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#Nexpresso Toocki TCT67-34B1 : un chargeur de 67 W avec USB Type-C rétractable, à 20 euros

24 avril 2026 à 15:53
Ça marche bien ce chargeur ? Toocki toucka
#Nexpresso Toocki TCT67-34B1 : un chargeur de 67 W avec USB Type-C rétractable, à 20 euros

Le fabricant chinois Toocki propose un chargeur USB à moins de 20 euros avec une puissance affichée de 67 watts en USB Type-C, avec en prime un câble USB intégré. Une bonne affaire ? Nous l’avons passé dans notre protocole de test : les tensions et la puissance sont bonnes, mais il chauffe, beaucoup.

Toocki est une jeune marque chinoise créée il y a 4 ou 5 ans (selon les différentes sources sur Internet, cela varie entre 2021 et 2022). Son nom complet est Shenzhen Toocki Network Technology. Elle est basée en Chine, à Guangdong, et propose ses produits sur plusieurs plateformes de revendeurs, notamment Amazon, AliExpress, Alibaba et Joybuy (qui s’est lancé récemment en France).

Le fabricant dispose d’un site officiel, mais on ne peut pas dire qu’il soit d’une grande utilité… Le « about US » est réduit à son strict minimum, tous les liens de l’entreprise dans le bas de page (About Us, Policy, Terms and Conditions, Career, Blog, Chargers, Usb Cable, Power Bank…) renvoient vers la page courante avec un #.

Nous avons acheté un exemplaire sur la nouvelle plateforme JoyBuy pour 19,99 euros (25,39 euros chez AliExpress, 27,59 euros sur Amazon). Son nom ? « Toocki Chargeur rétractable 3-en-1 67 W ultra rapide USB-C avec câble type-C et 2 ports USB ». Sur le produit, il est aussi indiqué une référence : TCT67-34B1.

Il complète la longue série de tests passés :

Pour moins de 20 euros, il propose un port USB Type-C, un autre Type-A, un câble intégré de 65 cm (avec port Type-C) et un écran pour connaitre la puissance délivrée et la norme utilisée pour la charge. Il est annoncé comme « GaN », c’est-à-dire que la puce utilise du nitrure de gallium à la place du silicium classique, permettant une réduction de la taille et du poids, avec une hausse de l’efficacité.

Le fabricant annonce jusqu’à 67 watts, utilisables sur un seul port. Sur le connecteur (femelle) Type-C, le constructeur indique que l’on peut récupérer jusqu’à 20 volts et 3,35 ampères, soit 67 watts (le compte est bon). Promesses tenues ? Nous allons voir cela.


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OctoTempo : Octopus se la joue Tempo d’EDF… avec un tableau trompeur. Voici notre comparo

24 avril 2026 à 12:44
Ayez confiansssssseeeeeee
OctoTempo : Octopus se la joue Tempo d’EDF… avec un tableau trompeur. Voici notre comparo

Avec sa nouvelle offre OctoTempo, Octopus cible directement les clients Tempo d’EDF. Le fournisseur d’électricité reprend les mêmes jours rouges, propose des plages d’heures creuses plus généreuses. Le prix du kWh est parfois identique, parfois moins cher, parfois plus… Difficile de s’y retrouver. Heureusement, Next vous propose un outil pour comparer les offres avec votre consommation réelle.

Octopus propose un nouvel abonnement pour la fourniture d’électricité : OctoTempo. La cible est claire : le tarif réglementé Tempo d’EDF. Cette offre est assez complexe avec des tarifs heures creuses et pleines différents en fonction de la couleur des jours (bleu, blanc ou rouge) ; soit six tarifs différents.

OctoTempo : la version Tempo d’Octopus, avec les mêmes jours rouges

Octopus Energy ne s’en cache pas sur son site : « Vous connaissez l’option Tempo des fournisseurs historiques ? Voici OctoTempo : plus d’heures creuses et des jours rouges à prix réduit […] Le tarif de votre option Tempo a augmenté depuis le 1ᵉʳ février 2026 ? Octopus pense à vous et vous offre une solution à des prix encore plus attractifs ».

Comme le rappelle EDF, les prix sont restés globalement stables au 1ᵉʳ février 2026 (- 0,3 % TTC pour le tarif bleu/réglementé de base,- 1,7% pour les heures creuses) sauf pour… Tempo avec une hausse « moyenne de + 6,2% TTC, soit une hausse moyenne de + 73 € TTC par an ».

OctoTempo a également six tarifs dans sa grille tarifaire (document contractuel). On retrouve les jours rouge, comme chez Tempo. Le fournisseur précise que ce sont les mêmes : « les deux options partagent les mêmes 22 jours rouges (définis par la CRE) ». Ils sont donc toujours placés entre novembre et mars. Cette année, le mois de mars s’est d’ailleurs terminé en apothéose par une série de plus d’une dizaine de jours rouges pour écouler les jours restants.

Plus d’heures creuses chez Octopus

Première différence, les jours rouges sont comptés sur une même journée chez Octopus selon son calendrier, là où EDF débute une couleur le matin à 6h00 et la termine le lendemain à 6 h (et non pas entre 00h00 et minuit).

Par exemple, si le 2 février est un jour rouge, le tarif rouge heures pleines s’applique entre 6 h et 22 h chez EDF, puis ce sont les heures creuses de 22 h (2 février) à 06 h le lendemain (3 février). Chez Octopus c’est tarif heures pleines de 7 h à 21 h et tarif heures creuses entre 00 h et 07 h puis entre 21 h et minuit, le tout sur la journée du 2 février. C’est en tout cas ce qu’indique le graphique ci-dessus.

Autre différence, la plage des heures creuses dépend de la période de l’année chez Octopus, mais elles sont toujours plus larges que les 8 h Tempo (entre 22 h et 6h00) : OctoTempo propose 10 heures en hiver (de 00 h à 7h00 puis de 21 h à minuit) et jusqu’à 16 heures en été avec 6 h de plus qu’en hiver, entre 11 h et 17 h. En été, les heures pleines ne sont donc que entre 7 h et 11 h, puis entre 17 h et 21 h.

Octopus compare OctoTempo et Tempo… mais « oublie » certains détails


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☕️ Ubuntu 26.04 LTS est disponible en version finale, avec cinq ans de mises à jour

24 avril 2026 à 06:35


Un peu moins d’un mois après la bêta, Ubuntu 26.04 est disponible en version finale. Cette version baptisée Resolute Raccoon est une LTS, c’est-à-dire une Long Term Support avec cinq ans de support classique et cinq ans de plus avec Ubuntu Pro. Les LTS sont publiées tous les deux ans, en avril.

