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Le G20 adopte l’approche pro-IA portée par les États-Unis

3 septembre 2026 à 14:55
La main légère sur l'IA
Le G20 adopte l’approche pro-IA portée par les États-Unis

Les États-Unis et l’industrie de l’IA tiennent leur victoire diplomatique tout autant que symbolique : les membres du G20 ont accepté à l’unanimité d’adopter un ensemble de principes, non contraignants, pour une approche allégée de la gouvernance de l’intelligence artificielle.

C’est une victoire pour la Silicon Valley, mais aussi pour l’administration Trump après l’accord obtenu à l’issue du sommet sur la technologie et l’innovation organisé par les États-Unis en Caroline du Nord. Les membres du G20 ont approuvé un ensemble de principes, dont une des principales composantes est d’éviter les législations trop lourdes contre les technologies émergentes – comprendre : l’intelligence artificielle générative.

Ne pas alourdir les réglementations IA

Le texte en question, couché sur le papier par le ministère américain du Commerce, ne ressemble pas aux habituels coups de menton d’une administration qui a pris l’habitude de brutaliser ses partenaires. Il est certes très orienté « pro-IA », notamment dans sa volonté de ne pas soumettre l’IA à un régime réglementaire spécifique, mais plutôt de s’en remettre autant que possible aux cadres juridiques sectoriels déjà existants.

Il est aussi question de « soutenir l’adoption des technologies émergentes par nos populations », ce qui est une gageure à l’heure actuelle : la construction des datacenters indispensables pour mouliner l’IA ne fait pas du tout l’unanimité aux États-Unis – en pleine campagne électorale pour les mid-terms – et ailleurs dans le monde.

« Cette technologie en est à ses débuts, et le conseil que je donnerais serait de réglementer les préjudices pratiques et réels, plutôt que les préjudices théoriques et hypothétiques », a plaidé Jensen Huang, directeur général de NVIDIA. « Chaque entreprise doit prendre sur elle de développer cette technologie de manière sûre », a-t-il encore déclaré, ce qui est un peu fort de café après les tribulations des agents IA d’OpenAI contre Hugging Face, les autres attaques du même tonneau, et le discours de la peur qui fait bien les affaires d’Anthropic.

Tout va très bien, madame la marquise

Les risques sur les infrastructures et autres dangers que font peser les IA ont été minimisés par les principaux responsables de l’industrie IA ayant participé à ce sommet. Ces menaces ne justifient pas des réglementations strictes qui limiteraient l’accès à cette technologie, selon eux. « Dire “nous n’aurons pas d’IA dans notre pays” serait une idée à peu près aussi mauvaise que de dire “nous n’aurons pas d’électricité dans notre pays” il y a plus de cent ans », a ainsi indiqué Sam Altman, le patron d’OpenAI.

Elon Musk a lui aussi affirmé qu’une réglementation la plus légère possible était essentielle pour favoriser l’innovation. Fidèle à ses habitudes, le patron de SpaceXAI a sorti de son chapeau des chiffres au doigt mouillé, en estimant que l’IA pouvait accélérer la croissance de l’économie mondiale de 20 à 30 %. Sans surprise, il a également critiqué la position européenne sur le dossier.

Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique, a de son côté convenu que l’IA créait de nouvelles opportunités et que l’UE souhaitait dynamiser l’innovation. Elle a toutefois ajouté que les nouvelles menaces liées à l’IA exigeaient, dans le même temps, une coordination étroite entre les gouvernements. « Il n’est pas facile de parvenir à un accord entre autant de pays différents » sur un sujet comme l’IA, a-t-elle rappelé.

Ce texte sur l’IA n’est ni un traité, ni une réglementation, ni un accord juridique. La Maison-Blanche parle de « principes partagés » et d’une « déclaration de consensus », mais ces principes ne sont pas contraignants.

