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LinkedIn ajoute un bouton pour signaler des contenus « AI slop »

30 juillet 2026 à 16:03
Ça sent mauvais l'IA
LinkedIn ajoute un bouton pour signaler des contenus « AI slop »

LinkedIn inaugure un nouveau bouton qui permet à l’utilisateur de signaler un contenu « AI slop ». Lorsqu’un billet semble avoir été rédigé par une intelligence artificielle, il suffit d’appuyer sur ce bouton pour informer LinkedIn. La procédure doit l’aider à « améliorer le fil d’actualité », sans supprimer pour autant le contenu.

Quand on parle d’« AI slop », on pense souvent à ces posts et ces images postés sur Facebook ou Instagram, Meta s’étant fait la spécialité de ce genre de bouillie, ou encore les horreurs qui circulent sur X. Mais dans le genre, LinkedIn n’est pas mal non plus. Une étude Pangram de début juillet relevait ainsi que 41 % des billets « long format » (plus de 250 mots) postés sur le réseau social sont générés par IA.

Signaler les posts qui sonnent faux

LinkedIn ne veut pas de ce stigmate, mais il a besoin de ses utilisateurs. Ils trouveront dans la feuille d’options un nouveau bouton au libellé très clair « Seems like AI slop » (pas encore traduit en français), pour signaler un contenu généré par IA – ou qu’on estime être généré par IA. Ce bouton est d’ores et déjà disponible, d’après ce que nous avons pu constater (404media aussi).

Hari Srinivasan, chef produit de LinkedIn, explique dans un post (généré par IA ?) que la lutte contre cette « bouillie » est une « priorité absolue ». Il confirme le lancement de cette nouvelle option de signalement d’AI slop, « [une] notion difficile à définir » et qui évolue : « ces signalements nous permettront d’ajuster nos modèles et d’améliorer les fils d’actualité. »

Il déroule également les efforts de l’entreprise dans cette lutte acharnée contre la médiocrité : la détection automatisée dans les commentaires de publications automatisées et de « slop », l’amélioration des outils internes d’identification de publications de faible qualité ou générées par IA, et la suppression de la fonction « améliorer votre publication ». Elle sera remplacée par un outil de correction du texte, sans modification plus profonde du texte.

Les utilisateurs qui publient du contenu verront dans leur tableau de bord les signalements de lecteurs qui estiment qu’un post « paraît manquer d’authenticité » ou semble recourir largement à l’IA. Une approche qui repose sur deux constats :

« Premièrement, l’IA et la « bouillie » ne sont pas la même chose : beaucoup de personnes utilisent l’IA pour affiner leurs idées, et nous pensons qu’elles souhaitent savoir quand leur propos semble manquer d’authenticité. Deuxièmement, nous voulons que les membres reçoivent l’avis de vraies personnes sur ce qui paraît authentique, plutôt que de se fier uniquement à un détecteur d’IA susceptible de se tromper. »

D’autres changements sont dans les tuyaux pour réduire la bouillie d’IA dans le fil d’actualité de LinkedIn, et redonner aux utilisateurs l’impression de lire des textes écrits par des humains.

LinkedIn ajoute un bouton pour signaler des contenus « AI slop »

30 juillet 2026 à 16:03
Ça sent mauvais l'IA
LinkedIn ajoute un bouton pour signaler des contenus « AI slop »

LinkedIn inaugure un nouveau bouton qui permet à l’utilisateur de signaler un contenu « AI slop ». Lorsqu’un billet semble avoir été rédigé par une intelligence artificielle, il suffit d’appuyer sur ce bouton pour informer LinkedIn. La procédure doit l’aider à « améliorer le fil d’actualité », sans supprimer pour autant le contenu.

Quand on parle d’« AI slop », on pense souvent à ces posts et ces images postés sur Facebook ou Instagram, Meta s’étant fait la spécialité de ce genre de bouillie, ou encore les horreurs qui circulent sur X. Mais dans le genre, LinkedIn n’est pas mal non plus. Une étude Pangram de début juillet relevait ainsi que 41 % des billets « long format » (plus de 250 mots) postés sur le réseau social sont générés par IA.

