Volkswagen poursuit son changement de stratégie de dénomination pour ses modèles électriques. Après l’ID. Polo et l’ID. Cross, la marque présentera début octobre l’ID. Tiguan, qui doit succéder aux ID.4 et ID.5.
L’ID. Tiguan prendra la suite des ID.4 et ID.5
Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, dit l’adage. Après avoir décidé que ces modèles électriques seraient nommés avec des chiffres, revirement !
Le constructeur allemand abandonne ainsi progressivement les appellations chiffrées utilisées sur sa gamme électrique. L’ID. Tiguan doit succéder aux ID.4 et ID.5 et arrivera sur le marché début 2027.
La première mondiale du modèle est prévue début octobre. D’ici là, le véhicule continuera ses essais sous camouflage. Volkswagen précise qu’il s’agit encore d’un modèle proche de la série et qu’il n’est pas commercialisé à ce stade. Les différences avec la série sont très souvent minimes.
Un Tiguan électrique aux côtés du modèle thermique
L’ID. Tiguan ne remplacera pas le Tiguan au sens de la gamme. Les deux modèles seront proposés en parallèle, avec des motorisations différentes.
Le Tiguan conservera ainsi des motorisations thermiques et hybrides, tandis que l’ID. Tiguan sera exclusivement électrique. Volkswagen entend donc proposer deux modèles portant le même nom, mais reposant sur des motorisations distinctes.
La marque présente cette organisation comme un moyen de conserver des repères connus pour les clients tout en développant sa gamme de véhicules électriques. Le but est de capitaliser sur une marque connue et éviter de dérouter les potentiels clients.
Volkswagen annonce un design entièrement repensé pour l’ID. Tiguan. Le constructeur indique également que le SUV doit afficher une présence visuelle correspondant à celle d’un véhicule du segment supérieur.
Le communiqué mentionne également un espace intérieur généreux, une utilisation intuitive et de nouvelles technologies, sans fournir davantage de précisions à ce stade.
Esthétiquement, cet ID. Tiguan reprend en la réinterprétant, la face avant de l’ID. Polo. Ici, les feux sont sous le bandeau lumineux qui barre entièrement la face avant. On a du camouflage, mais on distingue la forme généreuse de ces blocs optiques.
De profil, la ligne de toit fuit un peu vers l’arrière, dynamisant un profil qui pourrait être pataud à cause de l’épaisseur des batterie. On remarque quand même bien les bas de caisse épais avec le camouflage. En série, la partie basse sera noire, escamotant un peu visuellement cela. Cet ID. Tiguan semble plus étiré visuellement que le Tiguan thermique.
Il n’empêche, la hauteur vitrée latérale fait au maximum 20 % de la hauteur totale.
Le Tiguan, un nom déjà largement installé
Evidemment, Volkswagen a tout intérêt à raccrocher les nouveaux modèles 100 % électriques à des noms connus et reconnus. On se demande d’ailleurs qui a pu décider des ID. 3, et autres chiffres. Plus de 8,3 millions d’exemplaires du Tiguan ont été produits depuis le lancement du modèle.
C’est actuellement le modèle Volkswagen le plus vendu dans le monde. Sur le marché électrique, les ID.4 et ID.5 ont dépassé 950 000 unités livrées depuis 2021.
L’ID. Tiguan doit désormais prendre leur relais dans la gamme Volkswagen et faire mieux. Le changement d’identité visuelle doit aussi aider à raccrocher la gamme ID. au reste de la gamme Volkswagen.
Volkswagen, sa filiale PowerCo et le Chinois Gotion ont annoncé ce lundi 28 septembre 2026 trois nouvelles coentreprises en Espagne, en Slovaquie et au Maroc pour produire des batteries LFP, pour un investissement total de 3,22 milliards d’euros. Gotion paie 1,1 milliard d’euros pour prendre 49 % de la future usine de batteries de Volkswagen près de Valencia.
Le successeur de l’ID.4 s’appelle ID. Tiguan, c’est désormais officiel. J’ai pu prendre le volant du modèle encore camouflé et je vous partage mon premier ressenti.
