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Espace : la longue marche vers le réutilisable

14 août 2026 à 06:39
Et le biodégradable, c'est pour quand ?
Espace : la longue marche vers le réutilisable

Cet été, Américains, Européens, Chinois et Russes continuent leur longue marche vers le spatial réutilisable, chacun à son rythme.

Alors que SpaceX a fait des avancées importantes vers le tout réutilisable mais rencontre des difficultés, la Chine a réussi pour la première fois, cet été, l’atterrissage d’une fusée au lanceur réutilisable. Du côté européen, le démonstrateur de lanceur réutilisable Themis avance doucement avec la réussite de sa répétition générale avant lancement. Enfin, les Russes annoncent avoir finalisé les plans de leur lanceur au premier étage réutilisable tout en repoussant son premier lancement à 2031.

Rappelons d’abord que les Américains (notamment SpaceX mais aussi Blue Origin) restent largement en avance sur le reste du monde concernant les fusées réutilisables et notamment leur premier étage.

Un bouclier de StarShip trop long à vérifier ?

Cet été, SpaceX a beaucoup avancé sur son projet Starship avec le treizième essai de son lanceur spatial superlourd, le 24 juillet dernier. Celui-ci a réussi à envoyer correctement les 20 satellites Starlink de troisième génération mais, lors de son retour, le booster n’a pu rallumer que 10 de ses 13 moteurs et il est arrivé trop vite dans l’eau du Golfe du Mexique. SpaceX a reconnu le problème en utilisant l’euphémisme d’un « amerrissage brutal dans le golfe ».

Suite à cet essai, certains mettent en doute la conception du bouclier thermique du deuxième étage de Starship qui n’a pourtant eu aucun problème d’amerrissage. Celle-ci ne serait pas, en soi, problématique pour la rentrée atmosphérique du lanceur. Mais « le système de protection thermique actuel de Starship est une impasse pour toutes les missions qui exigent une réutilisabilité totale et rapide », estime Dan Rasky, un ancien ingénieur de la NASA interrogé par ArsTechnica.

Ce système serait confronté au même problème que celui qu’avait rencontré la NASA lors de sa navette spatiale il y a 50 ans : l’inspection après chaque vol des tuiles utilisées prend un temps important qui rend la réutilisation plus lente qu’espéré.

Une première en Chine

En parallèle de cet essai, les autres nations avancent à leur rythme. La Chine a récupéré pour la première fois un lanceur réutilisable le 10 juillet dernier, expliquait l’AFP. La fusée Longue Marche-10B a placé un satellite en orbite après avoir décollé de l’île de Hainan. « Cette mission marque la première récupération contrôlée réussie du premier étage d’un lanceur par la Chine, ainsi que la première mondiale d’une récupération en mer par filet », a affirmé l’Agence spatiale nationale chinoise (CNSA).

Contrairement à SpaceX, CNSA n’utilise pas, en effet, de pieds d’atterrissage mais des crochets fixés sur le lanceur qui s’accroche à un filet de récupération, ce qui permet de ne pas ajouter trop de poids. Le spatial chinois a pour autant du mal à démontrer une fiabilité importante. Ainsi, le 11 aout dernier, la fusée Longue Marche 7A a explosé peu après son décollage.

Themis sur la voie

Côté européen, c’est Themis qui donne de ses nouvelles. Ce 23 juillet 2026, le démonstrateur a effectué une répétition de la chronologie de vol au centre spatial d’Esrange, en Suède, annonce SSC Space. « L’objectif de cet essai était de simuler les opérations de lancement dans des conditions cryogéniques, notamment la préparation avant vol du démonstrateur et de sa rampe de lancement, ainsi que la passivation du système qui sera effectuée après la récupération post-vol », explique la société suédoise de services spatiaux partenaire d’ArianeGroup sur ce projet.

Tout semble s’être bien passé dans cette nouvelle étape, et les deux entreprises indiquent que « chaque étape franchie marque un nouveau progrès vers la mise en place de technologies de lancement réutilisables en Europe ». Mais cette marche vers le réutilisable européen semble longue. En juillet 2025, le CNES prévoyait les premiers vols verticaux à basse altitude, depuis la base de Kiruna en Suède pour cette même année.

