Pendant les soldes, il y a des réductions sur les offres Nord VPN ainsi qu’un mois offert

[Deal du jour] NordVPN joue le jeu des soldes d'hiver et propose en exclusivité des promotions sur l’ensemble de ses abonnements ainsi qu'un mois offert.

[Deal du jour] NordVPN joue le jeu des soldes d'hiver et propose en exclusivité des promotions sur l’ensemble de ses abonnements ainsi qu'un mois offert.

L'histoire d'amour qui unit Bella Swan et Edward Cullen a profondément marqué la littérature young adult ainsi que le cinéma des années 2010. Pour replonger dans ce monde vampirique, vous pouvez heureusement compter sur les plateformes de streaming. Voici comment vous pouvez regarder l'intégrale de Twilight, directement depuis votre canapé.

L'année 2026 promet d'être riche en nouveautés 100 % électriques. Outre les SUV, ce sont surtout les voitures abordables qui devraient avoir le vent en poupe.

Il y a de nombreux sets Lego en promotion pendant les soldes d'hiver. Si vous êtes à la recherche d’un set amusant à monter, et principalement pour exposer fièrement, vous trouverez votre bonheur dans cette sélection.

Ce qui se joue dans des pays comme la Thaïlande n’a rien d’anecdotique. Quand les constructeurs historiques y délaissent les électriques, le marché passe sous contrôle chinois. Cet édito de la newsletter Watt Else du 8 janvier a été rédigé depuis le pays concerné.

Cette semaine, c'était le CES à Las Vegas, et le monde de la tech s'est enthousiasmé pour toutes sortes de gadgets et de services. Mais ce n'était pas la seule chose à retenir dans l'actualité.
Scenari est un ensemble de logiciels open source dédiés à la production collaborative, publication et diffusion de documents multi-support. Vous rédigez une seule fois votre contenu et vous pouvez les générer sous plusieurs formes : site web, PDF, OpenDocument, diaporama, paquet SCORM (Sharable Content Object Reference Model)… Vous ne vous concentrez que sur le contenu et l’outil se charge de créer un rendu professionnel accessible et responsive (qui s’adapte à la taille de l’écran).
À chaque métier/contexte son modèle Scenari :

L’association Scenari te souhaite une belle et heureuse année 2026, pleine de projets Scenari ☘️

Tu as des questions sur Scenari avant de tester ?
Tu voudrais une petite démo ?
Tu commences à utiliser Scenari et tu as besoin d’un peu de soutien ?
Cette visio est faite pour toi : vendredi 19 décembre à 16h sur https://scenari.org/visio/miniwebinaire
Lien Agenda du Libre
Lien Mobilizon |
Mardi 27 janvier de 16h30 à 17h30 heure de Paris, à l’adresse https://scenari.org/visio/miniwebinaire.
Ce mini-webinaire servira à présenter un modèle déjà très connu et ancien, mais que beaucoup ne connaissent que de nom : Topaze.
Topaze permet de concevoir des parcours multi-linéaires et de réutiliser des contenus Opale. Idéal pour concevoir des jeux sérieux, des études de cas… où le parcours s’adapte au rythme d’apprentissage de l’apprenant.
Pour que la session colle au mieux aux besoins de la communauté, tu peux participer à ce fil de discussion sur le forum.
Les enregistrements des mini-webinaires précédents sont sur la page dédiée de scenari.org et dans notre canal peertube.
Pour proposer des sujets, rends-toi sur ce fil de discussion.
J'ai découvert le monde de Scenari en mai 2010 grâce à mon compère Guy Vedrenne. Il m’a dit : « on a un projet de formation à sortir pour septembre et on va le médiatiser avec Opale ». J’ai dit OK et le monde des poupées russes de l’ami Opale est devenu un terrain connu.
Avec le temps, j’ai voulu gouter à Topaze pour créer des parcours différentiés et pour ça, j’ai rencontré Katia Quelennec qui a formé un petit groupe à ce modèle bien sympathique.
J'ai aussi utilisé Webmedia pour voir ce que cela permettait avec des vidéos et je le trouve très opérationnel, Dokiel pour mettre en place des tutos et les mettre à disposition facilement, Optim pour créer des mini sites pour présenter des projets de formation en dehors des plateformes LMS.
Enfin, on entend souvent que le “rendu” n’est pas très beau par rapport à d’autres outils, alors un petit tour sur Styler a solutionné pas mal de critiques avec l’appui du forum Scenari et surtout avec les posts de réponse de Samuel Monsarrat.
Aujourd'hui, nous produisons nos formations principalement avec notre serveur Scenari et avec Myscenari.
Bref, Scenari c’est une belle chaine éditoriale contenant plein d’outils utiles, mais c’est surtout une belle communauté très active.
![]() |
Frédéric Waymel, Responsable du pôle technique du Centre Ministériel d’Appui à la formation à distance d’Aix-en-provence. Modèles utilisés : Modèles utilisés : Opale, Topaze, Dokiel, Optim, Webmedia |

