Comme Frogwares l’avait annoncé, The Sinking City 2 a tourné le dos à l’enquête en pseudo-monde ouvert pour faire sa mue en TPS horrifique, plus grand public. Et c’était une excellente décision.
On m'a refilé un jeu Mattel. MATTEL. La boîte qui a inventé Polly Pocket, Hot Wheels, et cette poupée Hello Barbie qui écoutait et enregistrait les enfants (authentique, il y a même eu un procès). Autant vous dire que quand le distributeur français Pixie Games m'a tendu Spirits of the Wild en mode « vas-y, teste-moi ça », j'ai eu à peu près le même enthousiasme qu'un chat en route pour chez le vétérinaire. Je m'attendais à du carton mou, des pions en plastique qui sentent le pétrole bon marché, et une règle rédigée par un stagiaire payé en bons d'achat Toys "R" Us (RIP bébé, je t'aime toujours).
Les soldats vieillissent mal, c'est pour ça qu'on les envoie à la retraite aussi tôt. Regardez la série des Delta Force, qui a pourtant inventé le genre du shooter militaire à la fin des années 1990. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Un vieux corps croulant et baveux : le FPS archi-générique sorti par Team Jade en 2024. C'est sans doute pourquoi un couple amoureux de la licence de NovaLogic, Daniel et Daiana Fowler, a décidé de créer son propre Delta Force comme à l'ancienne : Dagger Directive.
Subtilité, nom féminin (latin subtilitas)
- Caractère de quelqu'un, de quelque chose qui est subtil, pénétrant, ingénieux : j'admire la subtilité de sa pensée.
- Finesse, raffinement de la pensée, de l'expression, etc.
Synonymes : délicatesse, finesse, lucidité, perspicacité, raffinement, sagacité.
Antonyme : Wolverine d'Insomniac Games.
« Tu n'as pas peur ? Tu ne sais pas ce qui t'attend. » Avant de lancer Orbitals, ces mots de Metalmena à Tetsurō dans Adieu Galaxy Express 999 résonnaient à mon oreille. J’aime beaucoup l’esthétique de l’animation japonaise de la fin du siècle dernier, sûrement beaucoup trop pour en apprécier les succédanés plusieurs fois remâchés en 2026. Mais laissons sa chance au produit, le pire n’étant jamais le plus probable.
Trois jours après sa sortie, le simulateur d'artillerie Iron Nest s'était déjà vendu à plus de 250 000 exemplaires. Pas de quoi en faire le Balatro ou le Vampire Survivors de 2026, mais ce petit jeu indé s'impose déjà comme l'une des grosses surprises de l'année.
Ma maman m’a toujours dit qu’il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis. Alors maman, tu peux être fière de moi, parce qu’après avoir écrit l’année dernière que The Blood of Dawnwalker était un jeu « timide avec des combats encore très mous et des quêtes un peu fades », je ressors d’une quarantaine d’heures en sa compagnie et je suis absolument ravi.
Je suis intimement persuadée que le genre de l’horreur asymétrique a été bâti sur un cimetière indien, et que seul Dead by Daylight a trouvé l’amulette sacrée qui permet de contrer la malédiction. De Friday the 13th à Texas Chainsaw Massacre, en passant par Evil Dead et Killer Klowns from Outer Space, tous les jeux qui ont tenté l’expérience au cours de ces dernières années ont connu un sort plus ou moins funeste. Le studio IllFonic n’apprend jamais du passé, et a décidé de remettre le couvert avec Halloween : The Game.
Marvel's Midnight Suns avait déjà tenté, sans trop réussir, cet impossible grand écart : la formule XCOM, mais grand public. Star Wars Zero Company fait la même chose, avec de meilleures bases tactiques. S'en sort-il mieux ?
Après un sympathique Crown Gambit l’année dernière qui n’a malheureusement pas réellement trouvé son public, le studio Wild Wits Games retente sa chance avec Sovereign Tower, un jeu de gestion médiéval fantastique au ton plus léger et lumineux.
Salut les vieux. Salut les vieilles. Fermez les yeux. Souvenez-vous. Vous avez 15 ans. Nous sommes un samedi du début des années 1990. Vous êtes sur le siège arrière d'une Citroen BX qui se gare devant un vidéoclub, et vous n'avez qu'une question en tête : est-ce qu'il leur reste encore des copies de L'Arme fatale 3 ?
