Valerie Faudon@valeriefaudon.bsky.socialposted: Beau reportage sur la centrale nucléaire de Civaux qui, en plus de ses grandes tours aéroréfrigérantes, dispose d’une installation spéciale par (quatre petites tours) qui lui permet de rejeter une eau plus fraîche que celle prélevée. www.bfmtv.com/economie/ent...
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Voilà, quelques pensées.
Aujourd'hui, à mes yeux, la position « je suis pour conserver le nucléaire tant qu'on dépend des fossiles puis en sortir après » est parfaitement sensée et entendable.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Un autre argument, assez mauvais à mes yeux mais qui compte pour d'autre : la conservation des bassins d'emplois et des compétences.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Puis, tout bêtement, le coût : sans doute la transition énergétique sera coûteuse, et peut-être qu'un système avec du nucléaire demeurera durablement moins cher qu'un système qui s'en dispense, orientant le choix de le conserver.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Par exemple la chaleur domestique/urbaine, industrielle, la production de tritium militaire, le dessalement d'eau de mer, l'irradiation pour les matériaux avancés ou la médecine nucléaire...
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Et puis il y a les usages secondaires, marginaux aujourd'hui, mais qui pourraient prendre de l'ampleur demain, auxquels on pourrait avoir du mal à trouver des substituts.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: On peut aussi interroger l'angle de la souveraineté. Sauf si l'infrastructure d'un système 100% renouvelable et bas-carbone peut être en (quasi) totalité relocalisée sur l'ensemble du cycle de vie, le nucléaire garde de bons arguments. À fortiori si on passe au multirecyclage d'ici là.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Pour des raisons de fiabilité du système électrique, aussi. Après le colossal effort d'apprendre à se passer des fossiles, aura-t-on envie ou le luxe d'ajouter un effort / de concéder des renoncements pour se passer du nucléaire, ses inconvénients en valent-ils la peine ?
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: En regardant objectivement ces aspects, on pourrait choisir de quand même conserver une part de nucléaire dans un système énergétique totalement décarboné.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Pour des raisons écologiques, déjà, dans la continuité de la question climatique. Quid de l'empreinte matière comparée de systèmes avec et sans nucléaire ? De la durabilité des infrastructures et la recyclabilité des matières utilisées ? De l'emprise au sol, voire de l'artificialisation ?
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Certes, le nucléaire a des défauts et on pourrait être pressé de s'en défaire dès lors que l'effort climatique aura été mené à son terme.
Mais même une fois écartée la question des gaz à effet de serre, il n'est toujours pas certain qu'un système électrique sans nucléaire est souhaitable.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialposted: Je suis comme souvent d'accord avec Christian : je comprends parfaitement qu'on puisse aspirer à initier une trajectoire de sortie du nucléaire quand on aura décarboné (je dirais même qu'on est pas à quelques pourcents près).
Mais avec quelques nuances.
Quoted post from Christian Simon 🇪🇺@chsimon.bsky.social: Formidable. Quand il n’y en aura plus besoin, on éteindra le nucléaire, que 100% de l’électricité sera bas-carbone.
Christian Simon 🇪🇺@chsimon.bsky.socialreplied: Si c’était vrai, les industriels de ces secteurs ne réclameraient pas des tarifs garantis pour une puissance imprévisible, mais offriraient une puissance garantie à tarif prévisible.
🤷🏻♂️
Et ils ne pleurnicheraient pas à chaque « abandon de la filière par le gouvernement ».
😤
Quoted post from Tristan K.@tristankamin.bsky.social: Et sinon, quelques rappels de base jamais inutiles :
• Une centrale nucléaire, et en fait toute centrale thermique, réchauffe ou évapore de l'eau pour se refroidir.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Cela dit, comme déjà mentionné, on commencerait par arrêter le réacteur pour réduire d'un facteur cent le besoin de refroidissement et donc s'obtenir des marges considérables.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Si un arbitrage écologique est déjà spontanément fait entre production et préservation de l'environnement, il devrait paraître absolument évident à tout le monde que si un risque d'accident nucléaire était dans la balance, on accepterait quelques degrés de plus dans l'eau d'un fleuve pour l'éviter !
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: J'insiste sur le fait que l'épisode en cours, comme chaque année, n'est pas lié à la sûreté du réacteur mais bien à la protection des écosystèmes aquatiques face à une chaleur déjà excessive même sans contribution des centrales nucléaires.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Les réexamens décennaux de chaque réacteur intègrent évidemment une réflexion voire une révision des températures et autres conditions environnementales changeantes avec le réchauffement climatique.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: Cet évènement a conduit EDF à repenser sa préparation face aux aléas climatiques intenses. Je ne crois pas qu'un tel évènement se soit reproduit depuis.
Tristan K.@tristankamin.bsky.socialreplied: C'est ce qui était arrivé à Fessenheim en 2003, conduisant à de marquantes images d'arrosage à la lance à incendie du bâtiment réacteur. www.ina.fr/ina-eclaire-...
L'objectif était de refroidir pour *ne pas avoir besoin* d'arrêter le réacteur. Ce n'était pas une solution de secours / sûreté.