La carte des scénaristes te sert à connaître les utilisateur⋅rice⋅s de scenari de ton entourage.
On t’invite à t’y inscrire ou à y vérifier que tes informations y sont à jour.
Opale incorpore nativement, aux publications web et diaporama, des outils d’accessibilité numérique pour le public dys.
Il suffit d’activer l’option dans l’item de génération dans les blocs « paramétrage web » ou « paramétrage diaporama ».

![]() |
C’est le nombre de jours de travail que Kelis a dédié aux développements du cœur Scenari en une seule année (2024). |
Comme disait François Elie, fondateur de l’ADULLACT : « Un logiciel libre est gratuit, une fois qu’il est payé ».
Si les logiciels Scenari gratuits et de qualité dont nous profitons tou⋅te⋅s existent, c’est parce des organisations décident de financer les développements et de les reverser dans le libre pour la communauté.
Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

[Deal du jour] Cdiscount profite des soldes d’hiver pour proposer un forfait 5G de 250 Go à un prix imbattable.

Publications alléchantes sur les réseaux sociaux, groupes WhatsApp ou prises de contact sur Telegram… l’écosystème de l’arnaque à la tâche a multiplié les canaux pour attirer ses cibles. Cette escroquerie exploite la quête de petits compléments de revenus pour dépouiller méthodiquement les victimes.

Pour son dernier voyage dans le Monde à l’Envers, Stranger Things a mis les petits plats dans les grands, du côté des références à la pop culture. La série des frères Duffer rend ainsi hommage une dernière fois aux années 80, leur décennie chérie, mais pas seulement. Découvrez 13 détails cachés dans la saison 5 de Stranger Things.

Ce qui ressemblait hier encore à de la science-fiction est désormais une réalité clinique : l’édition du génome humain avec CRISPR-Cas9 commence à guérir des maladies jusque-là incurables. Mais où en est réellement cette révolution annoncée ? Entre premiers succès cliniques, limites techniques et questions éthiques persistantes, les thérapies issues de CRISPR dessinent un paysage où promesses et prudence sont désormais indissociables.

Vous aimez les enquêtes à résoudre et les twists en pagaille ? Alors, vous devriez adorer ces 4 séries policières, disponibles sur Netflix, Prime Video ou encore Arte, durant le mois de janvier 2026.

Les soldes battent leur plein depuis le 7 janvier 2026. Si la première démarque n’est pas toujours synonyme de remises spectaculaires, elle réserve déjà quelques très bonnes surprises. Numerama a regroupé ici les 5 meilleurs deals de la première semaine des soldes d’hiver.

Des associations de consommateurs ont récompensé des produits dévoilés au CES avec des anti-awards, mettant en avant les problèmes de société qu'elles ont relevés. On a listé les gagnants et analysé les résultats.

