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Larry Sanger, l’un des cofondateurs de Wikipédia, est banni du site

24 juin 2026 à 15:11
Mêmes règles pour tous ?
Larry Sanger, l’un des cofondateurs de Wikipédia, est banni du site

Contempteur de l’encyclopédie participative depuis déjà plusieurs années après avoir participé à sa fondation, Larry Sanger vient d’en être banni pour avoir demandé de l’aide en dehors du site pour influencer son contenu.

Larry Sanger est l’un des cofondateurs de Wikipédia et même de son ancêtre plus élitiste, Nupedia. Mais après plus de 25 ans d’existence, il vient d’être banni de l’encyclopédie. La page de son profil indique « Cet utilisateur est actuellement bloqué », et ce avec une durée de validité indéterminée.

Cela fait des années que Larry Sanger critique Wikipédia. L’année dernière, il se réjouissait que les Républicains ouvrent une enquête sur de supposés biais anti-Israël de Wikipédia. Elon Musk avait annoncé son projet de Grokipedia quelques semaines après, prolongeant ces critiques.

Accusé d’avoir biaisé la discussion en démarchant à l’extérieur

Mais en 2021, il accusait déjà la version anglophone d’être trop pro-démocrates en ne citant pas, par exemple, le regard des républicains à propos de Joe Biden. « Tout le monde sait désormais que Wikipédia exerce une grande influence dans le monde. Il y a donc un jeu très vaste, sordide et complexe qui se joue en coulisses pour que l’article dise ce que certains veulent qu’il dise », affirmait-il à l’époque.

C’est justement à propos de ce genre de jeu d’influence qu’il a été accusé de jouer par la communauté anglophone de Wikipedia.

La note indiquant son blocage sur son profil renvoie vers une discussion où Larry Sanger est accusé d’avoir appelé sa communauté sur des sites extérieurs (notamment X) pour peser en sa faveur sur les discussions en cours sur Wikipédia. Ce procédé, appelé « démarchage » sur le site participatif, est considéré comme incorrect s’il est fait de manière massive, biaisée, en direction d’une audience partisane, ou de façon secrète.

Un des messages de Larry Sanger posté sur X le 9 juin est cité, ainsi qu’un autre du 19 juin. Dans la discussion ci-dessous, on peut voir qu’il est tout à fait conscient qu’il joue avec les règles :

Après plusieurs jours de discussions, la sentence est tombée : « Il existe un consensus clair en faveur d’une exclusion de la communauté de l’utilisateur User:Larry Sanger. Les participants s’accordent généralement à dire qu’il s’est livré à des activités de démarchage en dehors du wiki et qu’il n’est pas ici pour contribuer de manière constructive à l’élaboration de l’encyclopédie ». Certains ont notamment retenu qu’en envoyant ces appels à ses plus de 91 000 followers sur X, il faisait du « bourrage d’urne ». La note explique aussi que « de nombreux rédacteurs partagent par ailleurs une vive inquiétude quant au fait que ses agissements pourraient être interprétés comme des appels à la divulgation d’identité ».

Un projet de diversité intellectuelle ou de malhonnêteté intellectuelle ?

La discussion qui a déclenché tout ça portait sur la proposition de créer un projet officiel de Wikipedia de « diversité intellectuelle » que soutenait Larry Sanger et pour lequel il avait déjà développé un outil appelé PolicyScanner. Il présentait ce projet comme « un groupe de personnes qui s’accordent à dire que la politique de Wikipédia devrait être, à bien des égards, plus accueillante envers un ensemble de contributeurs beaucoup plus diversifié sur le plan intellectuel ; à ce titre, nous pouvons mener ensemble de nombreuses actions, un peu comme un club de réforme », ce qui revient notamment à amener plus de contributeurs proches des Républicains, si on suit les critiques que Larry Sanger lance depuis des années.

Les débats étaient vifs sur le sujet. Il affirmait que ce projet s’adressait « à une immense communauté de wikipédiens actuels et potentiels — tous ceux qui ont été systématiquement écartés par des pratiques et des politiques qui marginalisent ceux dont les points de vue sont systématiquement exclus de Wikipédia ». Ce à quoi un des wikipédiens lui a répondu  :« D’après ce que je peux constater, les seuls points de vue  » systématiquement exclus de Wikipédia » sont ceux dont la fausseté peut être démontrée. Cela ressemble moins à un « projet Wikipédia sur la diversité intellectuelle » qu’à un « projet Wikipédia sur la malhonnêteté intellectuelle » ».

