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Witchfire

Witchfire est aux jeux de tir ce que le tacos français est au fast-food. Une espèce d’infâme mélange qui ne devrait pas exister, cuisiné à partir de plats qui n’ont rien demandé et fonctionnaient déjà très bien tout seuls. Sur le papier, ça n’a aucune raison d’être bon mais pour certaines personnes, c’est vraiment délicieux. J’ai de la chance, je suis l’une d’entre elles. Au moins pour Witchfire.
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Recompile poils

En 2024, un certain Wiseguy plie le game en publiant un outil magique qui prend une ROM Nintendo 64 d’un côté et recrache du code en C de l’autre. Un processus ouvrant la voie aux portages PC (avec 4K, 120 FPS, ray tracing, mods et tout le tralala) qui, auparavant, demandait à plusieurs experts de rester concentrés très fort pendant littéralement des années pour être complété à la main. Cette percée a entretenu les espoirs que ce procédé jusque-là si lourd puisse bénéficier à autre chose que les Mario et les Zelda. Et c’est ainsi que, sans prévenir, Wiseguy s’est pointé comme une fleur ce 24 janvier pour annoncer Banjo-Recompiled, la recompilation du Banjo-Kazooie de 1998. Bien entendu, il vous faudra une ROM obtenue de manière légale (je vous fais une confiance aveugle) pour pouvoir profiter de ce qui se présente comme la version définitive de ce classique. K.
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Highguard : il n’est pas si merdique, mais on l’aura oublié dans une semaine

Comme prévu, presque sans marketing, le FPS free-to-play compétitif en 3v3 Highguard est sorti sur Steam lundi soir à 19 h. Immédiatement, des dizaines de milliers de joueurs se sont élancés pour tester le jeu qui avait été survendu par Geoff « Dorito Pope » Keighley. Dans les minutes qui ont suivi, c’est un déluge d’avis négatifs qui s’est abattu sur la pauvre page Steam, affichant un score sous les 18 %. On sait très bien que les débuts des jeux multijoueurs sont souvent un peu rudes, mais ça ne démarrait pas très bien. 24 h plus tard, ça s’est un peu amélioré, mais on est tout de même toujours autour des 33 % d’avis positifs uniquement. On va revenir sur le jeu ensuite, mais attardons-nous d’abord sur l’annonce ratée lors des Game Awards.

Dans un article publié hier par Shacknews, on apprend que Highguard devait être un shadowdrop. C’est-à-dire qu’il devait sortir sans aucune publicité ni annonce préalable. Pourtant, le jeu a été révélé en grande pompe dans le segment le plus iconique des Game Awards, le « One More Thing », généralement réservé aux très gros calibres. D’après Gautoz, journaliste chez Origami, c’est suite à un désistement que notre cher Geoff a proposé d’offrir le créneau à Highguard, parce qu’il aimait bien le jeu. Les patrons auraient donc cédé à la tentation, alors que l’objectif était de répliquer le meilleur shadowdrop de ces dernières années : Apex Legends. Malheureusement, l’annonce n’a pas plu aux joueurs, qui attendaient certainement beaucoup mieux qu’un jeu qui semblait insipide, surtout après la petite phrase « par les créateurs d’Apex Legends et Titanfall ».

Comme tout le monde, on a voulu savoir ce qu’était ce nouveau hero shooter compétitif, car ce n’était pas totalement clair. On a donc lancé la bête avec des membres de la communauté pour découvrir cela avec vous sur Twitch. Le jeu s’articule en plusieurs phases :

  • renforcement des murs de la base pour protéger trois points à défendre
  • exploration de la map à la recherche de loot pour obtenir un meilleur équipement comme des armes et armures, avec différentes couleurs pour indiquer leur puissance (gris, bleu, violet, doré)
  • bataille pour récupérer le « brise-bouclier » et dépose de celui-ci auprès de la base adverse pour faire apparaître un bélier géant
  • pose de bombes sur les points défendus par les adversaires, avec un nombre de respawn limité
  • si un point est détruit, cela fait drastiquement baisser la « vie » de la forteresse, et on recommence un cycle. Si aucun point n’est détruit, les deux équipes perdent de la vie. Si deux points sont détruits, c’est la victoire pour les assaillants.