Le G20 adopte l’approche pro-IA portée par les États-Unis

3 septembre 2026 à 14:55
La main légère sur l'IA
Le G20 adopte l’approche pro-IA portée par les États-Unis

Les États-Unis et l’industrie de l’IA tiennent leur victoire diplomatique tout autant que symbolique : les membres du G20 ont accepté à l’unanimité d’adopter un ensemble de principes, non contraignants, pour une approche allégée de la gouvernance de l’intelligence artificielle.

C’est une victoire pour la Silicon Valley, mais aussi pour l’administration Trump après l’accord obtenu à l’issue du sommet sur la technologie et l’innovation organisé par les États-Unis en Caroline du Nord. Les membres du G20 ont approuvé un ensemble de principes, dont une des principales composantes est d’éviter les législations trop lourdes contre les technologies émergentes – comprendre : l’intelligence artificielle générative.

Ne pas alourdir les réglementations IA

Le texte en question, couché sur le papier par le ministère américain du Commerce, ne ressemble pas aux habituels coups de menton d’une administration qui a pris l’habitude de brutaliser ses partenaires. Il est certes très orienté « pro-IA », notamment dans sa volonté de ne pas soumettre l’IA à un régime réglementaire spécifique, mais plutôt de s’en remettre autant que possible aux cadres juridiques sectoriels déjà existants.

Il est aussi question de « soutenir l’adoption des technologies émergentes par nos populations », ce qui est une gageure à l’heure actuelle : la construction des datacenters indispensables pour mouliner l’IA ne fait pas du tout l’unanimité aux États-Unis – en pleine campagne électorale pour les mid-terms – et ailleurs dans le monde.

« Cette technologie en est à ses débuts, et le conseil que je donnerais serait de réglementer les préjudices pratiques et réels, plutôt que les préjudices théoriques et hypothétiques », a plaidé Jensen Huang, directeur général de NVIDIA. « Chaque entreprise doit prendre sur elle de développer cette technologie de manière sûre », a-t-il encore déclaré, ce qui est un peu fort de café après les tribulations des agents IA d’OpenAI contre Hugging Face, les autres attaques du même tonneau, et le discours de la peur qui fait bien les affaires d’Anthropic.

Tout va très bien, madame la marquise

Les risques sur les infrastructures et autres dangers que font peser les IA ont été minimisés par les principaux responsables de l’industrie IA ayant participé à ce sommet. Ces menaces ne justifient pas des réglementations strictes qui limiteraient l’accès à cette technologie, selon eux. « Dire “nous n’aurons pas d’IA dans notre pays” serait une idée à peu près aussi mauvaise que de dire “nous n’aurons pas d’électricité dans notre pays” il y a plus de cent ans », a ainsi indiqué Sam Altman, le patron d’OpenAI.

Elon Musk a lui aussi affirmé qu’une réglementation la plus légère possible était essentielle pour favoriser l’innovation. Fidèle à ses habitudes, le patron de SpaceXAI a sorti de son chapeau des chiffres au doigt mouillé, en estimant que l’IA pouvait accélérer la croissance de l’économie mondiale de 20 à 30 %. Sans surprise, il a également critiqué la position européenne sur le dossier.

Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique, a de son côté convenu que l’IA créait de nouvelles opportunités et que l’UE souhaitait dynamiser l’innovation. Elle a toutefois ajouté que les nouvelles menaces liées à l’IA exigeaient, dans le même temps, une coordination étroite entre les gouvernements. « Il n’est pas facile de parvenir à un accord entre autant de pays différents » sur un sujet comme l’IA, a-t-elle rappelé.

Ce texte sur l’IA n’est ni un traité, ni une réglementation, ni un accord juridique. La Maison-Blanche parle de « principes partagés » et d’une « déclaration de consensus », mais ces principes ne sont pas contraignants.

