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Blind Descent : une musique aussi générique que son gameplay

Hier soir, s’est déroulé le New Game+ Showcase, une conférence beaucoup trop longue pendant laquelle on a pu voir un paquet de jeux. Malheureusement, les trailers et les interviews étaient entrecoupés de discussions inintéressantes de personnes lambda, qui donnaient leur avis forcément très positif sur ce qu’ils avaient vu. Et notamment sur Blind Descent, un jeu de survie banal et fort peu intéressant malgré la présence d’une vaginette. Certes, la direction artistique est sympa, mais ça ne fait pas tout. On l’avait constaté en testant la démo : le feeling des combats était naze et c’était chiant à mourir.

Dans cette nouvelle vidéo, on nous parle du compositeur comme s’il était connu, pour ensuite nous passer un morceau indiscernable de milliers d’autres existants, afin d’apporter une tension fictive à une situation assez peu impressionnante. Conclusion : ça a l’air encore plus nul. Bon, on est peut-être un peu biaisés par le fait que ce n’est pas notre genre de prédilection. Mais on ne peut pas dire que ce nouveau trailer donne très envie.

Pour le moment, aucune date de sortie n’a encore été évoquée, et on ne s’en porte pas plus mal. En revanche, si Blind Descent vous intéresse, la démo est toujours disponible. Et si vous êtes convaincu, vous pouvez ajouter le jeu à votre liste de souhaits depuis Steam, Epic Games Store ou GOG.

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Splitgate Arena Reloaded : pleurer comme un bébé semble ne pas attirer plus de joueurs

Vous vous souvenez de Splitgate 2, récemment renommé Splitgate Arena Reloaded lors de sa ressortie après cinq mois de retour en bêta ? Il y a quelques jours, les développeurs de chez 1047 Games ont souhaité s’exprimer sur les chiffres assez peu impressionnants de leur jeu sur Steam. Ils expliquent que les « chiffres Steam ne mesurent pas le fun » et qu’ils ne donnent pas la vision globale de la communauté. Ils terminent leur petit laïus en implorant les joueurs de venir tester, parce que c’est gratuit ! Mais contrairement à un titre plus ou moins inconnu qui pourrait rencontrer un nouveau public grâce à ce genre de message, ce n’est pas un problème de visibilité. En effet, il est fort probable que toute personne potentiellement intéressée ait déjà entendu parler du projet, ne serait-ce que grâce à la formidable intervention du CEO lors des conférences de juin 2025. Et au lancement, le résultat n’était pas honteux, puisqu’il y avait eu plus de 25 000 joueurs simultanés sur Steam. S’ils n’y jouent plus aujourd’hui, c’est simplement parce qu’ils ont trouvé mieux à faire de leur temps.

Splitgate 2 - skin à 20 balles
Qui n’aurait pas envie de jouer à Splitgate Arena Reloaded en voyant ce skin, facturé seulement 20 € ?

On a vraiment l’impression que les développeurs viennent pleurnicher sur le réseau de tonton Elon pour dire que les chiffres Steam, c’est vraiment trop injuste. Malheureusement, la majorité des commentateurs semblent davantage se moquer de la situation plutôt que de compatir avec le studio. Étonnant. Pourtant, le jeu en lui-même n’est pas nul : le feeling est correct, les mouvements sont sympas, et le principe de portail fonctionne bien. Reste que le titre n’accroche pas suffisamment pour conserver ses joueurs, malgré la présence d’un battlepass à 10 €, de magnifiques skins à 20 € et de pages captives au démarrage pour forcer le partage à un ami.

Si vous voulez vous faire un avis et contribuer à tenter d’égaler le nom du studio en nombre de joueurs, vous pouvez retrouver Splitgate Arena Reloaded sur Steam ou l’Epic Games Store.

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Bits & Bops

Quelle place doit-on donner à l’originalité quand on juge un jeu vidéo ? J’ai toujours tendance à avoir une approche mesurée en la matière et à ne pas attendre de tous les titres qu’ils révolutionnent leur genre. Et heureusement, d’ailleurs, car dans le cas contraire, l’adorable Bits & Bops se retrouverait avec une note particulièrement basse dans ces colonnes.
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Une expo sur les jeux tchèques à Paris : Kingdom Come: Deliverance, HROT, Arma, Gray Zone Warfare…

C’est grâce à l’association 3 Hit Combo (dont NoFrag est membre) que l’on a découvert que le Centre tchèque de Paris proposait Infinite Universes – Czech Games and Their Global Success, une exposition sur les jeux tchèques entre le 5 décembre 2025 et le 14 mars 2026. Vous allez nous dire qu’on n’en a rien à foutre, mais on s’est rendu compte que certains développeurs tchèques se retrouvaient souvent dans nos colonnes. On peut notamment citer Warhorse Studios pour Kingdom Come: Deliverance et Kingdom Come: Deliverance II, Bohemia Interactive pour la série Arma, MADFINGER Games pour Gray Zone Warfare ou le développeur solo Spytihněv pour HROT. On ne peut pas faire plus dans le thème !

