Magic ? De la merde. Pokémon ? Un truc pour les gosses. One Piece ? Un piège d’influenceurs. La vraie révolution du JCC est ailleurs, en ligne et gratuite.
Transport Fever 2 m'a donné 400 heures de pur plaisir logistique. Vous comprenez donc que j'attendais sa suite comme d'autres guettent le retour du Christ. Vous comprenez aussi que j'ai toute une liste de points que je voulais voir améliorer, scrupuleusement détaillés dans un fichier nommé fantasmesTF3.txt de 3,5 téraoctets. Voyons voir ce qu'il en est.
Il y a des titres trompeurs. 1975 White Christmas n'est pas un jeu sur les guirlandes et le vin chaud. C'est le signal radio qui, le 29 avril 1975, a annoncé à Saïgon que la ville allait tomber d'une minute à l'autre, et qu'il était temps d'évacuer tout ce qui pouvait encore l'être.
Un homme s’échoue sur le port de St. Amelia, sans le moindre souvenir de ce qui l’a amené jusqu’ici. À son poignet se trouve un bracelet d’hôpital avec son nom, sa date de naissance et son groupe sanguin, tandis qu’une perfusion lui traverse le bras. Toute la ville semble avoir été engloutie par la brume, les paysages sont gris et d’étranges créatures titubent dans les rues désertes : il paraît qu’en Écosse, on appelle ça un lundi matin.
Trois ans après son détonnant Alan Wake 2, l’increvable studio finlandais Remedy enrichit encore son inquiétante mythologie avec une suite directe à son Control de 2019. Une continuité scénaristique qui contraste avec une volonté de changer complètement de registre puisque, plutôt que le tir à la troisième personne, cet épisode intitulé Resonant embrasse celui, périlleux, de l’action RPG mâtinée de beat ’em up.
Il y a deux ans, j'écrivais sur Leviathan Wilds : « Écoute-moi, éditeur français, toi mon ami, toi mon frère : localise ce jeu, fais-le distribuer en boutique. J'y passe des heures, et je hais pourtant de toute mon âme Tabletop Simulator et son interface pourrie. »* Il faut croire que l'influence de la presse n'est pas morte, car Philibert (oui oui, la boutique en ligne) a décidé de localiser et de vendre le jeu en français. Enfin, enfin je peux y rejouer dans de bonnes conditions, avec des pions et des vraies cartes.
Vous voulez mieux connaître vos amis ? voir comment ils se comportent au sein d’un groupe avant de partir en vacances avec eux ? J’ai une solution toute simple : profitez de la sortie de la 1.0 de Valheim pour lancer un serveur ensemble. Très vite, vous saurez comment chacun d’eux se montre en société. Juste, ne m’en voulez pas si l’expérience sociale dure cinquante heures.
Comme Frogwares l’avait annoncé, The Sinking City 2 a tourné le dos à l’enquête en pseudo-monde ouvert pour faire sa mue en TPS horrifique, plus grand public. Et c’était une excellente décision.
On m'a refilé un jeu Mattel. MATTEL. La boîte qui a inventé Polly Pocket, Hot Wheels, et cette poupée Hello Barbie qui écoutait et enregistrait les enfants (authentique, il y a même eu un procès). Autant vous dire que quand le distributeur français Pixie Games m'a tendu Spirits of the Wild en mode « vas-y, teste-moi ça », j'ai eu à peu près le même enthousiasme qu'un chat en route pour chez le vétérinaire. Je m'attendais à du carton mou, des pions en plastique qui sentent le pétrole bon marché, et une règle rédigée par un stagiaire payé en bons d'achat Toys "R" Us (RIP bébé, je t'aime toujours).
Les soldats vieillissent mal, c'est pour ça qu'on les envoie à la retraite aussi tôt. Regardez la série des Delta Force, qui a pourtant inventé le genre du shooter militaire à la fin des années 1990. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Un vieux corps croulant et baveux : le FPS archi-générique sorti par Team Jade en 2024. C'est sans doute pourquoi un couple amoureux de la licence de NovaLogic, Daniel et Daiana Fowler, a décidé de créer son propre Delta Force comme à l'ancienne : Dagger Directive.