☕️ Zohran Mamdani, le maire de New York, interdit l’utilisation de l’IA générative avant la 4e

3 septembre 2026 à 12:52


La ville de New York met en place un moratoire d’un an sur l’utilisation de l’IA générative par les élèves de ses établissements scolaires. Celui-ci entre en vigueur pour l’année scolaire 2026 - 2027 pour les classes allant de la maternelle (2-K) à la quatrième (aux États-Unis, le huitième grade).

Cette décision touchera environ 600 000 élèves dans le district scolaire (l’équivalent d’une académie en France) le plus important des États-Unis, selon CNN.

Illustration : Flock

« Les enfants ont besoin d’enseignants et de liens humains pour apprendre et s’épanouir. Ils doivent acquérir des compétences aux côtés de leurs camarades, nouer des relations avec leurs enseignants et se confronter seuls à des problèmes complexes », a affirmé Zohran Mamdani lors d’une conférence de presse à ce sujet. « Le secteur des technologies veut nous faire croire que l’éducation préscolaire basée sur l’intelligence artificielle est non seulement inévitable, mais aussi nécessaire. Nous ne partageons pas ce point de vue », a-t-il ajouté.

Rappelons qu’en France un cadre d’usage de l’IA générative existe. S’il est critiqué par certains, une chose y est claire : pas d’utilisation pédagogique de l’IA à l’école avant la quatrième.

☕️ Zohran Mamdani, le maire de New York, interdit l’utilisation de l’IA générative avant la 4e

3 septembre 2026 à 12:52


La ville de New York met en place un moratoire d’un an sur l’utilisation de l’IA générative par les élèves de ses établissements scolaires. Celui-ci entre en vigueur pour l’année scolaire 2026 - 2027 pour les classes allant de la maternelle (2-K) à la quatrième (aux États-Unis, le huitième grade).

Cette décision touchera environ 600 000 élèves dans le district scolaire (l’équivalent d’une académie en France) le plus important des États-Unis, selon CNN.

Illustration : Flock

« Les enfants ont besoin d’enseignants et de liens humains pour apprendre et s’épanouir. Ils doivent acquérir des compétences aux côtés de leurs camarades, nouer des relations avec leurs enseignants et se confronter seuls à des problèmes complexes », a affirmé Zohran Mamdani lors d’une conférence de presse à ce sujet. « Le secteur des technologies veut nous faire croire que l’éducation préscolaire basée sur l’intelligence artificielle est non seulement inévitable, mais aussi nécessaire. Nous ne partageons pas ce point de vue », a-t-il ajouté.

Rappelons qu’en France un cadre d’usage de l’IA générative existe. S’il est critiqué par certains, une chose y est claire : pas d’utilisation pédagogique de l’IA à l’école avant la quatrième.

Généalogie des modèles d’IA ouverts : la CNIL propose un outil pour s’y retrouver

3 septembre 2026 à 10:02
« Kimi K3 GGUF, je suis ton père ! »
Généalogie des modèles d’IA ouverts : la CNIL propose un outil pour s’y retrouver

Hugging Face déborde de modèles d’IA générative. Mais il est facile de se perdre dans les méandres de tous les modèles ouverts. La CNIL propose un outil permettant de s’y retrouver.

Si on veut utiliser un modèle d’IA générative pour un projet, le premier réflexe peut être d’aller sur Hugging Face. Mais là, difficile de s’y retrouver dans les 2 millions de modèles publiés et de savoir quels sont les dérivés des principaux connus. En effet, souvent l’idée n’est pas d’utiliser le modèle d’origine mais de trouver celui qui a été le plus adapté (par inférence, par exemple) à l’utilisation qu’on veut en faire.

Le LINC (Laboratoire d’innnovation numérique de la CNIL) a créé un outil qui permet de s’y retrouver. Appelé Genmod ou « Généalogie des modèles », il a été présenté l’année dernière par les chercheurs de l’autorité de protection des données, mais son interface était jusque-là assez récalcitrante. Un effort a été fait depuis et une nouvelle version est maintenant utilisable.

