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Week-end sanglant dans le sud du Liban : “Israël opte pour l’escalade”

Depuis la prise, jeudi 3 septembre, d’une position stratégique du Hezbollah, l’armée israélienne a intensifié ces derniers jours ses bombardements particulièrement meurtriers dans la région de Nabatiyé.

© L’ORIENT-LE JOUR

La première page du quotidien francophone libanais “L’Orient-Le Jour”, édition du 7 septembre 2026.
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Présidentielle 2027 : «Nul ne gagnera ni ne gouvernera seul», deux macronistes historiques appellent à une coalition «de Glucksmann à Bertrand»

Clément Beaune et Philippe Grangeon lancent lundi un «appel solennel» à bâtir une coalition rassemblant le bloc central, une gauche sans LFI et une droite sans RN pour la présidentielle de 2027.

© Sébastien SORIANO / LE FIGARO

Clément Beaune, haut-commissaire au Plan, à Paris le 9 janvier 2026.
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Il a passé quatre jours dans la nature : le soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie a réussi à s’évader

José Olger Melo Charry a réussi à s’échapper après avoir été détenu plusieurs jours par des dissidents des FARC à Nariño, et a rejoint par ses propres moyens un poste de police, affirme le journal El Tiempo.

© Joaquin SARMIENTO / AFP

Le principal commandant d’une faction dissidente des FARC, alias «Ivan Mordisco» (au centre), lors d’une rencontre avec des communautés locales à San Vicente del Caguán, dans le département de Caquetá en Colombie, le 16 avril 2023.
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Xteink X4 Classic : La liseuse de poche encore plus réactive

La Xteink X4 Classic est annoncée, la version Xteink X4 de base avait disparu de la boutique de la marque suite à la sortie de la Xteink X4 Pro en juillet. Cette nouvelle venue apporte beaucoup de nouveautés tout en s’ouvrant aux communautés de développeurs.

La Xteink X4 Classic à gauche, la Xteink X4 à droite.

La Xteink X4 Classic à gauche, la Xteink X4 à droite. Source : Reddit

Le pragmatisme des sociétés comme Xteink est légendaire. Si une solution qui va contre ses propres plans s’avère plus efficace et plus économique, alors il faut la suivre. Quitte à abandonner ses travaux en cours et tout chambouler. C’est ce qui se passe ici. La marque, apeurée il y a quelques mois de l’intérêt de son offre auprès des communautés libres, avait entrepris de verrouiller une partie de ses modèles destinés à son marché interne. L’apparition d’outils de lecture qui remplaçaient son offre semblait les inquiéter… Mais avec un peu de recul, Xteink s’est rendu compte qu’au lieu de leur porter préjudice, des solutions comme Crosspoint étaient au contraire les meilleurs ambassadeurs pour ses produits.

Résultat, les nouvelles liseuses sont désormais toutes déverrouillées et tout un chacun peut venir y installer le firmware de son choix. Un changement de logique bénéfique pour tout le monde. Attention toutefois, Xteink ne couvre absolument pas les risques de modification logicielle dans sa garantie. Si le passage à un firmware est d’une simplicité enfantine, ce changement s’opère à vos risques et périls. À noter que Crosspoint est déjà compatible avec la Classic, la marque a sans doute travaillé avec les équipes en leur envoyant des prototypes.

La Xteink X4 Classic est plus fine à droite.

La Xteink X4 Classic est plus fine à droite. Source Reddit.

Cela n’est pas le seul changement proposé par la marque. Si la Xteink X4 Classic est en réalité une Xteink X4 V2, un reboot de l’offre de base, elle vise à peaufiner l’offre précédente. On garde l’écran de 4.3 pouces de diagonale avec encre électronique, on n’a toujours pas d’éclairage frontal qui est un des éléments forts de l’offre « pro », mais la liseuse offre un meilleur contraste. Le châssis est plus fin avec 4.9 mm d’épaisseur seulement, plus léger également en glissant de 77 à 68 grammes et embarque malgré tout une batterie plus conséquente. La Xteink X4 Classic propose 920 mAh contre 650 mAh auparavant. Ces évolutions vont lui offrir une meilleure autonomie et, avec son système d’accroche magnétique, permettre de positionner la liseuse facilement au dos d’un smartphone ou dans une pochette qui vous accompagnera partout.

