Lors de son interrogatoire, Delphine Pinto, 48 ans, a assuré mercredi n’avoir «jamais commandité le meurtre» de son époux, tout en ayant pu «souhaiter sa mort» et le faire savoir à son amant.
Cinq ans de prison dont un avec sursis ont été requis contre le fils adulte de Delphine Pinto, né d’une précédente union et jugé pour avoir été informé des projets criminels.
Dans l’affaire Lyhanna, la plainte qui concentre les critiques avait été déposée le 22 août 2025 par la mère d’une fillette de 11 ans pour des faits de viols commis entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile du suspect, Jérôme B.
Au-delà du sort réservé à Christophe Ellul, cet épilogue judiciaire était également attendu pour la décision concernant Curtis, devenu symbole dans le débat sur les chiens dangereux. L’avocat de la défense envisage de faire appel.
DÉCRYPTAGE - Mis en examen notamment pour viol, le chanteur a échappé à la détention provisoire. L’artiste ayant l’essentiel de ses attaches en France, les juges ont estimé que le risque de fuite à l’étranger était limité.
Les deux hommes de 20 et 27 ans mis en examen dans le cadre de cette enquête étaient jusqu’à présent poursuivis pour «meurtre aggravé par l’état d’ivresse manifeste», crime faisant encourir la réclusion criminelle à perpétuité.
Des messages sur WhatsApp datant de 2019 attesteraient de la connaissance d’un risque d’incendie par Jessica Moretti en cas de contact des étincelles de bougies «fontaine» avec le mobilier, la moquette ou la mousse insonorisante au plafond du sous-sol du bar de la station de ski suisse.
Le chanteur de 67 ans a été mis en examen pour quatre affaires survenues entre 2010 et 2019. Il a été placé sous le statut, plus favorable, de témoin assisté dans quatre autres dossiers.
PORTRAIT - Derrière la mort de la jeune Lyhanna et l’enquête sur le principal suspect Jérôme Barella, se profile une famille entière rattrapée par la justice. Son frère Yannick a été mis en examen ce mercredi pour viols sur mineur et viols conjugaux, et placé sous contrôle judiciaire.
DÉCRYPTAGE - Une information erronée a circulé sur le stock d’enquêtes criminelles de la brigade de proximité de Lectoure, chargée d’enquêter sur les viols de la petite Rosa. Reste que la mort de Lyhanna est «un échec», selon le directeur général de la gendarmerie.
«À l’issue de son interrogatoire de première comparution au cours duquel il a exercé son droit au silence, Yannick B. a été mis en examen», a déclaré le procureur dans un communiqué.
Des manifestants se rassemblent près du palais de justice de Paris, en France, le 8 juin 2026, dans le cadre d’appels à manifester lancés à l’échelle nationale pour dénoncer la manière dont le système pénal a traité les plaintes antérieures impliquant des enfants victimes et visant le principal suspect dans le meurtre de Lyhanna, âgée de 11 ans.
Le corps meurtri de la petite Lyhanna, onze ans, a été retrouvé près de Fleurance (Gers), jeudi 4 juin, après six jours d’intenses recherches. Le principal suspect, Jérôme Barella, était pourtant bien connu des autorités.
Le procureur de la République a requis le placement en détention provisoire du chanteur. Me Guedj Benayoun, l’avocate de plusieurs plaignantes, s’est dite «surprise» de ces réquisitions au micro de RTL.
Les faits qui lui sont reprochés ont eu lieu entre 2010 et 2019 et concernent 9 victimes. D’autres faits prescrits concernant 13 autres victimes ont également été joints au dossier de l’information judiciaire.
L’enterrement aura lieu à 14h30 au cimetière de Fleurance, la ville où Lyhanna était scolarisée et où une marche blanche a rassemblé 6000 personnes dimanche.
ENQUÊTE - C’est au sein d’un club de sport d’Auch que le principal suspect du meurtre de Lyhanna se serait immiscé dans le quotidien de Rosa, 11 ans, avant que la famille ne dépose plainte contre lui pour viols. Pour d’autres, il aurait profité de soirées pyjama avec ses filles.
Les personnels du tribunal d’Auch mettent en cause «un discours politique décomplexé» émanant de «personnalités politiques placées au plus haut niveau de responsabilité», conduisant à la «vindicte populaire».
Des manifestants protestent contre la manière dont la justice a traité des plaintes antérieures visant le principal suspect du meurtre de Lyhanna, près du tribunal de Paris, le 8 juin 2026.