Certes, c’est original. Malheureusement, le rythme n’est pas génial. La partie loot est assez chiante, car c’est long et on n’est que 6 pelos à se balader chacun de notre côté dans des immenses maps. Ça devient un peu plus intéressant lorsqu’il faut récupérer le brise-bouclier, puisque c’est un objet unique et que tout le monde peut le voir sur la carte. Les combats sont plutôt nerveux, et le gunfeel est correct, sans être exceptionnel. Il n’y a pas ou quasiment pas de recul, ce qui montre que le jeu a d’abord été pensé pour les consoles. Le TTK est d’ailleurs très long, mais cela ne nous a pas spécialement dérangés : ça colle plutôt à ce style de jeu. Les pouvoirs des différents personnages semblent plus ou moins équilibrés, mais la présence d’un wallhack fait tout de même doucement rigoler. Le travail en équipe a l’air d’être récompensé, puisqu’il est toujours très avantageux de ressusciter nos compagnons décédés. En revanche, le reste ne nous a pas franchement convaincus. Le déplacement à dos de monture n’est pas très agréable, même si on comprend sa nécessité, compte tenu de la taille de la carte, et la direction artistique est franchement fade. L’effet dessiné plutôt passe-partout, qui fait un peu penser à Immortals of Aveum, en particulier avec l’un des personnages du roster. Les performances sont plutôt catastrophiques, surtout pour ce qu’il y a à afficher, ce que n’ont pas manqué de relever la plupart des commentateurs. À noter que la traduction française est faite via ChatGPT en mode traduction littérale, ce qui nous a bien fait rire. Mais à la fin de la soirée, on était tous les trois d’accord : ce n’est certes pas aussi nul que ne le laissent supposer les review Steam, mais ça ressemble à un petit mode événementiel pour un jeu de type Overwatch ou autre, et on n’y rejouera très probablement jamais.

Highguard - stats
Pic à 20 h le 26, et à 21 h le 27.

C’est peut-être un avis partagé par la majorité, puisqu’on observe que sur 97 000 joueurs simultanés lors de la soirée de lancement, il n’en reste plus que 19 000 le lendemain. Si vous voulez tester, n’hésitez pas trop tout de même, ce serait dommage d’avoir encore plus de mal que nous à trouver des parties, le moindre membre manquant (ou mettant trop de temps à charger, allez savoir) dans l’une ou l’autre des équipes provoque l’annulation du match. Highguard est disponible sur Steam en free-to-play et pèse environ 20 Go.

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L’heure de la grosse Commission

Avec l’annonce de 1 294 188 noms vérifiés sur le million requis, Moritz Katzner, un des bénévoles du mouvement Stop Killing Games, confirme sur Reddit que la barre a été définitivement franchie et que la demande va être examinée de façon formelle par la Commission européenne. Mieux que ça, avec un taux de signatures invalidées arrêté autour des 10 %, la pétition qui réclame aux éditeurs de cesser de nous vendre des jeux au prix fort avant de les rendre inopérants quelques années plus tard fait partie des démarches les plus fiables en la matière. C’est désormais tout un dossier qui doit être remis à la Commission : des documents et des stratégies qui ne peuvent, pour le moment, pas être dévoilées par l’équipe, car cela pourrait « faire fuiter des informations aux lobbys » qui sont évidemment, et sans surprise, vent debout contre cette proposition au bénéfice du consommateur. K.
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Big Hops

Ils ont quand même raison, les développeurs de Big Hops. À quel moment le héros d’un jeu de plateforme de 3D ne devrait-il pas systématiquement être une grenouille ? Entre les cuisses parfaitement adaptées à du saut et une langue idéale pour du grappin, c’est tout un programme de parkour qui nous est annoncé.
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Juge et parties

Voler de l’or, de surcroit avec un prix de l’once qui atteint des sommets, c’est évidemment puni par tout magistrat qui se respecte. Mais qu’en est-il de l’or de jeu vidéo ? C’est la question qu’a tranchée le juge britannique John Popplewell au détour de l’affaire d’un ancien employé de Jagex, l’éditeur de Old School RuneScape, qui a hacké 68 joueurs afin de les délester de leur métal jaune virtuel, avant de revendre contre quelques Bitcoins le fruit du larcin estimé à 700 000 dollars. La décision du 14 janvier, sacrément développée, considère que oui, et souligne de nombreux aspects techniques qu’on ne va pas détailler ici, mais il est entendu que farmer de l’or dans OSRS, c’est long sa mère, et qu’une fois qu’on t’a piqué ton or, ben, tu peux plus t’en servir. Le juge ne punit cependant pas le vol sur les PNJ, ce qui, d’après certaines ONG, reste une véritable injustice. K.
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The Dark Rites of Arkham