On garde un écran non tactile, point assez important de l’offre puisque dans un format si étroit, l’écran doit rester insensible pour éviter les manipulations hasardeuses. Le contrôle se fait donc avec deux jeux de boutons situés sur la tranche droite et en bas de l’affichage. Un système très pratique pour tourner les pages d’une seule main en tenant la barre d’un bus en même temps. La marque intègre désormais un second mode de lecture qui aurait évité bien des soucis aux moines copistes du nom de la Rose. On peut secouer légèrement la Xteink X4 Classic pour changer de page. Je ne suis pas forcément fan de l’idée car j’ai connu ce genre d’options avec des smartphones et les « faux positifs » étaient nombreux, mais j’attendrai de tester avant de donner un avis.

Le logiciel de la Xteink X4 Classic natif évolue également

Le système interne évolue également avec l’ajout de petites touches intéressantes comme la présence d’une horloge en bas de page. Il est également plus rapide dans son interface : changements de page, consultation de la bibliothèque et réglages, tout est plus fluide que la génération précédente. Le constructeur propose également un chargement de livres à la volée très simple. Un fichier Epub, PDF, Mobi ou Txt – et bien d’autres format – peut naviguer sans fil de votre PC ou de votre smartphone vers la Xteink X4 Classic directement. Pas besoin de câble, pas besoin de manipulations compliquées.

La Xteink X4 Classic à gauche propose des ports POGO.

La Xteink X4 Classic à gauche propose des ports POGO. Source : Reddit

En parlant de câble, la version « Classic » rejoint ici la version « pro » et perd son interface USB Type-C, elle est remplacée par un câble POGO qui permettra de transférer vos données et de recharger l’appareil. Celui-ci mesure 11.4 cm de haut pour 6.9 cm de large et propose par défaut une carte MicroSD de 16 Go. Il est compatible avec des cartes MicroSDXC de 256 Go maximum. Sa connexion sans fil est basique, un Wi-Fi5 seulement, mais les données à déplacer sont minimalistes.

Le Xteink X4 Classic est proposé à 89€ sur le site de la marque. La liseuse Pro est désormais à 109€. 

Voir l’offre chez Xteink

Xteink X4 Classic : La liseuse de poche encore plus réactive © MiniMachines.net. 2026

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« Cela m’a pris seulement quelques minutes » : comment cet entrepreneur s’est entouré d’un comex grâce à l’intelligence artificielle

Alexis Jouffa a testé un nouvel outil, qui permet de soumettre un projet à une brochette d’agents IA spécialisés.

© Gevira Investments

Alexis Jouffa, fondateur de Gevira Investments, un family office consacré à l’investissement immobilier
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«Je suis ici pour faire mes adieux au général» : en habits de deuil, des milliers de Serbes défilent devant le cercueil de Ratko Mladic

Des milliers de Serbes ont rendu hommage ce lundi à l’ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, décédé le 27 août dernier. Le «Boucher des Balkans» avait été condamné par la justice internationale à perpétuité pour des crimes commis pendant la guerre de Bosnie.

© Figaro Live

Des milliers de Serbes font la queue pour rendre hommage au cercueil de Ratko Mladic, le «Boucher des Balkans»
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Marseille : le Marché du Soleil, véritable temple de la contrefaçon, condamné à la fermeture

La fermeture de ce grand bazar du centre-ville a été prononcée lundi par le tribunal correctionnel ainsi qu’une amende douanière de 49 millions d’euros, infligée solidairement à plusieurs prévenus. Trois policiers municipaux corrompus ont également été condamnés.

© Nicolas Farmine / Le Figaro

Une vaste enquête douanière est à l’origine de la chute du Marché du Soleil.
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« N’en déplaise à la Maison Blanche, ni Tetris ni Pikachu ne sont MAGA »

La Maison Blanche a mis en ligne sur son site une série de jeux vidéo – dans l’un d’eux, il s’agit de bâtir un mur de séparation avec le Mexique, à la manière du célèbre « Tetris ». L’éditeur s’est indigné de ce détournement. Une attitude qui tranche avec la complaisance habituelle des géants de la tech vis-à-vis de l’administration Trump, relève Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».

© ADAM GRAY/GETTY IMAGES VIA AFP

Une personne déguisée en Pikachu lors d’une manifestation contre les expulsions et l’ICE, la police fédérale de l’immigration, à New York, le 10 juin 2025.
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« Le pire krach du jeu vidéo depuis les années 80 » : l’industrie cherche la sortie de crise

Mon jeu vidéo va craquer
« Le pire krach du jeu vidéo depuis les années 80 » : l’industrie cherche la sortie de crise

L’industrie du jeu vidéo vit un crash au ralenti : le secteur multiplie les charrettes de licenciements, le marché des consoles stagne, les joueurs dépensent beaucoup moins et se contentent de jouer à un ou deux jeux en rotation… Après des années de croissance portée par des budgets toujours plus énormes, le modèle du blockbuster est arrivé à un point de rupture.

