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☕️ Gemini dans le club très fermé des services Google au milliard d’utilisateurs

12 août 2026 à 14:47


Google peut s’enorgueillir de compter dans son catalogue 14 services et produits qui dépassent le milliard d’utilisateurs : Gemini fait désormais partie de ce club, comme s’en réjouit Sundar Pichai, le directeur général d’Alphabet et de Google. Le dirigeant parle de l’application Gemini, ce qui exclut les utilisateurs qui se servent de cette IA ailleurs (Google a pris l’habitude d’insérer Gemini partout où c’est possible, parfois au chausse-pied).

La performance est quand même à relativiser, sachant que l’app Gemini est préinstallée sur les smartphones Android. Évidemment, c’est un sérieux avantage qui aide à recruter des utilisateurs. Josh Woodward, le chef de Gemini, confirme qu’Android est la plateforme dominante et de loin, puisque Gemini compte plus de 100 millions d’utilisateurs sur iOS.

Il donne aussi quelques précisions et statistiques d’usage sur Gemini. En vrac : les utilisateurs avancés sur macOS envoient des requêtes deux fois plus souvent que les utilisateurs d’autres plateformes, 63 % des utilisateurs parlent à Gemini, l’IA génère plus de 150 millions d’images chaque jour, elle peut automatiser des actions dans une quarantaine d’apps.

Image : Google

En ce qui concerne les 13 autres produits qui dépassent le milliard d’utilisateurs, ils avaient été révélés durant l’édition 2026 de la Google I/O en mai dernier. Il s’agit de la recherche Google, Gmail, Google Drive, Chrome, Google Maps, Google Play, Google Calendar, Google Photos, Android, Google Discover, Google Lens, YouTube et Google Messages.

Gemini n’est pas la seule application IA qui ait atteint ce seuil psychologique. OpenAI a révélé au détour d’un billet de blog posté le 6 août que ChatGPT dépassait également le milliard d’utilisateurs. Comme l’indique The Verge, le chatbot aurait en fait franchi cette étape dès le mois de juin.

☕️ Gemini dans le club très fermé des services Google au milliard d’utilisateurs

12 août 2026 à 14:47


Google peut s’enorgueillir de compter dans son catalogue 14 services et produits qui dépassent le milliard d’utilisateurs : Gemini fait désormais partie de ce club, comme s’en réjouit Sundar Pichai, le directeur général d’Alphabet et de Google. Le dirigeant parle de l’application Gemini, ce qui exclut les utilisateurs qui se servent de cette IA ailleurs (Google a pris l’habitude d’insérer Gemini partout où c’est possible, parfois au chausse-pied).

La performance est quand même à relativiser, sachant que l’app Gemini est préinstallée sur les smartphones Android. Évidemment, c’est un sérieux avantage qui aide à recruter des utilisateurs. Josh Woodward, le chef de Gemini, confirme qu’Android est la plateforme dominante et de loin, puisque Gemini compte plus de 100 millions d’utilisateurs sur iOS.

Il donne aussi quelques précisions et statistiques d’usage sur Gemini. En vrac : les utilisateurs avancés sur macOS envoient des requêtes deux fois plus souvent que les utilisateurs d’autres plateformes, 63 % des utilisateurs parlent à Gemini, l’IA génère plus de 150 millions d’images chaque jour, elle peut automatiser des actions dans une quarantaine d’apps.

Image : Google

En ce qui concerne les 13 autres produits qui dépassent le milliard d’utilisateurs, ils avaient été révélés durant l’édition 2026 de la Google I/O en mai dernier. Il s’agit de la recherche Google, Gmail, Google Drive, Chrome, Google Maps, Google Play, Google Calendar, Google Photos, Android, Google Discover, Google Lens, YouTube et Google Messages.

Gemini n’est pas la seule application IA qui ait atteint ce seuil psychologique. OpenAI a révélé au détour d’un billet de blog posté le 6 août que ChatGPT dépassait également le milliard d’utilisateurs. Comme l’indique The Verge, le chatbot aurait en fait franchi cette étape dès le mois de juin.

