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GitHub en perte de fiabilité et de développeurs

29 avril 2026 à 15:56
L'uptime fait le pont du 1er Mai
GitHub en perte de fiabilité et de développeurs

GitHub a un problème de fiabilité qui pèse de plus en plus lourd dans l’esprit des utilisateurs. Plusieurs développeurs, usés par les dysfonctionnements de la plateforme de Microsoft, ont décidé de plier bagage.

C’est la mort dans l’âme que Mitchell Hashimoto, développeur de Ghostty, a pris ses cliques et ses claques : son émulateur de terminal va déménager sur une autre plateforme. Sur GitHub, où le logiciel est développé depuis 18 ans, il ne restera plus que le code source en lecture seule. « Je suis l’utilisateur GitHub 1299, inscrit en février 2008. Depuis, j’ouvre GitHub tous les jours, chaque jour, plusieurs fois par jour, depuis plus de 18 ans », écrit-il sur son blog. Mais alors, pourquoi cette décision ?

Les pannes s’enchaînent

C’est que GitHub n’est plus fiable à ses yeux. Mitchell Hashimoto a marqué d’un « X » les jours du mois où la plateforme a eu « un impact négatif sur ma capacité de travailler ». Résultat : un « X » « presque tous les jours ». GitHub n’est plus un environnement adapté à un travail sérieux « s’il vous bloque pendant des heures chaque jour ». Il partagera un peu plus tard les détails sur le déménagement de Ghostty ; cela prendra du temps de retirer les dépendances sur GitHub. La popularité de l’utilitaire est telle que plusieurs fournisseurs se montrent intéressés. 

Kyle Daigle, le directeur des opérations de GitHub, a répondu au développeur en se disant désolé de le voir partir : « L’équipe va continuer à travailler pour faire de GitHub un service vers lequel vous aurez envie de revenir, preuves concrètes à l’appui, pas seulement des promesses ». Il ajoute qu’il continuera de soutenir Ghostty en tant qu’utilisateur.

Mitchell Hashimoto n’est pas le seul à en avoir sa claque de GitHub. En novembre dernier, Andrew Kelley annonçait le déménagement de son langage Zig créé en 2015, vers Codeberg. « Il est clair que l’excellence technique qui a fait le succès de la plateforme ne la guide plus. Les priorités et la culture d’ingénierie se sont dégradées, laissant les utilisateurs aux prises avec une sorte de framework JavaScript lourd et truffé de bugs, au nom du progrès », regrette-t-il, avant d’asséner que « ce qui était autrefois rapide est désormais lent, et souvent complètement cassé ».

Andrew Kelley fait remonter les problèmes de GitHub à son acquisition par Microsoft en 2018, pour 7,5 milliards de dollars. À l’époque, la plateforme prédisait « un futur brillant ». Le développeur DaMrNelson a mis au point un petit outil qui génère des graphiques montrant l’uptime sur GitHub. Depuis le chèque de Microsoft, la situation s’est nettement dégradée :

L’uptime de GitHub.

Un des problèmes soulevés par les deux développeurs concerne le système d’automatisation GitHub Actions, qui déclenche automatiquement des tâches dès qu’un événement se produit sur un dépôt (un commit, une pull request, un déploiement…). Le jour de la publication de sa note, Mitchell Hashimoto expliquait ne pas avoir pu relire et valider les pull requests pendant deux heures à cause d’une panne de GitHub Actions. Pour Andrew Kelley, ce service a été « complètement négligé ».

Un ou deux développeurs qui quittent GitHub, ce n’est pas encore une hémorragie ou une fuite des cerveaux. Il s’agit toutefois de profils bien connus, qui sont présents et actifs sur la plateforme depuis des années et qui pourraient en inspirer d’autres à regarder ailleurs.

Aux bugs s’ajoutent les failles de sécurité. Ce lundi 28 avril, GitHub donnait des précisions sur un correctif mis en ligne deux heures après la réception du rapport de vulnérabilité sur le Bug Bounty de la plateforme. Il s’agissait d’une faille critique permettant d’exécuter du code à distance. Il n’y a eu aucune exploitation, et GitHub tient à faire savoir au monde sa rapidité de réponse. Néanmoins, cela participe aussi à une certaine défiance.

L’IA pointée du doigt

En filigrane, l’insistance avec laquelle Microsoft cherche à fourrer de l’IA générative partout dans GitHub est mal vécue. Le développeur de Zig rappelle les propos tenus en août 2025 par Thomas Dohmke, le directeur général de la plateforme : « Soit vous adoptez l’IA, soit vous quittez votre carrière. »

Reste à voir comment cette IA s’intègre dans GitHub. Mais pour Andrew Kelley, le compte n’y est pas : GitHub Actions a commencé à choisir les tâches à exécuter de manière « apparemment aléatoire ».

Ce trop plein d’IA et la grogne qui en découle ont manifestement atteint les oreilles des dirigeants de Microsoft. L’éditeur va prioriser la stabilité et la fiabilité de Windows 11, en réduisant la voilure sur les fonctions d’IA qui n’apportent aucun bénéfice. Et même chez Xbox, la nouvelle direction incarnée par Asha Sharma ne veut pas inonder sa plateforme de « bouillie IA ». Alors à quand la prise de conscience chez GitHub ?

GitHub en perte de fiabilité et de développeurs

29 avril 2026 à 15:56
L'uptime fait le pont du 1er Mai
GitHub en perte de fiabilité et de développeurs

GitHub a un problème de fiabilité qui pèse de plus en plus lourd dans l’esprit des utilisateurs. Plusieurs développeurs, usés par les dysfonctionnements de la plateforme de Microsoft, ont décidé de plier bagage.