« Ubuntu 26.04 LTS est la première version Ubuntu à distribuer nativement NVIDIA CUDA », indique Canonical. La plateforme logicielle concurrente d’AMD, ROCm, est aussi disponible dans les dépôts d’Ubuntu. Dans les deux cas, ils sont disponibles via apt install. Le noyau Linux 7.0 avec la version 50 de GNOME (avec uniquement Wayland) sont de la partie.

« Ubuntu Desktop 26.04 LTS nécessite un processeur double cœur de 2 GHz ou plus, un minimum de 6 Go de RAM et 25 Go d’espace de stockage libre pour une expérience confortable », peut-on lire dans les notes de version. La distribution est, pour rappel, passée récemment à 6 Go recommandés, contre 4 Go pour la précédente LTS.

Vous pouvez également télécharger une des autres « saveurs » Edubuntu, Kubuntu, Lubuntu, Ubuntu Budgie, Ubuntu Studio, Xubuntu, Ubuntu Unity, Ubuntu Kylin et Ubuntu Cinnamon (les liens sont en bas de cette page).

La version 26.04.1 est prévue pour le 9 juillet 2026, c’est à ce moment-là que cette version devrait être poussée sur les systèmes en 24.04, le temps de s’assurer que le système est stable. Le travail continue sur Ubuntu 26.10 (Stonking Stingray), prévu pour le 15 octobre en version finale, avec une bêta fin septembre.

☕️ Ubuntu 26.04 LTS est disponible en version finale, avec cinq ans de mises à jour

24 avril 2026 à 06:35


Un peu moins d’un mois après la bêta, Ubuntu 26.04 est disponible en version finale. Cette version baptisée Resolute Raccoon est une LTS, c’est-à-dire une Long Term Support avec cinq ans de support classique et cinq ans de plus avec Ubuntu Pro. Les LTS sont publiées tous les deux ans, en avril.

« Ubuntu 26.04 LTS est la première version Ubuntu à distribuer nativement NVIDIA CUDA », indique Canonical. La plateforme logicielle concurrente d’AMD, ROCm, est aussi disponible dans les dépôts d’Ubuntu. Dans les deux cas, ils sont disponibles via apt install. Le noyau Linux 7.0 avec la version 50 de GNOME (avec uniquement Wayland) sont de la partie.

« Ubuntu Desktop 26.04 LTS nécessite un processeur double cœur de 2 GHz ou plus, un minimum de 6 Go de RAM et 25 Go d’espace de stockage libre pour une expérience confortable », peut-on lire dans les notes de version. La distribution est, pour rappel, passée récemment à 6 Go recommandés, contre 4 Go pour la précédente LTS.

Vous pouvez également télécharger une des autres « saveurs » Edubuntu, Kubuntu, Lubuntu, Ubuntu Budgie, Ubuntu Studio, Xubuntu, Ubuntu Unity, Ubuntu Kylin et Ubuntu Cinnamon (les liens sont en bas de cette page).

La version 26.04.1 est prévue pour le 9 juillet 2026, c’est à ce moment-là que cette version devrait être poussée sur les systèmes en 24.04, le temps de s’assurer que le système est stable. Le travail continue sur Ubuntu 26.10 (Stonking Stingray), prévu pour le 15 octobre en version finale, avec une bêta fin septembre.

☕️ 705 000 candidats à Parcoursup victimes d’une nouvelle fuite de leurs données personnelles

23 avril 2026 à 13:41


Dans un communiqué, le ministère de l’Enseignement annonce que, à « la suite d’un signalement intervenu courant mars 2026, ses équipes […] ont identifié une usurpation frauduleuse affectant le compte d’un module de gestion des données Parcoursup réservé à l’usage des personnels de la région académique Occitanie ».

Le vol des données, qui n’avait pas été repéré jusqu’à présent, remonte à octobre 2025, soit il y a six mois tout de même. Sont concernés, « environ 705 000 candidats, résidant en Occitanie ou y ayant formulé des vœux au cours de la session 2023 ou de la session 2025 ».

La liste des informations personnelles est assez longue : nom, prénom, nationalité (française, UE ou hors UE), date de naissance, adresse physique et email, numéro de téléphone, des informations sur la scolarité, le statut boursier, le parcours de formation et, pour les mineurs, le lien de parenté et la catégorie socio-professionnelle des responsables légaux.

Comme le veut la loi, les personnes concernées sont informées et la CNIL notifiée. Une plainte a été déposée auprès de la procureure de la République de Paris, affirme le ministère. Les risques pour les usagers victimes du vol de leurs données sont toujours un peu les mêmes : tentatives d’hameçonnage (phishing), escroquerie et usurpation d’identité.

Il y a une dizaine de jours, le ministère de l’Éducation nationale expliquait que des données d’élèves étaient exposées après une cyberattaque visant ÉduConnect. En mars, c’était le portail RH Compas qui avait laissé fuiter les informations de 243 000 agents et stagiaires. Chez France Titres, ce sont pas moins de 11,7 millions de comptes qui sont touchés.

Cette semaine, le hacker HexDex a été arrêté en France, en Vendée. Il revendique des dizaines de cyberattaques en France contre des fédérations sportives, mais aussi des institutions et services officiels français avec le système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), Choisir le service public gouv, etc. Aucun lien n’est fait entre HexDex et cette fuite de Parcoursup.

☕️ 705 000 candidats à Parcoursup victimes d’une nouvelle fuite de leurs données personnelles

23 avril 2026 à 13:41


Dans un communiqué, le ministère de l’Enseignement annonce que, à « la suite d’un signalement intervenu courant mars 2026, ses équipes […] ont identifié une usurpation frauduleuse affectant le compte d’un module de gestion des données Parcoursup réservé à l’usage des personnels de la région académique Occitanie ».

Le vol des données, qui n’avait pas été repéré jusqu’à présent, remonte à octobre 2025, soit il y a six mois tout de même. Sont concernés, « environ 705 000 candidats, résidant en Occitanie ou y ayant formulé des vœux au cours de la session 2023 ou de la session 2025 ».

La liste des informations personnelles est assez longue : nom, prénom, nationalité (française, UE ou hors UE), date de naissance, adresse physique et email, numéro de téléphone, des informations sur la scolarité, le statut boursier, le parcours de formation et, pour les mineurs, le lien de parenté et la catégorie socio-professionnelle des responsables légaux.