Subtilité, nom féminin (latin subtilitas)
- Caractère de quelqu'un, de quelque chose qui est subtil, pénétrant, ingénieux : j'admire la subtilité de sa pensée.
- Finesse, raffinement de la pensée, de l'expression, etc.
Synonymes : délicatesse, finesse, lucidité, perspicacité, raffinement, sagacité.
Antonyme : Wolverine d'Insomniac Games.
« Tu n'as pas peur ? Tu ne sais pas ce qui t'attend. » Avant de lancer Orbitals, ces mots de Metalmena à Tetsurō dans Adieu Galaxy Express 999 résonnaient à mon oreille. J’aime beaucoup l’esthétique de l’animation japonaise de la fin du siècle dernier, sûrement beaucoup trop pour en apprécier les succédanés plusieurs fois remâchés en 2026. Mais laissons sa chance au produit, le pire n’étant jamais le plus probable.
Trois jours après sa sortie, le simulateur d'artillerie Iron Nest s'était déjà vendu à plus de 250 000 exemplaires. Pas de quoi en faire le Balatro ou le Vampire Survivors de 2026, mais ce petit jeu indé s'impose déjà comme l'une des grosses surprises de l'année.
Ma maman m’a toujours dit qu’il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis. Alors maman, tu peux être fière de moi, parce qu’après avoir écrit l’année dernière que The Blood of Dawnwalker était un jeu « timide avec des combats encore très mous et des quêtes un peu fades », je ressors d’une quarantaine d’heures en sa compagnie et je suis absolument ravi.
Je suis intimement persuadée que le genre de l’horreur asymétrique a été bâti sur un cimetière indien, et que seul Dead by Daylight a trouvé l’amulette sacrée qui permet de contrer la malédiction. De Friday the 13th à Texas Chainsaw Massacre, en passant par Evil Dead et Killer Klowns from Outer Space, tous les jeux qui ont tenté l’expérience au cours de ces dernières années ont connu un sort plus ou moins funeste. Le studio IllFonic n’apprend jamais du passé, et a décidé de remettre le couvert avec Halloween : The Game.
Marvel's Midnight Suns avait déjà tenté, sans trop réussir, cet impossible grand écart : la formule XCOM, mais grand public. Star Wars Zero Company fait la même chose, avec de meilleures bases tactiques. S'en sort-il mieux ?
Après un sympathique Crown Gambit l’année dernière qui n’a malheureusement pas réellement trouvé son public, le studio Wild Wits Games retente sa chance avec Sovereign Tower, un jeu de gestion médiéval fantastique au ton plus léger et lumineux.
Salut les vieux. Salut les vieilles. Fermez les yeux. Souvenez-vous. Vous avez 15 ans. Nous sommes un samedi du début des années 1990. Vous êtes sur le siège arrière d'une Citroen BX qui se gare devant un vidéoclub, et vous n'avez qu'une question en tête : est-ce qu'il leur reste encore des copies de L'Arme fatale 3 ?
Ah, ça faisait longtemps que je n’avais pas pratiqué un vrai jeu Meshoff. Mais pas un truc à la Wheel World, propret et sérieux. Non, je parle d’un vrai jeu Meshoff. Un truc punk et bizarre, aux animations trop rapides et aux couleurs criardes, comme les deux Nidhogg et Flywrench. En la matière, Blood Dungeon s’inscrit dans cette tradition, et c’est très rafraîchissant.
Autant je déteste aller à Kyoto, pourtant à côté de chez moi, autant je ne compte plus mes longues parties sur les jeux d’action se déroulant dans l’ancienne capitale impériale. Parcourir temples et sanctuaires, mais sans la horde de visiteurs étrangers en kimono de mauvais goût. Et puis pourfendre les monstres qui les remplacent en ces lieux : peut-être est-ce donc la métaphore du surtourisme à décimer qui me parle ? Quoi qu’il en soit, Onimusha fait plus que ça : il décime ses concurrents.