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Plus de 1 300 paquets contaminés dans NPM : Shai-Hulud « de retour » avec ChainDrop

5 août 2026 à 15:40
Revoilà la sous-préfète
Plus de 1 300 paquets contaminés dans NPM : Shai-Hulud « de retour » avec ChainDrop

Un « nouveau » malware s’est propagé dans des centaines de paquets sur npm, dont plusieurs très populaires. Il s’agit une nouvelle fois d’une attaque contre la chaine d’approvisionnement ayant réussi à contourner toutes les mesures de sécurité. Dans le code, l’ombre de Shai-Hulud plane, tandis que le point de défaillance initial n’est pas clair.

Le nouveau venu se nomme ChainDrop. Selon les analyses faites sur son code, il est basé sur Shai-Hulud (en référence au ver des sables dans l’univers de Dune), qui avait déjà fait un carnage dans NPM en septembre 2025. Il en reprend les principales caractéristiques, dont son aspect auto-répliquant et le vol de nombreuses informations.

On pourrait croire que l’attaque de l’automne 2025 avait provoqué une vague d’actions pour verrouiller les comptes et inciter à la plus extrême prudence. C’est en fait le cas, mais le ou les pirates s’y sont pris autrement.

Que s’est-il passé ?

La compromission a été réalisée en poussant directement des fichiers malveillants sur la branche principale des dépôts, puis en créant immédiatement de nouvelles versions. Conséquence, ces versions vérolées ont été publiées sur NPM avec une provenance valide signée par GitHub Actions. Les contrôles de provenance npm, censés garantir qu’un package provient bien d’un flux légitime, n’ont ainsi rien pu détecter car les pirates ont justement réussi à le détourner.

868 paquets, répartis sur 1 381 versions, ont pu être contaminés par ce biais. Le pouvoir de nuisance est réel, car beaucoup d’entre eux sont populaires, l’ensemble de la liste cumulant en moyenne deux milliards de téléchargements par mois.

Tout est parti de la compromission du compte du mainteneur du paquet keyv (Jared Wray), qui représente à lui seul plus de 600 millions de téléchargements par mois. S’en sont suivies les contaminations de flat-cache, file-entry-cache, cacheable-request, cacheable ou encore cache-manager, autant de projets spécialisés dans la gestion des caches pour de multiples cas de figure.

Une fois les paquets contaminés, la propagation s’est faite rapidement, atteignant des entreprises comme Deliveroo, Ornikar, OneReach, Picsart, Qlik ou ServiceTitan.

La petite chimie de ChainDrop

Les chercheurs de l’entreprise de sécurité Aikido se sont penchés sur ChainDrop. Dans leur billet publié le 4 aout, ils décrivent ainsi deux composants retrouvés dans les paquets contaminés, comme c’est souvent le cas.

Le premier est un dropper nommé setup.mjs. Un dropper est un code chargé d’installer un ou plusieurs composants malveillants sur le système. Il sert de vecteur d’installation pour la charge utile (payload) et remplit plusieurs missions : déposer l’exécutable sur le disque, l’extraire depuis des données intégrées dans le programme ou le télécharger depuis un serveur distant, l’exécuter en mémoire ou encore mettre en place des mécanismes de persistance avant de lancer la charge utile. Selon les chercheurs, setup.mjs est un dropper fortement obfusqué récupérant le runtime JavaScript Bun depuis son dépôt GitHub pour pouvoir exécuter ensuite la charge.


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L’agence de pub Adform piratée : un script substituait les portefeuilles crypto des lecteurs

5 août 2026 à 09:54
De la publicité gratuite pour uBlock and co
L’agence de pub Adform piratée : un script substituait les portefeuilles crypto des lecteurs

Adform, une importante agence de publicité en ligne qui se vante d’avoir comme clients de nombreux médias états-uniens mais aussi Spotify, a été piratée. Son script, appelé par tous ses sites clients, a été modifié pour substituer les adresses des portefeuilles de cryptomonnaies des utilisateurs.

L’agence de publicité en ligne Adform a été attaquée et l’un de ses scripts Javascript utilisé par ses clients pour ajouter de la pub sur leurs sites a été remplacé par un code substituant les adresses de portefeuille de crypto-monnaies copiées dans le presse-papiers des visiteurs par celles du pirate.