Comme le veut la loi, les personnes concernées sont informées et la CNIL notifiée. Une plainte a été déposée auprès de la procureure de la République de Paris, affirme le ministère. Les risques pour les usagers victimes du vol de leurs données sont toujours un peu les mêmes : tentatives d’hameçonnage (phishing), escroquerie et usurpation d’identité.

Il y a une dizaine de jours, le ministère de l’Éducation nationale expliquait que des données d’élèves étaient exposées après une cyberattaque visant ÉduConnect. En mars, c’était le portail RH Compas qui avait laissé fuiter les informations de 243 000 agents et stagiaires. Chez France Titres, ce sont pas moins de 11,7 millions de comptes qui sont touchés.

Cette semaine, le hacker HexDex a été arrêté en France, en Vendée. Il revendique des dizaines de cyberattaques en France contre des fédérations sportives, mais aussi des institutions et services officiels français avec le système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), Choisir le service public gouv, etc. Aucun lien n’est fait entre HexDex et cette fuite de Parcoursup.

Google lance ses TPU v8 et spécialise ses puces pour l’IA : enjeux et comparatif maison

23 avril 2026 à 13:21
T’es Pas Unifié
Google lance ses TPU v8 et spécialise ses puces pour l’IA : enjeux et comparatif maison

Google vient d’annoncer sa nouvelle génération de Tensor Processing Unit, alias TPU, des puces spécialisées dans les calculs liés à l’IA (générative). Google change son fusil d’épaule pour les v8 et spécialise ses puces. On vous explique les enjeux et les approches techniques, avec en prime un tableau comparatif des sept dernières générations de TPU.

Pour cette huitième génération, Google présente deux versions distinctes : TPU 8t et TPU 8i. Ce n’est pas la première fois que la gamme est séparée en deux, il y avait les TPU v5e et v5p, qui misaient respectivement sur l’efficacité énergétique pour les premiers, la puissance brute pour les seconds.

C’est par contre la première fois que Google sépare ses puces en fonction des usages. Le fabricant s’en sert d’ailleurs comme un argument : « nous avons conçus les TPU 8t et 8i comme deux systèmes distincts et spécialisés, adaptés aux exigences futures et complexes du cycle de vie de l’IA ». Dans un autre billet de blog, Google explique « que les deux puces peuvent gérer différentes charges de travail, mais la spécialisation permet d’obtenir des gains significatifs ».

Tableau comparatif des TPU v3 aux v8, huit ans d’évolution

Pour commencer, et comme à notre habitude, Next vous propose un tableau récapitulatif des caractéristiques techniques et des performances des dernières générations de TPU de Google. Nous sommes remontés jusqu’au v3 de 2018 :


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Les enjeux techniques et réglementaires des smartphones connectés aux satellites

23 avril 2026 à 08:42
Laisse moi kiffer la vibe avec mon sat
Les enjeux techniques et réglementaires des smartphones connectés aux satellites

Les constellations de satellites permettent aux smartphones de se connecter depuis quasiment n’importe où et sont une alternative aux antennes des réseaux mobiles dans des zones blanches. Reste un problème de taille : les ondes utilisées doivent être harmonisées au niveau mondial car elles ne connaissent pas les frontières.

Si la quasi-totalité des échanges mondiaux d’Internet passent par des câbles sous-marins, le satellite prend de l’importance avec l’augmentation du nombre et de la taille des constellations. Sur le mobile, le satellite permet d’apporter du « réseau » dans des régions isolées, un fort relief (blocage des ondes), une faible densité de population (peu intéressant économiquement), etc.

Communiquer partout avec un smartphone « n’est plus de la science-fiction »

Bref, les liaisons satellites sont une alternative quand les antennes des réseaux mobiles ne sont pas disponibles, peu importe presque l’endroit dans le monde. C’est également le cas dans le monde maritime.

L’ANFR rappelle que la « frontière technologique s’estompe » entre les réseaux mobiles et satellitaires. En effet, la 3GPP – en charge de développer les technologies des réseaux mobiles (3G, 4G, 5G, 6G…) – « intègre désormais les réseaux non terrestres (NTN) : un téléphone mobile peut aussi communiquer directement avec un satellite ».

Toujours selon l’Agence nationale des fréquences, « la convergence entre réseaux terrestres et spatiaux ouvre ainsi la voie à une connectivité véritablement ubiquitaire : communiquer partout depuis un smartphone ordinaire n’est plus de la science-fiction ». En témoignent d’ailleurs l’ambiance générale du Mobile World Congress (MWC) de Barcelone en mars dernier.

Selon l’ANFR, ce rendez-vous annuel a confirmé une évolution majeure : « Au cours de la prochaine décennie, le satellite ne sera plus un marché de niche ni un simple complément aux réseaux terrestres […] La nouveauté observée à Barcelone est la multiplication de projets visant à fournir des services mobiles par satellite directement au grand public ».

D2D-MSS vs D2D-IMT : une même finalité, deux approches

Il existe deux approches pour que les smartphones puissent communiquer avec les satellites : D2D-MSS (Mobile Satellite Services) sur les bandes de fréquences des satellites ou D2D-IMT (International Mobile Telecommunications) sur les fréquences de la téléphonie mobile. D2D signifie Direct to Device, mais on parle aussi parfois de Direct-to-Cell pour les smartphones en particulier.


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☕️ Quand un robot tondeuse connecté coupe la parole aux appareils LoRa en plus de l’herbe

22 avril 2026 à 13:46


Le robot tondeuse Mammotion LUBA 2 AWD 5000X dispose d’une connexion 4G, Wi-Fi et Bluetooth, tout en étant bardé de capteurs, notamment avec son « système de positionnement et de navigation NetRTK + Vision IA à double caméra ». Il est vendu plus de 2 000 euros.

Il exploite donc le système RTK (Real Time Kinematic) qui, rappelle l’ANFR, « améliore la précision des signaux GNSS (GPS, Galileo…) grâce à une base fixe transmettant des corrections au centimètre près, utile pour éviter que le robot ne déborde chez le voisin ou sur la route ». Cette coupe au centimètre a des conséquences inattendues : des brouillages un peu partout en France.

Un Mammotion LUBA 2 AWD 5000X

La base RTK du robot utilise en effet la bande de fréquence 863–870 MHz, également utilisée par le réseau bas-débit LoRa. Jusque-là, rien d’exceptionnel car cette bande est « libre » : elle peut être utilisée sans licence, contrairement aux fréquences de la téléphonie mobile par exemple. Mais attention, libre cela ne veut pas dire que c’est le « far west » et que tout le monde fait ce qu’il veut.

