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Le réseau de recharge Ionity commence à protéger ses câbles contre les vols de cuivre

Par : Hugo LARA
2 mars 2026 à 13:55

Avec la hausse du cours du cuivre, les vols de câbles sur les bornes de recharge pour véhicules électriques se sont multipliés. Pour parer à ces larcins particulièrement coûteux, certains opérateurs commencent à s’équiper. Le réseau de recharge Ionity aurait ainsi protégé les câbles d’une station sur l’autoroute A8. Une première.

Nous interrogions il y a quelques mois un opérateur français de bornes de recharge victime d’un vol de câbles. Celui-ci dénonçait un préjudice de 5 000 € « pour des câbles qui en valent 100 à la revente » sur l’une de ses bornes. Sur les réseaux sociaux, les signalements de points de charge ayant vu leurs câbles dérobés se sont significativement multipliés depuis que le cours du cuivre s’est envolé. Un larcin particulièrement rentable pour les voleurs : les câbles sont faciles d’accès, contiennent beaucoup de cuivre et ils peuvent être découpés en quelques dizaines de secondes avec un faible risque d’électrocution.

Une gaine projetant un fluide sous pression lorsqu’elle est coupée

Si les opérateurs dénonçaient un manque de systèmes éprouvés pour protéger leurs câbles, il semble que Ionity, l’un des plus grands réseaux de recharge rapide en Europe, commence à déployer une solution. L’ex-président de la Fédération française des association d’utilisateurs de véhicules électriques (FFAUVE) affirme avoir observé une gaine textile entourant les câbles de la station Ionity de Rousset (Var) sur l’autoroute A8. « Selon la personne interrogée hier et travaillant à la caisse sur la station AVIA, une razzia de câbles avait eu lieu il y a quelques semaines et pour l’anecdote, seule une borne avait été épargnée, sans doute par manque de temps, très à la marge, des voleurs » explique Stéphane Semeriva sur son compte LinkedIn.

Le système retenu par Ionity sur l’aire de Rousset est à priori le CableGuard de Kempower. Il consiste en une gaine contenant un liquide de traçage sous pression, libéré lorsqu’elle est découpée. Le câble pourrait également être équipé d’une puce de suivi par GPS et d’une alarme. Reste à voir s’il dissuadera réellement les voleurs de faire main basse sur les câbles des stations de recharge rapide.

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Hydrolien : ce projet français salue l’inscription de la filière dans la nouvelle PPE

Par : Hugo LARA
27 février 2026 à 12:25

La filière hydrolienne française va peut-être retrouver des couleurs. La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), publiée le 12 février inscrit officiellement un appel d’offres de 250 MW pour l’hydrolien, à attribuer d’ici 2030. Une annonce félicitée par les partenaires du projet FloWatt, qui doit immerger 16 hydroliennes au Raz Blanchard, en Normandie.

Pour la filière des énergies marines renouvelables, l’inscription de ce modeste appel d’offres à la PPE3 est une bouffée d’air frais. Un soulagement exprimé notamment par les acteurs du projet FloWatt, qui prévoit d’installer 17 MW de puissance au Raz Blanchard (Manche), à travers 16 hydroliennes fabriquées par HydroQuest. Thomas Jalquier, son président, salue « une avancée capitale pour la filière et un signal positif envoyé aux investisseurs et industriels ». « Avec 250 MW alloués, nous pouvons poursuivre notre trajectoire de déploiement à la fois compétitive et créatrice d’emplois », explique-t-il par communiqué.

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De l’hydrolien à 160 € le mégawattheure

Le chantier du projet FloWatt, première ferme hydrolienne de grande puissance développée en France, doit démarrer courant 2026 pour une mise en service prévue fin 2028. Le prix de vente plafond de sa production électrique est fixé à 160 €/MWh (base 2024). Au Raz Blanchard, la ferme bénéficiera d’un des courants marins les plus puissants d’Europe. Ainsi, l’installation produira chaque année l’équivalent de la consommation électrique de 20 000 habitants, selon ses concepteurs. Le bouclage financier du projet est attendu en 2026. FloWatt deviendrait alors la ferme hydrolienne la plus puissante jamais déployée dans le monde.

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L’assistant Ecojoko est à -50 % avec ce programme spécial

Par : Hugo LARA
26 février 2026 à 10:45

Plutôt coûteux à l’achat, le système de suivi de la consommation électrique domestique Ecojoko est accessible à moindres frais dans certaines conditions, grâce aux certificats d’économies d’énergie (CEE). Le boîtier se retrouve à moins de 100 euros.

Nous l’avions testé il y a quelques années. Ecojoko a connu quelques évolutions depuis. Composée d’un cadran, d’une application smartphone et d’une clé à brancher sur son compteur Linky, cette solution de suivi de la consommation électrique est désormais éligible à un financement par les certificats d’économies d’énergie (CEE). Ainsi, les foyers éligibles peuvent l’acheter à un tarif réduit de 50 % via le programme Watt Watchers. Son prix passe ainsi de 199 à 99,50 euros après aides.

