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Muse peut donner votre adresse à n’importe qui ou fouiller vos messages sans permission

29 septembre 2026 à 15:05
La vie privée, concept de vieux con ?
Muse peut donner votre adresse à n’importe qui ou fouiller vos messages sans permission

Meta a récemment lancé son agent IA, Muse. Mais des utilisateurs se plaignent qu’il agit de façon problématique concernant leurs données personnelles, en livrant par exemple une adresse postale ou en analysant des messages auxquels il ne devrait pas avoir accès.

Muse, qui, de l’aveu même du responsable produit chez Meta Superintelligence Labs est très grandement inspiré d’OpenClaw, semble avoir les mêmes problèmes considérant les informations de ses utilisateurs : une propension à les utiliser sans vergogne, sans en avoir la permission.

Côté OpenClaw, les utilisateurs étaient prévenus. La documentation du projet open source expliquait clairement que l’agent IA mis en place pouvait utiliser des données pour faire tout et n’importe quoi et même écrivait noir sur blanc qu’il « n’y a pas de configuration « parfaitement sécurisée » ». Quelques temps après sa sortie, NVIDIA proposait même un projet nommé NemoClaw qui essayait de canaliser OpenClaw.

Un rendez-vous avec un inconnu à votre adresse sans que vous soyez au courant

Mais, avec Muse, Meta a passé un cap en proposant le même genre d’agent en version grand public. On pourrait s’attendre, avec ce genre de version, que le côté « à vos risques et péril » s’efface. Cela ne semble pas le cas.

Pourtant, dans la FAQ accompagnant Muse, à la question « Muse me demande-t-elle mon accord avant d’agir en mon nom ? », Meta répond « Oui. Muse est conçue pour vous demander votre autorisation avant d’effectuer certaines actions, comme envoyer des messages, effectuer des achats ou partager des informations avec une application connectée. Vous pouvez choisir d’autoriser une action une seule fois, de l’autoriser systématiquement ou de la refuser ».

Mais il est difficile pour Meta de prévoir toutes les actions qui doivent passer sous la fourche caudine de la restriction de la divulgation d’informations privées.

Ainsi, comme le raconte sur Threads l’utilisateur Matt Robb, il a laissé Muse gérer pour lui toute la discussion pour la vente d’un de ses claviers sur Facebook Marketplace. Sauf que l’agent IA de Meta a proposé un prix cassé et donné rendez-vous chez lui à l’acheteur sans que Matt Robb ne le sache. Celui-ci n’était pas physiquement présent et donc l’acheteur est reparti bredouille, après s’être déplacé et avoir attendu une vingtaine de minutes. Surtout, comme il l’indique au Guardian, si Matt Robb avait indiqué son adresse sur son annonce dans le Marketplace, il n’avait pas autorisé Muse à la partager à d’éventuels acheteurs.

Des messages consultés et stockés au mépris du refus de l’utilisateur

Mais ce n’est pas tout. Le journaliste de Inc., Jason Aten, a testé Muse sur son iPhone et son Mac. Et il s’est rendu compte que l’agent utilisait du contenu provenant de ses conversations sur l’application Messages d’Apple, sans y être autorisé. Et ce malgré le choix explicite de ne pas laisser à Muse d’accès à ses messages mais aussi à son agenda et à d’autres informations personnelles.

Après avoir demandé à l’outil, celui-ci a généré une réponse suggérant que Muse récupérait les données dans les notifications : « Lorsqu’une notification s’affiche sur votre Mac appairé, le texte de cette notification m’est transmis – en gros, ce que vous verriez dans la bannière elle-même », puis un autre assurant : « Je ne peux pas ouvrir ton application Messages, faire défiler les fils de discussion ni consulter l’historique. Je ne vois que le flux des notifications entrantes, je n’ai pas accès à tes messages ». Sauf qu’un message généré par un agent IA, même sur son fonctionnement, n’est pas forcément vrai.

