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☕️ Alexa+, l’agent conversationnel d’Amazon, peut désormais générer des podcasts par IA

21 mai 2026 à 09:42


Après avoir répondu à « des dizaines de milliards de questions pour obtenir des informations rapides, approfondir certains sujets et accomplir des tâches », le robot conversationnel d’Amazon propose désormais à ses clients basés aux États-Unis de leur raconter des histoires.

Dans un communiqué, Amazon explique qu’Alexa+, son agent dopé à l’IA, « est désormais capable de générer des épisodes de podcast à la demande sur n’importe quel sujet en quelques minutes seulement ». Entièrement générés par intelligence artificielle, ils mettent en scène des conversations entre deux « coanimateurs » de synthèse, à la manière de NotebookLM :

« Créer du contenu audio personnalisé est désormais un jeu d’enfant. Pas besoin de télécharger de documents ni de faire de préparatifs : il suffit de dire à Alexa quel sujet vous intéresse, et elle s’occupe du reste en quelques minutes. »

Exemples de podcasts générés par Alexa+, l’agent IA conversationnel d’Amazon

Amazon, qui propose trois courts extraits à titre d’exemples, s’appuie pour cela sur « plus de 200 publications d’actualité et un large éventail de sources pour proposer un contenu précis et actualisé » avec qui elle a conclu des « partenariats », dont le montant n’est pas précisé.

Y figurent notamment Associated Press, Reuters, le Washington Post, TIME, Forbes, Business Insider, Politico, USA Today et des publications de Condé Nast, Hearst et Vox, ainsi que plus de 200 journaux locaux états-uniens, « ce qui permet à Alexa+ de fournir des actualités et des informations précises en temps réel ».

Amazon présente comme cas d’usage des podcasts consacrés à des sujets d’actualité, hobbies et leçons scolaires, approfondissements ou reconversions professionnelles, préparatifs de voyage (pour en savoir plus sur l’histoire, la géographie, l’architecture et les bons plans d’une destination touristique).

Variety précise qu’Alexa+ est inclus sans frais supplémentaires pour les membres Prime aux États-Unis, et proposé aux non-membres Prime au prix de 19,99 $ par mois.

☕️ Alexa+, l’agent conversationnel d’Amazon, peut désormais générer des podcasts par IA

21 mai 2026 à 09:42


Après avoir répondu à « des dizaines de milliards de questions pour obtenir des informations rapides, approfondir certains sujets et accomplir des tâches », le robot conversationnel d’Amazon propose désormais à ses clients basés aux États-Unis de leur raconter des histoires.

Dans un communiqué, Amazon explique qu’Alexa+, son agent dopé à l’IA, « est désormais capable de générer des épisodes de podcast à la demande sur n’importe quel sujet en quelques minutes seulement ». Entièrement générés par intelligence artificielle, ils mettent en scène des conversations entre deux « coanimateurs » de synthèse, à la manière de NotebookLM :

« Créer du contenu audio personnalisé est désormais un jeu d’enfant. Pas besoin de télécharger de documents ni de faire de préparatifs : il suffit de dire à Alexa quel sujet vous intéresse, et elle s’occupe du reste en quelques minutes. »

Exemples de podcasts générés par Alexa+, l’agent IA conversationnel d’Amazon

Amazon, qui propose trois courts extraits à titre d’exemples, s’appuie pour cela sur « plus de 200 publications d’actualité et un large éventail de sources pour proposer un contenu précis et actualisé » avec qui elle a conclu des « partenariats », dont le montant n’est pas précisé.

Y figurent notamment Associated Press, Reuters, le Washington Post, TIME, Forbes, Business Insider, Politico, USA Today et des publications de Condé Nast, Hearst et Vox, ainsi que plus de 200 journaux locaux états-uniens, « ce qui permet à Alexa+ de fournir des actualités et des informations précises en temps réel ».

Amazon présente comme cas d’usage des podcasts consacrés à des sujets d’actualité, hobbies et leçons scolaires, approfondissements ou reconversions professionnelles, préparatifs de voyage (pour en savoir plus sur l’histoire, la géographie, l’architecture et les bons plans d’une destination touristique).

Variety précise qu’Alexa+ est inclus sans frais supplémentaires pour les membres Prime aux États-Unis, et proposé aux non-membres Prime au prix de 19,99 $ par mois.

71 % des Américains sont opposés aux datacenters IA, 53 % aux centrales nucléaires

18 mai 2026 à 07:01
Not in my backyard
71 % des Américains sont opposés aux datacenters IA, 53 % aux centrales nucléaires

En 2001, 63 % des citoyens états-uniens se disaient opposés à la construction d’une centrale nucléaire près de chez eux. 25 ans plus tard, ils ne sont plus que 53 %, soit 18 points de moins que les 71 % qui se disent opposés à la construction d’un datacenter dédié à l’intelligence artificielle dans leur région.

Sept Américains sur dix s’opposent à la construction de centres de données dédiés à l’intelligence artificielle dans leur région, dont près de la moitié (48 %) y sont « fermement opposés », indique un sondage Gallup. À peine un quart d’entre eux sont favorables à ces projets, dont seulement 7 % qui y sont « très favorables ».

La question relative aux centres de données s’inspire de la formulation utilisée par Gallup pour interroger les gens sur la construction de centrales nucléaires locales :

« Dans l’ensemble, seriez-vous fortement favorable, quelque peu favorable, quelque peu opposé ou fortement opposé à la construction d’un centre de données dans votre région pour soutenir la technologie de l’intelligence artificielle, ou IA, aux États-Unis ? »

7 Américains sur 10 sont opposés à la construction de data centers près de chez eux – Gallup

Or, 53 % seulement des Américains se disent opposés à la construction d’une centrale nucléaire dans leur région, un chiffre bien inférieur aux 71 % qui s’opposent à la construction de centres de données. Gallup précise que depuis 2001, le taux d’opposition au nucléaire n’a jamais dépassé 63 %.

L’opposition des Américains à la construction d’une centrale nucléaire à côté de chez eux est passée de 63 à 53 % en 25 ans – Gallup

La moitié des opposants évoquent la consommation excessive de ressources

C’est la première fois, a contrario, que Gallup interrogeait des citoyens états-uniens sur les datacenters. 46 % se disent très inquiets et 24 % assez inquiets de l’impact environnemental des centres de données dédiés à l’IA, « ce qui reflète largement les degrés d’opposition à la construction de ces centres de données », souligne Gallup :


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☕️ L’Allemagne interpelle l’administrateur d’une place de marché noir fermée en 2019

18 mai 2026 à 06:12


L’administrateur présumé de Dream Market, qui avait réussi à rester sous les radars depuis sa fermeture en 2019, a finalement été identifié et arrêté en Allemagne la semaine passée, rapporte BleepingComputer.

Lancée en novembre 2013, Dream Market était devenue la plus grande place de marché noir du dark web après la fermeture de Hansa et AlphaBay en juillet 2017. Le communiqué du ministère de la Justice états-unien précise qu’il aurait facilité la vente de plus de 450 kg de cocaïne, 90 kg d’héroïne, 45 kg de méthamphétamine, 25 kg de crack, 13 kg d’oxycodone et 36 kg de fentanyl jusqu’à son démantèlement en 2019.

Une capture d’écran de Dream Market – archive.org

Speedstepper, son principal administrateur, n’avait pas été identifié depuis lors. Mais, en novembre et décembre 2022, des portefeuilles de cryptomonnaie contenant des millions de dollars de commissions de Dream Market, qui étaient restés inactifs depuis la fermeture de la marketplace, ont transféré des fonds vers de nouveaux portefeuilles de cryptomonnaie.

Quelques mois plus tard, en août 2023, ces fonds étaient à leur tour utilisés pour acheter des lingots d’or auprès de sociétés internationales via un prestataire de services de cryptomonnaie basé à Atlanta, aux États-Unis. Les lingots d’or ont ensuite été expédiés en Allemagne au domicile d’un certain Owe Martin Andresen, âgé de 49 ans.

Les autorités allemandes ont depuis identifié d’autres opérations de blanchiment d’argent commises en Allemagne par Andresen, qui aurait au total blanchi plus de 2 millions de dollars entre août 2023 et avril 2025.

Le ministère de la Justice ne précise pas pourquoi les autorités auraient attendu ce mois de mai 2026 pour l’interpeller, mais de précédentes arrestations montrent qu’il faut souvent plusieurs années avant d’identifier les utilisateurs de cryptos recourant aux services d’anonymiseurs.

