Vue lecture

The Great Evening Banquet

Tous ceux qui ont un jour commis l’erreur d’asseoir tata Suzanne à côté de tonton Maurice lors de ce que la famille appelle désormais « L’incident de la dinde de Noël » le savent : les plans de table ne sont pas un détail, mais un art.
  •  

SpaceCraft

Je suis toujours impressionné par la manière dont Shiro Games, le studio français, tente toujours de sauter d’un genre à l’autre de jeu en jeu. Avec Northgard, Dune : Spice Wars, puis le très chouette Wartales, ils ont régulièrement prouvé l’immense nombre de cordes à leur arc. Cela dit, on les a connus plus inspirés qu’avec Spacecraft, qui tente aujourd’hui de nous vendre un aller simple pour le bonheur des trois-huit avec son accès anticipé.
  •  

EA Sports UFC 6

J’ai toujours aimé les sports de combat et, par extension, les jeux de combat. Je touche à tout ou presque, dans tous les genres, mais je dois reconnaître qu’il existe un domaine particulier dans lequel je ne suis pas rassasié : les simulations, surtout les jeux de boxe. Il n’y en a que très peu, encore moins sur PC. Faute de grives, mangeons des merles et tournons-nous vers ce qui a aussi remplacé les rings à la télévision : les octogones et le MMA.
  •  

NBA The Run

C’est le problème avec la nostalgie : elle rend vulnérable aux pires entourloupes. Quand j’ai vu débouler NBA The Run, mon vieux cœur de quadra s’est mis à palpiter. Un jeu de basket de rue en 3 contre 3, frénétique, un peu tape-à-l’œil, qui promettait de ranimer le cadavre exquis de la série NBA Street, voire les vieux souvenirs de NBA Jam ?? J’étais prêt à sortir les baggies, à rallumer la sono et à feinter le premier défenseur venu. Sauf qu’après des heures dessus, j’ai surtout envie de m’ouvrir les veines avec une latte de parquet.
  •  

Don’t Starve : Le jeu de plateau

Voilà l’une des adaptations que j’attendais le plus, et j’ai enfin pu essayer une partie de démo il y a quelque temps, sur le salon d’Essen. Eh bien écoutez, c’est fluide, super bien fait, joli comme tout, malin, les joueurs collaborent et à la fin, l’un demande l’autre en mariage. Classique quoi.
  •  

Mini Rogue : Le Conseil

Vous croyez aux bêtises du style « tout ce qui est petit est mignon » ? C’était compter sans Nuts ! Publishing et le duo Stefano/Gendron, qui reviennent avec Mini Rogue : Le Conseil, un standalone (jouable aussi en extension) de leur premier Mini Rogue. Une boîte compacte qui partage avec son aîné une terrible envie de vous buter par tous les moyens. 
  •  

Organiser une soirée jeux de plateau parfaite

Comme le disait Horace : « Il faut de la mesure en toutes choses ». Organiser une soirée jeux, de nos jours, n'est heureusement plus un remake de Ridicule, comme au temps de la cour de Versailles. N’empêche, recevoir est un art, et se contenter de jeter un paquet de chips et une boîte de Skyjo au milieu d’invités est un peu chiche.
  •  

Canard PC Jeux de plateau Hors-série n°19

C’est l’été ! Et par été, je n’entends pas cette douce période de farniente sous les caresses des rayons du soleil, mais bien « les feux de l’Enfer, une rôtissoire planétaire au-delà des 40 degrés ».
  •  

Athlètes de compète

Depuis des années, je le dis sans cesse : le thermomètre de difficulté des joueurs de jeux de plateau est cassé. Non, le deckbuilding, ou le pick up & delivery ne sont pas des mécaniques de base, même si elles sont simples. Le mètre étalon, la mécanique vraiment universelle, c’est le roll & move, comme au jeu de l'oie.
  •  

La guerre sale

Relic avait déjà un peu pissé sur les souvenirs d'ackboo avec Company of Heroes 3 en 2023, ne récoltant qu'un tiède « Mouiiiif, ça a vieilli quand même ce gameplay STR à la papa ». On espérait que le studio allait se retrousser les manches, réinventer la formule pour la remettre sur les bons rails, relancer la licence, trouver la solution contre la faim dans le monde, naïfs que nous étions. En réalité, les Canadiens annoncent Company of Heroes : Final Stand pour cet automne, un spin-off en mode roguelite et wave defense. L’idée : offrir des escarmouches nerveuses et pliées en vingt minutes pour les trentenaires débordés. La Seconde Guerre mondiale format snack, pour réviser le Débarquement entre deux réunions Teams sans avoir à gérer l'intendance de tout un continent. Pauvre ackboo, après avoir uriné sur ses bottes, Relic vient donc de déféquer dans son casque. P.
  •  

Startup Nation

Après neuf mois d’un silence radio digne d'un sous-marin en panne, les développeurs d'Ion Lands refont enfin surface. Leur simulation de vie cyberpunk Nivalis change – à peine – de nom pour s'appeler dorénavant Nivalis Nights. La raison ? Un imbroglio juridique qui bloquait toute leur com' depuis l'automne dernier. Heureusement, les avocats ont fini de se palucher sur le code de la propriété intellectuelle. Le jeu s'offre au passage une date de sortie au 29 septembre. C'est la fête pour les amateurs de néons à la Blade Runner (ackboo et moi), qui vont pouvoir se lancer dans la gestion d'un stand de nouilles virtuelles ou d'une boîte de nuit malfamée. Seul bémol : le titre débarque en plein embouteillage de l'automne, au milieu d'une douzaine de blockbusters. Préparez-vous à poser des RTT ou à simuler une dysenterie foudroyante pour avoir le temps d'écluser tout ça. P.
  •  

