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☕️ Apple lance le casque audio AirPods Max 2 à 579 euros

16 mars 2026 à 14:39


Près de six ans après l’introduction de son premier casque audio, Apple dégaine son successeur, l’AirPods Max 2. Annoncé lundi 16 mars, celui-ci conserve les fondamentaux et le design de la première génération, mais promet des performances en hausse pour tout ce qui a trait à la qualité du son, à l’isolation de la voix, ou à la réduction du bruit ambiant, grâce à des composants électroniques plus modernes. Le casque s’articule autour de la puce Apple H2 (déjà utilisée depuis 2022 au sein de la gamme AirPods).

Jamais avare en superlatifs, Apple promet une réduction active du bruit « jusqu’à 1,5x plus performante que la géné­ration précédente », grâce à de nouveaux algorithmes de traitement. Les modes d’écoute adaptatifs (qui permettent de demander au casque de laisser passer une partie de l’environnement sonore) se dotent d’une fonction de réduction automatique des bruits forts.

Le casque AirPods Max 2 est décliné en cinq coloris. Comptez 579 euros – crédit Apple

Les fonctions d’égalisation spatiale et d’audio spatial sont également censées gagner en efficacité, tout comme la scène sonore dans son ensemble grâce au nouvel amplificateur à gamme dyna­mique élevée. Une fois connecté en USB-C, le casque gagne également l’accès à l’audio lossless ainsi qu’à un mode à très faible latence.

Sur le plan des communications, le casque s’ouvre à la traduction en direct (via Apple Intelligence, sous réserve de disposer d’un iPhone compatible), comme les AirPods 4 / AirPods Pro 2. « Il vous suffit d’appuyer de façon prolon­gée sur le bouton Mode d’écoute pour que les AirPods Max 2 traduisent dans votre langue préférée la langue que parle la personne qui s’exprime ».

Apple promet enfin 20 heures d’autonomie (avec réduction active du bruit et spatialisation) pour ce casque livré dans un étui dédié (smart case), décliné en cinq coloris et affiché à 579 euros, avec une disponibilité fixée au 25 mars prochain.

Rappelons qu’Apple a procédé début mars à une vague de renouvellement, avec l’annonce et le lancement de l’iPhone 17e, le passage de l’iPad Air à la puce M4, la migration des MacBook Air et Pro vers la nouvelle puce M5 et enfin la présentation du MacBook Neo, premier ordinateur portable de la marque animé par une puce héritée de l’iPhone.

Joybuy : le géant chinois du e-commerce JD.com lance son offensive en France

16 mars 2026 à 12:48
Une faim de dragon
Joybuy : le géant chinois du e-commerce JD.com lance son offensive en France

Le géant chinois du e-commerce JD.com a donné le coup d’envoi officiel de ses activités en France et dans cinq autres pays d’Europe, avec l’ouverture et la médiatisation de sa vitrine généraliste, Joybuy. À la différence de Shein ou de Temu, le groupe mise sur sa logistique intégrée et sur un catalogue de marques pour se positionner comme une alternative au leader Amazon.

Ouvert fin août 2025, le site joybuy.fr apparaissait comme une bêta mal dégauchie des activités internationales de JD.com, l’un des géants chinois du e-commerce. Depuis lundi 16 mars, il se présente comme une plateforme marchande complète, dotée d’un catalogue mêlant produits tech, électroménager et articles de consommation courante. Le groupe basé à Pékin vient en effet de donner officiellement le coup d’envoi de ses activités en France et dans cinq autres pays d’Europe : Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Belgique et Luxembourg.

Un concurrent de Cdiscount et d’Amazon

« Nous pensons que vous ne devriez pas avoir à choisir entre un prix avantageux, un produit de haute qualité et une livraison rapide. Que ce soit un nouveau casque audio, vos produits de soin préférés ou un cadeau de dernière minute, Joybuy est là pour rendre votre expérience d’achat facile, rapide et agréable ! », clame le site, qui assure que son offre le positionne comme un one stop shop – littéralement, un guichet unique, c’est-à-dire un magasin où l’on peut trouver tout ce dont l’on a besoin.

