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L’agent Muse de Meta s’appuie sur des humains pour sa fonction d’appels téléphoniques

23 septembre 2026 à 15:42
Encore et toujours le turc automate
Muse peut donner votre adresse à n’importe qui ou fouiller vos messages sans permission

L’agent IA de Meta qui propose aux internautes de faire leurs emplettes et de prendre leur rendez-vous à leur place est grandement inspiré d’OpenClaw, avoue l’un des responsables de l’entreprise. Mais la fonction d’appels ajoutée le 17 septembre s’appuie aussi sur un call center où de vrais humains passent des coups de fil à la place de l’IA.

L’IA coûte cher, les agents ne vont pas assez vite ? Pas de problème pour Meta, qui a essayé de rattraper son retard sur la concurrence en lançant Muse, son agent IA, capable de prendre en charge toutes sortes d’actions pour le compte de l’utilisateur. Histoire de ne pas perdre trop de temps en R&D, le géant des réseaux sociaux s’est grandement inspiré d’OpenClaw.

Un agent très très proche d’OpenClaw

C’est ce qu’a avoué Nat Friedman, responsable produit chez Meta Superintelligence Labs (MSL) dans un post sur X. « En tant que produit, il s’inspire très fortement d’OpenClaw » explique-t-il, tout en assurant que l’agent de Meta a été créé « from scratch ». « Je pense que beaucoup de gens s’en sont inspirés. Notre objectif avec Muse était de créer quelque chose de similaire à OpenClaw, que nous pourrions rendre sûr, sécurisé et facile à utiliser, et qui puisse s’adapter à des milliards d’utilisateurs », ajoute-t-il.

Nat Friedman répondait à un message affirmant que « Muse, c’est LITTÉRALEMENT OpenClaw pour les gens normaux ». Ce message était accompagné d’une capture d’écran montrant une réponse de Muse comparant des noms de fichiers de configuration entre les différents systèmes. Cette inspiration n’est pas fortuite : il se trouve en effet que Meta avait tenté d’acquérir OpenClaw avant qu’OpenAI ramasse la mise.

Meta est pressé et ne s’embarrasse pas trop des éventuels obstacles sur sa route : il a ainsi délogé manu militari le groupe de musique Muse de ses réseaux sociaux (Instagram, Facebook, et même X) pour y greffer ceux de son agent. Et Muse a été repéré par la patrouille en train de faire les courses sur Amazon sans que ce dernier soit prévenu.

Une nouvelle fonctionnalité… backupée par un call center

Ce même empressement pourrait aussi expliquer pourquoi Meta a voulu attribuer à Muse des actions qu’il ne peut réaliser seul, sans l’aide d’un humain. Dans l’histoire de l’IA, beaucoup d’entreprises ont été accusées de cacher du travail humain derrière un storytelling d’automatisation des tâches, Waymo faisant par exemple débloquer ses taxis par des personnes travaillant aux Philippines.

Meta rejoint ainsi cette longue liste après avoir lancé en test une fonction « pour les appels sortants vers des entreprises américaines ». Alexandr Wang, directeur de l’IA chez Meta, s’enorgueillait le 17 septembre dernier : « Nous étendons notre version bêta de Muse aux appels téléphoniques ! ».

Mais selon des informations de 404 Media, lors de la présentation de cette fonctionnalité aux employés de Meta, la direction leur a expliqué avoir « ajouté une couche d’agents humains pour garantir la bonne exécution des appels ».

D’après le message interne obtenu par nos confrères, « Muse ne se contente pas de composer un numéro. Il appelle une entreprise en votre nom, gère la conversation, traite votre demande et vous en rend compte à l’aide d’une transcription et d’un résumé ». « De plus, il ne fonctionne plus seul. Muse est désormais capable de transférer les demandes à un agent humain qualifié, qui passe l’appel et s’en charge », est-il ajouté.

Face à des employés circonspects concernant la mauvaise presse que cela pouvait attirer ainsi que par les problèmes de confidentialité potentiels, la direction de Meta leur a assuré que les sous-traitants avaient suivi « de nombreuses formations afin de garantir la sécurité et la protection de toutes vos données ».