Pour bénéficier de ce prix, le foyer doit maintenir son boîtier en fonctionnement pendant un an et accepter le partage de ses données de consommation « dans le cadre de l’amélioration du programme Watt Watchers », explique Ecojoko. Deux critères techniques sont également requis : être raccordé au réseau Enedis et disposer d’un compteur Linky situé à moins de cinquante mètres du logement.

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De nouvelles fonctionnalités

Au-delà de cette offre, la marque annonce plusieurs évolutions du produit. L’assistant affiche désormais une jauge des tarifs en temps réel, avec une indication des plages d’heures pleines et d’heures creuses ainsi que la couleur du jour pour les abonnés à l’option Tempo du tarif réglementé (tarif bleu EDF). Toutefois, il n’intègre toujours pas la tarification dynamique, proposée par quelques rares fournisseurs.

Le boîtier lui-même a été revu dans sa conception, avec des composants révisés qui le rendraient « plus réactif » et plus durable. Pour les foyers équipés de panneaux solaires, une fonctionnalité en bêta-test permet de contourner une limitation du compteur Linky : l’affichage du surplus de production photovoltaïque est désormais possible sans contrat de vente de ce surplus, via le dispositif ERL (la clé branchée sur le compteur Linky). Cette avancée est réservée aux assistants dont le numéro de série contient les lettres MAK, précise Ecojoko.

Enfin, depuis décembre 2025, Ecojoko annonce commercialiser auprès des installateurs solaires un contacteur intelligent pour chauffe-eau. Couplé à l’assistant ecojoko, cet équipement optimiserait la chauffe du ballon en croisant les données de surplus de production, les prévisions météorologiques et les tarifs électriques en vigueur. Cela permettrait de minimiser la facture énergétique du chauffe-eau.

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Aides à la rénovation énergétique : MaPrimeRénov’ officiellement rouverte

Par : Hugo LARA
23 février 2026 à 14:37

Suspendu depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le dispositif national d’aides dédiées à la transition énergétique MaPrimeRénov’ a rouvert ses portes le 23 février, avec quelques modifications.

Que ce soit pour isoler son logement ou remplacer son vieux système de chauffage et de production d’eau chaude par un mode plus écologique, MaPrimeRénov’ est une aide cruciale. Elle octroie aux ménages des subventions dont les montants peuvent être très élevés selon le niveau de revenus du demandeur. Suspendu depuis plusieurs mois, le dispositif est officiellement relancé le 23 février. Avec une grande nouveauté : désormais, un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ est obligatoire avant tout dépôt de demande d’aide dans le cadre du parcours rénovation d’ampleur.

Ce dernier, qui permet de financer un ensemble de travaux visant un gain d’au moins deux classes énergétiques, est à présent réservé aux logements classés E, F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE). Le parcours par geste, destiné à financer des travaux isolés comme l’installation d’un chauffage décarboné ou d’un chauffe-eau écologique, rouvre quant à lui pour les ménages intermédiaires, modestes et très modestes. Il exclut toutefois deux types de travaux qui en étaient jusqu’ici éligibles : l’isolation des murs et l’installation de chaudières à biomasse.

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Les parties communes et copropriétés toujours éligibles

Le dispositif conserve par ailleurs son troisième volet, dédié à la rénovation des parties communes en copropriété. Les modalités de dépôt restent inchangées : les demandes s’effectuent toujours en ligne sur le site officiel maprimerenov.gouv.fr.

Depuis son lancement en 2020, MaPrimeRénov’ affirme avoir accompagné plus de 2,5 millions de ménages. Parmi eux, près de 350 000 ont engagé une rénovation d’ampleur, ce qui leur aurait permis de diviser par deux la consommation énergétique de leur logement, en moyenne.

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Fossibot lance une nouvelle batterie solaire modulaire, la FBP1200

Par : Hugo LARA
19 février 2026 à 16:19

Le fabricant chinois de batteries Fossibot annonce le lancement du FBP1200, un système de stockage d’énergie solaire destiné aux foyers européens. Une batterie modulaire plug & play présentée comme adaptée aux spécificités de nos réseaux électriques.

L’offre de batteries solaires domestiques continue de s’étoffer en Europe, avec l’arrivée d’un énième modèle conçu par une firme chinoise : la Fossibot FBP1200. Ce système de stockage est équipé de quatre entrées photovoltaïques supportant jusqu’à 2 000 W de puissance. Sa capacité de stockage est totalement modulaire. La base FBP1200 dispose de 1,95 kWh de cellules LiFePo4, mais peut empiler jusqu’à quatre modules d’extension de 1,95 kWh chacun (soit 9,75 kWh au total pour une colonne complète). Plusieurs colonnes peuvent être ajoutées au sein d’un même système jusqu’à un maximum de 39,1 kWh.

L’appareil intègre un onduleur bidirectionnel, des ports USB-C et USB-A, ainsi qu’une sortie AC hors réseau, lui permettant de fonctionner comme centrale portable ou système de secours en cas de coupure (via les ports dédiés uniquement). La puissance de sortie AC est plafonnée à 1200 W dans tous les cas, connexion par prise oblige. Certifié IP65, il serait opérationnel jusqu’à −20 °C grâce à un système de chauffage interne.