Arkham, 1933. Alors que je pensais qu’il n’était plus possible de tomber plus bas, la vie se permet encore de me prouver que les emmerdes m’arrivent dessus par escadrilles. Je suis un flic, un simple flic qui tente de faire son boulot dans ce cloaque, mais si on commence à ajouter des rituels démoniaques, des sorcières et des gens qui sentent le poisson, je rends mon badge.
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Crisol: Theater of Idols, le FPS d’horreur hispanique, sortira le 10 février

Avec une vidéo de gameplay peu convaincante en fin d’année dernière, on aurait pu penser que Crisol: Theater of Idols, le FPS horreur développé par le studio Vermila, sortirait plutôt vers la fin du premier trimestre pour permettre à l’équipe de dev de peaufiner un peu plus ce dernier. Cependant, la semaine dernière, l’éditeur Blumhouse en a décidé autrement en publiant un trailer sur leur chaîne officielle YouTube pour annoncer la sortie du jeu ce 10 février prochain. Sans surprise, le gunplay ne semble pas avoir évolué depuis, mais les environnements et les ennemis empruntés au folklore hispanique sont plutôt réussis.

Pour rappel, vous incarnerez Gabriel qui a pour mission de percer le mystère entourant l’île de Tormentosa. Son sang servira à la fois de munitions pour les armes maudites et de santé. Cette précieuse ressource n’étant pas infinie, il vous faudra donc bien choisir entre l’offensive et la discrétion pour ne pas vous retrouver en mauvaise posture face aux statues animées et mortelles.

Si vous souhaitez vous faire votre propre avis, une démo est toujours disponible depuis la page Steam du jeu et contrairement aux premiers avis mitigés à sa sortie, les joueurs sont désormais plutôt satisfaits en laissant une note globale plutôt positive. Malgré tout, certains soulignent que le jeu est toujours mal optimisé et que le gameplay est mal fichu.

Crisol: Theater of Idols sortira donc le 10 février. En attendant sa sortie, vous pouvez l’ajouter à votre liste de souhaits Steam et jouer à la démo, si vous êtes intéressé.

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Pioneers of Pagonia

À chaque fois qu’on parle d’un nouveau The Settlers, on voit des gens se rappeler avec nostalgie la gloire passée de la licence, et se réjouir de la sortie d’un nouvel opus. Mais la finalité est souvent la même : on finit par être déçu et relancer les vieux épisodes. Pioneers of Pagonia veut remédier à cela, et reprendre le flambeau là où Blue Byte l’avait laissé.
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Tenu en haute esteam

Si d’aventure il vous venait l’envie de travailler pour Pocketpair, le développeur japonais derrière Palworld (ce mélange étrange entre Ark et Pokémon) et Craftopia (un ersatz de Zelda : Breath of the Wild), j’espère pour vous que vous n’avez pas touché à trop de manettes au risque de ruiner vos chances. Car figurez-vous que, dans une discussion publiée sur les réseaux sociaux et rapportée par Automaton, Takuro Mizobe, le patron, explique que leur premier réflexe dans leur processus de recrutement, c’est de jeter un coup d’œil aux nombres d’heures que vous avez passées sur des jeux Steam. Le boug va jusqu’à préciser que, même si vous avez une expérience similaire sur PlayStation ou Xbox, vous serez refusé si vous n’avez aucune heure sur Steam. Étonnant, je m’étais dit que, pour recopier les devoirs de Pokémon et de Zelda, le prérequis aurait été plutôt d’avoir passé du temps sur Switch. K.
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Excised, un immersive sim horrifique dans une ville qui veut votre peau

Développé par Weeping Weaver Games, un studio indépendant fondé par deux frères, Excised est un immersive sim qui plonge le joueur dans une ville dystopique à l’ambiance horrifique, où les habitants ne semblent avoir rien d’autre à faire que de vous traquer sans relâche.

