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Sécurité : OpenAI veut « patcher la planète »

23 juin 2026 à 10:32
Patch the world, make it a better place
Sécurité : OpenAI veut « patcher la planète »

OpenAI étend le front de guerre sur la cybersécurité avec une extension de son programme Daybreak. L’entreprise a fait plusieurs annonces, dont le lancement d’une version finale pour son modèle dédié GPT-5.5-Cyber et l’initiative Patch the Planet destinée au monde de l’open source.

En mai, OpenAI lançait Daybreak, une plateforme de cybersécurité conçue pour rassembler tous les produits et services de l’entreprise dans ce domaine. On y trouvait notamment trois modèles combinés à Codex Security : le GPT-5.5 classique, le même avec l’option Trusted Access for Cyber (TAC) et GPT-5.5-Cyber, alors en préversion. Plus on grimpe dans les modèles, plus l’outil se veut puissant, et plus les vérifications sont importantes.

Ce 22 juin, OpenAI a annoncé une importante extension de sa plateforme et veut clairement doubler Anthropic sur le devant de la scène.

Un GPT-5.5-Cyber mis à jour

On commence avec une nouvelle version du modèle GPT-5.5-Cyber, qu’OpenAI décrit bien sûr comme plus puissante. Il est présenté par l’entreprise comme le plus puissant et le plus permissif « pour des travaux avancés et autorisés en cybersécurité ».

« C’est notre modèle le plus solide à ce jour pour trouver et aider à corriger les vulnérabilités logicielles, tout en conservant l’intelligence polyvalente de GPT-5.5 et sa capacité à travailler sur des tâches longues et complexes », affirme OpenAI.

L’analyse se veut notamment plus profonde sur les grandes bases de code. Selon OpenAI, GPT-5.5-Cyber peut identifier les composants importants pour la sécurité, trouver le code vulnérable, identifier et valider les problèmes probables dans des environnements contrôlés, développer et tester des correctifs, ou encore préparer des preuves pour des examens humains.

Pour l’entreprise, il n’est plus question de seulement détecter les problèmes, mais d’aider les développeurs à « traverser toute la boucle de remédiation ». En clair, faciliter l’intégralité du processus allant de la détection à la correction.

OpenAI aligne évidemment des scores issus de benchmarks. Sur CyberGym (qui mesure la capacité d’un agent à reproduire des vulnérabilités connues dans des environnements logiciels), GPT-5.5-Cyber a obtenu 85,6 %, contre 81,8 % pour GPT-5.5 classique, mais surtout contre 83,6 % pour Mythos 5. OpenAI n’évoque pas le grand concurrent dans son communiqué, mais le score apparaît quand même dans un tableau. Sur deux autres benchmarks, ExploitGym et SEC Bench Pro, GPT-5.5-Cyber obtient respectivement 39,5 % et 69,8 %, contre 29,95 % et 63,1 % pour GPT-5.5. Pas question de modèles concurrents cette fois.

La société indique dialoguer avec le gouvernement américain sur son approche cyber. Elle déclare travailler en collaboration avec le Center for AI Standards and Innovation (CAISI) sur les tests préalables au déploiement de GPT-5.5 et 5.5-Cyber, avec le Bureau du Directeur national de la cybersécurité (ONCD) et avec l’Office de la politique scientifique et technologique (OSTP) sur la mise en œuvre du décret présidentiel du 2 juin sur l’IA.

OpenAI ajoute que la combinaison GPT-5.5 avec Trusted Access for Cyber et Codex Security constitue un « bon point de départ ». Le duo a aidé à identifier et à valider des failles dans diverses bases de code, dont Firefox, V8, Safari, OpenBSD, FreeBSD et les implémentations HTTP/2.

Quant à GPT-5.5-Cyber, il est destiné « aux défenseurs vérifiés dont le travail autorisé nécessite nos capacités cyber les plus avancées et un comportement plus permissif, associé à une vérification, un suivi, des contrôles et une révision plus stricts ». En d’autres termes, le même type d’acceptation sur dossier que pour Mythos chez Anthropic.

Patch the Planet : l’offensive sur l’open source

Autre initiative d’OpenAI, particulièrement intéressante celle-là : Patch the Planet. Créée avec Trail of Bits et en partenariat avec plusieurs structures comme HackerOne, elle vise à financer des chercheurs en sécurité reconnus et à les équiper avec Codec Security pour travailler directement avec les mainteneurs de code open source.

OpenAI cite une étude de la Linux Foundation et d’Harvard selon laquelle 94 % des projets open source les plus utilisés ont moins de dix personnes responsables de plus de 90 % du code ajouté sur une année. « Les logiciels open source alimentent des produits, des services publics, des outils pour développeurs et des infrastructures critiques à travers les secteurs. Une vulnérabilité dans une bibliothèque réseau largement utilisée peut affecter des milliers de systèmes en aval », déclare OpenAI.

Le processus suit un cheminement spécifique : une consultation entre les chercheurs et les mainteneurs, la définition par ces derniers des priorités et préférences, puis la prise en charge par les chercheurs du travail. Ce dernier comprend la validation et la déduplication des vulnérabilités et correctifs avant qu’ils atteignent les mainteneurs, réduisant d’autant leur charge.

« Les projets participants reçoivent ChatGPT Pro, un accès conditionnel à Codex Security, ainsi que des crédits API pour le développement principal, l’automatisation des mainteneurs et les flux de travail de publication », ajoute OpenAI. Pour plusieurs projets, le « sprint initial » (5 jours) aurait montré des centaines de problèmes. Des dizaines de correctifs auraient été fusionnés avec d’autres en cours. Trail of Bits a également publié un communiqué sur le sujet.

Reste à voir maintenant si l’initiative tiendra ses promesses et si les conditions d’accès ou encore les crédits seront modifiés par la suite. OpenAI frappe en tout cas là où de gros problèmes ont été révélés ces dernières années, notamment le manque de financement, de mainteneurs et la gestion de la sécurité. On se souvient aussi que l’IA a un impact négatif sur les mainteneurs, le nombre de signalements augmentant drastiquement, comme s’en était plainte l’équipe de FFmpeg.

La cybersécurité pour presque tous

OpenAI annonce également des collaborations « étroites » avec des gouvernements et institutions du monde entier, avec l’objectif de renforcer leur niveau de cybersécurité. Courant mai, la France a ainsi obtenu un partenariat pour GPT-5.5 avec Trusted Access for Cyber, de même que l’Australie, le Canada, l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et des institutions européennes comme l’ENISA, l’agence de cybersécurité de l’Union.

La question de la souveraineté n’est pas abordée par OpenAI. Mi-mai, cette facette a été directement mise en avant par Mistral, via son CEO Arthur Mensch, qui accusait notamment Anthropic – sans le nommer – de verser dans le « marketing de la peur ». Le message de l’entreprise française était clair : « Vous ne pouvez pas avoir les bases de données et le code de l’armée française scannés par Mythos. Ça crée une dépendance tellement irrémédiable qu’il faut absolument trouver des solutions ». Et Mistral a assuré qu’elle en aurait bientôt à proposer.

Mistral prépare son IA chasseuse de failles, Microsoft déploie déjà son armée d’agents

Cette question se pose d’autant plus que les ambitions d’OpenAI sont claires. Parmi les annonces du 22 juin, la société indique ainsi qu’elle va travailler directement avec des « opérateurs éligibles d’infrastructures critiques, y compris les réseaux gouvernementaux ». OpenAI veut être en mesure de proposer des « garanties adaptées » et devenir ainsi un acteur incontournable de la cybersécurité. Incontournable probablement au point que l’industrie logicielle ne pourra bientôt plus se passer de l’IA pour la recherche et la correction de failles de sécurité.

Sécurité : OpenAI veut « patcher la planète »

23 juin 2026 à 10:32
Patch the world, make it a better place
Sécurité : OpenAI veut « patcher la planète »

OpenAI étend le front de guerre sur la cybersécurité avec une extension de son programme Daybreak. L’entreprise a fait plusieurs annonces, dont le lancement d’une version finale pour son modèle dédié GPT-5.5-Cyber et l’initiative Patch the Planet destinée au monde de l’open source.

En mai, OpenAI lançait Daybreak, une plateforme de cybersécurité conçue pour rassembler tous les produits et services de l’entreprise dans ce domaine. On y trouvait notamment trois modèles combinés à Codex Security : le GPT-5.5 classique, le même avec l’option Trusted Access for Cyber (TAC) et GPT-5.5-Cyber, alors en préversion. Plus on grimpe dans les modèles, plus l’outil se veut puissant, et plus les vérifications sont importantes.

Ce 22 juin, OpenAI a annoncé une importante extension de sa plateforme et veut clairement doubler Anthropic sur le devant de la scène.

Un GPT-5.5-Cyber mis à jour

On commence avec une nouvelle version du modèle GPT-5.5-Cyber, qu’OpenAI décrit bien sûr comme plus puissante. Il est présenté par l’entreprise comme le plus puissant et le plus permissif « pour des travaux avancés et autorisés en cybersécurité ».

« C’est notre modèle le plus solide à ce jour pour trouver et aider à corriger les vulnérabilités logicielles, tout en conservant l’intelligence polyvalente de GPT-5.5 et sa capacité à travailler sur des tâches longues et complexes », affirme OpenAI.