Sur sa page d’accueil, Joybuy multiplie les offres promotionnelles pour célébrer son ouverture (ou plutôt sa sortie de phase bêta). Derrière cette logique de coupons de réduction omniprésents, on retrouve la dynamique marketing déjà mise en œuvre par les « greniers chinois » (Aliexpress, Temu, Shein) et reprise par Amazon Haul, mais avec une promesse différente en matière de catalogue.

Si Joybuy promet des prix agressifs, la plateforme affiche dès sa page d’accueil sa collaboration avec des marques grand public connues ou reconnues, dont Kellog’s, les produits nettoyants Cif, ou les robots aspirateurs Realme. Dans le lot de ses ventes flash et autres offres de bienvenue, on croise côte à côte des bouteilles de Pepsi, des écouteurs Apple AirPods ou des consoles Nintendo Switch 2.

Comme ses compatriotes, Joybuy référence également des petits accessoires ou produits jetables à quelques euros, mais ces derniers ne sont que l’un des composants d’une offre nettement plus large, ce qui positionne plutôt la plateforme en face de grands généralistes comme Amazon ou Cdiscount.

JD et Joybuy se distinguent également des poids lourds chinois Shein et Temu par leur logistique. Là où les places de marché jouent un simple rôle de hub entre fabricants et acheteurs, Joybuy promet en effet une logistique intégrée : le site dispose de ses propres entrepôts, de ses équipes de livraison, etc.

Logistique intégrée

La communication corporate du groupe donne une idée des ressources mises en œuvre à l’échelle mondiale. Au 30 septembre 2025, JD.com revendiquait ainsi 1 600 entrepôts opérés en propre, auxquels s’ajoutent 2 000 entrepôts gérés par des tiers, sur 24 marchés différents, et pour une surface totale de 34 millions de mètres carrés. « À l’échelle mondiale, Jingdon Logistics exploite plus de 130 entrepôts sous douane, de distribution directe internationale et à l’étranger », indique encore l’entreprise.

Comme chez Amazon, l’optimisation de la logistique figure au cœur du modèle économique : ce sont l’automatisation et l’effet d’échelle qui sont censés permettre au groupe de dégager des marges sur une activité aussi concurrentielle. Sur ce volet, JD évoque dans ses derniers résultats financiers la clé de voûte de son modèle : un système logistique entièrement automatisé, baptisé LangzuTech.

La logistique de JD repose sur un système d’entreposage automatisé baptisé Zhilang – crédit Jingdong Logistics

Grâce à ce dernier, elle affirme être capable de multiplier par quatre la densité de ses entrepôts (en éliminant notamment les surfaces dédiées aux opérateurs), et réduire de 50 % le coût de manutention d’un colis. D’abord testé en Chine, sur certaines verticales comme les produits de parapharmacie, le système commence à être déployé sur des entrepôts plus généralistes. L’un d’entre eux a justement ouvert au Royaume-Uni sur le dernier trimestre 2025, pour préparer le lancement de Joybuy en Europe.

Livraison le jour-même en région parisienne

Fort de ce modèle intégré, Joybuy relance la bataille de la livraison expresse, avec une promesse baptisée « double 11 » (référence au 11 novembre, la journée des célibataires en Chine, devenue une fête commerciale) : sur le Grand Paris (soit une zone équivalente à l’Île-de-France), Joybuy promet que toute commande passée avant 11 heures le matin sera livrée avant 11 heures le soir (23 heures) avec livraison offerte dès 29 euros d’achats. Le groupe affirme que le service est opéré par ses soins (alors que les livraisons dans le reste du pays sont susceptibles d’être sous-traitées, notamment à la Poste). En région parisienne, il s’appuie sur un entrepôt de 63 000 m² installé à Tournan-sur-Brie :

