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L’iPop, nouvelle voiture électrique simple française : encore un iFlop ou une révolution ?

1 mai 2026 à 17:08

Les voitures électriques sont chères, très chères. Avec l’iPop, voilà une nouvelle proposition d’une voiture électrique simple et française. Mais peut-elle réussir là où tant d’autres se sont plantés ?

L’ipop se veut une voiture « essentielle » pour le quotidien et les loisirs. Fabriquée en Alsace chez Dangel (oui LE Dangel à Sentheim), la micro-voiture est un quadricycle. Il peut être léger (l6e) ou lourd (l7e) soit limité à 45 km/h avec permis AM (alias « sans permis) ou à 90 km/h (permis A1).

Jusqu’à 4 places et 350 litres de coffre

Côté style, chacun jugera. On a affaire à un véhicule façon petit baroudeur. Il est dépouillé et fait plus penser à un véhicule de loisir pour l’été qu’à un véhicule pendulaire.

Là où il se distingue c’est pas sa technique. Les moteurs sont placés dans les roues. Cela augmente les masses non suspendues et dégrade physiquement la tenue de route. Mais sur un tel véhicule, on ne fait pas la course, si ?

Autre caractéristique intéressante, la version L7e est disponible avec 4 places (la loi l’autorise) alors que c’est très souvent uniquement deux sur le marché. Bon, on semble plus sur un 2+2.

Dans la version 45 km/h, il n’y a que deux places (c’est la loi) mais un coffre de 350 litres (que l’on retrouve sur le L7e aussi). La place disponible est rendue possible grâce aux moteurs-roues.

Dépouillé, mais avec des portes complètes en option

Comme le premier Twizzy, la iPop est un véhicule sans porte. Mais on peut prendre en option des demi-portes (990 €), ou des portes complètes (1 600 €) si on veut rouler tous les jours. Pour une carrosserie de couleur, il en coûte 400 €, sinon c’est « blanc société ».

Dans le côté « pick-up », on peut prendre un « hard-top » pour l’arrière (1 400 €) et on peut même prendre la voiture en 4 roues motrices (2 000 €). Autant dire que le prix peut très vite s’envoler.

70 km d’autonomie pour la L6e, et 135 km pour la version L7e. En revanche, 11 000 € en prix de départ pour la version 45 km/h et 15 000 € pour la version 90 km/h. Exemple : en « jaune urbain », avec son hard-top, des portes complètes mais en deux roues motrices, il en coûtera 18 400 €.

Produit dans l’est

Dans les bons points du véhicule, il est « local ». L’assemblage est assuré par Dangel qui fera aussi la logistique des pièces détachées. Le parebrise est produit près de Mulhouse, les moteurs à Sainte-Foy. Quant à la carrosserie en plastique, elle vient du Bas-Rhin.

Pour la distribution, Christophe Winkelmuller le créateur de IPOP Automobiles veut s’appuyer sur son réseau de l’Agence Automobilière, sa société de distribution de véhicules d’occasion.

« Née de la volonté de rendre la mobilité plus responsable et plus humaine.

Nous sommes une équipe qui croit en des solutions.

Nous voulons prouver qu’il est possible de faire autrement, sans renoncer au plaisir, à l’innovation ni au bon sens. »

Christophe Winkelmuller
Président fondateur de IPOP Automobiles

Notre avis, par leblogauto.com

On souhaite toute la réussite possible pour l’ipop. Hélas, il faut, on le pense, se rendre à l’évidence que les L6e et L7e ne peuvent rivaliser avec une voiture électrique de grande série.

En effet, la force des grands groupes est de pouvoir faire des économies d’échelle, mais en prime, ils bénéficient…de primes de l’Etat justement. Un L7e n’a que 900 € de bonus. Depuis le 1er janvier 2025 ce sont des « primes CEE » dont le montant est encore plus faible avec 250 € pour un L6e et 375 pour un L7e… Le côté artisanal finit de les rendre « non rentables ».