Cet article porte sur un exemplaire précis, actuellement à vendre chez Classic Car Design à Alès (Gard) : une Volkswagen Golf GTI 1600 BV5 de 1981, affichant 192 100 km au compteur, en configuration entièrement d’origine, proposée au prix de 27 600 €. L’annonce a été publiée le 7 septembre 2026 sur LesAnciennes.com. L’article revient sur l’histoire et l’intérêt patrimonial du modèle, avant de détailler précisément ce que cet exemplaire a à offrir.
Pourquoi ce modèle fait rêver
La Golf GTI première génération est l’une des rares voitures à avoir créé une catégorie à elle seule. Présentée en 1975 au Salon de Francfort comme un prototype que personne n’attendait vraiment, elle est entrée en production en 1976 et a rapidement convaincu conducteurs et journalistes que performance et usage quotidien pouvaient tenir dans un même habitacle. Le concept de la compacte sportive accessible, que l’on appelle aujourd’hui « hot hatch », lui doit tout ou presque.
La version 1600 cm³ à injection, produite jusqu’en 1982, est la version fondatrice : celle qui a posé les bases du caractère GTI. Elle ne cherche pas à impressionner par la puissance brute, mais par la cohérence de l’ensemble. Direction précise, boîte bien étagée, moteur qui aime tourner. Pour les amateurs de voitures de collection, un exemplaire de 1981 en configuration d’origine représente aujourd’hui un témoignage direct de cette époque charnière de l’automobile européenne.
La rareté des exemplaires non modifiés accentue encore l’intérêt. Le tuning était déjà très répandu à l’époque, et beaucoup de Golf GTI de première génération ont subi des transformations – jantes, suspensions, moteurs gonflés – qui les éloignent de leur état de naissance. Un exemplaire resté strictement d’origine, avec sa documentation complète, est devenu une exception sur le marché actuel.
Ce qui rend ce modèle vraiment spécial
Design et identité
Le dessin de la Golf I GTI est attribué à Giorgetto Giugiaro, qui a livré à Volkswagen une carrosserie compacte, tendue, sans ornement superflu. Les lignes droites, le hayon court, les montants fins : tout concourt à une silhouette qui a traversé les décennies sans vieillir de façon disgracieuse. On reconnaît immédiatement la GTI à ses détails caractéristiques : la bande rouge sur la calandre noire, les jantes « Pirelli » à cinq branches, les bas de caisse légèrement plus sombres que la carrosserie, le logo GTI en rouge sur le hayon.
À l’intérieur, la GTI de première génération mise sur une ergonomie directe. Le volant à trois branches habillé de cuir, les sièges à carreaux Berber dans les tons gris et rouge, la console centrale sobre : tout est pensé pour le conducteur, sans artifice. Quarante-cinq ans après sa commercialisation, cet habitacle conserve une cohérence esthétique que beaucoup de voitures de cette époque n’ont pas réussi à maintenir.
Témoignages
La réputation de la Golf GTI première génération ne repose pas uniquement sur la nostalgie. Lors de son essai comparatif publié dans Auto Motor und Sport au début des années 1980, la rédaction allemande notait que la GTI combinait un comportement routier que bien des berlines sportives plus puissantes auraient envié, avec une maniabilité en ville qui la rendait utilisable au quotidien. Ce double caractère reste la clé de son succès durable.
Du côté des collectionneurs, le consensus est clair : les exemplaires non modifiés, avec leur équipement et leur mécanique d’origine, sont devenus les plus recherchés. Les exemplaires trafiqués par le tuning des années 1980 et 1990 ont perdu une partie de leur valeur patrimoniale, tandis que les voitures restées dans leur jus font l’objet d’une attention croissante de la part des acheteurs les plus avertis.
Mécanique et fiche technique en clair
Moteur et caractère
Le moteur de la Golf GTI 1600 BV5 est un quatre cylindres en ligne de 1 588 cm³, équipé d’un système d’injection mécanique Bosch K-Jetronic. Sa puissance est de 110 ch DIN, ce qui était une performance notable pour une compacte de cette cylindrée à la fin des années 1970. Le couple, disponible sur une large plage de régimes, donne à la voiture un caractère souple en usage urbain et dynamique sur route sinueuse.