Le web a fait sauter les barrières de la connaissance. L'IA générative, petit à petit, fait sauter les barrières de la création numérique. Si vous vous dites encore que ce n'est pas fait pour vous ou que vous ne vous y connaissez pas assez, vous êtes au bon endroit : on va créer, pas à pas, une petite extension Chrome. Et j'espère que cette expérience vous débloquera un nouvel horizon de possibilités.

Une vidéo d'une Tesla qui tire un énorme camion dans la neige ukrainienne est devenue virale — jusqu'à être republiée par le compte officiel de la marque sur X. Pour autant, est-ce vraiment possible qu'une petite berline tracte un si gros camion dans une situation précaire ?
Cette dépêche raconte un vieux bug que j’ai eu sur un satellite. L’identification, la reproduction, la correction. C’est le bug qui m’a le plus intéressé/marqué dans ma carrière (jusqu’ici), C’est pourquoi cela pourrait aussi vous intéresser.
Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine. Ah non, pardon. Un long weekend de 14 juillet, sur une plage, je reçois un coup de fil : « Un des satellites a rebooté, à cause d’une erreur logicielle, est-ce que tu es disponible pour venir comprendre ce qu’il s’est passé ? A priori, il fonctionne toujours, mais il est passé tout seul sur le calculateur redondant. »
Quelques mois avant, on avait lancé une première grappe de six satellites ; d’autres lancements sont prévus pour compléter une constellation dans les mois/années à venir. Comme tout marche bien depuis des mois, personne de l’équipe logiciel de bord n’est d’astreinte. Sur ces satellites, j’étais surtout sur la partie validation. En gros, ce jour-là pour moi, ce n’était pas possible, mais j’y suis allé le lendemain, un samedi ou dimanche.
Si nos managers nous ont appelé, c’est parce quand un satellite bugue en prod (on va dire en vol, plutôt), c’est comme pour n’importe quel autre logiciel, des gens veulent des réponses à des questions comme :
Par contre, les moyens sont potentiellement différents de ce que vous avez dans d’autres environnements (ou pas, j’imagine que ça dépend des gens) Ce qu’on a :
Premier élément, qui a mené au fait que c’est nous (du logiciel) qui avons été appelés, c’est que le matériel qui gère le mode (2 -> 3) peut changer de mode pour plusieurs raisons, mais il sait pourquoi il le fait. Et la raison c’est « le logiciel m’a dit de le faire ». Donc ça vient de nous.
Comme tout va bien, on va regarder le contexte sauvegardé. Ce n’est pas un core dump qu’on peut passer à gdb, mais ça contient quelques infos :
ILLEGAL CPU INSTRUCTION
Program Counter %pc qui nous donne l’adresse de l’instruction exécutée au moment de l’erreur%npc (ici c’est l’adresse juste après %pc, rien de surprenant)Problème résolu donc ? on est à l’adresse %pc, on l’exécute et le CPU nous dit que l’instruction n’est pas légale. Qu’est-ce qu’il y a ici ? Une instruction légale, quelle que soit la valeur des registres. Pareil pour un peu plus haut et un peu plus bas, rien qui provoque cette erreur. Que s’est-il passé ?
On est dans l’espace, donc l’explication facile (dès qu’on n’explique pas un truc) : l’instruction a dû avoir un Single Event Upset (SEU), un bit flip. Ça a transformé une instruction légale en instruction illégale. C’est simple ? Sauf que non, on est dans l’espace, en conséquence, on a tout un mécanisme de protection contre les SEU. C’est pas infaillible (par exemple si on a deux bits inversés, on ne peut pas corriger) mais ce n’est pas la bonne signature. Si c’était ça, ça dirait DOUBLE EDAC ERROR, pas ILLEGAL CPU INSTRUCTION.
Donc la cause de l’anomalie n’est pas un SEU.