L’analyse se veut notamment plus profonde sur les grandes bases de code. Selon OpenAI, GPT-5.5-Cyber peut identifier les composants importants pour la sécurité, trouver le code vulnérable, identifier et valider les problèmes probables dans des environnements contrôlés, développer et tester des correctifs, ou encore préparer des preuves pour des examens humains.

Pour l’entreprise, il n’est plus question de seulement détecter les problèmes, mais d’aider les développeurs à « traverser toute la boucle de remédiation ». En clair, faciliter l’intégralité du processus allant de la détection à la correction.

OpenAI aligne évidemment des scores issus de benchmarks. Sur CyberGym (qui mesure la capacité d’un agent à reproduire des vulnérabilités connues dans des environnements logiciels), GPT-5.5-Cyber a obtenu 85,6 %, contre 81,8 % pour GPT-5.5 classique, mais surtout contre 83,6 % pour Mythos 5. OpenAI n’évoque pas le grand concurrent dans son communiqué, mais le score apparaît quand même dans un tableau. Sur deux autres benchmarks, ExploitGym et SEC Bench Pro, GPT-5.5-Cyber obtient respectivement 39,5 % et 69,8 %, contre 29,95 % et 63,1 % pour GPT-5.5. Pas question de modèles concurrents cette fois.

La société indique dialoguer avec le gouvernement américain sur son approche cyber. Elle déclare travailler en collaboration avec le Center for AI Standards and Innovation (CAISI) sur les tests préalables au déploiement de GPT-5.5 et 5.5-Cyber, avec le Bureau du Directeur national de la cybersécurité (ONCD) et avec l’Office de la politique scientifique et technologique (OSTP) sur la mise en œuvre du décret présidentiel du 2 juin sur l’IA.

OpenAI ajoute que la combinaison GPT-5.5 avec Trusted Access for Cyber et Codex Security constitue un « bon point de départ ». Le duo a aidé à identifier et à valider des failles dans diverses bases de code, dont Firefox, V8, Safari, OpenBSD, FreeBSD et les implémentations HTTP/2.

Quant à GPT-5.5-Cyber, il est destiné « aux défenseurs vérifiés dont le travail autorisé nécessite nos capacités cyber les plus avancées et un comportement plus permissif, associé à une vérification, un suivi, des contrôles et une révision plus stricts ». En d’autres termes, le même type d’acceptation sur dossier que pour Mythos chez Anthropic.

Patch the Planet : l’offensive sur l’open source

Autre initiative d’OpenAI, particulièrement intéressante celle-là : Patch the Planet. Créée avec Trail of Bits et en partenariat avec plusieurs structures comme HackerOne, elle vise à financer des chercheurs en sécurité reconnus et à les équiper avec Codec Security pour travailler directement avec les mainteneurs de code open source.

OpenAI cite une étude de la Linux Foundation et d’Harvard selon laquelle 94 % des projets open source les plus utilisés ont moins de dix personnes responsables de plus de 90 % du code ajouté sur une année. « Les logiciels open source alimentent des produits, des services publics, des outils pour développeurs et des infrastructures critiques à travers les secteurs. Une vulnérabilité dans une bibliothèque réseau largement utilisée peut affecter des milliers de systèmes en aval », déclare OpenAI.

Le processus suit un cheminement spécifique : une consultation entre les chercheurs et les mainteneurs, la définition par ces derniers des priorités et préférences, puis la prise en charge par les chercheurs du travail. Ce dernier comprend la validation et la déduplication des vulnérabilités et correctifs avant qu’ils atteignent les mainteneurs, réduisant d’autant leur charge.

« Les projets participants reçoivent ChatGPT Pro, un accès conditionnel à Codex Security, ainsi que des crédits API pour le développement principal, l’automatisation des mainteneurs et les flux de travail de publication », ajoute OpenAI. Pour plusieurs projets, le « sprint initial » (5 jours) aurait montré des centaines de problèmes. Des dizaines de correctifs auraient été fusionnés avec d’autres en cours. Trail of Bits a également publié un communiqué sur le sujet.

Reste à voir maintenant si l’initiative tiendra ses promesses et si les conditions d’accès ou encore les crédits seront modifiés par la suite. OpenAI frappe en tout cas là où de gros problèmes ont été révélés ces dernières années, notamment le manque de financement, de mainteneurs et la gestion de la sécurité. On se souvient aussi que l’IA a un impact négatif sur les mainteneurs, le nombre de signalements augmentant drastiquement, comme s’en était plainte l’équipe de FFmpeg.

La cybersécurité pour presque tous

OpenAI annonce également des collaborations « étroites » avec des gouvernements et institutions du monde entier, avec l’objectif de renforcer leur niveau de cybersécurité. Courant mai, la France a ainsi obtenu un partenariat pour GPT-5.5 avec Trusted Access for Cyber, de même que l’Australie, le Canada, l’Allemagne, le Japon, la République de Corée et des institutions européennes comme l’ENISA, l’agence de cybersécurité de l’Union.

La question de la souveraineté n’est pas abordée par OpenAI. Mi-mai, cette facette a été directement mise en avant par Mistral, via son CEO Arthur Mensch, qui accusait notamment Anthropic – sans le nommer – de verser dans le « marketing de la peur ». Le message de l’entreprise française était clair : « Vous ne pouvez pas avoir les bases de données et le code de l’armée française scannés par Mythos. Ça crée une dépendance tellement irrémédiable qu’il faut absolument trouver des solutions ». Et Mistral a assuré qu’elle en aurait bientôt à proposer.

Mistral prépare son IA chasseuse de failles, Microsoft déploie déjà son armée d’agents

Cette question se pose d’autant plus que les ambitions d’OpenAI sont claires. Parmi les annonces du 22 juin, la société indique ainsi qu’elle va travailler directement avec des « opérateurs éligibles d’infrastructures critiques, y compris les réseaux gouvernementaux ». OpenAI veut être en mesure de proposer des « garanties adaptées » et devenir ainsi un acteur incontournable de la cybersécurité. Incontournable probablement au point que l’industrie logicielle ne pourra bientôt plus se passer de l’IA pour la recherche et la correction de failles de sécurité.

☕️ ChatGPT va illustrer ses réponses avec les photos de Getty Images

22 juin 2026 à 13:47


Les résultats d’une recherche web sur ChatGPT pourront désormais s’enrichir d’images provenant du catalogue Getty. L’agence photo états-unienne a annoncé un accord avec OpenAI qui permet au chatbot d’utiliser des contenus de la banque d’images dans ses réponses.

« Des contenus visuels de haute qualité et sous licence rendent la recherche et la découverte alimentées par l’IA plus utiles et plus fiables », explique Craig Peters, directeur général de Getty Images. « Ce partenariat avec OpenAI reflète cette conviction commune, et ensemble nous offrirons des expériences visuelles plus riches aux utilisateurs de ChatGPT. »

C’est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de ChatGPT qui s’en servent comme moteur de recherche. Ils pourront bénéficier d’une iconographie plus riche, qui ne fera pas appel à des images générées par IA. Pour OpenAI, c’est également tout bénéfice : générer des images photoréalistes coûte cher en ressources, et les résultats ne sont évidemment jamais à la hauteur des photos originales (elles peuvent aussi alimenter la désinformation).

Mais c’est surtout pour Getty que l’accord est intéressant, en particulier pour son cours de Bourse : l’action de l’entreprise a en effet dévissé de 55 % depuis le début de l’année. Les investisseurs craignent que les images générées par ChatGPT et les autres IA ne finissent par remplacer purement et simplement les agences photo.

L’annonce de l’accord avec OpenAI a permis à l’action de rebondir de plus de 100 % en pre-market. On ignore les conditions financières du deal, qui ne précise pas si le labo IA pourra entraîner ses modèles avec la bibliothèque de Getty. L’agence a déjà eu maille à partir avec un labo IA, en l’occurrence Stability AI, créateur de Stable Diffusion. Une plainte avait été déposée en 2023 à Londres.

La même année, Getty lançait un nouvel outil de génération d’images entraîné à partir de son énorme fonds photos (hors photos d’actualités). En octobre 2025, Getty accordait ses violons avec Perplexity afin que le moteur IA de réponses puisse exploiter la banque de photos.

☕️ ChatGPT va illustrer ses réponses avec les photos de Getty Images

22 juin 2026 à 13:47


Les résultats d’une recherche web sur ChatGPT pourront désormais s’enrichir d’images provenant du catalogue Getty. L’agence photo états-unienne a annoncé un accord avec OpenAI qui permet au chatbot d’utiliser des contenus de la banque d’images dans ses réponses.

« Des contenus visuels de haute qualité et sous licence rendent la recherche et la découverte alimentées par l’IA plus utiles et plus fiables », explique Craig Peters, directeur général de Getty Images. « Ce partenariat avec OpenAI reflète cette conviction commune, et ensemble nous offrirons des expériences visuelles plus riches aux utilisateurs de ChatGPT. »

C’est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de ChatGPT qui s’en servent comme moteur de recherche. Ils pourront bénéficier d’une iconographie plus riche, qui ne fera pas appel à des images générées par IA. Pour OpenAI, c’est également tout bénéfice : générer des images photoréalistes coûte cher en ressources, et les résultats ne sont évidemment jamais à la hauteur des photos originales (elles peuvent aussi alimenter la désinformation).

Mais c’est surtout pour Getty que l’accord est intéressant, en particulier pour son cours de Bourse : l’action de l’entreprise a en effet dévissé de 55 % depuis le début de l’année. Les investisseurs craignent que les images générées par ChatGPT et les autres IA ne finissent par remplacer purement et simplement les agences photo.