D’après la description sur le site officiel, il ne s’agit pas que d’une mise en avant des jeux, c’est aussi une exploration du processus créatif, des thèmes ou des méthodes artistiques employées. On a un peu de mal à savoir ce qu’il y aura derrière cette présentation un peu pompeuse, mais si on se base sur l’édition de Londres, il y a l’air d’avoir quelques jeux à manipuler. Ça semble tout de même moins interactif que l’excellent musée du jeu vidéo de l’association MO5 à Arcueil, mais il y a plus de FPS, alors pourquoi pas ?

Si ça vous intéresse, vous pouvez faire un tour à l’exposition Infinite Universes – Czech Games and Their Global Success au Centre tchèque de Paris, du jeudi au samedi de 13 heures à 19 heures.

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Envie de faire un saut dans le passé ? Plongez dans Quake Brutalist Jam III

La semaine dernière, nos réseaux se sont agités autour de la sortie d’un mod pour Quake intitulé Quake Brutalist Jam III. On n’a plus trop l’habitude de parler des mods, parce qu’on n’a déjà pas le temps de parler de tous les jeux qui sortent. Mais là, c’est un peu spécial : il s’agit d’une anthologie de niveaux créés pendant un an par une communauté de moddeurs. Et le résultat est assez massif, puisqu’il propose 77 maps remplies de nouvelles armes, nouveaux monstres et nouveaux power-ups.

On est évidemment allés tester, et le feeling est toujours aussi bon. Aucune raison de ne pas l’essayer si vous aimez les fast-FPS. En plus, pas besoin d’avoir Quake, il est possible d’installer un standalone, qui intègre le portage sur Ironwail engine, un moteur open source.

Si ça vous intéresse, vous pouvez récupérer Quake Brutalist Jam III en version mod ou standalone en vous rendant sur Slipgate Sightseer, un site a priori dédié aux mods de Quake. Encore plus niche que NoFrag. Incroyable.

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Un bon démarrage pour la sortie en accès anticipé de StarRupture

Comme annoncé, StarRupture, le FPS de survie, de craft et de construction de base avec des chaînes de production automatisées développé par le studio Creepy Jar, est sorti en accès anticipé ce 6 janvier. Le moins que l’on puisse dire est que le jeu rencontre un franc succès avec un pic allant jusqu’à 28 000 joueurs. En effet, avec plus de 1 750 commentaires pour une évaluation globale très positive, les joueurs soulignent que la build proposée par le studio est bien optimisée, que le jeu est beau, avec peu de bugs, intégrant un système de ressources bien fichu et une exploration en monde ouvert gratifiante. De plus, StarRupture revêt aussi un aspect coopératif permettant à trois amis de vous rejoindre pour vous sentir moins seul sur cette planète hostile.

Entretemps, le studio a également publié un billet de blog Steam pour annoncer la roadmap comprenant du nouveau contenu et d’éléments de gameplay, ainsi que divers correctifs et améliorations du QoL. À la rédac, bien que l’on soit pas friands de ce genre de jeu, on avait trouvé StarRupture plutôt bien fichu durant les playtests, même si les combats étaient gâchés par un spawn trop rapide des ennemis. Si vous voulez avoir une idée plus précise du gameplay, voici une vidéo de 17 minutes de nos confrères d’IGN.

En accès anticipé, StarRutpure bénéficie d’une promotion de lancement à -20 % jusqu’au 20 janvier sur Steam, soit environ 16 €, si vous êtes intéressé.

