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SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

27 août 2026 à 12:02
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SpaceX prévoit de créer une base de lancement gigantesque en Louisiane pour Starship

L’entreprise d’Elon Musk a promis d’investir 100 milliards de dollars dans une nouvelle base pour Starship située en Louisiane. Le gouverneur républicain de l’État s’en félicite mais l’entreprise doit encore obtenir certains permis pour lancer son projet qui inquiète des associations environnementales locales.

« Aujourd’hui est un moment décisif pour la Louisiane », s’est réjoui mardi 25 août, Jeff Landry, le gouverneur républicain du deuxième État le plus pauvre du pays. Il a annoncé dans un communiqué de presse que SpaceX s’était engagé à investir 100 milliards de dollars pour construire « sa plus grande base de lancement, située dans la paroisse de Vermilion, une base spatiale conçue pour accueillir des milliers de lancements par an et ouvrir la voie à des vols spatiaux d’une ampleur sans précédent ». Le projet n’a, pour l’instant, pas encore obtenu toutes les autorisations.

L’annonce a été faite en présence de la présidente et COO de SpaceX, Gwynne Shotwell. Celle-ci a affirmé que le projet doit devenir « un port spatial autonome, doté de ses propres installations de production de propergol, de production d’électricité, de capacités de transport maritime en eaux profondes, d’installations de traitement des véhicules et, probablement, d’un aéroport ».

Une base de 50,6 mille hectares proche du golfe du Mexique

Elon Musk a, quant à lui, promis qu’il accueillerait « à terme plus d’une douzaine de tours de lancement, ce qui permettra d’effectuer plus de 30 vols Starship par jour et en fera le plus grand site de lancement de la planète ! ». Reste à savoir si cette affirmation se concrétisera, ou si elle viendra s’ajouter au stock de promesses non tenues par le milliardaire.

En tout cas, la création d’une base plus importante est nécessaire à SpaceX pour tenir la cadence de lancement qu’elle veut atteindre. En effet, sa base située au Texas et celle en construction en Floride n’ont pas les capacités de terrain pour accueillir le nombre de rampes de lancement nécessaires.

Le site visé par SpaceX en Louisiane se situe proche du golfe du Mexique, à La Pacanière, et doit s’étendre sur 50,6 mille hectares. L’entreprise espère pouvoir commencer la construction l’année prochaine et y lancer ses premières fusées dès 2029, selon le Financial Times. Son emplacement a un autre avantage, fait remarquer ArsTechnica : orienté vers le sud, il donne à SpaceX un potentiel accès vers les orbites polaires.

C’est un ancien site d’ExxonMobil. Dans son communiqué, Jeff Landry s’est félicité que celui-ci reprenne « sa vocation commerciale ». ArsTechnica souligne qu’il a récemment été débloqué dans le cadre d’un accord à l’amiable « mettant fin à des dizaines de poursuites judiciaires qui reprochaient à ExxonMobil d’être responsable de la pollution et de la perte de terres côtières ».

Une modification des règles pour éviter les exigences de treize lois sur l’environnement

Et le sujet de la pollution du nouveau projet suscite aussi des inquiétudes. La Louisiana Wildlife Federation, la National Wildlife Federation et la Pontchartrain Conservancy tirent le signal d’alarme : les barrières légales pourraient être abaissées pour laisser passer le projet. Jeff Landry a déjà assuré à Fox 8 que le projet obtiendrait certaines autorisations dans les mois qui viennent. Et la Federal Aviation Administration (l’agence fédérale chargée des réglementations sur les vols et lancements sur le sol états-unien) a publié une proposition de modification de ses règles, explique le Louisiana Illuminator.

Selon le commentaire des trois associations, ce texte « autoriserait l’agence à déroger à certaines exigences prévues par treize lois fédérales relatives à l’environnement et aux ressources naturelles lorsqu’elle statue sur les licences, les autorisations et les agréments de site concernant les lancements et les retours atmosphériques spatiaux à des fins commerciales ».