Récidive

Mais ce n’est pas la première fois que Larry Sanger est accusé de « démarchage » sur Wikipédia. Ilyas Lebleu, un administrateur de la Wikipédia anglophone, a expliqué à 404 Media que Larry Sanger avait déjà été averti il y a deux mois pour un comportement similaire.

« Larry a tenté de présenter le débat communautaire comme un processus pseudo-juridique, en avançant une liste d’ « accusations » et de « chefs d’accusation » formulés par des « procureurs », au lieu d’un débat communautaire ouvert », explique-t-il à nos confrères.

« Wikipédia est devenue plus que jamais une anarchie où règne la loi de la rue », a de son côté répondu Larry Sanger à 404 Media, ajoutant : « Lors de ce simulacre de procès au cours duquel une foule m’a évincé, les administrateurs de Wikipédia ont montré qu’ils ne semblaient pas accorder d’importance à des détails tels que les chefs d’accusation formels, la désignation d’un procureur, les règles élémentaires de bienséance, la distinction entre le ministère public et le juge, un jugement impartial, etc. Ils ne disposent d’aucun système approprié, si ce n’est celui de mobiliser une foule pour faire appliquer de manière sélective leur méli-mélo de règles vagues ».

Larry Sanger, l’un des cofondateurs de Wikipédia, est banni du site

24 juin 2026 à 15:11
Mêmes règles pour tous ?
Larry Sanger, l’un des cofondateurs de Wikipédia, est banni du site

Contempteur de l’encyclopédie participative depuis déjà plusieurs années après avoir participé à sa fondation, Larry Sanger vient d’en être banni pour avoir demandé de l’aide en dehors du site pour influencer son contenu.

Larry Sanger est l’un des cofondateurs de Wikipédia et même de son ancêtre plus élitiste, Nupedia. Mais après plus de 25 ans d’existence, il vient d’être banni de l’encyclopédie. La page de son profil indique « Cet utilisateur est actuellement bloqué », et ce avec une durée de validité indéterminée.

Cela fait des années que Larry Sanger critique Wikipédia. L’année dernière, il se réjouissait que les Républicains ouvrent une enquête sur de supposés biais anti-Israël de Wikipédia. Elon Musk avait annoncé son projet de Grokipedia quelques semaines après, prolongeant ces critiques.

Accusé d’avoir biaisé la discussion en démarchant à l’extérieur

Mais en 2021, il accusait déjà la version anglophone d’être trop pro-démocrates en ne citant pas, par exemple, le regard des républicains à propos de Joe Biden. « Tout le monde sait désormais que Wikipédia exerce une grande influence dans le monde. Il y a donc un jeu très vaste, sordide et complexe qui se joue en coulisses pour que l’article dise ce que certains veulent qu’il dise », affirmait-il à l’époque.

C’est justement à propos de ce genre de jeu d’influence qu’il a été accusé de jouer par la communauté anglophone de Wikipedia.

La note indiquant son blocage sur son profil renvoie vers une discussion où Larry Sanger est accusé d’avoir appelé sa communauté sur des sites extérieurs (notamment X) pour peser en sa faveur sur les discussions en cours sur Wikipédia. Ce procédé, appelé « démarchage » sur le site participatif, est considéré comme incorrect s’il est fait de manière massive, biaisée, en direction d’une audience partisane, ou de façon secrète.

Un des messages de Larry Sanger posté sur X le 9 juin est cité, ainsi qu’un autre du 19 juin. Dans la discussion ci-dessous, on peut voir qu’il est tout à fait conscient qu’il joue avec les règles :

Après plusieurs jours de discussions, la sentence est tombée : « Il existe un consensus clair en faveur d’une exclusion de la communauté de l’utilisateur User:Larry Sanger. Les participants s’accordent généralement à dire qu’il s’est livré à des activités de démarchage en dehors du wiki et qu’il n’est pas ici pour contribuer de manière constructive à l’élaboration de l’encyclopédie ». Certains ont notamment retenu qu’en envoyant ces appels à ses plus de 91 000 followers sur X, il faisait du « bourrage d’urne ». La note explique aussi que « de nombreux rédacteurs partagent par ailleurs une vive inquiétude quant au fait que ses agissements pourraient être interprétés comme des appels à la divulgation d’identité ».