Anthropic va tatouer les textes et les images générés par Claude

12 août 2026 à 07:52
Inked
Anthropic va tatouer les textes et les images générés par Claude

Anthropic va appliquer des watermarks sur les contenus générés par Claude, ce qui permettra de les repérer plus facilement. Cet engagement est aussi une obligation réglementaire en vertu de l’AI Act européen.

Depuis le 2 août dans l’UE, les fournisseurs d’IA générative doivent intégrer un marquage technique de détection dans les images, les sons, les vidéos ou les textes générés ou manipulés par IA. C’est le sens de l’article 50 de l’AI Act. Il y a des exceptions importantes : quand le contenu généré par IA a fait l’objet d’un examen humain ou d’un contrôle éditorial, le tatouage n’est pas nécessaire.

Cette obligation ne concerne aussi que les modèles d’IA commercialisés après la date du 2 août ; pour les modèles déjà disponibles, un sursis de 4 mois – jusqu’au 2 décembre – a été accordé. Mais, quoi qu’il en soit, les fournisseurs d’IA doivent plancher sur des systèmes de marquage des contenus générés par leurs services.

Un double dispositif de marquage

Anthropic a dévoilé son plan de match, en tant que fournisseur et comme signataire du code de pratique sur la transparence des contenus générés par IA. L’adhésion à ce code est volontaire, mais de toute manière les exigences de transparence prévues à l’article 50 constituent des obligations légales.

Deux mécanismes sont mis en œuvre sur les modèles lancés après le 2 août (Anthropic indique travailler sur un watermark pour les contenus générés avec les modèles disponibles avant cette date). Le premier concerne le texte, qui contient une marque statistique invisible. Elle ne se voit pas à la lecture, elle ne change pas le sens du texte, et elle reste intégrée au texte ; par conséquent, un copier/coller conservera la marque.

Le deuxième dispositif touche les fichiers générés ou traités par Claude, comme les images au format SVG, PNG ou JPG. Le modèle ajoute des métadonnées de provenance signées selon le standard ouvert Content Credentials de la C2PA (Coalition for Content Provenance and Authenticity). Si de telles métadonnées sont présentes dans un fichier, cela signifie qu’il a été traité par Claude.

Google utilise de son côté SynthID, un filigrane invisible développé par DeepMind. Ce signal est directement intégré dans le contenu, ce n’est pas une métadonnée. Par conséquent, il est possible de combiner SynthID avec Content Credentials : c’est d’ailleurs le choix d’OpenAI pour ses outils de génération d’images. Anthropic donne malheureusement très peu de détails techniques sur son marquage, que ce soit pour les fichiers ou le texte.

Il y a des limites à l’exercice. Anthropic explique ainsi qu’un texte généré par Claude peut ne pas présenter de tatouage s’il a été « fortement modifié, paraphrasé, traduit ou mélangé à d’autres écrits », si le passage est très court (trop peu de texte pour obtenir un signal fiable), si les métadonnées ont été supprimées après une conversion de format, une capture d’écran ou un nouvel enregistrement.

Logiquement, le texte n’aura pas de marquage s’il a été généré par un modèle ne prenant pas en charge le tatouage numérique. Par ailleurs, si un contenu ne présente aucun marquage, cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’a pas été généré ou modifié par une IA.

Marquage au fer rouge

Anthropic ne précise pas la technologie utilisée pour tatouer le texte, mais le marquage d’un tel contenu repose généralement sur un algorithme qui influence discrètement les choix de mots ou de tokens du modèle. Cela produit un motif statistique détectable qui peut signaler qu’un texte a été généré ou traité par un système d’IA.

L’entreprise prévient aussi que la présence d’une marque ne confirme pas la provenance d’un contenu. Claude peut ne pas être « l’auteur » d’origine : le modèle peut servir à relire, traduire, résumer ou convertir des fichiers. Le résultat porte un tatouage Anthropic, mais les idées ou les données peuvent provenir d’une autre source. De même, un contenu marqué peut être modifié, extrait ou combiné avec d’autres éléments après son traitement par Claude.