Inspecter la descendance d’un modèle

On peut, par exemple, aller inspecter la descendance du modèle Kimi K3 de Moonshot AI.

Petite précision, le moteur de recherche de l’outil est encore difficile à utiliser. Pour chercher Kimi K3, mieux vaut d’abord taper le nom du dépôt de l’entreprise éditrice moonshotai/ puis taper les premières lettres du modèle. On peut ainsi trouver moonshotai/Kimi-K3 et afficher les « modèles importants » de sa descendance (de la même façon, pour qwen3.8, il faut taper qwen/qwen3 pour se voir proposer le modèle) :

En cliquant sur « Voir l’arbre généalogique », on obtient la liste de tous les modèles qui en découlent avec des précisions sur la méthode qui a permis la dérivation.

On peut ainsi observer que le modèle « unsloth/Kimi-K3-GGUF » est un dérivé de Kimi-K3. L’outil précise qu’il a été spécialisé pour de l’ « Image-Text-to-Text » en utilisant la quantisation (comme le précise l’outil, cette méthode réduit la précision des poids du modèle source « afin de diminuer son empreinte en mémoire »). On peut voir qu’à son tour ce modèle a été dérivé pour en donner d’autres.

On peut aussi faire une « recherche experte » qui permet de sélectionner les critères qui nous intéressent :

Retrouver les différentes utilisations d’un jeu de données

L’outil permet aussi de faire la généalogie de l’utilisation des jeux de données. En effet, les chercheurs de la CNIL ont créé Genmod avant tout pour la traçabilité. On peut donc retrouver tous les modèles qui utilisent le jeu de données The Cauldron, par exemple (de la même façon, mieux vaut connaître d’abord le nom du dépôt racine, ici « HuggingFaceM4/ »).

Dans leur article de présentation de l’outil, les chercheurs du LINC posaient en exemple cette question : « Dans le cas où les données à caractère personnelle d’un individu seraient mémorisées par un modèle, comment est-il possible d’identifier les modèles par lesquels ces données seraient également susceptibles d’être mémorisées ? ». L’idée est de pouvoir retrouver les modèles susceptibles de régurgiter les mêmes données sur lesquelles ils ont été entraînés. Rappelons que les modèles d’IA générative sont aussi soumis au RGPD.

Cela peut aussi être utile, par exemple, dans le cas d’accusations de régurgitations de contenus sous copyright, comme il est question dans le procès entre le New York Times et OpenAI.

Généalogie des modèles d’IA ouverts : la CNIL propose un outil pour s’y retrouver

3 septembre 2026 à 10:02
« Kimi K3 GGUF, je suis ton père ! »
Généalogie des modèles d’IA ouverts : la CNIL propose un outil pour s’y retrouver

Hugging Face déborde de modèles d’IA générative. Mais il est facile de se perdre dans les méandres de tous les modèles ouverts. La CNIL propose un outil permettant de s’y retrouver.

Si on veut utiliser un modèle d’IA générative pour un projet, le premier réflexe peut être d’aller sur Hugging Face. Mais là, difficile de s’y retrouver dans les 2 millions de modèles publiés et de savoir quels sont les dérivés des principaux connus. En effet, souvent l’idée n’est pas d’utiliser le modèle d’origine mais de trouver celui qui a été le plus adapté (par inférence, par exemple) à l’utilisation qu’on veut en faire.

Le LINC (Laboratoire d’innnovation numérique de la CNIL) a créé un outil qui permet de s’y retrouver. Appelé Genmod ou « Généalogie des modèles », il a été présenté l’année dernière par les chercheurs de l’autorité de protection des données, mais son interface était jusque-là assez récalcitrante. Un effort a été fait depuis et une nouvelle version est maintenant utilisable.

Inspecter la descendance d’un modèle

On peut, par exemple, aller inspecter la descendance du modèle Kimi K3 de Moonshot AI.