Les fabricants doivent en effet respecter des conditions techniques strictes sur la puissance et le temps d’émission, par exemple. Selon la décision 2023 - 1412 de l’Arcep et le tableau national de répartition des bandes de fréquences (TNRBF, pdf de 314 pages), le temps d’émission est limité à 1 %. Problème, le module RTK de la tondeuse était bien loin de cette limite et « était décidément beaucoup trop bavard : il émettait dans la bande 868–868,6 MHz près de 40 % du temps ».

Ce robot tondeuse n’était pas un cas isolé : « plus de 120 plaintes concernant le réseau LoRa ont été traitées entre 2024 et 2025, rendant indispensable une solution durable ». Le distributeur français de la tondeuse a déployé une mise à jour logicielle afin de réduire l’occupation excessive de la bande, « mais ces ajustements apparaissaient insuffisants ».

L’Agence nationale des fréquences change de braquet. Si la lutte contre les brouillages permet de régler des cas individuels, « la diffusion dans tout le pays d’un appareil produisant des brouillages systématiques relève, elle, de la procédure de surveillance du marché, afin d’éliminer le trouble à sa source ». Une nouvelle procédure est enclenchée.

Un robot est prélevé chez un revendeur et analysé. Sans surprise, « l’appareil ne respectait toujours pas les obligations de mise sur le marché, notamment les conditions techniques d’utilisation de la bande 863–870 MHz ». Le responsable des produits, Shenzhen Mammotion Innovation Co, est alors contacté et une mise à jour du firmware est déployée – la V1.14.1.2 – et diffusée automatiquement. L’ANFR confirme que le souci est réglé.

« Sans mise à jour, l’appareil peut continuer à émettre de manière non conforme, exposant l’utilisateur au risque de brouillage et aux sanctions du Code des postes et communications électroniques — c’est-à-dire jusqu’à 30 000 € d’amende et 6 mois d’emprisonnement », rappelle enfin l’ANFR.

☕️ Quand un robot tondeuse connecté coupe la parole aux appareils LoRa en plus de l’herbe

22 avril 2026 à 13:46


Le robot tondeuse Mammotion LUBA 2 AWD 5000X dispose d’une connexion 4G, Wi-Fi et Bluetooth, tout en étant bardé de capteurs, notamment avec son « système de positionnement et de navigation NetRTK + Vision IA à double caméra ». Il est vendu plus de 2 000 euros.

Il exploite donc le système RTK (Real Time Kinematic) qui, rappelle l’ANFR, « améliore la précision des signaux GNSS (GPS, Galileo…) grâce à une base fixe transmettant des corrections au centimètre près, utile pour éviter que le robot ne déborde chez le voisin ou sur la route ». Cette coupe au centimètre a des conséquences inattendues : des brouillages un peu partout en France.

Un Mammotion LUBA 2 AWD 5000X

La base RTK du robot utilise en effet la bande de fréquence 863–870 MHz, également utilisée par le réseau bas-débit LoRa. Jusque-là, rien d’exceptionnel car cette bande est « libre » : elle peut être utilisée sans licence, contrairement aux fréquences de la téléphonie mobile par exemple. Mais attention, libre cela ne veut pas dire que c’est le « far west » et que tout le monde fait ce qu’il veut.

Les fabricants doivent en effet respecter des conditions techniques strictes sur la puissance et le temps d’émission, par exemple. Selon la décision 2023 - 1412 de l’Arcep et le tableau national de répartition des bandes de fréquences (TNRBF, pdf de 314 pages), le temps d’émission est limité à 1 %. Problème, le module RTK de la tondeuse était bien loin de cette limite et « était décidément beaucoup trop bavard : il émettait dans la bande 868–868,6 MHz près de 40 % du temps ».

Ce robot tondeuse n’était pas un cas isolé : « plus de 120 plaintes concernant le réseau LoRa ont été traitées entre 2024 et 2025, rendant indispensable une solution durable ». Le distributeur français de la tondeuse a déployé une mise à jour logicielle afin de réduire l’occupation excessive de la bande, « mais ces ajustements apparaissaient insuffisants ».

L’Agence nationale des fréquences change de braquet. Si la lutte contre les brouillages permet de régler des cas individuels, « la diffusion dans tout le pays d’un appareil produisant des brouillages systématiques relève, elle, de la procédure de surveillance du marché, afin d’éliminer le trouble à sa source ». Une nouvelle procédure est enclenchée.

Un robot est prélevé chez un revendeur et analysé. Sans surprise, « l’appareil ne respectait toujours pas les obligations de mise sur le marché, notamment les conditions techniques d’utilisation de la bande 863–870 MHz ». Le responsable des produits, Shenzhen Mammotion Innovation Co, est alors contacté et une mise à jour du firmware est déployée – la V1.14.1.2 – et diffusée automatiquement. L’ANFR confirme que le souci est réglé.

« Sans mise à jour, l’appareil peut continuer à émettre de manière non conforme, exposant l’utilisateur au risque de brouillage et aux sanctions du Code des postes et communications électroniques — c’est-à-dire jusqu’à 30 000 € d’amende et 6 mois d’emprisonnement », rappelle enfin l’ANFR.

Framework : Laptop 13 Pro modulaire et « rétrocompatible », OCuLink pour GPU externe

22 avril 2026 à 11:37
Passer du Laptop 13 au 13 Pro, c’est possible !
Framework : Laptop 13 Pro modulaire et « rétrocompatible », OCuLink pour GPU externe

L’ordinateur portable laptop 13 de Framework passe en version « Pro » avec des changements à tous les étages… sauf sur deux points : modularité et rétrocompatibilité. Le fabricant annonce aussi un adaptateur OCuLink (une norme du PCI-SIG) pour brancher des périphériques PCIe externes, notamment des cartes graphiques classiques.

Framework propose depuis des années maintenant des ordinateurs portables modulaires (et depuis plus récemment des mini PC). Hier, la marque organisait son [Next Gen] Event avec la présentation de nouveaux produits. Commençons par le Laptop 13 Pro.

Laptop 13 Pro : « refonte complète » et écran tactile… toujours rétrocompatible

Le fabricant proposait déjà un modèle de 13 pouces (qui en est à sa septième génération), mais cette version est présentée comme « une refonte complète » basée sur les retours des clients, tout en étant « rétrocompatible avec les générations précédentes » du Laptop 13. Une vidéo de comparaison entre les deux a été mise en ligne. Framework revendique un indice de réparabilité de 9,7 sur 10.