Les Russes encore plus en retard

Enfin, côté russe, le pouvoir annonce que son agence a achevé le design du lanceur Amour-SPG doté d’un premier étage réutilisable. « Nous prévoyons le premier lancement de l’Amour-SPG en 2031. La conception du projet est entièrement achevée ; les travaux se concentrent désormais exclusivement sur le matériel », a déclaré Leonid Mikhailenko (directeur général par intérim du Centre spatial « Progress ») dans une vidéo publiée mardi sur la chaîne Max de Vyacheslav Fedorishchev, gouverneur de la région de Samara, explique l’agence de presse étatique Interfax.

Selon cette agence, Dmitry Bakanov, le directeur de l’agence spatiale russe Roscosmos, avait annoncé en avril qu’un prototype du premier étage réutilisable de la fusée devrait être présenté d’ici 18 à 24 mois. Avec cette date de 2031, la Russie prévoit donc aussi un retard de son projet dont le premier décollage était prévu, en 2023, pour une date comprise entre 2028 et 2030.

Espace : la longue marche vers le réutilisable

14 août 2026 à 06:39
Et le biodégradable, c'est pour quand ?
Espace : la longue marche vers le réutilisable

Cet été, Américains, Européens, Chinois et Russes continuent leur longue marche vers le spatial réutilisable, chacun à son rythme.

Alors que SpaceX a fait des avancées importantes vers le tout réutilisable mais rencontre des difficultés, la Chine a réussi pour la première fois, cet été, l’atterrissage d’une fusée au lanceur réutilisable. Du côté européen, le démonstrateur de lanceur réutilisable Themis avance doucement avec la réussite de sa répétition générale avant lancement. Enfin, les Russes annoncent avoir finalisé les plans de leur lanceur au premier étage réutilisable tout en repoussant son premier lancement à 2031.

Rappelons d’abord que les Américains (notamment SpaceX mais aussi Blue Origin) restent largement en avance sur le reste du monde concernant les fusées réutilisables et notamment leur premier étage.

Un bouclier de StarShip trop long à vérifier ?

Cet été, SpaceX a beaucoup avancé sur son projet Starship avec le treizième essai de son lanceur spatial superlourd, le 24 juillet dernier. Celui-ci a réussi à envoyer correctement les 20 satellites Starlink de troisième génération mais, lors de son retour, le booster n’a pu rallumer que 10 de ses 13 moteurs et il est arrivé trop vite dans l’eau du Golfe du Mexique. SpaceX a reconnu le problème en utilisant l’euphémisme d’un « amerrissage brutal dans le golfe ».

Suite à cet essai, certains mettent en doute la conception du bouclier thermique du deuxième étage de Starship qui n’a pourtant eu aucun problème d’amerrissage. Celle-ci ne serait pas, en soi, problématique pour la rentrée atmosphérique du lanceur. Mais « le système de protection thermique actuel de Starship est une impasse pour toutes les missions qui exigent une réutilisabilité totale et rapide », estime Dan Rasky, un ancien ingénieur de la NASA interrogé par ArsTechnica.

Ce système serait confronté au même problème que celui qu’avait rencontré la NASA lors de sa navette spatiale il y a 50 ans : l’inspection après chaque vol des tuiles utilisées prend un temps important qui rend la réutilisation plus lente qu’espéré.

Une première en Chine

En parallèle de cet essai, les autres nations avancent à leur rythme. La Chine a récupéré pour la première fois un lanceur réutilisable le 10 juillet dernier, expliquait l’AFP. La fusée Longue Marche-10B a placé un satellite en orbite après avoir décollé de l’île de Hainan. « Cette mission marque la première récupération contrôlée réussie du premier étage d’un lanceur par la Chine, ainsi que la première mondiale d’une récupération en mer par filet », a affirmé l’Agence spatiale nationale chinoise (CNSA).