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Un gestionnaire de charges intelligent

Le système est notamment conçu pour tirer parti des prix négatifs du réseau, un phénomène croissant sur les marchés européens : lorsque ces prix (hors taxes) passent en dessous de zéro, le FBP1200 se recharge à pleine capacité. En période de faible ensoleillement, il peut également se recharger lors des heures creuses pour se décharger pendant les pics tarifaires. Par ailleurs, la batterie analyserait en continu les habitudes de consommation, les prévisions météorologiques et les prix de l’électricité en temps réel, afin de planifier automatiquement les cycles de charge et de décharge au moment le plus avantageux économiquement.

La Fossibot FBP1200 est commercialisée au prix catalogue de 699 € sans ses extensions ni l’indispensable compteur connecté (vendu séparément à 119 €). Toutefois, elle est en promotion actuellement sur le site du fabricant à 589 €. Comptez 2 589 € pour un système complet composé de la FBP1200, 4 extensions et le compteur connecté.

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Octopus Energy va piloter à distance les ballons d’eau chaude

Par : Hugo LARA
19 février 2026 à 11:03

Le fournisseur d’énergie Octopus Energy France annonce le lancement d’un service gratuit de pilotage à distance des ballons d’eau chaude, sans installation de matériel supplémentaire. Le dispositif s’appuie sur les fonctionnalités du compteur Linky pour optimiser les heures de chauffe en fonction des prix de l’électricité et du taux d’énergie bas-carbone sur le réseau.

Deuxième poste de dépense électrique dans un logement, le ballon d’eau chaude représente une part importante de la consommation d’un foyer, généralement autour de 20 %. Commander son fonctionnement est donc indispensable pour réaliser des économies. Si la plupart des foyers sont équipés d’un contacteur activant automatiquement le cumulus durant les heures creuses, d’autres solutions plus évoluées promettent un pilotage plus avancé.

Par exemple, le fournisseur d’énergie Octopus vient de lancer un système capable de démarrer et arrêter les ballons d’eau chaude en fonction du prix de l’électricité sur les marchés et de son intensité carbone. La marque ne précise pas le fonctionnement exact de ce service, mentionnant simplement l’utilisation des « fonctionnalités du compteur Linky ». Son activation ne nécessiterait aucune modification de l’installation électrique.

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Quelques dizaines d’euros cagnottés chaque année

Proposé gratuitement, ce service permettrait une économie moyenne de 33 € annuels par foyer. Les économies réalisées seraient reversées mensuellement sur la cagnotte personnelle des clients ayant souscrit à l’option, promet Octopus. Le calcul n’est pas détaillé et peut sembler abstrait pour les occupants d’un logement équipé d’un chauffe-eau chargeant déjà en heures creuses, donc au tarif le moins cher de leur contrat.

Les avantages du pilotage intelligent des cumulus paraissent principalement au bénéfice du réseau électrique et du fournisseur. Octopus explique que potentiel d’effacement de la consommation s’élèverait à 780 mégawatts (MW) en hiver à l’heure de pointe. En été, ce sont 23 gigawattheures (GWh) qui pourraient être valorisés en activant les ballons d’eau chaude à midi, lors du pic de production solaire. Le service s’inscrit dans le cadre de la réforme du système heures pleines / heures creuses engagée par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) et Enedis fin 2025, précise Octopus.

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Cette batterie domestique française est fabriquée avec des cellules au lithium de seconde vie

Par : Hugo LARA
19 février 2026 à 05:25

La jeune start-up française Revolty va commercialiser, dès l’automne 2026, une batterie domestique fabriquée en France à partir de cellules au lithium de seconde vie d’origine européenne. Elle vient de réaliser une levée de fonds d’un million d’euros pour accompagner son lancement.

Parviendra-t-elle à peser face aux batteries asiatiques à prix bradés ? L’avenir nous le dira. Quoi qu’il en soit, le défi qu’entend relever Revolty est très ambitieux. La jeune entreprise française se lance dans un marché concurrentiel et monopolisé par une multitude d’acteurs chinois très dynamiques, celui de la batterie domestique. Pour se démarquer, elle va commercialiser un premier produit à la philosophie bien différente : une batterie fabriquée dans le sud de la France, composée de cellules reconditionnées d’origine européenne.

Le potentiel est bien présent. Pas moins de 830 000 foyers français disposent de panneaux photovoltaïques sur leurs toits, et ils ont désormais tout intérêt à autoconsommer un maximum de leur production. Les tarifs de vente auprès d’EDF sont en effet devenus insignifiants. Sans optimisation de l’autoconsommation, environ deux tiers de la production solaire est écoulée dans le réseau public, sans aucun bénéfice pour le propriétaire de la centrale. La batterie domestique est l’une des solutions permettant d’atteindre un taux d’autoconsommation de 100 %, puisqu’elle stocke la totalité de la production solaire pour l’injecter selon les besoins du foyer en temps réel.

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Une batterie plus écologique ?

