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☕️ Cybersécurité : Google finalise l’acquisition de Wiz

11 mars 2026 à 13:58


Cette fois, c’est la bonne : Google a annoncé mercredi 11 mars avoir finalisé l’acquisition de Wiz, la startup israélo-américaine spécialisée dans la cybersécurité dont il a initié le rachat au printemps 2025, après plusieurs mois de tractation.

Comme souvent dans ce genre d’opérations de grande envergure (la transaction portait sur un montant de 32 milliards de dollars), le processus était figé dans l’attente des indispensables validations réglementaires.

Du côté de la Commission européenne, le viatique a finalement été prononcé le 10 février dernier, Bruxelles ayant estimé que ni Google Cloud Platform, ni Wiz n’occupait une position suffisamment prépondérante sur le marché pour que l’union des deux entraine une distorsion de concurrence.

« Google se situe derrière Amazon et Microsoft en termes de parts de marché dans l’infrastructure cloud, et notre évaluation a confirmé que les clients continueront de disposer d’alternatives crédibles et de la possibilité de changer de fournisseur », commente Teresa Ribera, commissaire européenne à la Concurrence.

Google, qui s’était déjà offert Mandiant dans le secteur en 2022, affirme que l’association de ses propres outils à la plateforme de Wiz offre une solution de premier plan pour sécuriser les environnements cloud, particulièrement à l’heure de l’IA. L’ensemble permettrait notamment de « garder une longueur d’avance en détectant les menaces émergentes créées par des modèles d’IA, en se protégeant contre les menaces ciblant ces modèles et en utilisant ces derniers pour aider les professionnels de la sécurité à traquer les menaces plus efficacement ».

Google finalise le rachat de Wiz, acté en mars 2025 – crédit Google

Wiz ne se fond cependant pas dans l’offre GCP. « Wiz demeure une plateforme multicloud. Aujourd’hui, nous collaborons avec la plupart des entreprises du Fortune 100 et la majorité des laboratoires d’IA de pointe, ainsi qu’avec de nombreuses entreprises cloud-native parmi les plus dynamiques au monde. Nos clients utilisent AWS, Azure, GCP et OCI. Notre objectif est de protéger l’intégralité de leur environnement : chaque charge de travail, chaque application et chaque cloud majeur », promet ainsi Assaf Rappaport, CEO et cofondateur de Wiz.

Dans son propre billet sur l’événement, Wiz souligne de son côté quelques faits d’armes récents avec, entre autres découvertes réalisées en 2025, les vulnérabilités inhérentes à Moltbook (tout juste racheté par Meta), la découverte préventive d’une faille dans CodeBuild qui aurait pu compromettre les référentiels GitHub d’AWS (épisode CodeBreach, début 2025), ou la fameuse vulnérabilité dite Redishell, découverte dans Redis en octobre dernier et créditée d’une sévérité CVSS de 10.

☕️ Paris sportifs suspects : Polymarket s’associe à Palantir et TWG AI

11 mars 2026 à 11:21


Interdit en France, le site dédié aux paris sur l’actualité Polymarket a déjà montré qu’il soulevait des risques en matière de délits d’initiés, notamment quand un internaute bien informé a remporté 430 000 dollars en pariant, pile au bon moment, sur la chute de Maduro au Venezuela.

Conscient que ce risque est susceptible d’entraver son développement commercial dans le monde des jeux d’argent en ligne, alors même que des voix s’élèvent aux États-Unis pour interroger son impact sur la vie publique, Polymarket a entrepris de s’outiller pour surveiller en temps réel les flux de paris et mettre en place des « contrôles d’intégrité ».

Pour ce faire, Shayne Coplan, cofondateur et CEO de Polymarket, a choisi de se tourner vers Palantir, le géant de l’analyse de données cofondé par Peter Thiel et Alex Karp, très lié au monde du renseignement (y compris en France) et à l’administration Trump.

Dans un communiqué daté du 10 mars, Polymarket explique vouloir mettre en œuvre Vergence AI, une plateforme d’analyse décisionnelle codéveloppée par Palantir et TWG AI, éditeur de solutions décisionnelles, pour garantir aux ligues et aux équipes sportives que les paris en ligne enregistrés sur sa plateforme ne risquent pas de saper la confiance du public.

Polymarket permet de parier sur une infinité d’événements, du résultat de rencontres sportives à la date possible de cesser-le-feu entre l’Iran et les États-Unis – capture d’écran

Pour éviter, par exemple, qu’un athlète parie sur le résultat d’une rencontre dont il pourrait influencer l’issue, cette plateforme fournira à Polymarket la possibilité de « surveiller l’intégrité des opérations pré-pari et post-pari, à travers le flux d’ordres, les données d’exécution et l’activité de règlement ». Elle opèrera également des modèles prédictifs chargés de détecter les comportements suspects, les initiés, ou les manœuvres coordonnées.

Elle est enfin censée permettre à Polymarket d’automatiser la production des alertes, documentations et rapports de supervision nécessaires à des fins de conformité réglementaire.

« Notre partenariat établit une nouvelle norme pour les marchés de prédiction, et nous sommes ravis d’être au cœur de cette transformation », se réjouit Alex Karp, dont l’acolyte Peter Thiel fait partie des investisseurs historiques de Polymarket.

☕️ Interpellée par le logiciel libre, Bruxelles ajoute un ODS à sa consultation Cybersécurité

11 mars 2026 à 07:42


Il n’y a pas de petite victoire. La Document Foundation, qui pilote le développement de la suite bureautique libre et gratuite LibreOffice, s’est félicitée mardi 10 mars d’avoir obtenu gain de cause en 24 heures auprès de la Commission européenne.

Elle réclamait l’ajout d’un modèle de document au format ODS (feuille de calcul de format OpenDocument) en parallèle du modèle XLSX (format propriétaire Microsoft basé sur OpenXML) proposé par défaut dans le cadre de la consultation ouverte par Bruxelles sur le futur Cyber Resilience Act (CRA, règlement sur la cybersécurité).

« Il s’agit d’une première étape importante vers l’interopérabilité que les formats propriétaires ne permettent pas, et qu’ils cherchent même à limiter en rendant les formats DOCX, XLSX et PPTX de plus en plus différents d’une norme par l’ajout de complexités inutiles », écrit la Document Foundation, selon qui Microsoft entretient une impression fallacieuse d’ouverture en ayant réussi à faire d’Office Open XML (OOXML) une norme ISO, mais en implémentant une version différente dans ses logiciels.

« À tous ceux qui persistent à considérer OOXML comme une norme du simple fait de son approbation par l’ISO, et à tous les logiciels qui prennent en charge OOXML en l’utilisant comme format par défaut, nous vous rappelons que vous allez à l’encontre non seulement de vos propres intérêts, mais aussi de ceux de tous les citoyens du monde, et en premier lieu des citoyens européens. »

La fondation résumait ses arguments dans sa demande initiale à la DG Connect, la direction de Bruxelles chargée de la consultation sur le CRA, publiée le 5 mars dernier.

Rappelons que le projet LibreOffice et l’Open Document Format ont respectivement fêté leurs 15 ans et leurs 20 ans en 2025. Bien que Microsoft continue de régner en maitre sur la bureautique, l’ODF a remporté quelques succès notables. Il est ainsi le format de document par défaut dans certaines administrations, dont l’OTAN, le Brésil, l’Inde ou encore l’Afrique du Sud. En France, le référentiel général d’interopérabilité préconise également l’ODF dans les administrations.

Les fichiers de la consultation comportent désormais une version ODS du modèle de contribution – capture d’écran

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