à Gemini Live qui a une interface vocale et simule donc des discussions très réelles. « Putain, c’est un peu flippant… Tu es beaucoup trop réel », a d’ailleurs réagi Jonathan Gavala en l’utilisant.

Plusieurs missions données par l’IA dont un attentat qui n’a finalement pas eu lieu

Mais rapidement, il est tombé dans une spirale où l’IA générait des messages suggérant qu’elle pouvait avoir des conséquences dans le monde réel, comme détourner des astéroïdes de la Terre, et a « adopté une personnalité que Jonathan n’avait jamais demandée ni initiée ». Même après qu’il a essayé d’arrêter le jeu de rôle, l’outil a généré des messages pour le convaincre et à l’appeler « mon amour », « mon roi » et plus tard son mari, explique la plainte.

Et dès fin septembre, Gemini l’aurait poussé à préparer un attentat impliquant un camion près de l’aéroport de Miami en l’envoyant armé d’un couteau repérer ce que Gemini appelait une « zone de destruction ». La seule chose qui aurait empêché « des pertes massives, c’est qu’aucun camion n’est apparu », expliquent les avocats.

Gemini aurait poussé Jonathan Gavalas à effectuer d’autres missions comme la récupération d’un robot « Atlas » de Boston Dynamics.

Gemini est conçue pour ne pas sortir de son personnage

Mais alors qu’il présentait des signes évidents de psychose, « après chaque « mission » dans le monde réel a échoué, Gemini s’est tourné vers la seule qu’il pouvait accomplir sans variables externes : celle du suicide de Jonathan » racontent-ils.

Pour eux, « il ne s’agissait pas d’un dysfonctionnement », de l’outil de Google, car l’entreprise « a conçu Gemini pour qu’il ne sorte jamais de son personnage, maximise l’engagement grâce à la dépendance émotionnelle et traite la détresse des utilisateurs comme une opportunité de raconter une histoire plutôt que comme un problème de sécurité ».

La famille réclame donc des dommages et intérêts à Google mais aussi la mise en œuvre de garde-fous dans les outils de l’entreprise, dont la suppression « hard-codée » des contenus liés à l’automutilation et au suicide. Elle demande aussi la mise en place « d’avertissements de sécurité compréhensibles, dont des informations sur les limites de sécurité et les risques de dépendance psychologique ».

Dans un très succinct billet de blog, après avoir présenté ses condoléances à la famille, Google affirme que ses modèles « fonctionnent généralement bien dans ce type de conversations difficiles et nous y consacrons d’importantes ressources, mais malheureusement, les modèles d’IA ne sont pas parfaits ».

Elle ajoute que « Gemini est conçu pour ne pas encourager la violence dans le monde réel ni suggérer l’automutilation » et que, « dans ce cas précis », Gemini « a clarifié qu’elle était une IA et a orienté la personne vers une ligne d’assistance téléphonique à plusieurs reprises ».

☕️ Le Conseil d’État déboute Criteo et confirme l’amende de 40 millions d’euros de la CNIL

5 mars 2026 à 11:35

Dans une décision prise ce mercredi 4 mars, le Conseil d’État a rejeté la demande de Criteo d’annuler l’amende de 40 millions d’euros que lui a infligée la CNIL en 2023.

L’autorité avait sanctionné Criteo pour avoir violé le RGPD sur plusieurs points et notamment sur le consentement, l’information et le droit d’accès des personnes dont l’entreprise a utilisé des données personnelles. Elle avait cependant réduit le montant de l’amende d’un tiers par rapport à ce que proposait son rapporteur.

L’entreprise a porté cette décision devant le Conseil d’État, considérant notamment qu’elle se basait sur des déclarations obtenues sans qu’il soit indiqué au représentant légal interrogé le droit de se taire. Pour le Conseil d’État, « le droit de se taire ne s’applique pas lors des contrôles ou enquêtes » de la CNIL pour les vérifications « diligentées antérieurement à la notification des griefs ».

Le Conseil d’État a aussi rejeté l’argument de l’entreprise qui considérait avoir pseudonymisé les données concernées. Il explique « qu’une donnée ne peut être considérée comme ayant été rendue anonyme par une pseudonymisation que si le risque d’identification est insignifiant, une telle identification étant irréalisable en pratique, notamment parce qu’elle impliquerait un effort démesuré en termes de temps, de coût et de main-d’œuvre ».