L’annonce de l’accord avec OpenAI a permis à l’action de rebondir de plus de 100 % en pre-market. On ignore les conditions financières du deal, qui ne précise pas si le labo IA pourra entraîner ses modèles avec la bibliothèque de Getty. L’agence a déjà eu maille à partir avec un labo IA, en l’occurrence Stability AI, créateur de Stable Diffusion. Une plainte avait été déposée en 2023 à Londres.

La même année, Getty lançait un nouvel outil de génération d’images entraîné à partir de son énorme fonds photos (hors photos d’actualités). En octobre 2025, Getty accordait ses violons avec Perplexity afin que le moteur IA de réponses puisse exploiter la banque de photos.

☕️ Projet Myna : Canonical confirme la reconnaissance vocale en local dans Ubuntu 26.10

22 juin 2026 à 09:52


Pour Canonical, l’intelligence artificielle se répartit en deux grandes catégories : l’IA implicite, qui améliore discrètement des fonctions existantes, et l’IA explicite, qui correspond à des fonctions que l’on appelle en toute connaissance de cause. Dans notre article du 8 juin, nous évoquions quelques exemples d’IA implicite donnés, comme l’amélioration de l’autofocus pour la webcam ou la qualité du son sur le micro. Ces opérations pourraient être réalisées assez simplement depuis un modèle local.

La seule fonction d’IA explicite prévue était alors une dictée vocale à l’échelle de tout le système. Le 17 juin, Canonical a précisé dans un billet son projet, nommé Myna : « une nouvelle initiative visant à introduire la dictée vocale sur Ubuntu Desktop. Nommé d’après le myna [mainate religieux en français, ndlr], connu pour sa capacité à imiter la parole humaine, le projet vise à offrir une expérience de dictée qui ressemble naturellement à un ordinateur de bureau tout en respectant la confidentialité des utilisateurs et fonctionnant entièrement sur du matériel local ».

L’éditeur confirme l’arrivée de cette fonction dans Ubuntu 26.10, qui arrivera en octobre. Il s’agira d’une première version, au fonctionnement simple : en appuyant sur une touche, on déclenchera l’écoute et le texte s’affichera dans le champ texte de l’application utilisée. Cette première version visera Ubuntu Desktop sous Wayland avec GNOME. Canonical ajoute que l’architecture sera « suffisamment ouverte pour supporter d’autres environnements de bureau à l’avenir ».

Canonical affirme que la fonction est pensée dès la conception pour la confidentialité. Elle ne fonctionnera qu’en local, sans besoin d’une connexion internet. L’accès au microphone ne se fera qu’avec l’activation explicite du raccourci clavier. Quant à l’audio récupéré, il est effacé de la mémoire après avoir été traité et rien n’est envoyé sur des serveurs.

Ubuntu dit chercher des retours sur cette fonction. Un dépôt GitHub a été ouvert pour l’occasion, mais on ne trouve pour l’instant qu’un peu de documentation.

☕️ Projet Myna : Canonical confirme la reconnaissance vocale en local dans Ubuntu 26.10

22 juin 2026 à 09:52


Pour Canonical, l’intelligence artificielle se répartit en deux grandes catégories : l’IA implicite, qui améliore discrètement des fonctions existantes, et l’IA explicite, qui correspond à des fonctions que l’on appelle en toute connaissance de cause. Dans notre article du 8 juin, nous évoquions quelques exemples d’IA implicite donnés, comme l’amélioration de l’autofocus pour la webcam ou la qualité du son sur le micro. Ces opérations pourraient être réalisées assez simplement depuis un modèle local.

La seule fonction d’IA explicite prévue était alors une dictée vocale à l’échelle de tout le système. Le 17 juin, Canonical a précisé dans un billet son projet, nommé Myna : « une nouvelle initiative visant à introduire la dictée vocale sur Ubuntu Desktop. Nommé d’après le myna [mainate religieux en français, ndlr], connu pour sa capacité à imiter la parole humaine, le projet vise à offrir une expérience de dictée qui ressemble naturellement à un ordinateur de bureau tout en respectant la confidentialité des utilisateurs et fonctionnant entièrement sur du matériel local ».

L’éditeur confirme l’arrivée de cette fonction dans Ubuntu 26.10, qui arrivera en octobre. Il s’agira d’une première version, au fonctionnement simple : en appuyant sur une touche, on déclenchera l’écoute et le texte s’affichera dans le champ texte de l’application utilisée. Cette première version visera Ubuntu Desktop sous Wayland avec GNOME. Canonical ajoute que l’architecture sera « suffisamment ouverte pour supporter d’autres environnements de bureau à l’avenir ».

Canonical affirme que la fonction est pensée dès la conception pour la confidentialité. Elle ne fonctionnera qu’en local, sans besoin d’une connexion internet. L’accès au microphone ne se fera qu’avec l’activation explicite du raccourci clavier. Quant à l’audio récupéré, il est effacé de la mémoire après avoir été traité et rien n’est envoyé sur des serveurs.

Ubuntu dit chercher des retours sur cette fonction. Un dépôt GitHub a été ouvert pour l’occasion, mais on ne trouve pour l’instant qu’un peu de documentation.

La Norvège va interdire les chatbots IA aux écoliers

22 juin 2026 à 06:26
Bonnet d'âne pour ChatGPT
La Norvège va interdire les chatbots IA aux écoliers

Après les smartphones, les chatbots. La Norvège va limiter fortement l’accès à ces outils d’IA générative à l’école. Pour le gouvernement, les enfants doivent d’abord apprendre à lire, écrire et compter, avant de déléguer leurs devoirs à ChatGPT.

Les enfants norvégiens seront privés de chatbots IA à partir de la prochaine rentrée à l’école. Jonas Gahr Støre, le Premier ministre du pays, a annoncé une interdiction de l’usage de ces outils d’IA générative aux jeunes écoliers (de 6 à 13 ans). Les collégiens et lycéens âgés de 14 à 16 ans pourront les utiliser sous la supervision des professeurs. Enfin, les étudiants entre 17 et 19 ans devront apprendre à s’en servir de manière responsable.

« Nous devons donner la priorité à l’essentiel : les élèves doivent apprendre à lire, à écrire et à compter avant de se familiariser avec l’IA », a affirmé le Premier ministre dans une déclaration reprise par Reuters. L’utilisation de chatbots IA par les jeunes enfants accroît le risque qu’ils sautent des étapes importantes de leur apprentissage, a-t-il ajouté durant une conférence de presse.

Le grand retour des livres

La Norvège est pourtant un pays pionnier quand il s’agit d’adopter les nouvelles technologies. Les ordinateurs ont fait leur apparition en classe dans les années 90, puis les tablettes à partir de 2010. Cette numérisation croissante de l’enseignement est peut-être allée trop loin : le gouvernement a ainsi annoncé vendredi dernier son intention de financer l’achat de plus de livres. Une manière de revenir en partie sur trente ans de numérisation à l’école à marche forcée.

Suivant en cela l’exemple de plusieurs autres pays, la Norvège va également bloquer les réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Confrontées à un recul des performances scolaires, les autorités ont également interdit les smartphones dans les établissements dès 2024.

Une étude, mise en ligne en 2024 par Sara Abrahamsson de l’institut norvégien de la santé publique et publiée récemment dans la revue The Journal of Human Resources, relevait d’ailleurs les effets positifs de l’interdiction des téléphones dans plusieurs collèges du pays entre 2010 et 2018. Les filles en particulier consultent moins souvent pour des problèmes psychologiques, elles signalent moins de situations de harcèlement, les notes progressent et elles sont davantage susceptibles de choisir une filière générale au lycée.

En revanche, l’autrice n’a relevé aucun effet significatif chez les garçons, bien que les signalements de harcèlement aient diminué chez les filles comme chez les garçons. L’étude ne mesure que l’effet d’une interdiction à l’école, pendant les heures de cours. Les élèves continuaient à utiliser leur téléphone le soir, les week-ends et pendant les vacances.

Les écrans deviennent suspects

Pour Oslo, les deux sujets – smartphones et chatbots – relèvent d’une même préoccupation : éviter que les outils numériques ne se substituent à certains apprentissages fondamentaux. Nul doute à ce titre que l’interdiction des bots IA pour les écoliers sera elle aussi scrutée de près par les scientifiques.

La Norvège est en tout cas aux avant-postes sur cette question. En France, on essaie davantage de ménager la chèvre et le chou : un cadre d’usage de l’IA en éducation, publié en mai 2025 par le ministère de l’Éducation nationale, autorise l’usage de cette technologie mais pas avant la quatrième. Les élèves plus jeunes peuvent être sensibilisés, mais ils ne peuvent pas accéder aux outils en classe.

Dans les faits, les professeurs doivent surtout bricoler dans leur coin, avec le blanc-seing du ministère pour tester toutes sortes de choses. En novembre dernier, Amélie Hart, secrétaire nationale du syndicat SNES-FSU et enseignante en lycée en Histoire-Géographie, expliquait à Next que « l’institution pousse, à l’heure actuelle, à expérimenter tous azimuts. Il y a des initiatives partout de plein de rectorats qui font des expérimentations IA ».

Elle ajoutait : « Il y a une volonté de la hiérarchie de l’Éducation nationale à aller à fond sur les IA, y compris en étant hyper mal formés sur les enjeux de la protection des données (qui n’a pas commencé avec l’IA) ». La Norvège servira en tout cas de laboratoire à ciel ouvert. Si les résultats scolaires progressent et que les enseignants constatent moins de difficultés d’apprentissage, d’autres pays pourraient être tentés d’emprunter le même chemin.

