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Suno veut mettre fin au far-west de la musique générée par IA

7 août 2026 à 08:35
La cacophonie de la transparence
Spotify teste un bouton pour zapper les pubs dans les podcasts

Le temps du Far West dans le secteur de la musique générée par IA est-il bientôt terminé ? Suno, une des principales startups sur ce marché bouillonnant, promet davantage de transparence pour lutter contre la fraude et les abus, sans pour autant freiner l’adoption de l’IA générative parmi les professionnels de la filière.

Depuis son accord l’an dernier avec Warner Music Group, Suno veut filer doux. En échange de l’arrêt des poursuites de la major, la jeune pousse a pris plusieurs engagements, en particulier sur le téléchargement. Une nouvelle politique va être mise en œuvre pour limiter la distribution massive de morceaux générés par IA sur les plateformes de streaming.

Les serveurs des services de streaming sont pris d’assaut par la musique générée par IA. Au mois d’avril, Deezer avait ainsi annoncé que c’était le cas pour 44 % des chansons téléversées. La plateforme signale d’ailleurs quand le contenu est généré par IA (ou par un humain dans le cas de Spotify).

L’industrie tente de s’organiser, par exemple via l’organisation Digital Data Exchange (DDEX, qui fédère les entreprises et organisations ayant des intérêts commerciaux dans le domaine des contenus multimédias numériques, mais dont Suno ne serait pas membre) pour mettre en place des standards communs, mais chacun y va aussi avec ses propres outils.

C’est le cas de Suno, qui en plus de rappeler cette fameuse politique anti-téléchargements de masse dont les détails sont encore inconnus, vient d’annoncer plusieurs nouveaux dispositifs. À commencer par l’adoption « dans les prochaines semaines » de technologies de filigrane (watermarking) audio et de fingerprinting pour lutter contre la fraude et les usages abusifs. Des outils de transparence vont aussi être proposés pour faire en sorte que les chansons générées par Suno puissent être identifiées si elles sont partagés avec d’autres plateformes.

De la transparence pour les oreilles

Il s’agit pour l’entreprise de s’aligner avec les standards de l’industrie… et probablement aussi des régulateurs. Depuis le 2 août, l’AI Act impose une obligation de transparence aux fournisseurs d’IA qui passe par un marquage technique de détection sur les sons, mais aussi les images, les vidéos ou textes générés ou modifiés par IA.

Les systèmes commercialisés avant le 2 août ont cependant quatre mois pour respecter ces obligations, qui ne s’appliqueront pas aux éditeurs d’information générale si le contenu généré par IA a fait l’objet « d’un examen humain ou d’un contrôle éditorial ». Une zone grise pleine de flou qui pourrait justifier tous les abus.

L’UE propose d’ailleurs des badges (optionnels) à placer à côté des contenus générés par IA :

L’icône basique quand l’IA a servi à la création du contenu.
L’icône à afficher quand l’intégralité du contenu a été généré par IA.
L’icône à afficher quand du contenu humain a été modifié partiellement par de l’IA.

Suno clarifie également ses règles de communauté, avec une interdiction explicite des imitations non autorisées, des téléversements sans droits, de l’utilisation de voix ou d’image sans permission, des scams, faux engagements, et des contenus trompeurs. La plateforme IA va également renforcer sa collaboration avec Audible Magic et Musixmatch pour détecter les usages non autorisés.

Suno ne veut pas se poser en gardien des « valeurs artistiques », ni juger si « telle chanson est bonne, porteuse de sens ou suffisamment humaine ». En revanche, la société estime qu’il est de sa responsabilité de « rendre plus difficile l’utilisation abusive des outils d’IA d’une manière qui fragilise un écosystème musical sain. » Une réflexion bienvenue mais qui sonne étrange à l’oreille, au vu du pillage orchestré par la startup pour entraîner ses modèles IA.

