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☕️ Apple Music va étiqueter la musique IA

21 août 2026 à 13:16


Apple Music va étiqueter les morceaux générés par IA d’ici la fin de l’année. Le service de streaming a prévenu ses partenaires de la filière via un courriel obtenu par Billboard. Les chansons signalées comme « largement générées à l’aide de l’IA » par les maisons de disques et les distributeurs auront droit à un tag « Made With AI ».

En mars, la plateforme d’Apple avait dévoilé son système de signalement « AI Transparency Tags », par lequel les fournisseurs de musique doivent indiquer quand et où l’IA a été utilisée de manière « significative » – dans la création des visuels par exemple, ou encore le clip vidéo, la composition ou la chanson. « Tout contenu provenant principalement d’un service d’IA générative », précise le courriel.

Ces informations, qui permettront à Apple Music d’identifier les contenus concernés, devront obligatoirement être fournies par les distributeurs. Et si certains ne jouent pas le jeu ? Olivier Schusser, le directeur du service, expliquait à Billboard en avril qu’Apple avait développé une technologie qui permet de « savoir précisément quel type de musique nous est envoyé, quel modèle d’IA a été utilisé ».

Apple pourrait donc aisément mettre la main au collet des titres IA. Mais le responsable estimait que la responsabilité devait être portée par les fournisseurs de contenus. « Toutes les maisons de disques dans le monde nous livrent des contenus utilisant l’IA, même si elles n’en ont pas forcément conscience. Elles doivent elles aussi développer des outils pour comprendre l’ampleur de cette utilisation », déclarait-il.

La musique générée par IA ne représente que 0,5 % des écoutes sur Apple Music, a indiqué Olivier Schusser. En revanche, plus d’un tiers des chansons téléversées sur les serveurs de la plateforme est généré par IA. Apple Music rejoint ainsi Deezer, Tidal et Spotify dans le signalement des morceaux IA.

☕️ Apple Music va étiqueter la musique IA

21 août 2026 à 13:16


Apple Music va étiqueter les morceaux générés par IA d’ici la fin de l’année. Le service de streaming a prévenu ses partenaires de la filière via un courriel obtenu par Billboard. Les chansons signalées comme « largement générées à l’aide de l’IA » par les maisons de disques et les distributeurs auront droit à un tag « Made With AI ».

En mars, la plateforme d’Apple avait dévoilé son système de signalement « AI Transparency Tags », par lequel les fournisseurs de musique doivent indiquer quand et où l’IA a été utilisée de manière « significative » – dans la création des visuels par exemple, ou encore le clip vidéo, la composition ou la chanson. « Tout contenu provenant principalement d’un service d’IA générative », précise le courriel.

Ces informations, qui permettront à Apple Music d’identifier les contenus concernés, devront obligatoirement être fournies par les distributeurs. Et si certains ne jouent pas le jeu ? Olivier Schusser, le directeur du service, expliquait à Billboard en avril qu’Apple avait développé une technologie qui permet de « savoir précisément quel type de musique nous est envoyé, quel modèle d’IA a été utilisé ».

Apple pourrait donc aisément mettre la main au collet des titres IA. Mais le responsable estimait que la responsabilité devait être portée par les fournisseurs de contenus. « Toutes les maisons de disques dans le monde nous livrent des contenus utilisant l’IA, même si elles n’en ont pas forcément conscience. Elles doivent elles aussi développer des outils pour comprendre l’ampleur de cette utilisation », déclarait-il.

La musique générée par IA ne représente que 0,5 % des écoutes sur Apple Music, a indiqué Olivier Schusser. En revanche, plus d’un tiers des chansons téléversées sur les serveurs de la plateforme est généré par IA. Apple Music rejoint ainsi Deezer, Tidal et Spotify dans le signalement des morceaux IA.

Sur macOS, ChatGPT sait désormais interagir avec l’application Messages et vos SMS

21 août 2026 à 06:31
Aie confiance, crois en moi, que je puisse veiller sur toi
Sur macOS, ChatGPT sait désormais interagir avec l’application Messages et vos SMS

OpenAI lance un plugin qui permet à l’application ChatGPT sur macOS d’interagir directement avec les messages (iMessage, SMS) de l’utilisateur. Une intégration censée faciliter la vie de l’utilisateur, mais qui ne va pas sans poser de sérieuses questions quant à la confidentialité des données associées.

« Vos conversations de tous les jours viennent de gagner en simplicité grâce au nouveau plugin Apple Messages », annonce fièrement OpenAI. L’entreprise vient en effet d’annoncer la mise en ligne d’un nouveau composant optionnel, dédié aux versions macOS de ses clients logiciels, qui permet aux utilisateurs de ChatGPT de bénéficier d’une intégration renforcée avec l’application Messages du système, celle qui permet de gérer les messages texte (iMessage, SMS, RCS) envoyés par le truchement de l’iPhone de l’utilisateur.

Un accès complet aux messages (et au disque)

Dans une vidéo relayée sur X, OpenAI illustre l’utilité supposée de ce plugin : par exemple, demander à ChatGPT de retrouver les questions laissées en suspens dans les messages reçus la veille, puis rédiger, ou faire rédiger, directement la réponse depuis l’interface d’échange avec le LLM. Les fonctionnalités décrites illustrent la capacité du modèle à lire les messages envoyés ou reçus par l’utilisateur, pour en extraire des informations, générer une synthèse, ou préparer des réponses.

Sur son site, OpenAI précise le fonctionnement de ce nouveau plugin, et notamment la façon dont l’utilisateur garde le contrôle sur les messages envoyés, du moins s’il ne donne pas carte blanche à l’outil :

« Par défaut, ChatGPT n’envoie les messages qu’après votre approbation du message et de ses destinataires. Choisissez « Autoriser une seule fois » pour approuver uniquement cet envoi. Si vous sélectionnez « Toujours autoriser l’envoi vers cette conversation », ChatGPT pourra envoyer des messages ultérieurs à cette conversation sans nouvelle approbation. »

OpenAI annonce une disponibilité globale de ce plugin, ce que nous avons pu vérifier depuis une machine française, sur un compte ChatGPT gratuit. En passant par l’application et en sélectionnant le mode Codex, une recherche dans les plugins affiche bien l’intégration Messages. Son installation exige trois niveaux de permission : l’autorisation d’envoyer des messages, l’accès aux contacts, et l’accès total au disque (Full Disk Access), puisque le client doit pouvoir lire les messages archivés.

Permissions demandées à l’installation du plugin Messages pour ChatGPT – crédit Next

Dans sa doc, OpenAI ne dit rien en revanche des problèmes de confidentialité, ou de respect de la vie privée, soulevés par une telle intégration. L’entreprise a tout de même répondu à Bloomberg que son plugin ne créait pas d’index en propre des messages stockés sur la machine mais, dans les faits, on ne sait pas à ce stade quels sont les traitements exacts réalisés sur les Messages lors d’une requête, et dans quelle mesure le contenu de ces derniers transite par les serveurs d’OpenAI.

L’accès aux messages n’est pas anodin, puisqu’ils sont susceptibles de contenir des informations personnelles sensibles, qui impliquent l’utilisateur au premier chef, mais aussi l’ensemble des personnes avec lesquelles il correspond ou a correspondu.

Comptant sur l’impartialité d’un modèle par essence probabiliste, nous avons demandé à ChatGPT de résumer de façon concise les risques soulevés par une telle intégration. La capture d’écran ci-dessous illustre la réponse formulée par le modèle :

Réponse fournie par ChatGPT à la question de savoir si cette intégration soulève des risques relatifs à la vie privée – crédit Next

Un plugin concurrent de l’intégration ChatGPT dans Apple Intelligence

Reste à savoir ce qu’en pense Apple ? La firme de Cupertino ne s’est pas, pour l’instant, exprimée au sujet de cette nouveauté, qui vient pourtant marcher sur les platebandes d’une intégration plus officielle cette fois, celle qui permet d’utiliser ChatGPT avec Apple Intelligence et Siri sur l’iPhone, avec un volet confidentialité encadré par Apple.