En valorisant un « gisement industriel local » de cellules usagées plutôt qu’en achetant des cellules neuves, Revolty promet une batterie à l’empreinte carbone nettement inférieure. « Nous nous approvisionnons en direct auprès de fournisseurs de batteries et d’acteurs de collecte de batteries en fin de vie via des partenariats spécifiques » détaille Mathilde Janicot, la co-fondatrice de Revolty. La marque espère ainsi éviter le rejet de 30 000 tonnes de CO2 annuellement d’ici 2030, sans préciser son calcul. La première batterie Revolty sera commercialisée à l’automne 2026 et peut déjà être précommandée contre un acompte de 200 euros. Son prix définitif n’est pas encore fixé et sera révélé lors de la commercialisation.

Selon la start-up, le carnet de commandes se chiffrerait à 2 millions d’euros grâce aux engagements d’une vingtaine d’installateurs solaires partenaires. Trois prototypes seraient déjà en service chez des particuliers. Revolty prévoit d’équiper plusieurs centaines de foyers dès 2027.

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Cette ombrière photovoltaïque géante installée dans une station de ski n’a pas supporté la neige

Par : Hugo LARA
17 février 2026 à 09:23

Si les chutes de neige abondantes de ces dernières semaines font le bonheur des skieurs, elles donnent des sueurs aux opérateurs de centrales photovoltaïques en montagne. Dans la station de Superdévoluy (Hautes-Alpes), une vaste ombrière solaire n’a pu résister au poids des flocons et s’est brutalement effondrée sur le parking qu’elle recouvrait.

Lundi 16 février, en fin de journée, une ombrière photovoltaïque de 220 m de long et large de 10 m s’est effondrée sur un parking de la station de ski de Superdévoluy, dans les Hautes-Alpes, à 1500 m d’altitude. La centrale mise en service en 2017 déployait 8 767 m² de panneaux solaires à travers trois rangées, pour une puissance cumulée de 1,7 MWc. Les supports de l’une des rangées se sont littéralement pliés, basculant les panneaux à la verticale et déversant soudainement une couche de neige tassée de près d’un mètre d’épaisseur sur la voie publique.

Des recherches dignes d’une avalanche

D’importants moyens de secours ont été déployés pour retrouver d’éventuelles personnes ensevelies. Au total, 25 sapeurs-pompiers, cinq équipes cynophiles, dix véhicules de secours ainsi que plusieurs unités de gendarmerie ont été mobilisés pendant trois heures, dont des militaires du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) accompagnés d’un chien spécialisé et d’un hélicoptère. Vingt pisteurs secouristes de la station et les services techniques de la mairie ont également prêté main-forte, mais aucune victime n’a heureusement été constatée.

L’origine de l’effondrement demeure indéterminée et fera l’objet d’investigations complémentaires. Outre les importantes chutes de neige, des rafales de vent balayaient la station au moment de l’incident.

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Déchets nucléaires : un ingénieur de l’Andra visé par une bombe artisanale à son domicile

Par : Hugo LARA
16 février 2026 à 15:27

Un dispositif explosif a été neutralisé sur la propriété d’un ingénieur de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) impliqué dans le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. L’acte a été revendiqué par une surprenante « Commission Informelle pour la Promotion des Contes d’Hivers qui Finissent Bien ».

Un engin incendiaire de faible intensité, destiné à déclencher l’explosion de cartouches de gaz, a été désamorcé proche de la résidence d’un ingénieur de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) à Liffol-le-Grand, dans les Vosges. Cette tentative d’attentat a été revendiquée par des opposants anonymes au projet Cigéo, qui prévoit l’enfouissement de déchets hautement radioactifs à 500 m de profondeur dans les sous-sols argileux de Bure (Meuse).

La bombe désamorcée était positionnée à proximité d’un cabanon sur la propriété de l’ingénieur, selon Cyril Vidot, le maire de Liffol. Qualifiée de « mafieux du nucléaire » dans un texte publié par les auteurs autoproclamés de l’attaque, cette personnalité haut placée avait déjà été visée par un jet de farine et des tags sur sa maison. Patrice Torres, directeur industriel de l’Andra, a condamné cette attaque, soulignant la gravité de la menace portée aux personnes et à leur domicile privé.

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Les opposants de Stop Cigéo dénoncent les violences

L’ingénieur et l’Andra ont immédiatement déposé plainte. De son côté, la coordination d’opposants Stop Cigéo a dénoncé les violences en précisant qu’elle ne cautionne pas les agressions contre des individus. Pour rappel, le projet Cigéo prévoit d’enfouir à grande profondeur dans une couche géologique jugée très stable environ 83 000 m³ de déchets nucléaires à haute radioactivité, avec une mise en service prévue entre 2035 et 2040. Le dossier suscite toujours une forte opposition locale et nationale.

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Ce simulateur montre les gigantesques surfaces à cultiver pour produire du kérosène bas-carbone

Par : Hugo LARA
16 février 2026 à 11:58

Décarboner l’aviation est probablement l’un des défis les plus complexes que l’humanité doit relever. L’une des solutions actuellement privilégiées est l’utilisation de kérosène non fossile, produit avec des huiles végétales, des algues ou synthétisé à partir d’énergie photovoltaïque et de dioxyde de carbone. Certaines de ces alternatives nécessitent d’immenses surfaces au sol, qui peuvent désormais être visualisées grâce à un simulateur en ligne créé par un ingénieur indépendant.