La Norvège va interdire les chatbots IA aux écoliers

22 juin 2026 à 06:26
Bonnet d'âne pour ChatGPT
La Norvège va interdire les chatbots IA aux écoliers

Après les smartphones, les chatbots. La Norvège va limiter fortement l’accès à ces outils d’IA générative à l’école. Pour le gouvernement, les enfants doivent d’abord apprendre à lire, écrire et compter, avant de déléguer leurs devoirs à ChatGPT.

Les enfants norvégiens seront privés de chatbots IA à partir de la prochaine rentrée à l’école. Jonas Gahr Støre, le Premier ministre du pays, a annoncé une interdiction de l’usage de ces outils d’IA générative aux jeunes écoliers (de 6 à 13 ans). Les collégiens et lycéens âgés de 14 à 16 ans pourront les utiliser sous la supervision des professeurs. Enfin, les étudiants entre 17 et 19 ans devront apprendre à s’en servir de manière responsable.

« Nous devons donner la priorité à l’essentiel : les élèves doivent apprendre à lire, à écrire et à compter avant de se familiariser avec l’IA », a affirmé le Premier ministre dans une déclaration reprise par Reuters. L’utilisation de chatbots IA par les jeunes enfants accroît le risque qu’ils sautent des étapes importantes de leur apprentissage, a-t-il ajouté durant une conférence de presse.

Le grand retour des livres

La Norvège est pourtant un pays pionnier quand il s’agit d’adopter les nouvelles technologies. Les ordinateurs ont fait leur apparition en classe dans les années 90, puis les tablettes à partir de 2010. Cette numérisation croissante de l’enseignement est peut-être allée trop loin : le gouvernement a ainsi annoncé vendredi dernier son intention de financer l’achat de plus de livres. Une manière de revenir en partie sur trente ans de numérisation à l’école à marche forcée.

Suivant en cela l’exemple de plusieurs autres pays, la Norvège va également bloquer les réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Confrontées à un recul des performances scolaires, les autorités ont également interdit les smartphones dans les établissements dès 2024.

Une étude, mise en ligne en 2024 par Sara Abrahamsson de l’institut norvégien de la santé publique et publiée récemment dans la revue The Journal of Human Resources, relevait d’ailleurs les effets positifs de l’interdiction des téléphones dans plusieurs collèges du pays entre 2010 et 2018. Les filles en particulier consultent moins souvent pour des problèmes psychologiques, elles signalent moins de situations de harcèlement, les notes progressent et elles sont davantage susceptibles de choisir une filière générale au lycée.

En revanche, l’autrice n’a relevé aucun effet significatif chez les garçons, bien que les signalements de harcèlement aient diminué chez les filles comme chez les garçons. L’étude ne mesure que l’effet d’une interdiction à l’école, pendant les heures de cours. Les élèves continuaient à utiliser leur téléphone le soir, les week-ends et pendant les vacances.

Les écrans deviennent suspects

Pour Oslo, les deux sujets – smartphones et chatbots – relèvent d’une même préoccupation : éviter que les outils numériques ne se substituent à certains apprentissages fondamentaux. Nul doute à ce titre que l’interdiction des bots IA pour les écoliers sera elle aussi scrutée de près par les scientifiques.

La Norvège est en tout cas aux avant-postes sur cette question. En France, on essaie davantage de ménager la chèvre et le chou : un cadre d’usage de l’IA en éducation, publié en mai 2025 par le ministère de l’Éducation nationale, autorise l’usage de cette technologie mais pas avant la quatrième. Les élèves plus jeunes peuvent être sensibilisés, mais ils ne peuvent pas accéder aux outils en classe.

Dans les faits, les professeurs doivent surtout bricoler dans leur coin, avec le blanc-seing du ministère pour tester toutes sortes de choses. En novembre dernier, Amélie Hart, secrétaire nationale du syndicat SNES-FSU et enseignante en lycée en Histoire-Géographie, expliquait à Next que « l’institution pousse, à l’heure actuelle, à expérimenter tous azimuts. Il y a des initiatives partout de plein de rectorats qui font des expérimentations IA ».

Elle ajoutait : « Il y a une volonté de la hiérarchie de l’Éducation nationale à aller à fond sur les IA, y compris en étant hyper mal formés sur les enjeux de la protection des données (qui n’a pas commencé avec l’IA) ». La Norvège servira en tout cas de laboratoire à ciel ouvert. Si les résultats scolaires progressent et que les enseignants constatent moins de difficultés d’apprentissage, d’autres pays pourraient être tentés d’emprunter le même chemin.

Le fonds IA de Bernie Sanders ? Une idée plus courante qu’on le croit

19 juin 2026 à 08:04
Sharing economy
Le fonds IA de Bernie Sanders ? Une idée plus courante qu’on le croit

Bernie Sanders propose de créer un fonds souverain qui permettrait à la population des États-Unis de participer aux profits générés par l’intelligence artificielle. Une proposition qui ouvre le débat : vaut-il mieux lier l’action gouvernementale à la réussite économique de ces entreprises, ou recourir à d’autres outils de partage de la valeur ?

L’intelligence artificielle est-elle profitable à l’heure actuelle ? Non, répond de manière inchangée le site web isaiprofitable.com, qui suit les investissements réalisés par les plus grandes sociétés de la tech dans l’IA, et le chiffre d’affaires qu’elles en tirent. Non plus, si l’on en croit les pertes colossales enregistrées par OpenAI et explicitées dans la documentation que l’entreprise a soumise au régulateur états-unien des marchés, la SEC, en amont d’une probable entrée en bourse.

L’intelligence artificielle n’est donc pas profitable pour le moment. Pour autant, elle a déjà de multiples effets concrets, notamment dans le discours des entreprises qui lient des projets de plan social aux gains de productivité qu’ils obtiennent de l’IA. Et c’est précisément là que le sénateur démocrate états-unien Bernie Sanders voudrait agir.

Début juin, dans une tribune publiée dans le New-York Times, l’homme politique avançait : « l’IA est une ressource publique. Vous devriez en détenir la moitié. » Sa proposition de créer un fonds souverain, dans lequel seraient placées 50 % des actions des sociétés dédiées à l’IA, ne manque pas de faire réagir.

Partager la richesse issue d’une ressource publique

L’IA « n’a pas été créée ex nihilo. Les données et langages utilisés par les outils d’IA générative ne sont pas simplement apparus dans la tête de Sam Altman ou grâce à l’imagination d’Elon Musk. » Au contraire, ces machines reposent sur l’extraction d’une vaste quantité de données personnelles et d’œuvres soumises à la propriété intellectuelle, récupérés, « pour l’essentiel (…) sans permission, sans crédit, sans compensation ».

Pour résoudre ce paradoxe, le sénateur s’apprête à proposer une loi sur le fonds souverain de l’IA américaine (American A.I. Sovereign Wealth Fund Act). Le but : donner à la population un droit de propriété commun sur ce type de technologie, pour leur permettre d’en profiter directement. Comment, alors qu’aucun profit direct n’est pour le moment mesurable ? En partageant le capital d’OpenAI, d’Anthropic, de xAI et d’autres.

D’après Bernie Sanders, cela donnerait à la population « un rôle direct dans l’orientation de l’avenir de ces technologies ». Par ailleurs, alors qu’Elon Musk est devenu le premier « trillionaire » de l’histoire (de trillion, en anglais, soit mille milliards en français) grâce à l’entrée en bourse de SpaceX, cela « garantirait » aux États-uniens que les « milliers de milliards potentiellement générés par l’IA soient utilisés pour améliorer la vie de chacun [d’entre eux] – pas simplement pour rendre les personnes les plus riches du monde encore plus riches. »

« Le principe est simple » développe-t-il, alors que les élections de mi-mandat se profilent pour novembre 2026 : « lorsqu’une ressource publique génère de la richesse, la population devrait en profiter. »

D’autres propositions de participation

La proposition est faite alors que le camp Trump lui-même envisage des prises de participation en action dans les sociétés d’IA. D’après le média NOTUS, plusieurs représentants du gouvernement des États-Unis auraient approché les plus grosses sociétés du secteur pour prendre des parts à leur capital, alors qu’OpenAI comme Anthropic préparent leurs introductions en bourse. Il y a un an, l’État local avait déjà pris 9,9 % du capital d’Intel.

Par le passé, Sam Altman lui-même a proposé de créer un fonds qui fournirait à chaque citoyen une part dans « la croissance économique tirée par l’IA ». Même Elon Musk s’est prononcé, quoique de la manière expéditive propre à X, en faveur d’un « HAUT REVENUS universel », garanti par le gouvernement fédéral. D’après l’homme le plus riche du monde, il s’agirait de la « meilleure manière de gérer le chômage provoqué par l’IA ». Fin mai, Bernie Sanders lui avait directement répondu sur X, lui posant une question : « Comment cela serait-il financé, dans la mesure où vous n’êtes même pas capable de soutenir une taxation de 5 % de votre fortune de 817 milliards de dollars ? »

La taxation, voie la plus efficace ?