« C’est le pire krach du jeu vidéo, ou la pire perturbation, que nous ayons connu depuis les années 1980, lorsque Atari s’est effondré et a été remplacé par Nintendo », affirme Tim Sweeney, le directeur général d’Epic, dans le numéro 428 du magazine Edge.

Les budgets explosent, le nombre de joueurs reste le même

L’ampleur n’est cependant pas comparable. Le marché américain du jeu vidéo s’est effondré en 1983, saturé par trop de machines, trop de jeux médiocres et une mauvaise distribution, ce qui a abouti à une perte de confiance du public et des détaillants. D’autres activités, comme le secteur de l’arcade ou encore les micro-ordinateurs, ne se portaient pas si mal.

« Ce qui s’est passé dans les années 1980, c’est qu’Atari a simplement produit beaucoup de très mauvais jeux, et que sa plateforme matérielle est morte », résume Tim Sweeney. La situation actuelle est très différente, car les causes profondes de la crise sont multiples.


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Sa famille a fui Cuba et le communisme, il milite pour les Socialistes démocrates d’Amérique à Miami

Oscar Alvarez est un jeune militant cubano-américain qui fait du porte-à-porte pour le parti socialiste démocrate à Miami, au grand dam de sa famille anticastriste qui s’est exilée de Cuba. Le reportage du “Washington Post” en Floride.

© Photo Saul Martinez/The Washington Post

Oscar Alvarez en campagne pour un candidat socialiste au Congrès de Washington, en juillet, à Miami Beach.
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RPCS3 lit désormais directement les Blu-ray des jeux PS3

Alors que Sony prépare tranquillement la fin du physique sur PlayStation à partir de 2028 et que dans le même temps, Xbox met en place un programme Disc-to-Digital qui transforme des disques physiques en licences numériques, un acteur nettement moins officiel, RPCS3, vient narguer la première de ces deux multinationales. Du côté de l’émulateur de PlayStation 3, la prise en charge de la lecture directe depuis un lecteur de disques, jusqu'ici limitée à Windows, est désormais également disponible sous Linux, macOS et FreeBSD... [Tout lire]
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Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

Travail ingrat
Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

Cette distribution Linux se destine avant tout aux Mac équipés de puces Apple Silicon, que l’entreprise a inaugurées il y a six ans avec sa puce M1. Alors que les premières machines M6 sont depuis peu sur le marché, Asahi annonce la prise en charge des puces M3. Mais attention, il reste beaucoup de travail.

Asahi Linux vise à porter Linux sur les Mac équipés de puces Apple Silicon. Il s’agit d’un travail de titan, car l’architecture d’Apple n’est pas ouverte. Les développeurs procèdent donc par tâtonnement et rétro-ingénierie, sans aucune documentation technique pour les y aider. Apple n’a aucun intérêt en effet à documenter sa technologie, puisqu’elle est la seule à l’utiliser et qu’elle est consciente des très bonnes performances de ses puces, constituant un avantage concurrentiel certain.

Pour avancer, les développeurs doivent ainsi analyser les microprogrammes (firmwares), la mémoire et le comportement des composants (contrôleur d’affichage, processeur de sécurité, contrôleur mémoire unifiée, etc.). Il faut ensuite en déduire un fonctionnement reproductible pour l’intégrer dans un système d’exploitation libre. La distribution de référence est Fedora Asahi Remix, mais le travail effectué est notamment repris dans le noyau Linux.

Un gros pas vers les puces M3

Comme indiqué par Phoronix le 6 septembre, le support officiel des Mac équipés de puces Apple M3 (M3, M3 Pro, M3 Max) vient d’être intégré à l’installateur du projet. Seule exception, la version Ultra de la puce, que l’on peut retrouver dans le Mac Studio dans sa configuration maximale.

Le niveau de prise en charge est proche de celui déjà obtenu sur les puces M1 et M2 (et leurs variantes). Le support comprend notamment la webcam, les microphones intégrés, l’USB, le décodage vidéo matériel avec support de l’AV1, le Wi-Fi et le Bluetooth.