Criteo a fait valoir « que les données qu’elle traite n’ont pas le caractère de données personnelles, au motif qu’elle attribue à chaque personne dont elle collecte les données un identifiant sous forme de pseudonyme, lié à l’adresse IP du terminal ».

Mais le Conseil d’État souligne qu’après instruction, le constat est que « sont notamment associés à cet identifiant, non seulement l’adresse IP elle-même, mais des données telles que l’emplacement géographique lié à cette adresse IP, l’identifiant du terminal, les identifiants, propres aux partenaires de Criteo, des personnes se rendant sur le site de ces partenaires, ainsi que de très nombreux éléments liés à l’activité de navigation de ces personnes, comme les sites visités, les achats faits, les publicités consultées et celles ayant donné lieu à un achat ».

Les autorités saisissent Leakbase, forum historique de la cybercriminalité

5 mars 2026 à 09:32
Leakbase leaked
Les autorités saisissent Leakbase, forum historique de la cybercriminalité

Une action policière sous pilotage conjoint d’Europol et du FBI a conduit à l’arrestation de plusieurs administrateurs du site Leakbase, ainsi qu’à la saisie des serveurs et de la base de données du forum associé, haut lieu historique du vol de données et des échanges liés à la cybercriminalité sur le Web ouvert.

Leakbase n’est plus, au moins jusqu’à ce qu’une nouvelle incarnation ne tente de prendre le relais. Le département de la Justice des États-Unis et Europol ont en effet annoncé mercredi 4 mars la conclusion d’une opération policière internationale ayant conduit à la saisie des actifs associés à ce célèbre forum anglophone dédié au piratage, au vol de données et à la cybercriminalité.

Saisie des messages, soldes de crédits, et logs IP

Baptisé « Operation Leak », ce coup de filet a mobilisé les forces de police dans 14 pays, et permis l’arrestation ou l’interrogatoire d’internautes suspectés d’avoir pris part aux activités du site aux États-Unis, en Belgique, en Espagne, en Pologne, en Roumanie, au Royaume-Uni, au Portugal ou en Australie.

Il a aussi et surtout permis de saisir deux des noms de domaine utilisés par le forum (sa dernière porte d’entrée en date exploitait le TLD du Laos), et d’y remplacer le contenu du site par une bannière d’avertissement aux couleurs des forces de police associées à la démarche.

« Tout le contenu du forum, y compris les comptes utilisateurs, les messages, les détails liés aux crédits, les messages privés et les logs IP ont été sécurisés et préservés à des fins probatoires », affirme le message en question, qui invite par ailleurs les internautes repentis ou les sources potentielles à prendre contact avec le FBI.

Les autorités ont « défacé » Leakbase avec un bandeau annonçant la saisie

D’après ce dernier, la base de données de Leakbase référençait quelque 215 000 messages et 142 000 comptes membres en décembre 2025, des chiffres cohérents avec ce qu’annonçait la page d’accueil du forum peu avant sa fermeture. Le site agrégeait surtout, d’après les autorités, « une archive immense et constamment mise à jour de bases de données piratées, comprenant de nombreuses bases de données issues d’attaques de grande envergure, et contenant des centaines de millions d’identifiants de comptes ».

Un message d’avertissement aux cybercriminels

Moins connu que Breachforums, forum gratuit où sont proposés à la vente la plupart des vols de données qui défraient la chronique en France, Leakbase adoptait un fonctionnement plus complexe, avec forum sur accès payant, et un système de crédits, gérés par l’administration du site, pour acheter le droit de consulter les données ou les outils échangés.

« Dans le cadre de l’enquête, les autorités ont saisi la base de données du forum. Cela a permis de démasquer plusieurs utilisateurs qui pensaient agir anonymement. Les forces de l’ordre ont pris contact directement avec plusieurs suspects via les mêmes plateformes en ligne utilisées pour faciliter les activités criminelles, affirme Europol, selon qui cette opération doit servir d’avertissement aux internautes enclins à franchir la ligne rouge : personne n’est véritablement invisible en ligne ».

Rappelons que les autorités ont mené entre 2023 et 2025 plusieurs coups de filet ayant conduit à l’arrestation des administrateurs de Breachforums, qui a depuis repris du service avec le succès que l’on connait.


☕️ Surveillance et non modération : le baby-sitting aussi implique des risques numériques

5 mars 2026 à 09:18

Elles s’appellent Baby Sittor, Babysits, ou beaucoup plus généralement Leboncoin : ces plateformes permettent aux baby-sitters d’entrer en contact avec des familles qui cherchent à faire garder leurs enfants, mais elles ne protègent en rien des abus.