Contrairement à SpaceX, CNSA n’utilise pas, en effet, de pieds d’atterrissage mais des crochets fixés sur le lanceur qui s’accroche à un filet de récupération, ce qui permet de ne pas ajouter trop de poids. Le spatial chinois a pour autant du mal à démontrer une fiabilité importante. Ainsi, le 11 aout dernier, la fusée Longue Marche 7A a explosé peu après son décollage.

Themis sur la voie

Côté européen, c’est Themis qui donne de ses nouvelles. Ce 23 juillet 2026, le démonstrateur a effectué une répétition de la chronologie de vol au centre spatial d’Esrange, en Suède, annonce SSC Space. « L’objectif de cet essai était de simuler les opérations de lancement dans des conditions cryogéniques, notamment la préparation avant vol du démonstrateur et de sa rampe de lancement, ainsi que la passivation du système qui sera effectuée après la récupération post-vol », explique la société suédoise de services spatiaux partenaire d’ArianeGroup sur ce projet.

Tout semble s’être bien passé dans cette nouvelle étape, et les deux entreprises indiquent que « chaque étape franchie marque un nouveau progrès vers la mise en place de technologies de lancement réutilisables en Europe ». Mais cette marche vers le réutilisable européen semble longue. En juillet 2025, le CNES prévoyait les premiers vols verticaux à basse altitude, depuis la base de Kiruna en Suède pour cette même année.

Les Russes encore plus en retard

Enfin, côté russe, le pouvoir annonce que son agence a achevé le design du lanceur Amour-SPG doté d’un premier étage réutilisable. « Nous prévoyons le premier lancement de l’Amour-SPG en 2031. La conception du projet est entièrement achevée ; les travaux se concentrent désormais exclusivement sur le matériel », a déclaré Leonid Mikhailenko (directeur général par intérim du Centre spatial « Progress ») dans une vidéo publiée mardi sur la chaîne Max de Vyacheslav Fedorishchev, gouverneur de la région de Samara, explique l’agence de presse étatique Interfax.

Selon cette agence, Dmitry Bakanov, le directeur de l’agence spatiale russe Roscosmos, avait annoncé en avril qu’un prototype du premier étage réutilisable de la fusée devrait être présenté d’ici 18 à 24 mois. Avec cette date de 2031, la Russie prévoit donc aussi un retard de son projet dont le premier décollage était prévu, en 2023, pour une date comprise entre 2028 et 2030.

Evo 2 : le ChatGPT de l’ADN a « un potentiel énorme » pour François Rousset (CNRS)

12 août 2026 à 14:16
Escherichia Connor ?
Evo 2 : le ChatGPT de l’ADN a « un potentiel énorme » pour François Rousset (CNRS)

Des chercheurs de Stanford ont créé un modèle de langage génomique puis l’ont utilisé pour générer le génome de 16 bactériophages viables, des virus de bactéries, proches du bactériophage naturel ΦX174 qui attaque la bactérie Escherichia coli. Une révolution pour son domaine, nous explique François Rousset, chercheur CNRS au Centre International de Recherche en Infectiologie.

À Stanford, une équipe de bioengineering travaille depuis quelque temps sur des modèles de langage très particuliers capables de générer des génomes. La semaine dernière, ils ont annoncé avoir pu générer des génomes de bactériophages (des virus de bactéries, sans danger pour l’humain) viables qui n’existent pas dans la nature.

Samuel H. King et ses collègues ont publié jeudi 6 aout un article dans la revue Science qui explique leur méthode. En novembre 2024, ils annonçaient avoir créé un premier modèle de langage génomique baptisé Evo et en mars dernier la deuxième version de ce modèle, Evo 2.

Celui-ci est « un genre de ChatGPT de l’ADN », nous indique François Rousset, chercheur CNRS au Centre International de Recherche en Infectiologie, « De la même façon qu’un modèle de langage comme ChatGPT peut générer du texte en ayant appris des énormes corpus de textes, ce modèle peut faire quelque chose de similaire sur des séquences d’ADN en apprenant quelles sont les contraintes sur les séquences de bases nucléotidiques A,T,G et C. Le modèle va apprendre la base suivante un peu comme ChatGPT va apprendre à prédire le mot suivant ».