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Anthem quand même

Le TPS Anthem, que Louis-Ferdinand Sébum décrivait comme un jeu au goût du polystyrène « calibré pour être vendu par palettes entières pour la joie de clients qui feront voltiger des personnages au design anonyme dans des décors insipides », fermera officiellement ses serveurs le 12 janvier, faute de fréquentation. Ce serait un mensonge de dire que la rédaction est inconsolable puisqu'on vient tout juste de se rappeler de l'existence du jeu, mais on envoie quand même de la force aux développeurs de Bioware. ER.
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Terminator 2D : No Fate

La rédaction n’a toujours pas tranché sur ce qui constitue le meilleur film de la franchise Terminator (même si je suis à peu près persuadée que personne ne pense qu’il s’agit de Genisys), mais Terminator 2 est assurément en excellente position dans chacun de nos tops personnels. Je pense que le studio à l’origine de Terminator 2D : No Fate est du même avis. La preuve, ils ont tellement voulu lui rendre hommage qu’ils sont restés fermement ancrés dans les années 1990.
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Liquid Lungs, le jeu d’action et de parkour à la première personne, dévoile de nouveaux extraits de gameplay

Découvert en 2025 et développé par le dev solo Carlcadium, Liquid Lungs est un jeu à la première personne s’inspirant de Mirror’s Edge pour le côté parkour et de Titanfall pour le gunplay. À la rédac, on avait plutôt accroché au concept et avait hâte d’en apprendre plus. En ce début d’année, le dev a publié une nouvelle vidéo pour dévoiler de nouveaux extraits de gameplay et informer qu’il utilise désormais le moteur Unreal Engine 5 pour son jeu. Les mouvements sont très fluides et les environnements, bien que beaux, ont cet aspect plastique brillant qui donne un effet très artificiel. Du côté des armes, ça semble s’être amélioré même si les tirs ressemblent encore à ceux d’un pistolet à bille. Carlcadium continue toujours de peaufiner son jeu qui devrait sortir courant 2026.

En attendant de nouvelles infos, vous pouvez ajouter Liquid Lungs à votre liste de souhaits Steam et visiter la chaîne officielle YouTube du dev où ce dernier publie des devlogs, si vous êtes intéressés.

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Prologue : Go Wayback !

Démo technique ? Vrai jeu ? Même après de longues sessions sur la dernière bizarrerie de Brendan « PlayerUnknown » Greene, je n’ai toujours pas complètement tranché. Reste une vision minimaliste mais brutale du concept de jeu de survie, qui ne manque pas totalement d’intérêt.
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Rust fête ses 12 ans et détaille ses plans pour 2026

Le studio Facepunch a profité de l’année qui s’achève pour publier un billet de blog dans lequel ils se gargarisent du nombre de mises à jour et améliorations publiées pour Rust en 2025, tout en détaillant leurs plans pour le début d’année 2026.

En ce qui nous concerne, sur les 6 mises à jour majeures qui ont ponctué 2025, 3 ont principalement retenu notre attention : Primitive, pour sa capacité à diversifier le gameplay de Rust, jusque-là trop porté sur les flingues ; la Jungle Update, qui introduisait un nouveau biome réellement déroutant, permettant des attaques furtives et l’apparition de stratégies toujours plus fourbes ; et Meta Shift, qui avait le bon goût de casser les habitudes des joueurs les plus chevronnés, en ajoutant de nombreux éléments aléatoires dans les monuments – ces points d’intérêt qui permettent d’obtenir des matériaux les plus rares. Après 12 ans d’existence, on se doit de saluer une telle longévité et la capacité des développeurs à essayer d’attirer un nouveau public.
On apprend également dans l’article que 338 000 tricheurs ont été bannis au cours de l’année passée. Si cette statistique peut paraître effrayante, rappelons que Rust est toujours le cinquième jeu le plus joué sur Steam.

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Faut-il s’attendre à un tel rythme de publication de mises à jour pour 2026 ? Notre petit doigt nous suggère que non, puisque Facepunch risque d’être bien occupé avec la publication de Rust Mobile (ça nous fait autant de peine qu’à vous). Malgré tout, le studio compte entamer 2026 avec une mise à jour navale – annoncée pour le 5 février – qui permettra aux joueurs de construire leurs bases flottantes, tout en découvrant de nouveaux biomes sous forme d’îles. On nous promet également un nouveau système d’élevage, une personnalisation plus poussée des modèles de personnages, et pas mal d’autres ajouts qui relèvent plus de la qualité de vie. L’amélioration des performances semble toujours au cœur des préoccupations du studio, même s’il faut saluer l’optimisation du titre, qui permet des combats étonnamment fluides sur des serveurs comptant parfois plus de 600 joueurs.

Si vous ne craignez pas pour votre santé mentale et que l’idée de construire une base au milieu de centaines de joueurs qui ne rêvent que de la voir exploser dans votre sommeil ne vous dérange pas, vous pouvez retrouver Rust sur Steam pour 40 € environ.