L’individu ayant volé plus de 50 000 bitcoins à la célèbre place de marché Silk Road en 2012 n’avait ainsi été interpellé qu’en 2022, alors qu’ils valaient à l’époque plus de 3,36 milliards de dollars, contre « approximativement 620 000 dollars » en 2012.

Le couple de New-Yorkais qui détenait les clefs du portefeuille où étaient stockés 119 754 bitcoins volés en août 2016 sur la plateforme de cryptomonnaies Bitfinex ne fut lui aussi interpellé qu’en 2022.

Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi 11,5 kg d’or (d’une valeur de 1,44 million d’euros au cours actuel), 20 000 euros en espèces, des preuves numériques et des cryptomonnaies d’une valeur de plusieurs millions d’euros sur diverses plateformes, rapporte NWZ.

Les forces de l’ordre ont aussi identifié plusieurs comptes bancaires et portefeuilles de cryptomonnaies contenant environ 1,2 million de dollars de fonds, qui seraient eux aussi le produit de Dream Market.

Le 13 janvier 2026, un grand jury fédéral a inculpé Owe Martin Andresen pour six chefs d’accusation de blanchiment d’argent à l’échelle internationale et six chefs d’accusation de blanchiment d’argent. Chaque chef d’accusation fédéral est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison. L’Allemagne a également inculpé M. Andresen de plusieurs chefs d’accusation de blanchiment d’argent, passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison pour chacun d’entre eux.

☕️ L’Allemagne interpelle l’administrateur d’une place de marché noir fermée en 2019

18 mai 2026 à 06:12


L’administrateur présumé de Dream Market, qui avait réussi à rester sous les radars depuis sa fermeture en 2019, a finalement été identifié et arrêté en Allemagne la semaine passée, rapporte BleepingComputer.

Lancée en novembre 2013, Dream Market était devenue la plus grande place de marché noir du dark web après la fermeture de Hansa et AlphaBay en juillet 2017. Le communiqué du ministère de la Justice états-unien précise qu’il aurait facilité la vente de plus de 450 kg de cocaïne, 90 kg d’héroïne, 45 kg de méthamphétamine, 25 kg de crack, 13 kg d’oxycodone et 36 kg de fentanyl jusqu’à son démantèlement en 2019.

Une capture d’écran de Dream Market – archive.org

Speedstepper, son principal administrateur, n’avait pas été identifié depuis lors. Mais, en novembre et décembre 2022, des portefeuilles de cryptomonnaie contenant des millions de dollars de commissions de Dream Market, qui étaient restés inactifs depuis la fermeture de la marketplace, ont transféré des fonds vers de nouveaux portefeuilles de cryptomonnaie.

Quelques mois plus tard, en août 2023, ces fonds étaient à leur tour utilisés pour acheter des lingots d’or auprès de sociétés internationales via un prestataire de services de cryptomonnaie basé à Atlanta, aux États-Unis. Les lingots d’or ont ensuite été expédiés en Allemagne au domicile d’un certain Owe Martin Andresen, âgé de 49 ans.

Les autorités allemandes ont depuis identifié d’autres opérations de blanchiment d’argent commises en Allemagne par Andresen, qui aurait au total blanchi plus de 2 millions de dollars entre août 2023 et avril 2025.

Le ministère de la Justice ne précise pas pourquoi les autorités auraient attendu ce mois de mai 2026 pour l’interpeller, mais de précédentes arrestations montrent qu’il faut souvent plusieurs années avant d’identifier les utilisateurs de cryptos recourant aux services d’anonymiseurs.

L’individu ayant volé plus de 50 000 bitcoins à la célèbre place de marché Silk Road en 2012 n’avait ainsi été interpellé qu’en 2022, alors qu’ils valaient à l’époque plus de 3,36 milliards de dollars, contre « approximativement 620 000 dollars » en 2012.

Le couple de New-Yorkais qui détenait les clefs du portefeuille où étaient stockés 119 754 bitcoins volés en août 2016 sur la plateforme de cryptomonnaies Bitfinex ne fut lui aussi interpellé qu’en 2022.

Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi 11,5 kg d’or (d’une valeur de 1,44 million d’euros au cours actuel), 20 000 euros en espèces, des preuves numériques et des cryptomonnaies d’une valeur de plusieurs millions d’euros sur diverses plateformes, rapporte NWZ.

Les forces de l’ordre ont aussi identifié plusieurs comptes bancaires et portefeuilles de cryptomonnaies contenant environ 1,2 million de dollars de fonds, qui seraient eux aussi le produit de Dream Market.

Le 13 janvier 2026, un grand jury fédéral a inculpé Owe Martin Andresen pour six chefs d’accusation de blanchiment d’argent à l’échelle internationale et six chefs d’accusation de blanchiment d’argent. Chaque chef d’accusation fédéral est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison. L’Allemagne a également inculpé M. Andresen de plusieurs chefs d’accusation de blanchiment d’argent, passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison pour chacun d’entre eux.

☕️ Revente de données volées : un jeune de 19 ans incarcéré de retour de Thaïlande

15 mai 2026 à 15:03


ZDNet a appris du parquet de Paris qu’un jeune homme de 19 ans, de retour de vacances en Thaïlande, a été mis en examen et placé en détention provisoire ce jeudi 14 mai.

Il est soupçonné d’être le créateur de « C3N Backup », un portail qui usurpait le nom et le logo du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie.

capture d’écran du portail « Identité numérique C3N » – archive.org

Le site proposait d’accéder à des informations d’identification à partir de différents critères : identité, téléphone, adresse e-mail ou plaque d’immatriculation.

Le parquet de Paris explique qu’il s’agissait d’un site de « lookup », du nom des services illégaux agrégeant des bases de données illicites à des fins malveillantes. Il permettait en outre d’obtenir des identifiants bancaires, données médicales ou liées à la détention d’armes à feu.

☕️ Revente de données volées : un jeune de 19 ans incarcéré de retour de Thaïlande

15 mai 2026 à 15:03


ZDNet a appris du parquet de Paris qu’un jeune homme de 19 ans, de retour de vacances en Thaïlande, a été mis en examen et placé en détention provisoire ce jeudi 14 mai.

Il est soupçonné d’être le créateur de « C3N Backup », un portail qui usurpait le nom et le logo du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie.

capture d’écran du portail « Identité numérique C3N » – archive.org

Le site proposait d’accéder à des informations d’identification à partir de différents critères : identité, téléphone, adresse e-mail ou plaque d’immatriculation.

Le parquet de Paris explique qu’il s’agissait d’un site de « lookup », du nom des services illégaux agrégeant des bases de données illicites à des fins malveillantes. Il permettait en outre d’obtenir des identifiants bancaires, données médicales ou liées à la détention d’armes à feu.

☕️ Le Royaume-Uni ouvre une enquête sur la position dominante de Microsoft

15 mai 2026 à 14:37


L’Autorité de la concurrence et des marchés britannique (Competition and Markets Authority, CMA) a déclaré que son enquête viserait à déterminer si le regroupement de Windows, Word, Excel, Teams, Copilot et d’autres produits constituait une pratique anticoncurrentielle tels que les licences cloud, rapporte l’agence Reuters.

L’enquête britannique examinera également comment les concurrents dans le domaine de l’IA ont pu s’intégrer aux logiciels professionnels de Microsoft, a déclaré la CMA. Dans son communiqué, elle indique vouloir recueillir l’avis des entreprises, y compris des start-ups technologiques, des clients et des concurrents, afin de déterminer si leurs choix sont susceptibles d’être limités, « notamment en raison de la vente liée, du manque d’interopérabilité et des paramètres par défaut » :

« Des centaines de milliers d’entreprises et d’organismes du secteur public britanniques utilisent quotidiennement les logiciels professionnels de Microsoft (tels que Windows, Word, Excel, Teams et, de plus en plus, Copilot), avec plus de 15 millions d’utilisateurs professionnels à l’échelle de son écosystème. L’écosystème de Microsoft joue donc un rôle important pour la productivité de l’économie britannique. »

Flock

Un porte-parole de Microsoft a déclaré que l’entreprise américaine était « déterminée à collaborer rapidement et de manière constructive avec la CMA afin de faciliter son examen du marché des logiciels d’entreprise ».