Ce lancement intervient quelques jours seulement après l’introduction d’une autre fonctionnalité dédiée à macOS, « Computer History », qui permet à ChatGPT (dont l’application macOS a déjà été épinglée pour avoir stocké des informations en clair) de s’appuyer sur toutes les actions de l’utilisateur pour lui rappeler ce qu’il a fait sur son ordinateur. Fonctionnant littéralement comme un keylogger, celle-ci « génère un flux d’événements d’interaction à partir des applications et des sites web autorisés » en s’appuyant notamment sur « les clics, la saisie au clavier, les raccourcis clavier, les changements d’application et le contexte que macOS met à disposition via son système d’accessibilité ».

Apple accuse pour mémoire OpenAI de malversations et de vol de secrets industriels, ce qui donne lieu depuis le mois de juillet à un bras de fer judiciaire entre les deux entreprises.

Sur macOS, ChatGPT sait désormais interagir avec l’application Messages et vos SMS

21 août 2026 à 06:31
Aie confiance, crois en moi, que je puisse veiller sur toi
Sur macOS, ChatGPT sait désormais interagir avec l’application Messages et vos SMS

OpenAI lance un plugin qui permet à l’application ChatGPT sur macOS d’interagir directement avec les messages (iMessage, SMS) de l’utilisateur. Une intégration censée faciliter la vie de l’utilisateur, mais qui ne va pas sans poser de sérieuses questions quant à la confidentialité des données associées.

« Vos conversations de tous les jours viennent de gagner en simplicité grâce au nouveau plugin Apple Messages », annonce fièrement OpenAI. L’entreprise vient en effet d’annoncer la mise en ligne d’un nouveau composant optionnel, dédié aux versions macOS de ses clients logiciels, qui permet aux utilisateurs de ChatGPT de bénéficier d’une intégration renforcée avec l’application Messages du système, celle qui permet de gérer les messages texte (iMessage, SMS, RCS) envoyés par le truchement de l’iPhone de l’utilisateur.

Un accès complet aux messages (et au disque)

Dans une vidéo relayée sur X, OpenAI illustre l’utilité supposée de ce plugin : par exemple, demander à ChatGPT de retrouver les questions laissées en suspens dans les messages reçus la veille, puis rédiger, ou faire rédiger, directement la réponse depuis l’interface d’échange avec le LLM. Les fonctionnalités décrites illustrent la capacité du modèle à lire les messages envoyés ou reçus par l’utilisateur, pour en extraire des informations, générer une synthèse, ou préparer des réponses.

Sur son site, OpenAI précise le fonctionnement de ce nouveau plugin, et notamment la façon dont l’utilisateur garde le contrôle sur les messages envoyés, du moins s’il ne donne pas carte blanche à l’outil :

« Par défaut, ChatGPT n’envoie les messages qu’après votre approbation du message et de ses destinataires. Choisissez « Autoriser une seule fois » pour approuver uniquement cet envoi. Si vous sélectionnez « Toujours autoriser l’envoi vers cette conversation », ChatGPT pourra envoyer des messages ultérieurs à cette conversation sans nouvelle approbation. »

OpenAI annonce une disponibilité globale de ce plugin, ce que nous avons pu vérifier depuis une machine française, sur un compte ChatGPT gratuit. En passant par l’application et en sélectionnant le mode Codex, une recherche dans les plugins affiche bien l’intégration Messages. Son installation exige trois niveaux de permission : l’autorisation d’envoyer des messages, l’accès aux contacts, et l’accès total au disque (Full Disk Access), puisque le client doit pouvoir lire les messages archivés.

Permissions demandées à l’installation du plugin Messages pour ChatGPT – crédit Next

Dans sa doc, OpenAI ne dit rien en revanche des problèmes de confidentialité, ou de respect de la vie privée, soulevés par une telle intégration. L’entreprise a tout de même répondu à Bloomberg que son plugin ne créait pas d’index en propre des messages stockés sur la machine mais, dans les faits, on ne sait pas à ce stade quels sont les traitements exacts réalisés sur les Messages lors d’une requête, et dans quelle mesure le contenu de ces derniers transite par les serveurs d’OpenAI.

L’accès aux messages n’est pas anodin, puisqu’ils sont susceptibles de contenir des informations personnelles sensibles, qui impliquent l’utilisateur au premier chef, mais aussi l’ensemble des personnes avec lesquelles il correspond ou a correspondu.

Comptant sur l’impartialité d’un modèle par essence probabiliste, nous avons demandé à ChatGPT de résumer de façon concise les risques soulevés par une telle intégration. La capture d’écran ci-dessous illustre la réponse formulée par le modèle :

Réponse fournie par ChatGPT à la question de savoir si cette intégration soulève des risques relatifs à la vie privée – crédit Next

Un plugin concurrent de l’intégration ChatGPT dans Apple Intelligence

Reste à savoir ce qu’en pense Apple ? La firme de Cupertino ne s’est pas, pour l’instant, exprimée au sujet de cette nouveauté, qui vient pourtant marcher sur les platebandes d’une intégration plus officielle cette fois, celle qui permet d’utiliser ChatGPT avec Apple Intelligence et Siri sur l’iPhone, avec un volet confidentialité encadré par Apple.

Ce lancement intervient quelques jours seulement après l’introduction d’une autre fonctionnalité dédiée à macOS, « Computer History », qui permet à ChatGPT (dont l’application macOS a déjà été épinglée pour avoir stocké des informations en clair) de s’appuyer sur toutes les actions de l’utilisateur pour lui rappeler ce qu’il a fait sur son ordinateur. Fonctionnant littéralement comme un keylogger, celle-ci « génère un flux d’événements d’interaction à partir des applications et des sites web autorisés » en s’appuyant notamment sur « les clics, la saisie au clavier, les raccourcis clavier, les changements d’application et le contexte que macOS met à disposition via son système d’accessibilité ».

Apple accuse pour mémoire OpenAI de malversations et de vol de secrets industriels, ce qui donne lieu depuis le mois de juillet à un bras de fer judiciaire entre les deux entreprises.

☕️ Sur le web, les bots IA écrivent de plus en plus pour les bots

21 août 2026 à 05:45


Les bots lisent les bots. Les sites web sont de plus en plus rédigés par des robots IA : plus d’un tiers des pages web mises en ligne après le lancement de ChatGPT intègre des contenus IA, selon une étude du Pew Research.

10 % des 10 000 pages web en anglais prélevées au mois de juillet par le Pew Research « présentent des signes significatifs d’une rédaction par IA » (textes complets ou largement remaniés). Cela parait finalement peu, mais comme le soulignent les chercheurs, une grande partie de ces pages a été mise en ligne avant l’avènement de l’IA. En mettant de côté les pages mises en ligne avant novembre 2022 et le lancement de ChatGPT, le taux monte à 35 % de pages intégrant du contenu IA.

L’étude a été réalisée avec l’aide de l’outil d’archivage web Common Crawl, les textes ayant été scrutés avec l’outil de détection IA Open Pangram. Ces utilitaires ne sont pas infaillibles, ils peuvent ranger à tort des documents rédigés par des humains dans la mauvaise case, et inversement. Néanmoins, certains types de ponctuation, de mots et d’expressions ont tendance à revenir plus fréquemment dans les textes générés par IA.

L’intelligence artificielle générative semble en effet apprécier les tirets cadratins (ils sont utilisés environ deux fois plus souvent) ; l’usage de la virgule de série (le fameux Oxford comma dans une énumération avant le « and », par exemple « I invited Alice, Bob, and Charlie ») augmente de 63 % ; certains mots prisés des IA sont employés plus de deux fois plus souvent (« testament », « interplay »…).

Pour rédiger une comparaison, l’IA a également davantage recours au parallélisme négatif, comme dans la phrase « Ce n’est pas seulement de l’information, c’est de l’influence ». Une tournure qui reste relativement rare tout de même. Les humains ne doivent pas pour autant s’interdire d’utiliser cet arsenal, mais l’IA montre un tropisme certain pour ces formes.

Début juin, Matthew Prince le patron de Cloudflare constatait que les bots (agents IA, mais aussi les bots plus traditionnels) représentaient plus de trafic que les internautes de chair et de sang. « Le trafic généré par les agents IA augmente si rapidement que, pour la première fois dans l’histoire d’internet, le trafic des bots a désormais dépassé celui des humains en ligne », s’étonnait-il. Le dirigeant avait prévu que cette bascule arriverait début 2027.