C’est la mort dans l’âme que Mitchell Hashimoto, développeur de Ghostty, a pris ses cliques et ses claques : son émulateur de terminal va déménager sur une autre plateforme. Sur GitHub, où le logiciel est développé depuis 18 ans, il ne restera plus que le code source en lecture seule. « Je suis l’utilisateur GitHub 1299, inscrit en février 2008. Depuis, j’ouvre GitHub tous les jours, chaque jour, plusieurs fois par jour, depuis plus de 18 ans », écrit-il sur son blog. Mais alors, pourquoi cette décision ?

Les pannes s’enchaînent

C’est que GitHub n’est plus fiable à ses yeux. Mitchell Hashimoto a marqué d’un « X » les jours du mois où la plateforme a eu « un impact négatif sur ma capacité de travailler ». Résultat : un « X » « presque tous les jours ». GitHub n’est plus un environnement adapté à un travail sérieux « s’il vous bloque pendant des heures chaque jour ». Il partagera un peu plus tard les détails sur le déménagement de Ghostty ; cela prendra du temps de retirer les dépendances sur GitHub. La popularité de l’utilitaire est telle que plusieurs fournisseurs se montrent intéressés. 

Kyle Daigle, le directeur des opérations de GitHub, a répondu au développeur en se disant désolé de le voir partir : « L’équipe va continuer à travailler pour faire de GitHub un service vers lequel vous aurez envie de revenir, preuves concrètes à l’appui, pas seulement des promesses ». Il ajoute qu’il continuera de soutenir Ghostty en tant qu’utilisateur.

Mitchell Hashimoto n’est pas le seul à en avoir sa claque de GitHub. En novembre dernier, Andrew Kelley annonçait le déménagement de son langage Zig créé en 2015, vers Codeberg. « Il est clair que l’excellence technique qui a fait le succès de la plateforme ne la guide plus. Les priorités et la culture d’ingénierie se sont dégradées, laissant les utilisateurs aux prises avec une sorte de framework JavaScript lourd et truffé de bugs, au nom du progrès », regrette-t-il, avant d’asséner que « ce qui était autrefois rapide est désormais lent, et souvent complètement cassé ».

Andrew Kelley fait remonter les problèmes de GitHub à son acquisition par Microsoft en 2018, pour 7,5 milliards de dollars. À l’époque, la plateforme prédisait « un futur brillant ». Le développeur DaMrNelson a mis au point un petit outil qui génère des graphiques montrant l’uptime sur GitHub. Depuis le chèque de Microsoft, la situation s’est nettement dégradée :

L’uptime de GitHub.

Un des problèmes soulevés par les deux développeurs concerne le système d’automatisation GitHub Actions, qui déclenche automatiquement des tâches dès qu’un événement se produit sur un dépôt (un commit, une pull request, un déploiement…). Le jour de la publication de sa note, Mitchell Hashimoto expliquait ne pas avoir pu relire et valider les pull requests pendant deux heures à cause d’une panne de GitHub Actions. Pour Andrew Kelley, ce service a été « complètement négligé ».

Un ou deux développeurs qui quittent GitHub, ce n’est pas encore une hémorragie ou une fuite des cerveaux. Il s’agit toutefois de profils bien connus, qui sont présents et actifs sur la plateforme depuis des années et qui pourraient en inspirer d’autres à regarder ailleurs.

Aux bugs s’ajoutent les failles de sécurité. Ce lundi 28 avril, GitHub donnait des précisions sur un correctif mis en ligne deux heures après la réception du rapport de vulnérabilité sur le Bug Bounty de la plateforme. Il s’agissait d’une faille critique permettant d’exécuter du code à distance. Il n’y a eu aucune exploitation, et GitHub tient à faire savoir au monde sa rapidité de réponse. Néanmoins, cela participe aussi à une certaine défiance.

L’IA pointée du doigt

En filigrane, l’insistance avec laquelle Microsoft cherche à fourrer de l’IA générative partout dans GitHub est mal vécue. Le développeur de Zig rappelle les propos tenus en août 2025 par Thomas Dohmke, le directeur général de la plateforme : « Soit vous adoptez l’IA, soit vous quittez votre carrière. »

Reste à voir comment cette IA s’intègre dans GitHub. Mais pour Andrew Kelley, le compte n’y est pas : GitHub Actions a commencé à choisir les tâches à exécuter de manière « apparemment aléatoire ».

Ce trop plein d’IA et la grogne qui en découle ont manifestement atteint les oreilles des dirigeants de Microsoft. L’éditeur va prioriser la stabilité et la fiabilité de Windows 11, en réduisant la voilure sur les fonctions d’IA qui n’apportent aucun bénéfice. Et même chez Xbox, la nouvelle direction incarnée par Asha Sharma ne veut pas inonder sa plateforme de « bouillie IA ». Alors à quand la prise de conscience chez GitHub ?

Transformer une PS5 en PC Linux, c’est possible (avec des limitations)

29 avril 2026 à 13:25
Une autre vie pour la PS5
Transformer une PS5 en PC Linux, c’est possible (avec des limitations)

Avec la crise de la mémoire qui plombe les prix des composants PC, monter une machine ou en acheter une toute faite est douloureux pour le portefeuille. À la place, pourquoi ne pas recycler une PS5 en PC sous Linux ? C’est maintenant possible, grâce à une bidouille de haute volée… mais avec de grosses limites.