Une période « assez révolutionnaire »


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Éclipse solaire du 12 août : tout ce qu’il faut savoir, surtout pour les yeux

10 août 2026 à 08:27
Plein les mirettes, sans les lésions
Éclipse solaire du 12 août : tout ce qu’il faut savoir, surtout pour les yeux

Dans deux jours aura lieu une éclipse totale du Soleil. Si elle ne sera pas totalement visible en France, son taux d’occultation sera élevé, surtout dans le sud-ouest, avec un maximum vers 20h30. Et avec ce genre d’évènement, mieux vaut rappeler quelques consignes pour ne pas finir en urgence chez l’ophtalmologue.

Le mercredi 12 août 2026 aura lieu une éclipse solaire totale, provoquée – vous le savez depuis longtemps – par l’interposition de la Lune entre la Terre et le Soleil.

La bande de totalité – la zone dans laquelle l’éclipse sera totale – traversera l’océan Arctique, le Groenland, l’Islande et l’Atlantique Nord et finira par atteindre les zones qui nous intéressent : le nord du Portugal, le nord de l’Espagne et les îles Baléares, où la totalité durera jusqu’à environ 1 min 48 s selon la localisation exacte sur la trajectoire.

Et la France ? Elle se situe en dehors de cette bande et n’observera donc qu’une éclipse partielle, mais avec un taux d’occultation très élevé, d’un minimum de 80 %. Voici quelques exemples :

  • Biarritz : 99,5 %
  • Pau : 99 %
  • Toulouse : 97,8 %
  • Bordeaux : 97,5 %
  • Brest : 96 %
  • Paris : 92 %
  • Saint-Pierre-et-Miquelon : environ 45 %

Sans surprise, le sud-ouest est la région où l’occultation sera la plus importante, étant la zone la plus proche du nord de l’Espagne. Mais il n’y aura pas de mystère : pour un vrai contact avec la couronne solaire, il faudra passer la frontière. Les Asturies, la Cantabrie, la Galice ou les Baléares sont les zones d’occultation totale les plus accessibles depuis le territoire français.

Le phénomène se produira en fin de journée pour la France métropolitaine. Il débutera à 19h30 pour atteindre son maximum vers 20h26. Le soleil étant bas sur l’horizon et l’éclipse non totale, une ambiance « coucher de soleil » se mettra doucement en place. Au vu de l’heure, mieux vaut bénéficier d’un horizon ouest bien dégagé. À Saint-Pierre-et-Miquelon, l’évènement se produira entre le début et le milieu d’après-midi.

Notez que même avec des scores très élevés, l’ombre n’est vraiment maximale qu’à 100 %. Il suffit que le taux d’occultation soit de « seulement » 99 % pour que l’ombre ne soit plus qu’une pénombre. De nombreux sites permettent de suivre l’éclipse. C’est notamment le cas de l’observatoire de Paris avec Éclipseop.

Attention les yeux !

En France métropolitaine, puisque la totalité n’est atteinte nulle part, il ne faut jamais observer l’éclipse à l’œil nu. Le risque de lésion grave et irréversible est réel et ce type d’évènement est systématiquement suivi d’une hausse de fréquentation chez les ophtalmologues. La rétinopathie solaire (brûlure de la rétine par le soleil) s’installe sans douleur et les symptômes n’apparaissent que plusieurs heures après : baisse de l’acuité visuelle, déformation des lignes et apparition d’une tâche sombre centrale.

Seule solution : des lunettes de protection adaptées, qui bloquent 99,9 % de la lumière visible ainsi que la totalité des ultraviolets et infrarouges. Selon la Société astronomique de France (SAF), il faut être particulièrement vigilant lors de l’achat de ces lunettes. Elles doivent être conformes à la norme ISO 12312 - 2 de 2015, donc pleinement adaptées à l’observation directe du soleil sans grossissement. Ces lunettes doivent aussi porter au verso des instructions en français, ainsi que la date de fabrication, le lot, l’origine, le fabricant et le distributeur en France.