La boîte de vitesses à cinq rapports, dont l’étagement a été pensé pour exploiter la plage de puissance du moteur, est l’un des points forts du modèle. Le passage des vitesses est précis, avec un guidage court et des positions bien définies. Sur les routes vallonnées du Gard, une telle transmission offre encore aujourd’hui un plaisir de conduite que les automatiques modernes peinent à reproduire.
Châssis et tenue de route
La Golf GTI repose sur une plateforme à traction avant avec suspension indépendante aux quatre roues : jambes MacPherson à l’avant, essieu semi-rigide à poutre déformante à l’arrière. Ce schéma, qui peut sembler modeste sur le papier, a été suffisamment bien calibré par les ingénieurs de Wolfsburg pour offrir une tenue de route équilibrée, avec un sous-virage maîtrisé et une capacité à encaisser les corrections sans perte d’adhérence brutale. Le freinage, avec disques à l’avant et tambours à l’arrière, est dimensionné pour le poids réduit de la voiture.
L’annonce précise que cet exemplaire est équipé de freins et d’amortisseurs en parfait état, ce qui est un point essentiel à vérifier lors de l’achat d’une voiture de cet âge. Un châssis fatigué ou des amortisseurs hors d’âge peuvent transformer une conduite plaisante en expérience inconfortable, voire dangereuse.
Vie à bord aujourd’hui
Conduire une Golf GTI de 1981 aujourd’hui, c’est accepter les compromis inhérents à une voiture de quarante-cinq ans. Pas de direction assistée, pas d’aide au freinage électronique, pas de climatisation. Le moteur à injection mécanique demande un temps de chauffe respecté et une conduite qui lui laisse atteindre sa température de fonctionnement avant de solliciter la pleine puissance. En échange, la voiture offre un retour sensoriel que les compactes contemporaines ont largement perdu : on entend le moteur, on ressent la route, on travaille avec la boîte de vitesses. La sellerie d’origine de cet exemplaire, décrite comme étant en superbe état, ajoute à l’authenticité de l’expérience.
Les raisons de s’y intéresser aujourd’hui
La Golf GTI MK1 bénéficie depuis plusieurs années d’un intérêt soutenu sur le marché des voitures de collection. Les exemplaires en bon état, a fortiori ceux restés d’origine, sont de plus en plus difficiles à trouver. La corrosion a emporté beaucoup de carrosseries, le tuning a dénaturé bon nombre de mécaniques, et les kilomètres ont eu raison des intérieurs. Un exemplaire documenté, suivi, avec une carrosserie refaite sérieusement et un moteur révisé, représente une entrée crédible dans cette catégorie.
La Golf GTI 1600 de 1981 est également éligible à la carte grise de collection en France, ce qui offre des avantages pratiques en matière d’assurance et de réglementation. Elle est exempte du contrôle technique périodique obligatoire dans le cadre de cette immatriculation, et de nombreux assureurs spécialisés proposent des contrats adaptés à un usage limité à tarif attractif.
Les points à connaître avant d’acheter
Faiblesses connues
La Golf I souffre classiquement de corrosion sur les passages de roues, les bas de caisse, les seuils de portes et les longerons. La jonction entre le toit et le montant arrière est également un point sensible. Sur cet exemplaire, la carrosserie a été repeinte avec démontage complet et remplacement de tous les joints, ce qui suggère qu’un travail sérieux a été réalisé. Il conviendra néanmoins de vérifier visuellement et au contrôle magnétique les zones habituellement touchées. Le circuit électrique, simple pour l’époque, peut présenter des connexions oxydées après quarante ans. L’injection Bosch K-Jetronic, fiable dans l’ensemble, nécessite des compétences spécialisées pour le réglage et l’entretien : tous les mécaniciens ne sont plus familiers de ce système.
Coûts d’entretien réalistes
L’entretien courant d’une Golf GTI 1600 reste relativement accessible, les pièces de base étant encore disponibles via les clubs spécialisés et les fournisseurs en pièces détachées pour véhicules anciens. Les filtres, bougies, courroies et éléments de freinage ne posent généralement pas de problème d’approvisionnement. En revanche, certaines pièces spécifiques à la version GTI, comme les optiques d’origine, les sièges Berber ou les éléments de carrosserie propres à cette génération, peuvent atteindre des tarifs élevés sur le marché de l’occasion. Prévoir un budget d’entretien annuel adapté à un véhicule de collection, avec une révision complète tous les deux à trois ans minimum.