Après tout, la PS5 est (presque) un PC comme un autre, avec son architecture AMD. Alors pourquoi limiter la console aux jeux PlayStation ? Une manipulation permet de lancer Linux sur la version « Phat » de la PS5 (les modèles d’avant la génération Slim de 2023). La manip, développée par Andy Nguyen, est documentée sur GitHub. Après installation, la PS5 peut démarrer sur Ubuntu 24.04 à partir d’un disque USB externe, ou même du SSD M.2 optionnel à brancher sur le slot d’extension de la console.

Des jeux PC sur PS5

Cela permet, par exemple, d’installer des jeux depuis la version Linux de Steam à l’image de GTA 5 Enhanced. Comme l’a montré Andy Nguyen, le jeu tourne au poil avec le ray tracing en prime. L’utilisateur pourra profiter d’une machine dotée d’un processeur 8 cœurs Zen 2 (16 threads) à 3,5 GHz et d’un GPU RDNA 2 à 2,23 GHz, à brancher sur un écran jusqu’à 4K à 60 Hz. Autant dire aussi que l’émulation de jeux ne pose aucun problème avec ce genre de configuration. Et il est également possible de se servir de cette PS5 sous Linux comme d’un ordinateur de bureau classique, en joignant un clavier et une souris puisque les ports USB de la console sont fonctionnels.

Le sympathique logo de PS5 Linux

Mais avant tout, il faudra posséder la bonne génération de la console fonctionnant sous une version du logiciel interne prise en charge par le hack : 3.00, 3.10, 3.20, 3.21 (sans support du SSD M.2), ou encore 4.00, 4.02, 4.03, 4.50, 4.51 (avec support du SSD M.2). Les versions 1.xx et 2.xx pourraient être ajoutées au lot, tout comme les firmwares 5.xx. Dans ce dernier cas cependant, Linux tournera dans une machine virtuelle de GameOS (le nom officieux du système d’exploitation de la PS5), ce qui pourrait impliquer des restrictions.

Même si ce n’est pas si simple, il est possible d’installer une version plus ancienne du firmware de la console, en téléchargeant la version désirée du logiciel puis en suivant le guide officiel de Sony à ce sujet. Le bidouilleur propose d’exploiter une faille de l’hyperviseur, la couche du système qui contrôle tout ce qui tourne sur la machine, et un jailbreak basé sur umtx2 indispensable pour exécuter du code non signé. La procédure demande aussi de configurer un faux serveur DNS et un hôte HTTPS sur un PC en local afin de déclencher la vulnérabilité.

Image : Andy Nguyen

Une fois le payload en place, la console passe en mode veille et la LED en façade doit passer à l’orange. Appuyer sur le bouton d’allumage permet de démarrer sous Linux. Si la LED devient blanche, magie de l’informatique, l’installation a fonctionné et à vous les joies de Linux sur PS5. Tout passe par le stockage externe, le SSD interne de la PS5 n’est pas modifié.

Évidemment, on est loin d’une manipulation plug’n play, ce d’autant qu’il faut relancer la manipulation à chaque fois pour démarrer sous Linux ; ce n’est pas à proprement parler une solution dual-boot. Et puis il faudra faire sans le support du Wi-Fi natif ni du Bluetooth (on peut passer par un dongle), s’accommoder d’une sortie audio parfois instable et d’une compatibilité vidéo capricieuse. C’est néanmoins un premier pas particulièrement intéressant, car il ouvre la voie à des solutions plus stables.

Transformer une PS5 en PC Linux, c’est possible (avec des limitations)

29 avril 2026 à 13:25
Une autre vie pour la PS5
Transformer une PS5 en PC Linux, c’est possible (avec des limitations)

Avec la crise de la mémoire qui plombe les prix des composants PC, monter une machine ou en acheter une toute faite est douloureux pour le portefeuille. À la place, pourquoi ne pas recycler une PS5 en PC sous Linux ? C’est maintenant possible, grâce à une bidouille de haute volée… mais avec de grosses limites.

Après tout, la PS5 est (presque) un PC comme un autre, avec son architecture AMD. Alors pourquoi limiter la console aux jeux PlayStation ? Une manipulation permet de lancer Linux sur la version « Phat » de la PS5 (les modèles d’avant la génération Slim de 2023). La manip, développée par Andy Nguyen, est documentée sur GitHub. Après installation, la PS5 peut démarrer sur Ubuntu 24.04 à partir d’un disque USB externe, ou même du SSD M.2 optionnel à brancher sur le slot d’extension de la console.

Des jeux PC sur PS5

Cela permet, par exemple, d’installer des jeux depuis la version Linux de Steam à l’image de GTA 5 Enhanced. Comme l’a montré Andy Nguyen, le jeu tourne au poil avec le ray tracing en prime. L’utilisateur pourra profiter d’une machine dotée d’un processeur 8 cœurs Zen 2 (16 threads) à 3,5 GHz et d’un GPU RDNA 2 à 2,23 GHz, à brancher sur un écran jusqu’à 4K à 60 Hz. Autant dire aussi que l’émulation de jeux ne pose aucun problème avec ce genre de configuration. Et il est également possible de se servir de cette PS5 sous Linux comme d’un ordinateur de bureau classique, en joignant un clavier et une souris puisque les ports USB de la console sont fonctionnels.

