Vue normale

☕️ Le nom de domaine marinelepen.fr mis à prix à 25 000 euros

13 juillet 2026 à 14:05


C’est sur marinelepen.com que la cheffe du Rassemblement National a lancé sa campagne pour la Présidentielle 2027, juste après avoir été reconnue coupable de détournement de fonds publics (elle se pourvoit en cassation).

Pourquoi marinelepen.com et pas .fr, pour un rendez-vous national de cette importance ? Parce que marinelepen.fr n’était pas disponible : d’après le Bulletin Quotidien, le nom de domaine a été acheté en 2021 par une entreprise belge spécialiste du référencement, Score Worldwide.

Celle-ci a récupéré le nom de domaine avant la dernière campagne présidentielle de Marine Le Pen, en 2022, pour une seule raison : son nom était de plus en plus recherché en ligne. 
Auprès de Libération, un cadre de l’entreprise indique même que l’achat a été effectué « sans savoir qu’elle était une femme politique française ».

Pendant un moment, la page du site web a présenté un portrait de l’élue et l’indication que le nom de domaine était à vendre. Actuellement, il annonce simplement, en français et en anglais : « Ce domaine de marketing est à vendre : toute offre supérieure à 25 000 € HT sera prise en considération. Veuillez envoyer votre proposition avant le 14 juillet 2026 à l’adresse servicedesk@score-worldwide.com. » La date butoir n’est qu’« indicative », précise le responsable de l’entreprise.

Capture d’écran du site marinelepen.fr le 13 juillet 2026

Le message est assorti d’une publicité pour des cliniques privées de Belgique et du Nord de la France supposées aider ses clients à « prolonger [leur] espérance de vie grâce à notre stratégie de longévité et à nos traitements urologiques ».

S’il a utilisé le nom de domaine marinelepen.fr un temps, le Rassemblement National a visiblement oublié de renouveler son droit annuel d’usage du nom de domaine, ce qui a permis à Score Worldwide de s’en emparer.

Alors que l’entreprise avait demandé au parti s’il souhaitait en récupérer l’accès (contre finances), le parti vient de s’adjoindre les services du cabinet Mark pour tenter d’en récupérer l’accès gratuitement. Auprès de Libération, Score Worldwide déclare ne pas envisager de céder le nom de domaine sans contrepartie.

☕️ Le nom de domaine marinelepen.fr mis à prix à 25 000 euros

13 juillet 2026 à 14:05


C’est sur marinelepen.com que la cheffe du Rassemblement National a lancé sa campagne pour la Présidentielle 2027, juste après avoir été reconnue coupable de détournement de fonds publics (elle se pourvoit en cassation).

Pourquoi marinelepen.com et pas .fr, pour un rendez-vous national de cette importance ? Parce que marinelepen.fr n’était pas disponible : d’après le Bulletin Quotidien, le nom de domaine a été acheté en 2021 par une entreprise belge spécialiste du référencement, Score Worldwide.

Celle-ci a récupéré le nom de domaine avant la dernière campagne présidentielle de Marine Le Pen, en 2022, pour une seule raison : son nom était de plus en plus recherché en ligne. 
Auprès de Libération, un cadre de l’entreprise indique même que l’achat a été effectué « sans savoir qu’elle était une femme politique française ».

Pendant un moment, la page du site web a présenté un portrait de l’élue et l’indication que le nom de domaine était à vendre. Actuellement, il annonce simplement, en français et en anglais : « Ce domaine de marketing est à vendre : toute offre supérieure à 25 000 € HT sera prise en considération. Veuillez envoyer votre proposition avant le 14 juillet 2026 à l’adresse servicedesk@score-worldwide.com. » La date butoir n’est qu’« indicative », précise le responsable de l’entreprise.

Capture d’écran du site marinelepen.fr le 13 juillet 2026

Le message est assorti d’une publicité pour des cliniques privées de Belgique et du Nord de la France supposées aider ses clients à « prolonger [leur] espérance de vie grâce à notre stratégie de longévité et à nos traitements urologiques ».