Attention cependant, car les mêmes limites initiales qu’avec les générations M1 et M2 recommencent, à cause de deux composants qui donnent du fil à retordre aux développeurs. D’abord, le contrôleur d’affichage (DCP, Display Controller Processor), un coprocesseur dédié et propriétaire introduit avec la puce A14 (iPhone 12). Son support n’est que très partiel, car il a fallu passer par un hyperviseur interceptant les appels entre macOS et la puce. En conséquence, la machine ne peut pas être mise en veille et le HDMI ne fonctionne pas.

De même, le support du GPU reste expérimental. Les performances sont donc très limitées et son utilisation consomme beaucoup plus d’énergie qu’elle ne le devrait. Lors de la conférence X.Org qui se tiendra du 28 au 30 septembre, une partie de l’équipe de développement viendra rendre compte des progrès accomplis sur ce point.

Un travail de longue haleine.

Dans le billet d’annonce sur le site officiel de la distribution, James Calligeros (l’un des développeurs d’Asahi) indique cependant que l’équipe aura davantage d’informations sur ces sujets dans les mois à venir. Comme avec les générations M1 et M2, il est très probable que les développeurs finiront par obtenir le support complet du GPU et du DCP. Sur les deux premières générations, GPU a atteint la conformité officielle (auprès du Khronos Group) pour OpenGL 4.6, OpenCL 3.0 et Vulkan 1.3 (ainsi qu’OpenGL ES 3.2)

Le travail reste cependant « ingrat », car il faut recommencer à chaque nouvelle génération de puces, à cause des changements d’architecture et autres améliorations apportées chaque année. Il en ira de même pour le support des puces M4.

En outre, il faut garder en tête que « pleinement fonctionnel » a une définition particulière dans le cadre d’Asahi. L’appellation indique surtout que toutes les fonctions de base sont supportées et que la machine a, dans l’ensemble, le comportement que l’on peut en attendre dans une utilisation quotidienne. Des fonctions restent indisponibles, comme le HDR ou certaines configurations Thunderbolt (pour les machines qui l’ont).

Une lente intégration dans le noyau Linux

Une partie du travail réalisé par les développeurs d’Asahi atterrit ensuite dans le noyau Linux lui-même. Le processus est bien sûr plus lent et sélectif, car seuls les composants jugés suffisamment matures sont intégrés. Ils sont alors soumis aux mainteneurs des sous-systèmes concernés (DRM pour l’affichage, IOMMU pour la gestion mémoire, etc.), selon le processus habituel de relecture par correctifs.

On retrouve ainsi des composants comme le pilote DCP de base, le contrôleur IOMMU pour la mémoire, le pilote SMC (contrôleur de gestion système) ou encore les contrôleurs GPIO. Le pilote graphique complet, en revanche, n’en fait pas partie. D’une part, il est nettement plus volumineux que les autres composants.

D’autre part, il est en grande partie écrit en Rust, ce qui avait soulevé des tensions sur les discussions d’intégration au noyau. Ces tensions avaient poussé Hector Martin, fondateur et responsable historique du projet, à démissionner de son rôle de mainteneur et de la direction. La décision était intervenue notamment à la suite de remontrances de Linus Torvalds. Ce dernier indiquait alors ne pas être contre Rust dans le noyau (le code Rust y est en augmentation depuis trois ans), mais il n’avait pas apprécié qu’Hector Martin passe par les réseaux sociaux pour tenter de convaincre la communauté.

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Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

Travail ingrat
Asahi Linux progresse sur les Mac Apple Silicon avec le support de la puce M3

Cette distribution Linux se destine avant tout aux Mac équipés de puces Apple Silicon, que l’entreprise a inaugurées il y a six ans avec sa puce M1. Alors que les premières machines M6 sont depuis peu sur le marché, Asahi annonce la prise en charge des puces M3. Mais attention, il reste beaucoup de travail.

Asahi Linux vise à porter Linux sur les Mac équipés de puces Apple Silicon. Il s’agit d’un travail de titan, car l’architecture d’Apple n’est pas ouverte. Les développeurs procèdent donc par tâtonnement et rétro-ingénierie, sans aucune documentation technique pour les y aider. Apple n’a aucun intérêt en effet à documenter sa technologie, puisqu’elle est la seule à l’utiliser et qu’elle est consciente des très bonnes performances de ses puces, constituant un avantage concurrentiel certain.