Un projet de diversité intellectuelle ou de malhonnêteté intellectuelle ?

La discussion qui a déclenché tout ça portait sur la proposition de créer un projet officiel de Wikipedia de « diversité intellectuelle » que soutenait Larry Sanger et pour lequel il avait déjà développé un outil appelé PolicyScanner. Il présentait ce projet comme « un groupe de personnes qui s’accordent à dire que la politique de Wikipédia devrait être, à bien des égards, plus accueillante envers un ensemble de contributeurs beaucoup plus diversifié sur le plan intellectuel ; à ce titre, nous pouvons mener ensemble de nombreuses actions, un peu comme un club de réforme », ce qui revient notamment à amener plus de contributeurs proches des Républicains, si on suit les critiques que Larry Sanger lance depuis des années.

Les débats étaient vifs sur le sujet. Il affirmait que ce projet s’adressait « à une immense communauté de wikipédiens actuels et potentiels — tous ceux qui ont été systématiquement écartés par des pratiques et des politiques qui marginalisent ceux dont les points de vue sont systématiquement exclus de Wikipédia ». Ce à quoi un des wikipédiens lui a répondu  :« D’après ce que je peux constater, les seuls points de vue  » systématiquement exclus de Wikipédia » sont ceux dont la fausseté peut être démontrée. Cela ressemble moins à un « projet Wikipédia sur la diversité intellectuelle » qu’à un « projet Wikipédia sur la malhonnêteté intellectuelle » ».

Récidive

Mais ce n’est pas la première fois que Larry Sanger est accusé de « démarchage » sur Wikipédia. Ilyas Lebleu, un administrateur de la Wikipédia anglophone, a expliqué à 404 Media que Larry Sanger avait déjà été averti il y a deux mois pour un comportement similaire.

« Larry a tenté de présenter le débat communautaire comme un processus pseudo-juridique, en avançant une liste d’ « accusations » et de « chefs d’accusation » formulés par des « procureurs », au lieu d’un débat communautaire ouvert », explique-t-il à nos confrères.

« Wikipédia est devenue plus que jamais une anarchie où règne la loi de la rue », a de son côté répondu Larry Sanger à 404 Media, ajoutant : « Lors de ce simulacre de procès au cours duquel une foule m’a évincé, les administrateurs de Wikipédia ont montré qu’ils ne semblaient pas accorder d’importance à des détails tels que les chefs d’accusation formels, la désignation d’un procureur, les règles élémentaires de bienséance, la distinction entre le ministère public et le juge, un jugement impartial, etc. Ils ne disposent d’aucun système approprié, si ce n’est celui de mobiliser une foule pour faire appliquer de manière sélective leur méli-mélo de règles vagues ».

Impact environnemental de l’IA : le secrétaire général de l’ONU réclame la transparence

24 juin 2026 à 14:04
There might be an alternative
Impact environnemental de l’IA : le secrétaire général de l’ONU réclame la transparence

Le secrétaire général de l’ONU inaugure une initiative sur la transparence environnementale de l’IA et appelle globalement les secteurs polluants et les États à accélérer leurs actions pour faire face au changement climatique.

Alors que l’Europe est frappée d’une canicule historique, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres, appelle l’industrie de l’IA à « dire la vérité » sur ses impacts environnementaux. Il a lancé une AI Environmental Transparency Initiative, dédiée à obtenir ces informations, et a appelé les sociétés du secteur à recourir à des énergies renouvelables.

« Le chaos climatique s’accélère devant nos yeux » a-t-il déclaré à Londres, tandis que la crise énergétique alimentée par la guerre au Moyen-Orient « démontre la folie d’un monde dépendant aux hydrocarbures ». Ces deux crises peuvent « sembler différentes. Mais elles partagent la même origine destructrice : les énergies fossiles. »

Côté data centers, des appels à accroître le recours aux énergies fossiles

Quelques jours plus tôt le représentant du lobby européen des centres de données Lex Coors déclarait qu’il fallait ouvrir le débat du recours aux énergies fossiles pour alimenter les data centers européens. Selon lui, si l’Europe continuait de chercher à remplir ses objectifs climatiques, elle serait nécessairement dépassée par les États-Unis et la Chine en matière d’intelligence artificielle. L’autre alternative serait de passer par le recours au gaz, notamment.