Il ne reste plus qu’une chose à mettre en place : un outil de détection des marques de Claude. Anthropic n’a rien à proposer, ce qui annule tout l’intérêt de cette annonce – pour le moment. L’entreprise planche en effet sur le sujet pour « permettre aux utilisateurs et aux tierces parties de détecter les watermarks intégrés et les métadonnées ». Une documentation technique sur les mécanismes de détection est en préparation. Pour les fichiers contenant un marquage C2PA, des outils sont déjà disponibles comme celui-ci pour détecter des Content Credentials, ou encore celui-là d’OpenAI.

Si l’AI Act a une portée européenne, Anthropic précise que ces marquages seront intégrés partout où les modèles Claude sont utilisés (le chatbot Claude, l’API, Claude Code, Cowork et Tag), dans le monde entier.

Anthropic va tatouer les textes et les images générés par Claude

12 août 2026 à 07:52
Inked
Anthropic va tatouer les textes et les images générés par Claude

Anthropic va appliquer des watermarks sur les contenus générés par Claude, ce qui permettra de les repérer plus facilement. Cet engagement est aussi une obligation réglementaire en vertu de l’AI Act européen.

Depuis le 2 août dans l’UE, les fournisseurs d’IA générative doivent intégrer un marquage technique de détection dans les images, les sons, les vidéos ou les textes générés ou manipulés par IA. C’est le sens de l’article 50 de l’AI Act. Il y a des exceptions importantes : quand le contenu généré par IA a fait l’objet d’un examen humain ou d’un contrôle éditorial, le tatouage n’est pas nécessaire.

Cette obligation ne concerne aussi que les modèles d’IA commercialisés après la date du 2 août ; pour les modèles déjà disponibles, un sursis de 4 mois – jusqu’au 2 décembre – a été accordé. Mais, quoi qu’il en soit, les fournisseurs d’IA doivent plancher sur des systèmes de marquage des contenus générés par leurs services.

Un double dispositif de marquage

Anthropic a dévoilé son plan de match, en tant que fournisseur et comme signataire du code de pratique sur la transparence des contenus générés par IA. L’adhésion à ce code est volontaire, mais de toute manière les exigences de transparence prévues à l’article 50 constituent des obligations légales.

Deux mécanismes sont mis en œuvre sur les modèles lancés après le 2 août (Anthropic indique travailler sur un watermark pour les contenus générés avec les modèles disponibles avant cette date). Le premier concerne le texte, qui contient une marque statistique invisible. Elle ne se voit pas à la lecture, elle ne change pas le sens du texte, et elle reste intégrée au texte ; par conséquent, un copier/coller conservera la marque.

Le deuxième dispositif touche les fichiers générés ou traités par Claude, comme les images au format SVG, PNG ou JPG. Le modèle ajoute des métadonnées de provenance signées selon le standard ouvert Content Credentials de la C2PA (Coalition for Content Provenance and Authenticity). Si de telles métadonnées sont présentes dans un fichier, cela signifie qu’il a été traité par Claude.

Google utilise de son côté SynthID, un filigrane invisible développé par DeepMind. Ce signal est directement intégré dans le contenu, ce n’est pas une métadonnée. Par conséquent, il est possible de combiner SynthID avec Content Credentials : c’est d’ailleurs le choix d’OpenAI pour ses outils de génération d’images. Anthropic donne malheureusement très peu de détails techniques sur son marquage, que ce soit pour les fichiers ou le texte.

Il y a des limites à l’exercice. Anthropic explique ainsi qu’un texte généré par Claude peut ne pas présenter de tatouage s’il a été « fortement modifié, paraphrasé, traduit ou mélangé à d’autres écrits », si le passage est très court (trop peu de texte pour obtenir un signal fiable), si les métadonnées ont été supprimées après une conversion de format, une capture d’écran ou un nouvel enregistrement.

Logiquement, le texte n’aura pas de marquage s’il a été généré par un modèle ne prenant pas en charge le tatouage numérique. Par ailleurs, si un contenu ne présente aucun marquage, cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’a pas été généré ou modifié par une IA.