Reuters rappelle que Microsoft fait déjà l’objet d’enquêtes antitrust à l’échelle mondiale, notamment au sein de l’Union européenne et aux États-Unis, portant sur ses logiciels d’entreprise, ses activités de cloud computing et ses partenariats dans le domaine de l’intelligence artificielle.

☕️ Le Royaume-Uni ouvre une enquête sur la position dominante de Microsoft

15 mai 2026 à 14:37


L’Autorité de la concurrence et des marchés britannique (Competition and Markets Authority, CMA) a déclaré que son enquête viserait à déterminer si le regroupement de Windows, Word, Excel, Teams, Copilot et d’autres produits constituait une pratique anticoncurrentielle tels que les licences cloud, rapporte l’agence Reuters.

L’enquête britannique examinera également comment les concurrents dans le domaine de l’IA ont pu s’intégrer aux logiciels professionnels de Microsoft, a déclaré la CMA. Dans son communiqué, elle indique vouloir recueillir l’avis des entreprises, y compris des start-ups technologiques, des clients et des concurrents, afin de déterminer si leurs choix sont susceptibles d’être limités, « notamment en raison de la vente liée, du manque d’interopérabilité et des paramètres par défaut » :

« Des centaines de milliers d’entreprises et d’organismes du secteur public britanniques utilisent quotidiennement les logiciels professionnels de Microsoft (tels que Windows, Word, Excel, Teams et, de plus en plus, Copilot), avec plus de 15 millions d’utilisateurs professionnels à l’échelle de son écosystème. L’écosystème de Microsoft joue donc un rôle important pour la productivité de l’économie britannique. »

Flock

Un porte-parole de Microsoft a déclaré que l’entreprise américaine était « déterminée à collaborer rapidement et de manière constructive avec la CMA afin de faciliter son examen du marché des logiciels d’entreprise ».

Reuters rappelle que Microsoft fait déjà l’objet d’enquêtes antitrust à l’échelle mondiale, notamment au sein de l’Union européenne et aux États-Unis, portant sur ses logiciels d’entreprise, ses activités de cloud computing et ses partenariats dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Les contenus générés par IA devront être tatoués, sauf s’ils sont vérifiés par un humain

15 mai 2026 à 12:42
It's not a bug, it's AI feature
Les contenus générés par IA devront être tatoués, sauf s’ils sont vérifiés par un humain

L’article 50 de l’AI Act oblige les fournisseurs et exploitants de contenus (textes, images, sons, vidéos) synthétiques générés par IA à les marquer comme tels, de façon indélébile et « de manière claire et identifiable » au premier coup d’œil, afin de lutter contre la désinformation. Dans une consultation, ouverte jusqu’au 3 juin, la Commission européenne propose cela dit que les contenus générés par IA ayant « fait l’objet d’une vérification humaine ou d’un contrôle éditorial » soient exemptés de cette obligation de transparence.

La Commission européenne vient de lancer une consultation sur son projet de lignes directrices concernant les obligations en matière de transparence du règlement sur l’IA (AI Act), ouverte jusqu’au 3 juin.

Entré en vigueur en août 2024, un certain nombre de ses modalités ne sont pas, en effet, encore appliquées, et restent à négocier, comme nous le rappelons dans notre dossier à ce sujet.

« Nous souhaitons réduire les risques d’usurpation d’identité et de tromperie », résume sur LinkedIn Lucilla Sioli, directrice du bureau IA de la direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies (DG Connect) de la Commission :

« Le projet de lignes directrices clarifiera la portée des obligations de transparence prévues à l’article 50 de la loi sur l’IA et sera complété par un code de bonnes pratiques. Ce code est rédigé par des experts indépendants et devrait être finalisé début juin. »

L’objectif est de permettre aux personnes physiques de distinguer les contenus (audio et donc aussi musicaux, images, textes et vidéos, y compris en réalité virtuelle ou « augmentée ») générés ou modifiés par IA (y compris agentique) des autres contenus (« par exemple, ceux créés par des humains ») et d’en vérifier l’origine.

Sont également concernés les contenus mixés avec du contenu généré par des humains, les jumeaux numériques, les contenus générés par IA (GenAI) « tels que ceux qui génèrent ou manipulent des images médicales ou qui produisent des évaluations des résultats d’apprentissage aboutissant à des décisions ou des recommandations sous forme de texte », ainsi que les systèmes d’IA agentique interagissant avec des environnements physiques ou virtuels, « pour autant qu’ils génèrent des contenus audio, visuels, vidéo ou textuels synthétiques ».

Les fournisseurs et déployeurs d’IA devront dès lors informer les utilisateurs lorsqu’ils interagissent avec des « systèmes interactifs synthétiques » ou consultent des contenus générés ou manipulés par l’IA, « à moins que cette utilisation ne soit liée à une activité purement personnelle et non professionnelle ».

L’interprétation de cette exception exclut cela dit explicitement les personnes qui agiraient à des fins criminelles, ainsi que les deepfakes et contenus « politiques » générés par IA afin d’ « influencer le débat public sur des questions d’intérêt général » :

« Cette exclusion ne devrait donc pas s’étendre aux activités criminelles, car celles-ci ne peuvent être considérées comme purement personnelles, même si aucun avantage économique n’est recherché ou obtenu. De même, un « deepfake » généré par l’IA ou manipulé, rendu public par une personne et susceptible d’influencer le débat public sur des questions d’intérêt général (par exemple en raison de son contenu politique ou économique), ne devrait pas non plus être considéré comme une activité purement personnelle et non professionnelle. »

Un individu recourant à l’IA pour faire des deepfakes des membres de sa famille pour en faire des cartes de vœux à Noël qu’il envoie à ses proches ne serait dès lors pas concerné. A contrario, les deepfakes générés pour critiquer publiquement des décisions de responsables politiques devront être labellisés comme synthétiques et/ou générés par IA.

Dans les deux cas, le générateur de contenu IA devra de toute façon les avoir tatoués de façon à ce que les détecteurs automatisés de contenus générés par IA puissent les identifier comme tels.

L’AI Act valide in fine l’extension GenAI que Next a développé

Cette obligation de transparence vise, in fine, à lutter contre « les risques de désinformation et de manipulation à grande échelle, de fraude, d’usurpation d’identité et de tromperie des consommateurs », « contribuant ainsi à renforcer l’intégrité et la confiance dans l’écosystème de l’information ».

Les contenus devront ainsi être tatoués au moment de leur création, de façon « indélébile », nous explique Patrick Bas, afin de pouvoir être identifiables comme étant synthétiques, quand bien même leurs métadonnées auraient été altérées. Directeur de recherche et une des deux médailles d’argent du CNRS 2026, ce spécialiste des tatouages numériques invisibles fait partie des quelques chercheurs français membres des deux groupes de travail ayant contribué à la rédaction du document.

Il évoque les deux principales techniques qui devraient coexister : la signature numérique dans les métadonnées (mais qui peuvent être effacées, altérées ou modifiées) et le watermarking/filigrane, qu’il qualifie donc de « tatouage », quand bien même il serait « invisible », parce qu’il ne peut pas être enlevé, même via une capture d’écran ou si le contenu est imprimé puis rescanné.

Les éditeurs et exploitants devront de leur côté informer les utilisateurs lorsqu’ils sont exposés à des deepfakes, ainsi qu’à des publications générées par l’IA « portant sur des questions d’intérêt public », sous réserve de quelques exceptions.

Le considérant 14 du document valide par ailleurs l’extension GenAI que Next a développée afin d’alerter ses utilisateurs lorsqu’ils consultent un des 13 500 sites d’infos dont les articles, d’après nos constatations, sont « en tout ou partie générés par IA » :

« Étant donné que la préservation de la confiance et de l’intégrité de l’écosystème de l’information relève d’une responsabilité partagée, les autres acteurs, agissant dans le cadre de leurs activités professionnelles et diffusant des contenus tout au long de la chaîne de valeur (même s’ils ne sont pas directement concernés par l’article 50 de la loi sur l’IA), sont également encouragés à prendre les mesures appropriées afin que les personnes physiques exposées à ces contenus soient effectivement informées de leur origine artificielle ou manipulée. »

Le message d’alerte que l’extension GenAI de Next affiche sur les sites GenAI

Des contenus tatoués « dans un format lisible par une machine »


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☕️ Le Sovereign Tech Fund allemand investit plus d’un million d’euros dans KDE

15 mai 2026 à 12:30


Le Sovereign Tech Fund allemand investit près de 1,3 million d’euros dans le développement des logiciels KDE. Cet investissement « servira à renforcer la fiabilité et la sécurité structurelles de l’infrastructure centrale de KDE, notamment Plasma, KDE Linux et les frameworks qui sous-tendent ses services de communication », précise son communiqué :

« KDE mettra à profit l’investissement du Sovereign Tech Fund pour faire passer ses logiciels essentiels à un niveau supérieur, offrant ainsi à chaque individu, entreprise et administration publique la possibilité de retrouver sa vie privée, sa sécurité et le contrôle de sa souveraineté numérique. »

Illustration : Flock

Filiale de SPRIND, l’Agence fédérale pour l’innovation disruptive du ministère fédéral allemand de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, la Sovereign Tech Agency avait déjà investi 1M€ en 2023 pour moderniser la plateforme, améliorer les outils et l’accessibilité, et prendre en charge des fonctionnalités d’intérêt public de GNOME.