« Avec des carburants d’aviation durables conventionnels produits à partir de maïs ou soja, vous aurez besoin d’un champ de la taille de l’Inde ». Le décor est planté par Antoine Pietri, un ingénieur logiciel français, à l’origine d’un simulateur qui indique l’emprunte au sol des sustainable aviation fuels (SAF), ces kérosènes alternatifs qui doivent verdir le trafic aérien. Ils représentent le seul espoir à court et moyen terme pour réduire les émissions de CO₂ de l’aviation, les batteries n’étant pour l’instant pas adaptées, à quelques exceptions près.

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Des impacts radicalement différents selon le carburant alternatif choisi

Toutefois, remplacer le kérosène fossile, abondant et bon marché, par des carburants d’origine végétale ou synthétique est loin d’être gagné d’avance. Il existe d’ailleurs une multitude de façons de les produire : à partir de colza, de maïs, d’huile de palme, de soja, de canne à sucre, de jatropha (une plante tropicale), d’algues ou en combinant de l’hydrogène produit avec de l’électricité solaire avec du CO₂ récupéré de cheminées industrielles.

Chacune de ces solutions nécessite une emprise au sol radicalement différente. Si le SAF fabriqué avec du colza ou du maïs imposerait d’immenses surfaces, le SAF synthétisé avec de l’électricité renouvelable et du dioxyde de carbone capté à la source se contenterait de nettement moins d’espace.

Tout cela paraissait bien abstrait avant la mise en ligne du simulateur « SAF footprint calculator » d’Antoine Pietri. Très simple à utiliser, il permet de s’apercevoir des terres nécessaires à chaque type de SAF, mais aussi de son coût, à différents niveaux. L’on peut estimer la surface monopolisée par un trajet simple ou aller-retour à l’échelle d’un seul passager (la distance parcourue est ajustable), d’un vol entier ou de l’ensemble de la flotte mondiale.

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L’exemple d’un aller-retour Paris – La Réunion

Ainsi, selon ce simulateur, un aller-retour Paris – La Réunion (18 800 km) à bord d’un appareil de 410 places carburant au SAF solaire + CO₂ nécessiterait une surface de 5 hectares, équivalente à un cinquième des célèbres jardins du Champ de Mars, face à la tour Eiffel. Une rotation ultra-bas-carbone à un coût ahurissant puisque le remplissage des réservoirs coûterait 2,1 millions de dollars, soit 13 fois plus cher que du kérosène fossile.

À l’inverse, ce même aller-retour réalisé avec du SAF conventionnel à base de maïs occuperait 100 hectares, soit quatre fois la surface du Champ de Mars. Une surface gigantesque mais un plein moins coûteux : 307 000 dollars, ce qui reste tout de même 2,75 fois plus cher que du kérosène fossile. Le simulateur fournit même une indication sur le risque de compétition avec l’agriculture destinée à l’alimentation humaine. Cette rotation consommerait la quantité de terres nécessaires à l’alimentation d’environ 600 personnes pendant un an.

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L’aviation n’est pas le secteur le plus émetteur, mais peine à participer aux efforts

L’aviation commerciale était responsable de 2,6 % des émissions de CO₂ mondiales en 2018 et de 5,1 % du réchauffement d’origine humaine selon Carbone4. C’est moins que le trafic routier et maritime ou encore l’industrie, mais c’est aussi le secteur dont les marges de réduction des émissions sont les plus faibles.

Si l’électrification des transports terrestres et de l’industrie lourde est relativement facile, avec des alternatives bas-carbone matures et des surcoûts plutôt maîtrisés, l’aviation bute encore contre des écueils technologiques et économiques pour passer au zéro émission.

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Greenpeace dénonce une PPE « en retard, archaïque et réactionnaire »

Par : Hugo LARA
12 février 2026 à 15:21

La célèbre ONG a vivement réagi à la publication de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), qualifiant le texte de « modèle de manipulation politique et de médiocrité ». Pour l’ONG, les deux ans de retard accumulés sur ce document censé fixer le cap énergétique du pays n’auront pas permis de produire une feuille de route à la hauteur de l’urgence climatique.

« Si cette PPE a deux ans de retard sur le papier, elle a au moins une décennie de retard dans sa vision de la transition énergétique », estime Nicolas Nace, chargé de campagne transition énergétique chez Greenpeace France. Selon lui, le texte n’est qu’un « compromis entre les idées climatosceptiques de l’extrême droite et la faible ambition climatique de la Macronie ».

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Trop de nucléaire, pas assez de renouvelables ?

L’organisation pointe plusieurs impasses. Sur l’éolien terrestre d’abord, dont le rythme de déploiement, maintenu autour de 1 à 1,5 GW par an, serait insuffisant pour garantir la souveraineté énergétique du pays. Sur le solaire ensuite, où la révision à la baisse des objectifs pour 2030 et 2035 enverrait selon Greenpeace un « signal catastrophique » à la filière, menaçant l’emploi et la viabilité des projets de giga-usines françaises. L’ONG estime qu’une fourchette basse de 55 GW en 2035 reviendrait à un quasi-moratoire après 2030.