Suno veut mettre fin au far-west de la musique générée par IA

7 août 2026 à 08:35
La cacophonie de la transparence
Spotify teste un bouton pour zapper les pubs dans les podcasts

Le temps du Far West dans le secteur de la musique générée par IA est-il bientôt terminé ? Suno, une des principales startups sur ce marché bouillonnant, promet davantage de transparence pour lutter contre la fraude et les abus, sans pour autant freiner l’adoption de l’IA générative parmi les professionnels de la filière.

Depuis son accord l’an dernier avec Warner Music Group, Suno veut filer doux. En échange de l’arrêt des poursuites de la major, la jeune pousse a pris plusieurs engagements, en particulier sur le téléchargement. Une nouvelle politique va être mise en œuvre pour limiter la distribution massive de morceaux générés par IA sur les plateformes de streaming.

Les serveurs des services de streaming sont pris d’assaut par la musique générée par IA. Au mois d’avril, Deezer avait ainsi annoncé que c’était le cas pour 44 % des chansons téléversées. La plateforme signale d’ailleurs quand le contenu est généré par IA (ou par un humain dans le cas de Spotify).

L’industrie tente de s’organiser, par exemple via l’organisation Digital Data Exchange (DDEX, qui fédère les entreprises et organisations ayant des intérêts commerciaux dans le domaine des contenus multimédias numériques, mais dont Suno ne serait pas membre) pour mettre en place des standards communs, mais chacun y va aussi avec ses propres outils.

C’est le cas de Suno, qui en plus de rappeler cette fameuse politique anti-téléchargements de masse dont les détails sont encore inconnus, vient d’annoncer plusieurs nouveaux dispositifs. À commencer par l’adoption « dans les prochaines semaines » de technologies de filigrane (watermarking) audio et de fingerprinting pour lutter contre la fraude et les usages abusifs. Des outils de transparence vont aussi être proposés pour faire en sorte que les chansons générées par Suno puissent être identifiées si elles sont partagés avec d’autres plateformes.

De la transparence pour les oreilles

Il s’agit pour l’entreprise de s’aligner avec les standards de l’industrie… et probablement aussi des régulateurs. Depuis le 2 août, l’AI Act impose une obligation de transparence aux fournisseurs d’IA qui passe par un marquage technique de détection sur les sons, mais aussi les images, les vidéos ou textes générés ou modifiés par IA.

Les systèmes commercialisés avant le 2 août ont cependant quatre mois pour respecter ces obligations, qui ne s’appliqueront pas aux éditeurs d’information générale si le contenu généré par IA a fait l’objet « d’un examen humain ou d’un contrôle éditorial ». Une zone grise pleine de flou qui pourrait justifier tous les abus.

L’UE propose d’ailleurs des badges (optionnels) à placer à côté des contenus générés par IA :

L’icône basique quand l’IA a servi à la création du contenu.
L’icône à afficher quand l’intégralité du contenu a été généré par IA.
L’icône à afficher quand du contenu humain a été modifié partiellement par de l’IA.

Suno clarifie également ses règles de communauté, avec une interdiction explicite des imitations non autorisées, des téléversements sans droits, de l’utilisation de voix ou d’image sans permission, des scams, faux engagements, et des contenus trompeurs. La plateforme IA va également renforcer sa collaboration avec Audible Magic et Musixmatch pour détecter les usages non autorisés.

Suno ne veut pas se poser en gardien des « valeurs artistiques », ni juger si « telle chanson est bonne, porteuse de sens ou suffisamment humaine ». En revanche, la société estime qu’il est de sa responsabilité de « rendre plus difficile l’utilisation abusive des outils d’IA d’une manière qui fragilise un écosystème musical sain. » Une réflexion bienvenue mais qui sonne étrange à l’oreille, au vu du pillage orchestré par la startup pour entraîner ses modèles IA.

☕️ ChatGPT fait sauter la limite sur les conversations texte pour les comptes gratuits

7 août 2026 à 07:20


Les utilisateurs qui se servent gratuitement de ChatGPT vont bénéficier d’une douceur. OpenAI fait en effet sauter les limites des discussions texte, qui deviennent donc illimitées. Une proposition très agressive parmi les chatbots généralistes.

