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Aux USA, des sénateurs veulent connaitre la consommation d’énergie des datacenters

27 mars 2026 à 09:40
De toutes les matières, c’est les watts qu’ils préférent
Aux USA, des sénateurs veulent connaitre la consommation d’énergie des datacenters

Pour avoir des données fiables et globales sur la consommation des datacenters, deux sénateurs font appel à l’U.S. Energy Information Administration (EIA). L’Arcep le fait, mais cela se limite à la France et on manque cruellement de données au niveau mondial.

La consommation des datacenters est un sujet qui revient régulièrement sur le devant de la scène, mais sur lequel il est difficile d’avoir des chiffres précis et fiables. Certains opérateurs de datacenters et géants du numérique détaillent leurs consommations, mais de manière disparate.

Des rapports oui, des données fiables… c’est plus compliqué

On retrouve parfois le détail datacenter par datacenter, parfois par pays, continent ou au global, mais d’autres ne donnent aucune information chiffrée et se contentent de grands discours. C’est le cas d’Amazon dans les GAFAM par exemple. Mais, même quand il y a de nombreuses informations, les rapports sont parfois truffés d’erreurs… à se demander s’ils sont réellement lus.

Il n’y a qu’à voir le numéro d’équilibriste de l’ADEME sur le sujet en janvier, qui voulait prévoir la consommation à l’horizon 2035 et 2060. Comme nous l’expliquions alors, ce rapport a le mérite d’exister et d’essayer de faire avancer les choses, mais il doit s’apprécier avec toutes ses imperfections et ses manques, à cause de la transparence très limitée de certains acteurs. Difficile de se projeter sans avoir de chiffres solides à la base.

Et si c’était l’Energy Information Administration qui récoltait les données ?

Aux États-Unis, deux sénateurs (Josh Hawley et Elizabeth Warren) tentent une approche plus directe pour avoir des données fiables : ils « ont envoyé une lettre à la U.S. Energy Information Administration (EIA) pour lui demander de recueillir des détails sur la consommation d’énergie auprès des centres de données – et sur l’impact de cette utilisation sur le réseau », comme le rapporte Techcrunch.

Ils veulent obtenir des « déclarations annuelles complètes sur la consommation d’énergie », indique Wired, qui était le premier à en parler. Ses informations sont « essentielles pour une planification précise du réseau [électrique] et contribueront à l’élaboration de politiques visant à empêcher les grandes entreprises d’augmenter les coûts de l’électricité pour les familles américaines ». Google, par exemple, a multiplié par deux sa consommation électrique entre 2020 et 2024.

« Ce n’est pas la seule information dont tu as besoin, mais c’est certainement un morceau du puzzle », explique Ari Peskoe (directeur du programme de droit de l’environnement et de l’énergie de la Harvard Law School) à nos confrères. La consommation en eau est aussi une donnée importante à prendre en compte.

En France, l’Arcep collecte des données et publie des bilans

Que ce soit pour l’électricité ou l’eau, il faut des informations détaillées en fonction des emplacements géographiques. Cela n’a pas les mêmes conséquences de consommer de l’eau dans des zones avec un fort stress hydrique et/ou une électricité fortement carbonée.

En France, l’Arcep collecte des données, y compris pour les datacenters avec la consommation électrique, en eau, la surface utilisée… Récemment, elle s’est aussi intéressée à l’IA générative et a élargi son rayon d’action sur la collecte de données.

Dans son dernier rapport pour un numérique soutenable, l’Arcep détaillait la consommation en France, au global pour l’année 2023 (avec 21 opérateurs analysés) : 2,4 TWh d’électricité (en hausse de 8 % sur un an), 681 000 m³ d’eau en consommation directe, mais 6 millions de m³ en consommation indirecte. À titre de comparaison, l’Agence internationale de l’énergie atomique (sous l’égide de l’ONU) expliquait que « les datacenters avaient consommé environ 460 TWh d’électricité en 2022 ».

☕️ Effets délétères de TikTok : l’Éducation nationale relance la machine judiciaire

27 mars 2026 à 09:15


Dans un communiqué, le ministère de l’Éducation nationale explique que, « dans le cadre de la procédure d’enquête en cours depuis le 4 novembre 2025 au sujet des agissements du réseau social TikTok, le ministère de l’Éducation nationale vient de transmettre au parquet de Paris un signalement ».

Le parquet de Paris avait en effet ouvert une enquête préliminaire « sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs » suite au signalement du député (socialiste) Arthur Delaporte, pour qui « le constat est sans appel : TikTok a délibérément mis en danger la santé, la vie de ses utilisateurs ».

Le ministère explique de son côté que « les réseaux sociaux, considérés de manière générale, sont impliqués dans plusieurs suicides d’élèves de collège et de lycée, ainsi que l’ont montré les enquêtes administratives diligentées à ce propos par l’inspection générale du ministère ».

C’est dans ce contexte que le ministre Édouard Geffray « a décidé d’informer la procureure de la République de Paris de faits susceptibles de caractériser plusieurs infractions pénales, liés aux bulles informationnelles dans lesquelles l’algorithme de TikTok enferme ce public vulnérable ».