Il dispose d’un châssis en aluminium avec, pour la première fois, un « écran avec une consommation d’énergie optimisée et la prise en charge du tactile ». La définition est de 2 880 x 1 920 pixels, le taux de rafraichissement variable entre 30 à 120 Hz et la luminosité de 700 nits.

La machine est animée par les processeurs Intel Core Series 3 avec de la mémoire au format LPCAMM2 LPDDR5X (jusqu’à 64 Go). La batterie affiche une capacité de 74Wh et permet de tenir 20 heures en regardant des vidéos Netflix, selon le constructeur. Un lecteur d’empreintes (compatible avec Windows Hello et libfprint sous Linux) est aussi présent. Tous les détails se trouvent par ici.

« Il s’agit toujours d’un ordinateur portable Framework, ce qui signifie qu’il est réparable, évolutif, personnalisable et que vous pouvez en faire ce que vous voulez », affirme le fabricant. La rétrocompatibilité est assurée, le fabricant propose un guide de compatibilité entre les Framework Laptop 13 et 13 Pro.

Les clients avec un Laptop 13 d’ancienne génération peuvent passer à la carte mère du Pro, à l’écran tactile, changer le châssis, etc. Parfois, un kit d’adaptation est nécessaire, notamment pour la batterie ou les haut-parleurs par exemple. Le nouvel écran est proposé seul à 335 euros (expédition en juillet), tandis que la carte mère du 13 Pro avec un Core Ultra 5 325 est à 509 euros (899 euros pour le Core Ultra X7 358H) par exemple. Pour le reste, direction la marketplace officielle.

Les tarifs débutent à 1 349 euros pour un Core Ultra 5 325 ou 1 799 euros avec un Ultra X7 358H. Il existe aussi en version AMD avec un Ryzen AI 7 350 à partir de 1 579 euros ou un Ryzen AI 9 HX 370 dès 1 859 euros. Pour personnaliser le portable Framework 13 Pro et la connectique, c’est par ici. Les expéditions sont prévues à partir du mois de juin.

Framework promet « une expérience Linux de premier ordre »


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HexDex interpellé en France, le hacker revendique des dizaines de cyberattaques

22 avril 2026 à 10:59
HexDown
HexDex interpellé en France, le hacker revendique des dizaines de cyberattaques

Des fédérations sportives, des institutions, des boutiques en ligne… HexDex pirate tout ce qu’il peut et propose ensuite les données à la vente sur des forums. Il a été interpellé par les autorités françaises, en Vendée. Son matériel informatique a été saisi au passage.

Selon plusieurs de nos confrères (notamment Franceinfo, le Parisien et l’AFP), « un homme de 21 ans, soupçonné d’être le pirate informatique HexDex, à l’origine de la publication de nombreuses bases de données volées dans l’Hexagone, a été interpellé lundi 20 avril en Vendée ».

Des dizaines d’exfiltrations de données pour « l’appât du gain »

Le parquet avait ouvert une enquête pour atteintes à un système de traitement automatisé de données suite à une centaine de signalements d’exfiltration de données à partir de décembre 2025 (rappelons que 2025 était déjà une année bien chargée).

Elles étaient revendiquées pour une bonne partie d’entre elles par un pirate sous le pseudo « Hexdex ». Il publiait ses « exploits » sur des forums biens connus des hackers, pirates et autres acteurs de la cybersécurité. Les fuites dont il s’attribuait le « mérite » avaient fait le tour des médias.

Elles concernaient notamment plus d’une dizaine de fédérations sportives, le système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), Choisir le service public gouv, etc.

Sur la plateforme Pastebin, HexDex avait répertorié l’ensemble de ses revendications, qui s’approchent de la quarantaine. De plus, il y a quelques semaines, il avait expliqué à Zataz qu’il se considérait « simplement comme quelqu’un qui gagne de l’argent illégalement et qui ressent une montée d’adrénaline à chaque intrusion ». Il ne cachait pas sa motivation première : « L’appât du gain ». Il s’est donc depuis fait rattraper par la Pat’ Patrouille.

Interpelé alors « qu’il s’apprêtait à publier d’autres données »

« HexDex a été identifié comme étant un homme né en août 2004 », il « a été interpellé lundi 20 avril 2026, en Vendée, alors même qu’il s’apprêtait à publier d’autres données », indique le parquet de Paris cité par Franceinfo. Toujours selon nos confrères, il « a reconnu l’utilisation de ce pseudonyme […] Son compte sur Darkforum a été saisi, ainsi que son matériel informatique, qui devra être exploité ».

Sur le message publié par les autorités via le profil de HexDex, on peut lire que ce profil « a été saisi par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité de la préfecture de police de Paris et la section cyber – J3 du parquet de Paris ». Il est aussi précisé « travail en cours ! ».

Selon l’AFP, « la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) impute aussi à « HexDex » le piratage de données personnelles enregistrées dans la base « Compas », logiciel de ressources humaines du ministère dédié à la gestion des stagiaires du premier et second degré de l’Éducation nationale ». Par contre, les autorités ne font pour le moment aucun lien entre HexDex et la fuite de données à France Titres, avec 11,7 millions de comptes touchés.

HexDex interpellé en France, le hacker revendique des dizaines de cyberattaques

22 avril 2026 à 10:59
HexDown
HexDex interpellé en France, le hacker revendique des dizaines de cyberattaques

Des fédérations sportives, des institutions, des boutiques en ligne… HexDex pirate tout ce qu’il peut et propose ensuite les données à la vente sur des forums. Il a été interpellé par les autorités françaises, en Vendée. Son matériel informatique a été saisi au passage.

Selon plusieurs de nos confrères (notamment Franceinfo, le Parisien et l’AFP), « un homme de 21 ans, soupçonné d’être le pirate informatique HexDex, à l’origine de la publication de nombreuses bases de données volées dans l’Hexagone, a été interpellé lundi 20 avril en Vendée ».

Des dizaines d’exfiltrations de données pour « l’appât du gain »

Le parquet avait ouvert une enquête pour atteintes à un système de traitement automatisé de données suite à une centaine de signalements d’exfiltration de données à partir de décembre 2025 (rappelons que 2025 était déjà une année bien chargée).