En creusant un peu dans les fichiers de Muse, Jason Aten a bien repéré que Muse avait synchronisé 187 462 lignes issues de la base de données de Message. Dans un post sur Threads, il partage un extrait d’un fichier montrant que les données proviennent bien de l’application Messages. L’utilisateur affirme qu’il n’avait pas activé l’accès complet à son disque dur pour Muse, tandis que Meta n’a pas répondu à ses questions.

David Singleton, le responsable des Meta Superintelligence Labs, a de son côté promis que Muse avait été conçue « en accordant une grande importance à la sécurité et à la confidentialité ». « L’intégration de Messages dans l’application Muse pour Mac est facultative. Votre application Muse ne peut lire le contenu de Messages que si l’accès complet au disque au niveau du système macOS est accordé et si le connecteur Messages est activé », a-t-il ajouté. Comme dit plus haut, Jason Aten assure ne pas l’avoir activé.

Muse peut donner votre adresse à n’importe qui ou fouiller vos messages sans permission

29 septembre 2026 à 15:05
La vie privée, concept de vieux con ?
Muse peut donner votre adresse à n’importe qui ou fouiller vos messages sans permission

Meta a récemment lancé son agent IA, Muse. Mais des utilisateurs se plaignent qu’il agit de façon problématique concernant leurs données personnelles, en livrant par exemple une adresse postale ou en analysant des messages auxquels il ne devrait pas avoir accès.

Muse, qui, de l’aveu même du responsable produit chez Meta Superintelligence Labs est très grandement inspiré d’OpenClaw, semble avoir les mêmes problèmes considérant les informations de ses utilisateurs : une propension à les utiliser sans vergogne, sans en avoir la permission.

Côté OpenClaw, les utilisateurs étaient prévenus. La documentation du projet open source expliquait clairement que l’agent IA mis en place pouvait utiliser des données pour faire tout et n’importe quoi et même écrivait noir sur blanc qu’il « n’y a pas de configuration « parfaitement sécurisée » ». Quelques temps après sa sortie, NVIDIA proposait même un projet nommé NemoClaw qui essayait de canaliser OpenClaw.

Un rendez-vous avec un inconnu à votre adresse sans que vous soyez au courant

Mais, avec Muse, Meta a passé un cap en proposant le même genre d’agent en version grand public. On pourrait s’attendre, avec ce genre de version, que le côté « à vos risques et péril » s’efface. Cela ne semble pas le cas.

Pourtant, dans la FAQ accompagnant Muse, à la question « Muse me demande-t-elle mon accord avant d’agir en mon nom ? », Meta répond « Oui. Muse est conçue pour vous demander votre autorisation avant d’effectuer certaines actions, comme envoyer des messages, effectuer des achats ou partager des informations avec une application connectée. Vous pouvez choisir d’autoriser une action une seule fois, de l’autoriser systématiquement ou de la refuser ».

Mais il est difficile pour Meta de prévoir toutes les actions qui doivent passer sous la fourche caudine de la restriction de la divulgation d’informations privées.

Ainsi, comme le raconte sur Threads l’utilisateur Matt Robb, il a laissé Muse gérer pour lui toute la discussion pour la vente d’un de ses claviers sur Facebook Marketplace. Sauf que l’agent IA de Meta a proposé un prix cassé et donné rendez-vous chez lui à l’acheteur sans que Matt Robb ne le sache. Celui-ci n’était pas physiquement présent et donc l’acheteur est reparti bredouille, après s’être déplacé et avoir attendu une vingtaine de minutes. Surtout, comme il l’indique au Guardian, si Matt Robb avait indiqué son adresse sur son annonce dans le Marketplace, il n’avait pas autorisé Muse à la partager à d’éventuels acheteurs.

Des messages consultés et stockés au mépris du refus de l’utilisateur

Mais ce n’est pas tout. Le journaliste de Inc., Jason Aten, a testé Muse sur son iPhone et son Mac. Et il s’est rendu compte que l’agent utilisait du contenu provenant de ses conversations sur l’application Messages d’Apple, sans y être autorisé. Et ce malgré le choix explicite de ne pas laisser à Muse d’accès à ses messages mais aussi à son agenda et à d’autres informations personnelles.

