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[PREVIEW] Better Than Dead, la vengeance va devoir attendre

Quand on a découvert le trailer de Better Than Dead en août 2025, on était dubitatif sur le projet. Encore un bodycam FPS qui ne sera pas terminé. Sorti en accès anticipé depuis le 12 mai, l’unique développeur MONTE GALLO nous propose une expérience très courte dans un Hong Kong des années 90, et malgré un gunfeel plutôt réussi, le reste de l’aventure est malheureusement bien trop pauvre en tout point pour qu’on s’y attarde davantage.

Genre : Bodycam FPS | Développeur : MONTE GALLO | Éditeur : MicroProse Software | Plateforme : Steam | Prix : 15 € | Langues : Anglais | Configuration recommandée : i7-12700 / Ryzen 7 5800X, RTX 3070 (8 GB) / AMD Radeon RX 6800, 16 Go de RAM | Date de sortie : 12/05/2026 en accès anticipé | Durée : 2 heures

Preview réalisée sur une version Steam fournie par le développeur.

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La vengeance dans la peau

Dans Better Than Dead, vous incarnez une fille dont l’intimité a été violée. C’est dans une petite pièce, avec pour seule compagnie une arme de poing et votre caméra que le jeu commence. On y découvre des sous-sols lugubres faisant office de studio porno clandestin qui feraient pâlir d’envie Jeffrey Epstein. Vous l’aurez deviné, vous êtes là pour vous venger et venir à bout de cette organisation criminelle. C’est au travers de divers endroits comme des restaurants, des hôtels, des chantiers que vous devrez effectuer souvent le même objectif : sauver une fille ou encore tuer un chef. La progression est linéaire et les missions durent en moyenne une à quatre minutes. Un récapitulatif de votre performance fera son apparition en fin de raid, affichant le temps écoulé et le nombre d’ennemis et civils tués. Il n’y a, pour le moment, aucun niveau de difficulté. Seul le nombre d’ennemis augmentera au fur et à mesure de cette courte aventure. Le côté challenge n’est pas assez mis en avant. On aurait aimé des récompenses en fin de mission pour apporter de la rejouabilité, mais à ce stade d’avancement, rien n’est mis en place. Imaginez jouer à Hotline Miami avec une seule arme et sans aucune compétence. Oui, c’est ennuyeux.

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T’AIM ou t’AIM pas

Qu’on se le dise, Better Than Dead n’est pas un FPS comme les autres. Ici, vous n’aurez qu’une seule arme et comme votre personnage est une pauvre fille fragile, vous ne savez pas viser. Fort heureusement, vos munitions étant illimitées, vous arriverez par la force des choses à faire mouche. Du côté des mouvements, il y aura une certaine adaptation avec la vue bodycam, mais le reste est très classique. On notera quand même l’ajout d’un bullet time qui se déclenche en faisant une glissade, mais qui n’apporte vraiment pas grand-chose. Le développeur a voulu implémenter une mécanique de jeu basée sur le rythme. En gros, rester immobile et échanger des tirs vous fera tuer. Par contre, si vous êtes en mouvement, vous aurez plus de chances de rester en vie. Tuer des civils vous pénalisera également, mais je n’ai pas vu de différence sur ces aspects tellement le gameplay est vide à ce stade du développement.

Malgré cela, le gunfeel est plutôt chouette. Malheureusement, ça ne suffit pas pour prendre un quelconque plaisir, puisque l’expérience manque cruellement d’équilibre et de finition. Les maps ne sont pas terminées, les IA sont d’une débilité déconcertante et pour le sound design, on repassera. Graphiquement, je n’ai pas retrouvé la même qualité que dans les trailers et les textures sont beaucoup trop cheap. En terme de photoréalisme, on a vu mieux.

Une sortie Prématué ?

Better Than Dead est-il sympa ? Il peut le devenir, mais à ce stade de développement, ne vous attendez pas à grand-chose. Les idées sont là, le fond aussi, mais pour la forme ce n’est pas pour aujourd’hui. Avec une durée de vie ridicule, un manque de finition et des choix de gameplay douteux, le tarif de 15 € semble un peu élevé. Pour autant, on espère que sa sortie précipitée ne va pas plomber la poursuite du développement, car le concept est tout de même intéressant et le gunfeel plutôt viscéral.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors, suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

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Beyond the Hive, la mise à jour majeure de Warhammer 40000: Darktide est sortie

Il y a quelques jours, le studio Fatshark a publié sa grosse mise à jour pour Warhammer 40000: Darktide avec un nouveau mode de jeu appelé Expeditions. Hormis quelques patchs et petits évènements, Beyond the Hive relance l’intérêt et la curiosité. L’occasion pour de nombreux joueurs de remettre les mains sur ce très bon titre coopératif.

Le mode Expeditions est, en général assez différent des missions linéaires que proposait le jeu jusqu’à présent. Les joueurs pourront enfin quitter la cité-ruche pour y explorer les terres de Tertium avec un gameplay beaucoup plus dynamique et une exploration risquée. Comme vous avez un temps limité, il faudra enchainer les points d’intérêt affichés sur votre radar afin de récupérer diverses récompenses. L’exploration est donc très importante et récompensera les joueurs curieux et téméraires. Entre les zones, vous trouverez des sanctuaires où vous pourrez récupérer divers objets comme de la santé et des munitions avant de passer à la zone suivante et ensuite s’extraire.