Adform est l’une des plus importantes agences de pub en ligne européennes. Elle propose tout un éventail de services dans ce domaine : demand-side platform (DSP) ou « plateforme d’achat », supply-side platform (SSP) ou « plateforme de vente », mais aussi des serveurs pour héberger les publicités et bien sûr des outils de monitoring.

Des clients dont les sites sont très visités

Sur son site, l’entreprise revendique de nombreux clients très connus dans le milieu des médias comme dans celui du numérique. Ainsi, les médias américains Time, CNN, Bloomberg, CBS ou encore la plateforme de musique Spotify, la plateforme de clips Xite, les plateformes Disney+ et Paramount+, l’autre agence publicitaire Xandr ou encore les entreprises EDF, Deutsche Bahn ou Deutsche Telekom en font partie :

Un code pour virer des cryptomonnaies sur les comptes du pirate

Le 31 juillet dernier, le chercheur en sécurité Kevin Beaumont a décrit dans un post Medium le fonctionnement du script qui compromettait les systèmes des utilisateurs des sites clients d’Adform. « Si vous visitez example.com et que ce site utilise Adform, example.com compromettra votre appareil », expliquait Kevin Beaumont avant que l’entreprise ait supprimé le code malveillant.

Le code utilise des expressions régulières pour remplacer tous les portefeuilles Bitcoin, Ethereum et TRX présents dans le presse-papiers par ceux possédés par des comptes du pirate. « Même si vous remarquez que l’adresse est erronée et que vous recopiez le portefeuille, il continue de la remplacer », explique Kevin Beaumont.

En plus de cette substitution de portefeuilles crypto, d’autres scripts récupéraient l’adresse IP de l’utilisateur, le site d’où il venait et l’URL du site visité. « Il semblerait qu’Adform soit au courant, ou que le pirate se soit rendu compte qu’il avait été démasqué, car le code malveillant semble disparaître au moment même où j’écris ces lignes », ajoutait le chercheur indépendant.

Et en effet, le même jour, Adform publiait un communiqué sur son site expliquant : « Le 27 juillet 2026, Adform a détecté une activité suspecte et a immédiatement ouvert une enquête conformément à ses procédures de gestion des incidents. Une fois la menace de cybersécurité confirmée, nous avons maîtrisé l’incident, supprimé le code malveillant et pris des mesures supplémentaires pour protéger les visiteurs du site web, nos clients et la plateforme Adform ».

C’est aussi le 27 juillet qu’un autre chercheur en sécurité, Maxx Maas, postait sur Mastodon la découverte du malware ainsi que le code Javascript remplaçant les portefeuilles crypto.

Adform ne donne pas d’information sur l’ampleur du désastre

Dans son communiqué, Adform reconnait que le code malveillant avait pour but de « remplacer l’adresse d’un portefeuille de cryptomonnaies copiée dans le presse-papiers d’un utilisateur par une autre adresse ». Elle précise qu’à sa connaissance, « ce code n’était pas conçu pour installer un logiciel sur l’appareil d’un utilisateur ni pour s’y implanter de manière persistante. Il ne fonctionnait que tant qu’une page web affectée restait ouverte ».

De même, elle affirme n’avoir trouvé « aucune preuve indiquant que le code malveillant ait transmis les adresses IP des utilisateurs ou des informations concernant les sites web qu’ils ont consultés à un tiers. L’analyse technique suggère qu’une telle transmission aurait pu être possible, et cet aspect fait toujours l’objet d’une enquête ».

Elle reconnait que l’attaque a pu toucher les internautes qui ont visité « un site web utilisant la technologie Adform concernée, le 27 juillet 2026 ». Elle ajoute que « les navigateurs pouvant stocker temporairement le code d’un site web, nous recommandons aux personnes ayant consulté un site web concerné de vider le cache de leur navigateur par mesure de précaution ».

Adform assure avoir informé ses clients concernés ainsi que les autorités compétentes. Mais l’entreprise ne donne aucune information sur le nombre de sites concernés ni lesquels, le nombre de visiteurs exposés et la manière dont le pirate a pu accéder à sa chaine d’approvisionnement.