Points à vérifier avant achat
État des longerons et des passages de roues (corrosion structurelle)
Cohérence du kilométrage avec le dossier de factures
Fonctionnement de l’injection Bosch K-Jetronic (ralenti stable, absence de fumées)
Étanchéité des joints de portes et du hayon après la reprise carrosserie
État des amortisseurs et géométrie du train avant
Présence et lisibilité de la documentation complète (carnet d’entretien, factures, carte grise d’origine)
Cote actuelle et tendances de marché
Selon les données publiées par Argus du véhicule de collection et les résultats observés sur LesAnciennes.com, la Golf GTI première génération a connu une progression sensible de sa cote depuis 2018. Les exemplaires d’entrée de gamme, avec kilométrage élevé et état passable, se négocient autour de 10 000 à 15 000 €. Les voitures en bon état général, entretenues mais sans historique exhaustif, se situent entre 18 000 et 24 000 €. Les exemplaires d’origine documentés, avec carrosserie et mécanique refaites sérieusement, atteignent régulièrement 25 000 à 32 000 € sur les plateformes spécialisées.
Génération / Version
Années
Cote basse
Cote haute (bel état)
Golf GTI MK1 1600 (BV4/BV5)
1976-1982
10 000 €
32 000 €
Golf GTI MK1 1800
1982-1983
12 000 €
28 000 €
Golf GTI MK2 1.8 8S
1984-1991
8 000 €
20 000 €
Golf GTI MK3 2.0
1991-1997
5 000 €
15 000 €
Sources : LesAnciennes.com (annonces en cours, septembre 2026), références croisées Argus collection.
L’exemplaire actuellement à vendre
La voiture proposée par Classic Car Design à Alès est une Golf GTI 1600 BV5 livrée en 1981, d’origine française, en conduite à gauche. Elle affiche 192 100 km, ce qui est un kilométrage cohérent pour une voiture de cet âge utilisée régulièrement. Sa couleur noire, appliquée lors d’une reprise carrosserie réalisée il y a quelques années avec démontage complet et remplacement de tous les joints, lui confère une présentation soignée. La baie moteur et le moteur ont été refaits plus récemment.
Ce qui distingue particulièrement cet exemplaire, c’est son caractère rigoureusement d’origine. Dans un marché où la quasi-totalité des Golf GTI de première génération a subi au moins quelques modifications, celle-ci n’a connu aucune transformation : pas de jantes après-marché, pas de retouche mécanique hors entretien, pas d’équipement ajouté. La sellerie d’origine est décrite comme étant en superbe état, ce qui est rare pour une voiture de quarante-cinq ans. L’ensemble de la documentation est présent, y compris le gros dossier de factures couvrant plus de quarante ans de suivi. L’accès se fait uniquement sur rendez-vous, ce qui est le mode de fonctionnement habituel chez les négociants spécialisés sérieux. Une garantie et un financement sont possibles sous conditions, et le transport dans toute la France est proposé à prix coûtant.
Notre avis
27 600 € pour une Golf GTI MK1 de 1981, c’est un prix dans la fourchette haute du marché pour ce modèle, mais cohérent avec ce que propose cet exemplaire. La conjonction d’une configuration d’origine strictement préservée, d’une carrosserie reprise sérieusement, d’un moteur révisé et d’un dossier de factures couvrant toute la vie de la voiture justifie ce positionnement. Les exemplaires comparables en état moindre ou sans historique se trouvent certes moins chers, mais ils impliquent des investissements en restauration ou en recherche d’historique qui peuvent rapidement combler l’écart de prix.
Le kilométrage de 192 100 km mérite d’être regardé avec lucidité : c’est une voiture qui a roulé, pas une pièce de musée. Mais c’est précisément ce qui en fait une candidate à l’usage, pas seulement à la contemplation. La mécanique révisée et les amortisseurs en parfait état décrits par le vendeur suggèrent une voiture prête à reprendre la route.
Le principal risque, commun à toute Golf I de cet âge, reste la corrosion structurelle. Une inspection physique sérieuse, idéalement accompagnée d’un spécialiste connaissant le modèle, reste indispensable avant tout engagement.
