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Hydrogène : la France va subventionner 200 MW d’électrolyseurs, mais pour quoi faire ?

8 janvier 2026 à 15:13

L’État publie le premier appel d’offres hydrogène avec plusieurs années de retard. Il vise à soutenir la production d’hydrogène décarboné dans l’Hexagone.

Le 29 décembre, Bercy a publié le cahier des charges du premier appel d’offres national destiné à soutenir la production d’hydrogène décarboné par électrolyse. Piloté par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et opéré par l’Ademe, le dispositif accompagnera sur quinze ans le développement d’une offre d’hydrogène décarboné destinée aux usages industriels.

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Atteindre 1 GW d’électrolyse en France

L’objectif est de faire émerger 1 gigawatt (GW) de capacités d’électrolyse en France. Une première puissance de 200 MW est concernée par cet appel d’offres, pour lequel dix projets ont déjà été présélectionnés à l’issue d’un dialogue concurrentiel engagé fin 2024. Les présélectionnés s’adressent à la sidérurgie, la chimie ou la production d’engrais, hors raffinage, est précisé dans le communiqué de presse.

Le soutien est une aide proportionnelle aux volumes produits, afin de rendre l’hydrogène décarboné compétitif face à l’hydrogène fossile. Le soutien pourra aller jusqu’à 4 euros par kilogramme d’H₂ produit. Les projets seront de l’électrolyse de l’eau à partir d’électricité renouvelable ou bas carbone, nucléaire compris.

Les présélectionnés devront respecter certains critères. La part des composants d’électrolyseurs provenant d’un « pays prépondérant » (la Chine dans le viseur) doit être limitée à 25 % et les installations devront être capables de réduire leur production en cas de tension sur le réseau électrique. La flexibilité que les électrolyseurs peuvent offrir au réseau est gigantesque. Les offres finales devront être déposées avant le 27 février 2026 pour une désignation des lauréats attendue mi-2026.

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La filière a besoin de cet appel d’offres

Ce premier appel d’offres arrive dans un contexte délicat pour la filière, c’est peu dire qu’il était attendu. Après une phase d’euphorie au début des années 2020, plusieurs projets ont été ralentis ou abandonnés sur fond de coûts élevés et de débouchés encore incertains. 

Son périmètre est aussi un changement de cap. Alors que les premières politiques publiques misaient largement sur la mobilité hydrogène, absente du périmètre de l’appel d’offres à l’exception des carburants durables pour l’aérien, l’État se focalise désormais sur les usages industriels les plus difficiles à décarboner. Un recentrage du périmètre qui fait écho aux critiques de la Cour des comptes sur lesquelles nous écrivions. Dans un rapport publié à l’automne, les sages jugeaient la stratégie hydrogène française trop dispersée et appelaient à cibler prioritairement les usages où l’hydrogène est réellement pertinent.

Avec ce premier appel d’offres, le gouvernement recentre la stratégie française sur l’industrie et sur les volumes pour obtenir un H2 décarboné alors que la filière de la production et de vecteurs de stockage est elle aussi en difficulté.

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Des piles au lithium rechargeables et des batteries nomades : Marstek présente plusieurs nouveautés au CES 2026

Par : Hugo LARA
8 janvier 2026 à 13:05

Le spécialiste des solutions de stockage d’énergie Marstek profite du Consumer Electronics Show de Las Vegas pour dévoiler une gamme étendue de produits, des petites piles au lithium rechargeables jusqu’aux plus grosses batteries nomades en passant par les batteries externes USB.

Le concepteur sino-américain de solutions de stockage d’énergie Marstek semble vouloir toucher tous les publics, du particulier qui souhaite changer les piles jetables de sa télécommande par des modèles rechargeables jusqu’au professionnel nécessitant une grosse batterie nomade. Les nouveautés présentées au CES 2026 vont en ce sens. Dans le haut de gamme, Marstek a dévoilé une batterie solaire et des batteries nomades, dont certaines aux capacités plutôt impressionnantes.