Le titre mise sur une atmosphère oppressante et une progression dictée par la débrouille. Le décor crasseux – ruelles brumeuses, immeubles délabrés, zones industrielles abandonnées – sert de terrain à un gameplay qui se veut systémique, mêlant pièges artisanaux, détournement de l’environnement, infiltration prudente et quelques capacités surnaturelles que les développeurs n’ont pas encore détaillé, probablement pour éviter qu’on découvre trop tôt qu’ils n’ont pas encore décidé ce que c’est…

L’IA, présentée comme l’un des piliers du projet, est annoncée comme capable de coopérer, fouiller, contourner et réagir aux actions du joueur afin de maintenir une pression constante. On espère qu’elle se montrera plus convaincante que dans la vidéo. Un premier playtest est justement en cours pour la mettre à l’épreuve, et ce sera l’occasion de voir si les combats sont un peu moins mous que ce que montrent les séquences de gameplay.

Excised n’a pas encore de date de sortie, mais les amateurs d’immersive sims peuvent déjà l’ajouter à leur liste de souhaits sur Steam.

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Les licenciements de la semaine, sponsorisés par Meta, Starbreeze et Moonshot Games

Cela faisait longtemps (non) qu’on n’avait pas parlé de licenciements sur NoFrag ! Initialement, on voulait inclure Ubisoft, mais on a préféré en faire une news dédiée pour laisser de la place aux petits copains.


Les fermetures de studios, c’est trop Meta

Il y a une dizaine de jours, Meta a annoncé fermer trois studios spécialisés dans le développement en réalité virtuelle. Il s’agit de Twisted Pixel, Armature et Sanzaru Games, que vous connaissez peut-être si vous possédez un modèle de Quest. Si on ne parle pas souvent de VR sur NoFrag, le dernier studio de la liste nous avait fait forte impression, puisque c’est le développeur de l’excellent portage Resident Evil 4 VR sur Quest 2. Mais Meta a d’autres chats à fouetter, puisqu’il se sépare de 10 % de ses salariés dans la branche VR et Horizon, ce qui représente plus de 1 000 personnes, pour évidemment se focaliser sur l’IA. Pour plus d’infos, allez voir l’article de nos confrères d’Upload VR.

Starbreeze licencie discrètement une nouvelle fois

Passé maître dans l’art du licenciement en loucedé, Starbreeze a remis le couvert mercredi dernier. En effet, plusieurs ex-membres du studio suédois sont dorénavant « à l’écoute de nouvelles opportunités » et ont publié des messages allant dans ce sens. On peut notamment citer Alexander Pereswetoff-Morath, de l’équipe QA, qui indique que « beaucoup d’entre nous chez Starbreeze, à Stockholm, avons reçu une triste nouvelle ». D’après nos confrères de 80 Level, cela représente « plus de 10 personnes », qui viennent donc s’ajouter aux 44 d’octobre dernier. Manifestement, l’abonnement aux DLC de PAYDAY 2 n’a pas eu l’effet escompté sur les finances.

Même gratuit, personne ne veut jouer à Wildgate

Hier, nos confrères de Game Developer ont indiqué que le studio Moonshot Games, qui développe Wildgate, allait se séparer d’une partie de ses développeurs. En effet, en août dernier, le lancement ne s’était pas déroulé comme ils l’avaient prévu. Un mois et demi plus tard, l’éditeur Dreamhaven annonçait les premiers licenciements. Cela ne nous avait évidemment pas étonné, compte tenu de la proposition. Cependant, ils semblaient tenir à leur extraction shooter spatial uniquement multijoueur avec une direction artistique discutable et un gunfeel inexistant. Les semaines passant, le nombre de joueurs est régulièrement passé sous les 50 simultanés. Dernier espoir en date : le cadeau sur l’Epic Games Store pendant une semaine. Malheureusement, il semble que ça n’ait pas spécialement convaincu, puisque si l’on peut voir un rebond dans la courbe à plus de 200 joueurs simultanés (côté Steam uniquement), le soufflet est vite retombé. Il faut croire que trop peu de pigeons ont craqué pour des skins, puisqu’il a fallu faire sauter quelques têtes du côté des développeurs. Leur nombre n’a pas été communiqué. À ce rythme-là, on a du mal à imaginer que les serveurs puissent rester en ligne encore très longtemps.

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COR3.gg, le mystérieux projet teasé par le créateur d’Escape From Tarkov

Nikita Buyanov semble déjà avoir l’esprit tourné vers l’avenir. Le créateur d’Escape from Tarkov a partagé un lien vers un site web énigmatique, COR3.gg, qui plonge les joueurs dans un univers de science‑fiction post‑apocalyptique.