« Si vous aviez besoin d’une raison supplémentaire pour utiliser un bloqueur de publicités, la voici. En bloquant les publicités, vous pouvez empêcher le suivi omniprésent, la surveillance et, oui, même les logiciels malveillants, de s’introduire dans votre ordinateur », réagit le journaliste de TechCrunch Zack Whittaker dans sa newsletter personnelle.

L’agence de pub Adform piratée : un script substituait les portefeuilles crypto des lecteurs

5 août 2026 à 09:54
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L’agence de pub Adform piratée : un script substituait les portefeuilles crypto des lecteurs

Adform, une importante agence de publicité en ligne qui se vante d’avoir comme clients de nombreux médias états-uniens mais aussi Spotify, a été piratée. Son script, appelé par tous ses sites clients, a été modifié pour substituer les adresses des portefeuilles de cryptomonnaies des utilisateurs.

L’agence de publicité en ligne Adform a été attaquée et l’un de ses scripts Javascript utilisé par ses clients pour ajouter de la pub sur leurs sites a été remplacé par un code substituant les adresses de portefeuille de crypto-monnaies copiées dans le presse-papiers des visiteurs par celles du pirate.

Adform est l’une des plus importantes agences de pub en ligne européennes. Elle propose tout un éventail de services dans ce domaine : demand-side platform (DSP) ou « plateforme d’achat », supply-side platform (SSP) ou « plateforme de vente », mais aussi des serveurs pour héberger les publicités et bien sûr des outils de monitoring.

Des clients dont les sites sont très visités

Sur son site, l’entreprise revendique de nombreux clients très connus dans le milieu des médias comme dans celui du numérique. Ainsi, les médias américains Time, CNN, Bloomberg, CBS ou encore la plateforme de musique Spotify, la plateforme de clips Xite, les plateformes Disney+ et Paramount+, l’autre agence publicitaire Xandr ou encore les entreprises EDF, Deutsche Bahn ou Deutsche Telekom en font partie :

Un code pour virer des cryptomonnaies sur les comptes du pirate

Le 31 juillet dernier, le chercheur en sécurité Kevin Beaumont a décrit dans un post Medium le fonctionnement du script qui compromettait les systèmes des utilisateurs des sites clients d’Adform. « Si vous visitez example.com et que ce site utilise Adform, example.com compromettra votre appareil », expliquait Kevin Beaumont avant que l’entreprise ait supprimé le code malveillant.

Le code utilise des expressions régulières pour remplacer tous les portefeuilles Bitcoin, Ethereum et TRX présents dans le presse-papiers par ceux possédés par des comptes du pirate. « Même si vous remarquez que l’adresse est erronée et que vous recopiez le portefeuille, il continue de la remplacer », explique Kevin Beaumont.

En plus de cette substitution de portefeuilles crypto, d’autres scripts récupéraient l’adresse IP de l’utilisateur, le site d’où il venait et l’URL du site visité. « Il semblerait qu’Adform soit au courant, ou que le pirate se soit rendu compte qu’il avait été démasqué, car le code malveillant semble disparaître au moment même où j’écris ces lignes », ajoutait le chercheur indépendant.

Et en effet, le même jour, Adform publiait un communiqué sur son site expliquant : « Le 27 juillet 2026, Adform a détecté une activité suspecte et a immédiatement ouvert une enquête conformément à ses procédures de gestion des incidents. Une fois la menace de cybersécurité confirmée, nous avons maîtrisé l’incident, supprimé le code malveillant et pris des mesures supplémentaires pour protéger les visiteurs du site web, nos clients et la plateforme Adform ».

C’est aussi le 27 juillet qu’un autre chercheur en sécurité, Maxx Maas, postait sur Mastodon la découverte du malware ainsi que le code Javascript remplaçant les portefeuilles crypto.

Adform ne donne pas d’information sur l’ampleur du désastre

Dans son communiqué, Adform reconnait que le code malveillant avait pour but de « remplacer l’adresse d’un portefeuille de cryptomonnaies copiée dans le presse-papiers d’un utilisateur par une autre adresse ». Elle précise qu’à sa connaissance, « ce code n’était pas conçu pour installer un logiciel sur l’appareil d’un utilisateur ni pour s’y implanter de manière persistante. Il ne fonctionnait que tant qu’une page web affectée restait ouverte ».