Un point de vigilance tout particulier : les micro-rayures et micro-perforations. Il faut bien vérifier leur absence avant chaque utilisation, sous peine de se blesser les yeux. Vous avez peut-être vu passer sur certains réseaux (Instagram en particulier) des vidéos d’ophtalmologues mettant en garde sur ce point. La recommandation est de ne pas ouvrir le sachet plastique ou la boite contenant les lunettes avant le moment d’observation, pour ne prendre aucun risque. Pour les mêmes raisons, toujours selon la SAF, « les lunettes utilisées lors de l’éclipse de 1999 ne doivent plus être employées aujourd’hui ».

Les règles de sécurité ne valent pas que pour le grand public. Toute personne souhaitant observer de plus près la couronne solaire avec un appareil quelconque doit faire attention : ne jamais utiliser de jumelles ou autre équipement grossissant sans filtre adapté. Les filtres oculaires placés derrière une optique grossissante peuvent en effet se fissurer sous la concentration de chaleur. Pour la photographie avec un appareil à objectif interchangeable, un filtre de densité optique d’au moins 5 est nécessaire devant l’objectif.

Si l’on en croit le lunetier Krys, un quart des Français se disent prêts à observer l’éclipse à l’œil nu, moyenne qui grimpe à 34 % chez les 18 - 34 ans.

À quand les prochaines ?

Les éclipses totales en Europe sont rares. La dernière remonte au 11 aout 1999 et celle du 12 aout est la première à concerner l’Europe depuis.

Et ensuite ? Au risque de casser la statistique de rareté, la prochaine éclipse totale touchant l’Europe aura lieu le 2 aout 2027. La bande de totalité passera cette fois par le sud de l’Espagne, le Maroc et l’Égypte. L’occultation à Paris sera nettement plus modeste, environ 51 %. On notera que l’Espagne aura été généreusement servie deux années de suite.

Quant à la prochaine éclipse totale en France, il faudra attendre… le 3 septembre 2081. L’immense majorité ne sera donc plus là pour la voir, mais beaucoup se régaleront puisque la bande de totalité passera par Paris. Et en dehors de l’Europe ? La prochaine éclipse totale se produira le 22 juillet 2028 et concernera surtout l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Elle sera partielle en Nouvelle-Calédonie. Une autre aura lieu le 25 novembre 2030 et concernera surtout l’Afrique, l’océan Indien, l’Indonésie et l’Australie. Certains territoires ultramarins pourront en profiter partiellement, surtout la Réunion et Mayotte.

Des opérations promotionnelles chez des enseignes d’optique

Plusieurs entreprises françaises profitent de l’évènement pour proposer des lunettes de protection gratuites. Les conditions peuvent varier d’une enseigne à l’autre.

Chez Écouter Voir par exemple, 400 000 paires sont distribuées sur l’ensemble du territoire français. Elles sont à retirer gratuitement et sans obligation d’achat dans les boutiques de la chaîne, sous réserve bien sûr d’un stock disponible. L’offre est limitée à une paire par personne. L’opération étant lancée depuis mi-juin, il n’est pas certain que beaucoup de ces lunettes soient encore disponibles.

Chez Alain Afflelou, 452 magasins (sur les 1225 du réseau) participent à une opération similaire. En revanche, les conditions peuvent varier d’une boutique à l’autre. Certaines les donnent, d’autres les vendent pour un petit prix.

Chez Optic 2000, l’offre est conditionnée à l’achat d’un équipement optique complet pour enfant dans les boutiques physiques, ou à partir de 50 euros d’achat en ligne. Hors promotion, l’enseigne vend les lunettes de protection au prix de 3,90 euros l’unité ou 19 euros le lot de cinq.

Précisons que, de manière générale, ces lunettes ont un prix dépassant rarement quelques euros. Tant que la norme ISO 12312 - 2 est respectée, il n’est pas nécessaire de dépenser davantage. Enfin, comme signalé par Que Choisir, toutes les lunettes ne se valent pas : le contrôle des informations et la provenance sont primordiales.