Autrement dit, de plus en plus de textes rédigés par des bots sont lus par d’autres bots. À ce rythme, les humains risquent bien de faire figure d’intrus sur Internet.

☕️ Sur le web, les bots IA écrivent de plus en plus pour les bots

21 août 2026 à 05:45


Les bots lisent les bots. Les sites web sont de plus en plus rédigés par des robots IA : plus d’un tiers des pages web mises en ligne après le lancement de ChatGPT intègre des contenus IA, selon une étude du Pew Research.

10 % des 10 000 pages web en anglais prélevées au mois de juillet par le Pew Research « présentent des signes significatifs d’une rédaction par IA » (textes complets ou largement remaniés). Cela parait finalement peu, mais comme le soulignent les chercheurs, une grande partie de ces pages a été mise en ligne avant l’avènement de l’IA. En mettant de côté les pages mises en ligne avant novembre 2022 et le lancement de ChatGPT, le taux monte à 35 % de pages intégrant du contenu IA.

L’étude a été réalisée avec l’aide de l’outil d’archivage web Common Crawl, les textes ayant été scrutés avec l’outil de détection IA Open Pangram. Ces utilitaires ne sont pas infaillibles, ils peuvent ranger à tort des documents rédigés par des humains dans la mauvaise case, et inversement. Néanmoins, certains types de ponctuation, de mots et d’expressions ont tendance à revenir plus fréquemment dans les textes générés par IA.

L’intelligence artificielle générative semble en effet apprécier les tirets cadratins (ils sont utilisés environ deux fois plus souvent) ; l’usage de la virgule de série (le fameux Oxford comma dans une énumération avant le « and », par exemple « I invited Alice, Bob, and Charlie ») augmente de 63 % ; certains mots prisés des IA sont employés plus de deux fois plus souvent (« testament », « interplay »…).

Pour rédiger une comparaison, l’IA a également davantage recours au parallélisme négatif, comme dans la phrase « Ce n’est pas seulement de l’information, c’est de l’influence ». Une tournure qui reste relativement rare tout de même. Les humains ne doivent pas pour autant s’interdire d’utiliser cet arsenal, mais l’IA montre un tropisme certain pour ces formes.

Début juin, Matthew Prince le patron de Cloudflare constatait que les bots (agents IA, mais aussi les bots plus traditionnels) représentaient plus de trafic que les internautes de chair et de sang. « Le trafic généré par les agents IA augmente si rapidement que, pour la première fois dans l’histoire d’internet, le trafic des bots a désormais dépassé celui des humains en ligne », s’étonnait-il. Le dirigeant avait prévu que cette bascule arriverait début 2027.

Autrement dit, de plus en plus de textes rédigés par des bots sont lus par d’autres bots. À ce rythme, les humains risquent bien de faire figure d’intrus sur Internet.

☕️ Aux États-Unis, le boulet électoral des datacenters IA

20 août 2026 à 13:26


Les entreprises de l’IA qui multiplient les projets de centres de données aux États-Unis vont devoir se retrousser les manches pour améliorer leur image. En cette année d’élections, le stigmate est tel que ces infrastructures sont devenues un risque politique pour les républicains.

Illustration : Flock

Le parti sonne l’alerte. Dans un mémo récupéré par Axios, le National Republican Senatorial Committee (NRSC) – le bras armé des campagnes sénatoriales pour les républicains – s’inquiète du sentiment anti-datacenters des citoyens et des électeurs américains. Un cas en particulier suscite beaucoup de craintes : la réélection de Jon Husted en Ohio. La campagne de son opposant démocrate, Sherrod Brown, dépense des millions de dollars pour dépeindre son adversaire comme « le visage des centres de données dans l’Ohio ».

Le mémo explique que « si [Jon Husted] perd et que les centres de données sont tenus responsables, les responsables politiques de tout le pays en prendront bonne note ». Le NRSC estime que les datacenters sont devenus « un sujet qui couve en arrière-plan durant le cycle électoral ». Le sujet est particulièrement sensible dans cet État où plusieurs projets d’implémentation sont en préparation du côté de NVIDIA, OpenAI, Meta, et d’autres encore.

Des responsables du parti républicain ont expliqué à Axios que, d’après leurs sondages internes, les centres de données sont à peu près aussi populaires dans l’opinion que… les déchets nucléaires. L’impopularité de ces grands bâtiments pourrait faire basculer plusieurs élections lors du grand raout du 3 novembre.

Plus de 4 000 datacenters sont présents aux États-Unis, et 3 000 autres sont en projet. Ces sites consomment énormément d’eau et d’énergie pour faire tourner les serveurs, ce qui provoque une hausse des prix de l’énergie dans les communautés proches, sans oublier la pollution environnante. Ce qui a poussé plusieurs acteurs de la filière à prendre des engagements pour minimiser leur impact. Ce n’est manifestement pas suffisant.

Le mémo indique qu’il revient aux entreprises IA d’améliorer l’image de leurs infrastructures, en expliquant au grand public « qui en bénéficie, qui paie et pourquoi une communauté devrait vouloir en accueillir un ». Si cette perception ne s’améliore pas « rapidement », la campagne anti-datacenters s’étendra « bien au-delà de l’Ohio », prévient-elle. Actuellement, l’avance de Sherrod Brown sur Jon Husted est de 8 points.

☕️ Aux États-Unis, le boulet électoral des datacenters IA

20 août 2026 à 13:26


Les entreprises de l’IA qui multiplient les projets de centres de données aux États-Unis vont devoir se retrousser les manches pour améliorer leur image. En cette année d’élections, le stigmate est tel que ces infrastructures sont devenues un risque politique pour les républicains.

Illustration : Flock

Le parti sonne l’alerte. Dans un mémo récupéré par Axios, le National Republican Senatorial Committee (NRSC) – le bras armé des campagnes sénatoriales pour les républicains – s’inquiète du sentiment anti-datacenters des citoyens et des électeurs américains. Un cas en particulier suscite beaucoup de craintes : la réélection de Jon Husted en Ohio. La campagne de son opposant démocrate, Sherrod Brown, dépense des millions de dollars pour dépeindre son adversaire comme « le visage des centres de données dans l’Ohio ».

Le mémo explique que « si [Jon Husted] perd et que les centres de données sont tenus responsables, les responsables politiques de tout le pays en prendront bonne note ». Le NRSC estime que les datacenters sont devenus « un sujet qui couve en arrière-plan durant le cycle électoral ». Le sujet est particulièrement sensible dans cet État où plusieurs projets d’implémentation sont en préparation du côté de NVIDIA, OpenAI, Meta, et d’autres encore.

Des responsables du parti républicain ont expliqué à Axios que, d’après leurs sondages internes, les centres de données sont à peu près aussi populaires dans l’opinion que… les déchets nucléaires. L’impopularité de ces grands bâtiments pourrait faire basculer plusieurs élections lors du grand raout du 3 novembre.

Plus de 4 000 datacenters sont présents aux États-Unis, et 3 000 autres sont en projet. Ces sites consomment énormément d’eau et d’énergie pour faire tourner les serveurs, ce qui provoque une hausse des prix de l’énergie dans les communautés proches, sans oublier la pollution environnante. Ce qui a poussé plusieurs acteurs de la filière à prendre des engagements pour minimiser leur impact. Ce n’est manifestement pas suffisant.

Le mémo indique qu’il revient aux entreprises IA d’améliorer l’image de leurs infrastructures, en expliquant au grand public « qui en bénéficie, qui paie et pourquoi une communauté devrait vouloir en accueillir un ». Si cette perception ne s’améliore pas « rapidement », la campagne anti-datacenters s’étendra « bien au-delà de l’Ohio », prévient-elle. Actuellement, l’avance de Sherrod Brown sur Jon Husted est de 8 points.

L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

20 août 2026 à 06:54
Non, ce n'est pas sale
L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

Les traînées blanches que l’on voit derrière les avions vont faire l’objet d’une étude au long cours menée dans le corridor aérien de l’Atlantique Nord, entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Le gouvernement britannique et Google ont mis la main à la poche pour déterminer s’il est possible d’éviter la formation de nuages qui participent au réchauffement climatique.