Depuis 2022, le Sovereign Tech Fund a investi plus de 37M€ dans 108 technologies. La liste de ses investissements en cours montre qu’elle a aussi investi dans Samba, FFmpeg, FreeBSD, OpenStreetMap, Arch Linux, systemd, PHP, Drupal, Reproducible Builds, ActivityPub, Let’s Encrypt, Mastodon, ainsi que dans les fondations Rust, OpenSSL, Python et Trifecta. Elle avait aussi préalablement investi dans systemd, Wireguard, OpenPGP, curl, coreutils, Fortran, GStreamer, ou encore Log4j.

☕️ Le Sovereign Tech Fund allemand investit plus d’un million d’euros dans KDE

15 mai 2026 à 12:30


Le Sovereign Tech Fund allemand investit près de 1,3 million d’euros dans le développement des logiciels KDE. Cet investissement « servira à renforcer la fiabilité et la sécurité structurelles de l’infrastructure centrale de KDE, notamment Plasma, KDE Linux et les frameworks qui sous-tendent ses services de communication », précise son communiqué :

« KDE mettra à profit l’investissement du Sovereign Tech Fund pour faire passer ses logiciels essentiels à un niveau supérieur, offrant ainsi à chaque individu, entreprise et administration publique la possibilité de retrouver sa vie privée, sa sécurité et le contrôle de sa souveraineté numérique. »

Illustration : Flock

Filiale de SPRIND, l’Agence fédérale pour l’innovation disruptive du ministère fédéral allemand de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, la Sovereign Tech Agency avait déjà investi 1M€ en 2023 pour moderniser la plateforme, améliorer les outils et l’accessibilité, et prendre en charge des fonctionnalités d’intérêt public de GNOME.

Depuis 2022, le Sovereign Tech Fund a investi plus de 37M€ dans 108 technologies. La liste de ses investissements en cours montre qu’elle a aussi investi dans Samba, FFmpeg, FreeBSD, OpenStreetMap, Arch Linux, systemd, PHP, Drupal, Reproducible Builds, ActivityPub, Let’s Encrypt, Mastodon, ainsi que dans les fondations Rust, OpenSSL, Python et Trifecta. Elle avait aussi préalablement investi dans systemd, Wireguard, OpenPGP, curl, coreutils, Fortran, GStreamer, ou encore Log4j.

LinkedIn et Cisco annoncent, eux aussi, le licenciement de 5 % de leurs employés

15 mai 2026 à 11:37
Business as usual
LinkedIn et Cisco annoncent, eux aussi, le licenciement de 5 % de leurs employés

Les entreprises de la tech’ états-uniennes ont d’ores et déjà licencié plus de 100 000 employés depuis le début de l’année. Cisco, qui avait déjà licencié 5 % de ses effectifs en 2025 et 7 % en 2024, vient par ailleurs d’annoncer un chiffre d’affaires record, et son action explose en Bourse, comme en l’an 2000.

LinkedIn prévoit de licencier environ 5 % de ses 17 500 employés, d’après deux sources qui, sous couvert d’anonymat, se sont confiées à Reuters.

Ces licenciements ne seraient pas imputables à des remplacements du fait de l’IA, mais s’inscriraient dans le cadre d’une réorientation des effectifs vers les secteurs où son activité est en pleine croissance.

Reuters relève que les documents financiers déposés par Microsoft montrent que le chiffre d’affaires de LinkedIn a augmenté de 12 % au cours du dernier trimestre par rapport à l’année précédente.

Une note interne envoyée à ses employés par le PDG Daniel Shapero et consultée par Business Insider précise que l’entreprise va également « réduire ses investissements » dans des domaines tels que les campagnes marketing, les dépenses liées aux fournisseurs, les événements destinés aux clients et les locaux sous-utilisés.

Cisco avait déjà licencié 5 % de ses effectifs en 2025, et 7 % en 2024

Cisco, de son côté, a coup sur coup annoncé un chiffre d’affaires record de 15,8 milliards de dollars au troisième trimestre fiscal 2026, en croissance de 12 % par rapport à l’an passé, ainsi que le licenciement de 4 000 employés, soit un peu moins de 5 % de ses 86 000 effectifs, relève Ars Technica.

À l’instar des nombreux autres licenciements survenus récemment dans les entreprises technologiques, ces suppressions d’emplois sont attribuées à l’essor de l’IA. Chuck Robbins, le CEO de Cisco, prévoit de transformer ces licenciements en investissements dans « les semi-conducteurs, l’optique, la sécurité et l’utilisation de l’IA par nos employés à tous les niveaux de l’entreprise ».

Dans son rapport financier publié mercredi, Cisco a indiqué avoir réalisé un chiffre d’affaires de 5,3 milliards de dollars dans le domaine des infrastructures d’IA destinées aux hyperscalers depuis le début de l’exercice fiscal.

L’entreprise table désormais sur des commandes atteignant 9 milliards de dollars pour l’exercice fiscal, contre 5 milliards initialement prévus, et sur un chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars au lieu des 3 milliards initialement annoncés.

Cette vague de licenciements fait suite au licenciement de 4 245 employés, soit 5 % des effectifs de l’époque, en février 2024, et d’environ 6 000 personnes, soit environ 7 % des effectifs, en août 2024 relève Ars Technica. Cisco avait également justifié ces derniers licenciements par la nécessité de se restructurer autour de l’IA et de la sécurité, comme l’avait rapporté The Register à l’époque.

L’action de Cisco bondit de 15 % suite à l’annonce des licenciements

Le cours en bourse de son action CSCO au Nasdaq, qui était de +- 50 dollars depuis 2018, mais qui avait retrouvé en février son record de 80 dollars datant de la bulle Internet de l’an 2000, et qui venait tout juste de franchir le cap des 100 dollars, a bondi de 15 % suite à ces deux annonces, soit + 80 % en un an, relève CNBC :

« Alors que Cisco est resté à la traîne par rapport à bon nombre de ses concurrents du secteur des centres de données dans la course à l’IA, Wall Street s’est récemment rallié au parcours de l’entreprise, propulsant le titre à un niveau record à la fin de l’année dernière, dépassant enfin son plus haut niveau atteint lors de la bulle Internet. Les actions ont poursuivi leur ascension cette année, enregistrant une hausse de 33 %, surpassant ainsi la progression de 14 % du Nasdaq. »

Évolution du cours de l’action Cisco sur 1 an, 5 ans et depuis son introduction au Nasdaq

Plus de 100 000 licenciements depuis le début de l’année

D’après layoffs.fyi, 137 entreprises de la Tech’ ont d’ores et déjà licencié près de 109 000 employés cette année. Plus de 80 000 l’ont été au premier trimestre, un chiffre que l’on n’avait pas vu depuis 2022. En comparaison, le site avait enregistré 124 000 licenciements en 2025, 152 000 en 2024, 264 000 en 2023 et 165 000 en 2022.

Le nombre de licenciements dans la tech’ a explosé au premier trimestre 2026

Trueup.io, qui dénombre pour sa part 137 000 licenciements dans la tech’ depuis le début de l’année, contre un peu plus de 240 000 en 2023 et 2024, estime qu’à ce rythme il pourrait y en avoir quelques 370 000 d’ici la fin de l’année.

Nombre de licenciements dans la tech’ d’après trueup.io

Yahoo!Tech note cela dit que trueup.io n’en a dénombré que 18 000 en avril, contre près de 50 000 en mars, les plans les plus importants ayant affecté Epic Games (plus de 1000 employés), Oracle (plusieurs milliers), Vimeo (25 % des effectifs), Disney (1000), Marvel (8 %), Snap (16 %), Amazon (600), Microsoft (7 %), Meta (10 %), Coinbase (700), Paypal (20 %) et Cloudflare (1 100).