Après avoir demandé à l’outil, celui-ci a généré une réponse suggérant que Muse récupérait les données dans les notifications : « Lorsqu’une notification s’affiche sur votre Mac appairé, le texte de cette notification m’est transmis – en gros, ce que vous verriez dans la bannière elle-même », puis un autre assurant : « Je ne peux pas ouvrir ton application Messages, faire défiler les fils de discussion ni consulter l’historique. Je ne vois que le flux des notifications entrantes, je n’ai pas accès à tes messages ». Sauf qu’un message généré par un agent IA, même sur son fonctionnement, n’est pas forcément vrai.

En creusant un peu dans les fichiers de Muse, Jason Aten a bien repéré que Muse avait synchronisé 187 462 lignes issues de la base de données de Message. Dans un post sur Threads, il partage un extrait d’un fichier montrant que les données proviennent bien de l’application Messages. L’utilisateur affirme qu’il n’avait pas activé l’accès complet à son disque dur pour Muse, tandis que Meta n’a pas répondu à ses questions.

David Singleton, le responsable des Meta Superintelligence Labs, a de son côté promis que Muse avait été conçue « en accordant une grande importance à la sécurité et à la confidentialité ». « L’intégration de Messages dans l’application Muse pour Mac est facultative. Votre application Muse ne peut lire le contenu de Messages que si l’accès complet au disque au niveau du système macOS est accordé et si le connecteur Messages est activé », a-t-il ajouté. Comme dit plus haut, Jason Aten assure ne pas l’avoir activé.

L’Allemagne se lance concrètement pour sauver les données climatiques menacées par Trump

29 septembre 2026 à 12:56
Retten wir die Daten
L’Allemagne se lance concrètement pour sauver les données climatiques menacées par Trump

L’Allemagne se lance dans la résilience des données scientifiques sur le climat en finançant plusieurs projets et en mettant à disposition son data center créé en 2022 pour abriter les données allemandes sur le sujet. Reste que les financements ne sont pour l’instant pas pérennes et devront être renouvelés après 2027.

Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, les données sur le climat stockées par les États-Unis sont menacées. Les chercheuses et chercheurs allemands mettent maintenant en place des infrastructures pour les protéger.

Dès janvier 2025, des chercheurs et militants états-uniens ont essayé de prémunir les informations et données des agences de leur suppression. Mais l’attaque de l’administration Trump contre les données scientifiques est massive. 375 jeux de données ont déjà été touchés, selon le relevé du projet dataindex.us. Politico vient de son côté de révéler que des associations conservatrices traquent les chercheurs américains sur le climat en faisant nombre de demandes d’accès à des documents administratifs.

En Europe, une certaine volonté de les aider est affichée. L’année dernière, le directeur général délégué à la science du CNRS, Alain Schuhl affirmait que les bases de données sont « l’urgence absolue ». Mais, depuis, la plus importante structure scientifique française a encore vu son budget baisser avec le constat d’ « un net désengagement de l’État ». Et aucun projet de financement français ne semble émerger alors que la direction du CNRS s’est lancée dans une réorganisation du monde de la recherche.

Concrétisation en Allemagne

C’est d’outre-Rhin que des initiatives plus concrètes semblent arriver. Ainsi, comme l’explique le magazine de l’École de l’environnement de Yale, plusieurs racks qui vont être ajoutés dans le German Climate Computing Center (DKRZ) pour accueillir les données jusque-là stockées par les laboratoires américains. Les capacités de stockage du DKRZ, actuellement de 254 pétaoctets, se voient augmenter de 5 pétaoctets qui doivent être alloués à la sauvegarde des données venant des projets américains.

La Fondation allemande pour la recherche (DFG) a obtenu de son gouvernement des financements visant à sécuriser les référentiels de données menacés et à promouvoir la résilience des données. En tout, l’Allemagne prévoit de financer 10 projets autour de cette « résiliences des données ».