Petite précision, le moteur de recherche de l’outil est encore difficile à utiliser. Pour chercher Kimi K3, mieux vaut d’abord taper le nom du dépôt de l’entreprise éditrice moonshotai/ puis taper les premières lettres du modèle. On peut ainsi trouver moonshotai/Kimi-K3 et afficher les « modèles importants » de sa descendance (de la même façon, pour qwen3.8, il faut taper qwen/qwen3 pour se voir proposer le modèle) :

En cliquant sur « Voir l’arbre généalogique », on obtient la liste de tous les modèles qui en découlent avec des précisions sur la méthode qui a permis la dérivation.

On peut ainsi observer que le modèle « unsloth/Kimi-K3-GGUF » est un dérivé de Kimi-K3. L’outil précise qu’il a été spécialisé pour de l’ « Image-Text-to-Text » en utilisant la quantisation (comme le précise l’outil, cette méthode réduit la précision des poids du modèle source « afin de diminuer son empreinte en mémoire »). On peut voir qu’à son tour ce modèle a été dérivé pour en donner d’autres.

On peut aussi faire une « recherche experte » qui permet de sélectionner les critères qui nous intéressent :

Retrouver les différentes utilisations d’un jeu de données

L’outil permet aussi de faire la généalogie de l’utilisation des jeux de données. En effet, les chercheurs de la CNIL ont créé Genmod avant tout pour la traçabilité. On peut donc retrouver tous les modèles qui utilisent le jeu de données The Cauldron, par exemple (de la même façon, mieux vaut connaître d’abord le nom du dépôt racine, ici « HuggingFaceM4/ »).

Dans leur article de présentation de l’outil, les chercheurs du LINC posaient en exemple cette question : « Dans le cas où les données à caractère personnelle d’un individu seraient mémorisées par un modèle, comment est-il possible d’identifier les modèles par lesquels ces données seraient également susceptibles d’être mémorisées ? ». L’idée est de pouvoir retrouver les modèles susceptibles de régurgiter les mêmes données sur lesquelles ils ont été entraînés. Rappelons que les modèles d’IA générative sont aussi soumis au RGPD.

Cela peut aussi être utile, par exemple, dans le cas d’accusations de régurgitations de contenus sous copyright, comme il est question dans le procès entre le New York Times et OpenAI.

☕️ Google lance Gemini 3.8 Flash et sa déclinaison Cyber

3 septembre 2026 à 08:31


Troisième sortie en seulement six semaines pour Google : la firme de Mountain View vient en effet de déployer la version 3.8 de son modèle Gemini Flash, la famille censée offrir le meilleur rapport entre rapidité et coût de traitement des requêtes. Cette nouvelle mouture succède aux versions 3.6 et 3.7, mises en ligne à trois semaines d’intervalle.

Gemini 3.8 Flash est présenté comme le meilleur workhorse model de Google, c’est-à-dire un modèle dédié à des tâches utilitaires. Et d’après les benchmarks publiés par l’entreprise, il tiendrait la route face à des modèles dits frontière. Elle revendique ainsi un score de 73,7 % sur le test DeepSWE, qui mesure les performances en développement logiciel avancé, contre 74 % pour Opus 5 chez Anthropic et 72,7 % chez OpenAI avec GPT-5.6 Sol.

En développement agentique (missions de code autonomes dans le terminal), Gemini 3.8 Flash se paierait même le luxe de dépasser d’un cheveu Opus 5. Google revendique également des performances en hausse sur les tâches liées à la finance, au monde du droit, à l’interprétation de documents complexes (principalement scientifiques) ou à la recherche en biologie.