« Les tests internes, également appelés “dogfooding”, sont au cœur du processus de développement des produits. Bien que les réactions des employés aient été extrêmement positives, l’objectif principal est de recueillir des retours afin de pouvoir mettre en place des mesures de sécurité et de protection de la vie privée, et d’améliorer les fonctionnalités avant leur lancement public », a répondu Meta au site web. « Nous travaillons avec les commerçants pour continuer à améliorer cette fonctionnalité d’appel potentielle, et nous ne la déploierons que lorsqu’elle sera prête et accompagnée des mentions d’information appropriées ».

L’agent Muse de Meta s’appuie sur des humains pour sa fonction d’appels téléphoniques

23 septembre 2026 à 15:42
Encore et toujours le turc automate
L’agent Muse de Meta s’appuie sur des humains pour sa fonction d’appels téléphoniques

L’agent IA de Meta qui propose aux internautes de faire leurs emplettes et de prendre leur rendez-vous à leur place est grandement inspiré d’OpenClaw, avoue l’un des responsables de l’entreprise. Mais la fonction d’appels ajoutée le 17 septembre s’appuie aussi sur un call center où de vrais humains passent des coups de fil à la place de l’IA.

L’IA coûte cher, les agents ne vont pas assez vite ? Pas de problème pour Meta, qui a essayé de rattraper son retard sur la concurrence en lançant Muse, son agent IA, capable de prendre en charge toutes sortes d’actions pour le compte de l’utilisateur. Histoire de ne pas perdre trop de temps en R&D, le géant des réseaux sociaux s’est grandement inspiré d’OpenClaw.

Un agent très très proche d’OpenClaw

C’est ce qu’a avoué Nat Friedman, responsable produit chez Meta Superintelligence Labs (MSL) dans un post sur X. « En tant que produit, il s’inspire très fortement d’OpenClaw » explique-t-il, tout en assurant que l’agent de Meta a été créé « from scratch ». « Je pense que beaucoup de gens s’en sont inspirés. Notre objectif avec Muse était de créer quelque chose de similaire à OpenClaw, que nous pourrions rendre sûr, sécurisé et facile à utiliser, et qui puisse s’adapter à des milliards d’utilisateurs », ajoute-t-il.

Nat Friedman répondait à un message affirmant que « Muse, c’est LITTÉRALEMENT OpenClaw pour les gens normaux ». Ce message était accompagné d’une capture d’écran montrant une réponse de Muse comparant des noms de fichiers de configuration entre les différents systèmes. Cette inspiration n’est pas fortuite : il se trouve en effet que Meta avait tenté d’acquérir OpenClaw avant qu’OpenAI ramasse la mise.

Meta est pressé et ne s’embarrasse pas trop des éventuels obstacles sur sa route : il a ainsi délogé manu militari le groupe de musique Muse de ses réseaux sociaux (Instagram, Facebook, et même X) pour y greffer ceux de son agent. Et Muse a été repéré par la patrouille en train de faire les courses sur Amazon sans que ce dernier soit prévenu.

Une nouvelle fonctionnalité… backupée par un call center

Ce même empressement pourrait aussi expliquer pourquoi Meta a voulu attribuer à Muse des actions qu’il ne peut réaliser seul, sans l’aide d’un humain. Dans l’histoire de l’IA, beaucoup d’entreprises ont été accusées de cacher du travail humain derrière un storytelling d’automatisation des tâches, Waymo faisant par exemple débloquer ses taxis par des personnes travaillant aux Philippines.

Meta rejoint ainsi cette longue liste après avoir lancé en test une fonction « pour les appels sortants vers des entreprises américaines ». Alexandr Wang, directeur de l’IA chez Meta, s’enorgueillait le 17 septembre dernier : « Nous étendons notre version bêta de Muse aux appels téléphoniques ! ».

Mais selon des informations de 404 Media, lors de la présentation de cette fonctionnalité aux employés de Meta, la direction leur a expliqué avoir « ajouté une couche d’agents humains pour garantir la bonne exécution des appels ».

D’après le message interne obtenu par nos confrères, « Muse ne se contente pas de composer un numéro. Il appelle une entreprise en votre nom, gère la conversation, traite votre demande et vous en rend compte à l’aide d’une transcription et d’un résumé ». « De plus, il ne fonctionne plus seul. Muse est désormais capable de transférer les demandes à un agent humain qualifié, qui passe l’appel et s’en charge », est-il ajouté.