Elles étaient revendiquées pour une bonne partie d’entre elles par un pirate sous le pseudo « Hexdex ». Il publiait ses « exploits » sur des forums biens connus des hackers, pirates et autres acteurs de la cybersécurité. Les fuites dont il s’attribuait le « mérite » avaient fait le tour des médias.

Elles concernaient notamment plus d’une dizaine de fédérations sportives, le système d’information sur les armes du ministère de l’Intérieur (SIA), l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), Choisir le service public gouv, etc.

Sur la plateforme Pastebin, HexDex avait répertorié l’ensemble de ses revendications, qui s’approchent de la quarantaine. De plus, il y a quelques semaines, il avait expliqué à Zataz qu’il se considérait « simplement comme quelqu’un qui gagne de l’argent illégalement et qui ressent une montée d’adrénaline à chaque intrusion ». Il ne cachait pas sa motivation première : « L’appât du gain ». Il s’est donc depuis fait rattraper par la Pat’ Patrouille.

Interpelé alors « qu’il s’apprêtait à publier d’autres données »

« HexDex a été identifié comme étant un homme né en août 2004 », il « a été interpellé lundi 20 avril 2026, en Vendée, alors même qu’il s’apprêtait à publier d’autres données », indique le parquet de Paris cité par Franceinfo. Toujours selon nos confrères, il « a reconnu l’utilisation de ce pseudonyme […] Son compte sur Darkforum a été saisi, ainsi que son matériel informatique, qui devra être exploité ».

Sur le message publié par les autorités via le profil de HexDex, on peut lire que ce profil « a été saisi par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité de la préfecture de police de Paris et la section cyber – J3 du parquet de Paris ». Il est aussi précisé « travail en cours ! ».

Selon l’AFP, « la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) impute aussi à « HexDex » le piratage de données personnelles enregistrées dans la base « Compas », logiciel de ressources humaines du ministère dédié à la gestion des stagiaires du premier et second degré de l’Éducation nationale ». Par contre, les autorités ne font pour le moment aucun lien entre HexDex et la fuite de données à France Titres, avec 11,7 millions de comptes touchés.

Production de puces : l’Europe est largement dépassée, sa réponse est « éclatée »

21 avril 2026 à 16:29
Chips Act arrête de chiper
Production de puces : l’Europe est largement dépassée, sa réponse est « éclatée »

La Cour des comptes vient de mettre en ligne un rapport sur la filière des semi-conducteurs en France, en Europe et dans le monde. L’enjeu est important dans un monde où les enjeux géopolitiques et numériques ne cessent de s’entrechoquer, de plus en plus violemment. Si on parle régulièrement de souveraineté sur les données, la question se pose aussi sur le matériel et la fabrication des puces.

La Cour des comptes commence par rappeler une réalité : les puces électroniques sont partout. Elle donne quelques indicateurs : en moyenne une vingtaine dans une machine à laver, un millier dans une voiture et plusieurs milliers dans un avion.

La microélectronique « joue aujourd’hui un rôle clé dans les transitions numérique et environnementale et conditionne toute innovation industrielle stratégique, notamment dans les domaines de la défense, de l’intelligence artificielle et du quantique ».

Des investissements records dans la microélectronique

Alors que le budget de la recherche du CNRS est en baisse en France avec un risque de rupture, qu’en est-il de la filière industrielle française et de sa place dans le monde ?

Sans être le seul nerf de la guerre, l’argent est une des principales artères du développement des puces et des usines de fabrication, les fameuses « fabs ». La microélectronique présente « le ratio d’investissement rapporté au chiffre d’affaires le plus élevé (ce ratio est en moyenne de 7 % pour l’industrie, il est de 20 % pour la microélectronique) », note le rapport.

La fabrication des puces repose « sur une chaîne de valeur mondialisée et très éclatée, à tel point qu’aucun pays au monde n’est à ce jour en mesure de fabriquer à lui seul la totalité d’une puce ». Ce secteur n’est plus depuis longtemps seulement un enjeu technique, mais très fortement géopolitique, avec deux blocs en opposition : les États-Unis et la Chine, sans oublier Taïwan et ses usines de fabrication.

L’Europe et la France entre le marteau américain et l’enclume asiatique


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Windows 11 : le long, (très) très long, chemin du passage de 32 Go à 2 To en FAT32

21 avril 2026 à 10:44
We've come a long long way together
Windows 11 : le long, (très) très long, chemin du passage de 32 Go à 2 To en FAT32

Microsoft prend son temps et le temporaire a vite fait de s’installer pour quelques années, voire décennies, dans le cas de la limitation FAT32 à 32 Go dans Windows. Après les Insiders sur le canal Canary, Microsoft fait sauter cette limite sur les canaux Dev et Beta.

Marty, va chercher la DeLorean et rendez-vous en 1996. C’est en effet il y a 30 ans que le système de fichiers FAT32 débarque officiellement pour remplacer FAT12 et FAT16. Ces deux derniers utilisent respectivement des adresses sur 12 et 16 bits, FAT32 est donc en… 32 bits 28 bits. exFAT est venu mettre tout le monde d’accord avec une limite de 128 Po.

FAT32 : 2 To selon les organisateurs, 32 Go pour Microsoft

Qu’importe, FAT32 est une « révolution » pour l’époque avec des fichiers jusqu’à 4 Go maximum et des volumes de 2 To. D’autres limitations sont de la partie : 268 435 456 fichiers au maximum et 65 534 fichiers par dossier (pourquoi pas 65 536 ? Car deux entrées sont réservées pour les dossiers courant et parent).

Windows 95 utilisait le FAT16 à son lancement, puis est arrivé le FAT32 avec la version OSR2 (OEM Service Release 2). Enfin, l’implémentation maison de Microsoft puisque les outils intégrés à Windows ne permettaient pas de dépasser… 32 Go en FAT32. Pourquoi 32 Go ?

Dave Plummer, ancien développeur de chez Microsoft, a proposé sa petite explication dans une vidéo publiée début 2021 :

« La carte mémoire que j’utilisais pour les tests était de 16 Mo. C’était la plus grande que j’avais pu trouver. Peut-être ai-je multiplié sa taille par mille et que je l’ai ensuite doublée pour faire bonne mesure ; et j’ai pensé que cela suffirait amplement pour la durée de vie de NT 4.0. J’ai choisi une capacité de 32 Go comme limite et j’ai continué ma journée. Je n’ai commencé à regretter mon choix que des années plus tard lorsque les cartes SD ont atteint 32 Go ».