À l’instar du spécialiste de la sécurité informatique Bruce Schneier, des acteurs historiques du secteur saluent les projets de fournir un meilleur contrôle démocratique du développement de l’IA et d’en partager les gains. Pour ce dernier, cela dit, le risque de la solution proposée par Bernie Sanders est de mélanger la recherche de profit privé et l’intérêt public, ce qui « inciterait le gouvernement à assouplir la réglementation, à autoriser l’exploitation des travailleurs et des utilisateurs, à restreindre la concurrence, à encourager l’adoption de l’IA sans se soucier de la responsabilité de sa mise en œuvre ni de la pertinence de son utilisation, et à agir de toute autre manière au profit des intérêts des entreprises ».

Pour le chercheur, le résultat le plus probable d’un tel fonds serait donc de renforcer l’influence des sociétés privées sur le gouvernement. Bruce Schneier appelle donc à « séparer les deux buts », de profit et d’intérêt public, une logique généralement obtenue « par la taxation ». Si les projets de taxes GAFAM portés en France et en Europe suscitent l’ire de Donald Trump, ils sont aussi soutenus par certains représentants politiques états-uniens. Sur la seule question de l’IA, ces taxes peuvent porter sur l’usage énergétique des centres de données, comme le propose la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, ou sur l’usage de token, comme avancé par le milliardaire Mark Cuban.

Une autre manière de mettre l’IA au service de l’intérêt public serait de faire construire les technologies visées par la fonction publique. En la matière, c’est la Suisse qui donne l’exemple le plus avancé : quand bien même son modèle Apertus ne rivalise pas avec les derniers outils d’Anthropic ou OpenAI, pointe Bruce Schneier, « elle leur dame le pion en matière de transparence, de soutenabilité et de conformité avec la régulation européenne, y compris sur les questions de droit d’auteur ».

Le fonds IA de Bernie Sanders ? Une idée plus courante qu’on le croit

19 juin 2026 à 08:04
Sharing economy
Le fonds IA de Bernie Sanders ? Une idée plus courante qu’on le croit

Bernie Sanders propose de créer un fonds souverain qui permettrait à la population des États-Unis de participer aux profits générés par l’intelligence artificielle. Une proposition qui ouvre le débat : vaut-il mieux lier l’action gouvernementale à la réussite économique de ces entreprises, ou recourir à d’autres outils de partage de la valeur ?

L’intelligence artificielle est-elle profitable à l’heure actuelle ? Non, répond de manière inchangée le site web isaiprofitable.com, qui suit les investissements réalisés par les plus grandes sociétés de la tech dans l’IA, et le chiffre d’affaires qu’elles en tirent. Non plus, si l’on en croit les pertes colossales enregistrées par OpenAI et explicitées dans la documentation que l’entreprise a soumise au régulateur états-unien des marchés, la SEC, en amont d’une probable entrée en bourse.

L’intelligence artificielle n’est donc pas profitable pour le moment. Pour autant, elle a déjà de multiples effets concrets, notamment dans le discours des entreprises qui lient des projets de plan social aux gains de productivité qu’ils obtiennent de l’IA. Et c’est précisément là que le sénateur démocrate états-unien Bernie Sanders voudrait agir.

Début juin, dans une tribune publiée dans le New-York Times, l’homme politique avançait : « l’IA est une ressource publique. Vous devriez en détenir la moitié. » Sa proposition de créer un fonds souverain, dans lequel seraient placées 50 % des actions des sociétés dédiées à l’IA, ne manque pas de faire réagir.

Partager la richesse issue d’une ressource publique

L’IA « n’a pas été créée ex nihilo. Les données et langages utilisés par les outils d’IA générative ne sont pas simplement apparus dans la tête de Sam Altman ou grâce à l’imagination d’Elon Musk. » Au contraire, ces machines reposent sur l’extraction d’une vaste quantité de données personnelles et d’œuvres soumises à la propriété intellectuelle, récupérés, « pour l’essentiel (…) sans permission, sans crédit, sans compensation ».

Pour résoudre ce paradoxe, le sénateur s’apprête à proposer une loi sur le fonds souverain de l’IA américaine (American A.I. Sovereign Wealth Fund Act). Le but : donner à la population un droit de propriété commun sur ce type de technologie, pour leur permettre d’en profiter directement. Comment, alors qu’aucun profit direct n’est pour le moment mesurable ? En partageant le capital d’OpenAI, d’Anthropic, de xAI et d’autres.

D’après Bernie Sanders, cela donnerait à la population « un rôle direct dans l’orientation de l’avenir de ces technologies ». Par ailleurs, alors qu’Elon Musk est devenu le premier « trillionaire » de l’histoire (de trillion, en anglais, soit mille milliards en français) grâce à l’entrée en bourse de SpaceX, cela « garantirait » aux États-uniens que les « milliers de milliards potentiellement générés par l’IA soient utilisés pour améliorer la vie de chacun [d’entre eux] – pas simplement pour rendre les personnes les plus riches du monde encore plus riches. »

« Le principe est simple » développe-t-il, alors que les élections de mi-mandat se profilent pour novembre 2026 : « lorsqu’une ressource publique génère de la richesse, la population devrait en profiter. »

D’autres propositions de participation

La proposition est faite alors que le camp Trump lui-même envisage des prises de participation en action dans les sociétés d’IA. D’après le média NOTUS, plusieurs représentants du gouvernement des États-Unis auraient approché les plus grosses sociétés du secteur pour prendre des parts à leur capital, alors qu’OpenAI comme Anthropic préparent leurs introductions en bourse. Il y a un an, l’État local avait déjà pris 9,9 % du capital d’Intel.

Par le passé, Sam Altman lui-même a proposé de créer un fonds qui fournirait à chaque citoyen une part dans « la croissance économique tirée par l’IA ». Même Elon Musk s’est prononcé, quoique de la manière expéditive propre à X, en faveur d’un « HAUT REVENUS universel », garanti par le gouvernement fédéral. D’après l’homme le plus riche du monde, il s’agirait de la « meilleure manière de gérer le chômage provoqué par l’IA ». Fin mai, Bernie Sanders lui avait directement répondu sur X, lui posant une question : « Comment cela serait-il financé, dans la mesure où vous n’êtes même pas capable de soutenir une taxation de 5 % de votre fortune de 817 milliards de dollars ? »

La taxation, voie la plus efficace ?

À l’instar du spécialiste de la sécurité informatique Bruce Schneier, des acteurs historiques du secteur saluent les projets de fournir un meilleur contrôle démocratique du développement de l’IA et d’en partager les gains. Pour ce dernier, cela dit, le risque de la solution proposée par Bernie Sanders est de mélanger la recherche de profit privé et l’intérêt public, ce qui « inciterait le gouvernement à assouplir la réglementation, à autoriser l’exploitation des travailleurs et des utilisateurs, à restreindre la concurrence, à encourager l’adoption de l’IA sans se soucier de la responsabilité de sa mise en œuvre ni de la pertinence de son utilisation, et à agir de toute autre manière au profit des intérêts des entreprises ».

Pour le chercheur, le résultat le plus probable d’un tel fonds serait donc de renforcer l’influence des sociétés privées sur le gouvernement. Bruce Schneier appelle donc à « séparer les deux buts », de profit et d’intérêt public, une logique généralement obtenue « par la taxation ». Si les projets de taxes GAFAM portés en France et en Europe suscitent l’ire de Donald Trump, ils sont aussi soutenus par certains représentants politiques états-uniens. Sur la seule question de l’IA, ces taxes peuvent porter sur l’usage énergétique des centres de données, comme le propose la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, ou sur l’usage de token, comme avancé par le milliardaire Mark Cuban.

Une autre manière de mettre l’IA au service de l’intérêt public serait de faire construire les technologies visées par la fonction publique. En la matière, c’est la Suisse qui donne l’exemple le plus avancé : quand bien même son modèle Apertus ne rivalise pas avec les derniers outils d’Anthropic ou OpenAI, pointe Bruce Schneier, « elle leur dame le pion en matière de transparence, de soutenabilité et de conformité avec la régulation européenne, y compris sur les questions de droit d’auteur ».

☕️ Bercy crée une direction dédiée à l’intelligence artificielle

19 juin 2026 à 05:49


Bercy intègre une nouvelle direction chargée de l’intelligence artificielle et du numérique (DIAN). Œuvrant pour les ministères économiques et financiers, la DIAN va avoir du pain sur la planche.

Grosse semaine sur le front de l’IA dans l’administration publique. Sébastien Lecornu a ainsi dévoilé une série de mesures destinées à intégrer cette technologie pour « changer d’échelle », selon le mot du Premier ministre. On compte dans le lot la mise à disposition d’un « agent conversationnel souverain » pour l’ensemble des agents publics, l’ouverture des technologies « les plus avancées » du ministère des Armées aux autres administrations, un assistant santé publique dans Ameli, ou encore le remplacement des solutions de Palantir par celles de ChapsVision.

Le ministère de l’Économie et des Finances y est allé de sa propre annonce ce jeudi 18 juin : la création de la Direction de l’intelligence artificielle et du numérique. Ce n’est pas une entité nouvelle, puisque la DIAN succède à l’actuel Service du numérique du Secrétariat général des ministères économiques et financiers (MEF). Bercy devient le premier ministère à intégrer une direction ayant explicitement l’IA non seulement dans l’intitulé, mais aussi et surtout dans son périmètre.

Image : Loukian Jacquet (Unsplash)

La création de la DIAN accompagne la publication, d’ici la fin du mois, d’une « feuille de route IA » 2026 - 2027 pour les MEF. Il s’agit de fixer les grandes orientations stratégiques pour le déploiement de l’IA au sein de ces administrations. Il sera notamment question de garantir un accès à l’IA pour l’ensemble des agents, de contribuer à l’enrichissement des « briques interministérielles communes », de mutualiser les capacités de calcul et les infrastructures, ou encore d’accélérer le développement d’agents et d’apps IA. Un programme chargé, donc.