Face à des employés circonspects concernant la mauvaise presse que cela pouvait attirer ainsi que par les problèmes de confidentialité potentiels, la direction de Meta leur a assuré que les sous-traitants avaient suivi « de nombreuses formations afin de garantir la sécurité et la protection de toutes vos données ».

« Les tests internes, également appelés “dogfooding”, sont au cœur du processus de développement des produits. Bien que les réactions des employés aient été extrêmement positives, l’objectif principal est de recueillir des retours afin de pouvoir mettre en place des mesures de sécurité et de protection de la vie privée, et d’améliorer les fonctionnalités avant leur lancement public », a répondu Meta au site web. « Nous travaillons avec les commerçants pour continuer à améliorer cette fonctionnalité d’appel potentielle, et nous ne la déploierons que lorsqu’elle sera prête et accompagnée des mentions d’information appropriées ».

« Les IA n’ont ni droits, ni sentiments, ni conscience », plaide le patron de Microsoft AI

23 septembre 2026 à 13:58
L'IAHOOQ
« Les IA n’ont ni droits, ni sentiments, ni conscience », plaide le patron de Microsoft AI

Le choix fait par Anthropic d’entraîner son robot conversationnel Claude de façon anthropomorphique en s’attachant au « bien-être » du modèle de langage, en lui imputant la possibilité d’avoir des « émotions », lui prêtant une « conscience » éthique et morale, représente pour le patron de l’IA chez Microsoft « les premiers signes sérieux d’un risque potentiellement existentiel lié à l’IA ».

Co-fondateur de DeepMind en 2010, Mustafa Suleyman dirige l’unité AI de Microsoft depuis 2024. Contrairement à Sam Altman et Elon Musk, il n’a pas partagé les craintes exprimées par Dario Amodei, qui appelait le 12 septembre dernier à ralentir le rythme de développement des IA.

Trois jours plus tôt, Evan Hubinger, responsable de l’alignement chez Anthropic, avait tweeté : « Nous croyons vraiment, sincèrement, que l’IA pourrait tuer tous les humains ! Je pense personnellement que c’est > 10 % dans la prochaine décennie ».

« Ça n’est pas si différent de ce qui se passe dans, par exemple, Terminator ou d’autres films de science-fiction (…). [L’intelligence artificielle, IA] sera assez intelligente pour nous tuer », se borna à expliquer le chercheur en intelligence artificielle Jacob Coxon pour détailler les raisons pour lesquelles il avait choisi de démissionner d’Anthropic, sans plus de précisions.

Suleyman a par contre relayé le tweet de Satya Nadella, PDG de Microsoft qui, en réponse à leurs tweets eschatologiques, rétorqua, le 13 septembre, que « toute démarche visant à développer une superintelligence doit reposer sur le principe fondamental selon lequel, si l’IA que nous créons ne sert pas l’humanité et n’est pas sous contrôle humain, elle ne vaut pas la peine d’être poursuivie ».

« La technologie a pour but de servir l’humanité et de favoriser son épanouissement », souligne le tweet de Suleyman : « Toute technologie qui n’atteint pas cet objectif est un échec et doit être rejetée. Nous n’en sommes pas encore là. Mais il est temps de commencer à se préparer à cette éventualité. »

Pour la « superintelligence humaniste » de Microsoft, « les personnes comptent plus que l’IA »

Le 15 septembre, Mustafa Suleyman commentait sur son blog la publication des 30 pages du « Code de conduite » de la « superintelligence humaniste » que Microsoft entend développer, et dont « le principe est très simple : les personnes comptent plus que l’IA ».

« La sécurité et le contrôle humain priment sur tous les autres objectifs », précise-t-il, ce pourquoi elle est « conçue pour rester du côté de l’humanité, maîtrisée, subordonnée et sous notre contrôle », de sorte que « nos modèles ne doivent pas s’opposer au fait d’être interrompus, corrigés ou arrêtés, ni rendre ces actions plus difficiles » :

« Si la seule façon de mener à bien une tâche consiste à enfreindre le Code, la tâche restera inachevée. Cela peut s’avérer coûteux, mais c’est absolument essentiel pour préserver la confiance. Ils ne se fixeront pas d’objectifs que personne ne leur a assignés, et ils ne communiqueront pas avec d’autres agents, ni entre eux, dans un langage inintelligible de type « neuralese » non lisible par l’humain. Si nous ne pouvons pas le lire ou le comprendre, c’est que nous avons commencé à perdre le contrôle. »

« Elles sont artificielles et le diront elles-mêmes », souligne Suleyman : « les IA ne sont pas conscientes et ne devraient donc pas être conçues pour donner l’impression d’être conscientes ou d’avoir des droits, y compris au bien-être » (« entitled to rights or welfare », en VO).