La Volkswagen Golf GTI 1600 BV5 de 1981 proposée par Classic Car Design à Alès est un exemplaire d’origine française, rigoureusement non modifié, avec un historique documenté sur plus de quarante ans. La carrosserie a été refaite avec soin, la mécanique révisée, et la sellerie d’origine est conservée en très bon état. À 27 600 €, le prix se situe dans le haut de la fourchette du marché pour ce modèle, mais il correspond à la qualité de préparation et à la rareté d’un tel niveau d’authenticité. Le kilométrage de 192 100 km appelle une inspection mécanique sérieuse, particulièrement sur les points de corrosion habituels de la Golf I. Pour un amateur de voitures de collection qui cherche une première génération à utiliser réellement, cet exemplaire mérite le déplacement jusqu’au Gard.
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Volkswagen présente Mission Efficiency, un concept-car électrique « proche de la série » qui revendique trois records mondiaux. Son principal atout repose sur une aérodynamique poussée, avec un Cx de 0,158 et une consommation mesurée à 7,51 kWh/100 km sur un long trajet. C’est le successeur du VW XL1 de 2013, thermique, qui n’avait que deux places, lui.
Trois records pour un véhicule électrique
Mission Efficiency établit trois références selon la classification communiquée par Volkswagen. Son coefficient de traînée de 0,158 constitue le premier record, présenté comme la meilleure performance aérodynamique atteinte par un véhicule homologué pour la circulation routière.
Le deuxième record concerne un parcours réalisé dans des conditions optimisées. À vitesse constante, à 68 km/h, sans dénivelé positif et avec certains consommateurs auxiliaires désactivés, le véhicule a affiché une consommation de 6,48 kWh/100 km. Evidemment, c’est comme réaliser 936 km avec un Skoda Peaq en choisissant le parcourse.
Le troisième record porte sur son efficience lors d’un trajet réel. Mission Efficiency a parcouru 1 278,36 km entre Wolfsburg et Vienne, en passant par Poznań et Olomouc. La consommation moyenne s’est établie à 7,51 kWh/100 km, pertes de recharge comprises, soit 6,89 kWh/100 km hors pertes.
Le trajet a été effectué à 67,72 km/h de moyenne, avec une vitesse maximale de 138 km/h. La batterie de 54,9 kWh nets n’a été rechargée qu’une seule fois. À l’arrivée, 164 km d’autonomie restaient disponibles. Là déjà c’est plus intéressant comme record.
Une base technique issue de l’ID. Polo
Mission Efficiency repose sur la plateforme MEB+ à traction avant et reprend plusieurs éléments de l’ID. Polo. Le concept utilise notamment son moteur électrique de 99 kW, soit 135 ch, ainsi que sa batterie haute tension. Pour VW l’idée est de communiquer sur l’efficience de l’ID.Polo à travers ce véhicule.
Le véhicule dispose d’une batterie de 54,9 kWh nets et accepte une puissance de recharge en courant continu allant jusqu’à 105 kW. Sa consommation WLTP annoncée est de 8,4 kWh/100 km. On remarquera que le record est plus bas que le WLTP niveau consommation. Le trajet a dû comporter moins de portions à haute vitesse que le cycle d’homologation.
Une carrosserie conçue autour de l’aérodynamique
L’efficience de Mission Efficiency repose notamment sur son Cx de 0,158 associé à une surface frontale de 2,08 m². Bizarrement, VW n’a pas décidé de faire un gros SUV pour ses records…
Volkswagen a aussi travaillé sur plusieurs éléments pour limiter la résistance à l’air.
À l’avant, trois volets actifs de refroidissement peuvent s’ouvrir selon les besoins. En se refermant, ils améliorent la pénétration dans l’air. La carrosserie adopte ensuite une silhouette qui se resserre vers l’arrière, avec des roues arrière carénées et un soubassement entièrement caréné.
Le toit particulièrement étiré et les poignées de portes affleurantes participent également à cette recherche aérodynamique. Les rétroviseurs restent conventionnels, les essais ayant montré que leur remplacement par des caméras n’apportait qu’un gain marginal en efficacité globale.