En face, une Citroën ë-C3 You autonomie urbaine (205 km WLTP) débute à 19 690 € avant bonus électrique. Il est d’un minimum de 3 500 € pour tout le monde. Et il peut monter à 5 700 € pour les ménages modestes. Et pour ceux dont la batterie est européenne, on peut ajouter jusqu’à 2 000 € !

L’Etat serait sans doute bien inspiré de plus aider les L6e/L7e, surtout quand ils sont produits et assemblés en France. Ils sont plus « en ligne » avec le côté écologique. Ainsi, un autre exemple : la Bagnole de Kilow.

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Ce trois roues électrique est le mélange entre une voiture et un vélo, et vous pouvez le conduire sur autoroute

27 avril 2026 à 14:22

La startup française Cixi vient de dévoiler un prototype de voiture électrique pour le moins étrange, puisqu'il se conduit comme un vélo. Ce bolide atypique peut rouler jusqu'à 120 km/h et est même homologué pour aller sur l'autoroute.

Hyundai IONIQ 3 : une compacte électrique qui change les priorités ?

22 avril 2026 à 08:50

Hyundai dévoile l’IONIQ 3, une nouvelle compacte 100 % électrique pensée pour l’Europe. Le modèle mise sur une approche centrée sur l’usage quotidien, avec un accent sur l’habitabilité et la simplicité technologique. Si elle n’est pas un « game changer », voici ce qu’il faut retenir.

Une nouvelle silhouette pour concilier espace et aérodynamisme

L’IONIQ 3 inaugure un profil baptisé « Aero Hatch ». Cette silhouette associe une ligne de toit étirée et un arrière incliné afin d’améliorer l’efficacité aérodynamique tout en préservant l’espace intérieur. Certains la compare au Veloster du même constructeur (ce dernier était un coach).

Le constructeur annonce un coefficient de traînée d’environ 0,263, parmi les plus bas du segment. Ce travail sur la carrosserie vise aussi à optimiser la garde au toit et le confort aux places arrière. On notera des astuces de design comme la couleur en biseau sur le haut des portières pour accentuer l’effet incliné.

Côté dimensions, le modèle reste compact avec une longueur d’environ 4,16 m, mais bénéficie d’un empattement de 2,68 m pour maximiser l’espace à bord. Pour comparer, la Mégane 3 (thermique) mesure 4,295 m de long, avec un empattement de 2,641 m. On devrait donc avoir plus de place intérieure pour moins de longueur.

Deux batteries et jusqu’à près de 500 km d’autonomie

Reposant sur la plateforme électrique E-GMP en architecture 400 volts, l’IONIQ 3 propose deux configurations :

  • Une batterie standard de 42,2 kWh avec plus de 335 km d’autonomie WLTP
  • Une batterie longue autonomie de 61 kWh visant plus de 490 km

La recharge rapide permet de passer de 10 à 80 % en environ 29 minutes en courant continu. En courant alternatif, le chargeur embarqué accepte jusqu’à 22 kW. C’est peut-être là que le bât blesse avec l’absence d’une batterie 800 volts qui permettrait une charge plus rapide.

Un habitacle spacieux malgré un format compact

Hyundai met en avant un intérieur conçu comme un « espace aménagé », avec un plancher plat et une organisation pensée pour améliorer le confort. En revanche, on trouve cet intérieur « tristounet » avec du noir partout (à l’asiatique), et le sempiternel écran central qui mange tout le tableau de bord.

On notera les instruments affichés sur un petit écran placé loin et haut devant le conducteur. En théorie, on gagne un peu de temps pour accommoder la vision.

L’IONIQ 3 propose cinq places réelles, avec la possibilité d’accueillir trois adultes à l’arrière. Le passager du milieu sera, comme très souvent, sur une bosse pas forcément confortable.

Le coffre affiche un volume de 441 litres, complété par un espace de rangement supplémentaire sous le plancher.