Je suis sûr que vous êtes intéressé, donc je vais vous décrire la protection contre les bit flips. C’est un mix de matériel/logiciel (en plus d’avoir une boite autour qui diminue la probabilité). En mémoire (RAM, ROM) pour 4 octets de données “utiles”, on consomme 5 octets. Le 5ᵉ octet contient un code de contrôle calculé à partir des 4 autres (EDAC). Si un bit change (sur les 5 × 8 = 40 bits), on peut non seulement le détecter mais aussi reconstruire la valeur correcte. Si deux bits changent (ou plus, mais il y a une limite), on peut détecter l’erreur mais pas la corriger (cf: le DOUBLE EDAC ERROR mentionné plus haut)
C’est complètement transparent vu du logiciel (code source, ou assembleur), tout ça est calculé par le matériel. Quand on écrit en mémoire 0x12345678 il calcule le code et écrit 0x12345678XY avec la bonne valeur de X et Y. Quand on lit, pareil, le matériel commence par lire 0x12345678XY, calcule la somme de contrôle sur les 4 octets, si c’est le bon, il nous donne 0x12345678.
Là où ça se complique, c’est quand il y a un changement. Disons qu’on a maintenant 0x02345678XY. (1 --> 0). Il se passe deux choses ici :
0x12345678 (il corrige, mais uniquement la valeur envoyée au software. Pas la valeur enregistrée en mémoire)SINGLE EDAC ERROR.C’est là que le logiciel intervient, dans le point 2. Ce signal est lié à une trap qui corrige la mémoire. Schématiquement c’est lié à une fonction qui ressemble à ceci (en assembleur SPARC en vrai, mais j’ai tout oublié)
; adresse vient du contexte, c’est l’adresse qui a été lue en dernier, qui a généré la trap
disable_edac_trap: ; Désactiver la trap. Sinon on déclencherait la trap depuis la trap
load [adresse], reg ; Lire 4 octets (lecture = correction auto)
enable_edac_trap: ;
store reg, [adresse] ; Réécrire la valeur corrigée
On lit la valeur, c’est corrigé vu du logiciel par le matériel, on réécrit la valeur, tout est corrigé.
Cette trappe peut être déclenchée par n’importe quelle instruction qui lit de la mémoire (ou par le fait de charger une instruction elle-même depuis la mémoire), et on a même une tâche de fond (plus basse priorité, qui tourne en permanence quand il reste du temps de calcul disponible) qui fait
// en gros. En vrai légèrement plus compliqué
void background_task(void) {
int address = MEMORY_START;
volatile int value;
while (1) {
value = *address; // s’il y a un bit flip en mémoire, ce sera corrigé par la trap
address += 4;
if (address >= MEMORY_END) {
address = MEMORY_START;
}
}
}
L’idée de cette fonction c’est de lire la mémoire régulièrement. Si on ne faisait pas ça, peut-être que certaines cases mémoires auraient deux bit flips, car pas corrigé après le premier si on ne lit pas la mémoire avant qu’un autre arrive. Ce n’est pas très fréquent d’avoir des bit flips, mais sur les 6 satellites, en cumulé, on en détecte quelques-uns par jour.
De retour à la case départ donc. On exécute apparemment l’instruction stockée dans %pc, valide. Et le CPU nous dit qu’elle est invalide, mais clairement, elle est valide. On tourne en rond, on est samedi ou dimanche, fin d’après midi, et le satellite, lui aussi il tourne en rond, sans problèmes. Tout à coup, quelqu’un a l’idée de dire « bon, on ne résoudra pas ça aujourd’hui. On se revoit lundi ? ». On rentre, je bois un verre avec mes colocs (enfin, je suppose. C’était une activité habituelle pour un weekend, ça, au moins)
Retour au bureau, et là (surement plus tard, pas lundi 9h) on a David (un collègue) qui propose : "Comme clairement %pc est valide, est qu’on exécute quelque chose d’invalide, est-ce qu’on est sûr qu’on a bien enregistré %pc?". On vérifie, le code qui fait ça a l’air correct. En plus le contexte général, ce qu’il y a dans les registres est correct. Toujours David "OK, le logiciel est correct, mais est-ce qu’on est sûr que %pc c’est bien toujours l’instruction qu’on exécute ?".