A l’arrière, on est sur une forme tronquée. Cela permet de faire décoller précisément le flux d’air et limiter la création de vortex néfaste à l’efficience (cela génère de la traînée). Le toit rejoint un diffuseur qui participe également à limiter les vortex.
Un coupé 2+2 de près de 4,8 mètres
Mission Efficiency mesure 4 775 mm de long, 1 744 mm de large et 1 392 mm de haut. Son empattement atteint 2 700 mm. Sa vitesse maximale est donnée pour 160 km/h et le 0 à 100 km/h est annoncé en 9 secondes.
Le concept adopte une carrosserie de coach (et non coupé !) deux portes avec un large hayon. L’habitacle est configuré en 2+2 places et le coffre offre 481 litres. Les places arrière sont destinées à des passagers mesurant jusqu’à environ 1,60 mètre…
La carrosserie associe la structure de l’ID. Polo à une architecture autoporteuse en aluminium. Plusieurs éléments extérieurs, dont les portes, le capot, le hayon et les ailes, utilisent un composite aramide renforcé de fibres de carbone. VW ne communique pas sur le poids, mais un effort particulier a dû aussi être fait de ce côté là.
Le prototype bénéficie par ailleurs d’une homologation routière européenne et répond aux exigences mentionnées en matière de sécurité, de résistance structurelle et de protection en cas de collision.
Un frein arrière électromécanique
Mission Efficiency inaugure un système de freinage semi-sec. Le freinage hydraulique de l’ID. Polo est conservé à l’avant, tandis qu’un frein électromécanique inédit est installé à l’arrière.
Cette solution vise à réduire les pertes par frottement sur l’essieu arrière. Elle supprime également les conduites hydrauliques et le liquide de frein à cet endroit.
Le système permet une répartition variable de la force de freinage entre les roues. Volkswagen indique que cette gestion contribue à la récupération d’énergie au freinage et à la stabilité en virage. VW a développé le dispositif avec AUMOVIO.
Des panneaux solaires sur le toit et le hayon
Pour réduire la sollicitation de la batterie haute tension, Volkswagen a intégré un système photovoltaïque de 370 W au toit vitré et au hayon arrière.
Les panneaux alimentent différents consommateurs électriques du véhicule. Selon la saison, la région et les conditions météorologiques, Volkswagen indique que le dispositif peut apporter jusqu’à 30 km d’autonomie supplémentaire par jour. Du gadget !
Un écran remplacé par le smartphone
L’habitacle adopte également une approche différente de celle de l’ID. Polo. Mission Efficiency ne possède pas d’écran d’infodivertissement intégré de façon permanente.
Le concept « Bring Your Own Device » utilise à la place le smartphone ou la tablette du conducteur, sous Android ou Apple. L’appareil est maintenu par un système de fixation et connecté sans fil au véhicule. L’écran du téléphone affiche alors directement les fonctions d’infodivertissement. Comme dans un Citroën AMI en fait…
Notre avis, par leblogauto.com
Avec son moteur de 99 kW, sa batterie de 54,9 kWh nets et son aérodynamique travaillée, Mission Efficiency affiche une consommation de 6,89 kWh/100 km hors pertes de recharge lors du trajet record.
Mais, au final, à quoi sert ce genre de démonstrateur qui tient plus du concept qu’autre chose ? Eh bien, cela introduit plusieurs notions qui seront sans doute en série « prochainement » ou que l’on trouve déjà. C’est le cas des panneaux en aramide (*) renforcé de carbone. Ou bien cet intéressant remplacement des freins hydrauliques arrière par le système de récupération d’énergie.
Pas une nouveauté en soit d’avoir déjà ce genre de récupération, mais de carrément remplacer le freinage arrière est intéressant puisqu’il supprime le circuit arrière mais aussi de la masse non suspendue.
Pour le reste, sous la volonté du Président de VW, le XL1 avait été produit à 250 exemplaires. Est-ce que sans Piëch ce « Mission Efficiency » sera produit ? VW indique un peu partout que tout est homologué pour la route…
En marge des essais de l'ID. Polo à Vienne, Volkswagen a dévoilé la Mission Efficiency, un concept capable d'avaler 1 278 km avec une seule recharge intermédiaire et une batterie de 54,9 kWh. À quoi sert ce prototype ?
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