S’il a utilisé le nom de domaine marinelepen.fr un temps, le Rassemblement National a visiblement oublié de renouveler son droit annuel d’usage du nom de domaine, ce qui a permis à Score Worldwide de s’en emparer.

Alors que l’entreprise avait demandé au parti s’il souhaitait en récupérer l’accès (contre finances), le parti vient de s’adjoindre les services du cabinet Mark pour tenter d’en récupérer l’accès gratuitement. Auprès de Libération, Score Worldwide déclare ne pas envisager de céder le nom de domaine sans contrepartie.

L’UE prépare le terrain pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans

13 juillet 2026 à 13:34
Dehors les moins de 13 ans
L’UE prépare le terrain pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans

L’Union européenne se rapproche d’une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 13 ans. Le rapport commandé l’an dernier par Bruxelles sur la sécurité des enfants en ligne a été publié. Il contient plusieurs recommandations adaptées à différentes catégories d’âge.

« Les constructeurs automobiles doivent garantir la sécurité de leurs véhicules », a expliqué Ursula von der Leyen durant la présentation du rapport sur la sécurité des enfants en ligne, co-signé par Jörg M. Fegert (directeur du département de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du centre hospitalier universitaire d’Ulm) et Maria Melchior (directrice de recherche à l’INSERM).

« Nous n’attendons pas des enfants qu’ils conçoivent eux-mêmes leur ceinture de sécurité. Nous n’attendons pas non plus des parents qu’ils installent des airbags à la maison. Il doit en aller exactement de même pour les géants de la tech. »

D’où la mise en place du règlement sur les services numériques (DSA) : cet ensemble de règles censées responsabiliser les grandes plateformes et renforcer la transparence des algorithmes. La Commission a d’ailleurs exigé, pas plus tard que la semaine dernière, de lourds changements dans Facebook et Instagram pour réduire les risques d’addiction de ces réseaux sociaux.

Des ceintures de sécurité pour les réseaux sociaux

La principale recommandation du rapport (PDF) est de mettre en place une restriction étagée de l’accès à internet et aux réseaux sociaux pour les plus jeunes, en fonction de leur âge. De la naissance à l’âge de 2 ans, les auteurs proposent de limiter fortement l’exposition aux écrans, ce qui ne signifie pas pour autant de l’interdire complètement. « Il s’agit plutôt de tenir compte des besoins des enfants en matière de développement affectif, sensoriel et d’acquisition précoce du langage », expliquent-ils.

Il convient de privilégier les interactions en face à face, entre les parents (et les personnes en charge) et les enfants, en restant attentif à son propre usage des appareils numériques. Il faut donner « le bon exemple et éviter la « technoférence », c’est-à-dire les interruptions des interactions causées par les technologies. » Une approche recommandée par l’OMS.

Dessin satirique de Flock

De 3 à 12 ans, le rapport recommande une utilisation supervisée des appareils et des « réseaux sociaux+ ». Ce n’est pas une nouvelle catégorie juridique, mais un raccourci utilisé par les auteurs pour désigner un ensemble très large de services en ligne : réseaux sociaux, boutiques d’applications, certains jeux vidéo, « compagnons IA »…

Sans surveillance, les enfants de cette catégorie d’âge ne devraient pas être autorisés à se servir d’appareils connectés à internet. L’accès doit être encadré dans les établissements scolaires, et limité aux appareils utilisés à des fins éducatives. Il s’agit de « développer la culture numérique et médiatique, la résilience émotionnelle et la capacité à réfléchir de manière critique aux risques. »

Il revient aux parents et aux personnes en charge d’encadrer et d’accompagner « progressivement » les enfants vers davantage d’autonomie numérique, « au moyen de réseaux sociaux et d’autres services numériques adaptés à leur âge ». Il faudrait aussi encourager les enfants à participer à des activités hors ligne.