Le communiqué revient sur « la capacité addictive de la plateforme et la formation de « spirales » de contenus dangereux, notamment liés aux troubles du comportement alimentaire (TCA), à la dépression, à l’automutilation et au suicide ». Il précise que « le seul visionnage de vidéos suffit à déclencher l’engrenage ».

D’autres griefs sont indiqués : favoriser l’exposition des mineurs à des contenus à caractère pornographique ainsi que le système de recommandation de TikTok avec « l’extraction massive de données personnelles des utilisateurs, en violation probable de la législation en vigueur ».

Le ministre explique à Radio France avoir fait un test avec un nouveau compte où il disait avoir 14 ans : « En moins de 20 minutes, sans avoir liké quoi que ce soit […] on s’est retrouvé avec des vidéos dépressives […], des véritables tutoriels de scarifications […], des vidéos d’incitation au suicide ».

☕️ Fausses promos, pression, articles ajoutés : des pratiques encore nombreuses en Europe

27 mars 2026 à 07:25


La Commission européenne a visiblement pris son temps, mais les résultats d’un « balayage » sur les promotions pendant le Black Friday et le Cyber Monday vient d’être mis en ligne. C’est la conclusion d’une enquête menée par les autorités de protection des consommateurs de 23 États membres (dont la France), ainsi que d’Islande et de Norvège.

Le bilan est sans appel : « Les autorités de protection des consommateurs ont vérifié 314 commerçants en ligne et ont constaté que 30 % faisaient référence à des remises de manière incorrecte lors de ces ventes ». Cela ne devrait surprendre personne, l’UFC-Que Choisir a déjà tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises. au sujet de ces fausses promotions.

La Commission rappelle que, pour afficher une réduction (en pourcentage ou en euros), « le prix de référence doit être le prix le plus bas appliqué au cours des 30 derniers jours ». Cette règle a été sacralisée par la Cour de justice de l’Union européenne fin 2024 ; elle avait été saisie par une juridiction allemande.

D’autres griefs sont également indiqués par la Commission européenne, à savoir que « 36 % ont tenté d’ajouter des articles facultatifs aux paniers des consommateurs. Parmi ceux-ci, quatre sur dix l’ont fait sans demander clairement leur consentement ».

18 % des enseignes « ont utilisé des techniques de vente sous pression, telles que l’affirmation qu’un produit est épuisé ou l’utilisation de compte à rebours », or d’après les constatations de la Consumer Protection Cooperation, « plus de la moitié de ces cas étaient trompeurs ». La Commission rappelle qu’une « technique de vente sous pression peut être considérée comme trompeuse, par exemple, lorsque son affirmation de rareté est fausse ».

Dans 10 % des cas, une « tarification progressive » était mise en place, avec des « frais supplémentaires ajoutés tardivement dans le processus d’achat, tels que des frais d’expédition ou de service ».

La Commission rappelle enfin qu’ajouter des articles sans consentement, afficher des prix de manière trompeuse, prétendre qu’un produit est épuisé ou cacher des frais « sont des pratiques illégales en vertu du droit de la consommation de l’UE ». Après ce balayage, « les autorités nationales de protection des consommateurs peuvent prendre des mesures à l’encontre des entreprises concernées ». À voir maintenant s’il se passera quelque chose du côté de la répression des fraudes, ou autres.


☕️ La bêta d’Ubuntu 26.04 LTS (Resolute Raccoon) est disponible

27 mars 2026 à 07:02


Cette version 26.04 est importante car c’est une LTS, c’est-à-dire une Long Term Support avec cinq ans de support classique et cinq ans de plus avec Ubuntu Pro. Les LTS sont mises en ligne tous les deux ans, la précédente était donc la 24.04. C’est particulièrement utile dans le cas de serveurs et VPS, comme expliqué dans notre tuto.

Parmi les nouveautés, il y a le passage au noyau Linux 7.0 avec la version 50 de GNOME (avec uniquement Wayland) disponible depuis une semaine environ. Signalons aussi PHP 8.5.2, Samba 4.23, Docker 29, Mesa 26. Les notes de version se trouvent par ici.

Le fond d’écran « raton-laveur résolu » rejoint le bestiaire Ubuntu

Sans oublier que « le retour de mot de passe est désormais activé par défaut afin d’améliorer l’expérience utilisateur ». Sudo-rs affiche pour rappel des * quand on tape son mot de passe. Un retour à l’ancien fonctionnement est possible : sudo visudo et ajoutez Defaults !pwfeedback au fichier de configuration.

Pour les téléchargements, c’est par ici que ça se passe. Pour récupérer un des dérivés – Kubuntu (KDE Plasma), Xubuntu (Xfce), Lubuntu (LxQt), Ubuntu Budgie, Ubuntu Mate, Ubuntu Cinnamon… – c’est par là.

La version finale d’Ubuntu 26.04 est prévue pour le 23 avril.

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