De même, elle affirme n’avoir trouvé « aucune preuve indiquant que le code malveillant ait transmis les adresses IP des utilisateurs ou des informations concernant les sites web qu’ils ont consultés à un tiers. L’analyse technique suggère qu’une telle transmission aurait pu être possible, et cet aspect fait toujours l’objet d’une enquête ».

Elle reconnait que l’attaque a pu toucher les internautes qui ont visité « un site web utilisant la technologie Adform concernée, le 27 juillet 2026 ». Elle ajoute que « les navigateurs pouvant stocker temporairement le code d’un site web, nous recommandons aux personnes ayant consulté un site web concerné de vider le cache de leur navigateur par mesure de précaution ».

Adform assure avoir informé ses clients concernés ainsi que les autorités compétentes. Mais l’entreprise ne donne aucune information sur le nombre de sites concernés ni lesquels, le nombre de visiteurs exposés et la manière dont le pirate a pu accéder à sa chaine d’approvisionnement.

« Si vous aviez besoin d’une raison supplémentaire pour utiliser un bloqueur de publicités, la voici. En bloquant les publicités, vous pouvez empêcher le suivi omniprésent, la surveillance et, oui, même les logiciels malveillants, de s’introduire dans votre ordinateur », réagit le journaliste de TechCrunch Zack Whittaker dans sa newsletter personnelle.

Arch Linux : encore du rififi dans le dépôt AUR, nouvelle vague de code malveillant

5 août 2026 à 08:47
C'était mieux avant
Arch Linux : encore du rififi dans le dépôt AUR, nouvelle vague de code malveillant

Pour la deuxième fois en deux mois, l’équipe de la distribution Arch Linux a dû intervenir dans le dépôt AUR (Arch User Repository). En cause, une nouvelle vague de prises de contrôle sur des paquets existants pour leur injecter du code malveillant.

La décision a été annoncée initialement le 30 juillet par le contributeur Robin Candau. Dans son message, il indiquait que la solution était temporaire, le temps qu’une solution soit trouvée.

Mais de quoi parle-t-on ? D’une désactivation de la fonction d’adoption, pour empêcher toute personne « d’adopter » un paquet plus ou moins abandonné du dépôt AUR pour contribuer à nouveau à son code. Ce processus avait été détourné en juin et avait abouti à l’insertion de code malveillant dans plus de 1 600 paquets du dépôt AUR.

Une ampleur moindre, un danger identique

Le gros problème dans la campagne malveillante de juin était le nombre élevé de paquets concernés. Même avec des actions rapides, il était impossible de s’assurer que personne n’avait reçu les versions contaminées via des mises à jour. Ce qui était tout l’intérêt pour les pirates et qui rend les attaques par compromission de la chaine d’approvisionnement aussi efficaces.

Dans la nouvelle attaque, comme relevé notamment par Bleeping Computer, l’ampleur semble nettement moindre, mais on ne connait pas encore le nombre exact de paquets compromis. Sur les listes officielles, on trouve des listes compilant une trentaine de paquets compromis, tandis que d’autres sur Reddit évoquent plus de 200 paquets.

Si l’on en croit l’analyse technique publiée par l’Independent Federated Intelligence Network (IFIN), la campagne a débuté le 29 juillet avec le paquet « openconnect-sso ». Les similitudes avec la campagne de juin sont évidentes, dont l’usage du réseau Tor pour l’hébergement de l’infrastructure ou l’emploi d’un fichier ELF précompilé et obscurci.


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☕️ Record pour le bug bounty de Microsoft : 20 millions de dollars distribués en un an

5 août 2026 à 06:42


Nouveau record pour le bug bounty de Microsoft. Sur le dernier exercice annuel, le programme a distribué 20 millions de dollars de récompenses à 562 chercheurs en sécurité répartis entre 64 pays. La détection de bugs et de failles s’est accélérée sur les six derniers mois grâce à l’IA.