Le sympathique logo de PS5 Linux

Mais avant tout, il faudra posséder la bonne génération de la console fonctionnant sous une version du logiciel interne prise en charge par le hack : 3.00, 3.10, 3.20, 3.21 (sans support du SSD M.2), ou encore 4.00, 4.02, 4.03, 4.50, 4.51 (avec support du SSD M.2). Les versions 1.xx et 2.xx pourraient être ajoutées au lot, tout comme les firmwares 5.xx. Dans ce dernier cas cependant, Linux tournera dans une machine virtuelle de GameOS (le nom officieux du système d’exploitation de la PS5), ce qui pourrait impliquer des restrictions.

Même si ce n’est pas si simple, il est possible d’installer une version plus ancienne du firmware de la console, en téléchargeant la version désirée du logiciel puis en suivant le guide officiel de Sony à ce sujet. Le bidouilleur propose d’exploiter une faille de l’hyperviseur, la couche du système qui contrôle tout ce qui tourne sur la machine, et un jailbreak basé sur umtx2 indispensable pour exécuter du code non signé. La procédure demande aussi de configurer un faux serveur DNS et un hôte HTTPS sur un PC en local afin de déclencher la vulnérabilité.

Image : Andy Nguyen

Une fois le payload en place, la console passe en mode veille et la LED en façade doit passer à l’orange. Appuyer sur le bouton d’allumage permet de démarrer sous Linux. Si la LED devient blanche, magie de l’informatique, l’installation a fonctionné et à vous les joies de Linux sur PS5. Tout passe par le stockage externe, le SSD interne de la PS5 n’est pas modifié.

Évidemment, on est loin d’une manipulation plug’n play, ce d’autant qu’il faut relancer la manipulation à chaque fois pour démarrer sous Linux ; ce n’est pas à proprement parler une solution dual-boot. Et puis il faudra faire sans le support du Wi-Fi natif ni du Bluetooth (on peut passer par un dongle), s’accommoder d’une sortie audio parfois instable et d’une compatibilité vidéo capricieuse. C’est néanmoins un premier pas particulièrement intéressant, car il ouvre la voie à des solutions plus stables.

Le grand cirque OpenAI avant son introduction en bourse

29 avril 2026 à 08:15
De Sam Altman ou d'Elon Musk, qui fait le clown ?
Le grand cirque OpenAI avant son introduction en bourse

OpenAI a-t-elle les moyens de ses ambitions ? La question, sempiternelle, revient régulièrement sur la table, et encore plus avec l’introduction en Bourse qui se profile à l’horizon. L’inquiétude est de mise, après des bruits de couloir sur les résultats moins bons que prévu… et tout un Barnum d’annonces, de changements et de batailles de prétoires.

OpenAI doit se lancer en Bourse dans le courant du quatrième trimestre. Une IPO maousse costaud à l’horizon, sachant que la dernière levée de fonds de 122 milliards de dollars valorise l’entreprise à hauteur de 852 milliards. Parce qu’on n’a pas souvent l’occasion de faire une bonne première impression devant les investisseurs, la startup doit présenter son meilleur profil possible. Et à en croire les dernières indiscrétions du Wall Street Journal, les résultats de ces derniers mois pourraient jeter un seau d’eau bien glacée sur les ambitions de Sam Altman.

Un fonds de caisse à la peine

ChatGPT aurait ainsi raté la marche du milliard d’utilisateurs actifs hebdomadaires en fin d’année dernière. Lors de l’annonce de la levée de fonds le 31 mars, OpenAI en annonçait « plus de 900 millions », et comptait 90 millions d’abonnés. L’entreprise expliquait toutefois que sa « plateforme technologique » sera la première à atteindre le milliard. Le fait de n’avoir toujours pas annoncé le franchissement de ce cap symbolique inquiéterait des investisseurs.

Illustration : Flock

Autre déception : OpenAI aurait aussi manqué son objectif annuel de revenus pour ChatGPT. Dans le même communiqué, le groupe égrenait les bonnes nouvelles sur ce front : le seuil du premier milliard de dollars a été atteint moins d’un an après le lancement du bot, fin 2022. OpenAI réalisait un milliard de dollars par trimestre fin 2024. Désormais, le compteur est à 2 milliards par mois : « à ce stade, notre chiffre d’affaires croît quatre fois plus vite que celui des entreprises qui ont façonné les ères de l’internet et du mobile, comme Alphabet et Meta », fanfaronnait OpenAI.

ChatGPT est cependant tombé sur un os l’an dernier. Google a mis les bouchées doubles avec Gemini 3, qui a permis au géant du web de grignoter des parts de marché — forçant OpenAI à lancer une « alerte rouge » pour accélérer la sortie de GPT-5.2. Le taux de désabonnement aurait également été plus élevé qu’attendu.

Enfin, l’éparpillement d’OpenAI, entre « mode adulte » de ChatGPT et génération de vidéos Sora, aurait permis à Anthropic de cimenter sa position de force chez les développeurs et les entreprises. C’est d’ailleurs ce qui a motivé l’abandon de ces expérimentations, pour revenir aux fondamentaux. Et à la mise en chantier d’une « superapp », dont on commence à voir les contours dans Codex. En attendant que ce recentrage porte ses fruits, les objectifs mensuels de chiffre d’affaires n’auraient pas été au rendez-vous à plusieurs reprises depuis le début d’année.

Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI (CFO), s’inquiéterait selon le Wall Street Journal des capacités de l’entreprise à honorer les contrats monumentaux passés avec des fournisseurs de capacités de calcul, si les revenus ne progressent pas suffisamment vite. La CFO ainsi que d’autres dirigeants chercheraient désormais à maîtriser les coûts et instaurer davantage de discipline. Ce qui peut les mettre en porte-à-faux vis-à-vis de Sam Altman, dont les ambitions n’ont pas reculé.