Marquage au fer rouge

Anthropic ne précise pas la technologie utilisée pour tatouer le texte, mais le marquage d’un tel contenu repose généralement sur un algorithme qui influence discrètement les choix de mots ou de tokens du modèle. Cela produit un motif statistique détectable qui peut signaler qu’un texte a été généré ou traité par un système d’IA.

L’entreprise prévient aussi que la présence d’une marque ne confirme pas la provenance d’un contenu. Claude peut ne pas être « l’auteur » d’origine : le modèle peut servir à relire, traduire, résumer ou convertir des fichiers. Le résultat porte un tatouage Anthropic, mais les idées ou les données peuvent provenir d’une autre source. De même, un contenu marqué peut être modifié, extrait ou combiné avec d’autres éléments après son traitement par Claude.

Il ne reste plus qu’une chose à mettre en place : un outil de détection des marques de Claude. Anthropic n’a rien à proposer, ce qui annule tout l’intérêt de cette annonce – pour le moment. L’entreprise planche en effet sur le sujet pour « permettre aux utilisateurs et aux tierces parties de détecter les watermarks intégrés et les métadonnées ». Une documentation technique sur les mécanismes de détection est en préparation. Pour les fichiers contenant un marquage C2PA, des outils sont déjà disponibles comme celui-ci pour détecter des Content Credentials, ou encore celui-là d’OpenAI.

Si l’AI Act a une portée européenne, Anthropic précise que ces marquages seront intégrés partout où les modèles Claude sont utilisés (le chatbot Claude, l’API, Claude Code, Cowork et Tag), dans le monde entier.

Sur Spotify, les « artistes IA » vont gagner un badge et perdre des recommandations

12 août 2026 à 06:12
Le badge de la honte
Sur Spotify, les « artistes IA » vont gagner un badge et perdre des recommandations

Personne n’aime découvrir que son nouveau chanteur ou sa nouvelle chanteuse préférée se révèle être une IA. Spotify lance donc un nouveau badge, « AI Persona », qui sera accolé aux profils des artistes qui ne sont pas des humains. Les créateurs de ces personnages IA pourront le signaler à Spotify, mais la plateforme attribuera également ce badge.

La musique générée par IA inonde les serveurs des plateformes de streaming. Deezer a annoncé le 21 juillet dernier que plus de la moitié des nouvelles chansons téléversées chaque jour – 90 000 morceaux – était générée par IA. L’an dernier, le service de streaming français a détecté 13,4 millions de chansons générées par IA.

Ce tsunami force les plateformes à agir. Le même Deezer démonétise ainsi les écoutes de ces morceaux IA. Du côté du leader du secteur, Spotify, on sort finalement la grosse artillerie. Un nouveau badge « AI Persona » va faire son apparition sur les profils d’artistes générés par IA à partir de la mi-septembre.

Les artistes IA privés de recommandations

Les morceaux proposés par ces profils ne seront pas intégrés dans les recommandations éditoriales ou algorithmiques, sauf si l’auditeur a choisi de suivre l’artiste en question. La plateforme cherche aussi à écarter de ses recommandations le spam et les contenus de faible qualité. Spotify explique :

« Si nous estimons que chaque artiste doit rester libre de choisir la manière dont il se présente, les recommandations de Spotify ont vocation à mettre en avant les artistes authentiques qui développent une véritable carrière musicale. »

Les créateurs de ces artistes peuvent dès aujourd’hui indiquer que leur profil est une persona générée par IA. Mais au vu des changements que cela implique (ne plus faire partie des recommandations revient à se faire invisibiliser, et donc démonétiser de fait), ça ne suffira pas. C’est pourquoi Spotify examinera de son côté « certains profils d’artistes » dont l’identité, le nom, les visuels et la manière dont ils se présentent « semble représenter des identités photoréalistes générées par l’IA ». Ces profils écoperont alors d’un badge « Likely AI Persona ».

Image : Spotify

Le badge sera présent sur la page de profil de l’artiste IA, mais aussi dans les résultats de recherche et à côté des titres dans les listes de lecture. L’auditeur pourra cliquer sur le badge pour savoir si c’est l’artiste lui-même qui s’est déclaré persona IA « dans une démarche de transparence vis-à-vis de son public », ou si Spotify l’a attribué. Dans les prochains mois, les abonnés pourront aussi signaler les artistes qui leur semblent être des personas IA.