Greenpeace critique également l’entêtement du gouvernement sur le nucléaire, rappelant les retards et surcoûts des EPR2 — dont le devis aurait déjà augmenté de 20 milliards d’euros en moins de quatre ans — ainsi que la relégation au second plan des enjeux de sobriété et de rénovation énergétique.
Quant au plan d’électrification annoncé par le gouvernement pour mai 2026, Nicolas Nace n’y voit qu’un « énième effet d’annonce » à un peu plus d’un an de la présidentielle.

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Générateur nucléaire sur la Lune : ce projet fou lève quasiment 1 million d’euros

Par : Hugo LARA
11 février 2026 à 15:06

La startup lettone Deep Space Energy a levé 930 000 € afin de poursuivre le développement de son générateur radioisotopique spatial. Cette mini centrale électrique doit permettre de produire de l’énergie destinée aux satellites stratégiques mais aussi, à plus long terme, à l’exploration lunaire.

Deep Space Energy développe un générateur électrique basé sur les radioisotopes, des matériaux nucléaires qui produisent de la chaleur par désintégration naturelle, ensuite convertie en électricité. Si le principe n’est pas nouveau, la solution conçue par cette entreprise lettonne aurait une efficacité supérieure : elle nécessiterait cinq fois moins de combustible radioisotopique qu’un générateur thermoélectrique (RTG) classique.

La technologie a été validée en laboratoire et vise des applications dans les secteurs de la défense et du spatial. Le générateur n’est pas conçu pour créer des armes à proprement parler, promet Deep Space Energy, mais pour alimenter des satellites stratégiques et des missions d’exploration spatiale de longue durée, sur la Lune, par exemple. La jeune société vient de récolter 930 000 €, répartis entre 350 000 € d’investissements privés et 580 000 € de fonds publics auprès de l’Agence spatiale européenne (ESA), de l’OTAN et du gouvernement letton.

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Utile pour les satellites militaires européens et l’exploration lunaire

La première application visée concerne les satellites stratégiques européens. Le générateur fournit une source d’énergie auxiliaire indépendante des traditionnels panneaux solaires. Cela permet une redondance pour les satellites de reconnaissance militaire, quelle que soit leur orbite. Ces satellites assurent des fonctions de défense cruciales, et notamment la détection de lancements de missiles ennemis.

À long terme, Deep Space Energy viserait la Lune, et ça ne lui fait pas peur. Son générateur radioisotopique serait capable de répondre aux besoins énergétiques des programmes d’exploration Artemis et Argonaut de la NASA et de l’ESA. Les rovers, ces véhicules qui permettent aux astronautes de se déplacer sur la Lune, pourraient être équipés.

En effet, sur notre satellite naturel, les températures nocturnes descendent sous -150 °C et les nuits durent environ 354 heures. Dans ces conditions, les rovers ne peuvent pas compter sur l’énergie solaire. Selon Deep Space Energy, leur générateur nucléaire nécessiterait 2 kg d’Américium-241 pour générer 50 W, contre environ 10 kg pour les systèmes RTG traditionnels. Un atout, alors que chaque gramme est compté sur de telles missions.

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Zendure dévoile trois nouvelles batteries solaires à la puissance boostée

Par : Hugo LARA
10 février 2026 à 17:07

Le fabricant chinois de batteries prêtes à brancher Zendure actualise sa gamme SolarFlow en présentant trois nouveaux modèles. Des appareils plus simples mais plus puissants, qui tranchent avec les systèmes historiquement proposés par la marque. Il y en a pour tous les goûts, que l’on ait une centrale solaire ou non.

La batterie solaire avec MPPT SolarFlow 2400 Pro

C’est le nouveau fleuron du fabricant basé à Shenzhen : la batterie solaire SolarFlow 2400 Pro. Placé au sommet de sa nouvelle gamme, l’appareil supporte jusqu’à 3 000 W d’entrée photovoltaïque à travers quatre MPPT de 750 W chacun. Chaque entrée, qui s’effectue à travers des connecteurs MC4 habituels, est donc compatible avec les modèles les plus récents de panneaux solaires de forte puissance, si leur tension est située entre 14 et 55 V DC. En recharge AC sur secteur seule, elle accepte 2 400 W. Si l’on combine la recharge solaire (DC) et réseau (AC), le système peut même monter jusqu’à 4 800 W de puissance de charge.

Côté sortie, la SolarFlow 2400 Pro peut délivrer 800 W AC de puissance par défaut à travers une simple prise secteur. Cette puissance peut être débridée à 2 400 W si l’installation électrique a été correctement configurée (ligne dédiée, section de câbles et protections appropriées). La capacité de stockage est de 2,4 kWh (batterie LiFePo4 48 V), mais elle peut être étendue facilement en empilant des modules jusqu’à un maximum de 14,4 kWh. L’ensemble est toujours protégé par une épaisse et robuste carrosserie en aluminium résistante classée IP 65, donc utilisable en extérieur.