Elles y assurent ne pas s’opposer au secteur spatial commercial, mais elles ajoutent : « Notre préoccupation est précise et ciblée : le projet de règlement supprimerait, au stade de l’octroi des autorisations, les exigences en matière d’évaluation environnementale qui garantissent que les lancements et le développement des ports spatiaux tiennent compte de leurs effets sur la faune, les habitats, les ressources en eau et les ressources côtières ».

De son côté, Jeff Landry a répondu à CBS News ne pas être « préoccupé par l’impact environnemental » du projet et s’intéresser plutôt au « manque de perspectives économiques sur le littoral » de son État. Dans son communiqué, il indique que SpaceX promet d’y créer 3 000 emplois directs dans les dix prochaines années.

☕️ La Norvège pourrait durcir sa législation sur les lunettes connectées

27 août 2026 à 07:09


Le gouvernement norvégien vient d’annoncer sa volonté d’encadrer plus strictement les lunettes connectées. Cette volonté arrive alors que la grogne s’amplifie contre les lunettes Meta un peu partout.

« Nous constatons que la vie privée et la protection des données des citoyens sont mises à mal par les nouvelles technologies ; c’est pourquoi je souhaite réglementer plus strictement les lunettes connectées et autres appareils similaires. Cela pourrait par exemple impliquer l’interdiction de certaines fonctionnalités, telles que la reconnaissance faciale d’autres personnes dans l’espace public », a affirmé la ministre norvégienne chargée du numérique, Karianne Tung dans un communiqué.

« Nous nous réjouissons que le gouvernement norvégien ait annoncé son intention de renforcer la réglementation concernant les lunettes IA de Meta et d’étudier la possibilité d’une interdiction nationale de la reconnaissance faciale dans les espaces publics », a réagi le responsable de la politique numérique au Conseil norvégien des consommateurs, Finn Lutzow-Holm Myrstad. « Nous savons que Meta dispose d’une technologie de reconnaissance faciale pouvant être intégrée à ces lunettes, et il est important de ne pas lui permettre de le faire ».

Les discussions sur le sujet semblent avoir fait changer d’avis le gouvernement norvégien. En effet, le 9 juillet dernier, Karianne Tung déclarait encore « on ne peut pas interdire tout ce qu’on n’aime pas » au journal norvégien Klass Kampen. Mais sa position a beaucoup été critiquée pendant l’été. « Ces lunettes nous rapprochent d’une société de surveillance qui menace la démocratie », affirmait, par exemple, la juriste Ida Thorsrud dans une chronique sur le média public NRK.

Line Coll, la directrice de la Datatilsynet, l’autorité de protection des données norvégienne, s’était prononcée pour une régulation. « Nous devons au moins mener un débat et obtenir rapidement une étude approfondie. En attendant, on pourrait peut-être envisager de suspendre la vente si l’on dispose des fondements juridiques pour le faire », affirmait-elle au média Juristen.

Meta : un plan de Zuckerberg pour licencier 60 % du personnel abandonné suite à une fronde

27 août 2026 à 06:35
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Meta : un plan de Zuckerberg pour licencier 60 % du personnel abandonné suite à une fronde

Pendant tout le premier trimestre 2026, la direction de Meta, emmenée par Mark Zuckerberg, a imaginé un plan de restructuration dans lequel elle profitait de l’IA pour se débarrasser de 60 % de ses salariés. Face à la fronde des salariés, la direction a réduit son ambition pour ne licencier « que » 10 % de ses effectifs.

« Le futur est pour tout le monde », clamait récemment Mark Zuckerberg dans un manifeste assez foutraque. Il y ajoutait qu’ « il y a plusieurs raisons d’être optimiste quant à l’abondance des emplois à l’avenir. Quelle que soit l’intelligence atteinte par l’IA, les ressources informatiques resteront toujours limitées et il y aura donc toujours un coût d’opportunité lié à la manière dont nous les utilisons ».

Pourtant, le CEO de Meta a, pendant plusieurs mois, imaginé se passer de 60 % des effectifs de son entreprise. Mais la fronde interne était telle que, quelques heures avant d’annoncer son plan, Mark Zuckerberg a finalement renoncé à sa version maximaliste, a appris Reuters.