Comparaison entre Gemini Flash 3.8, son prédécesseur 3.7 et plusieurs modèles concurrents – source Google

Sur les tâches complexes impliquant du raisonnement ou une subdivision, Google prévient toutefois que le gain de performances promis avec Gemini 3.8 Flash se fait au prix d’une consommation plus élevée de tokens :

« Ces gains de performance découlent d’un choix de conception fondamental : Flash 3.8 travaille davantage. Sur les tâches complexes, il fait preuve d’une plus grande rigueur, en exécutant des étapes de raisonnement supplémentaires et en appelant les outils de manière itérative. Le modèle peut parfois utiliser plus de jetons pour optimiser les performances, notamment lorsque le niveau d’effort est élevé. »

Gemini 3.8 Flash est dès à présent disponible au travers des canaux courants d’IA chez Google, en API ou au travers de l’application Gemini pour les souscripteurs d’un forfait Google AI Pro ou Ultra. Pour ces derniers, c’est également lui qui sous-tend les Aperçus IA intégrés par le moteur à ses résultats de recherche.

Google affiche une tarification agressive pour le lancement, avec 0,75 dollar par million de tokens en entrée et 3,75 dollars par million de tokens en sortie. Ce prix n’est cependant valable que jusqu’au 31 décembre, date à laquelle la facturation se fera sur une base fixée à 1,50 / 7,50 dollars par million de tokens.

Google déploie dans le même temps la variante Cyber de son nouveau modèle, dotée de capacités spécifiques au monde de la cybersécurité. L’accès à ce dernier est cependant réservé aux organisations et entreprises enregistrées dans le programme Fairwind.

☕️ Google lance Gemini 3.8 Flash et sa déclinaison Cyber

3 septembre 2026 à 08:31


Troisième sortie en seulement six semaines pour Google : la firme de Mountain View vient en effet de déployer la version 3.8 de son modèle Gemini Flash, la famille censée offrir le meilleur rapport entre rapidité et coût de traitement des requêtes. Cette nouvelle mouture succède aux versions 3.6 et 3.7, mises en ligne à trois semaines d’intervalle.

Gemini 3.8 Flash est présenté comme le meilleur workhorse model de Google, c’est-à-dire un modèle dédié à des tâches utilitaires. Et d’après les benchmarks publiés par l’entreprise, il tiendrait la route face à des modèles dits frontière. Elle revendique ainsi un score de 73,7 % sur le test DeepSWE, qui mesure les performances en développement logiciel avancé, contre 74 % pour Opus 5 chez Anthropic et 72,7 % chez OpenAI avec GPT-5.6 Sol.

En développement agentique (missions de code autonomes dans le terminal), Gemini 3.8 Flash se paierait même le luxe de dépasser d’un cheveu Opus 5. Google revendique également des performances en hausse sur les tâches liées à la finance, au monde du droit, à l’interprétation de documents complexes (principalement scientifiques) ou à la recherche en biologie.

Comparaison entre Gemini Flash 3.8, son prédécesseur 3.7 et plusieurs modèles concurrents – source Google

Sur les tâches complexes impliquant du raisonnement ou une subdivision, Google prévient toutefois que le gain de performances promis avec Gemini 3.8 Flash se fait au prix d’une consommation plus élevée de tokens :

« Ces gains de performance découlent d’un choix de conception fondamental : Flash 3.8 travaille davantage. Sur les tâches complexes, il fait preuve d’une plus grande rigueur, en exécutant des étapes de raisonnement supplémentaires et en appelant les outils de manière itérative. Le modèle peut parfois utiliser plus de jetons pour optimiser les performances, notamment lorsque le niveau d’effort est élevé. »

Gemini 3.8 Flash est dès à présent disponible au travers des canaux courants d’IA chez Google, en API ou au travers de l’application Gemini pour les souscripteurs d’un forfait Google AI Pro ou Ultra. Pour ces derniers, c’est également lui qui sous-tend les Aperçus IA intégrés par le moteur à ses résultats de recherche.

Google affiche une tarification agressive pour le lancement, avec 0,75 dollar par million de tokens en entrée et 3,75 dollars par million de tokens en sortie. Ce prix n’est cependant valable que jusqu’au 31 décembre, date à laquelle la facturation se fera sur une base fixée à 1,50 / 7,50 dollars par million de tokens.