Le projet SEND Earth Data va, par exemple, identifier les jeux de données et les services à risque et mettre en place des systèmes de redondance « là où cela s’avère nécessaire et en élaborant des stratégies durables pour leur conservation et leur accessibilité à long terme ». L’idée n’est pas seulement de faire des backups mais d’instaurer des standards pour l’acquisition des données, s’assurer de leur qualité, de leur enrichissement par des métadonnées et de leur conservation à long terme.

Certains chercheurs allemands ont déjà identifié des besoins. Ainsi, un autre projet, nommé CMIP7-ark, a prévu de mettre en place sur le DKRZ ce qu’ils appellent une « zone de réplication d’urgence » pour « dupliquer les flux de données américains hautement prioritaires dès leur publication » concernant le CMIP7, un projet international de comparaison des modèles climatiques.

« Bien que les données soient diffusées par l’intermédiaire de l’Earth System Grid Federation (ESGF), les faiblesses structurelles et les coupes budgétaires prévues au sein des agences scientifiques américaines (NASA, NOAA, NCAR, DOE) menacent la stabilité opérationnelle de leurs nœuds de données locaux », expliquent-ils. « Toute interruption de l’accès créerait un « vide de données » critique, entravant gravement les capacités de recherche allemandes en matière de détection de signaux climatiques à haute résolution et de modélisation comparative du système terrestre ».

Des projets de résilience des données au-delà du climat

Les projets de « résilience des données » ne s’arrêtent pas au climat. Ainsi, le biologiste Lorenz Christian Reimer a convaincu la DFG de financer l’intégration des données de transcriptions de gènes du projet RegulonDB, créé en 1998 et financé jusqu’à récemment par le NIH américain, dans l’outil DSMZ Digital Diversity géré par son équipe.

La DFG finance aussi un projet qui veut « répondre au besoin urgent de créer une plateforme européenne dédiée au dépôt des données biomoléculaires de résonance magnétique nucléaire (RMN), actuellement stockées, annotées et gérées par le BMRB aux États-Unis ».

Mais un financement non pérenne

L’Allemagne semble donc avoir mis les mains dans le cambouis de la « résilience » des données de la science, jusque-là très souvent stockées par les diverses agences états-uniennes. Si on peut saluer l’effort, notons quand même que la DFG souligne dans ses « guidelines » [PDF] que « cette initiative de financement est limitée aux années 2026 et 2027 » et que les « projets peuvent bénéficier d’un financement jusqu’au 31 décembre 2027 au plus tard ; cette date marque également la fin de la durée du projet ».

Ce financement « par projet », qui s’est généralisé depuis des années dans la recherche européenne et qui limite sa portée à quelques années, est en contradiction avec la résilience des données qui demande que l’engagement de financement s’étale sur le long terme. Les chercheurs qui les portent vont devoir espérer que d’autres institutions, allemandes ou européennes, acceptent de reprendre le flambeau.

L’Allemagne se lance concrètement pour sauver les données climatiques menacées par Trump

29 septembre 2026 à 12:56
Retten wir die Daten
L’Allemagne se lance concrètement pour sauver les données climatiques menacées par Trump

L’Allemagne se lance dans la résilience des données scientifiques sur le climat en finançant plusieurs projets et en mettant à disposition son data center créé en 2022 pour abriter les données allemandes sur le sujet. Reste que les financements ne sont pour l’instant pas pérennes et devront être renouvelés après 2027.

Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, les données sur le climat stockées par les États-Unis sont menacées. Les chercheuses et chercheurs allemands mettent maintenant en place des infrastructures pour les protéger.

Dès janvier 2025, des chercheurs et militants états-uniens ont essayé de prémunir les informations et données des agences de leur suppression. Mais l’attaque de l’administration Trump contre les données scientifiques est massive. 375 jeux de données ont déjà été touchés, selon le relevé du projet dataindex.us. Politico vient de son côté de révéler que des associations conservatrices traquent les chercheurs américains sur le climat en faisant nombre de demandes d’accès à des documents administratifs.