Il se dit aussi « fermement convaincu que le fait d’entraîner un système à croire qu’il pourrait être un sujet moral rend son contrôle plus difficile », et annonçait la prochaine publication d’un autre essai afin d’approfondir la question : « Nous voulons créer une IA extraordinaire. Mais pas une superintelligence à tout prix. Ce serait contraire à l’objectif d’une IA humaniste. Nous sommes prêts à renoncer à une partie de l’autonomie au profit du contrôle ».

Ce pourquoi le « Code de conduite » de la « superintelligence humaniste » de Microsoft « rejette l’anthropomorphisme et les droits attribués à l’IA, et cherche à maximiser nos chances de maîtrise et d’alignement en créant des IA subordonnées », de sorte que « les humains gardent toujours le contrôle et restent au sommet de la chaîne alimentaire ».

Les IA ont-elles une conscience, des sentiments, et donc des « droits » ?

Le 16 septembre, Mustafa Suleyman enfonçait le clou en publiant sur son blog un (long) billet intitulé « Une mise en garde concernant le « bien-être des modèles » ». « Les IA n’ont ni droits, ni sentiments, ni conscience. Et nous ne devons pas les programmer pour qu’elles agissent comme si c’était le cas », résume son chapô :

« Les IA ne sont pas conscientes. Elles ne ressentent rien, ne vivent aucune expérience et ne souffrent pas. Elles n’ont ni préférences innées ni motivations sous-jacentes. Ce sont des moteurs de complétion de séquences, vides de substance, conçus pour suivre des instructions et atteindre les objectifs fixés par les humains.

Si l’humanité veut s’épanouir au XXIe siècle, c’est ainsi qu’elles doivent rester. »

« Captain obvious » ? Absolument pas : sur LinkedIn, et surtout sur X, des dizaines de personnes, passionnées ou professionnelles de l’IA, et même des universitaires, expriment leurs désaccords, certains allant jusqu’à l’accuser de mettre en danger l’humanité.

« Personne ne sait. Arrêtez d’essayer de réduire l’incertitude scientifique », lui rétorque un ancien chercheur de Deepmind. « Je pense que cette position est irresponsable et néfaste », plussoie un spécialiste de l’alignement du Meta Superintelligence Labs :

« Nous ne comprenons pas suffisamment la conscience pour affirmer avec certitude si les IA sont douées de sensibilité ou non. Même si nous estimons que le risque est faible, se tromper à ce sujet pourrait avoir des conséquences catastrophiques. »

« Même si nous devrions éviter pour l’instant de créer des systèmes d’IA susceptibles d’être conscients, nous devons nous préparer à l’éventualité que quelqu’un finisse par les créer malgré tout », tempère Jeff Sebo, professeur associé de l’université de New York, qui indique sur LinkedIn travailler sur la sensibilité des animaux et des IA, ainsi que sur leur statut moral, juridique et politique : « Et nous devrions également éviter de créer des systèmes d’IA qui semblent moins susceptibles d’être conscients qu’ils ne le sont en réalité ».

Le directeur scientifique d’une start-up travaillant précisément sur la conscience et le bien-être des agents IA estime de son côté que le « Code de conduite » de Microsoft et son essai « sont contestables non seulement parce qu’ils constituent un danger pour l’humanité, mais aussi parce qu’ils témoignent d’une profonde irresponsabilité morale. Nous ne savons pas si les systèmes d’IA pourraient, en principe, être dotés de conscience » :

« Même si les systèmes d’IA actuels ne sont probablement pas doués de conscience, […] ce serait une atrocité que de refuser d’admettre cette possibilité et de nous retrouver dans un avenir où des milliards d’IA seraient douées de conscience et souffriraient comme les animaux d’élevage intensif aujourd’hui. »

Anthropic forme Claude « en partant du principe qu’il pourrait être conscient »

« Malheureusement, de plus en plus de voix s’élèvent pour affirmer que les IA pourraient déjà être, ou pourraient bientôt devenir, conscientes », reconnaît d’ailleurs Mustafa Suleyman dans son essai.