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On découvre également une nouvelle progression de personnage permettant aux joueurs de cibler plus précisément le type d’arme ou d’amélioration qu’ils souhaitent obtenir, ainsi que de nouveaux ennemis. La difficulté sera de mise puisque qu’avec un terrain de jeu en extérieur, ils attaqueront de tous les cotés à courte et moyenne portée. Il faudra revoir complètement son équipement puisqu’utiliser son matériel pour affronter des hordes dans les espaces confinés ne sera sans doute pas le plus adapté aux combats en extérieur. Et de toute façon, vous devrez bien vous y coller, car les développeurs ont réajusté l’équilibre sur l’ensemble des classes et sur plusieurs armes.

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Bien entendu, la mise à jour n’embarque pas uniquement des nouvelles fonctionnalités : il y a aussi une palanquée de corrections de bugs en tout genre. Si vous voulez plus de détails sur Beyond the Hive, vous pouvez consulter le devlog sur Steam. À l’occasion de cet évènement, Darktide bénéficie d’une promotion à 10 € ce qui est franchement une belle opportunité de se plonger dans l’univers de Warhammer.

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[TEST] Resident Evil Requiem : un orchestre symphonique avec des solos de kazoo

Cinq années se sont écoulées depuis la sortie de Resident Evil Village, un titre « plus orienté action et bien moins effrayant ». Afin de fêter trois décennies d’existence de l’une des plus grandes licences des survival horror, Capcom se devait de revenir aux fondamentaux avec ce nouveau Resident Evil Requiem. Avec un RE Engine en pleine forme et cette vue FPS qu’on aime tant, on a pu découvrir un malin mélange de gameplay qui, malgré les clins d’œil abusifs et l’absence de prise de risque, nous offre de bonnes sensations.

Genre : Survival Horror | Développeur : Capcom | Éditeur : Capcom | Plateforme : Steam | Prix : 69,99 € | Langues : Anglais et français | Configuration recommandée :  i7-8700 / Ryzen 5 5500, RTX 2060 Super 8GB / Radeon RX 6600 8GB, 16 GB de RAM | Date de sortie : 27/02/2026 | Durée : Environ 12 heures pour une première partie.

Test effectué sur la version Steam.

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Vous en reprendrez bien une louche ?

Soyons franc, Capcom ne s’est pas trituré les méninges pour ce trentième anniversaire. On suit les destins croisés de Grace Ashcroft, une jeune analyste du FBI envoyée seule par sa hiérarchie – quelle idée de con – dans un hôtel abandonné où une énième mort mystérieuse a été signalée, et de ce bon vieux Leon S. Kennedy, qui enquêtait lui aussi en tant qu’agent de la Division des Opérations de Sécurité (DSO), une agence anti bioterrorisme sous la juridiction du gouvernement fédéral des États-Unis. Tous les deux vont se retrouver au beau milieu d’un bordel biologique où le Virus T continue de faire parler de lui. Et c’est au travers de cette histoire que l’on explorera différents lieux dont certains bien connus de la licence. Un manoir qui ressemble à celui de Spencer ou encore celui de Village, mais en plus moderne, des labos souterrains, des égouts et bien entendu, le grand retour à Raccoon city. On a l’impression que l’équipe du studio a vraiment eu cette volonté de brosser les fans dans le sens du poil sans trop prendre de risques. Si la narration s’avère franchement intéressante les premières heures avec une tension d’horreur psychologique très présente, celle-ci s’estompe peu à peu avec un Leon armé jusqu’aux dents qui fera disparaitre cette ambiance horrifique au détriment du bourrinage pur et dur. C’est dommage, car il y avait matière à ne pas laisser l’action effacer le coté survival de la franchise, mais Capcom a préféré la sécurité du fan service avec parfois trop de clins d’œil et de répliques de série B.

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Un gameplay à deux vitesses

Malgré ses défauts, l’alchimie de nos deux héros fonctionne plutôt bien et c’est au travers de ce duo que le gameplay se montre intéressant. D’un coté, nous avons Grace qui tremble au moindre bruit et qui n’est pas taillée pour affronter l’horreur que propose Resident Evil Requiem, et de l’autre, Leon, qui est uniquement là pour repeindre les murs à coups de cervelle de monstre. Le fait de pouvoir traverser le jeu intégralement à la première personne accentue l’immersion, renforçant le côté étriqué des nombreux couloirs que composent les différents niveaux. Avec notre héroïne, ça fonctionne merveilleusement bien. Elle tremble quand elle tient une arme et on peut clairement ressentir son manque d’expérience. Du coté de l’ancien flic de Raccoon city, le feeling est également très réussi. Les armes ont du punch et sa hache permet des finish plutôt brutaux. Dommage que le FOV soit extrêmement serré. Heureusement, il existe déjà des mods qui règlent cela.