« Joybuy gère son service de livraison Double 11 du clic jusqu’à la porte d’entrée. À travers l’Europe, l’entreprise exploite plus de 60 entrepôts et dépôts, soutenus par des milliers d’employés dans les domaines de la logistique et des opérations. Cela inclut JoyExpress, son service dédié à la livraison express du dernier kilomètre. Les clients peuvent également choisir de retirer leurs colis via le service Joybuy Pick-up dans plus de 17 000 points de retrait à travers la France. »

Comme Amazon, Joybuy associe enfin la livraison gratuite illimitée (sans montant minimum) à un abonnement payant, facturé 3,99 euros par mois (2,99 euros par mois pour les étudiants) ou 19,99 euros par an sur cette période de lancement. L’abonnement se limite cependant à la livraison (et à l’accès à des promotions exclusives), là où son concurrent états-unien ajoute toute une panoplie de services, dont Prime Video.

Conscient qu’il sera particulièrement attendu sur le volet de la relation commerciale et notamment du service après-vente, Joybuy promet « un service client accessible 24 h/24 et 7j/7 par téléphone (personne réelle), par chat et par email, partout en Europe ».

En 2025, JD.com a réalisé un chiffre d’affaires mondial de 1 309 milliards de yuans (environ 163 milliards d’euros), en croissance de 13 % sur un an.

☕️ Meta met fin aux messages chiffrés de bout en bout sur Instagram

16 mars 2026 à 07:57


Les échanges privés ne sont sans doute pas la vocation première d’Instagram, mais les adeptes du réseau social regretteront peut-être la décision prise par Meta : la maison-mère du réseau social informe, via l’une de ses pages support, de la fin prochaine du chiffrement bout en bout pour ces conversations d’internaute à internaute.

« Les messages chiffrés de bout en bout sur Instagram ne seront plus pris en charge à compter du 8 mai 2026 », décrit Meta, qui indique par ailleurs offrir une porte de sortie aux utilisateurs qui voudraient récupérer le contenu, notamment multimédia, de leurs échanges chiffrés.

« Si ce changement impacte certaines de vos conversations, des instructions dans la discussion vous indiqueront comment télécharger tous les contenus multimédias ou messages que vous pourriez vouloir garder. »

Pourquoi déprécier le chiffrement de bout en bout ? D’après une porte-parole de Meta citée par The Verge, la fonctionnalité serait insuffisamment utilisée.

Logo Meta illustré par Flock

En la supprimant, Instagram s’affranchit du débat et des risques réglementaires soulevés, dans plusieurs régions du globe, par les textes qui cherchent à garantir aux autorités une porte dérobée dans les conversations interpersonnelles chiffrées de bout en bout, à l’image du projet Chat Control en Europe.

Pour Alex Karp (Palantir), il ne faut pas laisser les femmes démocrates enrayer la course à l’IA

16 mars 2026 à 07:47
So sprach Zarathustra nicht
Pour Alex Karp (Palantir), il ne faut pas laisser les femmes démocrates enrayer la course à l’IA

Interrogé sur l’utilisation des technologies Palantir dans la guerre en Iran, Alex Karp, CEO de l’entreprise, a livré une vision belliqueuse de la façon dont les États-Unis doivent prendre la tête des développements en cours autour de l’IA, quitte à ce que les ruptures qui en découlent déplaisent aux électeurs diplômés, majoritairement démocrates et « souvent des femmes ».

Les technologies prédictives de Palantir, mises en œuvre dans le fameux système Maven, ont-elles joué un rôle dans la frappe de missile sur une école iranienne qui a fait plus de 170 morts, dont une majorité d’enfants, le 28 février dernier ? Alex Karp n’a pas été interrogé à ce sujet, mais il aurait certainement botté en touche. Pour le CEO et cofondateur de Palantir, la valeur de son entreprise dans le domaine militaire découle en effet de sa capacité à sous-tendre des opérations de combat à une échelle inégalée :

« Nous sommes rémunérés en fonction de la valeur créée. Et cette valeur ajoutée se gagne en améliorant les infrastructures à grande échelle d’une manière unique. Sur le champ de bataille, il s’agit d’infrastructures meurtrières. Dans le contexte civil, il s’agit d’infrastructures moins meurtrières. »

L’IA en renfort de l’armée

Alex Karp s’exprimait jeudi 12 mars au micro de CNBC (voir le .mp4), en duplex depuis le lieu de sa conférence AIPCon, pendant laquelle Palantir a notamment annoncé la signature d’un nouvel accord avec GE Aerospace (pour améliorer la disponibilité des avions militaires) et présenté ses premiers travaux avec l’US Navy, suite à un accord à 450 millions de dollars passé en décembre dernier.