« Pour que la France reste dans la course, l’État doit être exemplaire dans sa capacité à adopter ces technologies, à les diffuser et à les mettre au service de sa performance », explique le ministre de l’Économie Roland Lescure. Cela passera aussi par « un effort massif » pour la formation et l’accompagnement des agents (les agents humains, pas les agents IA). Cette initiative doit également porter au-delà des frontières de Bercy : la DIAN est « un signal fort aux acteurs de l’innovation et contribue à structurer un marché de confiance pour les solutions d’IA », affirme Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’IA.

☕️ Bercy crée une direction dédiée à l’intelligence artificielle

19 juin 2026 à 05:49


Bercy intègre une nouvelle direction chargée de l’intelligence artificielle et du numérique (DIAN). Œuvrant pour les ministères économiques et financiers, la DIAN va avoir du pain sur la planche.

Grosse semaine sur le front de l’IA dans l’administration publique. Sébastien Lecornu a ainsi dévoilé une série de mesures destinées à intégrer cette technologie pour « changer d’échelle », selon le mot du Premier ministre. On compte dans le lot la mise à disposition d’un « agent conversationnel souverain » pour l’ensemble des agents publics, l’ouverture des technologies « les plus avancées » du ministère des Armées aux autres administrations, un assistant santé publique dans Ameli, ou encore le remplacement des solutions de Palantir par celles de ChapsVision.

Le ministère de l’Économie et des Finances y est allé de sa propre annonce ce jeudi 18 juin : la création de la Direction de l’intelligence artificielle et du numérique. Ce n’est pas une entité nouvelle, puisque la DIAN succède à l’actuel Service du numérique du Secrétariat général des ministères économiques et financiers (MEF). Bercy devient le premier ministère à intégrer une direction ayant explicitement l’IA non seulement dans l’intitulé, mais aussi et surtout dans son périmètre.

Image : Loukian Jacquet (Unsplash)

La création de la DIAN accompagne la publication, d’ici la fin du mois, d’une « feuille de route IA » 2026 - 2027 pour les MEF. Il s’agit de fixer les grandes orientations stratégiques pour le déploiement de l’IA au sein de ces administrations. Il sera notamment question de garantir un accès à l’IA pour l’ensemble des agents, de contribuer à l’enrichissement des « briques interministérielles communes », de mutualiser les capacités de calcul et les infrastructures, ou encore d’accélérer le développement d’agents et d’apps IA. Un programme chargé, donc.

« Pour que la France reste dans la course, l’État doit être exemplaire dans sa capacité à adopter ces technologies, à les diffuser et à les mettre au service de sa performance », explique le ministre de l’Économie Roland Lescure. Cela passera aussi par « un effort massif » pour la formation et l’accompagnement des agents (les agents humains, pas les agents IA). Cette initiative doit également porter au-delà des frontières de Bercy : la DIAN est « un signal fort aux acteurs de l’innovation et contribue à structurer un marché de confiance pour les solutions d’IA », affirme Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’IA.

☕️ L’impact de l’IA sur les effectifs de la fonction publique ? Matignon ne veut pas le donner

18 juin 2026 à 13:16


Ce 18 juin s’ouvre un groupe de travail entre l’État et les organismes sociaux pour évoquer l’intelligence artificielle dans la fonction publique. Mais l’évènement laisse aux syndicats un goût amer, car l’État présente un projet sur lequel ils n’auront plus qu’à se prononcer, rapporte Acteurs publics.

Parmi les grandes lignes du projet : le fait que l’IA devienne clairement l’objet d’un dialogue, pour ses effets sur l’organisation du travail, sur les métiers, sur les pratiques, les parcours professionnels, sur la santé au travail et en matière d’impacts environnementaux et d’usages responsables.

Illustration : Flock

Si les débats se tiennent ce 18 juin, un jeu de données manque néanmoins : les effets pressentis du déploiement de ces nouvelles technologies sur les effectifs.

Alors qu’un rapport inter-inspections portant sur le sujet est arrivé entre les mains du Premier ministre Sébastien Lecornu il y a quelques semaines, la décision a été prise de ne pas en publier les conclusions. D’après Acteurs publics, les inspecteurs seraient soumis à des consignes de confidentialité strictes, quand bien même les chiffres obtenus ne seraient pas « alarmistes ».

Mais à un an des élections présidentielles, ses conclusions pourraient alimenter des débats sur les orientations politiques opérées.

Ce type de rapport ne doit par ailleurs son éventuelle publication qu’au bon vouloir de son commanditaire, c’est-à-dire du gouvernement, qui laisse quelquefois passer plusieurs mois avant de donner son accord, voire ne les dévoile quelquefois pas du tout.

☕️ L’impact de l’IA sur les effectifs de la fonction publique ? Matignon ne veut pas le donner

18 juin 2026 à 13:16


Ce 18 juin s’ouvre un groupe de travail entre l’État et les organismes sociaux pour évoquer l’intelligence artificielle dans la fonction publique. Mais l’évènement laisse aux syndicats un goût amer, car l’État présente un projet sur lequel ils n’auront plus qu’à se prononcer, rapporte Acteurs publics.

Parmi les grandes lignes du projet : le fait que l’IA devienne clairement l’objet d’un dialogue, pour ses effets sur l’organisation du travail, sur les métiers, sur les pratiques, les parcours professionnels, sur la santé au travail et en matière d’impacts environnementaux et d’usages responsables.

Illustration : Flock

Si les débats se tiennent ce 18 juin, un jeu de données manque néanmoins : les effets pressentis du déploiement de ces nouvelles technologies sur les effectifs.

Alors qu’un rapport inter-inspections portant sur le sujet est arrivé entre les mains du Premier ministre Sébastien Lecornu il y a quelques semaines, la décision a été prise de ne pas en publier les conclusions. D’après Acteurs publics, les inspecteurs seraient soumis à des consignes de confidentialité strictes, quand bien même les chiffres obtenus ne seraient pas « alarmistes ».

Mais à un an des élections présidentielles, ses conclusions pourraient alimenter des débats sur les orientations politiques opérées.

Ce type de rapport ne doit par ailleurs son éventuelle publication qu’au bon vouloir de son commanditaire, c’est-à-dire du gouvernement, qui laisse quelquefois passer plusieurs mois avant de donner son accord, voire ne les dévoile quelquefois pas du tout.

OVHcloud veut ses Mistral gagnants et se lance dans les LLM

18 juin 2026 à 09:15
On Vous Hallucine
OVHcloud veut ses Mistral gagnants et se lance dans les LLM

OVHcloud, qui se présente désormais comme le « leader européen du Cloud et de l’IA », passe la seconde sur l’intelligence artificielle et va lancer sa famille de modèles (LLM). En open source ? « c’est effectivement l’idée » affirme Octave Klaba.

Octave Klaba, qui a repris les rênes d’OVHcloud fin 2025, profite du salon VivaTech pour faire part de ses ambitions dans le monde de l’intelligence artificielle et des grand modèles de langage : « il nous est apparu très clairement que si nous ne maîtrisions pas cette technologie, nous ne pourrions pas garantir notre avenir », explique-t-il à Reuters. La maitrise passe par plusieurs étapes.

OVHcloud fait ses courses dans les start-ups françaises

Depuis des mois déjà, l’entreprise prépare le terrain. Au début de l’année, elle croquait Seald, une « entreprise française spécialisée dans les technologies de chiffrement de bout en bout ». La fonctionnalité mise en avant par l’hébergeur dans son communiqué : « Le SDK développé par Seald, bénéficiant d’un visa de sécurité CSPN délivré par l’ANSSI, permet d’intégrer rapidement le chiffrement de bout en bout dans des applications web et mobiles, sans expertise cryptographique avancée ».

En mars, c’était une autre société française qui tombait dans son giron : Dragon LLM, qui « conçoit des modèles spécialisés d’IA générative et souverains ». Selon OVHcloud, le but de cette société est de « bâtir une IA européenne utile, responsable et efficiente ». Le Roubaisien en profite pour renforcer ses équipes avec de nouveaux experts dans le fine-tuning, une technique consistant à « spécialiser un modèle d’IA pré-entraîné à l’accomplissement d’une tâche spécifique », explique la CNIL. On parle aussi d’ajustement.

Il y a quelques jours, OVHcloud est entrée en négociations exclusives pour racheter Gladia, une autre startup française spécialisée cette fois dans l’IA vocale. Depuis le mois de mai, OVHcloud a changé son discours dans ses communiqués de presse. Alors qu’il se présentait jusque là comme « leader européen du cloud », il ajoute désormais « et de l’IA » (ou de l’AI, il y a les deux).

OVHcloud prépare une famille de modèles

En plus de renforcer ses équipes, ce serait aussi le bon timing pour se lancer dans les modèles d’IA pour OVHcloud car « un projet qui aurait autrefois coûté environ un milliard d’euros pourrait désormais être entrepris pour un budget de 150 à 200 millions d’euros », comme le précisent nos confrères en se basant sur des déclarations d’Octave Klaba. OVHcloud représenterait la deuxième vague d’acteurs, après les historiques que sont OpenAI, Anthropic et Mistral pour ne citer que ces trois-là.