OpenAI s’est inscrite en faux face aux indiscrétions du WSJ, qualifiées d’« appâts à clics ». L’entreprise affirme que ses activités grand public et pro tournent à plein régime, et observe une hausse de la demande du côté des clients professionnels et pour son activité publicitaire. « L’ambiance en interne est extrêmement positive », assure encore le groupe.

Microsoft devient un partenaire presque comme les autres

Afin d’améliorer la perception de l’entreprise, OpenAI s’est finalement débarrassé du boulet Microsoft, du moins d’une partie. L’accord qui liait les deux entreprises depuis les origines de la startup a été révisé en profondeur. Jusqu’à présent, le géant du logiciel disposait d’un droit exclusif pour commercialiser les modèles d’OpenAI via le cloud Azure : ce verrou a sauté. D’autres acteurs, dont Amazon, vont pouvoir vendre ces modèles sur leurs propres plateformes (AWS dans le cas présent).

Au fur et à mesure qu’OpenAI grandissait, la situation avec Microsoft devenait de plus en plus complexe, Microsoft devant verser à son partenaire une part des revenus générés par les produits et services vendus via son infrastructure. Ça n’est désormais plus le cas. L’éditeur de Windows conserve néanmoins une place de choix, d’abord grâce aux 27 % qu’il détient dans le capital d’OpenAI suite à sa restructuration il y a un an.

Et puis Microsoft demeure le principal fournisseur de cloud d’OpenAI, dont les nouveaux produits seront lancés en priorité sur Azure. Le mastodonte percevra aussi une part des revenus d’OpenAI jusqu’en 2030, quel que soit l’avancée du développement de l’intelligence artificielle générale (AGI). L’ancien accord prévoyait l’arrêt de ces paiements en cas d’atteinte de l’AGI.

Des principes à géométrie variable

OpenAI a également, assez discrètement, revu ses principes fondateurs. Sam Altman a présenté sur le blog de l’entreprise une nouvelle liste de cinq grands principes censés guider le développement des modèles les plus avancés. Le premier glissement concerne justement l’AGI qui passe au second plan après avoir été longtemps au cœur du projet.

Le précédent texte de 2018 y faisait souvent référence, ce qui n’est plus le cas de la version remaniée postée dimanche dernier. Même si l’AGI doit toujours bénéficier à « l’ensemble de l’humanité », la focale s’élargit à l’ensemble des systèmes IA. OpenAI assume aussi une posture plus compétitive, alors que les rivaux — Anthropic, pour ne pas la nommer — exercent une pression toujours plus forte. Il y a 8 ans, OpenAI s’engageait à lever le pied si un autre acteur vertueux prenait de l’avance dans la course à l’AGI.

Sam Altman écrit désormais : « Nous reconnaissons également qu’OpenAI est aujourd’hui une force bien plus importante dans le monde qu’il y a quelques années, et nous serons transparents sur le moment, la manière et les raisons pour lesquelles nos principes opérationnels évoluent. » OpenAI se donne donc une plus grande latitude pour agir dans un contexte bien plus concurrentiel qu’en 2018. 

Les ambitions quasi-philosophiques laissent place à un pragmatisme plus assumé. Le CEO reconnait cependant qu’aucun laboratoire IA ne peut, à lui seul, « garantir un avenir positif ». Il promet de travailler avec d’autres entreprises et d’autres écosystèmes, avec les gouvernements et la société.

Et pendant ce temps, Elon Musk…

Tous ces changements interviennent à un moment décisif pour OpenAI. Le procès opposant Elon Musk à l’entreprise — et donc à Sam Altman — a en effet débuté ce mardi en Californie, culmination d’une saga interminable qui a compté des rebondissements dignes d’une telenovela

Le patron de Tesla, qui a contribué à la création d’OpenAI, reproche à ses anciens partenaires d’avoir trahi la mission initiale de la startup (une organisation à but non lucratif dédiée au « bien de l’humanité ») en la transformant en entité commerciale ayant enrichi Sam Altman.

OpenAI rejette ces accusations et décrit une attaque motivée par la rivalité. La défense souligne aussi le fait qu’Elon Musk dirige un concurrent direct, xAI ; la plainte ne serait dès lors qu’une tentative de déstabilisation. L’homme le plus riche au monde (ou pas loin) réclame l’annulation de la restructuration d’OpenAI, le départ de ses dirigeants et jusqu’à 134 milliards de dollars de dommages et intérêts (!). 

Le déroulement du procès ces prochaines semaines et d’éventuelles révélations sur la vraie santé d’OpenAI pourraient peser lourd sur son IPO.

Le grand cirque OpenAI avant son introduction en bourse

29 avril 2026 à 08:15
De Sam Altman ou d'Elon Musk, qui fait le clown ?
Le grand cirque OpenAI avant son introduction en bourse

OpenAI a-t-elle les moyens de ses ambitions ? La question, sempiternelle, revient régulièrement sur la table, et encore plus avec l’introduction en Bourse qui se profile à l’horizon. L’inquiétude est de mise, après des bruits de couloir sur les résultats moins bons que prévu… et tout un Barnum d’annonces, de changements et de batailles de prétoires.