Il pensait alors que cette limite de 32 Go serait temporaire… mais il se trompait.

2 To en FAT32 dans Windows depuis 2024… pour les Insiders Canary

Mais Microsoft a déjà aboli cette limite de 32 Go dans Windows, non ? Oui, Next en parlait d’ailleurs en aout 2024. Mais cela ne concernait alors que le canal Canary Insider de Windows 11 (27686). Presque deux ans plus tard, Microsoft revient à la charge avec de nouveau une annonce autour de FAT32 et l’augmentation des volumes de 32 Go à 2 To. La nouveauté ? Cela concerne Windows 11 sur le canal Dev (26300.8170) et le canal Beta (26220.8165) du programme Insider.

Il y a quelques jours, Microsoft a décidé de faire un peu de simplification dans ses canaux Insiders. Désormais, « Expérimental remplace les anciens canaux Dev et Canary […] La version Beta est une mise à jour de l’ancienne version Beta qui donne un aperçu de ce que nous prévoyons de déployer dans les semaines à venir. Le plus gros changement : nous mettons fin au déploiement progressif des fonctionnalités en version bêta ».

La fin de la limite temporaire de 32 Go en FAT32 dans Windows a donc pris 28 ans pour arriver sur la branche Canary, puis presque deux ans de plus pour descendre sur le canal Dev et Beta. Cela signifie que pour le moment le grand public sous Windows 11 « classique » ne peut toujours pas en profiter. Les paris sont ouverts sur l’attente…

Windows 11 : le long, (très) très long, chemin du passage de 32 Go à 2 To en FAT32

21 avril 2026 à 10:44
We've come a long long way together
Windows 11 : le long, (très) très long, chemin du passage de 32 Go à 2 To en FAT32

Microsoft prend son temps et le temporaire a vite fait de s’installer pour quelques années, voire décennies, dans le cas de la limitation FAT32 à 32 Go dans Windows. Après les Insiders sur le canal Canary, Microsoft fait sauter cette limite sur les canaux Dev et Beta.

Marty, va chercher la DeLorean et rendez-vous en 1996. C’est en effet il y a 30 ans que le système de fichiers FAT32 débarque officiellement pour remplacer FAT12 et FAT16. Ces deux derniers utilisent respectivement des adresses sur 12 et 16 bits, FAT32 est donc en… 32 bits 28 bits. exFAT est venu mettre tout le monde d’accord avec une limite de 128 Po.

FAT32 : 2 To selon les organisateurs, 32 Go pour Microsoft

Qu’importe, FAT32 est une « révolution » pour l’époque avec des fichiers jusqu’à 4 Go maximum et des volumes de 2 To. D’autres limitations sont de la partie : 268 435 456 fichiers au maximum et 65 534 fichiers par dossier (pourquoi pas 65 536 ? Car deux entrées sont réservées pour les dossiers courant et parent).

Windows 95 utilisait le FAT16 à son lancement, puis est arrivé le FAT32 avec la version OSR2 (OEM Service Release 2). Enfin, l’implémentation maison de Microsoft puisque les outils intégrés à Windows ne permettaient pas de dépasser… 32 Go en FAT32. Pourquoi 32 Go ?

Dave Plummer, ancien développeur de chez Microsoft, a proposé sa petite explication dans une vidéo publiée début 2021 :

« La carte mémoire que j’utilisais pour les tests était de 16 Mo. C’était la plus grande que j’avais pu trouver. Peut-être ai-je multiplié sa taille par mille et que je l’ai ensuite doublée pour faire bonne mesure ; et j’ai pensé que cela suffirait amplement pour la durée de vie de NT 4.0. J’ai choisi une capacité de 32 Go comme limite et j’ai continué ma journée. Je n’ai commencé à regretter mon choix que des années plus tard lorsque les cartes SD ont atteint 32 Go ».

Il pensait alors que cette limite de 32 Go serait temporaire… mais il se trompait.

2 To en FAT32 dans Windows depuis 2024… pour les Insiders Canary

Mais Microsoft a déjà aboli cette limite de 32 Go dans Windows, non ? Oui, Next en parlait d’ailleurs en aout 2024. Mais cela ne concernait alors que le canal Canary Insider de Windows 11 (27686). Presque deux ans plus tard, Microsoft revient à la charge avec de nouveau une annonce autour de FAT32 et l’augmentation des volumes de 32 Go à 2 To. La nouveauté ? Cela concerne Windows 11 sur le canal Dev (26300.8170) et le canal Beta (26220.8165) du programme Insider.

Il y a quelques jours, Microsoft a décidé de faire un peu de simplification dans ses canaux Insiders. Désormais, « Expérimental remplace les anciens canaux Dev et Canary […] La version Beta est une mise à jour de l’ancienne version Beta qui donne un aperçu de ce que nous prévoyons de déployer dans les semaines à venir. Le plus gros changement : nous mettons fin au déploiement progressif des fonctionnalités en version bêta ».

La fin de la limite temporaire de 32 Go en FAT32 dans Windows a donc pris 28 ans pour arriver sur la branche Canary, puis presque deux ans de plus pour descendre sur le canal Dev et Beta. Cela signifie que pour le moment le grand public sous Windows 11 « classique » ne peut toujours pas en profiter. Les paris sont ouverts sur l’attente…

☕️ OpenSSL passe en version 4.0, avec Encrypted Client Hello (ECH)

20 avril 2026 à 14:55


Quatre ans et demi après la version 3.0, OpenSSL passe en version 4.0. Attention, ce n’est pas une version LTS, elle n’est donc supportée que jusqu’en mai 2027, contrairement aux moutures 3.0 et 3.5 qui sont respectivement prises en charge jusqu’en septembre 2026 et avril 2030.

La prochaine LTS est prévue pour avril 2027, le temps certainement de stabiliser les fonctionnalités et de s’assurer d’avoir une base solide.

La liste des changements et des nouveautés est disponible sur GitHub. OpenSSL 4.0 prend en charge Encrypted Client Hello (RFC 9849) qui « permet aux clients de chiffrer le Client Hello avec le serveur TLS », renforçant ainsi la confidentialité. Sur son blog, le spécialiste des réseaux Stéphane Bortzmeyer explique l’intérêt et le fonctionnement de cette fonctionnalité :

« Quand un client TLS se connecte, il envoie en clair au serveur le nom de domaine utilisé, le serveur ayant besoin de cette information pour choisir le bon certificat qui servira pour choisir les paramètres de chiffrement qui protégeront le reste de la session. Cet envoi en clair pose un problème de vie privée, et est parfois utilisé pour la censure, par exemple en Russie. Il faut donc chiffrer ce nom annoncé, ce SNI. Mais avec quelle clé, puisqu’on a besoin du nom pour avoir une clé ? Ce RFC fournit un mécanisme pour cela, ECH (Encrypted Client Hello), qu’on pourrait traduire par « salutation chiffrée » ».