Télex

S'il vous fallait une raison (de plus) de détester Wizards of the Coast, Trent Oster, le boss de Beamdog, vient de la donner : Il avait reçu l'accord pour une suite à Planescape Torment, mais, au dernier moment, l'éditeur a fait machine arrière car « en fait, c'est cher et la crise, vous comprenez ». P.
  •  

Ayar

Ma connaissance de l’histoire des Incas est très, très lacunaire. Il me semble qu’à un moment il y avait Esteban, Zia, Tao et une histoire d’Or, mais je n’en sais pas beaucoup plus.
  •  

Je vais krafter

C'est la fin du vaudeville. Après un an à s'étriper au tribunal, l'éditeur Krafton et les fondateurs d'Unknown Worlds ont signé un armistice. Pour rappel, Krafton avait viré les patrons et tenté de retarder Subnautica 2 pour esquiver le versement d'une prime de 250 millions de dollars. Une entourloupe validée sur ChatGPT par le grand boss de Krafton – je ne rigole pas, c'est confirmé dans le dossier judiciaire. Mais un juge a forcé la réintégration du PDG Ted Gill en mars, et l'accès anticipé du jeu s’est vendu à 4 millions d’exemplaires en trois jours en mai. Résultat : Krafton capitule et va raquer. Non seulement la prime géante sera versée, mais elle est augmentée et étendue à l'intégralité des employés, même les stagiaires et les derniers arrivés. Quant à Ted Gill, l'honneur sauf et les poches pleines, il démissionne dans la foulée, et part comme un prince. P.
  •  

Télex

Slitherine Software vient de s'offrir les droits d'édition de la franchise Blood Bowl, sur le cadavre encore fumant de Nacon. Le prochain jeu serait pourtant toujours développé par Cyanide Studio, en cessation de paiement mais pas encore mort, sans toutefois que Slitherine ne prenne de participation chez eux. P.
  •  

Il en faut pieu pour être heureux

L’immersive sim est un genre noble, fondé sur le choix et les conséquences. Malheureusement, chez Microsoft, le seul choix disponible reste le licenciement et la conséquence s’appelle Asha Sharma. Selon The Verge, la maison-mère hésiterait à débrancher Arkane Lyon et son projet Blade, coupables de coûter trop cher et de viser une lointaine sortie en 2027. Le studio qui a sublimé l'infiltration se retrouve donc contraint de réussir le casse du siècle : trouver un repreneur d'ici le 6 juillet pour s’extraire du giron Xbox sans déclencher les alarmes. Si l'opération échoue, le chasseur de vampires de Marvel n'aura même pas eu le temps de mordre. Il aura été terrassé par une créature bien plus blafarde qu’un boss de la camarilla : un gars en costard-cravate de Redmond armé d'une feuille de calcul. Double Fine, Ninja Theory, et Compulsion Games pourraient subir le même sort. P.
  •  

Don’t Kill Them All

Si je vous dis « orcs », qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ? Si vous avez répondu yoga, happiness manager, bain de boue détox et skin routine, bravo, vous aviez bon.
  •  

Le syndrome de la page pas blanche

Chez Amazon, l'intelligence artificielle a un coup d'avance, surtout sur la réalité. Rick's Games Backlog a ainsi repéré que de petits malins inondent la plateforme de guides stratégiques entièrement rédigés par IA pour des jeux... qui ne sont pas encore sortis, voire à peine annoncés. Vous galérez sur Alien : Isolation 2 ? Vous séchez sur les « mécaniques de survie psychologique », qui n'existeront jamais, du futur Gears of War : E-Day ? Pas de panique, des « auteurs » prolifiques comme Donald C. Campbell vendent 15 balles des bouquins de 60 pages remplis de pur vide, de jaquettes générées à la truelle et de délires hallucinatoires basés sur Wikipédia. Le service client d'Amazon supprime les fiches, mais elles repoussent comme des champignons radioactifs. On attend avec impatience le guide officiel de Half-Life 3. P.
  •  

Everybody’s Gone to the Rupture

Avis de tempête sur le Game Pass. Selon les ragots d’un vétéran de l’édition, Microsoft aurait discrètement débranché la pompe à fric destinée aux studios tiers. En clair : les contrats en cours de négociation ont été gelés, laissant une flopée de développeurs et de projets quasi signés sur le carreau. La nouvelle patronne d'Xbox, Asha Sharma, semble vouloir « restructurer » le bousier après des rachats pharaoniques et des milliards engloutis dans l’IA. Traduction : Microsoft regarde le jeu vidéo dans les yeux, lui dit gravement « Il faut qu'on parle » et propose une pause. On sait tous comment cela finit généralement. Si vous espériez voir votre simulateur de poney biélorusse préféré débarquer « Day One » dans l'abonnement, il va falloir réapprendre un concept oublié : acheter vos jeux. P.
  •  

Feya’s Swamp

Feya’s Swamp est le dernier-né de la fratrie Ostertag (Helge et Helm de leurs prénoms), bien connus des joueurs pour avoir pondu des monstres d'optimisation allemands comme Terra Mystica ou Projet Gaia. Sauf qu'ici, on troque les corporations spatiales et les piolets contre des bottes en caoutchouc et des lignes à pêche. Sortez les moulinets, on part s'enliser dans la boue.
  •  
❌