Éclipse solaire du 12 août : tout ce qu’il faut savoir, surtout pour les yeux

10 août 2026 à 08:27
Plein les mirettes, sans les lésions
Éclipse solaire du 12 août : tout ce qu’il faut savoir, surtout pour les yeux

Dans deux jours aura lieu une éclipse totale du Soleil. Si elle ne sera pas totalement visible en France, son taux d’occultation sera élevé, surtout dans le sud-ouest, avec un maximum vers 20h30. Et avec ce genre d’évènement, mieux vaut rappeler quelques consignes pour ne pas finir en urgence chez l’ophtalmologue.

Le mercredi 12 août 2026 aura lieu une éclipse solaire totale, provoquée – vous le savez depuis longtemps – par l’interposition de la Lune entre la Terre et le Soleil.

La bande de totalité – la zone dans laquelle l’éclipse sera totale – traversera l’océan Arctique, le Groenland, l’Islande et l’Atlantique Nord et finira par atteindre les zones qui nous intéressent : le nord du Portugal, le nord de l’Espagne et les îles Baléares, où la totalité durera jusqu’à environ 1 min 48 s selon la localisation exacte sur la trajectoire.

Et la France ? Elle se situe en dehors de cette bande et n’observera donc qu’une éclipse partielle, mais avec un taux d’occultation très élevé, d’un minimum de 80 %. Voici quelques exemples :

  • Biarritz : 99,5 %
  • Pau : 99 %
  • Toulouse : 97,8 %
  • Bordeaux : 97,5 %
  • Brest : 96 %
  • Paris : 92 %
  • Saint-Pierre-et-Miquelon : environ 45 %

Sans surprise, le sud-ouest est la région où l’occultation sera la plus importante, étant la zone la plus proche du nord de l’Espagne. Mais il n’y aura pas de mystère : pour un vrai contact avec la couronne solaire, il faudra passer la frontière. Les Asturies, la Cantabrie, la Galice ou les Baléares sont les zones d’occultation totale les plus accessibles depuis le territoire français.

Le phénomène se produira en fin de journée pour la France métropolitaine. Il débutera à 19h30 pour atteindre son maximum vers 20h26. Le soleil étant bas sur l’horizon et l’éclipse non totale, une ambiance « coucher de soleil » se mettra doucement en place. Au vu de l’heure, mieux vaut bénéficier d’un horizon ouest bien dégagé. À Saint-Pierre-et-Miquelon, l’évènement se produira entre le début et le milieu d’après-midi.

Notez que même avec des scores très élevés, l’ombre n’est vraiment maximale qu’à 100 %. Il suffit que le taux d’occultation soit de « seulement » 99 % pour que l’ombre ne soit plus qu’une pénombre. De nombreux sites permettent de suivre l’éclipse. C’est notamment le cas de l’observatoire de Paris avec Éclipseop.

Attention les yeux !

En France métropolitaine, puisque la totalité n’est atteinte nulle part, il ne faut jamais observer l’éclipse à l’œil nu. Le risque de lésion grave et irréversible est réel et ce type d’évènement est systématiquement suivi d’une hausse de fréquentation chez les ophtalmologues. La rétinopathie solaire (brûlure de la rétine par le soleil) s’installe sans douleur et les symptômes n’apparaissent que plusieurs heures après : baisse de l’acuité visuelle, déformation des lignes et apparition d’une tâche sombre centrale.

Seule solution : des lunettes de protection adaptées, qui bloquent 99,9 % de la lumière visible ainsi que la totalité des ultraviolets et infrarouges. Selon la Société astronomique de France (SAF), il faut être particulièrement vigilant lors de l’achat de ces lunettes. Elles doivent être conformes à la norme ISO 12312 - 2 de 2015, donc pleinement adaptées à l’observation directe du soleil sans grossissement. Ces lunettes doivent aussi porter au verso des instructions en français, ainsi que la date de fabrication, le lot, l’origine, le fabricant et le distributeur en France.