Une étude de l’ONU publiée début juin constate que l’industrie des centres de données consomme plus d’électricité que quasiment tous les pays du monde : seulement dix en consomment plus. Or, dans le monde, l’essentiel de cette consommation repose sur de l’énergie fossile, participant à la fois à aggraver la crise énergétique actuelle et la crise climatique plus globale.

Autant d’eau qu’1,3 milliard de personnes d’ici 2030 ?

En pleine London Climate Action Week, le secrétaire général de l’ONU a inauguré une initiative dédiée à la transparence du secteur. Si plusieurs d’entre elles indiquent, sur des bases de volontariat, travailler à recourir à des solutions solaires ou (le plus souvent) nucléaires pour alimenter leurs infrastructures, l’essentiel utilise pour le moment toutes les solutions qu’elles peuvent trouver. Dans le cas de xAI, cela comprend aussi l’installation non autorisée de générateurs au gaz.

D’ici 2030, les secteurs de l’IA et des data centers qui leur permettent de fonctionner « pourraient utiliser plus d’énergie que tous les pays sauf cinq, et autant d’eau que le volume nécessaire pour répondre aux besoins de base des 1,3 milliard de résidents d’Afrique subsaharienne en un an », a encore alerté António Guterres. Si, en France, le secteur repose assez peu sur l’eau pour refroidir ses serveurs, il en va autrement du reste du monde, comme l’illustrait l’enquête Dirty Data, à laquelle Next a pris part.

L’ONU le déclare désormais clairement : la question de la consommation énergétique ne suffit pas à comprendre les effets concrets de l’expansion des centres de données sur les populations. Selon les régions, celle-ci peut aussi se traduire par des pressions accrues sur les ressources en eau ou encore sur les territoires. Les deux tiers des centres de données que l’industrie prévoyait de construire au premier trimestre 2025 sont par exemple supposés être installés dans des zones subissant déjà des stress hydriques.

L’appel d’António Guterres à l’adresse de l’industrie de l’IA se fait dans un contexte plus global d’urgence à adapter la vie économique pour faire face au changement climatique. Comme de nombreux spécialistes du sujet le rappellent ces derniers jours (et depuis des années, notamment via les travaux du GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), l’adaptation à la situation climatique impose de prendre des décisions politiques de long terme. Quant à inverser le réchauffement climatique, cela implique de passer à de vraies logiques de sobriété, voire de renoncement. À ce titre, Antonio Guterres souligne que « chaque émetteur majeur doit accélérer son action (…) et chaque pays doit surperformer sur ses engagements ».

Impact environnemental de l’IA : le secrétaire général de l’ONU réclame la transparence

24 juin 2026 à 14:04
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Impact environnemental de l’IA : le secrétaire général de l’ONU réclame la transparence

Le secrétaire général de l’ONU inaugure une initiative sur la transparence environnementale de l’IA et appelle globalement les secteurs polluants et les États à accélérer leurs actions pour faire face au changement climatique.

Alors que l’Europe est frappée d’une canicule historique, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres, appelle l’industrie de l’IA à « dire la vérité » sur ses impacts environnementaux. Il a lancé une AI Environmental Transparency Initiative, dédiée à obtenir ces informations, et a appelé les sociétés du secteur à recourir à des énergies renouvelables.

« Le chaos climatique s’accélère devant nos yeux » a-t-il déclaré à Londres, tandis que la crise énergétique alimentée par la guerre au Moyen-Orient « démontre la folie d’un monde dépendant aux hydrocarbures ». Ces deux crises peuvent « sembler différentes. Mais elles partagent la même origine destructrice : les énergies fossiles. »

Côté data centers, des appels à accroître le recours aux énergies fossiles

Quelques jours plus tôt le représentant du lobby européen des centres de données Lex Coors déclarait qu’il fallait ouvrir le débat du recours aux énergies fossiles pour alimenter les data centers européens. Selon lui, si l’Europe continuait de chercher à remplir ses objectifs climatiques, elle serait nécessairement dépassée par les États-Unis et la Chine en matière d’intelligence artificielle. L’autre alternative serait de passer par le recours au gaz, notamment.