Signaler les posts qui sonnent faux

LinkedIn ne veut pas de ce stigmate, mais il a besoin de ses utilisateurs. Ils trouveront dans la feuille d’options un nouveau bouton au libellé très clair « Seems like AI slop » (pas encore traduit en français), pour signaler un contenu généré par IA – ou qu’on estime être généré par IA. Ce bouton est d’ores et déjà disponible, d’après ce que nous avons pu constater (404media aussi).

Hari Srinivasan, chef produit de LinkedIn, explique dans un post (généré par IA ?) que la lutte contre cette « bouillie » est une « priorité absolue ». Il confirme le lancement de cette nouvelle option de signalement d’AI slop, « [une] notion difficile à définir » et qui évolue : « ces signalements nous permettront d’ajuster nos modèles et d’améliorer les fils d’actualité. »

Il déroule également les efforts de l’entreprise dans cette lutte acharnée contre la médiocrité : la détection automatisée dans les commentaires de publications automatisées et de « slop », l’amélioration des outils internes d’identification de publications de faible qualité ou générées par IA, et la suppression de la fonction « améliorer votre publication ». Elle sera remplacée par un outil de correction du texte, sans modification plus profonde du texte.

Les utilisateurs qui publient du contenu verront dans leur tableau de bord les signalements de lecteurs qui estiment qu’un post « paraît manquer d’authenticité » ou semble recourir largement à l’IA. Une approche qui repose sur deux constats :

« Premièrement, l’IA et la « bouillie » ne sont pas la même chose : beaucoup de personnes utilisent l’IA pour affiner leurs idées, et nous pensons qu’elles souhaitent savoir quand leur propos semble manquer d’authenticité. Deuxièmement, nous voulons que les membres reçoivent l’avis de vraies personnes sur ce qui paraît authentique, plutôt que de se fier uniquement à un détecteur d’IA susceptible de se tromper. »

D’autres changements sont dans les tuyaux pour réduire la bouillie d’IA dans le fil d’actualité de LinkedIn, et redonner aux utilisateurs l’impression de lire des textes écrits par des humains.

Humanoïdes, aspirateurs, tondeuses : les États-Unis bloquent les nouveaux robots étrangers

30 juillet 2026 à 14:34
Pas de visa pour les robots étrangers
Humanoïdes, aspirateurs, tondeuses : les États-Unis bloquent les nouveaux robots étrangers

Les robots étrangers ne sont plus les bienvenus aux États-Unis. La FCC, le régulateur des communications, interdit depuis le début de la semaine l’arrivée sur le marché américain de nouveaux modèles de « robots mobiles avancés » fabriqués en dehors du pays : robots humanoïdes, quadrupèdes, mais aussi… les aspirateurs et les tondeuses robots.

Les futurs robots fabriqués à l’étranger – la Chine donc, mais le reste du monde est pris dans la nasse – auront bien du mal à être commercialisés aux États-Unis. Ce mardi 28 juillet, la commission fédérale aux communications (FCC) a inscrit sur sa « covered list » deux nouvelles catégories d’appareils (PDF) : les onduleurs électriques connectés (notamment utilisés dans les installations solaires, les batteries et certains équipements raccordés au réseau), et les « robots mobiles avancés », comme les robots humanoïdes et les quadrupèdes.

L’inscription sur cette liste empêche un nouvel appareil fabriqué à l’étranger d’obtenir l’autorisation technique de la FCC. C’est une certification qui est pourtant indispensable pour importer, commercialiser ou vendre aux États-Unis la plupart des appareils émettant des radiofréquences. En pratique, les futurs modèles venant de l’étranger seront donc bloqués aux frontières américaines.

Les robots après les routeurs

Les appareils déjà achetés et les modèles étrangers précédemment homologués par la FCC peuvent encore être vendus et importés. Une dérogation distincte a été prise pour que les appareils homologués puissent continuer à recevoir des mises à jour logicielles et de sécurité, au moins jusqu’en janvier 2029.

Pour l’administration Trump, ces robots présentent des risques de cybersécurité et de dépendance industrielle. « Le recours à des appareils robotiques avancés fabriqués à l’étranger présente des vulnérabilités inacceptables en matière de chaîne d’approvisionnement et de cybersécurité », peut-on lire dans une décision (PDF) de sécurité nationale publiée le 27 juillet par un groupe interministériel réuni par la Maison-Blanche.