Google déploie dans le même temps la variante Cyber de son nouveau modèle, dotée de capacités spécifiques au monde de la cybersécurité. L’accès à ce dernier est cependant réservé aux organisations et entreprises enregistrées dans le programme Fairwind.

Le gouvernement américain vole au secours d’OpenAI dans son litige avec le New York Times

3 septembre 2026 à 05:48
Le copyright face à la raison d’État
Le gouvernement américain vole au secours d’OpenAI dans son litige avec le New York Times

OpenAI peut compter sur un allié de poids face au New York Times. Le gouvernement américain vole en effet au secours de l’entreprise d’IA, dans le litige sur les droits d’auteur qui l’oppose à l’éditeur du fameux quotidien.

Le ministère de la Justice (DoJ) vient de déclarer à la cour fédérale du district de Manhattan que les États-Unis ont un intérêt national dans l’affaire, car l’issue du procès pourrait affecter le développement de l’IA dans le pays. En décembre 2023, le NYT accusait OpenAI et Microsoft d’avoir utilisé sans autorisation des millions de ses articles pour entraîner leurs modèles IA, enfreignant par là-même le droit d’auteur sur ses publications et ses archives.

La plainte vise à « tenir [OpenAI et Microsoft] responsables des milliards de dollars de dommages statutaires et réels qu’ils doivent pour la copie et l’utilisation illégales des œuvres de grande valeur du Times ». Le processus judiciaire suit depuis son cours, avec donc ce mémoire déposé par le DoJ (PDF).

Le fair use comme ligne de défense

L’argument central du gouvernement américain est que l’entraînement des modèles IA sur des textes protégés par droit d’auteur devrait relever du « fair use » (usage équitable), une notion propre au droit américain qui autorise certains usages d’œuvres protégées sans autorisation préalable. L’usage est jugé équitable au regard de plusieurs critères : son objectif, son caractère transformateur, la quantité utilisée et son effet sur le marché de l’œuvre originale.

C’est donc une exception aux droits d’auteur derrière laquelle se cachent les grands acteurs de l’IA pour justifier ce que d’aucuns qualifient de pillage généralisé des œuvres de l’esprit. Les éditeurs de presse et de sites web, les auteurs et maintenant les maisons de disques multiplient les plaintes à ce sujet ; Anthropic va d’ailleurs verser 1,5 milliard de dollars pour solder l’affaire des livres piratés pour entraîner Claude.

Dans son mémoire, le DoJ ne dit pas que tous les contenus générées par l’IA sont légaux. Une distinction est faite entre l’entraînement – la copie des œuvres pour apprendre des structures linguistiques – et les sorties. Si un modèle recrache des passages entiers d’une œuvre protégée, il admet qu’une question juridique se pose.

Enjeux stratégiques

Le ministère estime en revanche qu’une décision défavorable au fair use serait de nature à freiner la concurrence sur le marché des LLM, car « seules les plus grandes entreprises technologiques pourraient disposer des capitaux nécessaires pour payer des licences ». Des licences qui iraient majoritairement dans les poches des médias traditionnels qui disposent d’un énorme volume d’archives (et de l’assise financière pour porter plainte).

Surtout, un coup de frein sur l’IA aurait un impact sur les capacités de sécurité nationale des États-Unis. Dans le cadre des opérations militaires américaines, cette technologie sert en effet à l’analyse d’informations de renseignement, à l’amélioration des systèmes d’armement (drones et navires robotisés), ou encore à la formulation de recommandations sur le champ de bataille (par exemple sur les cibles à viser par des frappes de missiles).

Le DoJ affirme que « des règles de droit qui rendraient beaucoup plus difficile le développement d’une industrie de l’IA robuste aux États-Unis menaceraient donc la sécurité nationale et donneraient un avantage concurrentiel aux adversaires étrangers qui ne seraient pas soumis aux mêmes contraintes. »

Un mémoire n’est évidemment pas une décision de justice. Cette intervention pourrait cependant peser sur le jugement du tribunal.

