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☕️ OpenAI va ouvrir la publicité dans ChatGPT en France et en Europe

19 août 2026 à 15:42


La semaine prochaine, la version gratuite de ChatGPT et la déclinaison Go à 8 euros par mois afficheront de la publicité en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie et dans 31 pays européens. Les abonnés Plus, Pro et Enterprise seront épargnés. Le programme, lancé début février, a débuté par les États-Unis puis s’est étendu au Canada, au Royaume-Uni, au Brésil et au Japon.

OpenAI, qui a donné à Adweek quelques détails sur l’ouverture européenne du programme, affirme que 20 % du milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT ont une « intention commerciale ». Un argument qui fait mouche auprès des annonceurs. Depuis le mois d’août, les revenus tirés de cette activité publicitaire ont progressé de 25 %, a aussi indiqué Colin Fleming, directeur marketing B2B de l’entreprise depuis trois mois.

Image : OpenAI

Évidemment, on ne connait pas le montant de départ, ce qui relativise la performance. Néanmoins, Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, aurait déclaré à des investisseurs que la publicité approcherait désormais un rythme annualisé de 1 milliard de dollars. C’est beaucoup dans l’absolu, moins quand on compare ce chiffre aux quelque 40 milliards de revenus annualisés auxquels tournerait actuellement OpenAI. Mais il faut bien commencer quelque part.

Toujours dans le registre de la publicité, OpenAI veut s’appuyer sur ses propres technologies pour personnaliser les campagnes marketing en fonction des marchés et de la clientèle visée. « La possibilité de créer des publicités différentes en fonction de la localisation n’est, selon nous, qu’un aperçu de ce que cette technologie peut permettre », a précisé Colin Fleming.

L’entreprise aurait généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars durant le second trimestre, d’après des indiscrétions du Wall Street Journal. C’est 1 milliard de plus qu’au premier trimestre (+ 18 %). À comparer avec les 11,6 milliards réalisés par Anthropic sur la même période, une première. Le rival aurait même enregistré un bénéfice d’exploitation de 559 millions.

De son côté, OpenAI serait très loin du vert ; la marge opérationnelle se serait même dégradée, repoussant l’hypothèse de rentabilité en mirage lointain, alors que l’introduction en Bourse se profile pour les deux entreprises IA.

☕️ OpenAI va ouvrir la publicité dans ChatGPT en France et en Europe

19 août 2026 à 15:42


La semaine prochaine, la version gratuite de ChatGPT et la déclinaison Go à 8 euros par mois afficheront de la publicité en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie et dans 31 pays européens. Les abonnés Plus, Pro et Enterprise seront épargnés. Le programme, lancé début février, a débuté par les États-Unis puis s’est étendu au Canada, au Royaume-Uni, au Brésil et au Japon.

OpenAI, qui a donné à Adweek quelques détails sur l’ouverture européenne du programme, affirme que 20 % du milliard d’utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT ont une « intention commerciale ». Un argument qui fait mouche auprès des annonceurs. Depuis le mois d’août, les revenus tirés de cette activité publicitaire ont progressé de 25 %, a aussi indiqué Colin Fleming, directeur marketing B2B de l’entreprise depuis trois mois.

Image : OpenAI

Évidemment, on ne connait pas le montant de départ, ce qui relativise la performance. Néanmoins, Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, aurait déclaré à des investisseurs que la publicité approcherait désormais un rythme annualisé de 1 milliard de dollars. C’est beaucoup dans l’absolu, moins quand on compare ce chiffre aux quelque 40 milliards de revenus annualisés auxquels tournerait actuellement OpenAI. Mais il faut bien commencer quelque part.

Toujours dans le registre de la publicité, OpenAI veut s’appuyer sur ses propres technologies pour personnaliser les campagnes marketing en fonction des marchés et de la clientèle visée. « La possibilité de créer des publicités différentes en fonction de la localisation n’est, selon nous, qu’un aperçu de ce que cette technologie peut permettre », a précisé Colin Fleming.

L’entreprise aurait généré un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dollars durant le second trimestre, d’après des indiscrétions du Wall Street Journal. C’est 1 milliard de plus qu’au premier trimestre (+ 18 %). À comparer avec les 11,6 milliards réalisés par Anthropic sur la même période, une première. Le rival aurait même enregistré un bénéfice d’exploitation de 559 millions.

De son côté, OpenAI serait très loin du vert ; la marge opérationnelle se serait même dégradée, repoussant l’hypothèse de rentabilité en mirage lointain, alors que l’introduction en Bourse se profile pour les deux entreprises IA.

Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

19 août 2026 à 07:07
Spirit es-tu là ?
Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

L’IA mène à tout, y compris à des opérations pour le moins originales. Google a ainsi acheté une énorme partie des données internes de Spirit Airlines, une compagnie aérienne qui a fait faillite aux États-Unis. Le géant du web a confirmé que cette montagne de données servira à entraîner ses modèles d’IA.

Tout est bon manifestement pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle générative. Les grands acteurs du secteur ont, pour certains, consciencieusement pillé les données disponibles sur le web sans faire trop de cas des droits d’auteur. D’autres se sont jetés comme des morts de faim sur les livres d’occasion et les livres rares.

De son côté, Google n’hésite pas à passer à la caisse pour s’offrir le coffre aux trésors de Spirit Airlines : 10 millions de dollars pour un impressionnant volume de documents en tout genre. Il y a là 100 millions d’emails, 500 millions d’éléments Teams, 17 millions d’éléments OneDrive et 20,6 millions pour SharePoint, 516 dépôts et environ 30 millions de lignes de code, les données de vol et d’exploitation, des milliards d’observations liées aux prix et aux réservations, des informations sur les ressources humaines, de paie et de formation, ou encore des contrats et des dossiers juridiques.