Le record semble cela dit atteint par Jack Dorsey, qui a annoncé le licenciement de 4 000 employés de Block, soit plus 40 % de ses effectifs, afin de réorganiser son groupe autour d’équipes plus réduites assistées par des outils d’intelligence artificielle.

LinkedIn et Cisco annoncent, eux aussi, le licenciement de 5 % de leurs employés

15 mai 2026 à 11:37
Business as usual
LinkedIn et Cisco annoncent, eux aussi, le licenciement de 5 % de leurs employés

Les entreprises de la tech’ états-uniennes ont d’ores et déjà licencié plus de 100 000 employés depuis le début de l’année. Cisco, qui avait déjà licencié 5 % de ses effectifs en 2025 et 7 % en 2024, vient par ailleurs d’annoncer un chiffre d’affaires record, et son action explose en Bourse, comme en l’an 2000.

LinkedIn prévoit de licencier environ 5 % de ses 17 500 employés, d’après deux sources qui, sous couvert d’anonymat, se sont confiées à Reuters.

Ces licenciements ne seraient pas imputables à des remplacements du fait de l’IA, mais s’inscriraient dans le cadre d’une réorientation des effectifs vers les secteurs où son activité est en pleine croissance.

Reuters relève que les documents financiers déposés par Microsoft montrent que le chiffre d’affaires de LinkedIn a augmenté de 12 % au cours du dernier trimestre par rapport à l’année précédente.

Une note interne envoyée à ses employés par le PDG Daniel Shapero et consultée par Business Insider précise que l’entreprise va également « réduire ses investissements » dans des domaines tels que les campagnes marketing, les dépenses liées aux fournisseurs, les événements destinés aux clients et les locaux sous-utilisés.

Cisco avait déjà licencié 5 % de ses effectifs en 2025, et 7 % en 2024

Cisco, de son côté, a coup sur coup annoncé un chiffre d’affaires record de 15,8 milliards de dollars au troisième trimestre fiscal 2026, en croissance de 12 % par rapport à l’an passé, ainsi que le licenciement de 4 000 employés, soit un peu moins de 5 % de ses 86 000 effectifs, relève Ars Technica.

À l’instar des nombreux autres licenciements survenus récemment dans les entreprises technologiques, ces suppressions d’emplois sont attribuées à l’essor de l’IA. Chuck Robbins, le CEO de Cisco, prévoit de transformer ces licenciements en investissements dans « les semi-conducteurs, l’optique, la sécurité et l’utilisation de l’IA par nos employés à tous les niveaux de l’entreprise ».

Dans son rapport financier publié mercredi, Cisco a indiqué avoir réalisé un chiffre d’affaires de 5,3 milliards de dollars dans le domaine des infrastructures d’IA destinées aux hyperscalers depuis le début de l’exercice fiscal.

L’entreprise table désormais sur des commandes atteignant 9 milliards de dollars pour l’exercice fiscal, contre 5 milliards initialement prévus, et sur un chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars au lieu des 3 milliards initialement annoncés.

Cette vague de licenciements fait suite au licenciement de 4 245 employés, soit 5 % des effectifs de l’époque, en février 2024, et d’environ 6 000 personnes, soit environ 7 % des effectifs, en août 2024 relève Ars Technica. Cisco avait également justifié ces derniers licenciements par la nécessité de se restructurer autour de l’IA et de la sécurité, comme l’avait rapporté The Register à l’époque.

L’action de Cisco bondit de 15 % suite à l’annonce des licenciements

Le cours en bourse de son action CSCO au Nasdaq, qui était de +- 50 dollars depuis 2018, mais qui avait retrouvé en février son record de 80 dollars datant de la bulle Internet de l’an 2000, et qui venait tout juste de franchir le cap des 100 dollars, a bondi de 15 % suite à ces deux annonces, soit + 80 % en un an, relève CNBC :

« Alors que Cisco est resté à la traîne par rapport à bon nombre de ses concurrents du secteur des centres de données dans la course à l’IA, Wall Street s’est récemment rallié au parcours de l’entreprise, propulsant le titre à un niveau record à la fin de l’année dernière, dépassant enfin son plus haut niveau atteint lors de la bulle Internet. Les actions ont poursuivi leur ascension cette année, enregistrant une hausse de 33 %, surpassant ainsi la progression de 14 % du Nasdaq. »

Évolution du cours de l’action Cisco sur 1 an, 5 ans et depuis son introduction au Nasdaq

Plus de 100 000 licenciements depuis le début de l’année

D’après layoffs.fyi, 137 entreprises de la Tech’ ont d’ores et déjà licencié près de 109 000 employés cette année. Plus de 80 000 l’ont été au premier trimestre, un chiffre que l’on n’avait pas vu depuis 2022. En comparaison, le site avait enregistré 124 000 licenciements en 2025, 152 000 en 2024, 264 000 en 2023 et 165 000 en 2022.

Le nombre de licenciements dans la tech’ a explosé au premier trimestre 2026

Trueup.io, qui dénombre pour sa part 137 000 licenciements dans la tech’ depuis le début de l’année, contre un peu plus de 240 000 en 2023 et 2024, estime qu’à ce rythme il pourrait y en avoir quelques 370 000 d’ici la fin de l’année.

Nombre de licenciements dans la tech’ d’après trueup.io

Yahoo!Tech note cela dit que trueup.io n’en a dénombré que 18 000 en avril, contre près de 50 000 en mars, les plans les plus importants ayant affecté Epic Games (plus de 1000 employés), Oracle (plusieurs milliers), Vimeo (25 % des effectifs), Disney (1000), Marvel (8 %), Snap (16 %), Amazon (600), Microsoft (7 %), Meta (10 %), Coinbase (700), Paypal (20 %) et Cloudflare (1 100).

Le record semble cela dit atteint par Jack Dorsey, qui a annoncé le licenciement de 4 000 employés de Block, soit plus 40 % de ses effectifs, afin de réorganiser son groupe autour d’équipes plus réduites assistées par des outils d’intelligence artificielle.

La gendarmerie a économisé 1/2 milliard d’euros grâce au Libre et Linux en 20 ans

12 mai 2026 à 10:12
Au GNoUf !
La gendarmerie a économisé 1/2 milliard d’euros grâce au Libre et Linux en 20 ans

Le directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) reconnaît que la gendarmerie avait migré sur Linux « en mode très militaire, un peu brutal ». Il estime a contrario que « la souveraineté se gagne aussi sur le terrain des ressources humaines », ce pourquoi « depuis 30 ans la gendarmerie cultive une filière pour avoir des professionnels de très haut niveau ».

La commission d’enquête sur les vulnérabilités du secteur du numérique en France auditionnait ce jeudi 7 mai Tomasz Blanc, chef du service des systèmes d’information de la direction générale des finances publiques (DGFIP), et le général (de la gendarmerie) Marc Boget, directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) depuis juillet 2025.

« Je dois pouvoir rester indépendant, mes seuls chefs sont ceux de la police et de la gendarmerie », souligne Marc Boget qui, pour illustrer ce pourquoi « nos données sont sur des data centers souverains », explique que « j’ai coutume de me comparer au dragon de Tolkien assis sur son tas d’or » (Smaug), « je protège mon tas d’or, et on ne peut pas rentrer chez moi » :

« Mon mantra est double : je ne donne jamais les clefs du camion à quelqu’un d’autre. Sur les technos critiques dont je ne peux me passer, je m’adjoins des compétences et ressources externes françaises pour former des équipes mixtes : à tout moment je dois être capable, soit de changer d’industriel, soit de me passer de lui. »

« Être souverain c’est faire de sorte que seul l’État français a le doigt sur l’interrupteur », résume Marc Boget, pour qui « la souveraineté numérique est une urgence absolue, ça ne se négocie pas : sans maîtrise de nos outils il n’y a plus d’indépendance, c’est la condition sine qua non de la continuité de l’État et de la protection des libertés individuelles ».