Le site prend la forme d’un ARG, où les visiteurs peuvent manipuler des terminaux, fouiller des fichiers classifiés, accomplir des tâches et examiner des équipements futuristes. Petit à petit, un univers se dessine : un monde rétro‑futuriste situé en 2251, dans lequel l’humanité aurait survécu à une quasi‑extinction grâce à une organisation nommée Core. L’esthétique et l’ambiance oscillent entre technologies avancées et design rétro, le tout dans des décors sombres et confinés.

Capture decran 2026 01 23 184528 scaledUn détail intrigue particulièrement : la marque a été déposée au nom personnel de Nikita Buyanov, ce qui laisse penser que le projet serait pas forcément développé par le studio Battlestate Games. Pendant ce temps, un compte à rebours a été lancé, et la communauté fouille déjà chaque recoin du site en attendant l’échéance du 1er février 2026.

On gardera un œil sur tout ça jusqu’à la révélation. Et si ce n’est pas un FPS… ce sera la dernière fois qu’on en parle sur NoFrag.

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Ubisoft prend conseil auprès de son voisin Cooperl Montfort pour sa restructuration

Vous n’avez pas pu y échapper, vous avez sans doute vu qu’Ubisoft avait tranché dans le lard. Six jeux annulés dont un très attendu, de nombreux reports, des studios fermés, une restructuration et une annonce prévue le 12 février prochain vécue comme une épée de Damoclès par les employés, voici le fabuleux programme déroulé mercredi en conférence de presse par le géant breton. L’objectif serait d’économiser 200 millions d’euros en deux ans, et ainsi réduire les coûts fixes annuels à 1,25 milliards d’euros à l’horizon 2028, au lieu de 1,75 milliards dépensés sur l’année fiscale 2022/2023. Les investisseurs, quant à eux, ont pris acte en paniquant comme il faut, puisque le titre a chuté en bourse de près de 40 %.

D’après les économies prévues, Insider Gaming estime le nombre de licenciements à venir à environ 2 400, ce qui amènerait le nombre d’employés autour des 15 000. Cela s’accompagnera de fermetures de studios un peu partout, comme celui d’Ubisoft Stockholm, mais l’information sur les autres n’a pas encore été communiquée. Et pour éviter d’avoir à trop mettre la main au portefeuille, surtout en France, Ubisoft choisit de couper toute possibilité de télétravail, afin de dégrader la qualité de vie des salariés et les pousser doucement vers la sortie. Une relation saine et équilibrée entre employeur et employés. Un appel à la grève pour une demi-journée a été lancé par Solidaires Informatique, pour un rendez-vous moins de 24 h après les annonces, sans doute pour marquer le coup. On n’a pas trouvé de bilan de la mobilisation, mais elle devrait être suivie de nouvelles journées de débrayage, si l’on en croit les syndicats.

Du côté des jeux, l’annonce de la restructuration en cinq « maisons créatives » permet de voir quelles sont les licences qui subsistent, mais on ne peut pas dire que ça donne spécialement envie. Et surtout, il n’y a que Vantage Studio qui travaille sur un FPS, l’ancêtre Rainbow Six: Siege qui vient de fêter ses 10 ans. Heureusement, le géant breton nous annonce qu’il se focalisera désormais sur ce qui compte réellement pour les joueurs : les mondes ouverts, les GAAS (Game As a Service) et l’IA générative. Miam.

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Télex

Suite à l'annonce de sa grosse restructuration le 21 janvier, l'action Ubisoft a perdu un tiers de sa valeur en quelques heures. Elle valait plus de 100 euros en 2018, elle en vaut moins de cinq aujourd'hui. A.
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Flotsam

Des villes à flanc de montagne dans Laysara : Summit Kingdom, un hameau sur le dos d’une tortue dans The Wandering Village, à bord d’un train du côté de Steel Artery, même un village rempli de petites souris avec Whiskerwood… Le genre du city-builder ne sait plus quoi inventer pour nous faire bâtir des cités dans les endroits les plus incongrus. Avec sa ville-bateau en plein océan, Flotsam n’est cependant pas qu’un gimmick, c’est même un city-builder plutôt malin.
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Gloomhaven : Boutons & Bestioles

