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Achat groupé d’électricité : moins intéressant qu’on ne le pense ?

20 novembre 2025 à 15:03

L’UFC-Que Choisir, avec l’achat groupé « Énergie moins chère ensemble », permet aux ménages d’accéder à un tarif négocié collectivement et fixé pendant deux ans. L’association veut inciter les fournisseurs à davantage de concurrence pour soulager les ménages. La nouvelle offre négociée n’est toutefois pas aussi séduisante qu’elle ne le devrait.

L’opération menée par l’UFC Que Choisir a retenu le fournisseur Octopus pour une réduction de 21,1% par rapport au kilowattheure (kWh) du tarif réglementé. Cette remise s’applique à l’ensemble des profils de consommation et s’accompagne d’un prix fixe garanti deux ans hors évolution des taxes ou des coûts d’acheminement. Selon les simulations données à la presse par l’UFC-Que Choisir, les économies seraient de l’ordre de 101 €/an pour un foyer consommant 3000 kWh, de 321 € pour une base de 10 000 kWh et jusqu’à 485 € dans certains cas pour des consommations très élevées.

L’inscription est ouverte aux 150 000 premiers souscripteurs au prix de 12 ou 6 € pour les nouveaux adhérents ou abonnés UFC. 

L’achat groupé est efficace mais n’est pas la seule manière de faire baisser les prix

Si la méthode de l’achat groupé est privilégiée par l’UFC pour faire baisser les prix, elle ne reste heureusement pas l’unique manière de faire baisser sa facture, même si elle est efficace. Certains fournisseurs alternatifs, comme Primeo Énergie, proposent eux aussi des offres fixes particulièrement agressives sur le kWh, parfois équivalentes voire plus avantageuses selon les profils de consommation. Primeo promet, par exemple, -20 % sur le TRV jusqu’au 31 décembre 2026, affichant un tarif du kWh et d’abonnement quasiment identiques, sans les contraintes de l’achat groupé.

L’option Tempo du tarif réglementé (tarif bleu d’EDF) présente également des prix du kilowattheure inférieurs à l’offre d’achat groupé, sur certains créneaux.

Comparatif des offres d’électricité

 Achat groupé Octopus / UFC-Que Choisir et Primeo fixe -20%

Prix TTC

Énergie moins chère ensemble

(UFC-Que Choisir / Octopus)

Offre fixe -20 %
Primeo Energie

kWh Base

0,1616 €

0,1634 €

kWh HP

0,1717 €

0,1736 €

kWh HC

0,1365 €

0,1380 €

Abonnement mensuel 6 kVA Base

15,45 €

15,47 €

Abonnement mensuel 6 kVA HP/HC

15,73 €

15,74 €

Abonnement mensuel
12 kVA Base

23,30 €

23,32 €

Abonnement mensuel
12 kVA HP/HC

24,26 €

23,76 €

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331 °C : le record de température pour un puits géothermique est pulvérisé

20 novembre 2025 à 11:49

Forer, c’est tout un pan de l’imaginaire collectif américain. Et si cela désigne généralement l’extraction d’hydrocarbures fossiles profondément enfouis, cela concerne tout autant la géothermie. Dans laquelle ce savoir-faire peut trouver une nouvelle application énergétique. Un exemple avec ce record que vient de battre Mazama Energy.

La quantité de chaleur présente dans le volume de notre planète est colossale, et pourrait, en théorie, prendre une large part dans le mix énergétique mondial. Pour prendre un exemple, une étude du MIT de 2008 conclut que le gisement situé sur le territoire des États-Unis entre 3 et 10 kilomètres de profondeur représente, pour ce pays, au moins 1000 ans de consommation d’énergie.

Une ressource d’un grand intérêt donc, mais qui présente un inconvénient de taille : pour que cette chaleur soit utilisable au mieux, il est préférable qu’elle soit récupérée à la plus haute température possible. Et, hors localisations très particulières du point de vue volcanique, cela implique de devoir creuser profond. Et pour un prix le plus bas possible, pour que cette énergie soit compétitive.