OpenAI doit se lancer en Bourse dans le courant du quatrième trimestre. Une IPO maousse costaud à l’horizon, sachant que la dernière levée de fonds de 122 milliards de dollars valorise l’entreprise à hauteur de 852 milliards. Parce qu’on n’a pas souvent l’occasion de faire une bonne première impression devant les investisseurs, la startup doit présenter son meilleur profil possible. Et à en croire les dernières indiscrétions du Wall Street Journal, les résultats de ces derniers mois pourraient jeter un seau d’eau bien glacée sur les ambitions de Sam Altman.

Un fonds de caisse à la peine

ChatGPT aurait ainsi raté la marche du milliard d’utilisateurs actifs hebdomadaires en fin d’année dernière. Lors de l’annonce de la levée de fonds le 31 mars, OpenAI en annonçait « plus de 900 millions », et comptait 90 millions d’abonnés. L’entreprise expliquait toutefois que sa « plateforme technologique » sera la première à atteindre le milliard. Le fait de n’avoir toujours pas annoncé le franchissement de ce cap symbolique inquiéterait des investisseurs.

Illustration : Flock

Autre déception : OpenAI aurait aussi manqué son objectif annuel de revenus pour ChatGPT. Dans le même communiqué, le groupe égrenait les bonnes nouvelles sur ce front : le seuil du premier milliard de dollars a été atteint moins d’un an après le lancement du bot, fin 2022. OpenAI réalisait un milliard de dollars par trimestre fin 2024. Désormais, le compteur est à 2 milliards par mois : « à ce stade, notre chiffre d’affaires croît quatre fois plus vite que celui des entreprises qui ont façonné les ères de l’internet et du mobile, comme Alphabet et Meta », fanfaronnait OpenAI.

ChatGPT est cependant tombé sur un os l’an dernier. Google a mis les bouchées doubles avec Gemini 3, qui a permis au géant du web de grignoter des parts de marché — forçant OpenAI à lancer une « alerte rouge » pour accélérer la sortie de GPT-5.2. Le taux de désabonnement aurait également été plus élevé qu’attendu.

Enfin, l’éparpillement d’OpenAI, entre « mode adulte » de ChatGPT et génération de vidéos Sora, aurait permis à Anthropic de cimenter sa position de force chez les développeurs et les entreprises. C’est d’ailleurs ce qui a motivé l’abandon de ces expérimentations, pour revenir aux fondamentaux. Et à la mise en chantier d’une « superapp », dont on commence à voir les contours dans Codex. En attendant que ce recentrage porte ses fruits, les objectifs mensuels de chiffre d’affaires n’auraient pas été au rendez-vous à plusieurs reprises depuis le début d’année.

Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI (CFO), s’inquiéterait selon le Wall Street Journal des capacités de l’entreprise à honorer les contrats monumentaux passés avec des fournisseurs de capacités de calcul, si les revenus ne progressent pas suffisamment vite. La CFO ainsi que d’autres dirigeants chercheraient désormais à maîtriser les coûts et instaurer davantage de discipline. Ce qui peut les mettre en porte-à-faux vis-à-vis de Sam Altman, dont les ambitions n’ont pas reculé.

OpenAI s’est inscrite en faux face aux indiscrétions du WSJ, qualifiées d’« appâts à clics ». L’entreprise affirme que ses activités grand public et pro tournent à plein régime, et observe une hausse de la demande du côté des clients professionnels et pour son activité publicitaire. « L’ambiance en interne est extrêmement positive », assure encore le groupe.

Microsoft devient un partenaire presque comme les autres

Afin d’améliorer la perception de l’entreprise, OpenAI s’est finalement débarrassé du boulet Microsoft, du moins d’une partie. L’accord qui liait les deux entreprises depuis les origines de la startup a été révisé en profondeur. Jusqu’à présent, le géant du logiciel disposait d’un droit exclusif pour commercialiser les modèles d’OpenAI via le cloud Azure : ce verrou a sauté. D’autres acteurs, dont Amazon, vont pouvoir vendre ces modèles sur leurs propres plateformes (AWS dans le cas présent).

Au fur et à mesure qu’OpenAI grandissait, la situation avec Microsoft devenait de plus en plus complexe, Microsoft devant verser à son partenaire une part des revenus générés par les produits et services vendus via son infrastructure. Ça n’est désormais plus le cas. L’éditeur de Windows conserve néanmoins une place de choix, d’abord grâce aux 27 % qu’il détient dans le capital d’OpenAI suite à sa restructuration il y a un an.

Et puis Microsoft demeure le principal fournisseur de cloud d’OpenAI, dont les nouveaux produits seront lancés en priorité sur Azure. Le mastodonte percevra aussi une part des revenus d’OpenAI jusqu’en 2030, quel que soit l’avancée du développement de l’intelligence artificielle générale (AGI). L’ancien accord prévoyait l’arrêt de ces paiements en cas d’atteinte de l’AGI.

Des principes à géométrie variable

OpenAI a également, assez discrètement, revu ses principes fondateurs. Sam Altman a présenté sur le blog de l’entreprise une nouvelle liste de cinq grands principes censés guider le développement des modèles les plus avancés. Le premier glissement concerne justement l’AGI qui passe au second plan après avoir été longtemps au cœur du projet.

Le précédent texte de 2018 y faisait souvent référence, ce qui n’est plus le cas de la version remaniée postée dimanche dernier. Même si l’AGI doit toujours bénéficier à « l’ensemble de l’humanité », la focale s’élargit à l’ensemble des systèmes IA. OpenAI assume aussi une posture plus compétitive, alors que les rivaux — Anthropic, pour ne pas la nommer — exercent une pression toujours plus forte. Il y a 8 ans, OpenAI s’engageait à lever le pied si un autre acteur vertueux prenait de l’avance dans la course à l’AGI.