Une étude de l’ONU publiée début juin constate que l’industrie des centres de données consomme plus d’électricité que quasiment tous les pays du monde : seulement dix en consomment plus. Or, dans le monde, l’essentiel de cette consommation repose sur de l’énergie fossile, participant à la fois à aggraver la crise énergétique actuelle et la crise climatique plus globale.

Autant d’eau qu’1,3 milliard de personnes d’ici 2030 ?

En pleine London Climate Action Week, le secrétaire général de l’ONU a inauguré une initiative dédiée à la transparence du secteur. Si plusieurs d’entre elles indiquent, sur des bases de volontariat, travailler à recourir à des solutions solaires ou (le plus souvent) nucléaires pour alimenter leurs infrastructures, l’essentiel utilise pour le moment toutes les solutions qu’elles peuvent trouver. Dans le cas de xAI, cela comprend aussi l’installation non autorisée de générateurs au gaz.

D’ici 2030, les secteurs de l’IA et des data centers qui leur permettent de fonctionner « pourraient utiliser plus d’énergie que tous les pays sauf cinq, et autant d’eau que le volume nécessaire pour répondre aux besoins de base des 1,3 milliard de résidents d’Afrique subsaharienne en un an », a encore alerté António Guterres. Si, en France, le secteur repose assez peu sur l’eau pour refroidir ses serveurs, il en va autrement du reste du monde, comme l’illustrait l’enquête Dirty Data, à laquelle Next a pris part.

L’ONU le déclare désormais clairement : la question de la consommation énergétique ne suffit pas à comprendre les effets concrets de l’expansion des centres de données sur les populations. Selon les régions, celle-ci peut aussi se traduire par des pressions accrues sur les ressources en eau ou encore sur les territoires. Les deux tiers des centres de données que l’industrie prévoyait de construire au premier trimestre 2025 sont par exemple supposés être installés dans des zones subissant déjà des stress hydriques.

L’appel d’António Guterres à l’adresse de l’industrie de l’IA se fait dans un contexte plus global d’urgence à adapter la vie économique pour faire face au changement climatique. Comme de nombreux spécialistes du sujet le rappellent ces derniers jours (et depuis des années, notamment via les travaux du GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), l’adaptation à la situation climatique impose de prendre des décisions politiques de long terme. Quant à inverser le réchauffement climatique, cela implique de passer à de vraies logiques de sobriété, voire de renoncement. À ce titre, Antonio Guterres souligne que « chaque émetteur majeur doit accélérer son action (…) et chaque pays doit surperformer sur ses engagements ».

Le Sénat appelle à la création d’un règlement « DSA 2 » ambitieux

24 juin 2026 à 11:37
Qui, aujourd’hui, rêve de l’an 2100 ?
Le Sénat appelle à la création d’un règlement « DSA 2 » ambitieux

La délégation à la prospective du Sénat propose de clarifier les notions d’éditeur et d’hébergeur, afin de pouvoir sanctionner les plateformes ayant amplifié de fausses informations. Elle invite les responsables politiques à cesser de dénigrer les figures d’autorité, ainsi que les décisions de justice. Elle relance aussi les propositions des États généraux de l’information de 2024 dont l’adoption a été empêchée par le départ de Rachida Dati du ministère de la Culture.

Après avoir posé les termes du débat concernant notre rapport à l’autorité et à la vérité, puis décliné quatre scénarios plus ou moins anxiogènes à l’horizon 2050, une étude consacrée au « futur de notre rapport à l’autorité et à la vérité à l’horizon 2050 » par la délégation à la prospective du Sénat propose une liste de recommandations « favorisant l’avènement du scénario du sursaut démocratique » sur ceux du « ministère de la post-vérité » d’un Trump-like ou de l’« asservissement de l’Occident » par les multinationales de la Big Tech’.

La première peut surprendre. Afin de « défendre l’école de la République », et plus particulièrement de « protéger l’intégrité physique du personnel enseignant », elle propose en effet de renforcer les services de santé scolaire. L’objectif serait de détecter les élèves en souffrance psychique qui pourraient avoir des comportements violents, et leur permettre de bénéficier d’une prise en charge psychologique de qualité sur le long terme.


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