La M5000-N, par exemple, offre 5,12 kWh, qui peuvent être étendues jusqu’à 15,36 kWh. Elle délivre 5 kW en sortie et intègre quatre régulateurs MPPT pour accepter jusqu’à 10 kW de panneaux solaires. Dotée de cellules LFP garanties 5 ans et certifiée IP65, elle supporterait plus de 6 000 cycles. Les modèles M1200 et M2200, plus modestes, proposent respectivement 1200 W et 2000 W en sortie, avec des capacités de stockage évolutives de 2 060 Wh et 6 720 Wh pour s’adapter aux besoins variés d’autonomie.

La Marstek M5000 avec une extension / Image : Marstek.

Des batteries externes USB à hautes performances

Au-delà des grandes batteries, Marstek a aussi présenté de nouveaux modèles de batteries externes USB premium. Les P326D et P327D sont équipées d’un écran TFT affichant les données de l’appareil en temps réel. Certifiées pour le transport aérien, ces batteries se distinguent par leur charge rapide de 45 et 65 W sur un seul port et leur câble USB-C tressé détachable permettant de charger deux appareils simultanément. Leur certification IPX7 garantit une étanchéité totale. Leur capacité de stockage est respectivement de 10 000 et 20 000 mAh.

La gamme s’enrichit également des modèles P265L et P267L (10 000 et 20 000 mAh également) avec charge rapide limitée à 22,5 W et toujours un câble intégré. Un modèle nettement plus puissant, la P288D, a aussi été lancé. Il atteint 145 W en sortie et se recharge à 80 % en une heure. Enfin, Marstek a exposé la P281D, qui combine une batterie de 20 000 mAh et un chargeur mural GaN, ainsi que la P269D de 10 000 mAh avec fixation magnétique pour smartphone.

La Marstek P326D / Image : Marstek.

Des piles au lithium rechargeables en USB-C

Parallèlement, la marque se lance dans les piles AA et AAA de 1,5 V au lithium, rechargeables directement en USB-C. Elle annonce une capacité de 3 700 mWh pour les AA et 930 mWh pour les AAA. Fini, à priori, le gaspillage des piles alcalines jetables ou les déconvenues avec les piles rechargeables Ni-Mh à la tension faiblarde. Celles de Marstek promettent plus de 1500 cycles de charge et conserveraient 80 % de leur charge après trois ans de stockage. Par ailleurs, elles fonctionneraient jusqu’à -20 °C, ce qui permet de les utiliser sans craintes dans des appareils placés en extérieur.

Les piles rechargeables lithium USB-C / Image : Marstek.

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Cette borne de recharge premium de 7,4 kW est à moins de 750 € pour les soldes d’hiver 2026

8 janvier 2026 à 09:55

Dans le cadre des soldes d’hiver 2026, la boutique en ligne Carplug propose une réduction de 5 % sur la borne de recharge domestique V2C Trydan 7,4 kW. Cette wallbox haut de gamme passe ainsi de 779,88 € à 740,89 €, soit une économie d’environ 39 euros pour les particuliers souhaitant s’équiper d’une solution de recharge à domicile de qualité.

La V2C Trydan 7,4 kW (monophasée) se présente comme une borne de recharge domestique monophasée compatible avec l’ensemble des véhicules électriques équipés d’un connecteur Type 2. Avec un courant de charge réglable entre 6A et 32A par incréments de 1A, elle permet d’adapter la puissance de recharge aux besoins spécifiques de chaque utilisateur et aux contraintes de l’installation électrique.

Le boîtier compact de 240 × 334 × 153 mm en polycarbonate noir affiche un poids contenu de 6,2 kg. La borne intègre un câble attaché de Type 2S, disponible en longueurs de 5 ou 10 mètres en option, ainsi qu’un compteur d’énergie permettant le suivi des consommations en kWh. Nous avons d’ailleurs pu tester cette borne de recharge placée dans la catégorie des wallbox haut de gamme.

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Connectivité et gestion intelligente

L’équipement dispose de modules de communication Bluetooth et WiFi, permettant une gestion à distance via l’application V2C Cloud. Cette connectivité offre plusieurs fonctionnalités : programmation de la puissance maximale selon des plages horaires, planification de créneaux de charge, consultation de l’historique des sessions et verrouillage à distance.