La SolarFlow 2400 Pro seule est vendue 959 € en promotion actuellement. En optant pour des extensions de batterie et l’indispensable compteur connecté, la note passe à 4 583 €, toujours en promotion, soit 318 € le kilowattheure stockable. Petite astuce : vous pouvez essayer d’acheter vos batteries en Allemagne, le pays offrant une TVA à taux zéro sur ces produits. La SolarFlow 2400 Pro y est donc disponible à partir de 799 € (soit 160 € de moins qu’en France).

La SolarFlow 2400 AC+, pour les centrales solaires existantes

La SolarFlow 2400 AC+ s’adresse aux propriétaires d’installations photovoltaïques existantes. Ainsi, cette batterie solaire ne comporte aucune entrée DC. Elle se recharge indirectement à partir des panneaux solaires, à travers le courant AC injecté dans le réseau domestique par l’onduleur ou micro-onduleurs de la centrale existante. Le système accepte jusqu’à 3 200 W de puissance de recharge. En sortie, les caractéristiques sont identiques au SolarFlow 2400 Pro : 800 W ou 2400 W en mode débridé. Côté capacité de stockage, il s’agit du même pack de batterie que sa cousine : 2,4 kWh également extensibles jusqu’à 14,4 kWh.

Son tarif en promotion est lui aussi équivalent, malgré l’absence de contrôleurs MPPT : 959 € seule et 4583 € avec les extensions 14,4 kWh et le compteur connecté.

La SolarFlow 1600 AC+, l’entrée de gamme pour les petits kits solaires

Le SolarFlow 1600 AC+ représente le modèle d’entrée de gamme à un tarif un peu plus abordable : 719 € en promo. Lui aussi dépourvu d’entrées solaires MMPT, l’appareil est destiné aux installations photovoltaïques existantes avec une demande de pointe modérée. Il délivre jusqu’à 800 W ou 1400 W en mode débridé en AC et accepte jusqu’à 1600 W de recharge AC. La capacité de stockage démarre à 1,92 kWh et s’étend jusqu’à 9,6 kWh, avec une décharge maximale de 1600 W débloquée grâce aux extensions.

Pour rappel, tous les modèles sont équipés du système anti-incendie ZenGuard, qui permettrait selon la marque de contenir un emballement thermique de la batterie. Le système s’activerait automatiquement à partir de 170 °C en répandant une mousse d’extinction sur les cellules.

Un logiciel de gestion mis à jour et une offre d’électricité à prix dynamique

Zendure a également actualisé son système de gestion HEMS 2.0, qui optimise les performances de l’appareil en répartissant les charges. Le HEMS est depuis quelques semaines connecté à plus de 840 fournisseurs d’énergie européens. Il connait désormais leurs tarifs afin d’organiser au mieux les plages sur lesquelles injecter ou recharger l’électricité et ainsi augmenter potentiellement les économies pour l’utilisateur.

Comme nous l’avions annoncé en avant-première, Zendure va en parallèle lancer un service de fourniture d’électricité à prix dynamiques. Il sera d’abord disponible en Allemagne avant de s’étendre à d’autres pays d’Europe.

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Le fournisseur d’électricité à prix dynamique Frank Energie arrive en France

Par : Hugo LARA
10 février 2026 à 11:04

Pionnier autoproclamé de la tarification dynamique en Europe, Frank Énergie s’implante en France avec une offre d’électricité 100 % renouvelable indexée sur les prix du marché de gros. Le fournisseur, qui compte déjà plus de 100 000 clients aux Pays-Bas, en Belgique et en Espagne, propose également des services intelligents pour piloter la recharge des véhicules électriques et le chauffage.

Fondé en 2020 aux Pays-Bas, Frank Énergie annonce son arrivée sur le marché français depuis sa base lilloise. L’entreprise, qui emploie 40 collaborateurs de 12 nationalités, profite de la fin de l’accès régulé au nucléaire historique (ARENH) en France et de l’atonie de la demande en électricité, qui tire les prix de gros vers le bas. Le fournisseur alternatif propose une offre unique à tarification dynamique, un concept relativement nouveau qui permet aux consommateurs d’accéder aux prix réels de l’électricité sur les marchés, heure par heure.

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Payer l’électricité au prix du marché en temps réel

Le principe repose sur une indexation directe des tarifs sur les prix du marché de gros de l’électricité, qui évoluent toutes les heures. Concrètement, le prix facturé reflète les conditions réelles du marché, « sans marge cachée », promet Frank Energie. Dans les faits, ce type d’offre impose aux ménages d’adapter leur consommation aux périodes où le prix de l’électricité est le plus bas, pour réaliser des économies significatives. La tarification dynamique doit normalement favoriser l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique, en incitant les consommateurs à utiliser l’électricité lorsque la production solaire ou éolienne est importante.

L’offre s’adresse aux foyers équipés d’un compteur communicant Linky. Le contrat, sans engagement, garantit une électricité 100 % verte via le mécanisme des garanties d’origine. Une application mobile accompagne le service, permettant de suivre sa consommation, ses factures et l’évolution des prix en temps réel.