Ah, ça faisait longtemps que je n’avais pas pratiqué un vrai jeu Meshoff. Mais pas un truc à la Wheel World, propret et sérieux. Non, je parle d’un vrai jeu Meshoff. Un truc punk et bizarre, aux animations trop rapides et aux couleurs criardes, comme les deux Nidhogg et Flywrench. En la matière, Blood Dungeon s’inscrit dans cette tradition, et c’est très rafraîchissant.
Autant je déteste aller à Kyoto, pourtant à côté de chez moi, autant je ne compte plus mes longues parties sur les jeux d’action se déroulant dans l’ancienne capitale impériale. Parcourir temples et sanctuaires, mais sans la horde de visiteurs étrangers en kimono de mauvais goût. Et puis pourfendre les monstres qui les remplacent en ces lieux : peut-être est-ce donc la métaphore du surtourisme à décimer qui me parle ? Quoi qu’il en soit, Onimusha fait plus que ça : il décime ses concurrents.
Après deux récits badants en compagnie d’Amicia et Hugo de Rune, les Bordelais d’Asobo proposent un pas de côté le temps d’un spin-off à la saga A Plague Tale, cette fois-ci davantage tourné vers l’aventure et qui s’attarde sur les origines de Sophia, la charismatique pirate du second opus.
Imaginez la scène. Vous êtes tranquillement en train de jouer avec deux ou trois amis. La petite équipe embarque dans un hélicoptère en pleine jungle vietnamienne, avec 95 autres joueurs dans la partie. Dans l'hélico, quelqu’un balance La Chevauchée des Walkyries en version saturée dans la radio d’escouade, le pilote a mal réglé sa sensibilité de souris et le mitrailleur se mouche en oubliant que son micro était activé. On n’est pas bien, là, sur Hell Let Loose : Vietnam ?
Après la déception Marvel vs. Capcom : Infinite, voir la licence filer chez Arc System Works n'avait rien d'une surprise : le studio de Dragon Ball Fighterz était le seul taillé pour un tel héritage. Non, le vrai choc fut l'annonce d'un tag battle par équipes de quatre. Dans l'univers restreint du jeu de baston – oui, c'est une niche, séchez vos larmes –, c'était prendre le pari fou d'isoler une sous-niche dans la sous-niche.
Après avoir concrétisé en 2019 sa vision du jeu-apéro où la coopération se fait à grands mouvements de paluches, le studio parisien Le Cartel remet le couvert avec Heave Ho 2. Une suite un peu plus ambitieuse, et pour la première fois jouable en ligne.
Quand le premier trailer de Beast of Reincarnation a été révélé lors du Xbox Games Showcase en 2025, j’ai jeté un coup d’œil à Udon, mon gros chien, qui m’a regardé en retour, avec un air qui voulait à la fois dire « il me ressemble, bordel », « je n’en ai rien à foutre » et « j’ai faim ». Avec sa taille et sa carrure d’akita, Koo, qui suit l’héroïne, me rappelait furieusement mon propre compagnon, et, rien que pour ça, il me fallait y aller.
Je ne sais pas exactement ce que je faisais en octobre 2019, mais en tout cas, je sais que j’ai fait l’erreur de ne pas jouer à Tangle Tower, une enquête en point & click du studio SFB Games (aussi à l'origine du merveilleux Crow Country) où il est question de résoudre une affaire dans un manoir biscornu en compagnie d’un duo de détectives. Le jeu a connu son petit succès, au point de donner lieu à une suite, The Mermaid Mask, qui constitue un passe-temps absolument parfait pour l'été.
Tout commence par un message vocal de votre colocataire Fael, qui raconte s’être perdu dans son propre appartement. L’endroit est presque vide, à l’exception de quelques cartons et meubles délaissés, ainsi qu’un mystérieux dispositif électrique dont les câbles interminables traversent différentes pièces. Il n’y a aucune trace de Fael, mais suffisamment de notes griffonnées à la hâte et de feuilles volantes tirées de manuels d’instruction pour que vous compreniez que vous êtes désespérément seul, et que vous ne le retrouverez pas de sitôt.