« Je ne peux pas confier de données sensibles à SecNumCloud, malgré toute la compétence des industriels, pour des raisons simples : ça a été pensé par l’ANSSI pour se protéger du Cloud Act, mais je ne maitrise plus les opérateurs externes et privés qui exploitent les serveurs, je ne sais pas garantir une éventuelle corruption de l’exploitant, contrairement à nos gendarmes. La corruption ça existe, et je ne peux pas surveiller les gens qui ne travaillent pas pour la gendarmerie: je ne fais jamais aussi bien qu’avec des gendarmes dans une caserne de gendarmerie ; dès que la donnée est sensible, elle ne sort pas de nos deux data centers. »

La gendarmerie avait migré sur Linux « en mode très militaire, un peu brutal »


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Les emplois liés au numérique ont explosé de +79 % à la DGSE en 10 ans

7 mai 2026 à 08:16
OSS 117 facts
Les emplois liés au numérique ont explosé de +79 % à la DGSE en 10 ans

Les moyens, humains et financiers, des services de renseignement français ont profondément évolué depuis les attentats de 2015, notamment du fait de la montée en puissance de leurs directions techniques. Le nombre d’emplois liés au numérique a ainsi explosé de + 79 % à la DGSE en 10 ans, quand ceux du renseignement n’ont progressé que de + 18 %. Les services ont cela dit du mal à fidéliser leurs contractuels, malgré de nombreuses initiatives prises en la matière.

Composée de quatre sénateurs et quatre députés, la délégation parlementaire au renseignement (DPR) a pour mission de contrôler l’action du Gouvernement en matière de renseignement et d’évaluer la politique publique en ce domaine. En 2026, elle a « décidé de consacrer le thème central de son rapport annuel aux transformations en cours au sein de la communauté du renseignement ».

Son 17e rapport annuel montre en effet que les services de renseignement n’ont jamais reçu autant d’argent, et recruté autant d’agents, et rappelle que « les attentats de 2015 ont été le catalyseur de cette prise de conscience de la nécessité de réarmer notre appareil de renseignement ».

Cinq milliards d’euros ont en effet été consacrés au renseignement par la loi de programmation militaire (LPM) 2024 - 2030. L’ensemble des services de renseignement ont ainsi « bénéficié d’une augmentation substantielle de leurs moyens budgétaires et humains, en dépit de la crise des finances publiques que traverse notre pays ».

À la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la moyenne des crédits alloués par la LPM 2019 - 2025 « est en progression de 69 % par rapport à la LPM précédente 2014 - 2018 », et s’est « élevée à 3,3 milliards d’euros sur la période 2019 - 2015 ». La LPM 2024 - 2030 prévoit en outre une ressource en crédits de paiements à hauteur de 4,6 milliards d’euros pour la DGSE, « soit une évolution de + 53 % par rapport à la précédente loi de programmation ».

À la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), le volume de crédits dépensés « a plus que doublé entre 2015 et 2024 », reflétant la priorité fixée en matière de lutte contre le terrorisme après les attentats de 2015. En autorisation d’engagement, le budget de la DGSI est ainsi passé de 41,6 millions d’euros en 2015 à 111,6 millions d’euros en 2024 (+ 168 %). Les crédits de paiement sont quant à eux passés de 44,7 millions d’euros en 2015 à 95,8 millions d’euros en 2025 (+ 114 %).

À la direction du renseignement militaire (DRM), les dépenses de fonctionnement du Service ont « quasiment doublé » entre 2014 et 2024, passant de 24,6 millions d’euros en 2014 à 47,2 millions d’euros en 2024. Si on y ajoute les crédits d’investissements, on atteint un total de dépenses de 62,17 millions en 2024 contre 40,8 millions d’euros dix ans auparavant.

À la direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD), chargée des habilitations et du contre-espionnage militaire, la LPM 2014 - 2019 accordait 77 millions d’euros en crédits de paiement, essentiellement fléchés sur des dépenses de fonctionnement. La LPM 2019 - 2025 avait initialement porté ce montant à 120,7 millions d’euros, avant d’être « fortement réévalué pour atteindre près de 220 millions ».

À la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), les crédits de paiement (fonctionnement et investissement) ont quant à eux quasiment triplé, passant de 10,3 millions d’euros en 2019 à 27,6 millions d’euros en 2024 avec la LPM 2019 - 2025.

+ 79 % d’emplois liés au numérique à la DGSE en 10 ans

Les services de renseignement ont également vu leurs effectifs « augmenter significativement » au cours de la décennie écoulée, sans pour autant préciser combien ils étaient en 2015. Tout juste apprend-on qu’ils sont passés de 14 912 en 2020 à 16 150 agents en 2024, et que la hausse des effectifs de la DGSE et de la DGSI s’élèvent respectivement de 9,08 % et de 10,72 % entre 2020 et 2024, reflétant également un élargissement des profils des recrues :

« Cette hausse du nombre des agents est allée de pair avec une importante diversification des profils recrutés, et une proportion plus importante des personnels civils et des contractuels par rapport aux personnels militaires et aux emplois de fonctionnaires. »

À la DGSE, le nombre d’équivalents temps plein (ETP) est en hausse de 29 % sur 10 ans, mais avec des « disparités importantes puisque les emplois créés dans le secteur du numérique ont progressé de 79 % quand ceux du renseignement n’ont évolué qu’à+ 18 % ».


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Affaire Gisèle Pelicot : le site Cocoland a fermé, et fait une victime collatérale

5 mai 2026 à 13:42
T'as le look, coco
Affaire Gisèle Pelicot : le site Cocoland a fermé, et fait une victime collatérale

La plateforme anonyme de chat utilisée pour recruter les violeurs de Gisèle Pelicot avait brièvement réouvert un clone, qui a depuis été fermé suite aux révélations de Ouest-France. Une erreur de l’AFP a entraîné l’éditeur d’un site homonyme à fermer lui aussi son interface IRC, suite aux amalgames erronés de nombreux médias.

« Cocoland est sous surveillance, au moindre comportement illicite, mise en danger des enfants ou des femmes, ce site sera fermé », assurait ce lundi 4 mai sur France Inter la ministre déléguée chargée de l’IA et du Numérique, Anne Le Hénanff.

Une enquête avait en effet été ouverte la semaine passée suite à la découverte par Ouest-France de la réouverture d’un clone du sinistre site Coco, qui s’était fait connaître du grand public pour avoir été utilisé pendant 10 ans par Dominique Pelicot afin de recruter les violeurs de sa femme Gisèle, après l’avoir sédatée.

Sauf que le clone en question avait déjà été fermé dans la foulée de l’article de Ouest-France, d’une part, et que l’attention médiatique s’est focalisée, d’autre part, sur un site homonyme, mais qui n’avait rien à voir, et qui a lui aussi depuis fermé du fait des « amalgames » véhiculés par de nombreux médias à son sujet.

« Aujourd’hui, cocoland.cc est en ligne »

« Fermée en juin 2024 après avoir été citée dans 23 000 affaires pénales, la plateforme de tchat anonyme Coco resurgit sous une nouvelle adresse URL », révélait Ouest-France le 17 avril dernier, illustrant son article par une photo montrant que « COCOtchat » était accessible via l’URL cocoland.cc :

« Alors que son fondateur est mis en examen pour pédopornographie et proxénétisme aggravé, ce site de discussions, aux caractéristiques techniques et visuelles parfaitement identiques, génère même des revenus publicitaires. »

Créé au début des années 2010 par un entrepreneur d’origine française, Isaac Steidl, Coco.fr avait depuis migré sous le nom de Coco.gg, « avec une adresse sur l’île de Guernesey, des serveurs en Allemagne, un hébergement en Bulgarie ».

La plateforme avait été saisie par Eurojust en juin 2024, et Isaac Steidl, arrêté à Paris en janvier 2025, avait quant à lui été mis en examen pour proxénétisme aggravé, pédopornographie et corruption de mineurs. Or, « aujourd’hui, cocoland.cc est en ligne », révélait Ouest France mi-avril :

« Le site ne cherche même pas à dissimuler sa filiation : ses mentions légales indiquent explicitement que coco.gg était son ancien domaine. L’identité visuelle est identique. Le fonctionnement aussi : gratuit, anonyme, sans inscription. L’utilisateur saisit un pseudonyme et un âge -invérifiable- et accède immédiatement aux salons de discussion. »

Un spécialiste en cybersécurité expliquait en outre à Ouest-France qu’il s’agissait techniquement de la même infrastructure, déplacée vers un nouveau domaine, et que « le site est visiblement architecturé pour résister à une nouvelle fermeture » en étant hébergé chez un prestataire ukrainien, « un dispositif que l’on retrouve chez les opérateurs habitués à fonctionner sous pression juridique » :

« Ce n’est pas un clone, ni un site hommage créé par des tiers. L’architecture technique confirme la continuité opérationnelle : trois serveurs d’images distincts, un serveur vidéo dédié, un système de vérification par SMS, un sous-domaine de traitement des paiements, un environnement de développement et une intégration avec la plateforme Discord. »

Un fâcheux amalgame entre cocoland.cc et cocoland.info

Or, la dépêche AFP consacrée à cette réapparition ne mentionnait pas cocoland.cc, comme le faisait pourtant Ouest-France (dont l’article est derrière un paywall), mais cocoland.info, un site qui existe depuis plus de 10 ans et qui n’a a priori rien à voir avec Isaac Steidl.