À défaut d’aborder le bombardement de l’école primaire Shajarah Tayyebeh, l’entretien s’est bien sûr ouvert sur la place qu’occupent les solutions de Palantir au sein du système Maven utilisé dans les attaques coordonnées par Israël et les États-Unis contre Téhéran. Sur ce point, Karp déclare que Maven (utilisé par le Pentagone, la Défense américaine, l’armée israélienne et depuis peu par l’Otan) sert bien de « colonne vertébrale centrale » aux opérations, mais refuse de confirmer une implication directe de Palantir dans le déclenchement de la frappe ayant conduit à la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Alex Karp au micro de CNBC – capture d’écran

Il salue en revanche sans ambages la supériorité tactique que confère, selon lui, l’intégration des technologies décisionnelles au cœur du commandement opérationnel. Et réaffirme l’idée, très compatible avec les visées souverainistes de Donald Trump, selon laquelle c’est la capacité à investir massivement dans des technologies souveraines qui confère aux États-Unis sa supériorité sur le terrain.

« Ce qui rend l’Amérique si particulière aujourd’hui, ce sont ses capacités de guerre létales, son aptitude à mener des opérations militaires. Cette aptitude tient à vingt ans d’expérience, à la méritocratie qui règne dans nos forces armées, à un financement unique en son genre et au fait que la révolution de l’IA est spécifiquement américaine », lance-t-il, saluant le caractère ontologique de l’économie états-unienne, qui saurait aussi bien construire les modèles que les puces chargées de les faire tourner.

Quid d’Anthropic, dont le bras de fer avec Peter Hegseth a valu à l’éditeur de Claude d’être placé sur liste noire pour tous les contractants du Pentagone et de l’armée ? Alex Karp confirme que Claude est toujours utilisé dans le cadre des opérations au Moyen-Orient, mais minimise l’incident. « Nos produits sont intégrés à Anthropic et, à l’avenir, ils seront probablement intégrés à d’autres grands modèles de langage en raison de ce différend », balaie-t-il.

Des technologies si puissantes qu’elles pourraient anéantir des droits constitutionnels

Sans commenter directement la position de Dario Amodei, il réaffirme l’engagement total de Palantir pour l’armée états-unienne, qui mériterait simplement la meilleure technologie possible, quel qu’en soit le fournisseur. Il reconnait en revanche une certaine légitimité aux inquiétudes en matière d’usages domestiques (Anthropic affirme pour mémoire refuser deux utilisations de ses IA : le contrôle d’armes totalement autonomes et la surveillance de masse de la population des États-Unis).

« Je vois de nombreuses raisons de restreindre ces technologies dans le cadre de l’application de la loi et dans d’autres cas d’utilisation, car elles sont si puissantes qu’elles pourraient, même indirectement, anéantir les droits qui nous ont été conférés par une autorité supérieure dans le cadre des Premier, deuxième, Quatrième et Cinquième amendements. »

Pas question toutefois de s’arrêter à ces craintes pour arrêter le développement de l’IA, maintient Karp, selon qui « personne n’y croit, mais Palantir est le plus important défenseur du Quatrième amendement » (dans la constitution des États-Unis, c’est pour rappel l’amendement qui consacre le droit à la vie privée).