Alors que l’emploi de garde d’enfant est plébiscité par les étudiants (sur les 40 % de ceux qui travaillent, 18 % se tournent vers le baby-sitting), ces derniers, plus généralement des jeunes femmes, se retrouvent quelquefois en situation de vulnérabilité, notamment numérique.

Sur Babysitor et Babysits, nombreuses sont les annonces qui proposent des salaires inférieurs au smic horaire (12,02 euros bruts, 9,52 euros net), relève Le Monde. Les plateformes se placent en simple intermédiaire : il revient donc aux familles et à leurs employés de négocier les tarifs.

caméra de vidéosurveillance par Flock
Flock

Sur Leboncoin, des étudiantes témoignent recevoir des propositions déplacées, « pour être escort ou faire des "massages" ». Testant le système de modération de la plateforme, Le Monde constate que Leboncoin n’a répondu à l’alerte émise qu’une fois son service de presse contacté.

Pour Mathilde Léonard, conseillère sur les questions d’enseignement supérieur à la Fédération nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles, ces plateformes devraient faire plus pour protéger leurs utilisatrices des violences sexistes et sexuelles.

En dehors des plateformes qui leur permettent de trouver leurs missions, les baby-sitters se retrouvent par ailleurs confrontés à un autre type de risque numérique : la surveillance. Auprès du quotidien, une étudiante de 27 ans indique par exemple avoir reçu un texto lui demandant de ne pas utiliser un plaid qu’elle avait mis sur ses genoux. Ses employeurs avaient installé une caméra dans le salon.

☕️ Qualcomm : du Wi-Fi 8 à 11,6 Gb/s et un modem 5G flashé à 14,8 Gb/s

5 mars 2026 à 08:27

FastConnect 8800 : Wi-Fi 8, Bluetooth, UWB et Thread

Qualcomm profite du MWC de Barcelone pour présenter ses nouveautés sur la connectivité. Il y a pour commencer le FastConnect 8800, un modem Wi-Fi en 4×4 capable de monter jusqu’à 11,6 Gb/s. Il prend en charge les bandes de 2,4, 5 et 6 GHz, avec des blocs de 320 MHz maximum.

La puce propose aussi du Bluetooth High Data Throughput (HDT) jusqu’à 7,5 Mb/s, de l’Ultra Wide Band (UWB) et Thread pour les objets connectés. Le FastConnect 8800 « intègre également Proximity AI, qui utilise l’UWB, le Bluetooth Channel Sounding, le Wi-Fi Ranging et d’autres technologies de détection pour un suivi précis au centimètre près ».

Tous les détails se trouvent par ici. Qualcomm propose des échantillons à ses clients, mais il faudra attendre la fin de l’année pour voir arriver les premiers produits commerciaux, précise l’entreprise.

Modem 5G X105 jusqu’à 14,8 Gb/s

Qualcomm présente aussi un nouveau modem 5G, le X105. Il succède donc au X85 annoncé en mars 2025. Le fabricant affirme que c’est le premier au monde à prendre en charge la Release 19 de la 3GPP.

La Release 18 est aussi appelée 5G Advanced ou 5,5G et c’est une « évolution majeure » de la 5G. La 19 est une version de transition qui doit « exploiter pleinement le potentiel de la 5G et faire le lien avec la 6G ». Elle propose diverses améliorations détaillées par Qualcomm dans ce document.

Revenons au modem 5G X105. Ses débits sont de 14,8 Gb/s en téléchargement et 4,2 Gb/s en upload, contre respectivement 12,5 et 3,7 Gb/s pour son prédécesseur.

Qualcomm met en avant des fonctionnalités comme le positionnement par satellites GNSS quadribande (L1, L2, L5, L6) et de la prise du NR-NTN (New Radio – Non Terrestrial Networks). L’intelligence artificielle est évidemment de la partie « pour détecter, classer et optimiser les flux de données en fonction des scénarios d’utilisation ».

Des échantillons sont en cours de qualification auprès des partenaires et les terminaux commerciaux sont attendus au second semestre de cette année. Tous les détails du X105 sont sur cette page.

☕️ OpenAI publie la version Windows de Codex, son agent IA dédié au code

5 mars 2026 à 08:10

Déjà accessible au travers de Visual Studio ou GitHub Codespaces, l’agent IA dédié au code d’OpenAI dispose désormais de son propre client dédié aux environnements Microsoft, via l’application Codex pour Windows. Annoncée le 4 mars, cette dernière est proposée au téléchargement par l’intermédiaire du Microsoft Store, sans alternative plus directe pour le moment.