Sam Altman écrit désormais : « Nous reconnaissons également qu’OpenAI est aujourd’hui une force bien plus importante dans le monde qu’il y a quelques années, et nous serons transparents sur le moment, la manière et les raisons pour lesquelles nos principes opérationnels évoluent. » OpenAI se donne donc une plus grande latitude pour agir dans un contexte bien plus concurrentiel qu’en 2018. 

Les ambitions quasi-philosophiques laissent place à un pragmatisme plus assumé. Le CEO reconnait cependant qu’aucun laboratoire IA ne peut, à lui seul, « garantir un avenir positif ». Il promet de travailler avec d’autres entreprises et d’autres écosystèmes, avec les gouvernements et la société.

Et pendant ce temps, Elon Musk…

Tous ces changements interviennent à un moment décisif pour OpenAI. Le procès opposant Elon Musk à l’entreprise — et donc à Sam Altman — a en effet débuté ce mardi en Californie, culmination d’une saga interminable qui a compté des rebondissements dignes d’une telenovela

Le patron de Tesla, qui a contribué à la création d’OpenAI, reproche à ses anciens partenaires d’avoir trahi la mission initiale de la startup (une organisation à but non lucratif dédiée au « bien de l’humanité ») en la transformant en entité commerciale ayant enrichi Sam Altman.

OpenAI rejette ces accusations et décrit une attaque motivée par la rivalité. La défense souligne aussi le fait qu’Elon Musk dirige un concurrent direct, xAI ; la plainte ne serait dès lors qu’une tentative de déstabilisation. L’homme le plus riche au monde (ou pas loin) réclame l’annulation de la restructuration d’OpenAI, le départ de ses dirigeants et jusqu’à 134 milliards de dollars de dommages et intérêts (!). 

Le déroulement du procès ces prochaines semaines et d’éventuelles révélations sur la vraie santé d’OpenAI pourraient peser lourd sur son IPO.

Brave Origin : un navigateur allégé vendu au prix fort

29 avril 2026 à 06:57
Une offre brave ou téméraire
Brave Origin : un navigateur allégé vendu au prix fort

Brave tente une aventure originale : l’éditeur du navigateur web du même nom va en effet proposer une version Origin du logiciel au prix rondelet de 60 dollars. En échange de quoi, les clients se retrouveront avec une mouture de Brave sans des fonctions que l’on peut désactiver dans la version standard de Brave… gratuitement.

À partir de juin, il sera possible d’acheter Brave Origin, une version sans fioritures du navigateur web. Plusieurs fonctions historiques du logiciel seront désactivées. Ce n’est pas une surprise, le CEO de Brave, Brendan Eich, en parlait l’été dernier, puis de nouveau le 31 décembre 2025.

C’est notamment le cas de Leo (assistant IA intégré), l’outil de vidéoconférence Talk, le flux d’actualités personnalisé, l’accès rapide à Wayback Machine, le système de récompenses, le wallet de cryptos, le VPN, l’accès Tor, ou encore les stats internes. 

Le navigateur où l’on paie pour en avoir moins

Autant dire qu’il ne restera plus grand-chose, si ce n’est bien sûr le moteur Chromium derrière une interface dépouillée, le bloqueur de publicités, les protections de confidentialité (qui continueront d’être mises à jour), et bien sûr les correctifs de sécurité.

Cela concerne les fonctionnalités actuelles, mais aussi celles à venir : « toutes les nouvelles fonctionnalités que nous lancerons (en dehors du cœur de Brave Shields) n’apparaîtraient pas dans l’application autonome Brave Origin », explique l’éditeur.

Brave entend séduire ici tous ceux qui cherchent un navigateur sans fonctions inutiles, sans logique crypto ni publicité interne. Cette version light du navigateur va également alléger le portefeuille, puisqu’elle sera vendue 59,99 dollars (gratuite pour les utilisateurs Linux).

Brave Origin.

10 activations maximum

Cette offre se destine d’abord et avant tout aux utilisateurs les plus « passionnés », ceux qui souhaitent soutenir l’équipe de développement de Brave car toutes ces fonctions peuvent être désactivées dans les réglages du navigateur standard qui ne coûte rien. Il y a néanmoins des points curieux dans cette offre : le nombre d’activations est limité à 10, et cela comprend aussi les installations après restauration d’un PC ou d’un smartphone. 

Brave justifie cette limitation par le système de paiement, qui ne lie pas le navigateur aux informations d’achat. L’éditeur planche toutefois sur un mécanisme qui permettra d’obtenir des activations supplémentaires avec un plafond mensuel.

Autre bizarrerie : Brave Origin est distribué en solo, mais il pourra aussi être acheté et activé dans la version standard de Brave. Dans ce dernier cas, un nouveau panneau de réglages fera alors son apparition, présentant les options désactivées par défaut dans Origin (que l’on pourra donc réactiver si on le souhaite).

Brave Origin ne perd pas de temps au lancement.

Cette future offre a le mérite de sortir du lot, les navigateurs web payants se faisant plutôt rares ces derniers temps. Certains proposent de débloquer des fonctions supplémentaires (comme Brave) pour utiliser le VPN ou des fonctions IA, d’autres des abonnements à l’image de Psylo pour obtenir des options d’anonymat avancé. 