Depuis le studio de CNBC, l’animateur Jim Cramer relance Alex Karp :

« Vous avez décrit Google, Amazon et Facebook comme ayant déplacé leur attention de la collaboration avec l’État vers le marché grand public. Pensez-vous que dans cet épisode de guerre particulier que nous traversons en ce moment, il y a eu une forme d’unité, et que ces entreprises aident le président à tenter de remporter cette guerre ? »

Restructuration du système de classes

Alex Karp répond en rappelant que Palantir a eu du mal à se financer à ses débuts précisément parce que l’entreprise ciblait le secteur militaire. Il embraie sur une lecture critique de ce que serait selon lui l’opinion dominante dans le monde de la tech, vaguement positive quant à l’idée de soutenir les militaires, mais surtout inconsciente du « pouvoir de rupture de ces technologies », et donc de ce fait incapable de s’adresser à la bonne cible.

« Si vous comptez ébranler de manière significative le pouvoir économique – et, par conséquent, politique – d’un système à parti unique, en ciblant les électeurs hautement qualifiés, souvent des femmes, qui votent majoritairement démocrate, ainsi que les militaires et les travailleurs qui ne se sentent pas soutenus, et que vous pensez que cela va fonctionner sur le plan politique, vous êtes fou à lier. »

« Cette technologie bouleverse la vie des électeurs formés aux sciences humaines, majoritairement démocrates, affaiblit leur pouvoir économique et renforce celui des électeurs issus de la formation professionnelle, de la classe ouvrière, souvent des hommes. Ces bouleversements vont donc chambouler tous les aspects de notre société. »

Pour Karp, il n’est pas envisageable de freiner ces bouleversements, et c’est précisément parce que les technologies d’IA présentent un danger social qu’il est impossible selon lui de ne pas foncer, mais aussi de découpler leur développement des enjeux militaires.

Impératif sociétal… ou discours bien calibré ?

« La seule justification possible serait que, si nous ne le faisons pas, nos adversaires le feront et nous serons soumis à leur loi, déclare le CEO à Jim Cramer, avant de conclure sur le sujet par une boucle logique aux accents de prophétie autoréalisatrice. Par conséquent, si l’on dissocie cette action du soutien militaire, il sera extrêmement difficile d’expliquer au peuple américain pourquoi nous prenons le risque de bouleverser le tissu même de notre société, y compris ses composantes les plus puissantes, si ce n’est pour préserver notre identité américaine à court et à long terme. »

Comment comprendre ce discours ? Dans la bouche de Karp, les bouleversements liés à l’IA sont présentés comme un phénomène presque mécanique : en substance, les personnes ayant une formation en sciences humaines, plutôt démocrates, souvent des femmes, vont subir une perte de pouvoir économique importante, alors même qu’elles constituent aujourd’hui une base électorale importante. A l’inverse, une partie de cette valeur perdue irait aux cols bleus, les personnes à formation professionnelle, technique ou militaire, souvent masculines. Les entreprises de la Silicon Valley qui promeuvent l’IA sans prendre en compte ce phénomène seraient donc folles à lier puisqu’elles sapent la base qui leur est la plus favorable.

D’où cette nécessité d’ancrer la révolution de l’IA dans le domaine militaire, qui fait bien les affaires de Palantir. C’est en tout cas l’analyse qu’en fait Malcolm Ferguson du média (de gauche) The New Republic :

« Cela ressemble fort à un pitch direct et à long terme adressé au Parti républicain par un PDG dont la société technologique détient déjà de nombreux contrats gouvernementaux et un profond ancrage au Pentagone. Le message de Karp est on ne peut plus clair : ma technologie va priver de capital politique l’un de vos plus grands ennemis – les femmes libérales diplômées – et donner à l’un de vos groupes démographiques préférés à flatter – les hommes de la classe ouvrière – davantage de pouvoir politique à vous transférer. »

Sur un plan plus idéologique, les propos de Karp font aussi écho aux envolées mystiques et fascisantes de Peter Thiel, autre cofondateur de Palantir, renouvelées lors de sa récente venue à Paris, (racontée par Télérama), et à cette idée selon laquelle la technologie peut et doit conduire à un nouvel ordre mondial.

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