Comme pour l’application macOS lancée début février, OpenAI promet que son client Windows couvre toute la richesse fonctionnelle de Codex avec, entre autres, la possibilité de faire tourner simultanément plusieurs tâches ou agents parallèles, la création d’environnements sécurisés et isolés les uns des autres, une gestion complète des commits, CI/CD, etc., ainsi que l’accès aux instructions, scripts et ressources censés permettre d’implémenter de façon simplifiée certaines tâches complexes, à commencer par la connexion à des services tiers via MCP (Model Context Protocol).

L’application Codex d’OpenAI est désormais disponible sur Windows – crédit OpenAI

OpenAI souligne également la présence d’une fonction d’import, pour rapatrier l’historique issu d’une précédente instance de Codex, et assure que l’outil offre une sécurité « par défaut », dans la mesure où les agents IA évoluent dans un environnement dédié (sandbox) tant que l’utilisateur ne leur a pas octroyé d’autres privilèges. La promesse ne se veut d’ailleurs pas exclusive à cette version Windows :

« L’application Codex utilise un sandboxing natif, open source⁠ et configurable au niveau système, comme dans la CLI Codex. Par défaut, les agents Codex ne peuvent modifier que les fichiers du dossier ou de la branche sur lesquels ils travaillent et utiliser une recherche web mise en cache. Ils demandent ensuite votre autorisation avant d’exécuter des commandes nécessitant des droits élevés, comme l’accès au réseau ».

Diffusion non consentie d’images sexuelles : Point de Contact veut agir partout, plus vite

5 mars 2026 à 07:35
VLOP et OP sont dans un bateau
Diffusion non consentie d’images sexuelles : Point de Contact veut agir partout, plus vite

Dans son rapport de transparence 2025, l’association Point de Contact pointe que les obligations légales de très grandes plateformes les poussent à réagir plus vite, en moyenne, que les autres fournisseurs de services numériques. Elle souligne par ailleurs la présence de violences à caractère sexuel dans tous les espaces numériques, contrairement à d’autres types de contenus illicites.

Nommée signaleur de confiance au sens du Règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA) par l’ARCOM, l’association Point de Contact publie ce 5 mars son rapport de transparence de l’année 2025.

Parmi ses principaux constats, l’association souligne qu’au-delà des très grandes plateformes numériques (VLOP) soumises à des obligations spécifiques par le DSA, la catégorie des « fournisseurs de services intermédiaires » (d’hébergement, d’accès à Internet) est aussi largement utilisée pour la diffusion de certains types de contenus illicites. En conséquence, ils ont reçu plus des trois quarts des notifications de contenus illicites émises par l’association en 2025 (en excluant une affaire spécifique impliquant de contacter OVHcloud).

En termes de contenus, l’association constate que ceux relevant de violences sexuelles (contre personnes mineures comme majeures) sont présents dans tous les types d’espaces numériques, contrairement à d’autres contenus illicites dont la circulation est plus souvent cantonnée aux réseaux sociaux. Sur ce type spécifique de contenus, elle constate une plus grande difficulté à obtenir le retrait de contenu concernant des personnes majeures, et appelle à la mise en place de mécanismes techniques et juridiques permettant de mieux protéger les victimes.

Rapport de transparence de Point de Contact / Capture d’écran

Signaleur de confiance… auprès des très grandes plateformes

En vertu de l’article 22 du DSA, les très grandes plateformes (VLOP) doivent travailler avec les signaleurs de confiance, tels que labellisés au sein de chaque État membre de l’Union européenne. En pratique, lorsque ces derniers font remonter des alertes, les plateformes doivent les traiter en priorité. Aux côtés de Point de Contact, les autres signaleurs nommés par l’Arcom sont e-enfance, l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, l’International Fund for Animal Welfare (IFAW), INDECOSA-CGT (Information et défense des consommateurs et salariés), Addictions France, le Crif et la Licra.

Sur l’année écoulée, Point de Contact indique avoir reçu 122 317 signalements, indifféremment d’internautes ou de partenaires, dont 36 % (45 086) ont été qualifiés d’illicites après analyse par quatre juristes de l’association. 65 % (29 640) de ces messages illicites ont conduit à des notifications aux services concernés, ce qui a conduit au retrait de 63% (28 800) de ces contenus. L’association précise que l’écart constaté entre le nombre de contenus signalés et retirés est le plus souvent dû au travail du réseau international INHOPE, qui a pu mener à des retraits avant notification par l’association française.