Cocoland.info affiche d’ailleurs une « Mise au point officielle » depuis ce vendredi 1er mai, après que « plusieurs médias ont établi un amalgame » entre ce domaine et celui de cocoland.cc :

« Cocoland.info n’entretient aucun lien — juridique, technique ou humain — avec le site fermé par la justice, ni avec tout autre site reprenant son concept. »

Son éditeur rappelle que cocoland.info « est en ligne depuis 2009 ». On en retrouve une première trace en août 2011 sur la Wayback Machine d’archive.org, avec un « © 2009 », ce que souligne d’ailleurs l’éditeur de cocoland.info qui précise être « pleinement disposé à coopérer avec toute autorité judiciaire ou administrative souhaitant vérifier la nature, le contenu et l’ancienneté de ce site » :

« Son histoire, son contenu et son évolution sur plus de quinze ans sont intégralement consultables et vérifiables via la Wayback Machine (Internet Archive), ainsi qu’à travers les enregistrements publics successifs du nom de domaine (historique WHOIS). Ces éléments établissent que cocoland.info n’est PAS une réouverture du site fermé par la justice : il existait, sous cette forme et à cette adresse, bien avant que ce dernier ne soit fermé en 2024. »

De plus, et contrairement à coco.gg, « cocoland.info n’a jamais hébergé de plateforme de discussion ». Il intégrait en effet via iframe un applet IRC hébergé par le réseau EuropNet, « un réseau IRC public indépendant, donnant ainsi accès aux salons de discussion EuropNet » de « tchat gratuit sans inscription » :

« Ce service de tchat était intégralement opéré et modéré par EuropNet. Les échanges transitaient exclusivement par leurs serveurs. L’éditeur de cocoland.info n’avait aucun accès technique au contenu des conversations, ni aucune autorité sur la modération du réseau tiers. »

Le tchat a depuis été désactivé : « À la suite de cet amalgame médiatique, EuropNet a pris l’initiative de désactiver l’accès à son applet pour le domaine cocoland.info ».

Cocoland.cc avait en outre lui aussi été fermé suite aux révélations de Ouest-France

cocoland.cc avait lui aussi été désactivé la semaine passée, et n’affiche plus désormais qu’une interface proposant cinq « Mini Games ». Une mention « © 2014 Cocoland » laisse entendre qu’il aurait pu exister depuis des années, mais sans que nous puissions le vérifier, l’URL ayant été exclue de la Wayback Machine d’archive.org.

Sur X.com, plusieurs internautes avaient évoqué la réouverture de cocoland.cc depuis décembre dernier, dont l’un qui, en réponse à un tweet de la @Gendarmerie, précisait avoir alerté Pharos qu’on y trouvait des annonces de mineures prostituées disant avoir 15 ans.

Affaire Gisèle Pelicot : le site Cocoland a fermé, et fait une victime collatérale

5 mai 2026 à 13:42
T'as le look, coco
Affaire Gisèle Pelicot : le site Cocoland a fermé, et fait une victime collatérale

La plateforme anonyme de chat utilisée pour recruter les violeurs de Gisèle Pelicot avait brièvement réouvert un clone, qui a depuis été fermé suite aux révélations de Ouest-France. Une erreur de l’AFP a entraîné l’éditeur d’un site homonyme à fermer lui aussi son interface IRC, suite aux amalgames erronés de nombreux médias.

« Cocoland est sous surveillance, au moindre comportement illicite, mise en danger des enfants ou des femmes, ce site sera fermé », assurait ce lundi 4 mai sur France Inter la ministre déléguée chargée de l’IA et du Numérique, Anne Le Hénanff.

Une enquête avait en effet été ouverte la semaine passée suite à la découverte par Ouest-France de la réouverture d’un clone du sinistre site Coco, qui s’était fait connaître du grand public pour avoir été utilisé pendant 10 ans par Dominique Pelicot afin de recruter les violeurs de sa femme Gisèle, après l’avoir sédatée.

Sauf que le clone en question avait déjà été fermé dans la foulée de l’article de Ouest-France, d’une part, et que l’attention médiatique s’est focalisée, d’autre part, sur un site homonyme, mais qui n’avait rien à voir, et qui a lui aussi depuis fermé du fait des « amalgames » véhiculés par de nombreux médias à son sujet.

« Aujourd’hui, cocoland.cc est en ligne »

« Fermée en juin 2024 après avoir été citée dans 23 000 affaires pénales, la plateforme de tchat anonyme Coco resurgit sous une nouvelle adresse URL », révélait Ouest-France le 17 avril dernier, illustrant son article par une photo montrant que « COCOtchat » était accessible via l’URL cocoland.cc :

« Alors que son fondateur est mis en examen pour pédopornographie et proxénétisme aggravé, ce site de discussions, aux caractéristiques techniques et visuelles parfaitement identiques, génère même des revenus publicitaires. »

Créé au début des années 2010 par un entrepreneur d’origine française, Isaac Steidl, Coco.fr avait depuis migré sous le nom de Coco.gg, « avec une adresse sur l’île de Guernesey, des serveurs en Allemagne, un hébergement en Bulgarie ».

La plateforme avait été saisie par Eurojust en juin 2024, et Isaac Steidl, arrêté à Paris en janvier 2025, avait quant à lui été mis en examen pour proxénétisme aggravé, pédopornographie et corruption de mineurs. Or, « aujourd’hui, cocoland.cc est en ligne », révélait Ouest France mi-avril :

« Le site ne cherche même pas à dissimuler sa filiation : ses mentions légales indiquent explicitement que coco.gg était son ancien domaine. L’identité visuelle est identique. Le fonctionnement aussi : gratuit, anonyme, sans inscription. L’utilisateur saisit un pseudonyme et un âge -invérifiable- et accède immédiatement aux salons de discussion. »

Un spécialiste en cybersécurité expliquait en outre à Ouest-France qu’il s’agissait techniquement de la même infrastructure, déplacée vers un nouveau domaine, et que « le site est visiblement architecturé pour résister à une nouvelle fermeture » en étant hébergé chez un prestataire ukrainien, « un dispositif que l’on retrouve chez les opérateurs habitués à fonctionner sous pression juridique » :

« Ce n’est pas un clone, ni un site hommage créé par des tiers. L’architecture technique confirme la continuité opérationnelle : trois serveurs d’images distincts, un serveur vidéo dédié, un système de vérification par SMS, un sous-domaine de traitement des paiements, un environnement de développement et une intégration avec la plateforme Discord. »

Un fâcheux amalgame entre cocoland.cc et cocoland.info

Or, la dépêche AFP consacrée à cette réapparition ne mentionnait pas cocoland.cc, comme le faisait pourtant Ouest-France (dont l’article est derrière un paywall), mais cocoland.info, un site qui existe depuis plus de 10 ans et qui n’a a priori rien à voir avec Isaac Steidl.

