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Atomic Arch : 1 600 paquets vérolés dans le dépôt AUR d’Arch Linux

15 juin 2026 à 15:13
Mon seignaur, il est l'AUR de se protéger
Atomic Arch : 1 600 paquets vérolés dans le dépôt AUR d’Arch Linux

Une attaque non revendiquée a permis à des pirates d’infecter des centaines de paquets dans le dépôt AUR d’Arch Linux. La distribution n’est pas directement touchée, le dépôt étant consacré aux paquets gérés par la communauté. L’ampleur de l’attaque montre une nouvelle fois les limites d’un modèle de sécurité avant tout basé sur la confiance.

AUR, pour Arch User Repository, est un dépôt communautaire pour la distribution Arch Linux (et celles qui en dérivent). Comme indiqué sur le wiki d’Arch Linux, il « a été créé pour organiser et partager les nouveaux paquets de la communauté et pour aider à accélérer l’inclusion des paquets populaires dans le dépôt « extra » ». Il n’est donc pas géré par l’équipe de maintenance d’Arch Linux, n’est le plus souvent pas activé par défaut et contient un grand nombre de paquets (archives regroupant les fichiers nécessaires à un logiciel et les métadonnées associées) non présents dans la distribution.

Pratique, AUR est aussi un fourre-tout dans lequel la traçabilité est parfois très relative. C’est cet aspect qui a été exploité par les pirates.

L’attaque

Le 11 juin, les chercheurs de l’entreprise de sécurité Sonatype découvrent une campagne d’attaque coordonnée contre le dépôt AUR. Le ou les pirates ont pris le contrôle de paquets AUR dits « orphelins », c’est-à-dire abandonnés et en quête d’un repreneur. Ces paquets ont été modifiés : les fichiers de description des paquets (PKGBUILD) pointent vers un paquet npm malveillant à l’installation.

Dans son billet, Sonatype indique qu’une vingtaine de paquets modifiés ont ainsi été détectés. Un script post-installation a même été injecté pour appeler la commande « npm install atomic-lockfile ».

Entre les 11 et 12 juin, le nombre de paquets détectés comme malveillants s’envole, comme rapporté par le collectif de renseignement open source IFIN (Independent Federated Intelligence Network) et la communauté AUR. On passe ainsi de 20 à plus de 400 paquets, qui distribuent à la fois un rootkit assurant la persistance dans les machines infectées et un malware dédié au vol d’identifiants et de jetons d’accès (tokens d’authentification).


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