« Ces appareils collectent des données qui pourraient être exploitées par des acteurs malveillants pour surveiller les Américains, renforcer les capacités de services de renseignement étrangers ou prendre le contrôle des robots à distance », ajoute ce groupe. Quant aux onduleurs, il est théoriquement possible de les désactiver à distance, de récupérer des données ou d’attaquer le réseau électrique.

Le Neo de 1X.

Il sera néanmoins possible de demander une dérogation. C’est alors le ministère de la Défense qui prendra le relais et examinera les robots. Le ministère de la Sécurité intérieure s’occupera lui des onduleurs. Un modèle jugé suffisamment sûr recevra dès lors un feu vert de la FCC.

Il existe toutefois des exceptions. Les robots pesant moins de 2 kg (base comprise) restent ainsi autorisés, tout comme les machines qui ne se déplacent pas au sol ou ne fonctionnent pas à distance de leur opérateur, les voitures connectées, les drones aériens, les robots sous-marins sans équipage, les dispositifs médicaux comme les robots chirurgicaux, les prothèses ou les fauteuils roulants, ainsi que les robots fixes (bras robotisés industriels ou médicaux).

La géopolitique rattrape les robots aspirateurs

Pour le reste, la communication de la FCC brasse large. Si la commission évoque des robots humanoïdes et des quadrupèdes (comme le Spot de Boston Dynamics), l’interdiction concerne aussi les tondeuses et les aspirateurs robots, comme la FAQ de la FCC semble l’indiquer. The Verge a obtenu la confirmation que ces deux catégories de produits sont bien concernées par l’interdiction.

La mesure ne vise pas les appareils répondant à la définition américaine de « produit final national ». Pour obtenir ce statut, les produits doivent être fabriqués aux États-Unis, et le coût des composants fabriqués aux États-Unis doit représenter plus de 65 % du coût total de ses composants.

Les principaux constructeurs de robots humanoïdes sont chinois (Agibot, Unitree et UBTech). Et c’est le cas aussi pour les aspirateurs robots, avec Roborock, Ecovacs, Dreame, Xiaomi et Narwal. Le groupe américain iRobot, créateur des fameux Roomba, a été repris en fin d’année dernière par un de ses sous-traitants chinois, Picea.

Les consommateurs américains courent donc le risque de ne plus pouvoir acheter de nouveaux aspirateurs robots à terme. La problématique de la sécurité n’est pas une vue de l’esprit : en février dernier, Sammy Azdoufal avait révélé une faille de sécurité majeure dans des milliers de robots aspirateurs DJI.

La communication de la FCC ne détaille pas d’obligations techniques précises (normes à respecter, niveau de chiffrement, calendrier de correctifs, procédures d’audit). En revanche, les constructeurs étrangers pourront obtenir une dérogation s’ils relocalisent leur production et répondent aux exigences de sécurité nationale, notamment les vulnérabilités de sécurité, les accès à distance, l’exfiltration de données et la provenance du logiciel.

Cette interdiction rappelle évidemment celle qui affecte les nouveaux routeurs Wi-Fi fabriqués à l’étranger, autrement dit… la quasi-totalité des modèles. La FCC avait cependant rapidement exempté Netgear du lot. Et d’après Reuters, la commission devrait aussi distribuer des dérogations à plusieurs fournisseurs (non chinois) de robots.

Ces nouvelles mesures « portent gravement atteinte à la stabilité économique et commerciale entre la Chine et les États-Unis », a déclaré jeudi le ministère chinois du Commerce repris par CNBC. Il appelle Washington à retirer cette décision. Des mesures de rétorsion pourraient suivre si rien ne change.

Humanoïdes, aspirateurs, tondeuses : les États-Unis bloquent les nouveaux robots étrangers

30 juillet 2026 à 14:34
Pas de visa pour les robots étrangers
Humanoïdes, aspirateurs, tondeuses : les États-Unis bloquent les nouveaux robots étrangers

Les robots étrangers ne sont plus les bienvenus aux États-Unis. La FCC, le régulateur des communications, interdit depuis le début de la semaine l’arrivée sur le marché américain de nouveaux modèles de « robots mobiles avancés » fabriqués en dehors du pays : robots humanoïdes, quadrupèdes, mais aussi… les aspirateurs et les tondeuses robots.