Dimensions (mm) Longueur 4,155 (Base)
4,170 (N Line)
  Largeur 1,800
  Hauteur 1,505
  Empattement 2,680
Batterie haute tension   Capacité

42.2 kWh (batterie standard)

61 kWh (batterie longue autonomie) 

  Recharge

Recharge rapide CC : 10-80% en 29 min environ (batterie standard) /  30 min (batterie longue autonomie) 

Chargeur embarqué CA pour fonction V2X de 11 kW (de série) ou 22 kW (en option) 

  Puissance max. en Kw  119 kW (batterie standard) / 110 kW (batterie longue autonomie) 
Performances Vitesse max. 170 km/h
  0-100 km/h 9.0 s (batterie standard)
9.6 s (batterie longue autonomie)

Une interface basée sur Android Automotive

Le modèle introduit en Europe le système d’infodivertissement Pleos Connect, basé sur Android Automotive. Il est associé à un écran pouvant atteindre 14,6 pouces.

Parmi les fonctionnalités annoncées :

  • Accès sans clé via smartphone (Digital Key 2)
  • Planificateur d’itinéraires pour véhicules électriques
  • Fonction Plug & Charge
  • Recharge bidirectionnelle (V2L)

L’objectif affiché est de simplifier l’usage quotidien plutôt que d’ajouter de la complexité., Ca, c’est la promesse de tous les constructeurs. Mais ce que veulent les acheteurs, c’est de ne pas attendre à la station de charge, et là, cette Ioniq 3 ne semble pas faire de miracle.

Aides à la conduite et sécurité

L’IONIQ 3 embarque les systèmes d’aide à la conduite Hyundai SmartSense, incluant notamment :

  • Assistance à la conduite sur autoroute (niveau 2)
  • Stationnement à distance
  • Caméras panoramiques et angles morts
  • Sept airbags de série

Des phares LED intelligents complètent l’équipement.

Une production presque européenne

Le modèle est conçu pour le marché européen et sera produit en Turquie, dans l’usine d’İzmit. Il développe jusqu’à 147 ch, pour une vitesse maximale annoncée de 165 km/h.

Notre avis, par leblogauto.com

Vous l’aurez deviné en lisant cet article, on reste circonspect face à cette nouveauté. Ce n’est pas un « game changer » même si sur le papier elle semble dans la norme actuelle des VE compacts. Renault Megane E-Tech par exemple, qui commence à dater, annonce 60 kWh de batterie et 468 km WLTP pour un même gabarit.

Cette Ioniq 3 complète la gamme, et est typée européenne. Elle devrait trouver sa clientèle pour peu que les tarifs suivent.

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Grand Prix ACF AutoTech 2026 : quand les startups françaises montrent la voie sur les matériaux du futur

20 avril 2026 à 08:07

C’est dans le cadre majestueux de l’Automobile Club de France, place de la Concorde, que s’est jouée mercredi 15 avril la grande finale de la 9ème édition du Grand Prix ACF AutoTech. Devant plus de 250 professionnels venus des mondes de l’automobile, de la tech, de la finance et des médias, six startups se sont livré une bataille d’idées et de pitchs pour décrocher les trophées les plus convoités de l’innovation automobile française. Au terme d’une soirée animée par Richard de Cabrol, fondateur du concours, et Simon Degiovanni, le jury a rendu son verdict : les grandes gagnantes s’appellent Altrove, Bloomineral et IoT.Bzh.

Mais au-delà des noms des lauréats, c’est le message porté par cette édition qui frappe : en 2026, l’innovation automobile ne se joue plus seulement dans la performance électrique ou la connectivité — elle se joue dans la chimie des matériaux, la souveraineté industrielle et l’intelligence artificielle appliquée à la matière elle-même. Un signal fort, alors que la dépendance européenne aux terres rares chinoises n’a jamais été aussi préoccupante.

Le Grand Prix ACF : Altrove — Trouver les matériaux de demain grâce à l’IA

C’est Thibaud Martin, PDG et cofondateur de cette startup parisienne, qui monte le premier sur scène pour recevoir le Grand Prix ACF, récompense suprême de la catégorie des startups matures.