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Une surveillance extrême des postes de consommation

Au-delà de la tarification dynamique, Frank Énergie déploie des solutions de gestion intelligente pour piloter automatiquement les équipements les plus énergivores. La recharge intelligente des véhicules électriques est disponible dès le lancement en France pour certains types de véhicules et bornes compatibles. Le service de chauffage intelligent pour les pompes à chaleur sera proposé au premier trimestre 2026.

Ces outils sont censés automatiser le fonctionnement des appareils aux heures les plus favorables, générant des économies pour les utilisateurs tout en contribuant à l’équilibrage du réseau électrique. Sur les marchés européens où Frank Énergie est déjà présent, l’entreprise affirme piloter plus de 20 000 appareils : 6 000 bornes de recharge, 1 500 pompes à chaleur, 7 500 batteries et 5 000 installations photovoltaïques. Les services intelligents auraient ainsi permis de générer 3,5 millions d’euros d’économies pour ses clients européens.

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La plus puissante toiture solaire d’Europe sera française

Par : Hugo LARA
5 février 2026 à 18:34

Des dizaines de milliers de panneaux solaires sont en cours d’installation sur le vaste toit du bâtiment Omega, situé à Dourges (Nord). Cette installation qui développera une puissance de 18 MWc détiendra du record de la plus grande centrale photovoltaïque en toiture de France et d’Europe.

Occupé par PepsiCo, le bâtiment Omega est un site logistique géant qui s’étend sur 128 568 m². Depuis octobre 2025, une fourmilière s’active sur son toit, afin de déployer une centrale solaire de 18,01 mégawatts crête (MWc). La production est estimée à 17 gigawattheures (GWh) annuels, dont 1 GWh sera réservé à l’autoconsommation, le reste étant vendu au réseau dans le cadre d’un appel d’offres de la Commission de régulation de l’énergie.

Si la loi imposait un équipement minimum de 30 % de sa surface en panneaux photovoltaïques, les acteurs du projet ont choisi d’aller bien au-delà. La toiture supportera ainsi 38 628 panneaux photovoltaïques de 465 Wc chacun fournis par le chinois Jinko Solar. À sa mise en service qui devrait intervenir au cours du premier semestre 2026, il s’agira de la centrale solaire en toiture unique la plus puissante d’Europe et donc de France. Du financement à la construction en passant par l’exploitation, l’ensemble du projet est géré par le producteur montpelliérain Urbasolar, qui détient un bail de 30 ans sur l’installation.

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Le fabricant de batteries Zendure devient fournisseur d’électricité à prix dynamique

Par : Hugo LARA
4 février 2026 à 17:24

C’est l’une des marques de batteries résidentielles parmi les plus vendues en Europe. Avec ses systèmes de stockage plug & play, Zendure permet à certains propriétaires de centrales solaires d’optimiser leur autoconsommation. Bientôt, ses clients européens pourront également choisir le fabricant chinois comme fournisseur d’électricité, avec une offre à tarif dynamique.

La tarification dynamique de l’électricité est méconnue en France, mais elle devient populaire chez nos voisins allemands, belges et hollandais. Le principe est simple : payer le kilowattheure en fonction des prix de l’électricité sur les marchés, qui évolue toutes les 15 minutes à une heure. Un type d’offres à double tranchant, loin de faire l’unanimité chez les consommateurs.

Certaines périodes peuvent être très intéressantes, avec de l’électricité presque gratuite, et d’autres assez anxiogènes, où le kilowattheure peut atteindre des montants stratosphériques. Ce genre de contrat n’offre aucune sécurité sur les évolutions du prix de l’électricité et il peut suffire d’une crise, comme en 2022, pour générer des prix extrêmement élevés pendant plusieurs mois. Toutefois, la période actuelle est favorable aux prix bas.

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Recharger quand l’électricité est bon marché, décharger lorsqu’elle est chère

Les foyers équipés d’une batterie de grande capacité sont un peu plus protégés des périodes de prix élevés, à condition qu’elles ne soient pas prolongées. En effet, si le tarif du kilowattheure enfle pendant quelques heures, la batterie peut prendre le relais si cette dernière a été correctement dimensionnée. Elle stocke l’électricité lorsque les prix sont bas, et se décharge lorsqu’ils sont élevés. Logiquement, Zendure a donc saisi l’opportunité d’entrer sur ce petit marché. À l’occasion de sa conférence annuelle, le fabricant basé à Shenzhen (Chine) a annoncé qu’il proposera prochainement une offre à tarification dynamique baptisée « Zenwave » en Europe.

Zendure se targue d’être « la première marque sur le marché du stockage solaire plug and play à concevoir et proposer des batteries, un logiciel et un service de fourniture d’énergie au sein d’un même écosystème ». L’Allemagne sera le premier pays à bénéficier de l’offre, à une date qui n’a pas encore été précisée, avant les Pays-Bas. La France est sur la liste, mais la présence de tarifs réglementés et globalement de prix du kilowattheure moins élevés chez nous rendrait l’offre plus difficile à implanter. La marque n’a pas communiqué davantage de détails sur son offre.

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