L’entreprise a, in fine, annoncé une vague de licenciements de 8 000 salariés, environ 10 % des effectifs quand même, dans une ambiance restée électrique. Nous rappelions déjà à l’époque que l’entreprise devait combler 70 milliards de dollars de pertes dans le métavers. Et Meta avait déjà décidé de licencier 1 500 personnes de son Reality Labs et projetait de le réorienter vers l’intelligence artificielle et les équipements mobiles.

Selon l’agence de presse britannique, l’équipe dirigeante de Meta a passé l’année dernière à imaginer le management à l’ère de l’IA. Puis, en janvier, lors de son traditionnel séminaire à Hawaï, la direction a imaginé son plan « radical », comme le qualifie Reuters, pour réinventer l’entreprise.

Une réorganisation « AI native » avortée

Appelé projet « Transformation organisationnelle », ce plan visait quasiment une renaissance de l’entreprise, puisque l’équipe se projetait dans le futur d’un groupe « AI native ». Un des documents de travail imagine que « les outils et agents compatibles avec l’IA [AI-ready dans le texte] interagissent, les flux de travail sont automatisés, et les nouvelles versions sont conçues en privilégiant l’IA [AI-first dans le texte] ».

Le projet allait plus loin dans l’élaboration d’une organisation tournée autour de l’usage intensif de l’IA. Et l’équipe du vice-président chargé de la gestion des produits, Ime Archibong, a même été utilisée comme pilote sur le sujet. Un document, montré par son équipe aux autres pour les inciter à suivre la même voie, présentait la nouvelle organisation (débarrassée d’un nombre important de salariés, donc) composée d’équipes plus petites avec des salariés aux rôles plus « fluides ».

Ainsi, les traditionnels postes de concepteurs produits et d’ingénieurs avaient disparu et les employés étaient présentés sous un nouveau titre générique de « builder ». Et la structure organisationnelle était présentée comme plus horizontale et moins « hiérarchique ».

La direction de Meta avait aussi imaginé un changement important dans l’évaluation des performances et les promotions. Si les responsables d’équipes et les ressources humaines restaient dans la boucle, ils devaient être assistés par des « systèmes d’IA ».

Une fronde contre l’éléphant dans la pièce qu’était le plan de licenciement

Mais dans cette ambiance, l’annonce du lancement d’un projet interne surveillant les mouvements de curseur de leurs souris, leurs clics et les frappes sur leurs claviers a rendu furieux certains salariés.

Imaginant facilement que ce projet pourrait être une façon d’entrainer des IA qui seraient leurs propres remplaçants, ils ont inondé les messageries internes de posts ironiques illustrant la rumeur du plan de licenciement que la direction ne voulait pas évoquer officiellement. Ainsi des images d’éléphants sont devenues le symbole de « l’éléphant dans la pièce » que Mark Zuckerberg et son équipe faisaient semblant de ne pas voir.

Selon les informations de Reuters, l’indicateur interne de satisfaction des employés est passé de 74 % à 55 % d’opinions favorables et le taux de syndicalisation a augmenté.

La fronde a été soutenue par d’autres indicateurs internes. Ainsi, si l’utilisation de l’IA au sein de Meta a fortement augmenté pendant la période, son impact sur la productivité n’était pas établi. La production de code a fait un bond de 220 % mais les changements qui ont apporté des améliorations ou des nouvelles fonctionnalités n’ont augmenté que de 36 %.

Finalement, Mark Zuckerberg a cédé à la pression le 20 mai. Alors qu’il devait annoncer son plan, il a convoqué son équipe de direction et annulé la deuxième vague de licenciement qu’ils avaient prévue pour novembre prochain. Après l’annonce officielle des 10 % de licenciements, il a informé les employés restants que l’entreprise ne prévoyait pas d’autre vague cette année.

Contactée par Reuters, Meta a confirmé à l’existence du projet « Transformation organisationnelle », elle a expliqué que les équipes « ont expérimenté différentes méthodes pour gagner en agilité ». Elle a affirmé que l’évaluation des performances et des promotions était faite par des personnes et non par des IA mais a refusé de commenter ses données internes sur les changements provoqués par l’IA.

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