Donc, on vérifie, par acquit de conscience et on remarque que non, pas nécessairement. Si on est dans une trap, le %pc qu’on enregistre pointe vers l’instruction qui a provoqué la trap, pas l’instruction de la trap qu’on exécute. Bon, OK, ça ne nous avance pas nécessairement (mais si j’en parle…)
Nouvelle question donc : Si on est à %pc, quelles sont les traps qui peuvent s’exécuter ? Il y a plein de possibilités, la plupart viennent de causes extérieures (timer matériel, plein d’autres évènements extérieurs) et potentiellement aussi la trap de l’EDAC si on lit une valeur (et l’instruction à %pc lit une valeur).
Donc techniquement, on pourrait aussi être n’importe où dans le code (assembleur) de toutes les traps. Avant on cherchait pourquoi c’était illégal d’exécuter %pc, maintenant on cherche pourquoi ça serait illégal d’exécuter %pc ou n’importe quelle ligne d’une trap active/activable à ce moment-là.
Sauf que le code des traps, c’est pas nous qui l’avons écrit. C’est bien du code qui vient de l’entreprise, mais il existe depuis plusieurs années, est utilisé sur le même processeur depuis plusieurs années, et il a plusieurs dizaines d’années de vol (cumulé, en additionnant les satellites) sans problème.
En suivant les principes bien connus du développement logiciel, si on utilise un logiciel sur étagère, pas besoin de le valider (surtout ça coute de l’argent. Cela dit même si on avait essayé, je ne pense pas qu’on aurait trouvé de problème), vu qu’il marche. Par acquit de conscience, on demande, et on nous répond "bah chez nous ça marche" (la légende veut qu’une histoire similaire soit à l’origine de Docker, je ne sais pas si c’est vrai, mais le fameux "it works on my desktop, ship my desktop"…)
Vous avez peut-être lu le titre de l’article, donc vous imaginez où je vais. On se demande « OK, pourquoi ça marche pour eux, et pas pour nous ? » Quelles sont les différences ?
Ok, on a changé de compilateur, les traps sont en assembleur, mais le reste du code est dans un langage bien plus courant (non, je rigole, en vrai c’est en Ada…), peut-être que l’interaction entre les traps et le reste du code a changé ?
Pourquoi est-ce qu’on a décidé de changer de compilateur ? Ah pour des histoires de taille mémoire (640 kB should be enough? On avait même plus, genre 2 Mo de ROM, 4 Mo de RAM, large… ou pas). D’ailleurs, au moment du changement, on en a profité pour faire quelques optimisations. Non pas des flags genre -O1 ou -O2. Plus des choses sur le layout mémoire, on a ajouté __attribute__((packed)) qui est supporté, on a un peu changé le linker script…
Par exemple, le packed, ça nous permet de gagner de la place, avant toutes les variables étaient alignées sur une adresse multiple de 4, que ça soit un nombre sur quatre octets, ou un char d’un octet, ils prenaient au moins quatre octets. Maintenant, on a mis les data types multiples de quatre au début de la structure, bien alignés, puis les types qui prenent deux octets, on en met deux dans quatre octets (au lieu d’un et de gacher deux octets pour rien), puis les types de un octect, on en met 4.
D’ailleurs, par exemple, l’instruction à %pc, elle charge une donnée d’un seul octet qui est dans une adresse du type XXX+3, où X est un multiple de 4. C’est pas illégal de faire ça (donc non, toujours pas d’instruction illégale ici)
Après quoi, c’est là où David revient (dans mon souvenir en tout cas, ça venait beaucoup de lui, mais on était beaucoup à échanger sur le sujet). "Ok, %pc lit une donnée non alignée, et il le fait correctement. Mais s’il y a un bit flip, il se passe quoi ?. Bah rien, EDAC détectée, trap, on exécute le code assembleur qui marche sur les autres satellites.