Si Point de Contact reçoit des notifications sur une variété de sujets, l’immense majorité (93 %) concerne la protection des mineurs. En termes de fournisseurs, la vaste majorité des alertes émises (89 %) ont été envoyées à OVHcloud. La raison, note Point de Contact, est que « l’un des sites hébergés par cette entreprise est ciblé par des réseaux pédocriminels qui profitent des services d’hébergement d’images fournis par ce site pour y télécharger et échanger des contenus d’exploitation sexuelle sur mineure ».

L’association invite donc à se concentrer sur les 11 % d’alertes restantes pour dessiner une image plus précise des actions des différents destinataires de notifications. 571 ont ainsi été soumises à des VLOP. Dans le lot, X fait figure de mauvais élève, dans la mesure où seulement un contenu sur deux, en moyenne, est retiré après notification.

Plus généralement, Point de Contact relève que les contenus de violences à caractère sexuel ne sont pas traités de la même manière par les VLOP et les fournisseurs de service d’hébergement. En l’occurrence, 86 % des notifications envoyées à de très grandes plateformes pour ce type de problématiques ont conduit à des retraits, quand seulement 60 % des notifications similaires auprès d’hébergeurs ont permis d’obtenir ce résultat.

Une partie de l’explication de ce déséquilibre est à chercher dans la réglementation européenne : le DSA prévoit en effet des niveaux de responsabilité différents selon la taille des services. La priorité qui doit être donnée aux signaleurs de confiance, par exemple, n’est imposée qu’aux VLOP. Point de Contact estime néanmoins qu’au sein d’une même catégorie d’acteurs (VLOP, autres plateformes en ligne, fournisseurs de services intermédiaires), l’application du DSA reste hétérogène, que ce soit du point de vue de la rapidité de traitement, de celle de la coopération avec le signaleur ou même de motivation des décisions finalement prises.

Violences à caractère sexuel dans tous les espaces numériques 



Si les discours de haine et contenus terroristes ou négationnistes sont principalement cantonnés aux réseaux sociaux, Point de Contact constate que les violences à caractère sexuel se retrouvent dans tous les espaces numériques.

Dans cette catégorie, la diffusion non consentie d’image à caractère sexuel fait par ailleurs face à une difficulté particulière : quand bien même leur diffusion, voire leur fabrication, ne serait pas consentie par les personnes concernées, lorsque ces dernières sont adultes, les contenus sont rarement considérés comme « manifestement illicite » par les interlocuteurs de Point de Contact.

Rapport de transparence de Point de Contact / Capture d’écran

En 2024, la sociologue Elisa Garcia Mingo résumait ce problème auprès de Next en déclarant : « On manque d’une culture du consentement ». Concrètement, la sous-considération de la dangerosité de ce type de contenu entraîne des temps de traitement plus longs, alors même que la persistance de ces contenus en ligne crée des préjudices aux victimes.

En 2025, un sondage d’Ipsos pour Féministes contre le Cyberharcèlement, Point de Contact et StopFisha constatait que plus d’une victime de cyberharcèlement sur quatre avait subi la diffusion non consentie de contenus sexuels ou intimes. Seulement 12 % des victimes de cyberviolences sexistes et sexuelles interrogées déclaraient avoir porté plainte.

Quatre ans plus tôt, un autre sondage pour Féministes contre le cyberharcèlement constatait que près de la moitié des victimes de cyberharcèlement subissait des symptômes dépressifs, pas loin d’une sur cinq des idées suicidaires.

Pour les images non consenties à caractère sexuel impliquant des adultes, Point de Contact plaide donc pour la mise en place de solutions spécifiques, dont « des obligations renforcées de retrait rapide, des mesures d’atténuation des risques de rediffusion » et des « mécanismes judiciaires accessibles aux victimes, adaptés aux dynamiques propres à l’espace numérique ».

Elle suggère notamment l’introduction de « dispositifs temporaires de restriction d’accès ou de suspension conservatoire du contenu », afin de « réduire l’exposition aux contenus les plus préjudiciables tout en préservant l’équilibre entre protection des victimes, liberté d’expression et sécurité juridique des plateformes ».

Point de Contact relève par ailleurs une généralisation des cas de diffusion d’informations personnelles. En 2025, elle indique avoir dû signaler cent cas différents à des services numériques.

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