Les traînées blanches laissées par les avions sont des cristaux de glace qui se forment lorsque les gaz chauds des moteurs rencontrent de l’air très froid et humide. En fonction de l’humidité et de la température ambiante, ces traînées de condensation peuvent disparaitre en quelques secondes, ou persister plus longtemps et s’étaler.

Elles peuvent alors se transformer en nuages qui retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Un rapport de l’Aviation Impact Accelerator (AIA), piloté par l’Université de Cambridge en 2024, indiquait qu’éviter les « contrails » les plus réchauffantes pouvait réduire de 40 % l’impact climatique de l’aviation.

Le grand bleu zébré de traînées blanches

Voilà qui nous amène tout droit à l’opération « Blue Skies ». Menée par un consortium composé du gouvernement britannique, Google, le fournisseur NATS de services pour le trafic aérien et l’Université de Cambridge, elle cherche à réduire les conséquences sur le climat des traînées de condensation. Le programme, qui durera 30 mois, dispose d’un budget de 5 millions de livres sterling (environ 5,8 millions d’euros), dont une contribution de 1,4 million de Google sous la forme de capacités de calcul et en recherche IA.

L’objectif n’est pas de supprimer ces traînées, mais d’éviter les zones où elles pourraient devenir des nuages et donc, avoir un effet réchauffant sur le climat. Google utilise des images satellites, des données de vol et des prévisions météo pour déterminer les poches d’air froid et humide. L’intelligence artificielle est mise à contribution pour établir ces prévisions ; le cas échéant, elle sert aussi à vérifier si les traînées ont été évitées en analysant les images satellites.

Armés de ces informations, les contrôleurs aériens pourront indiquer aux pilotes de voler un peu plus haut ou un peu plus bas de 2 000 pieds. Des modifications en vol déjà courantes pour éviter les trous d’air et les turbulences.

Image : Google

Les tests auront lieu dans l’espace aérien Shanwick, qui couvre la partie orientale du corridor de l’Atlantique Nord reliant l’Europe aux États-Unis. Ils seront menés durant l’hiver 2026 - 2027 et l’hiver 2027 - 2028, là où le trafic est moins important, le soir et la nuit.

10 000 vols environ devraient traverser cet espace aérien pendant les périodes concernées ; seule une partie d’entre eux devra changer d’altitude. Cette seule région du monde pèse pour 5 % du réchauffement climatique imputable aux traînées de condensation.

Google derrière les traînées

Comme le fait remarquer la BBC, ces changements d’altitude ne risquent-ils pas de faire brûler davantage de carburant aux avions ? Voilà qui risquerait d’annuler tout ou partie de l’intérêt d’une réduction des traînées…

Paul Hodgson, directeur technique de Google pour l’opération, affirme que « le surcroît d’émissions de CO2 est inférieur à 1 %, alors que l’impact des traînées de condensation est d’un ordre de grandeur comparable à celui de l’ensemble des émissions de CO₂ de l’aviation », soit autour de 100 kg de carburant pour l’avion concerné, selon des modélisations. Relativement modeste pour un long-courrier qui brûle plusieurs tonnes de carburant par heure.

L’expérience doit aussi permettre de vérifier si les résultats obtenus lors de précédents essais peuvent être reproduits à grande échelle, avec de nombreux vols et dans des conditions réelles de contrôle aérien. Les conclusions de l’opération Blue Skies doivent ensuite être publiées dans la littérature scientifique.

L’intérêt de Google pour les contrails ne date pas d’hier. En 2023, le géant du web testait déjà avec American Airlines des cartes de prévision permettant aux pilotes d’éviter les zones susceptibles de générer des traînées de condensation. C’est une manière de faire valoir des modèles d’IA qui peuvent aussi produire des effets positifs pour le climat.

L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

20 août 2026 à 06:54
Non, ce n'est pas sale
L’IA de Google testée pour éviter les traînées de condensation derrière les avions

Les traînées blanches que l’on voit derrière les avions vont faire l’objet d’une étude au long cours menée dans le corridor aérien de l’Atlantique Nord, entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Le gouvernement britannique et Google ont mis la main à la poche pour déterminer s’il est possible d’éviter la formation de nuages qui participent au réchauffement climatique.

Les traînées blanches laissées par les avions sont des cristaux de glace qui se forment lorsque les gaz chauds des moteurs rencontrent de l’air très froid et humide. En fonction de l’humidité et de la température ambiante, ces traînées de condensation peuvent disparaitre en quelques secondes, ou persister plus longtemps et s’étaler.

Elles peuvent alors se transformer en nuages qui retiennent une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Un rapport de l’Aviation Impact Accelerator (AIA), piloté par l’Université de Cambridge en 2024, indiquait qu’éviter les « contrails » les plus réchauffantes pouvait réduire de 40 % l’impact climatique de l’aviation.

Le grand bleu zébré de traînées blanches

Voilà qui nous amène tout droit à l’opération « Blue Skies ». Menée par un consortium composé du gouvernement britannique, Google, le fournisseur NATS de services pour le trafic aérien et l’Université de Cambridge, elle cherche à réduire les conséquences sur le climat des traînées de condensation. Le programme, qui durera 30 mois, dispose d’un budget de 5 millions de livres sterling (environ 5,8 millions d’euros), dont une contribution de 1,4 million de Google sous la forme de capacités de calcul et en recherche IA.

L’objectif n’est pas de supprimer ces traînées, mais d’éviter les zones où elles pourraient devenir des nuages et donc, avoir un effet réchauffant sur le climat. Google utilise des images satellites, des données de vol et des prévisions météo pour déterminer les poches d’air froid et humide. L’intelligence artificielle est mise à contribution pour établir ces prévisions ; le cas échéant, elle sert aussi à vérifier si les traînées ont été évitées en analysant les images satellites.

Armés de ces informations, les contrôleurs aériens pourront indiquer aux pilotes de voler un peu plus haut ou un peu plus bas de 2 000 pieds. Des modifications en vol déjà courantes pour éviter les trous d’air et les turbulences.

Image : Google

Les tests auront lieu dans l’espace aérien Shanwick, qui couvre la partie orientale du corridor de l’Atlantique Nord reliant l’Europe aux États-Unis. Ils seront menés durant l’hiver 2026 - 2027 et l’hiver 2027 - 2028, là où le trafic est moins important, le soir et la nuit.

10 000 vols environ devraient traverser cet espace aérien pendant les périodes concernées ; seule une partie d’entre eux devra changer d’altitude. Cette seule région du monde pèse pour 5 % du réchauffement climatique imputable aux traînées de condensation.

Google derrière les traînées

Comme le fait remarquer la BBC, ces changements d’altitude ne risquent-ils pas de faire brûler davantage de carburant aux avions ? Voilà qui risquerait d’annuler tout ou partie de l’intérêt d’une réduction des traînées…

Paul Hodgson, directeur technique de Google pour l’opération, affirme que « le surcroît d’émissions de CO2 est inférieur à 1 %, alors que l’impact des traînées de condensation est d’un ordre de grandeur comparable à celui de l’ensemble des émissions de CO₂ de l’aviation », soit autour de 100 kg de carburant pour l’avion concerné, selon des modélisations. Relativement modeste pour un long-courrier qui brûle plusieurs tonnes de carburant par heure.

L’expérience doit aussi permettre de vérifier si les résultats obtenus lors de précédents essais peuvent être reproduits à grande échelle, avec de nombreux vols et dans des conditions réelles de contrôle aérien. Les conclusions de l’opération Blue Skies doivent ensuite être publiées dans la littérature scientifique.

L’intérêt de Google pour les contrails ne date pas d’hier. En 2023, le géant du web testait déjà avec American Airlines des cartes de prévision permettant aux pilotes d’éviter les zones susceptibles de générer des traînées de condensation. C’est une manière de faire valoir des modèles d’IA qui peuvent aussi produire des effets positifs pour le climat.

☕️ OpenAI va ouvrir la publicité dans ChatGPT en France et en Europe

19 août 2026 à 15:42


La semaine prochaine, la version gratuite de ChatGPT et la déclinaison Go à 8 euros par mois afficheront de la publicité en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie et dans 31 pays européens. Les abonnés Plus, Pro et Enterprise seront épargnés. Le programme, lancé début février, a débuté par les États-Unis puis s’est étendu au Canada, au Royaume-Uni, au Brésil et au Japon.