Nourrir la machine

Le document judiciaire de la transaction – la compagnie aérienne est en faillite – est très explicite sur un point (PDF) : les données personnelles des clients ne font pas partie de la vente. La liste des clients, les 97 millions de profils passagers, les 50 millions de membres Free Spirit, les adresses email, numéros de téléphone, enregistrements d’appels, chats clients, enquêtes et plaintes ne sont pas inclus.

Avant le transfert de ces informations, les données doivent passer par un intermédiaire pour les « nettoyer », c’est-à-dire retirer ou transformer les éléments qui permettent d’associer des données à un individu. Google prend en charge cette procédure. Attention, l’affaire n’est pas encore tout à fait dans le sac pour l’entreprise puisqu’un juge doit encore approuver l’opération.

Sur le plan de la confidentialité des données, un porte-parole de Google a assuré à Axios que l’entreprise ne recevra « aucune information personnelle provenant de cet ensemble de données ». Et que la finalité de la transaction est d’« aider à améliorer nos produits et nos modèles d’IA ». Rien à voir donc avec un projet de créer une compagnie aérienne…

En revanche, comme le subodore The Register, Google pourrait entraîner un modèle spécialisé pour le secteur de l’aviation. Le corpus est suffisamment large (finance, opérations, RH, tarification, code…) pour avoir bien d’autres usages.

La compagnie aérienne à bas coût Spirit Airlines a fermé le rideau début mai, après plusieurs années de turbulences post-Covid. L’administration Trump a même tenté de prendre une participation pour sauver l’entreprise, mais ça n’a pas aidé.

Mise à jour 20/08 — Google n’a pas encore mis la main sur le grisbi. Le tribunal des faillites à Manhattan, en charge du dossier Spirit Airlines, a reporté l’approbation du rachat des données de la compagnie aérienne. Un syndicat du personnel navigant commercial a demandé au tribunal de rejeter la transaction à moins de recevoir l’assurance que toutes les informations confidentielles concernant les hôtesses et les stewards soient exclues de la vente. À tout le moins, ils devraient bénéficier des mêmes protections que les données des consommateurs.

Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

19 août 2026 à 07:07
Spirit es-tu là ?
Google entraîne son IA avec les données d’une compagnie aérienne en faillite

L’IA mène à tout, y compris à des opérations pour le moins originales. Google a ainsi acheté une énorme partie des données internes de Spirit Airlines, une compagnie aérienne qui a fait faillite aux États-Unis. Le géant du web a confirmé que cette montagne de données servira à entraîner ses modèles d’IA.

Tout est bon manifestement pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle générative. Les grands acteurs du secteur ont, pour certains, consciencieusement pillé les données disponibles sur le web sans faire trop de cas des droits d’auteur. D’autres se sont jetés comme des morts de faim sur les livres d’occasion et les livres rares.

De son côté, Google n’hésite pas à passer à la caisse pour s’offrir le coffre aux trésors de Spirit Airlines : 10 millions de dollars pour un impressionnant volume de documents en tout genre. Il y a là 100 millions d’emails, 500 millions d’éléments Teams, 17 millions d’éléments OneDrive et 20,6 millions pour SharePoint, 516 dépôts et environ 30 millions de lignes de code, les données de vol et d’exploitation, des milliards d’observations liées aux prix et aux réservations, des informations sur les ressources humaines, de paie et de formation, ou encore des contrats et des dossiers juridiques.

Nourrir la machine

Le document judiciaire de la transaction – la compagnie aérienne est en faillite – est très explicite sur un point (PDF) : les données personnelles des clients ne font pas partie de la vente. La liste des clients, les 97 millions de profils passagers, les 50 millions de membres Free Spirit, les adresses email, numéros de téléphone, enregistrements d’appels, chats clients, enquêtes et plaintes ne sont pas inclus.

Avant le transfert de ces informations, les données doivent passer par un intermédiaire pour les « nettoyer », c’est-à-dire retirer ou transformer les éléments qui permettent d’associer des données à un individu. Google prend en charge cette procédure. Attention, l’affaire n’est pas encore tout à fait dans le sac pour l’entreprise puisqu’un juge doit encore approuver l’opération.

Sur le plan de la confidentialité des données, un porte-parole de Google a assuré à Axios que l’entreprise ne recevra « aucune information personnelle provenant de cet ensemble de données ». Et que la finalité de la transaction est d’« aider à améliorer nos produits et nos modèles d’IA ». Rien à voir donc avec un projet de créer une compagnie aérienne…

En revanche, comme le subodore The Register, Google pourrait entraîner un modèle spécialisé pour le secteur de l’aviation. Le corpus est suffisamment large (finance, opérations, RH, tarification, code…) pour avoir bien d’autres usages.

La compagnie aérienne à bas coût Spirit Airlines a fermé le rideau début mai, après plusieurs années de turbulences post-Covid. L’administration Trump a même tenté de prendre une participation pour sauver l’entreprise, mais ça n’a pas aidé.

Mise à jour 20/08 — Google n’a pas encore mis la main sur le grisbi. Le tribunal des faillites à Manhattan, en charge du dossier Spirit Airlines, a reporté l’approbation du rachat des données de la compagnie aérienne. Un syndicat du personnel navigant commercial a demandé au tribunal de rejeter la transaction à moins de recevoir l’assurance que toutes les informations confidentielles concernant les hôtesses et les stewards soient exclues de la vente. À tout le moins, ils devraient bénéficier des mêmes protections que les données des consommateurs.

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