Le gouvernement américain vole au secours d’OpenAI dans son litige avec le New York Times

3 septembre 2026 à 05:48
Le copyright face à la raison d’État
Le gouvernement américain vole au secours d’OpenAI dans son litige avec le New York Times

OpenAI peut compter sur un allié de poids face au New York Times. Le gouvernement américain vole en effet au secours de l’entreprise d’IA, dans le litige sur les droits d’auteur qui l’oppose à l’éditeur du fameux quotidien.

Le ministère de la Justice (DoJ) vient de déclarer à la cour fédérale du district de Manhattan que les États-Unis ont un intérêt national dans l’affaire, car l’issue du procès pourrait affecter le développement de l’IA dans le pays. En décembre 2023, le NYT accusait OpenAI et Microsoft d’avoir utilisé sans autorisation des millions de ses articles pour entraîner leurs modèles IA, enfreignant par là-même le droit d’auteur sur ses publications et ses archives.

La plainte vise à « tenir [OpenAI et Microsoft] responsables des milliards de dollars de dommages statutaires et réels qu’ils doivent pour la copie et l’utilisation illégales des œuvres de grande valeur du Times ». Le processus judiciaire suit depuis son cours, avec donc ce mémoire déposé par le DoJ (PDF).

Le fair use comme ligne de défense

L’argument central du gouvernement américain est que l’entraînement des modèles IA sur des textes protégés par droit d’auteur devrait relever du « fair use » (usage équitable), une notion propre au droit américain qui autorise certains usages d’œuvres protégées sans autorisation préalable. L’usage est jugé équitable au regard de plusieurs critères : son objectif, son caractère transformateur, la quantité utilisée et son effet sur le marché de l’œuvre originale.

C’est donc une exception aux droits d’auteur derrière laquelle se cachent les grands acteurs de l’IA pour justifier ce que d’aucuns qualifient de pillage généralisé des œuvres de l’esprit. Les éditeurs de presse et de sites web, les auteurs et maintenant les maisons de disques multiplient les plaintes à ce sujet ; Anthropic va d’ailleurs verser 1,5 milliard de dollars pour solder l’affaire des livres piratés pour entraîner Claude.

Dans son mémoire, le DoJ ne dit pas que tous les contenus générées par l’IA sont légaux. Une distinction est faite entre l’entraînement – la copie des œuvres pour apprendre des structures linguistiques – et les sorties. Si un modèle recrache des passages entiers d’une œuvre protégée, il admet qu’une question juridique se pose.

Enjeux stratégiques

Le ministère estime en revanche qu’une décision défavorable au fair use serait de nature à freiner la concurrence sur le marché des LLM, car « seules les plus grandes entreprises technologiques pourraient disposer des capitaux nécessaires pour payer des licences ». Des licences qui iraient majoritairement dans les poches des médias traditionnels qui disposent d’un énorme volume d’archives (et de l’assise financière pour porter plainte).

Surtout, un coup de frein sur l’IA aurait un impact sur les capacités de sécurité nationale des États-Unis. Dans le cadre des opérations militaires américaines, cette technologie sert en effet à l’analyse d’informations de renseignement, à l’amélioration des systèmes d’armement (drones et navires robotisés), ou encore à la formulation de recommandations sur le champ de bataille (par exemple sur les cibles à viser par des frappes de missiles).

Le DoJ affirme que « des règles de droit qui rendraient beaucoup plus difficile le développement d’une industrie de l’IA robuste aux États-Unis menaceraient donc la sécurité nationale et donneraient un avantage concurrentiel aux adversaires étrangers qui ne seraient pas soumis aux mêmes contraintes. »

Un mémoire n’est évidemment pas une décision de justice. Cette intervention pourrait cependant peser sur le jugement du tribunal.

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