Enfin, de 13 à 18 ans, l’accès des adolescents devrait se limiter aux réseaux sociaux et aux autres services en ligne adaptés à leur âge et « sûrs par défaut », par exemple des services ayant mis en place des limites au défilement infini de contenus et aux systèmes de recommandation. En attendant que de tels services soient développés, des outils de contrôle parental « et une supervision adaptés à l’âge de chaque adolescent [resteront] indispensables. »

Pour les ados de plus de 16 ans, le rapport pointe le risque toujours existant de risques liés à l’exposition à des contenus préjudiciables. Les parents et les tuteurs devront donc continuer à discuter avec les mineurs de leurs expériences en ligne.

« L’enfance est une période de développement cérébral à la fois extraordinaire et délicate », rappelle la présidente de la Commission européenne. « À ce stade, nos enfants ont besoin de passer du temps dans le monde réel. Du temps pour jouer, nouer des amitiés en face à face et faire des erreurs. Du temps pour construire leur propre identité et leur propre personnalité, avant qu’un algorithme ne les façonne à leur place. »

Maintenant que le rapport est entre les mains de l’exécutif européen, des propositions seront faites après l’été. Ursula von der Leyen met déjà en avant l’app de vérification d’âge européenne, qui n’est cependant pas une solution miracle.

L’UE prépare le terrain pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans

13 juillet 2026 à 13:34
Dehors les moins de 13 ans
L’UE prépare le terrain pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans

L’Union européenne se rapproche d’une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 13 ans. Le rapport commandé l’an dernier par Bruxelles sur la sécurité des enfants en ligne a été publié. Il contient plusieurs recommandations adaptées à différentes catégories d’âge.

« Les constructeurs automobiles doivent garantir la sécurité de leurs véhicules », a expliqué Ursula von der Leyen durant la présentation du rapport sur la sécurité des enfants en ligne, co-signé par Jörg M. Fegert (directeur du département de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du centre hospitalier universitaire d’Ulm) et Maria Melchior (directrice de recherche à l’INSERM).

« Nous n’attendons pas des enfants qu’ils conçoivent eux-mêmes leur ceinture de sécurité. Nous n’attendons pas non plus des parents qu’ils installent des airbags à la maison. Il doit en aller exactement de même pour les géants de la tech. »

D’où la mise en place du règlement sur les services numériques (DSA) : cet ensemble de règles censées responsabiliser les grandes plateformes et renforcer la transparence des algorithmes. La Commission a d’ailleurs exigé, pas plus tard que la semaine dernière, de lourds changements dans Facebook et Instagram pour réduire les risques d’addiction de ces réseaux sociaux.

Des ceintures de sécurité pour les réseaux sociaux

La principale recommandation du rapport (PDF) est de mettre en place une restriction étagée de l’accès à internet et aux réseaux sociaux pour les plus jeunes, en fonction de leur âge. De la naissance à l’âge de 2 ans, les auteurs proposent de limiter fortement l’exposition aux écrans, ce qui ne signifie pas pour autant de l’interdire complètement. « Il s’agit plutôt de tenir compte des besoins des enfants en matière de développement affectif, sensoriel et d’acquisition précoce du langage », expliquent-ils.

Il convient de privilégier les interactions en face à face, entre les parents (et les personnes en charge) et les enfants, en restant attentif à son propre usage des appareils numériques. Il faut donner « le bon exemple et éviter la « technoférence », c’est-à-dire les interruptions des interactions causées par les technologies. » Une approche recommandée par l’OMS.