Des fonctions en moins… mais aussi des revenus en moins pour Brave

Ce qui est singulier ici, c’est que Brave Origin fasse payer pour des fonctions en moins ! Le prix demandé reflète la valeur que tire Brave des différents outils intégrés au fil du temps dans le navigateur. L’éditeur l’indique d’ailleurs noir sur blanc : cette « version du navigateur est destinée aux utilisateurs qui n’ont pas besoin de toutes les fonctionnalités qui soutiennent par Brave en tant qu’entreprise, mais qui souhaitent tout de même bénéficier de la confidentialité que seul Brave propose ».

Le logiciel, qui revendique 110 millions d’utilisateurs dans le monde, met en avant son approche basée sur la protection de la confidentialité, mais son modèle économique est parfois déroutant avec ses publicités « respectueuses de la vie privée », son wallet, son VPN et son système de récompenses en crypto (BAT sur la blockchain Ethereum).

Pas besoin d’attendre le mois de juin pour mettre la main sur Brave Origin : la version alpha du navigateur est disponible sur Linux, macOS et Windows dans son canal Nightly. Il est aussi possible d’installer l’équivalent Android depuis le Play Store.

Brave Origin : un navigateur allégé vendu au prix fort

29 avril 2026 à 06:57
Une offre brave ou téméraire
Brave Origin : un navigateur allégé vendu au prix fort

Brave tente une aventure originale : l’éditeur du navigateur web du même nom va en effet proposer une version Origin du logiciel au prix rondelet de 60 dollars. En échange de quoi, les clients se retrouveront avec une mouture de Brave sans des fonctions que l’on peut désactiver dans la version standard de Brave… gratuitement.

À partir de juin, il sera possible d’acheter Brave Origin, une version sans fioritures du navigateur web. Plusieurs fonctions historiques du logiciel seront désactivées. Ce n’est pas une surprise, le CEO de Brave, Brendan Eich, en parlait l’été dernier, puis de nouveau le 31 décembre 2025.

C’est notamment le cas de Leo (assistant IA intégré), l’outil de vidéoconférence Talk, le flux d’actualités personnalisé, l’accès rapide à Wayback Machine, le système de récompenses, le wallet de cryptos, le VPN, l’accès Tor, ou encore les stats internes. 

Le navigateur où l’on paie pour en avoir moins

Autant dire qu’il ne restera plus grand-chose, si ce n’est bien sûr le moteur Chromium derrière une interface dépouillée, le bloqueur de publicités, les protections de confidentialité (qui continueront d’être mises à jour), et bien sûr les correctifs de sécurité.

Cela concerne les fonctionnalités actuelles, mais aussi celles à venir : « toutes les nouvelles fonctionnalités que nous lancerons (en dehors du cœur de Brave Shields) n’apparaîtraient pas dans l’application autonome Brave Origin », explique l’éditeur.

Brave entend séduire ici tous ceux qui cherchent un navigateur sans fonctions inutiles, sans logique crypto ni publicité interne. Cette version light du navigateur va également alléger le portefeuille, puisqu’elle sera vendue 59,99 dollars (gratuite pour les utilisateurs Linux).

Brave Origin.

10 activations maximum

Cette offre se destine d’abord et avant tout aux utilisateurs les plus « passionnés », ceux qui souhaitent soutenir l’équipe de développement de Brave car toutes ces fonctions peuvent être désactivées dans les réglages du navigateur standard qui ne coûte rien. Il y a néanmoins des points curieux dans cette offre : le nombre d’activations est limité à 10, et cela comprend aussi les installations après restauration d’un PC ou d’un smartphone. 

Brave justifie cette limitation par le système de paiement, qui ne lie pas le navigateur aux informations d’achat. L’éditeur planche toutefois sur un mécanisme qui permettra d’obtenir des activations supplémentaires avec un plafond mensuel.

Autre bizarrerie : Brave Origin est distribué en solo, mais il pourra aussi être acheté et activé dans la version standard de Brave. Dans ce dernier cas, un nouveau panneau de réglages fera alors son apparition, présentant les options désactivées par défaut dans Origin (que l’on pourra donc réactiver si on le souhaite).

Brave Origin ne perd pas de temps au lancement.

Cette future offre a le mérite de sortir du lot, les navigateurs web payants se faisant plutôt rares ces derniers temps. Certains proposent de débloquer des fonctions supplémentaires (comme Brave) pour utiliser le VPN ou des fonctions IA, d’autres des abonnements à l’image de Psylo pour obtenir des options d’anonymat avancé. 

Des fonctions en moins… mais aussi des revenus en moins pour Brave

Ce qui est singulier ici, c’est que Brave Origin fasse payer pour des fonctions en moins ! Le prix demandé reflète la valeur que tire Brave des différents outils intégrés au fil du temps dans le navigateur. L’éditeur l’indique d’ailleurs noir sur blanc : cette « version du navigateur est destinée aux utilisateurs qui n’ont pas besoin de toutes les fonctionnalités qui soutiennent par Brave en tant qu’entreprise, mais qui souhaitent tout de même bénéficier de la confidentialité que seul Brave propose ».

Le logiciel, qui revendique 110 millions d’utilisateurs dans le monde, met en avant son approche basée sur la protection de la confidentialité, mais son modèle économique est parfois déroutant avec ses publicités « respectueuses de la vie privée », son wallet, son VPN et son système de récompenses en crypto (BAT sur la blockchain Ethereum).

Pas besoin d’attendre le mois de juin pour mettre la main sur Brave Origin : la version alpha du navigateur est disponible sur Linux, macOS et Windows dans son canal Nightly. Il est aussi possible d’installer l’équivalent Android depuis le Play Store.

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