OpenAI, qui a donné à Adweek quelques détails sur l’ouverture européenne du programme, affirme que 20 % du milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT ont une « intention commerciale ». Un argument qui fait mouche auprès des annonceurs. Depuis le mois d’août, les revenus tirés de cette activité publicitaire ont progressé de 25 %, a aussi indiqué Colin Fleming, directeur marketing B2B de l’entreprise depuis trois mois.

Image : OpenAI

Évidemment, on ne connait pas le montant de départ, ce qui relativise la performance. Néanmoins, Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, aurait déclaré à des investisseurs que la publicité approcherait désormais un rythme annualisé de 1 milliard de dollars. C’est beaucoup dans l’absolu, moins quand on compare ce chiffre aux quelque 40 milliards de revenus annualisés auxquels tournerait actuellement OpenAI. Mais il faut bien commencer quelque part.

Toujours dans le registre de la publicité, OpenAI veut s’appuyer sur ses propres technologies pour personnaliser les campagnes marketing en fonction des marchés et de la clientèle visée. « La possibilité de créer des publicités différentes en fonction de la localisation n’est, selon nous, qu’un aperçu de ce que cette technologie peut permettre », a précisé Colin Fleming.

L’entreprise aurait généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars durant le second trimestre, d’après des indiscrétions du Wall Street Journal. C’est 1 milliard de plus qu’au premier trimestre (+ 18 %). À comparer avec les 11,6 milliards réalisés par Anthropic sur la même période, une première. Le rival aurait même enregistré un bénéfice d’exploitation de 559 millions.

De son côté, OpenAI serait très loin du vert ; la marge opérationnelle se serait même dégradée, repoussant l’hypothèse de rentabilité en mirage lointain, alors que l’introduction en Bourse se profile pour les deux entreprises IA.

☕️ OpenAI va ouvrir la publicité dans ChatGPT en France et en Europe

19 août 2026 à 15:42


La semaine prochaine, la version gratuite de ChatGPT et la déclinaison Go à 8 euros par mois afficheront de la publicité en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie et dans 31 pays européens. Les abonnés Plus, Pro et Enterprise seront épargnés. Le programme, lancé début février, a débuté par les États-Unis puis s’est étendu au Canada, au Royaume-Uni, au Brésil et au Japon.

OpenAI, qui a donné à Adweek quelques détails sur l’ouverture européenne du programme, affirme que 20 % du milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT ont une « intention commerciale ». Un argument qui fait mouche auprès des annonceurs. Depuis le mois d’août, les revenus tirés de cette activité publicitaire ont progressé de 25 %, a aussi indiqué Colin Fleming, directeur marketing B2B de l’entreprise depuis trois mois.

Image : OpenAI

Évidemment, on ne connait pas le montant de départ, ce qui relativise la performance. Néanmoins, Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, aurait déclaré à des investisseurs que la publicité approcherait désormais un rythme annualisé de 1 milliard de dollars. C’est beaucoup dans l’absolu, moins quand on compare ce chiffre aux quelque 40 milliards de revenus annualisés auxquels tournerait actuellement OpenAI. Mais il faut bien commencer quelque part.

Toujours dans le registre de la publicité, OpenAI veut s’appuyer sur ses propres technologies pour personnaliser les campagnes marketing en fonction des marchés et de la clientèle visée. « La possibilité de créer des publicités différentes en fonction de la localisation n’est, selon nous, qu’un aperçu de ce que cette technologie peut permettre », a précisé Colin Fleming.

L’entreprise aurait généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars durant le second trimestre, d’après des indiscrétions du Wall Street Journal. C’est 1 milliard de plus qu’au premier trimestre (+ 18 %). À comparer avec les 11,6 milliards réalisés par Anthropic sur la même période, une première. Le rival aurait même enregistré un bénéfice d’exploitation de 559 millions.

De son côté, OpenAI serait très loin du vert ; la marge opérationnelle se serait même dégradée, repoussant l’hypothèse de rentabilité en mirage lointain, alors que l’introduction en Bourse se profile pour les deux entreprises IA.

Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

19 août 2026 à 07:07
Spirit es-tu là ?
Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

L’IA mène à tout, y compris à des opérations pour le moins originales. Google a ainsi acheté une énorme partie des données internes de Spirit Airlines, une compagnie aérienne qui a fait faillite aux États-Unis. Le géant du web a confirmé que cette montagne de données servira à entraîner ses modèles d’IA.

Tout est bon manifestement pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle générative. Les grands acteurs du secteur ont, pour certains, consciencieusement pillé les données disponibles sur le web sans faire trop de cas des droits d’auteur. D’autres se sont jetés comme des morts de faim sur les livres d’occasion et les livres rares.

De son côté, Google n’hésite pas à passer à la caisse pour s’offrir le coffre aux trésors de Spirit Airlines : 10 millions de dollars pour un impressionnant volume de documents en tout genre. Il y a là 100 millions d’emails, 500 millions d’éléments Teams, 17 millions d’éléments OneDrive et 20,6 millions pour SharePoint, 516 dépôts et environ 30 millions de lignes de code, les données de vol et d’exploitation, des milliards d’observations liées aux prix et aux réservations, des informations sur les ressources humaines, de paie et de formation, ou encore des contrats et des dossiers juridiques.

Nourrir la machine

Le document judiciaire de la transaction – la compagnie aérienne est en faillite – est très explicite sur un point (PDF) : les données personnelles des clients ne font pas partie de la vente. La liste des clients, les 97 millions de profils passagers, les 50 millions de membres Free Spirit, les adresses email, numéros de téléphone, enregistrements d’appels, chats clients, enquêtes et plaintes ne sont pas inclus.

Avant le transfert de ces informations, les données doivent passer par un intermédiaire pour les « nettoyer », c’est-à-dire retirer ou transformer les éléments qui permettent d’associer des données à un individu. Google prend en charge cette procédure. Attention, l’affaire n’est pas encore tout à fait dans le sac pour l’entreprise puisqu’un juge doit encore approuver l’opération.

Sur le plan de la confidentialité des données, un porte-parole de Google a assuré à Axios que l’entreprise ne recevra « aucune information personnelle provenant de cet ensemble de données ». Et que la finalité de la transaction est d’« aider à améliorer nos produits et nos modèles d’IA ». Rien à voir donc avec un projet de créer une compagnie aérienne…

En revanche, comme le subodore The Register, Google pourrait entraîner un modèle spécialisé pour le secteur de l’aviation. Le corpus est suffisamment large (finance, opérations, RH, tarification, code…) pour avoir bien d’autres usages.

La compagnie aérienne à bas coût Spirit Airlines a fermé le rideau début mai, après plusieurs années de turbulences post-Covid. L’administration Trump a même tenté de prendre une participation pour sauver l’entreprise, mais ça n’a pas aidé.

Mise à jour 20/08 — Google n’a pas encore mis la main sur le grisbi. Le tribunal des faillites à Manhattan, en charge du dossier Spirit Airlines, a reporté l’approbation du rachat des données de la compagnie aérienne. Un syndicat du personnel navigant commercial a demandé au tribunal de rejeter la transaction à moins de recevoir l’assurance que toutes les informations confidentielles concernant les hôtesses et les stewards soient exclues de la vente. À tout le moins, ils devraient bénéficier des mêmes protections que les données des consommateurs.

Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

19 août 2026 à 07:07
Spirit es-tu là ?
Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

L’IA mène à tout, y compris à des opérations pour le moins originales. Google a ainsi acheté une énorme partie des données internes de Spirit Airlines, une compagnie aérienne qui a fait faillite aux États-Unis. Le géant du web a confirmé que cette montagne de données servira à entraîner ses modèles d’IA.

Tout est bon manifestement pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle générative. Les grands acteurs du secteur ont, pour certains, consciencieusement pillé les données disponibles sur le web sans faire trop de cas des droits d’auteur. D’autres se sont jetés comme des morts de faim sur les livres d’occasion et les livres rares.