Le programme de chasse aux bugs de Microsoft a donc fait le plein entre le 1ᵉʳ juillet 2025 et le 30 juin 2026. Durant l’exercice précédent, l’éditeur a distribué 3 millions de dollars supplémentaires à 218 chercheurs de plus. 2 531 rapports de bugs ont été éligibles au bug bounty pendant l’exercice.

Image : Microsoft

« Cette année a été marquée par une forte croissance des programmes de récompenses de Microsoft pour la découverte de vulnérabilités, ce qui nous a permis de distinguer davantage de chercheurs et de failles de sécurité à fort impact », explique l’entreprise.

L’an dernier, Microsoft a agrandi son programme pour récompenser les « recherches importantes » qui vont au-delà du périmètre classique des primes aux failles : logiciels open-source, composants tiers, services cloud. Un élargissement qui a permis à l’entreprise de recevoir « plus de 300 signalements supplémentaires et versé plus de 800 000 dollars de récompenses pour des vulnérabilités qui n’auraient auparavant pas été admissibles. »

Dans son bilan, Microsoft ajoute avoir également « constaté une hausse notable du nombre de signalements au cours du second semestre, qui témoigne à la fois de la forte mobilisation de la communauté des chercheurs et de l’utilisation croissante de l’IA dans la recherche en sécurité. »

Les modèles IA se montrent en effet plutôt doués pour fouiner dans le code logiciel afin d’y repérer des vulnérabilités, et c’est encore plus le cas des modèles spécialisés. On assiste actuellement à une véritable course aux correctifs de la part non seulement de Microsoft, mais aussi d’Apple et de tous les autres constructeurs et éditeurs : leurs mises à jour récentes regorgent en effet de correctifs de sécurité.

Apple a même dû mettre en place un plafond et un délai de carence pour les signalements, afin d’éviter de se noyer dans les rapports de bugs générés par IA.

☕️ Record pour le bug bounty de Microsoft : 20 millions de dollars distribués en un an

5 août 2026 à 06:42


Nouveau record pour le bug bounty de Microsoft. Sur le dernier exercice annuel, le programme a distribué 20 millions de dollars de récompenses à 562 chercheurs en sécurité répartis entre 64 pays. La détection de bugs et de failles s’est accélérée sur les six derniers mois grâce à l’IA.

Le programme de chasse aux bugs de Microsoft a donc fait le plein entre le 1ᵉʳ juillet 2025 et le 30 juin 2026. Durant l’exercice précédent, l’éditeur a distribué 3 millions de dollars supplémentaires à 218 chercheurs de plus. 2 531 rapports de bugs ont été éligibles au bug bounty pendant l’exercice.

Image : Microsoft

« Cette année a été marquée par une forte croissance des programmes de récompenses de Microsoft pour la découverte de vulnérabilités, ce qui nous a permis de distinguer davantage de chercheurs et de failles de sécurité à fort impact », explique l’entreprise.

L’an dernier, Microsoft a agrandi son programme pour récompenser les « recherches importantes » qui vont au-delà du périmètre classique des primes aux failles : logiciels open-source, composants tiers, services cloud. Un élargissement qui a permis à l’entreprise de recevoir « plus de 300 signalements supplémentaires et versé plus de 800 000 dollars de récompenses pour des vulnérabilités qui n’auraient auparavant pas été admissibles. »

Dans son bilan, Microsoft ajoute avoir également « constaté une hausse notable du nombre de signalements au cours du second semestre, qui témoigne à la fois de la forte mobilisation de la communauté des chercheurs et de l’utilisation croissante de l’IA dans la recherche en sécurité. »

Les modèles IA se montrent en effet plutôt doués pour fouiner dans le code logiciel afin d’y repérer des vulnérabilités, et c’est encore plus le cas des modèles spécialisés. On assiste actuellement à une véritable course aux correctifs de la part non seulement de Microsoft, mais aussi d’Apple et de tous les autres constructeurs et éditeurs : leurs mises à jour récentes regorgent en effet de correctifs de sécurité.

Apple a même dû mettre en place un plafond et un délai de carence pour les signalements, afin d’éviter de se noyer dans les rapports de bugs générés par IA.

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