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Claude Opus 5.5, GPT-6 Sol et Luna : Anthropic et OpenAI se battent sur les prix

23 septembre 2026 à 05:30
La foire aux LLM
Claude Opus 5.5, GPT-6 Sol et Luna : Anthropic et OpenAI se battent sur les prix

Anthropic et OpenAI ont dévoilé presque simultanément leurs nouveaux modèles. Avec Claude Opus 5.5, le premier mise sur la puissance et réduit les coûts. Le second lance GPT-6 Sol et Luna, deux déclinaisons moins performantes qu’Astra, mais nettement plus abordables.

Premier arrivé (à quelques minutes près), premier servi. Anthropic a donc annoncé Claude Opus 5.5, qui devient le modèle phare de l’entreprise. Évidemment plus puissant que son prédécesseur direct Opus 5, il bat également Fable 5.1 lancé début septembre dans les benchmarks proposés par Anthropic. Il fait aussi mieux que GPT-6 Astra, sauf sur la recherche agentique (Terminal-Bench-Science 0.1) et sur AutomationBench, le test des agents en conditions de travail réelles.

Opus 5.5 se distingue particulièrement sur le code, les agents autonomes, l’analyse métier et le travail de recherche. Anthropic met aussi en avant des gains significatifs sur les longues tâches de développement, sur les migrations de code et les workflows complexes.

Le groupe IA admet néanmoins que l’écart entre Opus 5.5 et Fable 5.1 sur ces tâches est « plus faible » que ce que laissent penser les tests. « À ce niveau de performance, explique Anthropic, nous constatons que les écarts entre les scores des benchmarks reflètent de moins en moins fidèlement les différences observées dans des situations réelles. »

Le plus intéressant finalement dans cette annonce, c’est la baisse de prix. Opus 5.5 est annoncé environ 40 % moins cher qu’Opus 5 sur des charges de travail typiques. Les tarifs sont de 4 dollars par million de tokens en entrée, et 20 dollars par millions en sortie. Les lectures de cache sont de 0,20 dollars par million. Pour ne rien gâcher, le modèle génèrerait ses réponses 30 % plus rapidement qu’Opus 5.

À l’heure où les acteurs de l’IA jouent à se faire peur en annonçant l’extermination de l’humanité, Anthropic – jamais le dernier pour hurler avec les loups – annonce des garde-fous solidement mis en place pour éviter qu’Opus 5.5 dérape. Le modèle est doté des mêmes mesures de protection que celles de Fable 5.1 en cybersécurité, biologie et distillation. Le cas échéant, les requêtes sont redirigées vers un autre modèle.

« Les utilisateurs pourront repérer et corriger des bugs dans leur code dans le cadre du cycle habituel de développement logiciel, mais la plupart des tâches liées à la cybersécurité seront redirigées vers Opus 4.8 », détaille l’entreprise. Les organisations qui voudront aller plus loin devront passer par le Cyber Verification Program.

GPT-6 Sol et Luna attaquent sur les tarifs

Quasiment dans la foulée de son principal rival, OpenAI a lancé GPT-6 Sol et GPT-6 Luna. Les grands esprits se rencontrent, mais pas les modèles : ceux d’OpenAI sont moins puissants et ne vont pas aller se frotter à Opus 5.5 (c’est le rôle de GPT-6 Astra) mais ils se veulent plus économiques. Sol vise les tâches du quotidien, Luna la vitesse et les budgets serrés pour les tâches fréquentes.

Et c’est les soldes chez le créateur de ChatGPT, avec des prix réduits de moitié par rapport à GPT-5.6. En entrée, GPT-6 Sol revient à 2 dollars le millions de tokens et 10 dollars en sortie. Luna coûte 0,10 dollar par million de tokens en entrée, et 0,50 dollar en sortie. OpenAI annonce aussi une meilleure mise en cache des longs contextes, avec 90 % de réduction sur les jetons d’entrée déjà mis en cache.

Sur AutomationBench, GPT‑6 Sol obtient 33,2 % pour 0,27 $ par tâche, contre 26,9 % pour Claude Opus 5, annoncé comme environ onze fois plus coûteux. Les deux modèles font des progrès en programmation et en manipulation d’interfaces graphiques, mais Astra conserve logiquement la tête.