De son côté, Google n’hésite pas à passer à la caisse pour s’offrir le coffre aux trésors de Spirit Airlines : 10 millions de dollars pour un impressionnant volume de documents en tout genre. Il y a là 100 millions d’emails, 500 millions d’éléments Teams, 17 millions d’éléments OneDrive et 20,6 millions pour SharePoint, 516 dépôts et environ 30 millions de lignes de code, les données de vol et d’exploitation, des milliards d’observations liées aux prix et aux réservations, des informations sur les ressources humaines, de paie et de formation, ou encore des contrats et des dossiers juridiques.

Nourrir la machine

Le document judiciaire de la transaction – la compagnie aérienne est en faillite – est très explicite sur un point (PDF) : les données personnelles des clients ne font pas partie de la vente. La liste des clients, les 97 millions de profils passagers, les 50 millions de membres Free Spirit, les adresses email, numéros de téléphone, enregistrements d’appels, chats clients, enquêtes et plaintes ne sont pas inclus.

Avant le transfert de ces informations, les données doivent passer par un intermédiaire pour les « nettoyer », c’est-à-dire retirer ou transformer les éléments qui permettent d’associer des données à un individu. Google prend en charge cette procédure. Attention, l’affaire n’est pas encore tout à fait dans le sac pour l’entreprise puisqu’un juge doit encore approuver l’opération.

Sur le plan de la confidentialité des données, un porte-parole de Google a assuré à Axios que l’entreprise ne recevra « aucune information personnelle provenant de cet ensemble de données ». Et que la finalité de la transaction est d’« aider à améliorer nos produits et nos modèles d’IA ». Rien à voir donc avec un projet de créer une compagnie aérienne…

En revanche, comme le subodore The Register, Google pourrait entraîner un modèle spécialisé pour le secteur de l’aviation. Le corpus est suffisamment large (finance, opérations, RH, tarification, code…) pour avoir bien d’autres usages.

La compagnie aérienne à bas coût Spirit Airlines a fermé le rideau début mai, après plusieurs années de turbulences post-Covid. L’administration Trump a même tenté de prendre une participation pour sauver l’entreprise, mais ça n’a pas aidé.

Mise à jour 20/08 — Google n’a pas encore mis la main sur le grisbi. Le tribunal des faillites à Manhattan, en charge du dossier Spirit Airlines, a reporté l’approbation du rachat des données de la compagnie aérienne. Un syndicat du personnel navigant commercial a demandé au tribunal de rejeter la transaction à moins de recevoir l’assurance que toutes les informations confidentielles concernant les hôtesses et les stewards soient exclues de la vente. À tout le moins, ils devraient bénéficier des mêmes protections que les données des consommateurs.

Anthropic : le tatouage de Claude se niche dans le choix des mots

17 août 2026 à 14:53
Au hasard des mots
Anthropic : le tatouage de Claude se niche dans le choix des mots

Anthropic a annoncé mercredi dernier comment il allait répondre à l’exigence de l’AI Act européen de « tatouer » les contenus générés par Claude, images comme texte. L’entreprise en était restée aux grandes lignes sans entrer dans les détails techniques pour ce qui concerne les textes. C’est désormais chose faite.

Comment Anthropic va-t-elle se débrouiller pour intégrer un filigrane dans les textes générés par Claude ? C’est une des obligations de l’AI Act mises en œuvre le 2 août, et la page d’assistance publiée le 11 août était chiche en détails. On en sait un peu plus après la publication, en fin de semaine dernière, d’un billet de blog. Et comme on le pressentait, le modèle va insérer dans le texte généré une sorte de signature statistique, sans ajouter le moindre caractère caché.

Quand Claude est confronté à plusieurs mots pour dire la même chose, il ne choisit plus complètement au hasard : le choix sera influencé par une clé secrète et par les mots qui précèdent. Cette mécanique, basée sur SynthID-Text de Google DeepMind, crée un motif invisible pour le lecteur, mais détectable par Anthropic avec la bonne clé.

Pas de caractères cachés

L’entreprise donne cet exemple : « Aujourd’hui, il faisait froid et… ». Il est très peu probable que le mot suivant soit « sucré », en revanche, il pourrait être « gris » ou « couvert ». Dans la plupart des cas, le lecteur ne verra guère de différence entre les deux mots, le sens de la phrase restant globalement le même. Pour Anthropic, ce choix « sans grande conséquence » peut laisser un « motif » qui, répété de nombreuses fois dans les réponses de Claude, reste indétectable pour le lecteur. Par contre, « il peut être repéré par quiconque possède la clé qui permet de l’identifier ».

Dans ce cas de figure, jusque-là, Claude utilisait un générateur de nombres aléatoires pour choisir le prochain mot, ça n’est plus le cas : il se sert maintenant de cette clé et des mots précédents. Le modèle ne privilégiera pas systématiquement le mot « couvert » ou « gris » pour autant : l’un ou l’autre pourra être choisi dans une phrase en fonction des mots qui précèdent.

En examinant la succession de ces mots, il devient possible de vérifier si cela correspond aux choix que Claude aurait effectués en se servant de cette clé. Résultat : « on peut alors estimer la probabilité que le texte ait été généré par Claude ».

Anthropic l’affirme : cette technique n’affectera pas la qualité du texte généré par Claude. Un lecteur ne devrait voir aucune différence entre un texte « normal » de Claude et un autre qui contient le tatouage numérique. Lors de tests internes, aucun effet « sur le contenu, le niveau de créativité ou la lisibilité des textes » n’aurait été constaté.

Les limites de la méthode

Ce système a ses limites, reconnues par Anthropic dans son billet. D’une, ce tatouage ne permet pas de prouver à 100 % qu’un texte a été écrit par Claude : il ne sert qu’à estimer la probabilité que le modèle a rédigé le texte, ou l’a modifié. Dans le sens inverse, il n’est pas non plus possible de conclure que le texte a été entièrement rédigé par un humain, ni identifier si le texte a été généré par une autre IA (chaque entreprise utilisant ses propres clés, ou une autre méthode).

Autre faiblesse : la détection d’IA dans les textes courts est plus difficile, voire impossible. Le système repose sur une accumulation de nombreux choix de vocabulaire ; plus le texte est long, plus le signal statistique se renforce. En quelques phrases, il est difficile de parvenir à une conclusion fiable. Dans le même ordre d’idée, les passages très factuels, ou encore des calculs, du code ou une simple correction ne renverront pas de réponse certaine.

Une réécriture peut également dégrader, voire supprimer, un tatouage. Quelques modifications ne devraient pas changer fondamentalement les choses, mais une réécriture complète peut l’effacer. La popularité d’outils « gags » comme Declaude, qui réécrit un texte IA pour en générer une version en « prose naturelle » (en le moulinant dans plusieurs modèles IA), pourrait se renforcer…

L’application du filigrane ne ralentit pas la génération de texte, promet Anthropic qui parle d’« impact négligeable » ; le système ne produit pas de tokens supplémentaires. La société assure aussi qu’il est impossible de tracer l’utilisateur ni de remonter à son organisation. Une API de détection sera bientôt disponible.

Quant aux images, on sait déjà qu’elles intègrent un filigrane « content credential », un standard C2PA. De fait, tout outil compatible peut détecter une image générée par Claude (comme celui-ci), mais Anthropic proposera également une version maison.

Anthropic : le tatouage de Claude se niche dans le choix des mots

17 août 2026 à 14:53
Au hasard des mots
Anthropic : le tatouage de Claude se niche dans le choix des mots

Anthropic a annoncé mercredi dernier comment il allait répondre à l’exigence de l’AI Act européen de « tatouer » les contenus générés par Claude, images comme texte. L’entreprise en était restée aux grandes lignes sans entrer dans les détails techniques pour ce qui concerne les textes. C’est désormais chose faite.

Comment Anthropic va-t-elle se débrouiller pour intégrer un filigrane dans les textes générés par Claude ? C’est une des obligations de l’AI Act mises en œuvre le 2 août, et la page d’assistance publiée le 11 août était chiche en détails. On en sait un peu plus après la publication, en fin de semaine dernière, d’un billet de blog. Et comme on le pressentait, le modèle va insérer dans le texte généré une sorte de signature statistique, sans ajouter le moindre caractère caché.