Les futurs robots fabriqués à l’étranger – la Chine donc, mais le reste du monde est pris dans la nasse – auront bien du mal à être commercialisés aux États-Unis. Ce mardi 28 juillet, la commission fédérale aux communications (FCC) a inscrit sur sa « covered list » deux nouvelles catégories d’appareils (PDF) : les onduleurs électriques connectés (notamment utilisés dans les installations solaires, les batteries et certains équipements raccordés au réseau), et les « robots mobiles avancés », comme les robots humanoïdes et les quadrupèdes.

L’inscription sur cette liste empêche un nouvel appareil fabriqué à l’étranger d’obtenir l’autorisation technique de la FCC. C’est une certification qui est pourtant indispensable pour importer, commercialiser ou vendre aux États-Unis la plupart des appareils émettant des radiofréquences. En pratique, les futurs modèles venant de l’étranger seront donc bloqués aux frontières américaines.

Les robots après les routeurs

Les appareils déjà achetés et les modèles étrangers précédemment homologués par la FCC peuvent encore être vendus et importés. Une dérogation distincte a été prise pour que les appareils homologués puissent continuer à recevoir des mises à jour logicielles et de sécurité, au moins jusqu’en janvier 2029.

Pour l’administration Trump, ces robots présentent des risques de cybersécurité et de dépendance industrielle. « Le recours à des appareils robotiques avancés fabriqués à l’étranger présente des vulnérabilités inacceptables en matière de chaîne d’approvisionnement et de cybersécurité », peut-on lire dans une décision (PDF) de sécurité nationale publiée le 27 juillet par un groupe interministériel réuni par la Maison-Blanche.

« Ces appareils collectent des données qui pourraient être exploitées par des acteurs malveillants pour surveiller les Américains, renforcer les capacités de services de renseignement étrangers ou prendre le contrôle des robots à distance », ajoute ce groupe. Quant aux onduleurs, il est théoriquement possible de les désactiver à distance, de récupérer des données ou d’attaquer le réseau électrique.

Le Neo de 1X.

Il sera néanmoins possible de demander une dérogation. C’est alors le ministère de la Défense qui prendra le relais et examinera les robots. Le ministère de la Sécurité intérieure s’occupera lui des onduleurs. Un modèle jugé suffisamment sûr recevra dès lors un feu vert de la FCC.

Il existe toutefois des exceptions. Les robots pesant moins de 2 kg (base comprise) restent ainsi autorisés, tout comme les machines qui ne se déplacent pas au sol ou ne fonctionnent pas à distance de leur opérateur, les voitures connectées, les drones aériens, les robots sous-marins sans équipage, les dispositifs médicaux comme les robots chirurgicaux, les prothèses ou les fauteuils roulants, ainsi que les robots fixes (bras robotisés industriels ou médicaux).

La géopolitique rattrape les robots aspirateurs

Pour le reste, la communication de la FCC brasse large. Si la commission évoque des robots humanoïdes et des quadrupèdes (comme le Spot de Boston Dynamics), l’interdiction concerne aussi les tondeuses et les aspirateurs robots, comme la FAQ de la FCC semble l’indiquer. The Verge a obtenu la confirmation que ces deux catégories de produits sont bien concernées par l’interdiction.

La mesure ne vise pas les appareils répondant à la définition américaine de « produit final national ». Pour obtenir ce statut, les produits doivent être fabriqués aux États-Unis, et le coût des composants fabriqués aux États-Unis doit représenter plus de 65 % du coût total de ses composants.

Les principaux constructeurs de robots humanoïdes sont chinois (Agibot, Unitree et UBTech). Et c’est le cas aussi pour les aspirateurs robots, avec Roborock, Ecovacs, Dreame, Xiaomi et Narwal. Le groupe américain iRobot, créateur des fameux Roomba, a été repris en fin d’année dernière par un de ses sous-traitants chinois, Picea.

Les consommateurs américains courent donc le risque de ne plus pouvoir acheter de nouveaux aspirateurs robots à terme. La problématique de la sécurité n’est pas une vue de l’esprit : en février dernier, Sammy Azdoufal avait révélé une faille de sécurité majeure dans des milliers de robots aspirateurs DJI.