Il y a des idées qui naissent d’une idée bizarre, d’un concept. Gloomhaven : Boutons & Bestioles, c’est clairement ça. On prend le pachyderme ludique d’Isaac Childres, on le passe au broyeur, et on récupère un truc qui tient dans la main – une main de bûcheron, certes, mais quand même. Le résultat ressemble à un Gloomhaven qui aurait suivi un régime à base de soupe détox et de décisions éditoriales drastiques.
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Redlock et Enclave, les studios derrière BLACKSHARD, dévoilent leur nouveau walking sim HYPNOS

Il y a quelques jours, Redlock et Enclave, les studios à l’origine de BLACKSHARD, ont récemment dévoilé HYPNOS, leur walking sim surréaliste. Au sein d’une mégastructure lovecraftienne, vous incarnerez Choron, un vagabond tourmenté par son passé, souhaitant rejoindre l’ombre de la Montagne Sacrée. Sur votre chemin, vous rencontrerez divers personnages avec lesquels vous pourrez échanger et chaque choix que vous ferez durant ces dialogues influeront sur le cours de votre aventure.

À l’instar de BLACKSHARD, HYPNOS allie parfaitement une direction artistique et musicale sublimes. Les environnements et les personnages sont à la fois énigmatiques et envoutants. De plus, dans leur billet de blog Steam, les devs ont d’ores et déjà informé qu’une démo et qu’une campagne Kickstarter arriveront pour le Steam Néo Fest de février.

HYPNOS est prévu pour courant 2026. En attendant de nouvelles infos, vous pouvez toujours ajouter ce dernier à votre liste de souhaits Steam, si vous êtes intéressé.

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Bungie annonce Marathon pour le 5 mars avec un trailer plus sombre

Il y a quelques jours, Bungie a révélé la date de sortie de Marathon, son extraction shooter futuriste à la limite du hero shooter : ce sera le 5 mars prochain. Ils en profitent pour annoncer une campagne de précommande via un nouveau trailer, qui a l’air de prendre en compte les retours de la communauté : c’est beaucoup plus sombre et ça donne bien plus envie. La direction artistique avec ses couleurs très flashy semble vraiment se distinguer lorsqu’il y a moins de lumière, de la fumée ou du brouillard.

Même si on était assez pessimistes en 2025, compte tenu des différents rebondissements lors du développement, il faut avouer que les dernières présentations sont plus enthousiasmantes – même si tout le monde n’est pas fan de hero shooter à la rédac. Pour rappel, le studio à l’origine des Halo veut faire avec ce reboot de Marathon un extraction shooter qui s’inspire beaucoup d’Escape From Tarkov sur la forme. Si l’on excepte les compétences spécifiques aux trois classes de personnages, il y aura, comme dans le titre de BSG, des maps de différentes difficultés peuplées d’IA, des quêtes auprès de factions pour faire monter sa réputation, des runs avec des personnages one-shot, etc. On s’attend évidemment à un feeling très différent, mais ce qu’on a pu voir ne semble pas honteux.

Croisons les doigts pour que cette impression perdure clavier et souris en main, car on est maintenant assez curieux de le tester. En attendant le 5 mars prochain, vous pouvez toujours ajouter Marathon à votre liste de souhaits sur Steam si ça vous tente. On ne vous le conseillera jamais, mais si vous y tenez absolument, les précommandes du jeu sont ouvertes. Notre partenaire Gamesplanet propose d’ailleurs 10 % de réduction, ce qui fait le jeu à 36 € au lieu de 40.

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Ubisoft : retour à la mine

Ubisoft se lance dans une grande réorganisation stratégique. L'éditeur français se divise en cinq « Creative Houses » autonomes, chacune héritant d'un budget distinct et d'un portefeuille de jeux à développer. La « CH1 », par exemple, chapeautera les trois grandes licences historiques (Assassin's Creed, Far Cry, Rainbow Six) tandis que la « CH4 » récupère Anno, Might & Magic, Prince of Persia et Beyond Good & Evil. En clair, c'est un découpage du trop gros paquebot qu'était devenu Ubisoft, pour espérer gagner en agilité. Au passage, six jeux sont annulés (dont le remake de Prince of Persia : Sands of Time) et sept sont retardés. Et pour motiver les équipes, l'éditeur a la brillante idée, en 2026, de massacrer la qualité de vie de ses salariés en supprimant le télétravail, avec la même excuse bidon de vouloir « renforcer la collaboration ». Car oui, tous les employés du secteur tertiaire peuvent en témoigner : on bosse beaucoup mieux dans un open space bruyant après s'être tapé une heure de transport en commun que bien au calme chez soi. A.
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