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Ces batteries veulent rendre la recharge des camions électriques moins chère

6 mars 2026 à 14:26

L’électrification des poids lourds passe par une électricité abordable et un accès suffisant au réseau électrique. C’est ce que la startup française Decade Energy propose de faire.

Puissance de raccordement insuffisante, délais administratifs, volatilité des prix de l’électricité : la startup française Decade cherche à transformer ces contraintes en opportunités de jouer avec les marchés et de faire baisser le prix de la recharge des poids lourds électriques. Créée à Paris, l’entreprise développe et finance des infrastructures de bornes de recharge haute puissance et des batteries stationnaires.

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La batterie se rémunère sur le réseau électrique et fait baisser le prix de la charge

L’idée n’est pas seulement d’installer des chargeurs mais de transformer les dépôts en micro-systèmes énergétiques capables de lisser leur consommation et de réduire leur exposition aux pics tarifaires, tout en se rémunérant avec les services systèmes fournis au réseau et le trading.
Concrètement, Decade déploie des batteries couplées à des bornes de recharge rapide. L’électricité peut être achetée lorsque les prix sont bas, stockée, puis restituée au moment de la recharge des camions ou lors des périodes de tension sur le réseau. Pour faire baisser le prix de la recharge, la société s’est associée à l’agrégateur suisse Axpo, afin d’accéder au marché spot et d’optimiser les revenus de la batterie.

Selon l’entreprise, ce modèle permet de réduire jusqu’à 30 % le coût de la recharge sur certains sites et d’atteindre un retour sur investissement en cinq ans pour un dépôt d’une vingtaine de camions électriques. Des chiffres qui restent à confirmer à mesure que les projets entreront en exploitation.
Un premier démonstrateur est en cours de finalisation chez Renault Trucks à Gennevilliers. Cette borne de recharge est une sorte de JBOX, un système de stockage avec des petites batteries réparties sur le territoire, opérée par l’entreprise NW devenue le leader du stockage par batterie en France.

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Tempo : comment EDF va écouler les jours rouges restants malgré une météo clémente

6 mars 2026 à 09:53

Avec 13 jours rouges à activer avant la fin du mois, les abonnés à l’offre Tempo devraient se retrouver avec une facture d’électricité colossale pour ce mois de mars. À moins que ?

L’inquiétude est palpable chez les quelque 900 000 abonnés d’EDF qui ont opté pour l’offre Tempo. Sur les fameux 22 jours rouges, durant lesquels le prix du kilowattheure est exorbitant, EDF n’en a utilisé que 9. Cela signifie que l’électricien doit placer les 13 restants avant le 31 mars 2026, uniquement pendant les jours ouvrés. Ces abonnés pourraient donc se retrouver avec une facture de mars très salée.

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Des jours rouges techniquement inutiles

Cet hiver, EDF n’a utilisé aucun jour rouge en novembre, deux en décembre, six en janvier et un seul en février. Cette faible utilisation s’explique notamment par des températures relativement clémentes, et un parc nucléaire qui a su répondre à la demande électrique du pays sans sourciller. Rappelons que ce n’est pas EDF qui fixe la date des jours rouges, mais RTE. Le gestionnaire de réseau, responsable de la stabilité de ce dernier, utilise les jours rouges pour réduire la consommation électrique en cas de fortes consommations d’électricité dues à des périodes de grands froids.

Si l’offre Tempo doit normalement comporter 22 jours rouges par saison, on voit difficilement comment RTE pourrait demander à EDF d’activer ces jours rouges pendant presque tous les jours ouvrés restants du mois de mars. Car l’hiver a été plutôt clément, et c’est encore plus flagrant en ce début mars, où les températures avoisinent les 20°C dans une grande partie de la France.

Plus qu’inutile, un recours à ces jours rouges durant une période où le réseau électrique n’est pas sous tension pourrait avoir un effet défavorable sur le réseau, obligeant notamment à réduire la production de manière disproportionnée sans justification.

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Vers une annulation des jours rouges ?

Dans ces conditions, pourrait-on voir ces jours rouges tout simplement annulés ? Cette hypothèse semble de plus en plus probable. D’ailleurs, ce ne serait pas la première fois qu’une telle situation se présente. En mars 2020, à cause de la crise du COVID, RTE avait renoncé à utiliser les jours rouges restant à cause d’une chute drastique de la consommation électrique.

Malgré cette possibilité, tout n’est pas gagné pour autant, les abonnés Tempo devront surveiller leur calendrier jusqu’au dernier jour. Si une ultime vague de froid avant le printemps n’est pas à exclure, c’est surtout l’instabilité géopolitique actuelle et la hausse du prix des carburants qui pourrait bouleverser les besoins d’exportations de la France vers ses voisins européens. Certains d’entre eux pourraient avoir besoin d’importer massivement de l’électricité française si le gaz naturel liquéfié venait à manquer à cause de la situation au Moyen-Orient, et en particulier dans le détroit d’Ormuz.

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