La communication de la FCC ne détaille pas d’obligations techniques précises (normes à respecter, niveau de chiffrement, calendrier de correctifs, procédures d’audit). En revanche, les constructeurs étrangers pourront obtenir une dérogation s’ils relocalisent leur production et répondent aux exigences de sécurité nationale, notamment les vulnérabilités de sécurité, les accès à distance, l’exfiltration de données et la provenance du logiciel.

Cette interdiction rappelle évidemment celle qui affecte les nouveaux routeurs Wi-Fi fabriqués à l’étranger, autrement dit… la quasi-totalité des modèles. La FCC avait cependant rapidement exempté Netgear du lot. Et d’après Reuters, la commission devrait aussi distribuer des dérogations à plusieurs fournisseurs (non chinois) de robots.

Ces nouvelles mesures « portent gravement atteinte à la stabilité économique et commerciale entre la Chine et les États-Unis », a déclaré jeudi le ministère chinois du Commerce repris par CNBC. Il appelle Washington à retirer cette décision. Des mesures de rétorsion pourraient suivre si rien ne change.

☕️ Les lunettes Meta se font bannir des événements, tribunaux et même des navires

30 juillet 2026 à 06:42


De plus en plus de lieux et d’événements interdisent le port des lunettes connectées de Meta. C’est le cas des organisateurs de l’édition 2026 de la DEF CON, qui ouvrira ses portes à Las Vegas la semaine prochaine : ces montures capables d’enregistrer de la vidéo seront interdites dans les travées du grand raout annuel des spécialistes de la cybersécurité, comme le rapporte The Register. « Aucune exception n’est prévue pour les modèles équipés de verres correcteurs. Si vous en avez besoin, pensez donc à emporter une paire de lunettes conforme au règlement », ajoutent les organisateurs.

« Ravi de voir DEF CON adopter une politique “pas de lunettes de pervers” », s’est réjouie dans la foulée Eva Galperin, directrice cybersécurité à l’EFF. L’actualité de ces derniers mois a renforcé les craintes suscitées par ces lunettes, capables d’enregistrer discrètement leur environnement et les personnes qui s’y trouvent.

On a vu ainsi fleurir des vidéos de type « caméra cachée » franchement lourdingues, que ce soit des blagues ou des techniques de drague. Instagram a d’ailleurs annoncé il y a quelques jours le retrait de ces vidéos, sans préciser les moyens techniques qui seront mis en œuvre pour la suppression de ce contenu.

Les lunettes intègrent bien une diode LED pour signaler un enregistrement, mais elle peut être trafiquée. Meta a cependant promis de bloquer les enregistrements. Mais un problème demeure : les personnes filmées peuvent ignorer la signification de cette lumière.

Les tribunaux de l’État de New York interdisent les lunettes connectées.

La DEF CON est loin d’être la seule structure à bannir ces lunettes connectées. Monopoly Events, qui organise plusieurs Comic Con au Royaume-Uni, a interdit les lunettes Meta et, plus largement, tout dispositif d’enregistrement porté sur soi. Depuis le 20 juillet, les tribunaux de l’État de New York interdisent (PDF) ces dispositifs à l’intérieur des palais de justice. C’est aussi le cas ailleurs, comme à Philadelphie où les personnes qui refusent d’obtempérer peuvent être expulsées et s’exposent à des poursuites pour outrage.

Dès décembre dernier, MSC Croisières a interdit ces lunettes dans les espaces publics de ses navires. Le règlement parle d’appareils capables « d’enregistrer ou de transmettre des données de manière dissimulée ou discrète ». Dans le même secteur d’activité, Royal Caribbean a adopté une restriction similaire au mois de février.