Ah oui, mais non. Si on lit un octet, on peut lire XXX+3, mais si on lit 4 octets, c’est interdit. Il faut lire une adresse multiple de 4. Et donc on a une EDAC, et quand on rentre dans la trap
; adresse == XXX+3
disable_edac_trap: ;
load [adresse], reg ; Lire 4 octets
enable_edac_trap: ;
store reg, [adresse] ;
Ah oui, mais non. load ça lit 4 octets, c’est illégal de lui passer une adresse non multiple de 4, c’est une illegal instruction. Donc ça pourrait être ça :
XXX (l’EDAC est toujours calculé sur 4 octets d’une adresse alignée, même si on lit décalé)%pc
XXX+3
XXX+3
ILLEGAL CPU INSTRUCTION, allez en prison sans passer par la case départSur le papier, ça marche. On peut même faire un petit logiciel sur le banc, qui fait juste un load [XXX+3], reg et qui génère une ILLEGAL CPU INSTRUCTION. Mais évidemment nos managers (et notre client) voudraient un peu plus qu’un « sur le papier, c’est ça, trust me bro ».
Donc la question "c’est possible de reproduire exactement comme dans l’espace, plutôt que de juste exécuter une instruction illégale à la main ?". Avec le vrai logiciel qui était dans l’espace, pas un logiciel de test ?
Bien sûr, il suffit d’attendre d’avoir un bit flip, sur le banc, juste au bon endroit, au bon moment. Vous avez combien de siècles devant vous ? Ou alors est-ce qu’on peut mettre le banc à côté d’un réacteur nucléaire ? Ça devrait accélérer les choses (du bon côté du mur de confinement. Ici, “bon”, ça veut dire mauvais pour les humains)
On va quand même regarder si on peut provoquer un bit flip autrement. Bon, a priori, en interne, au logiciel, on ne sait pas comment faire. La doc du processeur (qui vient avec l’edac) ne nous aide pas non plus. On demande à ceux qui nous ont dit que « chez eux, ça marche » qui nous répondent que la trap de l’edac, ils ne l’ont jamais testé, c’est juste une revue de code.
Bon, on envoie quand même un courriel au fabricant du proc, au cas où. Réponse rapide « je reviens vers vous dès que je sais ». Quelques jours (2, 3 semaines ?) plus tard : "Ah oui, c’est possible. D’ailleurs c’est documenté. Page WSYZ sur 5000, il y a **un* paragraphe qui explique comment faire*".
Le TL/DR du paragraphe : Il est possible de désactiver l’EDAC en écriture. Par contre il faut faire des choses spécifiques, donc on a pas de commande prévue pour le faire “simplement” depuis l’extérieur, il faudrait une nouvelle fonction.
void generer_bit_flip(int address, int valeur) {
*address = valeur; // écrit la valeur correcte avec l’edac normal
manipulate_specific_register_to_disable_edac(); // on a dû écrire la fonction, c’est pas aussi simple
*address = valeur ^ 0x00000001; // écrit la valeur avec un bit changé, mais sans changer le checksum enregistré
manipulate_specific_register_to_enable_edac();
}
Ça tombe bien, le logiciel qui est dans l’espace a deux fonctionnalités qu’on a testé, mais jamais en vrai avec un truc vraiment utile
Donc on peut créer une fonction comme ça (en gros)
void generer_bit_flip(int address, int valeur) {
static int actif = TRUE;
if (actif) {
*address = valeur; // écrit la valeur correcte avec l’edac normal
manipulate_specific_register_to_disable_edac(); // ou a dû écrire la fonction, c’est pas aussi simple
*address = valeur ^ 0x00000001; // écrit la valeur avec un bit changé, mais sans changer le checksum enregistré
manipulate_specific_register_to_enable_edac();
actif = FALSE; // on ne veut le faire qu’une fois
}
}
Une fois qu’on a la fonction, on la compile. Ensuite on charge le logiciel normal sur le banc, on se met en conditions « avant l’anomalie », on uploade la fonction, on l’active et…