Ce n’est pas complètement inédit dans le secteur : Microsoft propose depuis début 2025 un accès gratuit et illimité au modèle de raisonnement avancé Think Deeper (propulsé par o1) de Copilot, ainsi qu’aux conversations vocales… mais avec des interruptions possibles en cas de forte demande. La formule standard (gratuite) du moteur de réponses IA Perplexity offre aussi des recherches quasiment illimitées.

Néanmoins, cela n’en reste pas moins un gros coup pour OpenAI qui propose ainsi une carotte fort alléchante pour ferrer des utilisateurs qui pourront se transformer un jour en abonnés payants. Ce d’autant qu’ils ont aussi accès au bouton « Think » qui génère des réponses approfondies. Le modèle utilisé passe également de GPT-5.5 à GPT-5.6 Luna, l’« entrée de gamme » de la nouvelle famille de modèles IA et désormais la version par défaut de ChatGPT.

En revanche, la génération d’images, la voix et l’examen de fichiers et d’images sont toujours limités. Il faut passer à la caisse pour accéder aux modèles plus évolués Terra et Sol. Les abonnés payants bénéficient d’ailleurs d’une mise à jour de Sol, présenté comme plus efficace sur les tâches à accomplir rapidement (Codex et ChatGPT Work n’ont cependant pas droit à cette déclinaison de GPT-5.6 Sol, comprenne qui pourra).

Les abonnés Plus et Pro obtiennent aussi une nouvelle réglette pour choisir plus facilement le niveau d’effort de GPT-5.6 : tout à gauche pour les questions du quotidien, plus à droite pour la planification, l’écriture, le code ou les décisions qui nécessitent un peu plus de jugeote qu’à l’accoutumée.

☕️ ChatGPT fait sauter la limite sur les conversations texte pour les comptes gratuits

7 août 2026 à 07:20


Les utilisateurs qui se servent gratuitement de ChatGPT vont bénéficier d’une douceur. OpenAI fait en effet sauter les limites des discussions texte, qui deviennent donc illimitées. Une proposition très agressive parmi les chatbots généralistes.

Ce n’est pas complètement inédit dans le secteur : Microsoft propose depuis début 2025 un accès gratuit et illimité au modèle de raisonnement avancé Think Deeper (propulsé par o1) de Copilot, ainsi qu’aux conversations vocales… mais avec des interruptions possibles en cas de forte demande. La formule standard (gratuite) du moteur de réponses IA Perplexity offre aussi des recherches quasiment illimitées.

Néanmoins, cela n’en reste pas moins un gros coup pour OpenAI qui propose ainsi une carotte fort alléchante pour ferrer des utilisateurs qui pourront se transformer un jour en abonnés payants. Ce d’autant qu’ils ont aussi accès au bouton « Think » qui génère des réponses approfondies. Le modèle utilisé passe également de GPT-5.5 à GPT-5.6 Luna, l’« entrée de gamme » de la nouvelle famille de modèles IA et désormais la version par défaut de ChatGPT.

En revanche, la génération d’images, la voix et l’examen de fichiers et d’images sont toujours limités. Il faut passer à la caisse pour accéder aux modèles plus évolués Terra et Sol. Les abonnés payants bénéficient d’ailleurs d’une mise à jour de Sol, présenté comme plus efficace sur les tâches à accomplir rapidement (Codex et ChatGPT Work n’ont cependant pas droit à cette déclinaison de GPT-5.6 Sol, comprenne qui pourra).

Les abonnés Plus et Pro obtiennent aussi une nouvelle réglette pour choisir plus facilement le niveau d’effort de GPT-5.6 : tout à gauche pour les questions du quotidien, plus à droite pour la planification, l’écriture, le code ou les décisions qui nécessitent un peu plus de jugeote qu’à l’accoutumée.

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