La liste des interdictions est encore assez réduite, mais elles pourraient faire tâche d’huile au fur et à mesure de la reconnaissance publique de ces appareils, que ce soit grâce à leur succès commercial ou aux dérives qui les accompagnent. À New York et à Londres, une campagne activiste détourne les publicités de Meta dans les abribus. On peut par exemple y voir une photo modifiée de Jeffrey Epstein portant des lunettes, au-dessus du slogan : « Des lunettes pour ceux qui ne s’embarrassent pas du consentement. » Glaçant…

☕️ Les lunettes Meta se font bannir des événements, tribunaux et même des navires

30 juillet 2026 à 06:42


De plus en plus de lieux et d’événements interdisent le port des lunettes connectées de Meta. C’est le cas des organisateurs de l’édition 2026 de la DEF CON, qui ouvrira ses portes à Las Vegas la semaine prochaine : ces montures capables d’enregistrer de la vidéo seront interdites dans les travées du grand raout annuel des spécialistes de la cybersécurité, comme le rapporte The Register. « Aucune exception n’est prévue pour les modèles équipés de verres correcteurs. Si vous en avez besoin, pensez donc à emporter une paire de lunettes conforme au règlement », ajoutent les organisateurs.

« Ravi de voir DEF CON adopter une politique “pas de lunettes de pervers” », s’est réjouie dans la foulée Eva Galperin, directrice cybersécurité à l’EFF. L’actualité de ces derniers mois a renforcé les craintes suscitées par ces lunettes, capables d’enregistrer discrètement leur environnement et les personnes qui s’y trouvent.

On a vu ainsi fleurir des vidéos de type « caméra cachée » franchement lourdingues, que ce soit des blagues ou des techniques de drague. Instagram a d’ailleurs annoncé il y a quelques jours le retrait de ces vidéos, sans préciser les moyens techniques qui seront mis en œuvre pour la suppression de ce contenu.

Les lunettes intègrent bien une diode LED pour signaler un enregistrement, mais elle peut être trafiquée. Meta a cependant promis de bloquer les enregistrements. Mais un problème demeure : les personnes filmées peuvent ignorer la signification de cette lumière.

Les tribunaux de l’État de New York interdisent les lunettes connectées.

La DEF CON est loin d’être la seule structure à bannir ces lunettes connectées. Monopoly Events, qui organise plusieurs Comic Con au Royaume-Uni, a interdit les lunettes Meta et, plus largement, tout dispositif d’enregistrement porté sur soi. Depuis le 20 juillet, les tribunaux de l’État de New York interdisent (PDF) ces dispositifs à l’intérieur des palais de justice. C’est aussi le cas ailleurs, comme à Philadelphie où les personnes qui refusent d’obtempérer peuvent être expulsées et s’exposent à des poursuites pour outrage.

Dès décembre dernier, MSC Croisières a interdit ces lunettes dans les espaces publics de ses navires. Le règlement parle d’appareils capables « d’enregistrer ou de transmettre des données de manière dissimulée ou discrète ». Dans le même secteur d’activité, Royal Caribbean a adopté une restriction similaire au mois de février.

La liste des interdictions est encore assez réduite, mais elles pourraient faire tâche d’huile au fur et à mesure de la reconnaissance publique de ces appareils, que ce soit grâce à leur succès commercial ou aux dérives qui les accompagnent. À New York et à Londres, une campagne activiste détourne les publicités de Meta dans les abribus. On peut par exemple y voir une photo modifiée de Jeffrey Epstein portant des lunettes, au-dessus du slogan : « Des lunettes pour ceux qui ne s’embarrassent pas du consentement. » Glaçant…

[MàJ] Disney+ Premium va retrouver la 4K et le HDR

3 août 2026 à 14:43
Ça fait cher le 1080p
[MàJ] Disney+ Premium va retrouver la 4K et le HDR

Que restera-t-il aux abonnés Premium de Disney+ ? Plus grand chose : après la disparition du Dolby Vision en juin dernier, c’est au tour de la 4K et du HDR10 de pointer aux abonnés absents. C’est pour le moins embarrassant, car ce sont là les ultimes avantages intéressants de la formule la plus chère du service de streaming.

Mise à jour 3/08 – Le cauchemar devrait prendre fin assez rapidement. Disney+ a en effet mis en place une alternative qui lui permet de rétablir l’accès à la 4K Ultra HD et le HDR en France. La mise en place est progressive et peut rester indisponible sur certains appareils pendant la phase de transition. Pas d’annonce de remboursement partiel, en revanche.