Quand Claude est confronté à plusieurs mots pour dire la même chose, il ne choisit plus complètement au hasard : le choix sera influencé par une clé secrète et par les mots qui précèdent. Cette mécanique, basée sur SynthID-Text de Google DeepMind, crée un motif invisible pour le lecteur, mais détectable par Anthropic avec la bonne clé.

Pas de caractères cachés

L’entreprise donne cet exemple : « Aujourd’hui, il faisait froid et… ». Il est très peu probable que le mot suivant soit « sucré », en revanche, il pourrait être « gris » ou « couvert ». Dans la plupart des cas, le lecteur ne verra guère de différence entre les deux mots, le sens de la phrase restant globalement le même. Pour Anthropic, ce choix « sans grande conséquence » peut laisser un « motif » qui, répété de nombreuses fois dans les réponses de Claude, reste indétectable pour le lecteur. Par contre, « il peut être repéré par quiconque possède la clé qui permet de l’identifier ».

Dans ce cas de figure, jusque-là, Claude utilisait un générateur de nombres aléatoires pour choisir le prochain mot, ça n’est plus le cas : il se sert maintenant de cette clé et des mots précédents. Le modèle ne privilégiera pas systématiquement le mot « couvert » ou « gris » pour autant : l’un ou l’autre pourra être choisi dans une phrase en fonction des mots qui précèdent.

En examinant la succession de ces mots, il devient possible de vérifier si cela correspond aux choix que Claude aurait effectués en se servant de cette clé. Résultat : « on peut alors estimer la probabilité que le texte ait été généré par Claude ».

Anthropic l’affirme : cette technique n’affectera pas la qualité du texte généré par Claude. Un lecteur ne devrait voir aucune différence entre un texte « normal » de Claude et un autre qui contient le tatouage numérique. Lors de tests internes, aucun effet « sur le contenu, le niveau de créativité ou la lisibilité des textes » n’aurait été constaté.

Les limites de la méthode

Ce système a ses limites, reconnues par Anthropic dans son billet. D’une, ce tatouage ne permet pas de prouver à 100 % qu’un texte a été écrit par Claude : il ne sert qu’à estimer la probabilité que le modèle a rédigé le texte, ou l’a modifié. Dans le sens inverse, il n’est pas non plus possible de conclure que le texte a été entièrement rédigé par un humain, ni identifier si le texte a été généré par une autre IA (chaque entreprise utilisant ses propres clés, ou une autre méthode).

Autre faiblesse : la détection d’IA dans les textes courts est plus difficile, voire impossible. Le système repose sur une accumulation de nombreux choix de vocabulaire ; plus le texte est long, plus le signal statistique se renforce. En quelques phrases, il est difficile de parvenir à une conclusion fiable. Dans le même ordre d’idée, les passages très factuels, ou encore des calculs, du code ou une simple correction ne renverront pas de réponse certaine.

Une réécriture peut également dégrader, voire supprimer, un tatouage. Quelques modifications ne devraient pas changer fondamentalement les choses, mais une réécriture complète peut l’effacer. La popularité d’outils « gags » comme Declaude, qui réécrit un texte IA pour en générer une version en « prose naturelle » (en le moulinant dans plusieurs modèles IA), pourrait se renforcer…

L’application du filigrane ne ralentit pas la génération de texte, promet Anthropic qui parle d’« impact négligeable » ; le système ne produit pas de tokens supplémentaires. La société assure aussi qu’il est impossible de tracer l’utilisateur ni de remonter à son organisation. Une API de détection sera bientôt disponible.

Quant aux images, on sait déjà qu’elles intègrent un filigrane « content credential », un standard C2PA. De fait, tout outil compatible peut détecter une image générée par Claude (comme celui-ci), mais Anthropic proposera également une version maison.

IA : séries d’achats « bizarres » auprès de librairies d’occasion anglaises et irlandaises

17 août 2026 à 09:58
Fahrenheit 451
IA : séries d’achats « bizarres » auprès de librairies d’occasion anglaises et irlandaises

Alors que les suspicions sur les méthodes d’entraînement des systèmes d’IA se multiplient, des libraires d’occasion du Royaume-Uni et d’Irlande signalent des séries d’achats de lots de livres sans cohérence éditoriale.

Mise à jour 17.08 à 16:35 : ajout de la mention des opérations d’Amazon.


Au Royaume-Uni et en Irlande, des librairies de seconde main ont reçu des commandes étonnantes d’acheteurs installés aux États-Unis, au Canada, en Europe continentale et au Royaume-Uni, alors que les spéculations sur les achats de livres pour entraîner des systèmes d’IA vont bon train.

Copropriétaire de Barker Books, dans la ville anglaise d’Alnwick, Stuart Manley indique au Guardian avoir vu ces commandes débuter il y a trois mois. Celles-ci détonnent notamment par leur sélection de livres : alors qu’habituellement, les commandes par lot répondent à une logique thématique, celles-ci intègrent des livres de tous les types.

Des achats sans logique pour le marché du livre d’occasion

Une commande demandait par exemple une traduction estonienne du Chant de la mission de John Le Carré, ou une édition de 1983 d’Agnes Grey, d’Anne Brontë, telle que parue dans le magazine Warship.

À Clargalway, en Irlande, Jim Shaughnessy indique avoir reçu des demandes de nombreux livres aux thématiques variées à partir de mai. Celles-ci peuvent mêler des « livres sur les outils agricoles en Afrique au XVIIIe siècle » à des « biographies de pilotes de course des années 1950 ».

Auprès du Guardian, un libraire explique que la pratique chamboule le secteur, car elle ne correspond pas aux pratiques habituelles : «  On dirait qu’un être humain ou une machine fouille au hasard dans le bac des livres d’occasion. Ce qu’ils achètent n’a aucun sens au regard des tendances générales du marché. »

Certaines des demandes relevées par les libraires émanent de la société canadienne Zoom Books. Cette dernière passe depuis plusieurs mois d’étonnantes commandes en Allemagne, en Espagne, aux États-Unis, en Australie ou ailleurs. La société se spécialise dans le scan de livres, détruisant l’objet au passage. Elle nie toute implication dans l’entraînement de systèmes d’IA, mais ne fournit pas d’information supplémentaire sur les sociétés auxquelles elle fournit ses services.

Chez Anthropic, l’opération « Panama » de la destruction de livres

Début janvier, le Washington Post révélait que l’éditrice de Claude, Anthropic, avait investi des millions de dollars dans l’acquisition et la destruction de livres pour scanner leur contenu et entraîner ainsi ses modèles.

Aux prises avec la justice, Anthropic a dû fournir des éléments supplémentaires sur cette activité. Le « projet Panama », tel qu’il a été nommé en interne, a débuté en 2024, alors que les dirigeants de l’entreprise cherchaient à entraîner Claude à « bien écrire », plutôt qu’à recracher du « langage internet de mauvaise qualité ».

Pour ce faire, elle s’est d’abord tournée vers de grands groupes de revente de livres, dont le britannique World of Books et l’états-unien Better World Books, puis vers des prestataires à même de réaliser la numérisation. Concrètement, il s’agit de découper le dos et de trancher les pages pour les numériser une à une, de manière industrielle, détaille Euronews.

Attaquée par un groupe d’auteurs réunis en action collective, Anthropic a accepté le versement d’environ 1,3 milliard d’euros pour éviter le procès. Les autres constructeurs de grands modèles de langage font tous face à des accusations similaires d’irrespect du droit d’auteur – sachant que malgré le paiement accepté par Anthropic, le juge William Aslup a considéré que le recours à des livres pour entraîner un système d’IA relevait du « fair use », une exception aux droits d’auteurs tels que définis par le droit local.

Alors qu’elle prévoit une entrée en bourse à l’automne, certains investisseurs envisageraient que la société de Dario et Daniela Amodei atteigne une valorisation record de 2 000 milliards de dollars.

Dans d’autres occurrences, selon une récente enquête de 404 media, c’est Amazon qui achète des livres de seconde-main aux États-Unis. Dans ces cas-là, l’entreprise semble se charger elle-même de la destruction et du scan des ouvrages.

IA : séries d’achats « bizarres » auprès de librairies d’occasion anglaises et irlandaises

17 août 2026 à 09:58
Fahrenheit 451
IA : séries d’achats « bizarres » auprès de librairies d’occasion anglaises et irlandaises

Alors que les suspicions sur les méthodes d’entraînement des systèmes d’IA se multiplient, des libraires d’occasion du Royaume-Uni et d’Irlande signalent des séries d’achats de lots de livres sans cohérence éditoriale.