La borne intègre également un système d’équilibrage de charge (aussi appelé délestage) qui ajuste automatiquement la puissance allouée au véhicule en fonction des autres consommations du foyer, et ainsi éviter de dépasser la puissance souscrite de votre contrat d’électricité. Elle peut se connecter directement, sans fil, aux onduleurs solaires des principales marques (GoodWe, Fronius, Huawei, Ingeteam, Kostal, SMA, SolarEdge, SolaX, Victron) pour optimiser l’utilisation de l’énergie photovoltaïque (en option).

Le contrôle vocal via Alexa ou Google Home, l’intégration avec Home Assistant et la disponibilité d’une API ouverte ainsi que de la communication Modbus TCP/RTU complètent les possibilités d’interfaçage du système.

Installation et protections requises

Comme pour toutes les wallbox, l’installation nécessite une ligne électrique dédiée avec des protections spécifiques : un interrupteur différentiel 40A Type A 30mA et un disjoncteur 40A Courbe C, non fournis avec la borne. Le câblage doit être réalisé en 10 mm² conformément aux normes en vigueur. Le montage peut s’effectuer au mur ou sur poteau en option.

Avec une certification IP54 pour la résistance aux intempéries et IK10 pour la résistance aux impacts, la borne peut fonctionner dans une plage de température comprise entre -25°C et +50°C. L’équipement est couvert par une garantie fabricant de 2 ans.

Caractéristiques techniques de la V2C Trydan 7,4 kW

Caractéristique Spécification
Puissance maximale 7,4 kW
Alimentation Monophasé 230V
Courant de charge 6A à 32A (réglable par paliers de 1A)
Type de prise Type 2S avec câble attaché 5 m
Compatibilité Tous véhicules électriques avec port Type 2
Connectivité Bluetooth, WiFi, protocole OCPP
Dimensions 240 x 334 x 153 mm
Poids 6,2 kg
Matériau Polycarbonate
Indices de protection IP54 (étanchéité), IK10 (chocs)
Température de fonctionnement -25°C à +50°C
Compteur intégré Oui (kWh)
Câblage requis 10 mm²
Garantie 2 ans

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Plus de 90 GW de puissance : la France bat un record de consommation vieux de 8 ans

8 janvier 2026 à 05:25

Le froid qui touche l’Hexagone depuis plusieurs jours produit quelques effets sur le réseau électrique. Ainsi, le 6 janvier à 10h15, entre dans l’histoire des consommations les plus élevées : un pic à 90 232 mégawatts (MW) a été atteint et un plafond vieux de 2018 tombe, mais pas le record absolu de 2012 à plus de 100 GW.

Les prévisions du gestionnaire du réseau électrique RTE ont bien du mal à suivre la consommation en cette période froide, sous les normales de saison. Lundi 5 janvier, une consommation 3 GW supérieure aux prévisions de la veille, 2 GW par rapport aux prévisions du jour et mardi une consommation qui dépasse la barre des 90 GW.

Capture d’écran du pic de consommation, site Eco2Mix

Une production plus carbonée, importée et chère en cas de pic

Ce n’est pas un record de consommation, ce dernier s’étant établi à 101 867 MW le 12 février 2012, mais un tel niveau n’avait plus été atteint depuis février 2018. Pour répondre à la demande élevée, le réseau appelle ses centrales thermiques, surtout au gaz (8 GW) et au fioul (1 GW), épaulant un nucléaire en forme (49 des 57 réacteurs produisent) et des centrales hydroélectriques en plein turbinage (15 GW). Les interconnexions sont ouvertes pour acheminer près de 8 GW depuis nos voisins vers la France.

Les « services systèmes » ont aussi servi à plein régime. Ils servent à équilibrer consommation et production à des échelles de temps très courtes. Le prix de la réserve secondaire (aFRR) pour le service qu’elle rend s’est envolé : 400 €/MWh à la hausse (production) et 200 €/MWh à la baisse aujourd’hui.

Retour à la normale en fin de semaine

Ces prochains jours, le pic devrait redescendre à des niveaux hivernaux plus ordinaires, avec la remontée des températures. Les pics journaliers devraient s’établir aux alentours de 75 GW.

Une chose à ne pas oublier, même si la consommation électrique est météo-dépendante : une grande part du chauffage est toujours au gaz en France. 127 GW est la puissance record de gaz (depuis quatre ans) atteinte au plus fort de la vague de froid, annonce GRDF.

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