Dessin satirique de Flock

De 3 à 12 ans, le rapport recommande une utilisation supervisée des appareils et des « réseaux sociaux+ ». Ce n’est pas une nouvelle catégorie juridique, mais un raccourci utilisé par les auteurs pour désigner un ensemble très large de services en ligne : réseaux sociaux, boutiques d’applications, certains jeux vidéo, « compagnons IA »…

Sans surveillance, les enfants de cette catégorie d’âge ne devraient pas être autorisés à se servir d’appareils connectés à internet. L’accès doit être encadré dans les établissements scolaires, et limité aux appareils utilisés à des fins éducatives. Il s’agit de « développer la culture numérique et médiatique, la résilience émotionnelle et la capacité à réfléchir de manière critique aux risques. »

Il revient aux parents et aux personnes en charge d’encadrer et d’accompagner « progressivement » les enfants vers davantage d’autonomie numérique, « au moyen de réseaux sociaux et d’autres services numériques adaptés à leur âge ». Il faudrait aussi encourager les enfants à participer à des activités hors ligne.

Enfin, de 13 à 18 ans, l’accès des adolescents devrait se limiter aux réseaux sociaux et aux autres services en ligne adaptés à leur âge et « sûrs par défaut », par exemple des services ayant mis en place des limites au défilement infini de contenus et aux systèmes de recommandation. En attendant que de tels services soient développés, des outils de contrôle parental « et une supervision adaptés à l’âge de chaque adolescent [resteront] indispensables. »

Pour les ados de plus de 16 ans, le rapport pointe le risque toujours existant de risques liés à l’exposition à des contenus préjudiciables. Les parents et les tuteurs devront donc continuer à discuter avec les mineurs de leurs expériences en ligne.

« L’enfance est une période de développement cérébral à la fois extraordinaire et délicate », rappelle la présidente de la Commission européenne. « À ce stade, nos enfants ont besoin de passer du temps dans le monde réel. Du temps pour jouer, nouer des amitiés en face à face et faire des erreurs. Du temps pour construire leur propre identité et leur propre personnalité, avant qu’un algorithme ne les façonne à leur place. »

Maintenant que le rapport est entre les mains de l’exécutif européen, des propositions seront faites après l’été. Ursula von der Leyen met déjà en avant l’app de vérification d’âge européenne, qui n’est cependant pas une solution miracle.

« J’espère ne pas être prélevée » : une arnaque au faux Delta Sky Club cible des Français avec leur vrai IBAN

13 juillet 2026 à 09:37

Depuis la nuit du 13 juillet, des dizaines d'internautes reçoivent un mail se faisant passer pour le programme de fidélité Delta Sky Club, réclamant 189 euros. Le message affiche leur nom, leur mail et surtout leur véritable IBAN, ce qui a immédiatement fait grimper l'inquiétude sur les forums d'entraide contre les arnaques.

Netflix et Disney+ face au casse-tête de l’engagement

13 juillet 2026 à 07:28
Et si la solution était la télé à papa ?
Netflix et Disney+ face au casse-tête de l’engagement

Le streaming vidéo est-il à la croisée des chemins ? Plusieurs grandes plateformes cherchent en effet de nouveaux moyens de fidéliser les spectateurs qui papillonnent entre les nombreuses propositions de divertissement.

La bataille pour l’attention et l’engagement des utilisateurs fait rage entre les réseaux sociaux, les jeux vidéo, YouTube, les médias en ligne… Les services de streaming ont depuis longtemps identifié que la vraie concurrence n’était pas leurs rivaux directs.

« Nous rivalisons pour capter l’attention du public face à une offre toujours plus diversifiée, allant du streaming à la télévision hertzienne et au câble, en passant par les jeux vidéo, les réseaux sociaux et les grandes plateformes vidéo des géants de la tech », expliquait en début d’année Ted Sarandos, le co-PDG de Netflix, qui voulait à l’époque s’offrir Warner Bros. Discovery. En vain.

L’opportunité du gratuit

Tous les moyens sont bons pour éviter que les utilisateurs aillent voir ailleurs, surtout quand les augmentations de prix sont de plus en plus difficiles à faire passer. Netflix et plusieurs autres ont donc mis en place des formules financées par la publicité. Mais ce n’est plus suffisant aujourd’hui.


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