Le Roubaisien prévoit de lancer une famille de modèles afin de répondre à différents cas d’usage, une pratique courante. Chez Anthropic par exemple, il y a Opus, Sonnet et Haiku. OpenAI a ses modèles GPT et o, etc. Il existe aussi une approche intermédiaire avec les mixtures d’experts ou MoE.

OVHcloud va-t-elle aller vers de l’open source ? « Nous regarderons à quel moment nous serons suffisamment bons pour pouvoir les open sourcer. Mais c’est effectivement l’idée ».

Reste la question des GPU pour entrainer les modèles. En novembre dernier, Octave Klaba se montrait prudent : « La vraie question derrière les GPU, c’est le business model. La problématique aujourd’hui, c’est que tous ceux qui investissent ne savent pas encore s’ils vont les rentabiliser » ; en cause, le cycle de renouvellement très rapide avec NVIDIA qui double ou presque les performances à chaque génération. Récemment, il a comparé les GPU à des fraises : « vous les achetez vous devez les manger le jour même, le lendemain elles sont pourries ». Pour entraîner de gros modèles, pas le choix, il en faut des fraises, et pas qu’une barquette.

Fin 2025, lorsqu’Octave Klaba avait repris la direction d’OVHcloud, il expliquait que c’était pour aller plus vite : « le contexte géopolitique, l’essor du marché du cloud et de l’IA nous demandent de nous développer plus rapidement afin de garder un temps d’avance. C’est la raison pour laquelle, le conseil d’administration a décidé de rapprocher vision, stratégie et exécution ».

OVHai Workspace : de l’IA agentique à tous les étages

Lors de l’OVH Summit 2025, la couleur était donnée : « tous nos produits ont une teinte IA. On va introduire de l’agentique » avec des comptes rendus d’appel, la rédaction et la lecture d’emails. Il était question de mettre l’IA au centre des postes de travail.

C’est le sens de l’annonce d’OVHai Workspace, une plateforme AI agentique collaborative et ouverte lancée par OVH Labs. Elle « permet le développement et l’intégration d’applications afin de profiter de l’IA agentique et du chiffrement de bout en bout disponible nativement ». Les acquisitions des derniers mois et notamment celle de Seald prennent alors tout leur sens.

🤝 Freedom to Collaborate.

16 postes de démo et des experts OVHcloud pour vous montrer comment l'IA, les outils collaboratifs et la sécurité peuvent fonctionner ensemble dans une plateforme ouverte. Venez tester ! #VivaTech pic.twitter.com/Iw1N4Hs44O

— OVHcloud France (@OVHcloud_FR) June 17, 2026

« OVHai Workspace intègre un moteur de recherche couplé à des capacités d’IA agentique. Automatiser des actions complexes, rechercher des informations dans plusieurs applications distinctes ou simplifier les tâches répétitives sont ainsi possibles en un clic », explique l’entreprise.

Email, drive et visioconférences dans une « expérience unifiée », telle est la promesse d’OVHai. La plateforme est pour le moment en preview (accessible uniquement sur le stand OVHcloud à Vivatech), « avant une bêta dont le lancement est prévu lors de l’OVHcloud Summit en novembre », précise Octave Klaba.

OVHcloud veut ses Mistral gagnants et se lance dans les LLM

18 juin 2026 à 09:15
On Vous Hallucine
OVHcloud veut ses Mistral gagnants et se lance dans les LLM

OVHcloud, qui se présente désormais comme le « leader européen du Cloud et de l’IA », passe la seconde sur l’intelligence artificielle et va lancer sa famille de modèles (LLM). En open source ? « c’est effectivement l’idée » affirme Octave Klaba.

Octave Klaba, qui a repris les rênes d’OVHcloud fin 2025, profite du salon VivaTech pour faire part de ses ambitions dans le monde de l’intelligence artificielle et des grand modèles de langage : « il nous est apparu très clairement que si nous ne maîtrisions pas cette technologie, nous ne pourrions pas garantir notre avenir », explique-t-il à Reuters. La maitrise passe par plusieurs étapes.

OVHcloud fait ses courses dans les start-ups françaises

Depuis des mois déjà, l’entreprise prépare le terrain. Au début de l’année, elle croquait Seald, une « entreprise française spécialisée dans les technologies de chiffrement de bout en bout ». La fonctionnalité mise en avant par l’hébergeur dans son communiqué : « Le SDK développé par Seald, bénéficiant d’un visa de sécurité CSPN délivré par l’ANSSI, permet d’intégrer rapidement le chiffrement de bout en bout dans des applications web et mobiles, sans expertise cryptographique avancée ».

En mars, c’était une autre société française qui tombait dans son giron : Dragon LLM, qui « conçoit des modèles spécialisés d’IA générative et souverains ». Selon OVHcloud, le but de cette société est de « bâtir une IA européenne utile, responsable et efficiente ». Le Roubaisien en profite pour renforcer ses équipes avec de nouveaux experts dans le fine-tuning, une technique consistant à « spécialiser un modèle d’IA pré-entraîné à l’accomplissement d’une tâche spécifique », explique la CNIL. On parle aussi d’ajustement.

Il y a quelques jours, OVHcloud est entrée en négociations exclusives pour racheter Gladia, une autre startup française spécialisée cette fois dans l’IA vocale. Depuis le mois de mai, OVHcloud a changé son discours dans ses communiqués de presse. Alors qu’il se présentait jusque là comme « leader européen du cloud », il ajoute désormais « et de l’IA » (ou de l’AI, il y a les deux).

OVHcloud prépare une famille de modèles

En plus de renforcer ses équipes, ce serait aussi le bon timing pour se lancer dans les modèles d’IA pour OVHcloud car « un projet qui aurait autrefois coûté environ un milliard d’euros pourrait désormais être entrepris pour un budget de 150 à 200 millions d’euros », comme le précisent nos confrères en se basant sur des déclarations d’Octave Klaba. OVHcloud représenterait la deuxième vague d’acteurs, après les historiques que sont OpenAI, Anthropic et Mistral pour ne citer que ces trois-là.

Le Roubaisien prévoit de lancer une famille de modèles afin de répondre à différents cas d’usage, une pratique courante. Chez Anthropic par exemple, il y a Opus, Sonnet et Haiku. OpenAI a ses modèles GPT et o, etc. Il existe aussi une approche intermédiaire avec les mixtures d’experts ou MoE.

OVHcloud va-t-elle aller vers de l’open source ? « Nous regarderons à quel moment nous serons suffisamment bons pour pouvoir les open sourcer. Mais c’est effectivement l’idée ».

Reste la question des GPU pour entrainer les modèles. En novembre dernier, Octave Klaba se montrait prudent : « La vraie question derrière les GPU, c’est le business model. La problématique aujourd’hui, c’est que tous ceux qui investissent ne savent pas encore s’ils vont les rentabiliser » ; en cause, le cycle de renouvellement très rapide avec NVIDIA qui double ou presque les performances à chaque génération. Récemment, il a comparé les GPU à des fraises : « vous les achetez vous devez les manger le jour même, le lendemain elles sont pourries ». Pour entraîner de gros modèles, pas le choix, il en faut des fraises, et pas qu’une barquette.

Fin 2025, lorsqu’Octave Klaba avait repris la direction d’OVHcloud, il expliquait que c’était pour aller plus vite : « le contexte géopolitique, l’essor du marché du cloud et de l’IA nous demandent de nous développer plus rapidement afin de garder un temps d’avance. C’est la raison pour laquelle, le conseil d’administration a décidé de rapprocher vision, stratégie et exécution ».

OVHai Workspace : de l’IA agentique à tous les étages

Lors de l’OVH Summit 2025, la couleur était donnée : « tous nos produits ont une teinte IA. On va introduire de l’agentique » avec des comptes rendus d’appel, la rédaction et la lecture d’emails. Il était question de mettre l’IA au centre des postes de travail.

C’est le sens de l’annonce d’OVHai Workspace, une plateforme AI agentique collaborative et ouverte lancée par OVH Labs. Elle « permet le développement et l’intégration d’applications afin de profiter de l’IA agentique et du chiffrement de bout en bout disponible nativement ». Les acquisitions des derniers mois et notamment celle de Seald prennent alors tout leur sens.

🤝 Freedom to Collaborate.

16 postes de démo et des experts OVHcloud pour vous montrer comment l'IA, les outils collaboratifs et la sécurité peuvent fonctionner ensemble dans une plateforme ouverte. Venez tester ! #VivaTech pic.twitter.com/Iw1N4Hs44O

— OVHcloud France (@OVHcloud_FR) June 17, 2026

« OVHai Workspace intègre un moteur de recherche couplé à des capacités d’IA agentique. Automatiser des actions complexes, rechercher des informations dans plusieurs applications distinctes ou simplifier les tâches répétitives sont ainsi possibles en un clic », explique l’entreprise.

Email, drive et visioconférences dans une « expérience unifiée », telle est la promesse d’OVHai. La plateforme est pour le moment en preview (accessible uniquement sur le stand OVHcloud à Vivatech), « avant une bêta dont le lancement est prévu lors de l’OVHcloud Summit en novembre », précise Octave Klaba.

☕️ L’Estonie veut attribuer une identité numérique à chaque agent IA

18 juin 2026 à 06:39


Sur internet, personne ne sait que vous êtes un agent IA. L’Estonie va créer une « identité numérique » pour ces agents, ce qui permettra de déterminer qui agit, pour le compte de qui, et avec quels droits. Au bout du compte, il pourra agir officiellement au nom d’un particulier ou d’une entreprise.