Pour avancer, les développeurs doivent ainsi analyser les microprogrammes (firmwares), la mémoire et le comportement des composants (contrôleur d’affichage, processeur de sécurité, contrôleur mémoire unifiée, etc.). Il faut ensuite en déduire un fonctionnement reproductible pour l’intégrer dans un système d’exploitation libre. La distribution de référence est Fedora Asahi Remix, mais le travail effectué est notamment repris dans le noyau Linux.

Un gros pas vers les puces M3

Comme indiqué par Phoronix le 6 septembre, le support officiel des Mac équipés de puces Apple M3 (M3, M3 Pro, M3 Max) vient d’être intégré à l’installateur du projet. Seule exception, la version Ultra de la puce, que l’on peut retrouver dans le Mac Studio dans sa configuration maximale.

Le niveau de prise en charge est proche de celui déjà obtenu sur les puces M1 et M2 (et leurs variantes). Le support comprend notamment la webcam, les microphones intégrés, l’USB, le décodage vidéo matériel avec support de l’AV1, le Wi-Fi et le Bluetooth.

Attention cependant, car les mêmes limites initiales qu’avec les générations M1 et M2 recommencent, à cause de deux composants qui donnent du fil à retordre aux développeurs. D’abord, le contrôleur d’affichage (DCP, Display Controller Processor), un coprocesseur dédié et propriétaire introduit avec la puce A14 (iPhone 12). Son support n’est que très partiel, car il a fallu passer par un hyperviseur interceptant les appels entre macOS et la puce. En conséquence, la machine ne peut pas être mise en veille et le HDMI ne fonctionne pas.

De même, le support du GPU reste expérimental. Les performances sont donc très limitées et son utilisation consomme beaucoup plus d’énergie qu’elle ne le devrait. Lors de la conférence X.Org qui se tiendra du 28 au 30 septembre, une partie de l’équipe de développement viendra rendre compte des progrès accomplis sur ce point.

Un travail de longue haleine.

Dans le billet d’annonce sur le site officiel de la distribution, James Calligeros (l’un des développeurs d’Asahi) indique cependant que l’équipe aura davantage d’informations sur ces sujets dans les mois à venir. Comme avec les générations M1 et M2, il est très probable que les développeurs finiront par obtenir le support complet du GPU et du DCP. Sur les deux premières générations, GPU a atteint la conformité officielle (auprès du Khronos Group) pour OpenGL 4.6, OpenCL 3.0 et Vulkan 1.3 (ainsi qu’OpenGL ES 3.2)

Le travail reste cependant « ingrat », car il faut recommencer à chaque nouvelle génération de puces, à cause des changements d’architecture et autres améliorations apportées chaque année. Il en ira de même pour le support des puces M4.

En outre, il faut garder en tête que « pleinement fonctionnel » a une définition particulière dans le cadre d’Asahi. L’appellation indique surtout que toutes les fonctions de base sont supportées et que la machine a, dans l’ensemble, le comportement que l’on peut en attendre dans une utilisation quotidienne. Des fonctions restent indisponibles, comme le HDR ou certaines configurations Thunderbolt (pour les machines qui l’ont).

Une lente intégration dans le noyau Linux

Une partie du travail réalisé par les développeurs d’Asahi atterrit ensuite dans le noyau Linux lui-même. Le processus est bien sûr plus lent et sélectif, car seuls les composants jugés suffisamment matures sont intégrés. Ils sont alors soumis aux mainteneurs des sous-systèmes concernés (DRM pour l’affichage, IOMMU pour la gestion mémoire, etc.), selon le processus habituel de relecture par correctifs.

On retrouve ainsi des composants comme le pilote DCP de base, le contrôleur IOMMU pour la mémoire, le pilote SMC (contrôleur de gestion système) ou encore les contrôleurs GPIO. Le pilote graphique complet, en revanche, n’en fait pas partie. D’une part, il est nettement plus volumineux que les autres composants.

D’autre part, il est en grande partie écrit en Rust, ce qui avait soulevé des tensions sur les discussions d’intégration au noyau. Ces tensions avaient poussé Hector Martin, fondateur et responsable historique du projet, à démissionner de son rôle de mainteneur et de la direction. La décision était intervenue notamment à la suite de remontrances de Linus Torvalds. Ce dernier indiquait alors ne pas être contre Rust dans le noyau (le code Rust y est en augmentation depuis trois ans), mais il n’avait pas apprécié qu’Hector Martin passe par les réseaux sociaux pour tenter de convaincre la communauté.

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