Dans un courriel envoyé aux abonnés Premium, Disney+ donne davantage d’explications, d’abord en annonçant que certains appareils (téléviseurs et box Android TV de Google, de Philips et de Sony), ainsi que les Fire TV d’Amazon, les téléviseurs LG (à partir de 2020), Sky Glass et Sky Stream sont compatibles avec la « nouvelle » 4K UHD du service qui prévoit d’étendre le support à d’autres appareils prochainement. L’attente sera plus longue pour le rétablissement du HDR : « Nous mettons tout en œuvre pour le rétablir au plus vite ».

Disney+ ajoute qu’il est possible de résilier l’abonnement sans frais dans les 30 jours suivant l’email, sans avoir besoin d’expliquer quoi que ce soit. « Votre abonnement prendra fin dès le traitement de votre demande et nous vous rembourserons la partie non utilisée de toute période d’abonnement payée d’avance », indique l’entreprise.

Autre option : pour ceux qui veulent conserver leur abonnement Premium mais recevoir un remboursement partiel, il faut contacter la plateforme, là aussi dans les 30 jours.

Article original, 30/07 – Les abonnés à la formule Premium de Disney+, celle à 15,99 euros par mois, ont eu une mauvaise surprise. Depuis quelques jours, ils sont en effet privés des programmes en 4K et en HDR10. Ils avaient déjà dû faire une croix sur le Dolby Vision au mois de juin. Au bout du compte, ils ne peuvent plus visionner les contenus de la plateforme de streaming qu’en 1080p et SDR, comme le relève Heise.

Brevet fatal

Cette disparition touche les abonnés français, allemands et italiens. À l’heure actuelle, la grille des différents avantages des abonnements Disney+ continue d’afficher de la 4K Ultra HD pour Premium, mais si la situation perdure, il faudra probablement la changer très vite car il s’agit d’une communication trompeuse. Les abonnés à cette offre n’ont plus actuellement droit qu’au Dolby Atmos par rapport aux abonnés Standard (10,99 euros par mois), et à 2 lectures simultanées supplémentaires. C’est peu pour justifier les 5 euros de différence.

Les formats disponibles pour Deadpool & Wolverine en France…
… et au Canada.

Et le problème, c’est que Disney+ pourrait avoir quelques difficultés à proposer de nouveau la 4K et le HDR. Car la plateforme ne cesse de tomber sous les coups du Tribunal unifié des brevets (UPC) qui n’arrête pas de rendre des décisions favorables au groupe InterDigital. En juin, c’était la division locale de l’UPC de Mannheim, et c’est maintenant celle de Düsseldorf qui donne raison au détenteur de technologies vidéo.

Dans le détail, InterDigital a obtenu une injonction en raison de la violation par Disney d’un brevet portant sur des techniques d’encodage vidéo liées au HEVC. Le tribunal a également confirmé la validité du brevet. L’injonction s’étend à 11 pays de l’UE, dont les trois déjà cités. Disney peut faire appel, mais la procédure risque de prendre un certain temps, et une issue favorable pour le service de streaming n’est pas certaine.

« L’encodage HEVC est un élément essentiel de l’expérience de visionnage haut de gamme et de grande qualité que des plateformes de streaming comme Disney mettent en avant pour justifier des abonnements plus chers », explique Josh Schmidt, directeur juridique d’InterDigital. « Nous restons déterminés à obtenir une juste rémunération pour l’utilisation continue, par Disney, de nos innovations brevetées », ajoute-t-il.

InterDigital, qui a traîné Disney devant les juridictions allemandes et brésiliennes, protège agressivement ses brevets sur la compression vidéo HEVC et AVC, sur les technologies à grande plage dynamique (HDR), la diffusion de contenus sur plusieurs appareils. Au détriment des abonnés, qui paient pour un service qui n’est pas conforme à ce que vante Disney+.

[MàJ] Disney+ Premium va retrouver la 4K et le HDR

3 août 2026 à 14:43
Ça fait cher le 1080p
[MàJ] Disney+ Premium va retrouver la 4K et le HDR

Que restera-t-il aux abonnés Premium de Disney+ ? Plus grand chose : après la disparition du Dolby Vision en juin dernier, c’est au tour de la 4K et du HDR10 de pointer aux abonnés absents. C’est pour le moins embarrassant, car ce sont là les ultimes avantages intéressants de la formule la plus chère du service de streaming.