Le banc change de mode, passe du mode 2, au mode 3, sur le calculateur redondant. On vérifie le contexte, même signature que l’anomalie en vol. C’est bon on a fini. (Ouf, mon journal est déjà trop long)
Oui, non, pas exactement. On a une explication, il faut une correction maintenant. Bon, c’est simple. Pour lire une adresse alignée sur 4, il suffit de mettre deux bits à 0. Finalement, voilà le patch
address = address & ~0x3 ; ** Cette ligne est le patch **
disable_edac_trap: ;
load [adresse], reg ;
enable_edac_trap: ;
store reg, [adresse] ;
Oui, c’est un patch d’une instruction dans le binaire. (Techniquement, 5 instructions, parce qu’il faut décaler les 4 instructions existantes de 1, mais on avait des noop en dessous, donc ça rentre)
La dernière question, c’est quelle stratégie d’ update appliquer. On a techniquement quatre familles de satellites à considérer :
Ce qui a été décidé : La première catégorie : Techniquement, on pourrait discuter du fait qu’il y a un bug ou non. Mais même si on considère qu’il y a un bug, il ne peut pas être déclenché. Donc on ne touche à rien. La catégorie 4, c’est facile. Ils sont au sol, on fait une nouvelle version complète du logiciel, on reflashe la rom en entier, et on vérifie.
Il reste les deux autres catégories. Bon la seule différence, c’est qu’un, toujours en mode 3, tourne pour l’instant sur le calculateur redondant (on peut revenir en mode 2, manuellement, si on veut). Donc on décide « on va faire la même chose », et on va corriger le problème (on aurait pu ne rien faire et dire « bah, si ça arrive, on connaît et on revient à chaque fois manuellement en mode 2 »)
Là encore, même si on corrige, on a plusieurs choix :
La solution 2, retenue, c’est un mécanisme (déjà dans le logiciel) qui permet de mettre les infos dans une autre mémoire (partagée par les deux calculateurs). Au boot, la ROM est copiée dans la RAM (on exécute le code depuis la RAM), et « avant de démarrer » on vient regarder dans cette table, si l’on doit patcher la RAM. Cela donne quelque chose comme :
ROM (logiciel original) --> Copie vers la RAM --> RAM (logiciel original) --> fonction de patch au boot, vient modifier la RAM --> RAM (trap corrigée) --> boot du logiciel.
Qu’est-ce que je retiens principalement ?
Voila, en quelques pages, une vieille histoire qui m’a marqué. Je suis probablement une des personnes qui a participé à un des patchs le plus haut du monde (plus de 1 000 km d’altitude)
Bon en vrai, la NASA fait des mises à jour logicielles sur des rovers sur Mars, donc c’est clairement pas le record mais c’est pas trop mal (ils ont même peut-être des mises à jour sur leurs sondes plus loin de la terre)
Note : cette histoire date maintenant d’il y a plus de dix ans. Il y a donc forcément des simplifications, des imprécisions, et probablement des erreurs. Aucun satellite n’a été maltraité pendant cette enquête. Il y en a bien un qui est tombé à terre, mais ça c’était avant le lancement.
Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

[Deal du jour] L'aspirateur balai de Tineco n'a rien à envier aux modèles plus connus, Dyson en tête. En promotion, son rapport qualité-prix est même bien plus attractif.

Un développeur indépendant veut recréer les sensations des premiers Pokémon dans un jeu prévu pour 2026 — tout en y ajoutant des mécaniques de gameplay du désormais légendaire Stardew Valley. Son nom ? Monsterpatch.

Des fossiles d'organismes à corps mous datant de 570 millions d'années ont été découverts, préservés sous forme d'empreintes dans le grès grâce à un mélange d'argiles. Cette découverte renverse l'hypothèse admise jusqu'à présent et donne une nouvelle explication à cette fossilisation exceptionnelle.