Un point de vigilance tout particulier : les micro-rayures et micro-perforations. Il faut bien vérifier leur absence avant chaque utilisation, sous peine de se blesser les yeux. Vous avez peut-être vu passer sur certains réseaux (Instagram en particulier) des vidéos d’ophtalmologues mettant en garde sur ce point. La recommandation est de ne pas ouvrir le sachet plastique ou la boite contenant les lunettes avant le moment d’observation, pour ne prendre aucun risque. Pour les mêmes raisons, toujours selon la SAF, « les lunettes utilisées lors de l’éclipse de 1999 ne doivent plus être employées aujourd’hui ».

Les règles de sécurité ne valent pas que pour le grand public. Toute personne souhaitant observer de plus près la couronne solaire avec un appareil quelconque doit faire attention : ne jamais utiliser de jumelles ou autre équipement grossissant sans filtre adapté. Les filtres oculaires placés derrière une optique grossissante peuvent en effet se fissurer sous la concentration de chaleur. Pour la photographie avec un appareil à objectif interchangeable, un filtre de densité optique d’au moins 5 est nécessaire devant l’objectif.

Si l’on en croit le lunetier Krys, un quart des Français se disent prêts à observer l’éclipse à l’œil nu, moyenne qui grimpe à 34 % chez les 18 - 34 ans.

À quand les prochaines ?

Les éclipses totales en Europe sont rares. La dernière remonte au 11 aout 1999 et celle du 12 aout est la première à concerner l’Europe depuis.

Et ensuite ? Au risque de casser la statistique de rareté, la prochaine éclipse totale touchant l’Europe aura lieu le 2 aout 2027. La bande de totalité passera cette fois par le sud de l’Espagne, le Maroc et l’Égypte. L’occultation à Paris sera nettement plus modeste, environ 51 %. On notera que l’Espagne aura été généreusement servie deux années de suite.

Quant à la prochaine éclipse totale en France, il faudra attendre… le 3 septembre 2081. L’immense majorité ne sera donc plus là pour la voir, mais beaucoup se régaleront puisque la bande de totalité passera par Paris. Et en dehors de l’Europe ? La prochaine éclipse totale se produira le 22 juillet 2028 et concernera surtout l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Elle sera partielle en Nouvelle-Calédonie. Une autre aura lieu le 25 novembre 2030 et concernera surtout l’Afrique, l’océan Indien, l’Indonésie et l’Australie. Certains territoires ultramarins pourront en profiter partiellement, surtout la Réunion et Mayotte.

Des opérations promotionnelles chez des enseignes d’optique

Plusieurs entreprises françaises profitent de l’évènement pour proposer des lunettes de protection gratuites. Les conditions peuvent varier d’une enseigne à l’autre.

Chez Écouter Voir par exemple, 400 000 paires sont distribuées sur l’ensemble du territoire français. Elles sont à retirer gratuitement et sans obligation d’achat dans les boutiques de la chaîne, sous réserve bien sûr d’un stock disponible. L’offre est limitée à une paire par personne. L’opération étant lancée depuis mi-juin, il n’est pas certain que beaucoup de ces lunettes soient encore disponibles.

Chez Alain Afflelou, 452 magasins (sur les 1225 du réseau) participent à une opération similaire. En revanche, les conditions peuvent varier d’une boutique à l’autre. Certaines les donnent, d’autres les vendent pour un petit prix.

Chez Optic 2000, l’offre est conditionnée à l’achat d’un équipement optique complet pour enfant dans les boutiques physiques, ou à partir de 50 euros d’achat en ligne. Hors promotion, l’enseigne vend les lunettes de protection au prix de 3,90 euros l’unité ou 19 euros le lot de cinq.

Précisons que, de manière générale, ces lunettes ont un prix dépassant rarement quelques euros. Tant que la norme ISO 12312 - 2 est respectée, il n’est pas nécessaire de dépenser davantage. Enfin, comme signalé par Que Choisir, toutes les lunettes ne se valent pas : le contrôle des informations et la provenance sont primordiales.

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