Le défi qu’Altrove s’est fixé est ambitieux : remplacer les matériaux inorganiques critiques utilisés dans l’industrie automobile, ceux dont la chaîne d’approvisionnement est fragile, coûteuse et géopolitiquement risquée. Pour y parvenir, l’entreprise a mis au point une plateforme d’intelligence artificielle propriétaire capable de prédire et concevoir des alternatives moléculaires en quelques mois seulement — là où les procédés classiques de laboratoire nécessitent des années d’essais. Un gain de temps considérable, avec à la clé une réduction des coûts de production et un renforcement de la souveraineté technologique européenne. altrove.ai

Le Prix Pionnier ACF + Mention Greentech : Bloomineral — Le minéral qui veut décarboner la voiture

Double récompense pour Caroline Thaler, PDG et fondatrice de Bloomineral, installée sur le plateau de Saclay. Sa startup repart à la fois avec le Prix Pionnier ACF — dédié aux jeunes pousses en phase amorçage — et la Mention Greentech, qui distingue la solution présentant le meilleur bénéfice environnemental.

L’innovation de Bloomineral repose sur la mise au point d’un matériau minéral dit « carbone-négatif » : concrètement, son processus de production absorbe plus de CO₂ qu’il n’en génère. Destiné à substituer des minéraux polluants dans de nombreux composants automobiles — aussi bien dans les plastiques que dans les batteries —, ce matériau répond simultanément à deux urgences industrielles : la réduction des émissions et la diminution de la dépendance aux ressources critiques importées. Une double casquette environnementale et stratégique qui a clairement séduit le jury. bloomineral.com

Le 1er Prix de l’Industrialisation : IoT.Bzh — Six ans après la victoire, la preuve par les faits

Nouveauté de cette 9ème édition : la création du Prix de l’Industrialisation, remis conjointement par Luc Châtel, Président de la PFA (Plateforme de la Filière Automobile), et François-Xavier de Thieulloy, Directeur du Pôle Expertise de Bpifrance. Ce trophée inédit récompense non pas une innovation émergente, mais une innovation qui a su, dans la durée, se transformer en véritable succès industriel et commercial.

Le choix s’est porté sur IoT.Bzh, société lorientaise spécialisée dans la cybersécurité des systèmes embarqués automobiles, et son directeur général Yann Bodere. L’entreprise n’est pas une inconnue dans les couloirs du Grand Prix ACF : elle y avait décroché le titre suprême en 2020. Six ans plus tard, la startup bretonne a tenu toutes ses promesses — portefeuille clients en constante expansion, déploiement industriel réussi, reconnaissance sectorielle établie. Une trajectoire exemplaire qui justifie pleinement cette récompense inédite. iot.bzh

Une édition au diapason de l’industrie

Ce qui ressort de cette soirée, c’est une convergence remarquable entre les préoccupations de l’industrie automobile mondiale et les solutions portées par les finalistes. Matériaux critiques, souveraineté des approvisionnements, cybersécurité des véhicules connectés : les startups récompensées en 2026 s’attaquent exactement aux angles morts que les grands constructeurs peinent à adresser seuls.

Plus de 100 dossiers représentant 28 pays avaient été soumis pour cette édition — un niveau de participation record qui confirme le rayonnement international du concours, créé en 2017 sous le patronage de l’Automobile Club de France et de l’ESSEC. La prochaine édition marquera les 10 ans du Grand Prix ACF AutoTech. Nul doute que Richard de Cabrol et son équipe feront de 2027 un millésime exceptionnel.

Notre Avis

À l’heure où l’industrie automobile européenne subit de plein fouet la pression de la concurrence asiatique, les suppressions de postes et les fermetures d’usines, le Grand Prix ACF AutoTech rappelle qu’il existe un tissu entrepreneurial innovant, ancré sur le territoire français, capable d’apporter des réponses concrètes et scalables aux défis de la filière. Altrove, Bloomineral et IoT.Bzh incarnent cette capacité d’invention. À suivre de très près.

Revivez toute la soirée de la finale en replay : Grand Prix ACF AutoTech 2026 — Replay complet sur YouTube

Plus d’informations sur le concours, les trophées, le jury et les partenaires : grandprixacfautotech.com

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La SNCF lance un abonnement pour tenter d’en finir avec la galère des vélos dans le train

13 avril 2026 à 10:06

Le fabricant de vélos Brompton s'associe à SNCF Voyageurs, pour proposer une offre intéressante dans certaines régions en France : un abonnement de location de vélos pliants, acceptés à bord des trains TER.