Mise à jour 3/08 – Le cauchemar devrait prendre fin assez rapidement. Disney+ a en effet mis en place une alternative qui lui permet de rétablir l’accès à la 4K Ultra HD et le HDR en France. La mise en place est progressive et peut rester indisponible sur certains appareils pendant la phase de transition. Pas d’annonce de remboursement partiel, en revanche.

Dans un courriel envoyé aux abonnés Premium, Disney+ donne davantage d’explications, d’abord en annonçant que certains appareils (téléviseurs et box Android TV de Google, de Philips et de Sony), ainsi que les Fire TV d’Amazon, les téléviseurs LG (à partir de 2020), Sky Glass et Sky Stream sont compatibles avec la « nouvelle » 4K UHD du service qui prévoit d’étendre le support à d’autres appareils prochainement. L’attente sera plus longue pour le rétablissement du HDR : « Nous mettons tout en œuvre pour le rétablir au plus vite ».

Disney+ ajoute qu’il est possible de résilier l’abonnement sans frais dans les 30 jours suivant l’email, sans avoir besoin d’expliquer quoi que ce soit. « Votre abonnement prendra fin dès le traitement de votre demande et nous vous rembourserons la partie non utilisée de toute période d’abonnement payée d’avance », indique l’entreprise.

Autre option : pour ceux qui veulent conserver leur abonnement Premium mais recevoir un remboursement partiel, il faut contacter la plateforme, là aussi dans les 30 jours.

Article original, 30/07 – Les abonnés à la formule Premium de Disney+, celle à 15,99 euros par mois, ont eu une mauvaise surprise. Depuis quelques jours, ils sont en effet privés des programmes en 4K et en HDR10. Ils avaient déjà dû faire une croix sur le Dolby Vision au mois de juin. Au bout du compte, ils ne peuvent plus visionner les contenus de la plateforme de streaming qu’en 1080p et SDR, comme le relève Heise.

Brevet fatal

Cette disparition touche les abonnés français, allemands et italiens. À l’heure actuelle, la grille des différents avantages des abonnements Disney+ continue d’afficher de la 4K Ultra HD pour Premium, mais si la situation perdure, il faudra probablement la changer très vite car il s’agit d’une communication trompeuse. Les abonnés à cette offre n’ont plus actuellement droit qu’au Dolby Atmos par rapport aux abonnés Standard (10,99 euros par mois), et à 2 lectures simultanées supplémentaires. C’est peu pour justifier les 5 euros de différence.

Les formats disponibles pour Deadpool & Wolverine en France…
… et au Canada.

Et le problème, c’est que Disney+ pourrait avoir quelques difficultés à proposer de nouveau la 4K et le HDR. Car la plateforme ne cesse de tomber sous les coups du Tribunal unifié des brevets (UPC) qui n’arrête pas de rendre des décisions favorables au groupe InterDigital. En juin, c’était la division locale de l’UPC de Mannheim, et c’est maintenant celle de Düsseldorf qui donne raison au détenteur de technologies vidéo.

Dans le détail, InterDigital a obtenu une injonction en raison de la violation par Disney d’un brevet portant sur des techniques d’encodage vidéo liées au HEVC. Le tribunal a également confirmé la validité du brevet. L’injonction s’étend à 11 pays de l’UE, dont les trois déjà cités. Disney peut faire appel, mais la procédure risque de prendre un certain temps, et une issue favorable pour le service de streaming n’est pas certaine.

« L’encodage HEVC est un élément essentiel de l’expérience de visionnage haut de gamme et de grande qualité que des plateformes de streaming comme Disney mettent en avant pour justifier des abonnements plus chers », explique Josh Schmidt, directeur juridique d’InterDigital. « Nous restons déterminés à obtenir une juste rémunération pour l’utilisation continue, par Disney, de nos innovations brevetées », ajoute-t-il.

InterDigital, qui a traîné Disney devant les juridictions allemandes et brésiliennes, protège agressivement ses brevets sur la compression vidéo HEVC et AVC, sur les technologies à grande plage dynamique (HDR), la diffusion de contenus sur plusieurs appareils. Au détriment des abonnés, qui paient pour un service qui n’est pas conforme à ce que vante Disney+.

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