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Mon remake à moi, il me parle d’aventure

À mes yeux, le remake de Resident Evil 4 constitue le remake idéal : il ne dénature pas l'épisode d'origine, apporte un gameplay moderne et des mécaniques nouvelles, et intègre des scènes inédites qui collent parfaitement à l'ensemble. Il a même réussi l'exploit de rendre Ashley, la fille du président des États-Unis qui nous accompagne pendant une bonne partie de l'aventure, un peu moins infernale. Ce remake aurait pu commencer autrement, comme l'a révélé un dataminer qui a fouiné dans les données du jeu : un prologue où l'on incarne Ashley en train de se promener dans les bois a finalement été coupé au montage. J'imagine que c'est parce que les développeurs se sont dit qu'il ne fallait pas trop retarder le moment où l'on verrait enfin Leon Kennedy faire des backflips, et je ne peux pas leur en vouloir pour ça. ER.
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Dogpile

Que se passerait-il si le meilleur de la Suika Gamesploitation rencontrait le meilleur de la Balatrosploitation ? Eh bien, comme deux chiens de bonne humeur au parc, les deux notions se tourneraient autour pendant quelques secondes, avant de fusionner d’un seul coup pour devenir Dogpile.
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Trop de Call of Duty tue Call of Duty

Réunion de crise chez Activision : « Bon les cocos », a dit Johnny Activision, le grand patron de la boîte, « on arrête de déconner avec les Call of Duty parce qu'on vient de se faire défoncer par le dernier Battlefield. » Du coup, l'éditeur américain annonce un changement de stratégie : ils ne sortiront plus de CoD : Modern Warfare et de CoD : Black Ops en « back to back », c'est-à-dire d'une année sur l'autre, comme ce fut le cas récemment pour Black Ops 6 (sorti en 2024) et Black Ops 7 (sorti en 2025). Ils vont désormais alterner leurs sous-séries Call of Duty afin « de fournir une expérience unique ». Comme ça, ils n'auront plus douze mois, mais deux années complètes pour changer trois textures. Notre recommandation est donc, comme toujours, de précommander la future édition Collector à 120 € de CoD : Black Ops 8 dès que possible. A.
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Télex

La Bloober Team vient de poster un message cryptique qui mène vers un site affichant un compte à rebours, lequel devrait se terminer le 15 février prochain. Le message en question affiche « remosdneulserorehsoovamceyerd », ce qui signifie soit qu'ils prévoient une annonce importante, soit que leur community manager est en train de faire un AVC. ER. 
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Majora’s Casque

J'admire sincèrement les gens qui ont la patience de s'atteler à des tâches extrêmement méticuleuses juste pour leur propre plaisir avant de partager le résultat avec le reste du monde, comme cet homme qui a passé douze ans à faire une reproduction de la cathédrale de Notre-Dame en allumettes ou ce joailler qui a transformé un grain de riz en sculpture de Godzilla. Dans le même registre, le moddeur Crementif a passé ces deux dernières années à faire une version de The Legend of Zelda : Breath of the Wild en réalité virtuelle à partir d'une version Wii U. « Il y a cinq ans, j'ai entamé ce projet pendant la pandémie de Covid-19 parce que j'avais vraiment très envie d'abattre des arbres en VR », peut-on lire dans la description de son projet. Le résultat est franchement impressionnant, gratuit, open source et disponible sur son Github jusqu'à ce que Nintendo ne vienne lui envoyer une armée d'avocats. ER.
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Arigatō

Je ne suis pas nippophile. J’ai les prérequis pourtant : lectrice de manga, geek, amatrice de cuisine et de trucs bizarres, capable de manger les yeux fermés du poulpe en pickle. Mais le soft power ne m’a pas eue. Tout ne devient pas mieux avec un nom japonais (bisous les kakuro qui s’appelaient addifléchés quand j’avais dix ans, ou quatre-vingts mentalement, puisque je faisais des jeux de logique chez Sport Cérébral). Je ne pratique pas l’admiration larmoyante pour cette société imaginaire qu’est le Japon vu par les Européens.
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IA en local : générer n’est pas (que) jouer

Le but de ce dossier était de vous mettre le pied à l’étrier et de vous redonner le contrôle sur des outils généralement considérés comme le privilège des géants de la tech, et qui sont en passe de remodeler le monde du numérique pour le meilleur ou le pire.
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Deep learning sur PC : les prérequis matériels

Bonne nouvelle : le hardware requis pour profiter de la puissance de l’IA générative libre sur un PC ne diffère que peu de celui nécessaire pour s’adonner à ce noble loisir qu’est le jeu vidéo. S’il n’y a pas à se triturer les neurones, il existe cependant quelques subtilités à connaître.
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