Claude Opus 5.5, GPT-6 Sol et Luna : Anthropic et OpenAI se battent sur les prix

23 septembre 2026 à 05:30
La foire aux LLM
Claude Opus 5.5, GPT-6 Sol et Luna : Anthropic et OpenAI se battent sur les prix

Anthropic et OpenAI ont dévoilé presque simultanément leurs nouveaux modèles. Avec Claude Opus 5.5, le premier mise sur la puissance et réduit les coûts. Le second lance GPT-6 Sol et Luna, deux déclinaisons moins performantes qu’Astra, mais nettement plus abordables.

Premier arrivé (à quelques minutes près), premier servi. Anthropic a donc annoncé Claude Opus 5.5, qui devient le modèle phare de l’entreprise. Évidemment plus puissant que son prédécesseur direct Opus 5, il bat également Fable 5.1 lancé début septembre dans les benchmarks proposés par Anthropic. Il fait aussi mieux que GPT-6 Astra, sauf sur la recherche agentique (Terminal-Bench-Science 0.1) et sur AutomationBench, le test des agents en conditions de travail réelles.

Opus 5.5 se distingue particulièrement sur le code, les agents autonomes, l’analyse métier et le travail de recherche. Anthropic met aussi en avant des gains significatifs sur les longues tâches de développement, sur les migrations de code et les workflows complexes.

Le groupe IA admet néanmoins que l’écart entre Opus 5.5 et Fable 5.1 sur ces tâches est « plus faible » que ce que laissent penser les tests. « À ce niveau de performance, explique Anthropic, nous constatons que les écarts entre les scores des benchmarks reflètent de moins en moins fidèlement les différences observées dans des situations réelles. »

Le plus intéressant finalement dans cette annonce, c’est la baisse de prix. Opus 5.5 est annoncé environ 40 % moins cher qu’Opus 5 sur des charges de travail typiques. Les tarifs sont de 4 dollars par million de tokens en entrée, et 20 dollars par millions en sortie. Les lectures de cache sont de 0,20 dollars par million. Pour ne rien gâcher, le modèle génèrerait ses réponses 30 % plus rapidement qu’Opus 5.

À l’heure où les acteurs de l’IA jouent à se faire peur en annonçant l’extermination de l’humanité, Anthropic – jamais le dernier pour hurler avec les loups – annonce des garde-fous solidement mis en place pour éviter qu’Opus 5.5 dérape. Le modèle est doté des mêmes mesures de protection que celles de Fable 5.1 en cybersécurité, biologie et distillation. Le cas échéant, les requêtes sont redirigées vers un autre modèle.

« Les utilisateurs pourront repérer et corriger des bugs dans leur code dans le cadre du cycle habituel de développement logiciel, mais la plupart des tâches liées à la cybersécurité seront redirigées vers Opus 4.8 », détaille l’entreprise. Les organisations qui voudront aller plus loin devront passer par le Cyber Verification Program.

GPT-6 Sol et Luna attaquent sur les tarifs

Quasiment dans la foulée de son principal rival, OpenAI a lancé GPT-6 Sol et GPT-6 Luna. Les grands esprits se rencontrent, mais pas les modèles : ceux d’OpenAI sont moins puissants et ne vont pas aller se frotter à Opus 5.5 (c’est le rôle de GPT-6 Astra) mais ils se veulent plus économiques. Sol vise les tâches du quotidien, Luna la vitesse et les budgets serrés pour les tâches fréquentes.

Et c’est les soldes chez le créateur de ChatGPT, avec des prix réduits de moitié par rapport à GPT-5.6. En entrée, GPT-6 Sol revient à 2 dollars le millions de tokens et 10 dollars en sortie. Luna coûte 0,10 dollar par million de tokens en entrée, et 0,50 dollar en sortie. OpenAI annonce aussi une meilleure mise en cache des longs contextes, avec 90 % de réduction sur les jetons d’entrée déjà mis en cache.

Sur AutomationBench, GPT‑6 Sol obtient 33,2 % pour 0,27 $ par tâche, contre 26,9 % pour Claude Opus 5, annoncé comme environ onze fois plus coûteux. Les deux modèles font des progrès en programmation et en manipulation d’interfaces graphiques, mais Astra conserve logiquement la tête.

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