Le vrai prix des aides aux voitures électriques dévoilé

8 avril 2026 à 12:43

Derrière un bonus écologique de quelques milliers d’euros, le coût réel pour les finances publiques est bien plus élevé. Selon un rapport récent de la Cour des comptes, chaque voiture électrique effectivement « déclenchée » par les aides représenterait près de 18 000 € d’argent public !

Un coût bien supérieur au bonus affiché

Sur le papier, les aides à l’achat d’une voiture électrique semblent relativement limitées. Le bonus électrique varie généralement entre 3 000 et 7 000 euros selon les revenus et les conditions d’éligibilité et les années. En 2026, la prime peut monter à 5 700 € pour les ménages les plus précaires avec un bonus jusqu’à 2 000 € pour les batteries fabriquées en Europe.

Mais en réalité, le coût pour l’État est tout autre. En analysant les données, la Cour des comptes estime qu’en 2021, environ 1,023 milliard d’euros ont été dépensés pour générer 56 000 ventes réellement attribuables au bonus. Soit un coût moyen de près de 17 800 euros par véhicule.

Un écart considérable, qui s’explique par le fonctionnement même de ces aides. Un système « shadokien » très français.

Pourquoi un tel décalage ?

Ce chiffre ne correspond pas à l’aide versée à chaque acheteur, mais au coût réel pour provoquer une vente supplémentaire. Plusieurs facteurs expliquent cet écart.

D’abord, un effet d’aubaine important : une partie des ménages auraient acheté une voiture électrique même sans aide. L’État subventionne donc aussi des décisions déjà prises.

Ensuite, un ciblage imparfait. Malgré un recentrage sur les ménages modestes, une part significative des aides bénéficie encore à des acheteurs plus aisés. N’oublions pas que la prime est valable jusqu’à des prix de 47 000 € à l’achat.

Enfin, la complexité et l’instabilité des dispositifs jouent un rôle. Les règles changent régulièrement, ce qui nuit à leur lisibilité et à leur efficacité globale. Là encore, rien que de très français.

Des milliards d’euros engagés

Sur la période 2018-2024, les aides à l’achat de véhicules (bonus écologique, prime à la conversion, leasing social) ont représenté plus de 9 milliards d’euros de dépenses publiques.

Au total, près de 2,4 millions de bénéficiaires ont été aidés, pour un montant moyen de quelques milliers d’euros par dossier. Mais là encore, ce chiffre ne reflète pas le coût réel de l’impact des aides sur les ventes selon la Cour des Comptes.

Des aides malgré tout jugées nécessaires

Pour autant, ces dispositifs ne sont pas sans effets. Ils ont contribué à accélérer la diffusion des véhicules électriques et à réduire les émissions de CO₂ des voitures neuves.

Ils répondent aussi à un objectif industriel et social : soutenir la filière automobile française et faciliter l’accès à des véhicules moins polluants pour les ménages. En mettant un « score environnemental » puis une prime sur une batterie européenne, l’Etat tente, avec des moyens légaux, d’exclure les constructeurs chinois par exemple.

Une question de ciblage pour l’avenir

Reste que leur efficacité interroge. Faut-il continuer à mobiliser de tels montants pour un impact limité sur les ventes ? Ou mieux cibler les aides pour en améliorer le rendement ?

Dans un contexte de finances publiques sous tension, la question du « vrai prix » des politiques de soutien à la voiture électrique pourrait rapidement s’imposer dans le débat public.

Pour lire le rapport de la Cour des Comptes.

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Podcast 375: L’essentiel de la semaine 13 par Leblogauto.com

5 avril 2026 à 06:04

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans La Semaine Automobile par LeBlogAuto.com ! Cette semaine, on accélère fort : l’électrique s’emballe en Europe, les robotaxis envahissent les villes du monde entier, les Chinois continuent leur offensive, et Hyundai joue gros sur deux continents. Accrochez vos ceintures, c’est parti !