Mise à jour 17.08 à 16:35 : ajout de la mention des opérations d’Amazon.


Au Royaume-Uni et en Irlande, des librairies de seconde main ont reçu des commandes étonnantes d’acheteurs installés aux États-Unis, au Canada, en Europe continentale et au Royaume-Uni, alors que les spéculations sur les achats de livres pour entraîner des systèmes d’IA vont bon train.

Copropriétaire de Barker Books, dans la ville anglaise d’Alnwick, Stuart Manley indique au Guardian avoir vu ces commandes débuter il y a trois mois. Celles-ci détonnent notamment par leur sélection de livres : alors qu’habituellement, les commandes par lot répondent à une logique thématique, celles-ci intègrent des livres de tous les types.

Des achats sans logique pour le marché du livre d’occasion

Une commande demandait par exemple une traduction estonienne du Chant de la mission de John Le Carré, ou une édition de 1983 d’Agnes Grey, d’Anne Brontë, telle que parue dans le magazine Warship.

À Clargalway, en Irlande, Jim Shaughnessy indique avoir reçu des demandes de nombreux livres aux thématiques variées à partir de mai. Celles-ci peuvent mêler des « livres sur les outils agricoles en Afrique au XVIIIe siècle » à des « biographies de pilotes de course des années 1950 ».

Auprès du Guardian, un libraire explique que la pratique chamboule le secteur, car elle ne correspond pas aux pratiques habituelles : «  On dirait qu’un être humain ou une machine fouille au hasard dans le bac des livres d’occasion. Ce qu’ils achètent n’a aucun sens au regard des tendances générales du marché. »

Certaines des demandes relevées par les libraires émanent de la société canadienne Zoom Books. Cette dernière passe depuis plusieurs mois d’étonnantes commandes en Allemagne, en Espagne, aux États-Unis, en Australie ou ailleurs. La société se spécialise dans le scan de livres, détruisant l’objet au passage. Elle nie toute implication dans l’entraînement de systèmes d’IA, mais ne fournit pas d’information supplémentaire sur les sociétés auxquelles elle fournit ses services.

Chez Anthropic, l’opération « Panama » de la destruction de livres

Début janvier, le Washington Post révélait que l’éditrice de Claude, Anthropic, avait investi des millions de dollars dans l’acquisition et la destruction de livres pour scanner leur contenu et entraîner ainsi ses modèles.

Aux prises avec la justice, Anthropic a dû fournir des éléments supplémentaires sur cette activité. Le « projet Panama », tel qu’il a été nommé en interne, a débuté en 2024, alors que les dirigeants de l’entreprise cherchaient à entraîner Claude à « bien écrire », plutôt qu’à recracher du « langage internet de mauvaise qualité ».

Pour ce faire, elle s’est d’abord tournée vers de grands groupes de revente de livres, dont le britannique World of Books et l’états-unien Better World Books, puis vers des prestataires à même de réaliser la numérisation. Concrètement, il s’agit de découper le dos et de trancher les pages pour les numériser une à une, de manière industrielle, détaille Euronews.

Attaquée par un groupe d’auteurs réunis en action collective, Anthropic a accepté le versement d’environ 1,3 milliard d’euros pour éviter le procès. Les autres constructeurs de grands modèles de langage font tous face à des accusations similaires d’irrespect du droit d’auteur – sachant que malgré le paiement accepté par Anthropic, le juge William Aslup a considéré que le recours à des livres pour entraîner un système d’IA relevait du « fair use », une exception aux droits d’auteurs tels que définis par le droit local.

Alors qu’elle prévoit une entrée en bourse à l’automne, certains investisseurs envisageraient que la société de Dario et Daniela Amodei atteigne une valorisation record de 2 000 milliards de dollars.

Dans d’autres occurrences, selon une récente enquête de 404 media, c’est Amazon qui achète des livres de seconde-main aux États-Unis. Dans ces cas-là, l’entreprise semble se charger elle-même de la destruction et du scan des ouvrages.

☕️ Apple veut éviter que Siri AI raconte n’importe quoi sur l’actualité

14 août 2026 à 15:32


Apple veut donner à la nouvelle version de son assistant le meilleur accès possible à l’actualité. Et le constructeur y mettrait les moyens. D’après le Wall Street Journal, le constructeur informatique veut utiliser les contenus des éditeurs de presse qui permettront à Siri AI de fournir aux utilisateurs des informations à jour.

Image : Apple

Les négociations auraient débuté il y a quelques mois, avec des accords sur plusieurs années et à neuf chiffres (100 millions de dollars et au-delà). Dans le détail, l’entreprise proposerait un plan de rémunération variable : les paiements seraient ainsi versés aux partenaires dès que leurs contenus sont utilisés.

Ce n’est pas la première fois qu’Apple fait appel aux éditeurs de presse pour son intelligence artificielle, mais les précédents accords portaient sur l’entraînement des modèles IA de l’entreprise. Il s’agit cette fois de muscler la capacité de Siri à donner l’heure juste en matière d’actualité. L’assistant n’a jamais été très fortiche en la matière (ni sur le reste, d’ailleurs).

Siri AI fait bien meilleure impression. Alimenté par des modèles basés sur ceux de Gemini, le nouvel assistant se rapproche finalement des chatbots comme ChatGPT ou Copilot. Tout n’est pas parfait, mais la version qui sera proposée dans iOS 27 est infiniment supérieure à celle qui traîne sa pauvre carcasse depuis des années.

Malheureusement, Siri AI ne sera pas disponible dès septembre dans l’Union européenne sur iPhone, iPad et l’Apple Watch, Apple boudant toujours le DMA. En revanche, on pourra s’en servir sur Mac, sous réserve de parler anglais.

Apple a déjà eu une expérience malheureuse en prise en charge de l’actualité par ses systèmes d’IA. Début 2025, les résumés de notifications pour les titres de presse générés par Apple Intelligence se sont révélés catastrophiques, ce qui a forcé l’entreprise à suspendre cette fonction et à revoir sa copie.

☕️ Apple veut éviter que Siri AI raconte n’importe quoi sur l’actualité

14 août 2026 à 15:32


Apple veut donner à la nouvelle version de son assistant le meilleur accès possible à l’actualité. Et le constructeur y mettrait les moyens. D’après le Wall Street Journal, le constructeur informatique veut utiliser les contenus des éditeurs de presse qui permettront à Siri AI de fournir aux utilisateurs des informations à jour.

Image : Apple

Les négociations auraient débuté il y a quelques mois, avec des accords sur plusieurs années et à neuf chiffres (100 millions de dollars et au-delà). Dans le détail, l’entreprise proposerait un plan de rémunération variable : les paiements seraient ainsi versés aux partenaires dès que leurs contenus sont utilisés.

Ce n’est pas la première fois qu’Apple fait appel aux éditeurs de presse pour son intelligence artificielle, mais les précédents accords portaient sur l’entraînement des modèles IA de l’entreprise. Il s’agit cette fois de muscler la capacité de Siri à donner l’heure juste en matière d’actualité. L’assistant n’a jamais été très fortiche en la matière (ni sur le reste, d’ailleurs).

Siri AI fait bien meilleure impression. Alimenté par des modèles basés sur ceux de Gemini, le nouvel assistant se rapproche finalement des chatbots comme ChatGPT ou Copilot. Tout n’est pas parfait, mais la version qui sera proposée dans iOS 27 est infiniment supérieure à celle qui traîne sa pauvre carcasse depuis des années.

Malheureusement, Siri AI ne sera pas disponible dès septembre dans l’Union européenne sur iPhone, iPad et l’Apple Watch, Apple boudant toujours le DMA. En revanche, on pourra s’en servir sur Mac, sous réserve de parler anglais.

Apple a déjà eu une expérience malheureuse en prise en charge de l’actualité par ses systèmes d’IA. Début 2025, les résumés de notifications pour les titres de presse générés par Apple Intelligence se sont révélés catastrophiques, ce qui a forcé l’entreprise à suspendre cette fonction et à revoir sa copie.

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