Les artistes qui recevront ce badge de la part de Spotify pourront confirmer leur statut ou le contester. La plateforme précise que ce badge ne concerne que l’identité publique de l’artiste, « et non la manière dont la musique a été créée ». Pour ça, l’entreprise propose un système de crédits d’IA et SongDNA qui permettent aux artistes d’être transparents sur la manière dont leurs morceaux ont été créés.

Ce badge complète le « profil vérifié » qui est son exact inverse : ce statut indique qu’un être humain réel se cache derrière un artiste. Spotify précise que des centaines de milliers de profils ont déjà été vérifiés de la sorte.

Sur Spotify, les « artistes IA » vont gagner un badge et perdre des recommandations

12 août 2026 à 06:12
Le badge de la honte
Sur Spotify, les « artistes IA » vont gagner un badge et perdre des recommandations

Personne n’aime découvrir que son nouveau chanteur ou sa nouvelle chanteuse préférée se révèle être une IA. Spotify lance donc un nouveau badge, « AI Persona », qui sera accolé aux profils des artistes qui ne sont pas des humains. Les créateurs de ces personnages IA pourront le signaler à Spotify, mais la plateforme attribuera également ce badge.

La musique générée par IA inonde les serveurs des plateformes de streaming. Deezer a annoncé le 21 juillet dernier que plus de la moitié des nouvelles chansons téléversées chaque jour – 90 000 morceaux – était générée par IA. L’an dernier, le service de streaming français a détecté 13,4 millions de chansons générées par IA.

Ce tsunami force les plateformes à agir. Le même Deezer démonétise ainsi les écoutes de ces morceaux IA. Du côté du leader du secteur, Spotify, on sort finalement la grosse artillerie. Un nouveau badge « AI Persona » va faire son apparition sur les profils d’artistes générés par IA à partir de la mi-septembre.

Les artistes IA privés de recommandations

Les morceaux proposés par ces profils ne seront pas intégrés dans les recommandations éditoriales ou algorithmiques, sauf si l’auditeur a choisi de suivre l’artiste en question. La plateforme cherche aussi à écarter de ses recommandations le spam et les contenus de faible qualité. Spotify explique :

« Si nous estimons que chaque artiste doit rester libre de choisir la manière dont il se présente, les recommandations de Spotify ont vocation à mettre en avant les artistes authentiques qui développent une véritable carrière musicale. »

Les créateurs de ces artistes peuvent dès aujourd’hui indiquer que leur profil est une persona générée par IA. Mais au vu des changements que cela implique (ne plus faire partie des recommandations revient à se faire invisibiliser, et donc démonétiser de fait), ça ne suffira pas. C’est pourquoi Spotify examinera de son côté « certains profils d’artistes » dont l’identité, le nom, les visuels et la manière dont ils se présentent « semble représenter des identités photoréalistes générées par l’IA ». Ces profils écoperont alors d’un badge « Likely AI Persona ».

Image : Spotify

Le badge sera présent sur la page de profil de l’artiste IA, mais aussi dans les résultats de recherche et à côté des titres dans les listes de lecture. L’auditeur pourra cliquer sur le badge pour savoir si c’est l’artiste lui-même qui s’est déclaré persona IA « dans une démarche de transparence vis-à-vis de son public », ou si Spotify l’a attribué. Dans les prochains mois, les abonnés pourront aussi signaler les artistes qui leur semblent être des personas IA.

Les artistes qui recevront ce badge de la part de Spotify pourront confirmer leur statut ou le contester. La plateforme précise que ce badge ne concerne que l’identité publique de l’artiste, « et non la manière dont la musique a été créée ». Pour ça, l’entreprise propose un système de crédits d’IA et SongDNA qui permettent aux artistes d’être transparents sur la manière dont leurs morceaux ont été créés.

Ce badge complète le « profil vérifié » qui est son exact inverse : ce statut indique qu’un être humain réel se cache derrière un artiste. Spotify précise que des centaines de milliers de profils ont déjà été vérifiés de la sorte.

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