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Produire de l’électricité à partir des entrailles de la Terre

C’est aujourd’hui chose faite aux États-Unis avec ce record qui vient d’être battu. La startup Manzama Energy vient en effet d’annoncer avoir réussi à creuser un puits dont la température de fond atteint 331°C. Mieux, elle estime pouvoir atteindre 400°C courant 2026. Des températures suffisamment élevées pour assurer un excellent rendement pour la conversion énergétique qui transformera cette chaleur en électricité. Mazama affirme ainsi pouvoir proposer un concept dix fois plus dense en énergie, qui utilise 75 % moins d’eau et nécessite 80 % de puits en moins que les concepts concurrents.

Ce record a été établi sur le site pilote de Newberry, dans l’Oregon aux États-Unis, qui atteint 3 100 m de profondeur. Dans un avenir proche, l’entreprise réalisera des forages horizontaux qui permettront d’alimenter une centrale pilote de 15 MW, qui sera ultérieurement étendue (« scalée ») à 200 MW. Notons que Mazama Energy utilise une technologie de stimulation hydraulique propriétaire (appelée « Thermal Lattice ») ; une technique qui a conduit à des problèmes dans certaines exploitations de gaz de schiste aux États-Unis. Souhaitons que toutes les leçons en aient été tirées.

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L’Italie veut relancer le nucléaire, mais tout est à refaire

20 novembre 2025 à 05:45

Porté par des enjeux environnementaux et de souveraineté, il semble que le nucléaire fasse son retour en Italie. Renversant ainsi une politique initiée quarante ans auparavant.

Le 8 novembre 1987, les Italiens votent trois référendums qui conduiront in fine à l’arrêt de l’énergie nucléaire civile dans ce pays. Ces votes font suite à la catastrophe de Tchernobyl, qui avait alors frappé l’Ukraine un an plus tôt, le 26 avril 1986. Un nouveau référendum les 12 et 13 juin 2011 confirme cette orientation vers l’interdiction de nouveaux projets et l’abandon de cette source d’énergie. Et ce, dans la foulée de l’accident nucléaire japonais de Fukushima, provoqué par le tremblement de terre du 11 mars 2011 et le tsunami qui s’en est suivi.

Au regard de ces votes, on pourrait penser que le nucléaire est une solution définitivement abandonnée en Italie. Mais aujourd’hui, l’idée d’un nouveau nucléaire semble faire son chemin dans la politique italienne. Il faut dire qu’après le début de la guerre en Ukraine et la mise en place des sanctions contre la Russie, l’Italie avait été durement touchée par l’explosion du prix du gaz, dont le pays est très dépendant.

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Un projet de loi pour reconstruire toute une filière

En mars 2025, le Conseil des ministres a approuvé un plan de relance du nucléaire. Aspect notable : ce plan envisage des centrales à fission et à fusion, mais surtout une orientation marquée vers des centrales d’une technologie différente de celles auparavant mises en œuvre. Le plan pourrait porter la contribution du nucléaire de 11 à 22 % de l’approvisionnement électrique de l’Italie à l’échéance de 2050.

La relance du nucléaire en Italie a depuis lors continué son parcours politique. Ce 2 octobre 2025, le gouvernement de Giorgia Meloni a adopté un projet de loi allant dans ce sens. Le texte devra ensuite faire l’objet d’un examen et d’un vote par le Parlement.

S’il est adopté, la loi permettra au gouvernement d’élaborer un programme de construction de capacités de production de l’énergie nucléaire, mais aussi le renforcement de la recherche en ce domaine, la possibilité de mettre en œuvre des campagnes de communication, ainsi que la création d’une autorité de sûreté indépendante. À ce jour, les technologies dans la ligne de mire de l’exécutif italien seraient des petits réacteurs modulaires (SMR) de troisième génération.

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