En Europe, une certaine volonté de les aider est affichée. L’année dernière, le directeur général délégué à la science du CNRS, Alain Schuhl affirmait que les bases de données sont « l’urgence absolue ». Mais, depuis, la plus importante structure scientifique française a encore vu son budget baisser avec le constat d’ « un net désengagement de l’État ». Et aucun projet de financement français ne semble émerger alors que la direction du CNRS s’est lancée dans une réorganisation du monde de la recherche.

Concrétisation en Allemagne

C’est d’outre-Rhin que des initiatives plus concrètes semblent arriver. Ainsi, comme l’explique le magazine de l’École de l’environnement de Yale, plusieurs racks qui vont être ajoutés dans le German Climate Computing Center (DKRZ) pour accueillir les données jusque-là stockées par les laboratoires américains. Les capacités de stockage du DKRZ, actuellement de 254 pétaoctets, se voient augmenter de 5 pétaoctets qui doivent être alloués à la sauvegarde des données venant des projets américains.

La Fondation allemande pour la recherche (DFG) a obtenu de son gouvernement des financements visant à sécuriser les référentiels de données menacés et à promouvoir la résilience des données. En tout, l’Allemagne prévoit de financer 10 projets autour de cette « résiliences des données ».

Le projet SEND Earth Data va, par exemple, identifier les jeux de données et les services à risque et mettre en place des systèmes de redondance « là où cela s’avère nécessaire et en élaborant des stratégies durables pour leur conservation et leur accessibilité à long terme ». L’idée n’est pas seulement de faire des backups mais d’instaurer des standards pour l’acquisition des données, s’assurer de leur qualité, de leur enrichissement par des métadonnées et de leur conservation à long terme.

Certains chercheurs allemands ont déjà identifié des besoins. Ainsi, un autre projet, nommé CMIP7-ark, a prévu de mettre en place sur le DKRZ ce qu’ils appellent une « zone de réplication d’urgence » pour « dupliquer les flux de données américains hautement prioritaires dès leur publication » concernant le CMIP7, un projet international de comparaison des modèles climatiques.

« Bien que les données soient diffusées par l’intermédiaire de l’Earth System Grid Federation (ESGF), les faiblesses structurelles et les coupes budgétaires prévues au sein des agences scientifiques américaines (NASA, NOAA, NCAR, DOE) menacent la stabilité opérationnelle de leurs nœuds de données locaux », expliquent-ils. « Toute interruption de l’accès créerait un « vide de données » critique, entravant gravement les capacités de recherche allemandes en matière de détection de signaux climatiques à haute résolution et de modélisation comparative du système terrestre ».

Des projets de résilience des données au-delà du climat

Les projets de « résilience des données » ne s’arrêtent pas au climat. Ainsi, le biologiste Lorenz Christian Reimer a convaincu la DFG de financer l’intégration des données de transcriptions de gènes du projet RegulonDB, créé en 1998 et financé jusqu’à récemment par le NIH américain, dans l’outil DSMZ Digital Diversity géré par son équipe.

La DFG finance aussi un projet qui veut « répondre au besoin urgent de créer une plateforme européenne dédiée au dépôt des données biomoléculaires de résonance magnétique nucléaire (RMN), actuellement stockées, annotées et gérées par le BMRB aux États-Unis ».

Mais un financement non pérenne

L’Allemagne semble donc avoir mis les mains dans le cambouis de la « résilience » des données de la science, jusque-là très souvent stockées par les diverses agences états-uniennes. Si on peut saluer l’effort, notons quand même que la DFG souligne dans ses « guidelines » [PDF] que « cette initiative de financement est limitée aux années 2026 et 2027 » et que les « projets peuvent bénéficier d’un financement jusqu’au 31 décembre 2027 au plus tard ; cette date marque également la fin de la durée du projet ».

Ce financement « par projet », qui s’est généralisé depuis des années dans la recherche européenne et qui limite sa portée à quelques années, est en contradiction avec la résilience des données qui demande que l’engagement de financement s’étale sur le long terme. Les chercheurs qui les portent vont devoir espérer que d’autres institutions, allemandes ou européennes, acceptent de reprendre le flambeau.

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