Parmi les autres nouveautés, « la prise en charge de la RFC 8998, de l’algorithme de signature sm2sig_sm3, du groupe de clés curveSM2 et du groupe post-quantique curveSM2MLKEM768 ». Il est aussi question de la fin du support du Client Hello SSLv2 et de SSLv3 (qui était déprécié et désactivé par défaut depuis presque 10 ans).

☕️ OpenSSL passe en version 4.0, avec Encrypted Client Hello (ECH)

20 avril 2026 à 14:55


Quatre ans et demi après la version 3.0, OpenSSL passe en version 4.0. Attention, ce n’est pas une version LTS, elle n’est donc supportée que jusqu’en mai 2027, contrairement aux moutures 3.0 et 3.5 qui sont respectivement prises en charge jusqu’en septembre 2026 et avril 2030.

La prochaine LTS est prévue pour avril 2027, le temps certainement de stabiliser les fonctionnalités et de s’assurer d’avoir une base solide.

La liste des changements et des nouveautés est disponible sur GitHub. OpenSSL 4.0 prend en charge Encrypted Client Hello (RFC 9849) qui « permet aux clients de chiffrer le Client Hello avec le serveur TLS », renforçant ainsi la confidentialité. Sur son blog, le spécialiste des réseaux Stéphane Bortzmeyer explique l’intérêt et le fonctionnement de cette fonctionnalité :

« Quand un client TLS se connecte, il envoie en clair au serveur le nom de domaine utilisé, le serveur ayant besoin de cette information pour choisir le bon certificat qui servira pour choisir les paramètres de chiffrement qui protégeront le reste de la session. Cet envoi en clair pose un problème de vie privée, et est parfois utilisé pour la censure, par exemple en Russie. Il faut donc chiffrer ce nom annoncé, ce SNI. Mais avec quelle clé, puisqu’on a besoin du nom pour avoir une clé ? Ce RFC fournit un mécanisme pour cela, ECH (Encrypted Client Hello), qu’on pourrait traduire par « salutation chiffrée » ».

Parmi les autres nouveautés, « la prise en charge de la RFC 8998, de l’algorithme de signature sm2sig_sm3, du groupe de clés curveSM2 et du groupe post-quantique curveSM2MLKEM768 ». Il est aussi question de la fin du support du Client Hello SSLv2 et de SSLv3 (qui était déprécié et désactivé par défaut depuis presque 10 ans).

Six ans après Linux, WireGuard sous Windows passe enfin en version… 1.0

20 avril 2026 à 11:37
La faute à deux irréductibles bugs
Six ans après Linux, WireGuard sous Windows passe enfin en version… 1.0

WireGuard pour Windows passe enfin en version 1.0. Le développeur explique avoir trouvé une solution de contournement pour deux « épines » qu’il avait dans le pied… Il s’agit dans les faits de contourner deux problèmes rencontrés sur Windows (et non corrigés par Microsoft). L’un d’entre eux est qualifié de « bombe à retardement ».

Mars 2020 : WireGuard passe en 1.0 sous Linux et s’intègre dans le noyau

Six ans… c’est le décalage entre la version 1.0 de l’application VPN sous Linux et Windows. C’est en effet fin mars 2020 que WireGuard est passé en 1.0 sous Linux, en même temps que son intégration pour la première fois dans le noyau de Linux (5.6 à l’époque), comme l’expliquait alors le développeur de l’application, Jason A. Donenfeld.

Ce week-end, en avril 2026, autre annonce, toujours par Donenfeld : WireGuard pour Windows et WireGuardNT, Version 1.0. « Je suis heureux d’annoncer la sortie de la version 1.0 de WireGuardNT et WireGuard pour Windows. Les derniers obstacles à la version 1.0 ont enfin été surmontés, et je suis ravi d’avoir franchi cette étape », indique-t-il.

Deux « irréductibles » bugs résistaient encore et toujours


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L’Europe vs Meta et Google : de nouvelles mesures (contraignantes) en approche

20 avril 2026 à 10:02
À qui le tour ?
L’Europe vs Meta et Google : de nouvelles mesures (contraignantes) en approche

La semaine dernière était chargée pour la Commission européenne dans sa lutte contre les géants américains du Net. Elle a tout d’abord renvoyé Meta dans ses cordes sur la question des assistants d’IA tiers de WhatsApp, puis elle a proposé des mesures à Google sur le partage des données de son moteur de recherche.

Fin 2025, la Commission européenne ouvrait une procédure formelle contre Meta en matière de pratiques anticoncurrentielles sur la question de l’accès des fournisseurs d’IA à WhatsApp. Début février, dans ses conclusions préliminaires, elle a estimé que « Meta a enfreint les règles de l’UE en matière de pratiques anticoncurrentielles en empêchant les assistants d’intelligence artificielle (IA) tiers d’accéder à WhatsApp et d’interagir avec ses utilisateurs ».

L’Europe retoque la proposition de Meta et prépare des mesures provisoires

Le 2 mars 2026, Meta répondait à la Commission européenne et, deux jours plus tard, l’entreprise publiait « une version révisée de sa politique, qui annule l’interdiction mais introduit un cadre tarifaire applicable aux assistants d’IA tiers à usage général ».

Insuffisant pour la Commission, qui estime que la « nouvelle politique semblait avoir le même effet d’exclusion des assistants d’IA tiers de WhatsApp ». Elle « semblait donc, à première vue, contraire aux règles de concurrence de l’UE ».

Selon l’analyse préliminaire de la Commission, les risques sont les mêmes : « bloquer l’entrée ou le développement de ses concurrents sur le marché en croissance rapide des assistants d’IA ». Elle envoie donc à Meta une nouvelle série de griefs.

Mais elle a également l’intention d’imposer à l’entreprise de Mark Zuckerberg des mesures provisoires afin d’empêcher « ces changements de politique de causer un préjudice grave et irréparable sur le marché ».

Meta peut maintenant répondre. Si les mesures provisoires devaient entrer en vigueur, elles resteraient en place jusqu’à la fin de l’enquête.

Search : la Commission veut que Google partage ses données…


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