Cocoland.info affiche d’ailleurs une « Mise au point officielle » depuis ce vendredi 1er mai, après que « plusieurs médias ont établi un amalgame » entre ce domaine et celui de cocoland.cc :

« Cocoland.info n’entretient aucun lien — juridique, technique ou humain — avec le site fermé par la justice, ni avec tout autre site reprenant son concept. »

Son éditeur rappelle que cocoland.info « est en ligne depuis 2009 ». On en retrouve une première trace en août 2011 sur la Wayback Machine d’archive.org, avec un « © 2009 », ce que souligne d’ailleurs l’éditeur de cocoland.info qui précise être « pleinement disposé à coopérer avec toute autorité judiciaire ou administrative souhaitant vérifier la nature, le contenu et l’ancienneté de ce site » :

« Son histoire, son contenu et son évolution sur plus de quinze ans sont intégralement consultables et vérifiables via la Wayback Machine (Internet Archive), ainsi qu’à travers les enregistrements publics successifs du nom de domaine (historique WHOIS). Ces éléments établissent que cocoland.info n’est PAS une réouverture du site fermé par la justice : il existait, sous cette forme et à cette adresse, bien avant que ce dernier ne soit fermé en 2024. »

De plus, et contrairement à coco.gg, « cocoland.info n’a jamais hébergé de plateforme de discussion ». Il intégrait en effet via iframe un applet IRC hébergé par le réseau EuropNet, « un réseau IRC public indépendant, donnant ainsi accès aux salons de discussion EuropNet » de « tchat gratuit sans inscription » :

« Ce service de tchat était intégralement opéré et modéré par EuropNet. Les échanges transitaient exclusivement par leurs serveurs. L’éditeur de cocoland.info n’avait aucun accès technique au contenu des conversations, ni aucune autorité sur la modération du réseau tiers. »

Le tchat a depuis été désactivé : « À la suite de cet amalgame médiatique, EuropNet a pris l’initiative de désactiver l’accès à son applet pour le domaine cocoland.info ».

Cocoland.cc avait en outre lui aussi été fermé suite aux révélations de Ouest-France

cocoland.cc avait lui aussi été désactivé la semaine passée, et n’affiche plus désormais qu’une interface proposant cinq « Mini Games ». Une mention « © 2014 Cocoland » laisse entendre qu’il aurait pu exister depuis des années, mais sans que nous puissions le vérifier, l’URL ayant été exclue de la Wayback Machine d’archive.org.

Sur X.com, plusieurs internautes avaient évoqué la réouverture de cocoland.cc depuis décembre dernier, dont l’un qui, en réponse à un tweet de la @Gendarmerie, précisait avoir alerté Pharos qu’on y trouvait des annonces de mineures prostituées disant avoir 15 ans.

Vols de données : les pirates ciblent la France (ou le font croire) pour se venger

4 mai 2026 à 10:40
Pokémon G.O.
Vols de données : les pirates ciblent la France (ou le font croire) pour se venger

Le rapport annuel sur la cybercriminalité du commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace évoque une « recrudescence significative » de revendications de piratages d’entités françaises. Elles s’inscriraient dans une « logique manifeste de représailles à l’encontre des autorités françaises » en réponse à la fermeture de plusieurs forums et places de marché de revente de données volées, et aux arrestations de plusieurs pirates informatiques français.

Contrairement à ce que pourrait laisser croire la déferlante de « fuites » et de « breaches » observée ces derniers mois, les ventes de données volées ne représentent que 30 % seulement des cyberattaques identifiées en 2025 par le commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace (COMCYBER-MI), contre 53 % d’attaques DDoS, 13 % de rançongiciels, 2,1 % d’intrusions dans un SCADA (pour Système de contrôle et d’acquisition de données industriel), et 1,4 % de défigurations de sites web.

Ces attaques émanent majoritairement de profils « hacktivistes », motivés par des considérations politiques ou religieuses, et représentent 60 % des cyberattaques, le profit financier (escompté tant par les voleurs et brokers de données que par ceux qui exploitent des rançongiciels) ne représentant quant à lui que 39 % du total.

Les chiffres émanent du rapport annuel sur la cybercriminalité 2026 du COMCYBER-MI, dont le Centre d’analyse des cybermenaces (CECyber) est chargé d’observer et d’analyser l’évolution des modes d’action employés par les acteurs cybercriminels. Il a recensé 1 347 revendications ou annonces de cyberattaques visant la France (rançongiciels, hacktivisme et ventes de données volées principalement) en 2025, contre 1 062 en 2024.

« Cette hausse significative de 27% revêt une signification particulière », souligne le CECyber. En 2024, une série d’événements à forte portée médiatique, tels que les Jeux olympiques et paralympiques de Paris ou encore l’interpellation du fondateur de Telegram, Pavel Durov, avaient en effet entraîné une augmentation du nombre des cyberattaques. Le nombre de défigurations de sites web a ainsi chuté de 154 cas recensés en 2024 à 19 en 2025.

Pour autant, et malgré l’absence d’évènement de cette ampleur, le niveau global d’activité observé est supérieur à 2024, ce qui « traduit une pression cyber durable et structurelle ».

Une instabilité résultant de la concurrence accrue d’acteurs peu qualifiés

Paradoxalement, cette « hausse significative » témoigne aussi de la pression accrue des services de police judiciaire à l’encontre des auteurs et acteurs impliqués dans ces cyberattaques, « parfois très jeunes », explique le CECyber :


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L’IA de Doctrine.fr a « halluciné » une décision de la CEDH qui disait tout le contraire

29 avril 2026 à 14:14
Dur(AI)ex, sed lex
L’IA de Doctrine.fr a « halluciné » une décision de la CEDH qui disait tout le contraire

Une contributrice de Wikipédia a découvert que l’IA de Doctrine.fr avait « halluciné » que la Cour européenne des droits de l’homme avait « rejeté » la requête d’un plaidant. Or, la CEDH l’avait non seulement acceptée, mais la France avait en outre été condamnée à lui verser des indemnités. Doctrine.fr, qui vient d’entrer en négociations pour un rachat par le géant britannique RELX, nous répond que « d’après nos benchmarks, les hallucinations sont résiduelles ».

Sur son site, Doctrine.fr se présente comme « La 1re plateforme d’IA juridique », qui « soulage les avocats et juristes des tâches répétitives et chronophages d’analyse du dossier, recherche juridique et rédaction pour qu’ils sécurisent leur positions juridiques et gagnent en productivité » :

« Notre IA a été spécialement entraînée sur de l’information juridique à reproduire le raisonnement d’un juriste. Nos chatbots citent systématiquement leurs sources, des références juridiques à forte valeur ajoutée. Nos outils de productivité ont été pensés pour coller au plus près des besoins des professionnels. Nous ne laissons rien au hasard. »

En mars 2025, Doctrine rajoutait une « synthèse claire et visuelle », générée par IA, sur des millions de pages de décisions, résumant les arguments invoqués par les parties, s’ils avaient été acceptés ou rejetés, et pour quels motifs. Ces synthèses précisent que « Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude. », tout en proposant un lien pour « Signaler une erreur dans le résumé ».

Capture d’écran des synthèses de décisions générées par IA sur Doctrine.fr

La semaine passée, Pa2chant.bis, une contributrice de Wikipédia, s’étonnait, sur le Bistro de l’encyclopédie, de découvrir que la « synthèse claire et visuelle » d’une décision de la CEDH sur Doctrine.fr indiquait que le recours d’un plaignant avait été « rejeté » au motif que « le requérant avait eu l’opportunité de se défendre sur les faits qui lui étaient reprochés ».

« Soit exactement le contraire » de ce qu’indiquait l’article Wikipédia consacré au plaignant, l’homme d’affaires franco-suisse Alain Duménil, qui mentionnait pourtant précisément Doctrine.fr comme source, déplore Pa2chant.bis :

« Cet argument, signalé comme étant à contrôler car généré par IA, ne figure pas dans le texte d’origine. Il est juste développé dans un encart mentionnant qu’il a été « résumé par IA ». J’ai cru un instant à un détournement de sources. Or quand on va chercher la source primaire contenant ce jugement, on voit que c’est l’IA qui a inventé la conclusion, en donnant le contraire exact de la décision. »

La requête du plaignant, introduite en 2013, avait non seulement bien été communiquée à la CEDH en 2019, mais cette dernière avait également condamné la France à lui verser 15 000 € « pour frais et dépens ».

« Cela me semble d’autant plus rédhibitoire pour un site juridique qu’il faut un temps fou pour retrouver, ailleurs, la décision, le site doctrine promettant un accès au pdf d’origine en échange d’un abonnement gratuit mais demandant finalement en plus la communication de son numéro de téléphone », déplore Pa2chant.bis : « Bref, je pense qu’on devrait dorénavant se passer des services de ce site. Qu’en pensez-vous ? ».

« L’IA sert à gagner du temps, pas à remplacer la réflexion humaine »

« Aucune intelligence, humaine ou artificielle, n’est infaillible, ce pourquoi nous précisons clairement sur chaque contenu généré par IA que cela a été le cas, et que nous invitons les utilisateurs à en vérifier l’exactitude », lui a répondu Hugo Ruggieri, qui précise sur son profil Wikipédia qu’il est directeur juridique et affaires publiques de Doctrine :


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