Une pièce d’identité numérique pour les agents IA, c’est ce que l’Estonie va mettre en place. Kristen Michal, Premier ministre du pays balte, explique qu’il s’agit d’« un code d’identification personnel pour l’intelligence artificielle ».

Illustration : Flock

Chaque action d’un agent, qui agit pour le compte d’un tiers, doit être traçable. « Il doit être clair qui agit, pour le compte de qui, avec quels droits et qui porte la responsabilité des actions effectuées », décrit Michal. Les agents IA se voient confier des tâches de plus en plus importantes, que ce soit pour un individu ou une organisation : « rédiger des rapports, préparer des déclarations ou communiquer avec des systèmes d’information ».

Il ne s’agit pas d’attribuer aux agents une personnalité juridique, un statut propre et encore moins une existence légale. Mais il doit être possible de préciser si un agent peut seulement « consulter des données, préparer un document ou agir dans un cadre financier déterminé ». C’est déjà largement le cas dans les entreprises : un agent IA n’obtient généralement qu’un accès restreint à l’infrastructure et aux systèmes. Les principaux fournisseurs d’agents ont mis en place des mécanismes de contrôle d’accès, de journalisation et d’approbation.

L’Estonie veut cependant aller plus loin dans ce domaine, en transposant cette logique à l’ensemble d’un pays. La nouveauté est que ces mécanismes quitteraient le cadre fermé des systèmes d’entreprise pour s’étendre aux services publics et aux démarches administratives.

Pour le Premier ministre, « il ne peut pas être question qu’une personne soit contrainte d’accorder à son assistant IA l’accès à l’ensemble de ses droits, services et données. » Dans le modèle envisagé par l’Estonie, cette identité permettrait à un agent d’interagir avec les services publics au nom d’un particulier ou d’une entreprise, tout en ayant des droits précisément définis et vérifiables.

Kristen Michal présente également cette initiative comme une opportunité pour son pays de définir un standard international concernant la traçabilité des agents IA. L’Estonie est un État pionnier en matière numérique, avec ses systèmes d’identité numérique, de signature électronique et X-Road, le réseau sécurisé qui relie les services publics estoniens

☕️ L’Estonie veut attribuer une identité numérique à chaque agent IA

18 juin 2026 à 06:39


Sur internet, personne ne sait que vous êtes un agent IA. L’Estonie va créer une « identité numérique » pour ces agents, ce qui permettra de déterminer qui agit, pour le compte de qui, et avec quels droits. Au bout du compte, il pourra agir officiellement au nom d’un particulier ou d’une entreprise.

Une pièce d’identité numérique pour les agents IA, c’est ce que l’Estonie va mettre en place. Kristen Michal, Premier ministre du pays balte, explique qu’il s’agit d’« un code d’identification personnel pour l’intelligence artificielle ».

Illustration : Flock

Chaque action d’un agent, qui agit pour le compte d’un tiers, doit être traçable. « Il doit être clair qui agit, pour le compte de qui, avec quels droits et qui porte la responsabilité des actions effectuées », décrit Michal. Les agents IA se voient confier des tâches de plus en plus importantes, que ce soit pour un individu ou une organisation : « rédiger des rapports, préparer des déclarations ou communiquer avec des systèmes d’information ».

Il ne s’agit pas d’attribuer aux agents une personnalité juridique, un statut propre et encore moins une existence légale. Mais il doit être possible de préciser si un agent peut seulement « consulter des données, préparer un document ou agir dans un cadre financier déterminé ». C’est déjà largement le cas dans les entreprises : un agent IA n’obtient généralement qu’un accès restreint à l’infrastructure et aux systèmes. Les principaux fournisseurs d’agents ont mis en place des mécanismes de contrôle d’accès, de journalisation et d’approbation.

L’Estonie veut cependant aller plus loin dans ce domaine, en transposant cette logique à l’ensemble d’un pays. La nouveauté est que ces mécanismes quitteraient le cadre fermé des systèmes d’entreprise pour s’étendre aux services publics et aux démarches administratives.

Pour le Premier ministre, « il ne peut pas être question qu’une personne soit contrainte d’accorder à son assistant IA l’accès à l’ensemble de ses droits, services et données. » Dans le modèle envisagé par l’Estonie, cette identité permettrait à un agent d’interagir avec les services publics au nom d’un particulier ou d’une entreprise, tout en ayant des droits précisément définis et vérifiables.

Kristen Michal présente également cette initiative comme une opportunité pour son pays de définir un standard international concernant la traçabilité des agents IA. L’Estonie est un État pionnier en matière numérique, avec ses systèmes d’identité numérique, de signature électronique et X-Road, le réseau sécurisé qui relie les services publics estoniens

☕️ Microsoft se tournerait vers AWS pour absorber l’explosion des usages IA sur GitHub

17 juin 2026 à 15:38


GitHub, propriété de Microsoft, fait face à une explosion de son activité due aux outils de codage par IA (Copilot, agents autonomes, etc.). Selon Business Insider, qui cite deux sources internes, Microsoft aurait décidé de se tourner vers l’un de ses plus grands rivaux dans le cloud, Amazon, pour aider à résoudre des problèmes de capacité sur sa plateforme de code GitHub, suite à une série de pannes liées à l’IA.

Rappelons que GitHub, qui a longtemps profité d’une forme d’indépendance au sein du groupe de Redmond, était censé migrer intégralement vers Azure sous 24 mois, selon des déclarations formulées en octobre dernier.

Bien que Microsoft n’ait pas directement confirmé l’information relative à AWS, un porte-parole a indiqué à nos confrères que l’éditeur avait bien une stratégie multi-cloud : « L’incroyable pic du développement des agents qui a commencé à la fin de l’année dernière a mis à l’épreuve les limites de notre infrastructure ». Microsoft « accélère à la fois notre passage à Azure et continue d’explorer une stratégie multi-cloud afin de garantir la capacité future, l’élasticité de calcul et l’échelle horizontale nécessaires pour soutenir une croissance continue ».

On a d’ailleurs une idée assez précise du « pic extraordinaire » en question. Le 3 avril, Kyle Daigle, directeur des opérations de GitHub, publiait une statistique forte sur X : « Oui, l’activité de la plateforme explose. Il y avait eu un milliard de commits en 2025. Maintenant, c’est 275 millions par semaine, donc 14 milliards cette année si la croissance reste linéaire ». Il ajoutait : « Spoiler : ce ne sera pas le cas ».

Le responsable indiquait également que l’équipe poussait « comme des fous vers plus de CPU, l’évolutivité des services et le renforcement des fonctionnalités de base de GitHub ».

La situation ne manquerait pas d’ironie, puisque ce serait l’essor des outils d’IA de Microsoft elle-même qui engendrerait une demande que sa propre infrastructure Azure n’arriverait plus à absorber. Fin avril, plusieurs développeurs renommés, fidèles de GitHub, avaient annoncé leur intention de plier bagage en raison des dysfonctionnements de la plateforme.

Microsoft a depuis introduit une facturation à l’usage de GitHub Copilot qui, elle aussi, suscite son lot de critiques.

☕️ Microsoft se tournerait vers AWS pour absorber l’explosion des usages IA sur GitHub

17 juin 2026 à 15:38


GitHub, propriété de Microsoft, fait face à une explosion de son activité due aux outils de codage par IA (Copilot, agents autonomes, etc.). Selon Business Insider, qui cite deux sources internes, Microsoft aurait décidé de se tourner vers l’un de ses plus grands rivaux dans le cloud, Amazon, pour aider à résoudre des problèmes de capacité sur sa plateforme de code GitHub, suite à une série de pannes liées à l’IA.

Rappelons que GitHub, qui a longtemps profité d’une forme d’indépendance au sein du groupe de Redmond, était censé migrer intégralement vers Azure sous 24 mois, selon des déclarations formulées en octobre dernier.

Bien que Microsoft n’ait pas directement confirmé l’information relative à AWS, un porte-parole a indiqué à nos confrères que l’éditeur avait bien une stratégie multi-cloud : « L’incroyable pic du développement des agents qui a commencé à la fin de l’année dernière a mis à l’épreuve les limites de notre infrastructure ». Microsoft « accélère à la fois notre passage à Azure et continue d’explorer une stratégie multi-cloud afin de garantir la capacité future, l’élasticité de calcul et l’échelle horizontale nécessaires pour soutenir une croissance continue ».

On a d’ailleurs une idée assez précise du « pic extraordinaire » en question. Le 3 avril, Kyle Daigle, directeur des opérations de GitHub, publiait une statistique forte sur X : « Oui, l’activité de la plateforme explose. Il y avait eu un milliard de commits en 2025. Maintenant, c’est 275 millions par semaine, donc 14 milliards cette année si la croissance reste linéaire ». Il ajoutait : « Spoiler : ce ne sera pas le cas ».

Le responsable indiquait également que l’équipe poussait « comme des fous vers plus de CPU, l’évolutivité des services et le renforcement des fonctionnalités de base de GitHub ».

La situation ne manquerait pas d’ironie, puisque ce serait l’essor des outils d’IA de Microsoft elle-même qui engendrerait une demande que sa propre infrastructure Azure n’arriverait plus à absorber. Fin avril, plusieurs développeurs renommés, fidèles de GitHub, avaient annoncé leur intention de plier bagage en raison des dysfonctionnements de la plateforme.

Microsoft a depuis introduit une facturation à l’usage de GitHub Copilot qui, elle aussi, suscite son lot de critiques.

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