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☕️ L’IRD confirme un piratage, les données de 7 500 personnes exposées

21 août 2026 à 08:46


L’Institut de recherche pour le développement (IRD) a annoncé ce mardi 18 aout à son personnel, via une lettre en PDF que Next a pu se procurer, qu’une « intrusion d’origine externe dans son système d’information » a eu lieu cet été. Ce piratage a conduit, selon la PDG de l’institut, Valérie Verdier, qui signe ce courrier, « à l’exposition des données de 7 500 personnes ».

Ce chiffre est particulièrement frappant lorsqu’on le compare au nombre d’agents travaillant pour l’organisme. En effet, le rapport d’activité de l’IRD de 2025 publié en juin dernier indique que l’organisme compte 2 249 agents.

Dans ce courrier, la responsable fait la liste des données qui ont été exposées :

  • « vos données d’identification : nom, prénom(s), sexe, nationalité, date et lieu de naissance ;
  • vos données relatives à la vie personnelle : adresse postale et numéro de téléphone personnels ;
  • vos données relatives à la vie professionnelle : matricule agent, rattachement administratif, affectation géographique, statut, corps, grade, poste, niveau, échelon, emploi, discipline, adresse
    électronique professionnelle, numéro de téléphone pofessionnel ;
  • votre numéro de sécurité sociale ».

Toujours selon le document, l’incident aurait été détecté par l’IRD le 24 juillet. C’est le 6 aout que l’enquête menée en interne a permis d’établir que ces données ont été exposées. Néanmoins, « à ce stade, nous ne sommes pas en mesure de confirmer que ces données aient été exfiltrées », précise la lettre.

Valérie Verdier ajoute que son organisme de recherche a « immédiatement engagé des investigations afin d’en déterminer l’origine, l’étendue et les conséquences. Elle assure que « les mesures nécessaires pour contenir l’incident, sécuriser les systèmes concernés et rétablir progressivement les services ont été appliquées depuis cette date ».

La direction explique que la « situation est susceptible d’entraîner notamment des risques de piratage de compte, d’usurpation d’identité ou de fraude ».

Elle assure aussi avoir signalé l’incident aux autorités compétentes, porté plainte et mis en place une cellule de crise. De façon pratique, elle signale avoir mis à l’isolement des serveurs informatiques concernés afin de limiter les risques et travailler en coopération avec l’ANSSI, le CERT RENATER, le Centre opérationnel de la sécurité des systèmes d’information (COSSI) et le fonctionnaire de sécurité des systèmes d’information (FSSI).

L’IRD vient aussi de publier un communiqué plus succinct.

Ce n’est pas la première institution de recherche française à subir un incident de ce genre cette année. En effet, le CNRS a fait part en février dernier d’une fuite de données concernant les personnels recrutés avant le 1/1/2007.

Snobés par leurs parents devant leur smartphone, les adolescents en insécurité affective

21 août 2026 à 07:55
Lâche pose ton phone, les psys font pas d'ultimatum
Snobés par leurs parents devant leur smartphone, les adolescents en insécurité affective

Les conséquences de l’usage du smartphone devant les enfants sont sources d’inquiétudes. Des psychologues ont mis en place une échelle d’évaluation des interférences liées aux appareils permettant de mesurer à quels points les pratiques des parents dérangent leurs relations avec leurs enfants.

Lorsqu’on fait une pause, on est nombreux à avoir très facilement le réflexe de sortir le smartphone et de scroller sur notre application favorite. Mais, en présence de quelqu’un, ce comportement devient rapidement un acte qualifié de « phubbing » (contraction de phone et snubbing ou « télésnobage », contraction de téléphone et de snober en français).

La dénonciation de cette pratique n’est pas nouvelle, des chercheurs viennent d’ailleurs de publier une revue systématique des études qui traitent de ce sujet. Mais beaucoup d’enfants se plaignent toujours du comportement de leurs parents concernant leurs smartphones et peu d’études listées dans cette revue systématique s’intéressent à cette situation en famille.

Une relation parents enfants altérée

On a donc encore du mal à quantifier les conséquences sur leurs affects, mais pourtant, 70 % des enfants interrogés par des chercheurs considèrent que l’utilisation des appareils par la personne qui s’occupe principalement d’eux a un impact au moins partiellement négatif sur leur relation.

Cette réponse, les enfants l’ont donnée dans le cadre d’une étude mise en place par le chercheur en psychologie du Newport Healthcare (à Nashville), Don Grant et ses collègues, publiée récemment dans la revue Frontiers in Psychology.

Ces chercheurs ont mis en place un test, appelé Device Attachment Interference Scale (DAIS), qui veut mesurer, comme son nom l’indique, les interférences des smartphones dans la relation d’attachement entre parents et enfants.

Ainsi, ils ont interrogé 575 enfants de 12 à 17 ans, en les recrutant sur la plateforme Qualtrics. Ils les ont interrogés sur les perceptions des effets de l’utilisation de leurs smartphones par l’adulte qui s’occupe principalement d’eux. Cet adulte était en majorité (450) une figure maternelle (une mère, belle-mère, grand-mère) et pour 125 d’entre eux, une figure paternelle. Les chercheurs ont demandé aux enfants la fréquence (0 = jamais, 1 = rarement, 2 = parfois, 3 = souvent, 4 = presque toujours) de chaque élément du questionnaire.

Ainsi, l’affirmation « la personne qui s’occupe principalement de moi passe son temps sur ses appareils alors qu’elle devrait faire autre chose », recueille 67 % d’accord au moins partiel auprès des enfants interrogés.

Une corrélation entre des scores élevés et un attachement plus précaire

Dans leur étude, les chercheurs expliquent avoir « observé une tendance à l’association entre des scores DAIS plus élevés et un attachement plus précaire (à la fois anxieux et évitant) envers les figures maternelles et paternelles ». Cependant, ils admettent volontiers que leurs résultats sont bien des corrélations et qu’ils ne permettent pas de conclure à une causalité. Ils ajoutent que plusieurs affirmations contenues dans leur test « évaluent des réactions émotionnelles, ce qui pourrait, d’un point de vue conceptuel, recouper l’attachement anxieux » et que leur échantillon n’est pas encore suffisamment important pour en tirer des conclusions définitives.

Ajoutons que le fait de s’être focalisé sur la perception d’une seule des personnes qui s’occupent d’eux oublie la responsabilité des adultes qui ne sont pas considérés par les enfants comme s’occupant principalement d’eux, souvent une figure paternelle.

Dans leur communiqué, les chercheurs affirment que « si de nombreux facteurs influençant l’attachement, tels que la séparation des parents ou une mauvaise santé mentale, peuvent être difficiles à modifier, l’utilisation du téléphone est un aspect de la vie familiale sur lequel les parents ont un contrôle plus direct ». Ils ajoutent que « jeter un coup d’œil rapide à un écran peut sembler anodin, mais cette étude suggère que des moments répétés d’attention partagée pourraient progressivement influencer le sentiment de disponibilité affective d’un parent, avec des conséquences potentielles sur l’attachement qui peuvent s’étendre bien au-delà de l’enfance ».

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