Les connaisseurs de la saga ne seront pas dépaysés par la progression des personnages ni par le craft. On retrouve un gameplay très axé survival avec un espace d’inventaire assez limité, mais qui peut s’étendre par la suite, et un système pour confectionner les soins et les munitions. La vraie nouveauté de cet épisode, c’est la récolte de sang de zombie exclusive aux phases avec Grace. Elle doit collecter des échantillons contaminés directement au sol ou sur les dépouilles pour concocter ses propres sérums et stimulants. C’est original, mais comme pour les munitions, le jeu s’avère beaucoup trop généreux. Cette mécanique disparaît totalement quand on passe avec Leon, qui préfère vider ses chargeurs sur tout ce qui bouge pour gagner des points de crédit. À chaque élimination, plus le frag est propre (headshot, exécution au couteau, éliminations multiples), plus le compteur grimpe, permettant de débloquer, via des terminaux, des munitions, des armes, et des modules d’amélioration pour celles-ci.

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Les couloirs de la mort qui tue

Si l’ambiance visuelle est franchement une réussite, le level design, lui, sent clairement le réchauffé et la paresse. En dehors d’un passage plus ouvert dans les rues et bâtiments de Raccoon City – qui permet de respirer un peu et jouer avec la verticalité –, le reste se résume à d’interminables couloirs et des classiques allers-retours pour récupérer les différents objets nécessaires à l’ouverture du prochain passage. Le plus frustrant reste sans doute la présence de quelques murs invisibles. Même un agent de la DSO comme monsieur Kennedy se retrouve bloqué par un tas de cartons ou une table basse. Capcom reste prisonnier de ses vieilles mécaniques et de sa structure globalement rigide, nous rappelant que derrière la beauté du RE Engine, on est toujours dans un jeu de 1996 déguisé en FPS moderne. Où est la prise de risque ? Certainement pas pendant cette poursuite à moto à la troisième personne ou l’on doit tirer sur des putains de barils rouge pour libérer le chemin et vider une quinzaine de chargeurs sur des chiens mutants. Ce passage a été le point de rupture, faisant basculer le jeu du survial au nanar plus ou moins assumé.

Concernant l’audio, on appréciera l’attention aux détails renforçant la tension avec Grace. Le sol qui craque, la pluie qui tombe, les hurlements des monstres, tout est vraiment bien géré. Le son des armes aussi est vraiment bien retranscrit, renforçant un gunfeel très propre. Les doublages en français tiennent globalement la route, même s’ils sont ternis par les interminables punchlines de Leon qui rappellent les films d’action des années 90. Leon est badass, les répliques fonctionnent bien, mais à petite dose.

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God bless RE Engine

S’il y a bien un domaine où Capcom n’a pas à rougir, c’est la technique. Le RE Engine est juste impressionnant. Visuellement, Resident Evil Requiem propose une atmosphère assez incroyable. C’est beau et fluide. Les technologies du Ray-tracing et Path-tracing rendent chaque scène ultra réaliste sans mettre à genoux les configurations moyennes. Grâce à une optimisation franchement correcte, on atteint facilement les 144 FPS en 1440p. On notera également une absence de temps de chargement (merci les cinématiques), rendant le titre super plaisant à jouer. Certes, on peut lui reprocher des visages parfois trop luisants ou quelques textures qui bavent quand on s’en approche, mais globalement c’est vraiment très beau et stable. La gestion du gore et les démembrements localisés sont aussi superbement efficaces. La hache et le fusil à pompe peuvent en témoigner. La physique des impacts est toujours aussi chouette. Si parfois, le fond manque un peu d’originalité, la direction artistique de ce Requiem s’en sort à merveille. Les artistes du studio ont fait un superbe travail. Chaque lieu est extrêmement bien représenté et le bestiaire a vraiment de la gueule. Le fait d’y jouer à la première personne permet d’apprécier d’autant plus ce niveau de détail. On profite alors au mieux de la variété dans les zombies, qui ont plusieurs sortes d’archétypes reflétant leur vie passée, à l’image de ces chanteuses d’opéra qui nous cassent les oreilles ou ces bébés avec un « léger » embonpoint.

Le chant des morts qui sonne pas si faux que ça

Resident Evil: Requiem offre ici une aventure complète en rassemblant les ingrédients nécessaires au genre. De l’horreur viscérale, de l’action nerveuse et du gore à foison. L’équilibre est finalement bien ajusté et ce Requiem ne sonne pas faux. On pourra cependant lui reprocher un scenario parfois incrédule et un gameplay qui manque de prise de risque, restant parfois prisonnier de ses vieilles mécaniques de jeu. Le duo Grace et Léon se complète pourtant à merveille, permettant de se défouler après des passages oppressants et brillamment mis en scène. Si le titre ne se démarque pas franchement par son originalité, il reste très appréciable à faire et à refaire pour débloquer les nombreux bonus et caméos que propose Capcom. Un bel hommage pour un trentième anniversaire.

Si vous êtes intéressé par Resident Evil Requiem, notre partenaire Gamesplanet propose une réduction de 10 %, ce qui fait le jeu à 63 €.

Vous vous perdez dans l’immensité du catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie.

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