1. Marché automobile européen : l’électrique accélère

Le marché auto européen reprend des couleurs en février avec +1,7% d’immatriculations, porté par une vague électrique et hybride rechargeable. En Allemagne, les immatriculations de VE bondissent de 27%, et de 28% en France sur le segment 100% électrique. Des modèles accessibles comme la R5, l’Elroq ou la Dolphin élargissent l’offre sur tous les segments. Mais attention : les incertitudes géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, pourraient freiner cette dynamique.

2. Marché français mars 2026 : l’électrochoc

Mars 2026, c’est un choc ! Le marché français bondit de 13% — un niveau qu’on n’avait plus vu depuis des mois. La star du mois ? La Tesla Model Y, numéro un des ventes, devant la Dacia Sandero et la Clio VI. Les modèles 100% électriques représentent désormais 28% du marché au cumul annuel, avec près de 50 000 unités vendues en un seul mois. Et côté occasion, la demande pour le VE a tout simplement doublé en un mois.

3. Robotaxis : Pony AI atteint l’équilibre et s’étend

Le spécialiste chinois de la conduite autonome Pony AI annonce son premier trimestre bénéficiaire, avec un chiffre d’affaires annuel en hausse de 20% à 90 millions de dollars. L’entreprise vise un déploiement dans plus de 20 villes cette année et ambitionne une flotte mondiale de 3 000 véhicules. En Europe, c’est Zagreb qui est dans le viseur pour le premier service commercial de robotaxi. La bataille mondiale de l’autonome est bien lancée, avec Waymo, Baidu et Weride dans la course.

4. Robotaxi en Europe : Uber lance son offensive à Zagreb

C’est historique ! Uber s’associe à Pony.ai et à la startup croate Verne pour lancer le premier service commercial de robotaxi en Europe, avec Zagreb comme ville pilote. Pony.ai fournit la technologie de conduite autonome, Verne gère la flotte, et Uber intègre le tout dans son application mondiale. L’objectif à terme : des milliers de robotaxis et une expansion progressive à d’autres villes européennes. L’ère du taxi sans chauffeur en Europe, c’est maintenant !

5. Zoox étend ses robotaxis à San Francisco et Las Vegas

De l’autre côté de l’Atlantique, Zoox — la filiale d’Amazon — accélère son déploiement. San Francisco et Las Vegas sont les deux nouvelles cibles, avec un focus sur les zones à forte densité et les quartiers touristiques. Des tests démarrent aussi à Austin et Miami, d’abord pour les employés avant une ouverture au public. Déjà 2 millions de miles parcourus en autonome et 350 000 passagers transportés : Zoox monte en puissance face à Waymo et Tesla.

6. Les marques chinoises bousculent le marché auto européen

Les constructeurs chinois ne freinent pas leur offensive en Europe. En février, ils captent 8% du marché total européen — contre seulement 4,2% un an plus tôt. Sur les VE, leur part atteint 14%, et 16% sur les hybrides. BYD et Leapmotor mènent la charge, avec des prix compétitifs et des réseaux de distribution qui s’étendent. Chery assemble déjà à Barcelone, BYD monte en puissance en Hongrie. Les Européens vont devoir vraiment se bouger !

7. BYD : polémique autour du système God’s Eye

Mais tout n’est pas rose pour BYD. Son système d’aide à la conduite « God’s Eye » fait polémique en Chine. Des clients signalent des accélérations imprévisibles — un SUV Yangwang U8 aurait bondi à 93 km/h dans une zone limitée à 60. Direction assistée défaillante, navigation capricieuse, réactions automatisées erratiques : les incidents touchent plusieurs modèles de la gamme. Un sérieux coup à l’image alors que BYD veut conquérir l’Europe avec ses technologies embarquées.

Voilà pour cette semaine chargée et pleine d’électricité — au sens propre comme au figuré ! Ce qu’on retient : la transition vers le VE s’accélère partout, les robotaxis passent de la promesse à la réalité commerciale, et la bataille entre constructeurs occidentaux et chinois entre dans une nouvelle dimension. Restez connectés, rendez-vous la semaine prochaine sur LeBlogAuto.com pour une nouvelle édition de La Semaine Automobile ! À bientôt ! 

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